close

Se connecter

Se connecter avec OpenID

Annexes au roman "Canaan"

IntégréTéléchargement
Christ'in
Annexes au roman "Canaan"
Publié sur Scribay le 12/06/2016
Annexes au roman "Canaan"
À propos de l'auteur
Touche-à-tout de l'écriture, je passe du roman à la nouvelle, de la poésie au sketch.
À propos du texte
Cette partie contient EXCLUSIVEMENT les annexes du roman "Canaan" qui fait
partie d'un écrit à part. Ici vous trouverez, les personnages, les lieux, l'explicatif des
mondes, les dénominations, le dico, etc.
Licence
Tous droits réservés
L'œuvre ne peut être distribuée, modifiée ou exploitée sans autorisation de l'auteur.
Annexes au roman "Canaan"
Les personnages
LES ENFANTS CAREFOOT - (2 frères et 2 sœurs)
Esther Carefoot. Dix-huit ans dans quelques jours, Esther est une jeune fille grande
et mince aux cheveux noirs et mi-longs. Quatre ans en arrière, à l’époque de la
séparation d’avec ses frères et sœur, Esther fut accueillie par le couple Davidson.
L’un et l’autre étaient deux personnes douces et aimables auprès de qui,
l’adolescente coula des jours heureux. Durant une paire d’années, elle fut chérie,
réconfortée et protégée comme il se doit, mais par malchance, le chef de famille,
Pierce Davidson, développa une maladie neurologique évolutive. À cause des
multiples hospitalisations et des nombreux traitements qu’il devait fréquemment
subir, la famille se retrouva vite dans l’incapacité de gérer la fillette. Un jour, la
séparation fut inévitable et c’est bien évidemment dans la douleur et la tristesse,
qu’Esther dut les quitter. Ce fut pour elle une terrible et encore une nouvelle
épreuve. Elle le vécut comme un troisième abandon et c’est le cœur lourd, qu’elle
débarqua un beau matin chez les Gunther. Du haut de ses seize printemps, elle fit
connaissance avec une nouvelle famille d’accueil qui, au contraire du couple
Davidson, ne l’intégra pas en tant qu’enfant mais l’utilisa comme soubrette à
moindres frais.
Josué Freeman-Carefoot. C’est un garçon de dix-sept ans, athlétique et plus grand
qu’Esther, s’identifiant aux gothiques. Il se démarque par son habillement et se
définit par son style et sa personnalité. Vêtu la majorité du temps, de noir de la tête
aux pieds, il s’est ourlé les oreilles et l’arcade sourcilière de piercings en titane de
formes et de tailles différentes. Adepte de groupes de musique tendus vers l’occulte
et le satanisme, le garçon aime porter les signes distinctifs et caractéristiques le
reliant à sa communauté gothique. Proche du mysticisme prôné par certains Goths
(férus de musique classique, celtique ou médiévale, qui lisent Shakespeare, Edgar
Allan Poe, Maupassant, le Marquis de Sade, Oscar Wilde ou Arthur Rimbaud, et qui
écoutent des musiques mystiques ou post-punk), Josué a une admiration sans borne
pour celui qu’il appelle “le grand Charles”. En effet, il a hissé Baudelaire au rang
d’idole absolu et déclame ses vers à longueur de temps. Ses proses mélancoliques
l’accompagnent au quotidien et ses rimes illustrent à propos ses tourments les plus
profonds. Ce jeune poète dans l’âme est aussi branché films d’horreurs, jeux de rôles
et Blacks metal , et a pour animal de compagnie un jeune furet au poil blanc,
susnommé “Absha le pacha”. Pour cause, grosse dormeuse, la petite bête sommeille
en moyenne quinze à vingt heures par jour. Elle aime la chaleur du lit de Josué,
adore faire sa sieste en s’enroulant dans les draps du garçon et, par-dessus tout,
apprécie de se tenir affalée sur l’épaule de son maître ou de se balader à l’intérieur
de ses grandes poches de manteau.
3
Annexes au roman "Canaan"
Sarah et Noé Carefoot (les jumeaux). Au moment de leur placement en centre
d’accueil, tous les deux avaient menacé de fuguer s’ils devaient être séparés. Faute
de place dans les petites structures habituelles, malgré leurs revendications, les
“inséparables” furent arrachés l’un à l’autre puis dirigés vers un orphelinat gardé
comme une tour forte. Logés depuis quatre ans au “Gainsbyron’s Manor” dans des
ailes différentes et non mixtes, les “indissociables“ ne font que s’entrevoir.
Fonctionnant comme un camp de redressement pour délinquants, ils sont prisonniers
de ce pensionnat aux mœurs étranges.
Noé Carefoot. Âgé de douze ans, les cheveux courts et châtains, l’adolescent est de
taille moyenne. Il porte l’uniforme obligatoire des garçons du Gainsbyron’s Manor (
veste bleu marine , bermuda à bretelles de couleur gris souris, godillots et
chaussettes noires) . Logé dans l’aile Est de la grande bâtisse, Noé partage sa
chambre avec Simon Mayor, devenu son meilleur ami. Bien qu’il soit un peu fier, un
peu filou sur les bords et pas toujours “franc du collier”, Noé reste un gentil garçon.
Son orgueil se place dans son refus de montrer ses faiblesses. Il cache ses fragilités
sous une fausse apparence de bravoure. Il se passionne pour les avions et rêve de
devenir pilote de chasse.
Sarah Carefoot. C’est une adorable fillette de douze ans, bien plus petite et plus
fluette que son jumeau qui, tout comme lui, doit porter la tenue réglementaire du
pensionnat. Pour les filles c’est veste bleu marine, longue jupe plissée gris souris,
chaussures noires à brides et chaussettes blanches. Alors qu’elle est plutôt jolie et
bien proportionnée, la demoiselle, on-ne-sait-par-quelle-lubie , a développé un
complexe au niveau de ses genoux, et bien qu’ils soient tout à fait normaux, elle les
trouve difformes et grassouillets. Un brin “garçon manqué”, Sarah adopte parfois des
postures masculines et, de temps à autre, peu basculer dans un langage plutôt viril.
Ainsi, il lui arrive de sortir des “Ouaip” au lieu du “Oui” d’usage pour les jeunes
filles ; de s’asseoir comme un garçon — jambes écartées et mains à plat sur les
genoux — (position risquée pour une fillette en jupette…), ou encore de remuer la
bouche comme un fermier du Kansas qui chiquerait du tabac. Ce côté “p’tit mec” lui
permet de se faire respecter dans ce lieu d’enfermement où la force, l’habileté, la
délation et la perversité, l’emportent sur la bienveillance, l’entraide et l’honnêteté.
Du même coup, cela participe à un relatif “mieux être” et lui évite de se faire enrôler
dans les clubs de midinettes.
Attirée par les chevaux de races anglo-arabe et espagnole, Sarah s’imagine plus tard
à la tête d’un centre équestre.
LA FAMILLE CAREFOOT - (Les parents)
4
Annexes au roman "Canaan"
Les époux Carefoot. Ils pratiquaient l’ésotérisme sous de multiples formes. Les
sciences occultes rythmaient leur vie personnelle et professionnelle. De par ses
croyances et par conviction, Mary Carefoot, la mère de Paul, était totalement
opposée à ce type de pratiques. À de multiples reprises, elle mit le couple en garde
contre “La Mission Blanche”* (le groupement New Age dont les époux étaient
membres) mais, l’un comme l’autre méprisèrent ses avertissements et restèrent
accrochés à ce lieu et à ses enseignements. À l’époque, pris par cette passion
commune, mari et femme étaient loin de se douter qu’en restant sur ce chemin
dangereux, leur mort était programmée.
Les époux Carefoot étaient tous les deux des enfants uniques. Avant son décès, Paul
était orphelin de père mais avait encore Mary (sa mère) ainsi que deux grands oncles
célibataires et vieux garçon, plus une vieille tante un peu gâteuse dont il ne savait
pas grand chose. Kathryn, elle, n’avait depuis son mariage, plus aucun lien avec sa
famille. Pour des raisons inconnues de tous, elle avait totalement coupé les ponts
avec ses proches et ne souhaitait plus les revoir.
Paul Carefoot. C’est le père des quatre enfants Carefoot. Mort à quarante ans,
l’homme était médecin naturopathe et possédait un cabinet médical au rez-dechaussée de la demeure familiale. C’était aussi un grand adepte des décoctions à
base de plantes. Il en obtint le “Savoir” lors d’un séjour de deux ans passé en Asie du
Sud-est, durant lequel il fut initié par des rites magiques et une mystérieuse
sorcellerie chamanique. Paul Carefoot était un spécialiste dans sa partie, reconnu et
respecté dans le milieu de la guérison et des médecines parallèles. Ses clients
étaient nombreux et sa réputation sans cesse grandissante. Les gens venaient des
quatre coins de l’Angleterre pour le consulter et avoir l’honneur d’être traité par lui.
Écœuré par la religiosité à outrance que sa mère l’avait obligé à pratiqué toute son
enfance, l’homme fit une énorme ”crise de Foi” à l’âge adulte et se détourna des
enseignements d’Adonaï-Élohim pour se rattacher à une secte* New Age,
nommée “La Mission Blanche”.
Il y a sept ans en arrière, au retour d’une soirée bien arrosée, lui et son épouse
Kathryn trouvèrent la mort dans un accident de voiture.
Kathryn Carefoot. C’est la mère des enfants. Une femme belle et intelligente,
décédée à l’âge de trente-cinq ans. Guérisseuse notoire et astrologue personnelle de
quelques célébrités, elle s’était aménagé un cabinet de consultation dans une
dépendance de sa maison. Ce fut un business très florissant qui faisait se déplacer
des personnalités. Chaque jour, la salle d’attente de Kathryn était pleine à craquer.
5
Annexes au roman "Canaan"
Les malades condamnés par la médecine côtoyaient des cas désespérés et des gens
en “mal de vivre”. Conjoints soupçonneux, cocus avérés, célibataires endurcis,
divorcés de longue date ou fraîchement quittés, hommes et femmes délaissés ou
trompés ; tous venaient lui demander son aide. Adepte d’occultisme, elle pratiquait
aussi la nécromancie et prédisait l’avenir.
Mary Carefoot. C’est la grand-mère des enfants et la mère de Paul. Mary est une
croyante pratiquante, mais accrochée à de tenaces superstitions* non imputables à
Adonaï-Élohim. Dès leur naissance, cette femme de Foi éleva son fils Paul et tous ses
petits-enfants dans la crainte du Grand Roi. Chez elle, au saut du lit, tout le monde
devait s’agenouiller pour réciter les prières du matin et aucun repas ne devait
commencer sans “Rendre Grâce” à Adonaï-Élohim. La maison de Mary ressemblait à
un sanctuaire dédié à Yeshua et des Saints. En plus du traditionnel crucifix, chaque
pièce était décorée de statues pieuses et d’effrayantes vierges fluorescentes
s’illuminant dans la pénombre de la nuit. Longtemps, les enfants crurent que ces
reliques luminescentes allaient se transformer en fantômes évanescents et ne
s’associaient qu’à la mort, à la maladie et à la vieillesse. C’est Mary qui avait choisi
les quatre prénoms des enfants et qui avait fait des pieds et des mains pour qu’ils
bénéficient d’une éducation religieuse. Lassés de ses demandes incessantes, les
parents avaient fini par accepter et c’est ainsi que tous les enfants allèrent au
catéchisme le mercredi, puis à l’église tous les dimanches. Cette piété démesurée
irritait profondément Kathryn qui venait d’une famille athée et méprisait la religion.
Malgré l’enseignement biblique reçu chaque mercredi après-midi, les enfants
n’avaient aucun goût pour la messe dominicale et trouvaient qu’à l’image des statues
luminescentes et des breloques pieuses, la posture agonisante de Yeshua le rendait
effrayant et inaccessible. En grandissant, les enfants refusèrent d’aller à l’église et
Mary les prévint que s’ils se détournaient d’Adonaï-Élohim, alors le malheur pourrait
s’abattre sur eux. Effrayés par ces déclarations, les enfants redoublèrent d’ardeur
dans leurs prières et plusieurs années de suite, ils assistèrent à presque toutes les
messes. Même si depuis quatre ans Mary est internée à l’Hospice de la Petite Vallée,
près de Liverpool, elle garde une Foi ardente et prie quotidiennement pour sa
famille.
LA FAMILLE GUNTHER
Helmut et Marta Gunther. Ils sont la famille d’accueil d’Esther. Natifs de Berlin, tous
les deux ont gardé un très fort accent allemand. Le couple vit en Angleterre depuis
quinze ans et habite une grande demeure bourgeoise à colonnades, dans un quartier
résidentiel au cœur de Londres. Ils ont deux enfants, Swann et Andrew, âgés
respectivement de dix-huit et douze ans. Le leïtmotiv principal des époux Gunther se
6
Annexes au roman "Canaan"
nomme : l’argent ! L’un et l’autre ont sacralisé la possession et l’ont élevé au rang
d’idole. En vertu de quoi, par delà leur petite sphère intime et familiale, l’avoir et le
paraître a, pour eux, bien plus de poids et d’importance que l’être intérieur ou le
sentiment humain.
Helmut Gunther. Courtier en bourse, sans Foi ni loi, l’unique désir d’Helmut est de
s’enrichir toujours plus sans le moindre scrupule et monter les échelons de la société
au détriment de toute valeur morale. Issu d’une famille pauvre et souffrant d’un
complexe d’infériorité depuis l’enfance, l’homme a pris une revanche sur la vie en
faisant fortune grâce à des transactions douteuses. Pour ne rien arranger, l’argent
l’a rendu maladivement soupçonneux. Il a renié ses parents et se méfie de tout le
monde.
Marta Gunther. Madame est très fière de l’ascension de son époux et du statut social
qu’il a, en partie, acquis par malversation. Pour elle, pas de quartier ! Selon un
principe naturel et copié sur le monde animal “où pour survivre, les plus forts
mangent les plus faibles”, elle estime que la loi du plus fort doit aussi s’appliquer
pour les hommes. Elle voit cela comme une sorte de “tri sélectif” et trouve normal de
devoir “bouffer” les autres pour s’en sortir et faire sa place. D’ailleurs, lors de ses tea
times hebdomadaires, ses bonnes amies l’entendent souvent vanter les mérites de
son mari :
— C’est un grand fauve mon Helmut ! Un lion féroce qui ne fait qu’une bouchée des
autres ! Il est de la trempe des puissants !
Il y a deux ans, Marta s’est offert un chihuahua couleur crème qu’elle a nommé
Chouky et qu’elle surnomme : “Le chouchouki à sa mémère”. Complètement gaga de
l’animal, elle le bichonne plus que ses propres enfants et prend plaisir à l’attifer de
ridicules vêtements canins.
Swann Gunther. C’est l’aîné des fils Gunther. Il vient d’avoir dix-neuf ans et suit des
études de philosophie. Assez grand, joli garçon aux cheveux blonds et mi-longs, le
jeune homme est secrètement amoureux d’Esther. Trop timide pour lui avouer ses
sentiments, il se morfond depuis des années et se débat seul avec cet amour
platonique. À des milliers de kilomètres d’imaginer les pensées du garçon, la jeune
fille l’ignore totalement et le place au même rang que le reste de la famille. C'est-àdire sous la semelle de son mépris !
Andrew Gunther. C’est le plus jeune des fils Gunther. Il a douze ans et étudie dans
7
Annexes au roman "Canaan"
un collège privé, très sélectif. Influencé par ses parents, il déteste profondément
Esther et n’a de cesse de l’humilier.
LA FAMILLE FREEMAN
Monsieur
et
madame
Freeman.
à les
Brighton
depuis
une
d’années,
le
couple
tient
une
petite
derenomme
quartier
située
à quelques
mètres
leur
domicile.
N’ayant
jamais
pu épicerie
avoirRésident
d’enfant,
époux
Freeman
ontvingtaine
adopté
Josué
trois
Mounette
etdeEd
, et
ans
et
auparavant.
Le
garçon
les
affectueusement
tous
lesdemi
deux
le considèrent
comme
leur
propre
fils.
Edward Freeman. C’est un homme de cinquante ans passés, grand, filiforme et
distingué, aux cheveux poivre et sel, aux petites lunettes carrées et à la fine
moustache brune. Edward s’habille dans un style très british : gilet de laine foncé,
chemise à petits carreaux, pantalon de flanelle grise, veste de tweed et casquette
plate à chevrons. Depuis son plus jeune âge, il se passionne pour les figurines
militaires qu’il peint minutieusement et dispose en ordre de bataille sur des pelouses
synthétiques. D’année en année, sa collection s’étoffe et remplit à elle seule deux
grandes vitrines du salon.
Lynette Freeman. C’est une petite dame de cinquante ans et des poussières, à la
chevelure grisonnante (qu’elle refrise tous les trois jours), au visage doux et affable,
portant de grosses lunettes à écailles et adepte des tabliers fleuris. Excellente
cuisinière, Lynette est une femme de cœur, charitable et bienveillante, qui a
pourtant ses limites. Il est à noter qu’elle l’est sans distinction, puisqu’elle sait se
faire attentive avec ses proches, mais aussi avec ses clients voire même avec les gens
de passage. Lynette est une épouse attentionnée qui aime tendrement son mari, mais
ne peut s’empêcher de s’inquiéter et se faire des cheveux blancs dès qu’il s’agit de
son fils Josué. Un fils happé par l’univers du metal et qui, au fil du temps, se
renferme sur lui-même et ne contrôle plus sa violence.
LA FAMILLE BROWN-STAFFORD
Philip Brown Stafford. C’est un homme de cinquante ans, pasteur de l’Assemblée
Évangélique de Brighton. Bien fait de sa personne et souvent vêtu d’une veste noire
et d’un blue-jean indigo, il est marié à Lydia. Chaleureux, dynamique et d’une nature
affable, Philip est impliqué dans plusieurs actions sociales. Ce sont, pour la plupart,
des associations qui oeuvrent en faveur des familles pauvres de sa communauté et de
manière plus générale, qui viennent en aide aux SDF et démunis de Brighton (non
pris en charge).
8
Annexes au roman "Canaan"
Lydia Brown Stafford. C’est l’épouse du pasteur. De taille moyenne, des cheveux
blonds mi-longs et dotée d’une belle voix claire et agréable, Lydia est responsable de
la louange à l’église. À ses heures perdues et sous l’inspiration, elle compose des
chants et joue du piano. Le couple n’a qu’un seul enfant, Oliver, et tous les trois
forment une famille unie, logeant dans un modeste pavillon de banlieue.
Oliver Brown Stafford. C’est le fils du pasteur. Il a dix-sept ans et suit les mêmes
études que Josué. C’est un jeune homme équilibré qui s’implique beaucoup dans
l’Assemblée Évangélique de Brighton. Doué aussi bien à la guitare classique qu’à la
basse ou au synthé, Oliver aime jouer dans le groupe de louanges de l’assemblée et,
tout comme sa mère mais dans un style plus actuel, il compose des chants et des
musiques. Avec les jeunes de l’assemblée, il organise de temps à autre des weekends de partage. En ce moment, il travaille en tant que concepteur et musicien
bénévole sur une projet de comédie musicale.
LA FAMILLE WESTLEY
Harriett Westley. Sexagénaire, petite dame rondelette aux cheveux auburn et frisés,
Harriett est la voisine des Gunther. Modeste et discrète, elle raffole néanmoins des
chapeaux en feutre et des capelines à carreaux. Elle vit seule depuis que son mari et
son fils unique sont tous les deux morts des suites de longues maladies. Elle-même
est atteinte d’un mal qui affecte ses jambes et la fait terriblement souffrir. La seule
famille qui lui reste encore est sa petite-fille Janette. Elle est de l’âge d’Esther, mais
n’en a plus aucune nouvelle depuis plus de dix ans (période de sa fuite avec sa mère).
Attristée par cette disparition, Harriett se console avec Esther qui lui rappelle sa
Janette. Harriett est une femme pragmatique à l’esprit cartésien. Les phénomènes
inexpliqués et paranormaux ne sont pas sa tasse de thé (au jasmin !). Dans sa logique
rationnelle, tout a une explication humaine ou scientifique ; a contrario, ce qui traite
et touche au mysticisme, elle ne l’assimile qu’à des racontars ou à des légendes
ancestrales.
Janette Westley. Elle est la fille de Jack Westley (le fils défunt d’Harriett) et de Missy
Bishop qui périt dans l’accident de voiture où la demoiselle a perdu la vue et la
mémoire. Janette est une belle demoiselle de dix-huit ans qui vit à “l’Hospice de la
Petite Vallée” depuis de longues années. Un petit nez retroussé qui se pince
lorsqu’elle sourit, de grands yeux verts en amande, des cheveux courts et une
silhouette gracile et harmonieuse la caractérisent.
9
Annexes au roman "Canaan"
AUTRES PERSONNAGES
Élisée Washington. Né d’une mère africaine et d’un père américain, l’homme vit seul
dans le Michigan et a un ministère de prophète qui lui permet d’enseigner la Parole
dans de nombreux pays. Élisée est un lien entre le monde visible et le monde
invisible et peut aider les fils de l’homme à trouver la Clef du Royaume.
« Béni soit le nom d’Adonaï-Élohim, d'éternité en éternité ! À lui appartiennent la
sagesse et la force. C'est lui qui change les temps et les circonstances, qui renverse
et qui établit les rois ; qui donne la sagesse aux sages et la science à ceux qui ont de
l'intelligence. Il révèle ce qui est profond et caché, il connaît ce qui est dans les
ténèbres, et la lumière demeure avec lui... » (Daniel 2 : 20-22)
Tim Bennett. Le look grunge, c’est un jeune homme brun de vingt ans qui après avoir
été malmené par la vie, fit une rencontre avec Adonaï-Élohim. Aujourd’hui, le garçon
est membre actif de l’Assemblée Évangélique de Brighton et travaille auprès des
défavorisés de son quartier. Il a pour ambition d’intégrer une école de théologie et
ensuite de partir en mission.
Pierce Davidson (1ère famille d’accueil d’Esther). L’homme fut militaire de carrière,
plus précisément “commandant dans les forces spéciales de la Royal Navy”. Avant de
quitter la famille Davidson, Esther a accaparé le béret vert de Pierce Davidson pour
garder un lien avec lui. (Béret faisant partie intégrante de l’uniforme militaire). Au
fait de certains de ses faits d’armes, la jeune fille avait beaucoup d’admiration pour
cet homme. De son point de vue, il représentait le héros dans toute sa splendeur et
en quelque sorte, porter son couvre-chef est comme un hommage qu’elle lui rend.
Pareil à un objet magique, elle le met dès qu’elle sort de la maison. Tout comme
Pierce le faisait et comme tous les “Fusiliers marin”, Esther prend soin de toujours
l’incliner à droite sur sa tête. Étonnamment, dans leur grande clémence, les
“Gunther” n’ont pas dépossédé Esther de son unique “porte-bonheur”. Ils l’autorisent
à le garder à la seule condition de rester discrète et ne pas le porter devant eux.
Malek Mordoch. C’est un costaud taillé dans le roc, au visage patibulaire et à la
poigne de fer. C’est un adepte d’Ha-Shatan, reconnu par les églises démoniaques et
gradé au rang le plus élevé : le 10e et ultime. Le colosse participe fréquemment à
des rites sacrificiels et se vante en disant aimer infliger des tortures. Même s’il le
croise quelquefois au Garage, Josué se méfie de Malek. Il le trouve malsain et très
dangereux.
10
Annexes au roman "Canaan"
Ludmilla Eadgyth Puckett. Éperdument amoureuse du beau Swann Gunther, elle use
de mille séductions pour le mettre à ses pieds, seulement lui n’a aucun attrait pour
elle. Il rêve plutôt de se débarrasser de cette péronnelle prétentieuse, mais par
égard pour elle et par soumission à ses parents, il la laisse continuer son petit jeu. De
fait, la jeune fille est persuadée qu’elle ne lui est pas indifférente et fait tout pour
qu’il tombe dans ses filets. Swann connaît Ludmilla depuis moins de six mois, et la
rencontre fut arrangée et organisée par sa mère avec la complicité d’une de ses
amies de papotage. Amie dont Ludmilla est la fille unique et adorée.
Puisque venant d’un bon milieu social, Marta prétend que Ludmilla est un bon parti
et qu’elle ferait une compagne idéale pour son fiston. Bonne aubaine ! La demoiselle
a littéralement flashé sur le jeune homme aux yeux saphir tandis qu’il est indifférent
à ses charmes. Hormis le fait que Ludmilla est un beau brin de fille, Swann la
compare à sa propre mère. Il la voit donc comme une donzelle pédante, sans saveur
ni profondeur, et la trouve superficielle et très vénale.
Rien n’est simple dans cette histoire, puisqu’à plusieurs reprises, Swann a laissé
sous-entendre à Ludmilla qu’elle ne devait rien attendre de lui (aussi bien en amour
qu’en amitié), mais cette dernière n’entend que ce qu’elle veut. Très éprise du
garçon, et n’admettant qu’on lui résiste, elle reste sourde aux arguments du jeune
homme et s’accroche à lui comme du chiendent*. Pas simple pour le gentleman qui a
une sainte horreur de faire du mal aux filles mais voudrait bien qu’on le débarrasse
de cette harpie.
Fergus Cromwell. Voilà bien un autre personnage entouré de mystères. Sauvage et
rustre, l’homme fait peur aux enfants du voisinage et n’inspire pas confiance aux
adultes. Personne n’a envie de le fréquenter et tout le monde l’évite. Alcoolique
notoire, personne ne sait de quoi vit l’homme. Malgré sa situation précaire, il refuse
les aides sociales. Renfermé dans sa maison, cet ours mal léché ne met le nez dehors
qu’en état d’ivresse. L’alcool mauvais, il s’en prend alors aux ignorants qui ont
commis l’erreur de passer devant chez lui et les affuble de drôles de noms d’oiseaux.
Habitant le quartier depuis une vingtaine d’année, on ne lui connaît pas de famille et
encore moins d’amis.
Sir Jr (Jack Robert) Kyle Grégor. Professeur d’art plastiques au lycée fréquenté par
Josué.
PENSIONNAIRES DU GAINSBYRON’S MANOR - (Enfants et jeunes)
11
Annexes au roman "Canaan"
Simon Mayor. Âgé de douze ans, il réside au Gainsbyron’s Manor depuis plus de dix
ans. C’est un garçon sensible et légèrement craintif, mais par-dessus tout, il est
plutôt relax et très serviable. Il partage sa chambre avec Noé et s’estime privilégié
d’avoir un dortoir à deux lits quand la majorité des pensionnaires cohabitent souvent
à quatre voire parfois jusqu’à six. Ornithologue amateur, passionné de volatiles et
féru de voile, Simon aimerait plus tard, s’acheter un trois-mâts pour voguer sur les
mers et de contrée en contrée, d’île en presqu’île, pouvoir étudier les espèces dans
leur milieu naturel. Porté par cette ambition, il compte dès sa majorité, partir du
Gainsbyron’s Manor pour accomplir son rêve.
Markus Dumbley. C’est un garçon de treize ans, pensionnaire au Gainsbyron’s Manor
depuis plus de dix ans qui partage sa chambre avec Thomas et Rupert. Markus est un
garçon simple avec un franc-parler qui s’embarrasse assez peu des bonnes manières.
Il n’est d’ailleurs pas rare de le voir éructer en public ou de l’entendre se délester de
quelques gaz.
Le jeune garçon est bien en chair, voire quasiment obèse. Gros mangeur, c’est aussi
un gourmand/gourmet passionné de cuisine. On dit de lui qu’il a “un bon coup de
fourchette” et chose étonnante, il est toujours en train de manger ou de grignoter. Sa
bouche ne reste jamais vide bien longtemps et beaucoup se demandent où est-ce
qu’il trouve de la nourriture en dehors des repas.
Jimmy Stranger. C’est un jeune homme énigmatique et taciturne. Il vit au
Gainsbyron’s Manor depuis de longues années et garde le secret sur son âge. Le
garçon est entouré de mystère. Par exemple : au Gainsbyron’s Manor tout le monde
sait qu’il n’est pas permis de fumer. D’ailleurs, quiconque pris en flagrant délit serait
susceptible de séjourner dans le “cachot de l’oubli” pour un bon bout de temps. Or,
malgré ce terrible avertissement, nombre de pensionnaires ont déjà vu Jimmy avec
une cigarette à la bouche. Étonnés par les droits qu’il s’octroie, beaucoup d’orphelins
le soupçonnent d’avoir une complicité extérieure qui lui procurerait du tabac et lui
assurerait une protection spéciale.
Thomas Fershawe (à prononcer FerchÔve). Trapu et de constitution robuste avec de
larges épaules carrées, le garçon a une corpulence de rugbyman. Le front haut, le
cheveu dense et les oreilles légèrement décollées, l’adolescent est souvent débraillé
mais ne manque pas de charme, mettant en émoi une grande partie de la
communauté féminine. Il faut dire que son sourire franc et enjôleur a déjà fait
tourner la tête de plusieurs demoiselles. Bon garçon et bon copain, spontané et
12
Annexes au roman "Canaan"
hâbleur, Thomas est le garçon qui plaît à tous et surtout à toutes…
Rupert Shwarfmeïn-Growpf (à prononcer Grobfe ). D’origine autrichienne,
l’adolescent est tout le contraire de Thomas. Sec, d’aspect fragile mais les traits
réguliers et le nez long, il a un physique d’irlandais bien élevé. Très classieux, le
cheveu plaqué et toujours tiré à quatre épingles, chez Rupert pas de fausses notes,
rien ne dépasse jamais.
Sydney Woodstock Wallow (Lady). En réalité, la fillette a trois prénoms (Sydney puis
Victoria qui est le prénom de sa grand-mère maternelle et Margaret, celui de sa
grand-maman paternelle) mais se fait plus communément appeler Sydney. Jeune fille
de douze ans, aux jambes fines n’en finissant pas et aux mains de pianiste, Sydney a
un physique à la “Grâce Kelly” et de longs cheveux dorés qu’elle noue en chignon
banane. Issue de la noblesse anglaise (une noblesse désargentée) et baronne de son
état, la demoiselle prend parfois une attitude hautaine et un air prétentieux. Durant
des siècles, le Gainsbyron’s Manor a appartenu à la famille Woodstock Wallow, puis a
été revendu pour une bouchée de pain à l’orphelinat. La cause : Un ancêtre avide de
gain et dépensier à outrance, ayant mis sa famille “sur la paille”. Malgré ses airs
guindés, c’est une gentille jeune fille serviable et compatissante résidant au
Gainsbyron’s Manor depuis une paire d’années. Passionnée par les auteurs anglais
du XIXe siècle, la jeune férue de lectures se réfugie, dès qu’elle le peut, dans la
grande bibliothèque. Là-bas, aux heures où d’ordinaire les pensionnaires sont
endormis et cloîtrés dans leur chambre, la demoiselle engloutit de beaux ouvrages
dans le plus grand des secrets. Douée pour la comédie, elle aimerait devenir actrice
ou encore romancière, car c’est une grande amoureuse des livres. Même si elle
hésite encore, elle a toutefois la certitude qu’elle travaillera et évoluera dans le
milieu artistique.
Sydney et Peggy sont très différentes et diamétralement opposées. Cela commence
par le physique. Cependant que toutes les deux sont du même âge, l’une semble
avoir deux ans de plus (ceci à cause de son allure stricte et guindée), tandis que
l’autre paraît en avoir deux de moins, de par son visage poupin et ses grands yeux
ronds étonnés. Ainsi, de par leurs éducations, leurs personnalités, leurs caractères et
leurs physionomies, les jeunes filles s’opposent en tout point. On à peine à croire
qu’elles aient même pu se lier d’amitié et pourtant c’est bien le cas ! Malgré leurs
flagrantes dissemblances et leurs divergences d’esprit, elles éprouvent de l’affection
l’une pour l’autre. Pour Sydney, injurier une personne s’associe au manque de
maîtrise par excellence ; un instinct primitif et méprisable, alors que pour Peggy
l’impulsive et nerveuse jeune fille, la colère est fréquente. Malgré leur attachement,
elles se disputent assez souvent. Fort heureusement, Sarah qui s’inclut elle aussi
13
Annexes au roman "Canaan"
dans ce cercle d’amies, fait la plupart du temps, office de médiatrice. Grâce à son
caractère doux et conciliant, la jeune diplomate règle assez facilement les conflits
entre ses deux copines. L’environnement dur et austère du Gainsbyron’s Manor,
ainsi que l’absence de repères familiaux et amicaux ont permis ce rapprochement
entre les trois compagnes de chambre. De fait, elles sont très proches et très unies.
Elles sont liées par une merveilleuse complicité de chaque instant et, autant que
faire se peut, essaient de faire preuve de bienveillance les unes envers les autres.
Les épreuves et les joies, la proximité et le manque ont fait de ces jeunes
demoiselles, plus que des filles ayant une chambre commune ou de très bonnes
amies. En réalité, toutes les trois se considèrent davantage comme des sœurs, et
proches à tous points de vue, elles s’épaulent dans les bons et les mauvais moments.
La plupart du temps, elles s’entraident, s’encouragent, se consolent et se réjouissent
ensemble, et dans un choix extrême, chacune d’elles serait même prête à se sacrifier
pour sa sœur solidaire.
Peggy Mac-Adam. Petite rousse de douze ans, un peu boulotte, à la figure piquée de
taches de rousseur et pensionnaire du Gainsbyron’s Manor depuis cinq années. Issue
d’un milieu modeste, Peggy a vu le jour dans la région des "Highlands” appelées
aussi les “hautes terres”. Là où les collines côtoient des montagnes qui culminent à
plus de 1 000 mètres et se bordent de nuages. Habituée à cette terre isolée, rude et
sauvage, elle aime le grand air, les longues balades, l’escalade et la nage en eau
glacée.
Jeune fille à fleur de peau, elle est très versatile. Elle est un conglomérat d’émotions,
et peut passer de l’enthousiasme et du rire à outrance, au chagrin le plus noir en un
seul claquement de doigts. Amoureuse de Noé depuis deux ans, elle aime parler de
lui avec sa sœur jumelle qui n’est autre que Sarah, sa compagne de chambre et
meilleure amie.
— Je trouve Noé très mignon et abSOlument craquant, répète-t-elle souvent à Sarah.
Enfin de loin...
De loin, car filles et garçons n’ont aucune possibilité d’être en contact. Logeant dans
des ailes séparées du Gainsbyron’s Manor, les uns sont côté Ouest et les autres côté
Est. De fait, aucun rapprochement n’est admis ou permis entre les deux groupes de
pensionnaires. Les seules occasions de se voir — à distance et sans pouvoir
échanger —, étant lors des réunions dans la crypte ou aux moments des repas.
Assez crédule, mais d’un tempérament vif et joyeux, Peggy rit souvent pour un rien.
Son rire incontrôlable (indépendant des circonstances) est un réel handicap et
source de déboires. En effet, la jeune fille ne compte plus les punitions dues à ce rire
intempestif qui, la plupart du temps se déclenche durant les cours. Comble du
comble, il y a de cela deux années en arrière, à une récréation, elle s’est tellement
14
Annexes au roman "Canaan"
esclaffée qu’elle en a mouillé sa culotte. Depuis cet accident malencontreux,
certaines jouvencelles n’ont de cesse de la brocarder sur ses fuites urinaires et
l’appellent “Pipipiggy”, ou bien encore “Mamzelle Pipi”. Lassée de leurs perpétuels
quolibets et abominablement blessée, la fillette songe à la revanche. Jour après jour,
elle prépare et rumine une vengeance dans son cœur : « Ces pestes ne vont pas
manger froid mais congelé ».
PERSONNAGES DU GAINSBYRON’S MANOR - (Professeurs et personnel)
Irma Peak. C’est la directrice du Gainsbyron’s Manor. Une vieille fille d’une
cinquantaine d’années, cruelle et autoritaire, presque aussi ronde que haute. Elle a
des cheveux courts et frisottés d’une teinte assez improbable et indéfinissable, mais
se rapprochant du verdâtre. Vouant une passion pour le violet et toutes ses
déclinaisons, elle aime porter son tailleur jupe chenille de ladite couleur qui la
boudine exagérément, n’oublie jamais ses collants parme en résille et ses chemisiers
lavallière assorties. Certains jours, elle s’endimanche et se coiffe de son chapeau
violet rehaussé de tulle gris et accroche à la boutonnière de sa veste, un gros dahlia
noir. À l’orphelinat, les enfants la surnomment “Peak, la vieille bique”.
Maudénia Asmodeüs (Miss). C’est le professeur d’occultisme. Fiancée à Charles
Baal-Attant, c’est une très grande femme de plus d’ 1 m 90. Le visage anguleux, le
nez coudé et le teint olivâtre, elle aime se revêtir de grandes robes noires tombant
sur ses chevilles, et suspend à son cou un étrange emblème en métal argenté : Une
étoile à cinq branches encastrée dans un disque rouge, dont la pointe tend vers le
bas.
Charles Baal-Attant. C’est le professeur de divination. Le professeur de Goétie (
évocation d’esprits malfaisants), de géomancie occidentale et orientale, (astrologie,
magie, art de la divination, enchantements et médecine occulte). Il enseigne aussi les
arts magiques et les arts divinatoires (tarot, carte, boule de voyance, marc de café,
etc.). En dehors de son travail, c'est un passionné de nécromancie* et de spiritisme*
qu'il pratique régulièrement. Physiquement, sa grande et habituelle blouse grise ne
cache pas sa bedaine. L'homme au faciès de cochon de lait et aux cannes de serein
ne dépasse pas 1 m 65. Il paraît minuscule en comparaison de son immense fiancée.
Le couple mal associé, est évidemment un sujet de risée au sein du Gainsbyron’s
Manor. Les enfants les ont baptisés “le pygmée et son ogresse”, mais de leur côté,
tous les deux vivent leur amour sans complexe, ne se cachant pas pour s’aimer, (dixit
quelques pensionnaires, les ayant surpris dans des poses langoureuses…) et
15
Annexes au roman "Canaan"
s’affichant au grand jour.
Don Abraxas Mardoukio. D’origine mexicaine, ce professeur a un physique
particulier. Il a une ossature maigre, une grosse bosse dans le dos et le visage d’une
gargouille avec des yeux vitreux. Don Abraxas Mardoukio est un maître d’école
autoritaire n’admettant pas qu’une tête se tourne durant ses cours, et ne tolérant
aucun chuchotement ni même un seul bâillement bouche ouverte. Pour lui, tout est
prétexte à punition.
Le Grand Officiant (ou Grand-Prêtre). L’arrière-arrière-grand-père du jeune Simon
Mayor fut le premier Grand Officiant de la Loge des Éclairés. Grâce à ses immenses
pouvoirs, l’homme accéda rapidement au grade ultime et obtint le poste le plus élevé
en hiérarchie après la directrice. Cette fonction lui permettait, entre autres, de
diriger chaque rite initiatique et chaque cérémonie officielle et officieuse. Ce titre est
très convoité par les Anciens de la Loge des Éclairés, mais on ne peut y prétendre
qu’au décès du dernier Grand Officiant en place. Le dernier Grand Prêtre en poste
au Gainsbyron’s Manor a récupéré le titre il y a de cela, 10 ans en arrière.
Malheureusement, celui-ci n’a ni la stature ni l’autorité de ses prédécesseurs et n’a
pas les pouvoirs du grand et illustre “Simon Mayor”.
Les Ombres. Mis à part les professeurs, la directrice et le gardien de nuit, tout le
personnel du Gainsbyron’s Manor s’apparente à des silhouettes noires et furtives,
évoluant sans bruit à l’intérieur de la bâtisse et mesurant au moins deux mètres.
Parmi le personnel, il y a les Ombres de première catégorie qui sont : les cuisiniers
et leurs aides, les femmes de ménage, l’infirmière et les soignantes, les lavandières
et les repasseuses. Dans la deuxième catégorie, on trouve les vérificateurs, les
contrôleurs, les assistants de cérémonie, puis les surveillants logés en avant-garde à
l’entrée des couloirs des dortoirs et identifiés en tant qu’Overseer.
Kemoch Milkom. C’est le gardien du Gainsbyron’s Manor. D’une cinquantaine
d’années, l’homme n’est pas très grand et plutôt trapu. Toutefois, ancien champion
d’haltérophilie à haut niveau, il a gardé une physionomie athlétique ainsi qu’une
certaine musculature. Les sourcils épais et la mâchoire carrée, Kemoch semble
bourru et plutôt rustre au premier abord, mais les apparences sont trompeuses...
Gravement blessé lors d’une compétition, Kemoch Milkom dut mettre fin à sa
carrière. C’est ainsi que, du jour au lendemain, il se retrouva sans travail et sans
expérience particulière. La réinsertion s’avérait compliquée mais l’opportunité fit
qu’il se reconvertit dans le gardiennage. Contrairement au reste du personnel
16
Annexes au roman "Canaan"
(recruté sous des critères spécifiques), Kemoch Milkom entra au Gainsbyron’s Manor
grâce aux recommandations d’un Ancien de la Confrérie des Éclairés et fut
embauché rapidement. Il y travaille depuis vingt-cinq ans et a lui-même dressé
Vulcain. Vulcain 2e du nom est le chien qui l’accompagne dans toutes ses tournées
d’inspection. Marié à Abigaël Milkom depuis trente ans, le couple n’a eu qu’un seul
enfant (décédé d’une méningite foudroyante en bas âge), et habite intra-muros dans
une partie basse du Gainsbyron’s Manor.
Vulcain “2e du nom”. Cinq ans en arrière, l’animal a été trouvé par le gardien au
pied du Gainsbyron’s Manor. Petit chiot à l’époque, il avait dû perdre sa mère et
s’égarer dans la forêt avoisinante qui entoure la bâtisse. L’autre chien de Kemoch
Milkom : Vulcain “1er du nom”, avait trépassé quelques jours auparavant. Heureux
de sa bonne fortune, le gardien éleva donc l’animal pour en faire son coéquipier.
Aujourd’hui, c’est un molosse au pelage lisse et brillant d’un noir profond, avec de
grands yeux verts ardents et une bouche écumante. Très haut de stature, Vulcain est,
en supplément, doté d’une impressionnante musculature. Savant mélange entre un
doberman et un rottweiler, dressé pour défendre et attaquer, c’est devenu une “bête
à tuer”.
Entre autres professeurs… Pour la plupart, ce sont des formateurs ou des
intervenants qui exercent à l’extérieur du Gainsbyron’s Manor, et partagent leurs
savoirs aux pensionnaires lors de stages intensifs ou de programmes différenciés. En
dehors des matières traditionnelles et enseignées dès le primaire, telles que
l’histoire géographie, les langues maternelles, les mathématiques modernes et les
sciences civiques, les professeurs enseignent très tôt à leurs élèves où se trouvent
les trésors cachés, la demeure des planètes, ainsi que les vertus des herbes et des
plantes. Ils leur enseignent aussi la sagesse, le jugement, le discernement et la
logique, puis les éduquent à l’hermétisme (Ensemble de doctrines ésotériques qui
sont censées constituer la révélation du dieu égyptien Thot, auquel les Grecs
donnèrent le nom d'Hermès Trismégiste), afin qu’ils sachent transformer les métaux,
(et que ce soit sur terre ou dans la mer), ils puissent trouver de l'or ou de l'argent
autant comme autant. Tous les élèves ne suivent pas des enseignements identiques
et n’ont pas droit aux mêmes cursus scolaires. Régulièrement, ils doivent passer des
tests pour être orientés ou réorientés dans leurs études.
Le professeur de linguistique Télesphore Gargoniom qui enseigne la diction,
l’utilisation des termes peu ou plus usités, les langues mortes ou anciennes (grec,
latin, araméen, gotique, babylonien ), les langues vivantes ( espagnol, français,
chinois, japonais, russe, etc.), le faux parler en langue et la langue de bois.
Le professeur d’apparence (apprend l'art de se farder et de se vêtir, de se tenir, de
17
Annexes au roman "Canaan"
marcher et de paraître).
Le professeur de médecines alternatives, telles que la lithothérapie (science avec les
pierres), la phytothérapie, l’homéopathie, l’herboristerie et les thérapies autres (
télépathie, magnétisme, énergétisme).
Le professeur d'anthroposophie (étude du monde éthérique, de monde psychique, du
monde astral et du monde spirituel).
Le professeur (professor emeritus) d’alchimie médiévale et contemporaine (
enseigne la connaissance des pierres précieuses et des minerais tels que l'antimoine,
l'art de fabriquer, travailler et fondre les métaux pour en faire de la monnaie).
Professeur agrégé et maître de conférences, qui enseigne le néo-chamanisme (
enseigne aussi les spécificités des plantes instables, médicinales, opiacées, etc. et la
puissance des poisons et les particularités animales).
PhD (Philosophy Doctor) Théodosius G.R Cléophus ou Dr Theodosius G.R (Gil
Rey) Cléophus. Docteur ès néopythagorisme (courant philosophique et ésotérique,
dérivant de Pythagore), et professeur de parapsychologie, de psychologie
transpersonnelle, de philosophie, d’humanisme et de sociologie.
Le professeur de nanotechnologie, de nano médecine et de cybernétique (
science des analogies maîtrisées entre organismes et machines, étude de l’homme
“cyborg”).
Le professeur de métaphysique, de mathématiques anciennes et de physique
quantique.
-
Le professeur de géopolitique et de connaissances du monde.
Il y a même un professeur d’espionnage militaire et économique, de contreespionnage, de renseignements généraux et de surveillances…
18
Auteur
Документ
Catégorie
Без категории
Affichages
55
Taille du fichier
122 Кб
Étiquettes
1/--Pages
signaler