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Likouteï Si’hot
Perspectives ‘hassidiques sur la Sidra de la Semaine
d’après les causeries du Rabbi de Loubavitch
CHABBAT PARCHAT
BAMIDBAR
5 Sivan 5776 / 11 juin 2016
CHAVOUOT
6-7 Sivan 5776 / 12-13 juin 2016
SEFER BAMIDBAR
Bamidbar – Chavouot
Recensement et veau d’or
(Discours du Rabbi, Likouteï Si’hot, tome 8, page 2)
Les versets Bamidbar 1, 1-2 disent : «L’Eternel parla à Moché… élevez(1) la tête de toute
l’assemblée des enfants d’Israël» et Rachi explique : «Parce qu’Il les chérit, Il les recense à
ƚŽƵƚŵŽŵĞŶƚ͘YƵĂŶĚŝůƐƋƵŝƩğƌĞŶƚů͛ŐLJƉƚĞ͕/ůůĞƐĐŽŵƉƚĂ͘YƵĂŶĚŝůƐƚƌĠďƵĐŚğƌĞŶƚĚĞǀĂŶƚ
le veau d’or, Il les compta pour déterminer le nombre de survivants. Et, quand Il voulut
leur révéler Sa Présence(2), Il les compta».
KŶƉĞƵƚ͕ăĐĞƉƌŽƉŽƐ͕ƉŽƐĞƌůĞƐƋƵĞƐƟŽŶƐƐƵŝǀĂŶƚĞƐ͗
A) Le début des propos de Rachi semble indiquer que le Saint béni soit-Il compte les
enfants d’Israël : «parce qu’il les chérit» uniquement, non pas pour une quelconque raison(3). Pourquoi donc ajoute-t-il que le recensement faisant suite à la faute du veau d’or
avait pour objet de : «déterminer le nombre des survivants»(4) ?
Ϳ^ŝů͛ŽďũĞĐƟĨĚƵƌĞĐĞŶƐĞŵĞŶƚĚĞƐĞŶĨĂŶƚƐĚ͛/ƐƌĂģů͕ĂƉƌğƐůĂĨĂƵƚĞĚƵǀĞĂƵĚ͛Žƌ͕était
de : «déterminer le nombre des survivants»͕ƉŽƵƌƋƵŽŝĐĞůƵŝͲĐŝĨƵƚͲŝůĞīĞĐƚƵĠƵŶŝƋƵĞŵĞŶƚ
ĂƉƌğƐzŽŵ<ŝƉƉŽƵƌ(5)͕ĐŽŵŵĞůĞĚŝƚZĂĐŚŝ͕ĚĂŶƐůĂWĂƌĐŚĂƚ<ŝdŝƐƐĂ(6)ĞƚŶŽŶĚğƐƋƵĞĐĞƩĞ
ĨĂƵƚĞĨƵƚĐŽŵŵŝƐĞ͕ůĞϭϳdĂŵŽƵnj͍
>͛ĞdžƉůŝĐĂƟŽŶĚĞƚŽƵƚĐĞůĂĞƐƚůĂƐƵŝǀĂŶƚĞ͘>͛ĞdžƉƌĞƐƐŝŽŶ͗«Il les recense à tout moment»
ŶĞƐŝŐŶŝĮĞƉĂƐƋƵĞůĞ^ĂŝŶƚďĠŶŝƐŽŝƚͲ/ůƌĞĐĞŶƐĞůĞƐĞŶĨĂŶƚƐĚ͛/ƐƌĂģůĞŶƉĞƌŵĂŶĞŶĐĞ͕ƐĂŶƐ
ƌĂŝƐŽŶƉĂƌƟĐƵůŝğƌĞ(7). En fait, D.ieu, béni soit-Il, les compte chaque fois que se produit un
ĠǀĠŶĞŵĞŶƚƉŽƐŝƟĨ͕ĂīĞĐƚĂŶƚůĞƵƌĐŽŶĚŝƟŽŶ(8)͕ƵŶĚĠǀĞůŽƉƉĞŵĞŶƚŵĞƩĂŶƚĞŶĠǀĞŝůĞƚƌĞŶforçant l’amour qu’Il leur porte.
(1) Ce terme désigne ici un recensement.
(2) Lors de l’édification du Sanctuaire.
(3) Le recensement ne satisfait pas un objet précis. Il est uniquement une manifestation de l’affection divine.
(4) On verra aussi, à ce propos, le Sefer Itvaadouyot 5745 (1985), tome 4, à partir de la page 2163, qui pose
la même question, mais qui donne une réponse différente de celle qui est présentée ici.
(5) Soit pratiquement trois mois plus tard.
(6) Dans son commentaire du verset 30, 16.
(7) Et, de fait, on voit bien qu’il n’en a pas été ainsi.
(8) Et, la modifiant, d’une manière significative. Selon cette interprétation, l’expression : «à tout moment»
doit être comprise comme : «chaque fois qu’Il se tourne vers eux», comme dans le verset Béréchit 4, 4 :
«L’Eternel se tourna vers Havel et vers son offrande». Et, l’on consultera aussi le commentaire de Rachi, à
cette référence. En d’autres termes, le Saint béni soit-Il recense les enfants d’Israël chaque fois que survient
un élément nouveau et favorable dans leur condition. On verra, à ce propos, en particulier, le Likouteï Torah,
commentaires de Roch Hachana, aux pages 61a et 63d.
1
ĞƩĞĐŽŶĐůƵƐŝŽŶƉĞƌŵĞƚĚĞũƵƐƟĮĞƌůĞƐƌĞĐĞŶƐĞŵĞŶƚƐƋƵŝĨƵƌĞŶƚĠƚĂďůŝƐĂƉƌğƐůĂƐŽƌƟĞ
Ě͛ŐLJƉƚĞĞƚĂƉƌğƐů͛ĠĚŝĮĐĂƟŽŶĚƵ^ĂŶĐƚƵĂŝƌĞ͘ŶĞīĞƚ͕ĐĞƐĚĞƵdžĠǀĠŶĞŵĞŶƚƐĨƵƌĞŶƚĚĞƐ
ĂǀĂŶĐĠĞƐƐŝŐŶŝĮĐĂƟǀĞƐ͕ĚĂŶƐůĂƐŝƚƵĂƟŽŶĚĞƐĞŶĨĂŶƚƐĚ͛/ƐƌĂģů͘
ŝŶƐŝ͕Đ͛ĞƐƚĂƉƌğƐůĂƐŽƌƟĞĚ͛ŐLJƉƚĞƋƵĞůĞƐĞŶĨĂŶƚƐĚ͛/ƐƌĂģůƐĞƚƌĂŶƐĨŽƌŵğƌĞŶƚĚ͛ĞƐĐůĂǀĞƐ
ĚƵWŚĂƌĂŽŶĞŶƐĞƌǀŝƚĞƵƌƐĚĞ͘ŝĞƵ͘WƵŝƐ͕ůŽƌƐƋƵĞĨƵƚĠĚŝĮĠůĞ^ĂŶĐƚƵĂŝƌĞ͕ůĂWƌĠƐĞŶĐĞĚŝǀŝŶĞ
résida parmi eux(9).
ŶƌĞǀĂŶĐŚĞ͕ƋƵĞůůĞĞƐƚůĂƐŝŐŶŝĮĐĂƟŽŶĚƵƚƌŽŝƐŝğŵĞƌĞĐĞŶƐĞŵĞŶƚ͕ƋƵŝƐĞƉƌŽĚƵŝƐŝƚĂƉƌğƐ
ůĂĨĂƵƚĞĚƵǀĞĂƵĚ͛ŽƌĞƚƋƵĞůůĞĞƐƚů͛ĠǀŽůƵƟŽŶƉŽƐŝƟǀĞƋƵŝƌĠƐƵůƚĂĚĞĐĞƚĠǀĠŶĞŵĞŶƚƉŽƵƌ
tous les enfants d’Israël ?
C’est précisément à cette question que Rachi entend répondre, dans ce commentaire,
lorsqu’il dit : «YƵĂŶĚŝůƐƚƌĠďƵĐŚğƌĞŶƚĚĞǀĂŶƚůĞǀĞĂƵĚ͛Žƌ͕/ůůĞƐĐŽŵƉƚĂƉŽƵƌĚĠƚĞƌŵŝŶĞƌ
le nombre de survivants».
Le terme : «survivants» apparaît, dans le verset(10)͕ăƉƌŽƉŽƐĚ͛ůĠĂnjĂƌĞƚ/ƚĂŵĂƌ͕ůĞƐĮůƐ
d’Aharon(11)͘ZĂĐŚŝ͕ăĐĞƉƌŽƉŽƐ͕ĚŽŶŶĞů͛ĞdžƉůŝĐĂƟŽŶƐƵŝǀĂŶƚĞ͗«Les survivants : de la mort.
ĞůĂǀĞƵƚĚŝƌĞƋƵ͛ŝůƐĂǀĂŝĞŶƚĠŐĂůĞŵĞŶƚĠƚĠĐŽŶĚĂŵŶĠƐăŵŽƌƚăĐĂƵƐĞĚĞůĂĨĂƵƚĞĚƵǀĞĂƵ
Ě͛Žƌ͘DĂŝƐ͕ůĂƉƌŝğƌĞĚĞDŽĐŚĠĞŶƐƵƉƉƌŝŵĂůĂŵŽŝƟĠ(12)».
En d’autres termes, le mot : «survivant»ĚĠƐŝŐŶĞĐĞƵdžƋƵŝ͕ĂƉƌŝŽƌŝ͕ĂƵƌĂŝĞŶƚĚƸŵŽƵƌŝƌ
ĂƵƐƐŝ͕ŵĂŝƐƋƵŝ͕ĂƵĮŶĂů͕ƐŽŶƚƌĞƐƚĠƐĞŶǀŝĞ͕ƋƵĞůůĞƋƵ͛ĞŶƐŽŝƚůĂƌĂŝƐŽŶ͛͘ĞƐƚĠŐĂůĞŵĞŶƚůĂ
ƐŝŐŶŝĮĐĂƟŽŶƋƵ͛ŝůĐŽŶǀŝĞŶƚĚĞůƵŝĚŽŶŶĞƌ͕ĚĂŶƐĐĞƉĂƐƐĂŐĞ(13).
A cause de la faute du veau d’or, il fut décidé que tous les enfants d’Israël devaient
mourir(14). Cependant, le Saint béni soit-Il leur accorda ensuite Son pardon, de sorte qu’au
ĮŶĂů͕ŝůƐĨƵƌĞŶƚƉƌĠƐĞƌǀĠƐĞƚŝůƐĐŽŶƐĞƌǀğƌĞŶƚůĂǀŝĞ͘
͛ĞƐƚĚŽŶĐƉŽƵƌĐĞƩĞƌĂŝƐŽŶƋƵĞůĞ^ĂŝŶƚďĠŶŝƐŽŝƚͲ/ůƌĞĐĞŶƐĂůĞƐĞŶĨĂŶƚƐĚ͛/ƐƌĂģůĠŐĂůĞŵĞŶƚĂƉƌğƐůĂĨĂƵƚĞĚƵǀĞĂƵĚ͛Žƌ͘ĞƵdžͲĐŝĨƵƌĞŶƚƐĂƵǀĠƐĞƚŝůƐĚĞǀŝŶƌĞŶƚůĞƐ«survivants» du
ǀĞƌĚŝĐƚĚĞĚĞƐƚƌƵĐƟŽŶƋƵŝĂǀĂŝƚĠƚĠƉƌŽŶŽŶĐĠăůĞƵƌĞŶĐŽŶƚƌĞ͕ĐĞƋƵŝĨƵƚĞīĞĐƟǀĞŵĞŶƚƵŶ
(9) Ainsi qu’il est dit : «Ils Me feront un Sanctuaire et Je résiderai parmi eux».
(10) Chemini 10, 12.
(11) Les «survivants» à la mort de leurs deux frères, Nadav et Avihou.
(12) Et, en conséquence, Aharon ne perdit que deux de ses fils, au lieu de perdre les quatre.
(13) L’emploi de ce terme en ce sens n’est pas naturel, car le nombre des morts, à cause de la faute du veau
d’or, n’était que de trois mille. Ce chiffre ne justifie en aucune façon que l’on parle de «survivants» pour la
grande majorité du peuple d’Israël qui restait encore en vie, à l’issue de cette faute.
(14) Au point que le Saint béni soit-Il proposa à Moché, notre maître, de reconstruire le peuple d’Israël à
partir de sa descendance.
2
ĚĠǀĞůŽƉƉĞŵĞŶƚƉŽƐŝƟĨ͕ƉĂƐŵŽŝŶƐƋƵĞĐĞůƵŝĚĞůĂƐŽƌƟĞĚ͛ŐLJƉƚĞ(15)͕ũƵƐƟĮĂŶƚƋƵ͛ŝůƐƐŽŝĞŶƚ
comptés à nouveau : «pour déterminer le nombre des survivants».
ĞƋƵŝ ǀŝĞŶƚĚ͛ġƚƌĞĞdžƉŽƐĠŶŽƵƐ ƉĞƌŵĞƩƌĂĚĞĐŽŵƉƌĞŶĚƌĞĠŐĂůĞŵĞŶƚůĂƌĂŝƐŽŶ ƉŽƵƌ
ůĂƋƵĞůůĞĐĞƌĞĐĞŶƐĞŵĞŶƚĨƵƚĞīĞĐƚƵĠƉƌĠĐŝƐĠŵĞŶƚzŽŵ<ŝƉƉŽƵƌ͘ŶĞīĞƚ͕ŝůĨĂŝƐĂŝƚƐƵŝƚĞĂƵ
ƐĂůƵƚĚĞƐĞŶĨĂŶƚƐĚ͛/ƐƌĂģů͕ƋƵŝĂǀĂŝĞŶƚĠƚĠƉƌĠƐĞƌǀĠƐĚĞůĂĚĞƐƚƌƵĐƟŽŶ͘Kƌ͕Đ͛ĞƐƚăzŽŵ<ŝƉƉŽƵƌƋƵĞĐĞƐĂůƵƚĨƵƚĚĠĮŶŝƟǀĞŵĞŶƚĠƚĂďůŝ(16). C’est alors que le Saint béni soit-Il pardonna
la faute du veau d’or aux enfants d’Israël.
* * *
(15) Comme l’indique la Guemara, dans le traité Meguila 14a, à propos du miracle de Pourim : «Quand ils
passèrent de la servitude à la liberté, en quittant l’Egypte, ils dirent un Cantique. Combien plus faut-il le faire
quand on passe de la mort à la vie».
(16) Dans le verdict du jugement prononcé en ce jour.
Le changement est possible
;>ĞƩƌĞĚƵZĂďďŝ͕/ŐƵĞƌŽƚ<ŽĚĞĐŚ͕ƚŽŵĞϮ͕ƉĂŐĞϯϵͿ
>ĂĨġƚĞĚĞŚĂǀŽƵŽƚĐŽŵŵĠŵŽƌĞůĂƌĠǀĠůĂƟŽŶĚƵ^ĂŝŶƚďĠŶŝƐŽŝƚͲ/ůƐƵƌůĞŵŽŶƚ^ŝŶĂŢ͕
ĚĞǀĂŶƚƚŽƵƚůĞƉĞƵƉůĞĚ͛/ƐƌĂģů͕ĂĮŶĚĞůƵŝĚŽŶŶĞƌůĂdŽƌĂŚ͘>ĞƉƌĞŵŝĞƌĚĞƐĚŝdžŽŵŵĂŶĚĞments fut : «:ĞƐƵŝƐů͛ƚĞƌŶĞůƚŽŶ͘ŝĞƵ͕YƵŝƚ͛ĂŝĨĂŝƚƐŽƌƟƌĚƵƉĂLJƐĚĞů͛ŐLJƉƚĞ»(1).
>ĞƐĐŽŵŵĞŶƚĂƚĞƵƌƐƐ͛ŝŶƚĞƌƌŽŐĞŶƚ͕ăĐĞƉƌŽƉŽƐ(2). Pourquoi le Saint béni soit-Il a-t-Il dit :
«YƵŝƚ͛ĂŝĨĂŝƚƐŽƌƟƌĚƵƉĂLJƐĚĞů͛ŐLJƉƚĞ», plutôt que : «Qui ai créé le ciel et la terre» ou
même : «Qui t’a créé»͕ĐĞƋƵŝƐĞŵďůĞġƚƌĞƵŶĠǀğŶĞŵĞŶƚƉůƵƐĚĠƚĞƌŵŝŶĂŶƚĞƚƉůƵƐĐĞŶtral(3) ?
ŶĞīĞƚ͕ůĂĐƌĠĂƟŽŶĚƵŵŽŶĚĞƐĞŵďůĞŝŶĮŶŝŵĞŶƚƉůƵƐŝŵƉŽƌƚĂŶƚĞƋƵĞůĂƐŽƌƟĞĚ͛ŐLJƉƚĞ͕
ƋƵŝŶĞĨƵƚƋƵ͛ƵŶĞĂĐƟŽŶŵŝƌĂĐƵůĞƵƐĞĚƵ^ĂŝŶƚďĠŶŝƐŽŝƚͲ/ů͕ƉĂƌŵŝƚĂŶƚĚ͛ĂƵƚƌĞƐ͘ŶŽƵƚƌĞ͕
ůĂƐŽƌƟĞĚ͛ŐLJƉƚĞŶĞĨƵƚǀĠĐƵĞƋƵĞƉĂƌĐĞƩĞŐĠŶĠƌĂƟŽŶͲůă͕ĂůŽƌƐƋƵĞůĂŐƌĂŶĚĞƵƌĚĞůĂ
ĐƌĠĂƟŽŶĚƵŵŽŶĚĞƉĞƵƚġƚƌĞƉĞƌĕƵĞĞŶƚŽƵƚĞƐůĞƐŐĠŶĠƌĂƟŽŶƐăůĂĨŽŝƐ(4).
(1) Chemot 20, 1.
(2) On verra, notamment, à ce propos, le commentaire de Rabbi Avraham Ibn Ezra sur le verset
Chemot 20, 1.
(3) Le premier pour le monde entier, le second pour la personne concernée.
(4) On connaît, en effet, l’explication du Baal Chem Tov selon laquelle la création du monde n’est pas un
événement survenu à un moment précis, mais bien un processus continu dans le temps, qui se déroule en
permanence à partir du néant.
3
ĞĐŝƌĞŶĨŽƌĐĞůĂƋƵĞƐƟŽŶƋƵŝĂĠƚĠƉŽƐĠĞĂƵƉƌĠĂůĂďůĞ͘WŽƵƌƋƵŽŝĚŽŶĐůĞ^ĂŝŶƚďĠŶŝƐŽŝƚͲ
/ůĮƚͲ/ůůĞĐŚŽŝdžĚĞŵĞŶƟŽŶŶĞƌƉƌĠĐŝƐĠŵĞŶƚůĂƐŽƌƟĞĚ͛ŐLJƉƚĞ͕ƋƵĂŶĚ/ů^ĞƌĠǀĠůĂ͕ƐƵƌůĞ
ŵŽŶƚ^ŝŶĂŢ͕ƉŽƵƌĚŽŶŶĞƌůĂdŽƌĂŚ͍
La ‘Hassidout explique(5)ƋƵĞ͕Ě͛ƵŶĐĞƌƚĂŝŶƉŽŝŶƚĚĞǀƵĞ͕ůĂƐŽƌƟĞĚ͛ŐLJƉƚĞƉŽƐƐğĚĞƵŶĞ
ƋƵĂůŝƚĠƋƵĞŶ͛ĂƉĂƐůĂĐƌĠĂƟŽŶĚƵŵŽŶĚĞ͘Ăƌ͕ĐĞƩĞĚĞƌŶŝğƌĞĨƵƚƌĠĂůŝƐĠĞăƉĂƌƟƌĚƵŶĠĂŶƚ͘
Elle fut, certes, un accomplissement merveilleux, qui échappe à l’entendement des créatures, mais, qui, en revanche, n’est pas une merveille en soi pour le Saint béni soit-Il, Qui
ĞƐƚŝŶĮŶŝĞƚYƵŝŶĞĐŽŶŶĂŠƚƉĂƐůĂůŝŵŝƚĞ͘YƵŽŝĚŽŶĐĚĞƐƵƌƉƌĞŶĂŶƚƋƵ͛/ůƉĂƌǀŝĞŶŶĞăĐƌĠĞƌ
ăƉĂƌƟƌĚƵŶĠĂŶƚ(6) ?
ŝĞŶƉůƵƐ͕ůĂĐƌĠĂƟŽŶĨƵƚƌĠĂůŝƐĠĞ͕ĐŽŵŵĞŽŶůĞƐĂŝƚ͕ƉĂƌůĂWĂƌŽůĞĚƵ^ĂŝŶƚďĠŶŝƐŽŝƚͲ
Il, ainsi qu’il est dit : «C’est par la Parole de l’Eternel que les cieux furent faits et par un
ƐŽƵŋĞĚĞ^ĂďŽƵĐŚĞ͕ƚŽƵƚĞƐůĞƵƌƐĂƌŵĠĞƐ»(7).
Kƌ͕ůĂWĂƌŽůĞĮŐƵƌĞĐĞƋƵŝĞƐƚƐƵƉĞƌĮĐŝĞůĞƚĞůůĞĞƐƚƉƌŽŶŽŶĐĠĞƐĂŶƐĞīŽƌƚ(8). Il en fut de
ŵġŵĞĠŐĂůĞŵĞŶƚƉŽƵƌůĂĐƌĠĂƟŽŶĚƵŵŽŶĚĞ͕ƋƵŝĂĠƚĠ réalisée ƉĂƌƵŶƌĞŇĞƚĞdžƚĠƌŝĞƵƌ
de la Force divine, comme un homme qui prononce un mot aisément, sans qu’il lui soit
nécessaire de faire intervenir les forces profondes de sa personnalité(9).
>ĂƐŽƌƟĞĚ͛ŐLJƉƚĞĨƵƚƵŶĠǀĠŶĞŵĞŶƚƌĂĚŝĐĂůĞŵĞŶƚĚŝīĠƌĞŶƚĚĞůĂĐƌĠĂƟŽŶ͘hŶĞŝŶƚĞƌǀĞŶƟŽŶ(10)ĨƵƚĂůŽƌƐŶĠĐĞƐƐĂŝƌĞĂƵƐĞŝŶŵġŵĞĚĞůĂĐƌĠĂƟŽŶ͕ĂǀĞĐƐĞƐůŽŝƐŝŶƐƚĂƵƌĠĞƐƉĂƌ
le Saint béni soit-Il. Pour la réaliser, furent nécessaires : «ĚĞƐƐŝŐŶĞƐĞƚĚĞƐŵŝƌĂĐůĞƐ»(11)
transcendant les limites de la nature.
͛ĞƐƚƉŽƵƌĐĞƩĞƌĂŝƐŽŶƋƵĞůĂƐŽƌƟĞĚ͛ŐLJƉƚĞŶĞƉŽƵǀĂŝƚƉĂƐêtre conduite ni par un
ĂŶŐĞ͕ŶŝƉĂƌƵŶĠŵŝƐƐĂŝƌĞ͕ŵĂŝƐƐĞƵůĞŵĞŶƚƉĂƌůĞ^ĂŝŶƚďĠŶŝƐŽŝƚͲ/ů>ƵŝͲŵġŵĞ͕ĚĂŶƐƚŽƵƚ
Son honneur et dans toute Son Essence(12), ainsi qu’il est dit : «Le Roi, Roi suprême, le Saint
béni soit-Il se révéla à eux et Il les libéra»(13).
(5) On consultera, en particulier, à ce sujet, le Likouteï Torah, Parchat Bamidbar, à la page 10c et le discours
‘hassidique intitulé : «Ce mois-ci sera pour vous le premier des mois», qui fut prononcé en 5710.
(6) Et, selon la formulation de nos Sages, dont la mémoire est une bénédiction, «qui pourrait Te dicter Ta
conduite ?».
(7) Tehilim 33, 6.
(8) C’est ainsi qu’un homme peut parler pendant des heures sans se fatiguer, alors que, quand il souffle du
Chofar, par exemple, il s’essouffle très rapidement.
(9) On peut en déduire que les cieux et la terre ne portent en eux que l’aspect superficiel de la Force créatrice.
Sa dimension profonde, en revanche, est réservée à Israël.
(10) De D.ieu.
(11) Selon l’expression du verset Devarim 4, 34.
(12) Comme l’indique la Haggadah de Pessa’h, au paragraphe : «Il nous a fait sortir».
(13) Dans la Haggadah de Pessa’h, au paragraphe : «Cette Matsa».
4
>ĂĨŽƌĐĞĚŝǀŝŶĞƋƵŝĨƵƚŝŶǀĞƐƟĞĚĂŶƐůĂƐŽƌƟĞĚ͛ŐLJƉƚĞĠƚĂŝƚ͕ĞŶĚĠĮŶŝƟǀĞ͕ŝŶĮŶŝŵĞŶƚ
ƉůƵƐŐƌĂŶĚĞĞƚƉůƵƐƉƌŽĨŽŶĚĞƋƵĞĐĞůůĞĚĞůĂĐƌĠĂƟŽŶĚƵŵŽŶĚĞ͘Ăƌ͕ƉŽƵƌŵŽĚŝĮĞƌůĞƐ
ůŝŵŝƚĞƐĚĞůĂŶĂƚƵƌĞ͕ŽŶĚŽŝƚĂǀŽŝƌƌĞĐŽƵƌƐăƵŶĞƌĠǀĠůĂƟŽŶĠŵĂŶĂŶƚĚ͛ƵŶƐƚĂĚĞďĞĂƵĐŽƵƉ
plus haut.
͛ĞƐƚƉŽƵƌĐĞƩĞƌĂŝƐŽŶƋƵĞůĞ^ĂŝŶƚďĠŶŝƐŽŝƚͲ/ůĚŝƚ͕ůŽƌƐĚƵĚŽŶĚĞůĂdŽƌĂŚ͗«Je suis
ů͛ƚĞƌŶĞůƚŽŶ͘ŝĞƵ͕YƵŝƚ͛ĂŝĨĂŝƚƐŽƌƟƌĚƵƉĂLJƐĚĞů͛ŐLJƉƚĞ»͕ƉƌŝǀŝůĠŐŝĂŶƚĂŝŶƐŝů͛ĠǀĠŶĞŵĞŶƚ
fondateur le plus déterminant.
Or, on peut retrouver l’équivalent de ces deux aspects(14) dans la personnalité de
ů͛ŚŽŵŵĞ͘ŝŶƐŝ͕ŝůĞƐƚƌĞůĂƟǀĞŵĞŶƚĂŝƐĠĚĞƐ͛ŚĂďŝƚƵĞƌ͕Ě͛ĞŵďůĠĞ͕ăĞŵƉƌƵŶƚĞƌůĞĚƌŽŝƚĐŚĞŵŝŶ͘/ůĞƐƚ͕ĞŶƌĞǀĂŶĐŚĞ͕ďĞĂƵĐŽƵƉƉůƵƐĂƌĚƵĚĞŵŽĚŝĮĞƌƐĞƐŚĂďŝƚƵĚĞƐ͕ĚĞƐƵƌŵŽŶƚĞƌƐĞƐ
propres limites, que le passé a incrusté en soi. Il n’est jamais facile d’emprunter un chemin
nouveau.
>ŽƌƐĚĞůĂƐŽƌƟĞĚ͛ŐLJƉƚĞ͕ůĞ^ĂŝŶƚďĠŶŝƐŽŝƚͲ/ůĚŽŶŶĂăĐŚĂĐƵŶůĂĐĂƉĂĐŝƚĠĚĞďƌŝƐĞƌƐĞƐ
ůŝŵŝƚĞƐĞƚĚĞƐĞůŝďĠƌĞƌĚĞƐĂƉƌŽƉƌĞŐLJƉƚĞ͕ĚĞƐŽŶĞdžŝůƉĞƌƐŽŶŶĞ(15)͘WĂƌůĂƐƵŝƚĞ͕ĐĞƩĞ
ĐĂƉĂĐŝƚĠƐ͛ŝŵƉůĂŶƚĂƉƌŽĨŽŶĚĠŵĞŶƚĞŶĐŚĂĐƵŶ͕ůŽƌƐĚƵĚŽŶĚĞůĂdŽƌĂŚ(16), lorsque les dix
ŽŵŵĂŶĚĞŵĞŶƚƐĨƵƌĞŶƚŝŶƚƌŽĚƵŝƚƐƉĂƌůĂŵĞŶƟŽŶĚĞůĂƐŽƌƟĞĚ͛ŐLJƉƚĞ͘
ĞƉƵŝƐůŽƌƐ͕ĐŚĂƋƵĞ:ƵŝĨƉŽƐƐğĚĞƚŽƵƚĞƐůĞƐĨŽƌĐĞƐŶĠĐĞƐƐĂŝƌĞƐƉŽƵƌƐĞĚĠƉĂƌƟƌĚĞĐĞ
ƋƵŝĨĂŝƚŽďƐƚĂĐůĞăƐŽŶƐĞƌǀŝĐĞĚĞ͘ŝĞƵ͕ĚĞƐĞƐŚĂďŝƚƵĚĞƐŶĠŐĂƟǀĞƐ͘/ůƉĞƵƚĂŝŶƐŝĂĐĐŽŵƉůŝƌ
ƉůĞŝŶĞŵĞŶƚ^ĂsŽůŽŶƚĠ͕ĚĞůĂŵĂŶŝğƌĞůĂƉůƵƐƉĂƌĨĂŝƚĞ(17).
* * *
(14) La création du monde et la sortie d’Egypte.
(15) Et, il y eut un recensement.
(16) Et, il y eut un autre recensement.
(17) Et, bâtir la Résidence de D.ieu parmi les créatures inférieures.
5
‫לע "נ‬
Cette si’ha est offerte par
par la famille Tsvi Celnik '‫שי‬
pour l’élévation de l’âme de
Dandouna bat Rav Chalom ‫ז "ל‬
BOCOBZA
partie pour le Gan Eden
le 10 Sivan 5759
'‫ת' נ' צ' ב' ה‬
Puisse son souvenir être une source de bénédictions
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