close

Se connecter

Se connecter avec OpenID

bulletin 24 C`est la Croix qui te porte – saint Carl Leisner

IntégréTéléchargement
Le Bulletin de
San Damiano Media
N° 24 Juillet, Août, Sept 2005
Email : sdmedia@worldonline.fr
C’EST LA CROIX QUI TE PORTE
Au quatrième mystère douloureux , nous suivons du regard Jésus
portant sa croix sur le chemin de
Calvaire. Comment le suivre vraiment sur cette voie ? N’ayez pas
peur, aurait dit Jean Paul II, car
loin de nous laisser seul, c’est Lui
qui nous soutient sur ce chemin qui
est le nôtre, chemin de douleur
mais chemin qui mène à la gloire.
Jésus prend sa Croix
Saint Jean raconte que Jésus
portait lui-même sa Croix (Jn 19, 7):
Personne, en effet, n'eût consenti à
porter la Croix, qu'on regardait
comme un bois infâme et maudit.
Ainsi fut accomplie la prophétie d'Isaïe : “Il portera
sur ses épaules le signe de
sa puissance” (Is 9.). En
effet, sa Croix est vraiment
le signe de sa puissance, et
c'est à cause de sa Croix
que Dieu l'a élevé si haut
l’autel avant de célébrer la sainte messe, dans le
rite latin comme dans la liturgie de saint Jean
Chrysostome).
A San Damiano aussi Marie nous
demande d’embrasser la Croix :
Ayez en votre esprit la claire
lumière ; que votre cœur s’enflamme d’amour pour Jésus,
que vous puissiez embrasser
la Croix et suivre Jésus sur la
voie du calvaire, proches de la
Croix. Serrez-la bien dans vos
bras et demandez pitié et miséricorde (SD 7 octobre 1969).
Il ne faut qu’amour et humilité,
bonté et charité. Mes petits enfants,
embrassez la Croix, suivez mon
(Ph 2.) (Theophyle : Catena Aurea de
saint Luc par saint Thomas).
Mais la croix, signe de
puissance d’amour, est
aussi l’autel véritable de la
célébration de ces noces
sanglantes.
AnneCatherine Emmerich nous
apporte des précisions préLe Portement de Croix par Le Titien
cieuses : Jésus fut conduit
au milieu du Forum ou des
Fils et suivez-moi car je suis la
esclaves jetèrent la Croix avec fraMère de tous. Si les mamans me
cas. Le Seigneur s’agenouilla ausuivaient toutes, tous leurs enfants
près d’elle, l’embrassa et la baisa
seraient bons, aimeraient Jésus !
trois fois en adressant à voix basse
(SD 25 décembre 1969).
à son père une bouleversante
Certains censeurs voudraient
prière d’action de grâces pour la
évacuer cette vision de la vie
Rédemption du genre humain qui
spirituelle. Ils y voient un côté
allait commencer. Comme chez les
mortifère d’un autre temps qu’ils
païens, les prêtres embrassaient
récusent au nom d’une catél’autel qu’ils venaient d’ériger,
chèse qui se voudrait optimiste
ainsi le Sauveur embrassait la
et joyeuse. On l’a vu notamCroix, devenue l’autel à jamais
ment à propos de la sortie du
auguste de son sanglant sacrifice
film de Mel Gibson sur la Pas(La Bse Anne-Catherine Emmerich Récit de la
sion.
Passion). (On notera que nos prêtres baisent
La croix et la joie
Croix et joie ne sont pas opposés.
Si la “ Bonne nouvelle ” est
bonne, cependant, elle n’évacue pas la douleur, la souffrance, qui est le fruit du péché
des origines, mais elle vient la
transformer, la transfigurer.
Saint Thomas insiste sur le
côté souffrance : La marque de
dignité du Sauveur, c'est sa
Croix. Et si vous voulez bien y
réfléchir, vous verrez que Jésus
n'établit en nous son royaume
que par les souffrances ; aussi
ceux qui recherchent les délices
de la vie sont ennemis de la
Croix de Jésus-Christ
(Theophyle : Catena Aurea de
saint Luc par saint Thomas).
Plus près de nous, le Pape
Jean-Paul II le rappelle aussi :
Le Christ, "en acceptant de
mourir pour nous tous, pécheurs, nous apprend, par son
exemple, que nous devons
aussi porter cette Croix, que
la chair et le monde font peser
sur les épaules de ceux qui
poursuivent la justice et la paix"
(Jean-Paul II Encyclique Laborem Exercens).
Mais Jean Paul II précise
que cette mission de la croix
n’a rien de masochiste ; elle
s’ouvre sur la joie.
Au fur et à mesure que l'homme
prend sa croix, en s'unissant spirituellement à la Croix du Christ, le
sens salvifique de la souffrance se
manifeste davantage à lui… C'est
alors que l'homme trouve dans sa
souffrance, la paix intérieure et
même la joie spirituelle. C'est bien
de cette joie que l'Apôtre parle
dans sa lettre aux Colossiens : " Je
trouve ma joie dans les souffrances
que j'endure pour vous ". (J-P II
Lettre Apostolique Salvifici Doloris).
Le message de Marie à San
Damiano en est un écho :
Embrassez la Croix, mes
petits enfants, acceptez-la avec
patience, parce que Jésus l’a
portée avant vous, plus pesante
que la vôtre. Vous aussi, vous
devez avoir la Croix pour arriver
là-haut. Celui qui la porte avec
patience, avec amour, n’est pas
fatigué. Avec Jésus on est
joyeux sous la croix parce que
Jésus pénètre en notre cœur
avec ses palpitations d’amour et
de grâces. (SD 1er nov. 1969).
Le langage de la Croix, en
effet, est folie pour ceux qui se
perdent, écrivait saint Paul,
mais pour ceux qui se sauvent,
pour nous, il est puissance de
Dieu (1Cor 1, 18).
La croix, source de
sérénité et d’abandon
Les paroles de Marie reviennent souvent sur le terme
“résignation” (rassegnazione)
que l’on doit traduire par
“abandon”. Mamma Rosa insistait souvent sur la sérénité.
“Sois sereine !” avait-elle dit à
telle pèlerine, affectée par de
violentes douleurs.
La Croix, dit Marie, il faut la
porter avec abandon, avec
amour, avec patience. Et vous
aurez tant de joie dans le Ciel,
tant d’amour.
Et vous comprendrez que ceux qui portent la
Croix avec foi et amour, Jésus
leur est proche, qu’il les aide et
leur donne la force de la porter
(SD 3 mai 1970).
Si dans nos épreuves nous
sommes encore loin de cet
abandon et de cette sérénité,
c’est que souvent nous crions
vers le ciel, comme le faisaient
les apôtres lorsqu’ils étaient sur
la mer déchaînée : "Maître, tu
ne te soucies pas de ce que
nous périssons ?" Alors Jésus
leur répondait: "Pourquoi avezvous peur ainsi ? Comment
n'avez-vous pas de foi ? (Mc 4
39-40).
Ou bien encore, nous sommes comme Marthe à qui le
Seigneur répond : "Marthe, Marthe, tu te soucies et t'agites
pour beaucoup de choses"
(Luc 10 41-42).
Saint Paul enseignait:
N'entretenez aucun souci,
mais en tout besoin recourez
à l'oraison et à la prière, pénétrées d'action de grâces,
pour présenter vos requêtes
à Dieu. Et la paix de Dieu,
qui surpasse toute intelligence, gardera vos cœurs et
vos pensées en Jésus-Christ.
(Phil 4, 6).
La paix de l’intelligence et du
cœur ! Voilà un des thèmes
centraux du message de San
Damiano : Rosa nous demandait de réciter souvent cette
prière ; Jésus donne-moi l’amour pour comprendre et l’intelligence pour aimer! (thème développé dans le film San Damiano : Témoins de Vérité. Ed
SD Media. 2000). Merveilleux
équilibre de la vie spirituelle,
sans cesse rappelé dans le
message de San Damiano,
comme dans cette parole qu’on
a citée en haut de cet article :
Ayez en votre esprit la claire
lumière ; que votre cœur s’enflamme d’amour pour Jésus,
que vous puissiez embrasser
la Croix et suivre Jésus sur la
voie du Calvaire, proches de la
Croix (SD 7 octobre 1969).
C’est la croix qui te porte
Il est écrit dans l’Evangile
que les soldats requièrent, pour
porter sa croix, Simon de Cyrène, le père d'Alexandre et de
Rufus, qui passait par là, revenant des champs (Mc 15, 21).
Jésus pourrait la porter tout
seul, s'il le voulait; mais il permet à
Simon de l'aider car nous devons
participer à ses souffrances et collaborer à son œuvre. Ses mérites
sont infinis, et pourtant il accepte
que nous ajoutions les nôtres aux
siens. La sainteté de la Vierge
Bienheureuse, le sang des Martyrs,
les prières et les pénitences des
Saints, les bonnes œuvres de tous
les fidèles, participent à l'œuvre qui
de toute façon, même sans ces collaborations humaines, serait parfaite. Il nous sauve par son sang;
mais c'est aussi à travers nous et
avec nous qu'il nous sauve.
(Méditations et Prières cardinal
John Henry Newman).
Saint Paul écrivait : Je complète en ma chair ce qui reste
encore à souffrir des afflictions
du Christ pour son Corps, qui
est l'Eglise (Col 1, 24).
Si à l’exemple du cyrénéen
nous participons à la Rédemption du monde, n’allons pas
nous gonfler car, non sans humour, le saint curé d’Ars nous
rappelle : Ce n’est pas toi qui
porte la Croix, c’est la Croix
qui te porte!
Comme en un miroir, méditons cette parole de Marie:
Recevez Jésus en votre
cœur, tenez-le étroitement par
l’amour, par la prière, par le sacrifice. Il vous donnera la
force de surmonter tout obstacle. Jésus vous donnera la
force de porter la croix (SD 28
mai 1970).
Rosa nous disait dans son
langage simple : La croix, il faut
la porter. Si on la porte bien,
alors on va en paradis. Si on la
porte mal, alors on se damne.
Elle voulait dire par là que, face
aux malheurs d’ici-bas il y a des
révoltes contre Dieu et ses lois,
qui mènent à la mort de l’âme.
Dans ces temps troublés, où
la famille est si combattue, souvenons-nous de ces paroles de
Marie :
Les mamans doivent être
l’exemple pour la maison. La
maman doit tout supporter. La
maman doit porter la croix avec
Jésus dans la patience, en s’offrant, se taisant, priant, et alors,
toute la famille est dans la grâce
de Dieu. La famille est avec Jésus (SD 6 mai 1970). ■
Jean-Romain Fabrikant
2
Le dernier REGINA CÆLI
de Jean Paul II est le dernier texte qu’il
ait composé. Il a été proclamé le lendemain de son retour au Père en la fête de
la Miséricorde. C’est une clé pour comprendre ce grand héraut de Dieu. La Miséricorde est aussi la clé pour comprendre le message de San Damiano
En la solennité de la Divine Miséricorde 2nd
Dimanche de Pâques, 3 avril 2005 Mgr Leonardo
Sandri a prononcé les paroles suivantes, avant
de donner lecture du texte du Saint-Père: "J'ai
été chargé de vous lire le texte préparé, sur ses
indications explicites, par le Saint-Père JeanPaul II. Je le fais en ressentant profondément cet
honneur, mais également avec une grande nostalgie".
Très chers frères et sœurs
1. Le joyeux Alleluia de la Pâque retentit également
en ce jour. La page de l'Evangile de Jean d'aujourd'hui souligne que le Ressuscité, le soir de ce jour,
apparut aux Apôtres et "leur montra ses mains et
son côté" (Jn 20, 20), c'est-à-dire les signes de la
passion douloureuse imprimés de façon indélébile
sur son corps, également après la résurrection.
Ces plaies glorieuses, qu'il fit toucher huit jours
plus tard à Thomas, incrédule, révèlent la miséricorde de Dieu, qui "a tant aimé le monde qu'il a
donné son Fils unique" (Jn 3, 16).
Ce mystère d'amour se trouve au centre de la liturgie d'aujourd'hui du Dimanche in Albis, dédié au
culte de la Divine Miséricorde.
2. Le Seigneur ressuscité offre en don à l'humanité,
qui semble parfois égarée et dominée par le pouvoir du mal, par l'égoïsme et par la peur, son
amour qui pardonne, qui réconcilie et ouvre à nouveau l'âme à l'espérance. C'est l'amour qui convertit les cœurs et qui donne la paix. Combien le
monde a besoin de compréhension et d'accueillir
la Divine Miséricorde!
Seigneur, Toi qui par ta mort et ta résurrection révèles l'amour du Père, nous croyons en Toi et nous
te répétons aujourd'hui avec confiance: Jésus, j'ai
confiance en Toi, aies pitié de nous et du monde
entier.
3. La solennité liturgique de l'Annonciation, que
nous célébrerons demain, nous pousse à contempler avec les yeux de Marie l'immense mystère de
cet amour miséricordieux qui naît du cœur du
Christ. Aidés par Elle, nous pouvons comprendre
le sens véritable de la joie pascale, qui se fonde
sur cette certitude: Celui que la Vierge a porté
dans son sein, qui a souffert et qui est mort pour
nous, est véritablement ressuscité. Alleluia!
(ci-dessous, mots écrits en lettres d or sur la grille du
Brèves du
16 octobre 2005
Grande fête à San Damiano pour le
41e anniversaire de la première apparition en ce lieu
Plusieurs milliers de pèlerins se sont
réunis avec ferveur autour du jardin
de Paradis, au terme d’un triduum
de prières avec animation et veillées
de prières. Des groupes de japonais
et de réunionnais venaient renforcer
l’aspect international de cette foule
venue de toute l’Europe. La consécration du milieu du jour a été dite en
plusieurs langues dont le japonais.
16 octobre 2005 – journée du Pape en Pologne
Il y a 27 ans, un certain 16 octobre 1978, Karol Wojtyla, archevêque et
cardinal de Cracovie, est sorti de l’anonymat pour devenir Jean Paul II,
le premier pape polonais, héros de la nation, Héros tout court.
En ce dimanche d’anniversaire, le premier sans Lui, les Polonais ont été
nombreux
à
lui
rendre
hommage.
Ils n’étaient pas loin de 20.000 à Varsovie, à se rassembler sur la Place
du Château Royal, pour participer à une veillée de prière à la mémoire
du Pape défunt
La journée du souvenir
Le 16 octobre, anniversaire de l'élection du pape polonais, est désormais "la journée du souvenir" en Pologne, comme l'a décidé le parlement à Varsovie. Dans une interview donnée à la télévision polonaise
TVP et retransmise ce jour anniversaire, Benoît XVI a déclaré qu'il souhaiterait se rendre en Pologne l'an prochain, et si possible en juin. (apic/
imedia/ar/be)
Jean Paul II, à Cracovie "tous savent déjà que c'est un saint"
Mgr Stanislas Dziwisz. Dans une interview au quotidien italien Avvenire,
le 16 octobre 2005, le nouvel archevêque de Cracovie a par ailleurs fait
une apologie du pape défunt, espérant sa rapide canonisation.
Interrogé sur le procès en béatification de Jean Paul II, son ancien secrétaire particulier a répondu qu'il n'était pas le postulateur de la cause.
"Je peux seulement dire qu'ici aussi, à Cracovie, nous avons constitué
un sous-tribunal pour recueillir les témoignages sur Karol Wojtyla", a-t-il
rapporté. "Tous savent déjà que c'est un saint", a renchéri Mgr Dziwisz,
ajoutant que "le monde l'a vu, l'a connu et l'a déjà canonisé".
Le pape Benoît XVI loue Jean Paul II pour l'anniversaire de l'élection du pape polonais
( AP, dimanche 16 octobre 2005, 18h55)
CITE DU VATICAN (AP) - Le pape Benoît XVI a fait l'éloge dimanche de
son prédécesseur Jean Paul II, un homme aimé dont l'autorité morale
était reconnue bien au-delà de l'église catholique, en ce jour anniversaire marquant l'élection du premier souverain pontife polonais
3
ANNEE DE L’EUCHARISTIE
MORALITE ET EUCHARISTIE
Beaucoup de nos amis sont préoccupés par le manque de respect
rendu à l’Eucharistie, véritable corps de Jésus et véritable sang répandu
pour notre Salut.
Que cette préoccupation légitime ne nous fasse pas oublier que notre
cœur doit être préparé à accueillir le Rédempteur.
Extraits de la XIème ASSEMBLÉE GÉNÉRALE ORDINAIRE du
SYNODE DES ÉVÊQUES :
L'Eucharistie : source et sommet de la vie
et de la mission de l'Église
INSTRUMENTUM LABORIS (extraits)
“Demeurez en moi, comme moi en vous. De même que le sarment ne peut
de lui-même porter du fruit s'il ne demeure pas sur la vigne,
L’Eucharistie, source de la morale chrétienne
72. La métaphore de l'Évangile de Saint Jean qui se
trouve insérée dans le discours de la Cène acquiert un
sens non seulement ecclésial, mais aussi moral, puisque la vie de la grâce reçue à travers l'Eucharistie devient la garantie de la vraie communion ecclésiale, ainsi que d'une vie morale caractérisée par les bonnes œuvres et par la droiture des actions, typique des personnes unies au Christ de façon vitale.
(…). La présence et l'action permanentes de l'Esprit
Saint, don du Seigneur ressuscité, reçu dans la Communion, est la source du dynamisme de la vie spirituelle,
de la sainteté et du témoignage des fidèles.
Ainsi, l'Eucharistie et la vie morale sont inséparables, parce que lorsqu'on se nourrit du Saint Sacrement on obtient la transformation intérieure, mais aussi
parce que c'est vers Jésus Eucharistie que tend l'homme
né à nouveau dans le Baptême à la vie selon l'Esprit,
une vie morale nouvelle, qui n'a aucun lien avec la
chair. L'Eucharistie renforce véritablement le sens chrétien de la vie, du fait que la célébration est un service
de Dieu et aux frères et qu'elle conduit à un témoignage
des valeurs évangéliques dans le monde. Ainsi, les trois
dimensions de la vie chrétienne, liturgia-martyriadiakonia, manifestent la continuité entre le Sacrement
célébré et adoré, l'engagement à témoigner le Christ au
cœur des réalités temporelles et la communion construite dans le service de la charité, en particulier en faveur des pauvres.
73. (…) Trop de fidèles reçoivent la Communion
sans avoir suffisamment réfléchi sur la moralité de
leur vie. Certains communient même s'ils nient les enseignements de l'Église ou soutiennent publiquement
des choix immoraux, comme l'avortement, sans penser
qu'ils commettent un acte personnel profondément malhonnête ni qu'ils sont source de scandale. Du reste, il
existe des catholiques qui ne comprennent pas pourquoi
ils commettent un péché lorsqu'ils soutiennent politiquement un candidat ouvertement en faveur de l'avortement ou d'autres actes graves contre la vie, la justice
et la paix. À partir de cette attitude, on constate, entre
autres, la crise sur le sens d'appartenance à l'Église
mais aussi le manque de clarté dans la distinction entre
péché véniel et péché mortel.
(…) Certains catholiques ne se distinguent guère des
autres personnes qui succombent à la tentation de la
corruption, sous ses différentes formes et à ses différents niveaux.
Les exigences spécifiques de la vie morale sont souvent séparées du rôle de l'Église en tant qu’éducatrice
de vie, de sorte que ses enseignements sont considérés
comme ayant besoin d'être filtrés par la conscience individuelle. (…) Il est contradictoire d'invoquer la liberté de conscience ou la liberté religieuse en tant que critère pour ignorer l'enseignement de l'Église. Les fidèles
ont le devoir de chercher la vérité et d'avoir une conscience droite.
Nombreux, toutefois, sont ceux qui s'efforcent
d'insérer l'Eucharistie dans leur vie et de la considérer comme source d'énergie pour vaincre le péché.
Cela se produit spécialement dans les paroisses avec
une forte présence de ministères différents, d'organisations caritatives, de groupes de prière et d'associations
de laïcs.
74. (…) L'Église nourrit une grande espérance dans
ses jeunes, toujours plus intéressés à l'Eucharistie, ce
trésor précieux, source inépuisable pour le renouvellement de la vie de l'Église et pour l'espérance du monde
(…) À ce sujet, le Pape Jean-Paul II avait déclaré :
“L'Eucharistie est le centre vital autour duquel je désire que les jeunes se rassemblent pour nourrir leur
foi et leur enthousiasme”. C'est pourquoi il est suggéré, avec raison, que dans les écoles catholiques également, une plus grande importance soit accordée à l'éducation des jeunes générations à la foi et, en particulier,
à la spiritualité eucharistique.
L'Eucharistie, qui est Présence de Jésus-Christ
ressuscité, conduit à la perfection et à la sainteté
dans la vie chrétienne.
Cité du Vatican 7 juillet 2005
4
Pourquoi trois rosaires a San Damiano ?
Façonnés par
l’Ave Maria
Nous venons de fêter le 41e anniversaire de la première
apparition le 16 octobre dernier .
Inspirée par le ciel, Rosa Quattrini
a très tôt organisé la pratique des trois
rosaires en ce lieu.
Cela fait donc environ quarante
ans que trois rosaires publics sont
récités tous les jours à San Damiano,
ce qui tient de la performance. Ce seul
fait devrait porter à réfléchir sur l’authenticité de l’apparition.
Cependant cet aspect quantitatif a
pu irriter quelques censeurs d’église,
préoccupés de “ qualité ” en termes de
spiritualité. Le Christ n’avait-il pas dit :
"Dans vos prières, ne rabâchez pas
comme les païens : ils s'imaginent
qu'en parlant beaucoup ils se feront
mieux écouter (Matt 6, 7)
Donc il n’est pas inutile de s’interroger sur le sens profond de la dévotion des trois rosaires.
Comme on l’a dit souvent, San
Damiano est une école de prière. Les
milliers de témoignages attestent qu’il
y a un “ avant ” et un “ après ” dans la
vie de prière du pèlerin, à la suite de
son passage dans cette “ école ”. Marie, qui est éducatrice, demande les
trois rosaires en ce lieu.
Mais au-delà de l’aspect “ utilitaire ”
d’une dévotion ou de son “ efficacité ”
spirituelle, tentons de pousser plus
loin notre réflexion pour en chercher la
raison d’être.
Dieu intervient dans
l’histoire des hommes
Les athées critiquent ce Dieu qu’ils
accusent de ne rien faire. Si Dieu était
bon, disent-ils, il ne permettrait pas
tant de catastrophes, naturelles ou
provoquées, subies par des innocents !
Dieu agit bien dans l’histoire. La
Bible entière est là pour nous le rappeler. Le sommet de ces interventions
est la venue dans le sein de Marie de
Jésus, le sauveur de l’humanité.
Non seulement les apparitions mariales sont toujours centrées sur cet
événement phare ; mais elles sont
elles-mêmes aussi une expression de
l’action de Dieu dans l’histoire de notre
temps. C’est pourquoi, même si elles
ne sont pas article de foi, on ne peut
les considérer comme une spiritualité
de seconde zone!
San Damiano est une apparition
mariale située à la charnière de deux
siècles, le premier, marqué par les
pires atrocités qu’une civilisation n’ait
jamais portées (cf. Carl Leisner p 9-12) ; le
deuxième, marqué entre autres, par le
terrorisme qui semble la nouvelle plaie
de cette société, envahie par une
culture de mort
Que fait Dieu dans ce siècle
tourmenté ?
Il envoie la Mère du Ciel pour secouer encore une fois l’humanité. Et
Marie nous fait réciter trois rosaires
par jour depuis quarante ans…
Trois rosaires à San Damiano ?
Mais trois rosaires qui sont, chacun,
accrochés à l’Angélus; centrés sur
ces trois heures précieuses. Pourquoi ?
Pour y répondre il faut se plonger
dans l’histoire de l’Angélus:
Saint Antoine de Padoue (11951231) recommandait la pratique des
trois Ave. Elle apparaît comme privilégiée dans les Révélations de sainte
Metchilde de Helfta (1241-1298). Réciter ces trois Ave, le soir après complies, en méditant sur le mystère de
l'Incarnation, c'est ce qu'aurait proposé saint Bonaventure lors d'un chapitre de l'ordre des Frères mineurs, en
1269. Ce sont là des traditions parmi
d'autres qui montrent que l'institution
du pieux exercice de l'Angélus s'est
faite progressivement et qu'il faudra
encore attendre quelques décennies
pour lui voir adopter la forme que nous
lui connaissons.
L'Angélus, d'abord prière du soir
Sous saint Bonaventure, la prière
des trois Ave fut associée au tintement de la cloche. Au couvent des
Frères mineurs d'Arrezo, elle était précédée de l'antienne “ Angelus locutus
est Mariae ” (L'ange s'adressa à Marie).
Pendant longtemps, on s'en tint là
et jusqu’au XVème siècle, dans toute
l’Europe, les Ave se disent le soir au
son de la cloche (Jean Fournée, Le Message de l'Ange à Marie. Ed Téqui).
1471, l’Angélus de midi
Au commencement de 1471 Louis
XI pressent un nouveau complot des
seigneurs et, à bon droit, il n’est pas
sans inquiétude. Il vient à Notre-Dame
de Cléry (près d’Orléans) et là, en présence de tout le chapitre et de la cour,
le doyen se lève et pour la première
fois en France, récite l’angélus, à midi,
au son des cloches. Le 27 juin une
ordonnance du Roi consacrait cette
coutume pour toute la France
(Chanoine Lucien Millet N-D de Cléry).
Ainsi l’intuition de Louis XI a été
d’introduire la pratique de l’angélus
comme REMPART contre les puissances de désintégration de l’Etat.
La sainte Vierge dit un jour au
bienheureux Alain: “ Comme Dieu a
choisi le salut angélique pour l'Incarnation de son Verbe et la Rédemption
des hommes, ainsi, ceux qui désirent réformer les mœurs des peuples et les régénérer en JésusChrist doivent m’honorer et me saluer par le même salut. Je suis,
ajoute-t-elle, la voie par laquelle Dieu
est venu aux hommes et il faut
qu'après Jésus-Christ ils obtiennent la
grâce et les vertus par mon
moyen ” (Le Secret Admirable du Très Saint
Rosaire : 39e Rose. Saint Louis-Marie Grignion
de Monfort).
L’Incarnation, point de départ de
notre salut, est véritablement l’événement central de toute l’histoire
humaine. A partir du Fiat de Marie
toutes choses sont nouvelles. Lorsque
nous égrenons les Ave Maria de nos
rosaires, ce n’est pas tant Marie que
nous vénérons mais Jésus, le fruit de
son sein, celui qui sauve, celui dont il
est question dans tout l’Ave Maria.
Les phrases de l’angélus rappellent
cet événement dans la louange ; cette
proclamation est une sorte d’acte de
foi marial.
Les trois rosaires de San Damiano,
centrés sur les trois angélus de chaque jour, sont l’arme choisie par Marie
à San Damiano pour faire toutes choses nouvelles dans ce troisième millénaire.
Si, face aux guerres, au terrorisme,
aux massacres, aux assassinats d’enfants à naître ou de vieillards malades , aux cataclysmes, à l’anarchie
dans les nations, nous désirons réformer les mœurs des peuples et les
régénérer en Jésus-Christ, il nous est
proposé d’honorer Marie et de l’invoquer au travers de la salutation angélique.
San Damiano, qui est à la charnière de deux millénaires, est une
école de prière par le rosaire, dans la
mouvance de l’angélus, pour former
des apôtres pour ces temps troublés.
Mon cœur triomphera, nous dit
Marie, mes enfants, même en pleine
tempête, mais il triomphera (SD 22 août
1969). ■
J-R F
5
6
7
Fioretti de Rosa di Gesù- Maria
Les prêtres
Rosa n’acceptait pas que l’on critique les prêtres ou son Evêque, même s’ils combattaient San
Damiano. “ Non, vous n’avez pas le droit. Priez plutôt pour eux et aimez ceux de vos paroisses.
Faites-leur du bien au lieu de les combattre !
RM Fioretti di Rosa-Gesù Maria 169
Le négateur
Un jeune prêtre se rendit à San Damiano, accompagné
de ses parents. Il était joyeux, optimiste, comme beaucoup de
jeunes, et sollicita un message du ciel.
Lorqu’il sortit de l’oratoire de Rosa, il avait le visage
bouleversé et ruisselait de larmes.
Interrogé par ses parents, il hésita d’abord à leur révéler les raisons de ces pleurs, de cette émotion si profonde.
Il exerçait son ministère en France. Il était en fait venu
en négateur triomphaliste, se faisant fort de démasquer et de
dénoncer les supercheries de Mamma Rosa et de ses pauvres
adeptes ensorcelés.
Il déclarera par la suite : Tout homme, fut-il consacré,
a une forte dose d’orgueil, si vivace que, selon les paroles de
saint François de Sales, notre orgueil ne mourra qu’un quart
d’heure après nous ! Aussi, ce prêtre, après s’être agenouillé
dans le petit oratoire, près de Mamma Rosa, dira en sortant :
A la première phrase, j’ai blêmi. A la seconde, j’ai
tremblé. A la troisième, j’ai craqué et fondu en larmes. Le
message a duré plus d’un quart d’heure. Ce que j’ai alors
entendu, personne ne me l’avait jamais dit !
RM Fioretti di Rosa-Gesù Maria 102
Les trois roses
Le col romain
Un prêtre italien, Don B …, vint
en civil, ne voulant pas être reconnu
par Rosa Quattrini. Il lui recommandait
de prier pour quelques proches.
Rosa s’agenouilla devant la statue de la Madone, comme elle le fait
toujours. Puis elle se retourna : “ La
Maman Céleste me dit que vous êtes
prêtre ”. Il nia, et persista dans son déni pendant une demi-heure !
A la fin, Rosa, très sérieuse :
“ La Madone vous dit de sortir le col
romain que vous avez dans votre poche. Vous vous êtes déshabillé dans la
voiture. ”
Le prêtre le sortit et ému, s’agenouilla devant l’image de la Madone.
Il avait eu la confirmation qu’il demandait.
RM Fioretti di Rosa-Gesù Maria 42
Rosa décrit ainsi l’une de ses visions :
Un ange arrive. Il tient à la main trois roses rouges, avec
une palme au milieu. Il les remet à Jésus qui, Lui, les remet au Saint-Père. Jésus embrasse le Saint-Père. Il le
baise sur le front.
Rosa : La Maman Céleste explique ce que veulent dire
les trois roses rouges apportées par l’ange : Cet Ange est
l’ange gardien de l’un des petits enfants qui furent massacrés
par Hérode lorsque ce dernier voulut assassiner Jésus. Il dit
que sur l’une des roses, est écrit : Amour, sur une autre : Charité, et sur la troisième, Humilité.
Au moyen de ces trois vertus, nous pouvons devenir petits, petits comme lui.* Ces roses signifient qu’il
nous faut acquérir ces trois vertus pour arriver au ciel.
Plus tard, Rosa ajoutera que ces trois roses, c’est toute
la mission de l’Eglise, mission qui va jusqu’au martyre (la
palme). C’est aussi l’appel pour chacun à vivre en Dieu, dans
les épreuves, comme un petit enfant.
RM Fioretti di Rosa-Gesù Maria 172
* La petitesse, qui est donnée en exemple, est celle des Saints Innocents.
8
Le Bienheureux Carl Leisner
28 février 1915 - 12 août 1945
Béatifié le 23 juin 1996
“ Modèle pour la jeunesse d’Europe” ;
C’est ainsi que l’a désigné le pape Jean Paul II à Strasbourg. Pour les chrétiens
du 3ème millénaire, ce serviteur de Dieu a vécu le portement de croix dans le silence du camp de concentration de Dachau où il a été ordonné secrètement prêtre de Jésus-Christ. Meneur de jeunes, il deviendra Meneur de sainteté. (1)
Jeunesse de Carl
Wilhelm Leisner et
Amélie Falkenstein se
marient en 1914 à Cologne
en Allemagne. Il est Trésorier au tribunal de première instance.
Ils auront cinq enfants. L’aîné, Carl arrive au monde à Rees,
près de Clèves, en plein conflit mondial. (C17)
Sa jeunesse est marquée par l’influence d’un jeune
prêtre débordant de vie, entreprenant et excellent pédagogue :
l’abbé Walter Vinnenberg. Il a le don de susciter l’enthousiasme chez les jeunes par les responsabilités et les initiatives
qu’il leur propose, au moyen de jeux, de sorties, de randonnées. Il les entraîne au moment propice, vers le dépassement
de soi-même. Il s’inspire de deux mouvements de jeunesse
qui ont marqué le catholicisme allemand : Le
“ Wandervögel ” (oiseau migrateur) et le “ Quickborn ” (Source
vive), où les jeunes sont familiarisés aux marches, au théâtre,
aux fêtes, avec les chansons populaires ; ils acquièrent une
grande sensibilité pour le compagnonnage et la solidarité. Ce
sont des mouvements soucieux d’une bonne formation physique, morale et spirituelle qui exigent notamment des jeunes
de s’abstenir de tabac et d’alcool. Ces deux mouvements seront interdits par les nazis dès 1933. (C23) (2)
L’aumônier trouve en Carl un écho immédiat et enthousiaste.
Dès l’âge de 12 ans il lui donne des responsabilités, il l’invite à
commencer un journal qu’il achèvera quelques jours avant sa
mort. (C26)
Règle de vie pour le combat spirituel
A quinze ans, Carl vit les dernières années insouciantes
de son existence et se met en recherche de la perfection et de
l’absolu. Il veut mettre de l’ordre dans sa vie, nettoyer son cœur,
son esprit. Il prend des résolutions pour une règle de vie : A l’intérieur, pas de pensées indignes…. Dans le maintien extérieur,
habit et attitude corrects… Prendre soin de mes affaires… Etre
honnête et clair, à l’égard des jeunes filles, discipline intérieure et
tenue…Fuir tout laisser-aller… Pas d’hypocrisie, pas de vantardise, pas de bavardage… Fermeté en tout… Rapporter toutes
choses au Christ, lire assidûment la Bible… De l’amour pour tout
être humain… Le combat spirituel est l’affaire de toute une vie et
il y a un enjeu ! Le travail lent et laborieux de la purification commence. Il mène de front ses études secondaires et ses responsabilités de chef des mouvements de jeunesse catholique du district
de Clèves. C41.
L’Allemagne aveuglée
La situation économique et financière est très grave. Adolf Hitler
entre à la Chancellerie de Berlin. Le destin de l’Allemagne est scellé
ainsi que celui de Carl Leisner. C60
Hitler monte progressivement une des plus énorme machine à
tuer de l’histoire. Il le fait avec un cynisme accablant et un extraordinaire
sens du bluff qui bernera longtemps le peuple allemand et les démocraties. Carl fait partie d’une minorité d’allemands restés parfaitement lucides. Beaucoup n’en prendront conscience que plusieurs décennies plus
tard ! C 62 (3)
Schoenstatt * dans le cœur de Carl est le Lieu du
“ déluge de miséricorde pour noyer le déluge de haine ”.
Pendant la Semaine Sainte 1933, Carl fait une retraite à Schoenstatt, sur
le thème : “ Un modèle de sainteté pour la jeunesse d’aujourd’hui ”. Il y
reçoit un enseignement vigoureux. Je veux me laisser saisir. Au diable
tout ce qui est simulacre et vide ! plus de culte du moi ! Laisse-toi saisir
par Dieu, par le Christ, par Marie !. (4) C68. Chaque jour, un quart
d’heure de silence…C75
Qu’est-ce que Schoenstatt ?
Il s’agit d’un mouvement apostolique, né
dans le cœur d’un prêtre marial, le Père
Joseph Kentenich : un prodigieux éducateur, un pêcheur d’âmes ! C66
Dans le petit sanctuaire médiéval de
Schoenstatt, près de Coblence, le 18
octobre 1914, le Père Kentenich fait un
Père Joseph Kentenich
acte de foi total. Avec un groupe de jeunes, il demande à Marie d’y établir son
trône, d’y distribuer ses trésors et d’y
opérer les miracles de la grâce. La petite
chapelle de Schoenstatt devient le lieu
Père Kentenich
d’une Alliance d’Amour avec Marie, de
la consécration de tout l’être, de l’abandon total à Marie trois fois admirable. Depuis lors, ce sanctuaire est devenu un des lieux de pèlerinage
les plus fréquentés d’Allemagne. Le Père Kentenich multiplie ces retraites de formation partout en Allemagne. Il mobilise les énergies chrétienne. La Gestapo l’a placé en tête de sa liste des adversaires et finira
par l’enfermer dans le camp de concentration de Dachau…
reux, plein d'amour, d'enthousiasme pour Jésus. Il embrasera
votre cœur, viendra au centre de votre cœur, Jésus, vous comprendrez beaucoup de choses et vous comprendrez le mal et le
bien. SD 1er juin 1968
SD 21 nov 69
3 Le monde est bouleversé. Ils ne se comprennent plus ni dans les
2 Priez beaucoup votre ange gardien avec St Michel, qu'ils vous donnations, ni dans les familles. Seuls l’orgueil et la malice règnent.
nent la force, le courage pour vous vaincre vous-mêmes, pour
SD 28 juin 1969
comprendre le mal que vous faites et pratiquer le bien. Priez et 4 Aimez-vous tous et aimez aussi mon fils Jésus et moi qui vous airéunissez-vous toute la jeunesse pour réciter le rosaire, pour mons tant !… SD 14 mai 1970
9
vous approcher des sacrements et votre cœur deviendra heuNous proposons, selon l’habitude, quelques extraits de messages de
San Damiano susceptibles de nourrir notre méditation
1 Jésus illuminera votre cœur, l'enflammera et purifiera votre âme,
pour vous élever toujours plus en sainteté dans l'amour chrétien.
Purifié comme l’or passé au feu
En décembre 1933, il fait sa deuxième retraite de l’année. L’année
finissante est celle du 19ème centenaire de la mort et de la Résurrection du
Christ. C’est une Année Sainte, mais le début de 12 années d’enfer hitlérien. Pour Carl, c’est l’année de l’abitur (le Bac): Leisner est admis avec
mention bien. C 83
Son père lui demande d’arrêter ses études pour postuler dans l’administration. Carl écarte cette suggestion. La voie royale du sacerdoce l’attire. Il
entre au Collegium Borromäum. Il se sent interpellé sur un cours de Donkel
sur le célibat sacerdotal,(5) source de force.
Servir, c’est régner, comprenne qui pourra, ajoute-t-il. A partir d’aujourd’hui,
toute la force de ma vie t’appartient. Si tu le veux, je serai ton prêtre. Seigneur, accorde-moi ta grâce pour cela… Je suis prêt à sacrifier ma vie !
Conduire la jeunesse catholique au sein du peuple allemand, voilà ma mission. C103
Vierge de Schoenstatt
Explosion d’amour
Il écrit : …Je m’éveille à la clarté. Dieu m’appelle, il tient toutes mes forces en
éveil. En éveil ! Sois éveillé, à l’Ecoute ! l’esprit aiguisé, intrépide et clair ! Debout,
debout ! Je tends les muscles, je respire profondément, je me redresse. Homme, hé,
réveille-toi ! Eduque-toi, ennoblis-toi. Debout ! Haï ho ! Haï ho ! c117
C’est un étudiant joyeux, insatiable. La théologie ne suffit pas à épuiser la soif de ses
connaissances. Il aime les langues ; il apprend l’anglais, le français, le flamand, l’italien… Il choisit pour l’année universitaire 1936 comme devise : Humilité, ardeur, courage, mesure : Que ces quatre lumières brûlent en moi et éclairent cette année…
Finies les vacances, je retourne aux études pour toi, pour ton royaume… C119
Je ne le peux pas
Ses sentiments bouillonnent en lui, il lutte contre l’image de la belle
jeune fille qu’il a vue en songe, je ne le peux pas, j’ai l’impression d’éclater
en sanglots, écrit-il… Puis-je renoncer à la grande merveille qu’est la
femme ? A toutes les joies et les luttes d’une alliance sacrée avec un être
aimé ? Mais tout en moi tend à la sainteté, (7) à l’abandon total à Dieu. Seigneur, montre moi la voie !…c136 Le choix, la réponse à l’Appel le met parfois au supplice.
Détachement pour Jésus
L’ “ OJS ” Ordre du Jour Spirituel, est une pratique familière dans le
mouvement de Schoenstatt, Carl écrit ses réflexions, va vie, ses résolutions
sur un petit cahier : Servir ma vocation et tous ceux que je rencontrerai.
Lutter pour une clarté définitive et absolue de mon âme, pour une totale
disponibilité. Prier, Travailler, cette année, je dois fournir des efforts exceptionnels…
Carl poursuit son examen de conscience c154
La détente du rosaire
Après ses journées
chargées, ll déambule paisiblement dans sa chambre,
tout en priant le rosaire.(6)
Cela donne un nouvel approfondissement et de la
fraîcheur d’esprit, écrit-il.
Carl insère quotidiennement
la détente du rosaire dans
l’exigeant effort de concentration de l’étude. C114
Endoctrinement forcé
Le service du travail avait été proposé à la jeunesse allemande dès 1932,
avant l’accession de Hitler au pouvoir. Il
était conçu comme un service civique et
un traitement social du chômage. En
1935, les nazis le rendent obligatoire, et
s’en servent comme machine d’endoctrinement idéologique des jeunes et pour
une préparation militaire déguisée. Tous
les jeunes des deux sexes y sont tenus à
partir de l’âge de 18 ans. C133
FIAT virginal
En 1939, il assiste aux ordinations à la
cathédrale de Münster. Après la cérémonie, familles et amis des nouveaux prêtres se réunissent
autour d’eux. Carl assiste à une conversation ou il
est question du reniement des prêtres : - A la
porte de l’enfer d’un prêtre se tient toujours une femme - dit l’un d’eux. Carl est captivé par la splendeur de l’état sacerdotal. (5)
Ces ordinations, prémices de la sienne suscitent
de grandes résonances dans son cœur. c182 Avec
ton aide je renouvellerai chaque jour le fiat virginal pour ma vocation… C185
Carl est ordonné sous-diacre dans la cathédrale
Saint-Paul de Münster et trois semaines plus tard,
est ordonné diacre. C193
La croix de Carl dans les mains de Marie
Au cours des deux mois qui suivent l’ordination au diaconat, le sentiment de fatigue, d’épuisement même, se renforce. La
toux s’aggrave. Contrairement à son habitude, il garde parfois le lit. On le presse d’aller se soumettre à un examen médical… Les
deux poumons sont atteints : Tuberculose ! On lui ordonne de suspendre ses études et d’aller se faire soigner en sanatorium ; c195.
Il est condamné à des mois d’immobilité : Il faut que je guérisse. Ou alors le Seigneur ne voudrait-il pas de moi ? Me suis-je trompé, était-ce une mystification quand j’ai cru reconnaître que je devais m’engager sur la voie du sacerdoce ? Pouvais-je oser le
faire ? Puis-je encore l’espérer ?
Il se voyait dans un avenir proche, comme prêtre dans les vignes ensoleillées du Seigneur, cueillant les âmes par grappes. Soudain, il est plongé dans le noir et met tout dans les mains de Marie. C196 (8)
5 (aux prêtres) Votre mission est d’être SEUL pour sauver les
âmes et les préparer à l’éternité… SD 28 juin 1968
6 La plus belle dévotion, c’est le rosaire dans les familles car il unit
tout, la famille chrétienne comme la famille des nations, dans l’amour dans la paix de Jésus. SD 7oct 69
7 Je vous donnerai à tous force et courage pour vaincre toute tentation, pour que vous soyez toujours victorieux dans la voie de la
sainteté où Jésus vous attend. SD 7 octobre 1968
8 Je ne vous abandonnerai jamais, mais vous assisterai toujours sur
cette terre jusqu’à ce que vous soyez dans le ciel avec moi…
SD 6 sept 1969
10
Le bon ami !
Au sanatorium, Johann Klein, l’ami de Carl, fait partie des
croyants qui, tout en formulant de graves réserves à l’encontre du
nazisme, sont cependant sensibles à la “ grandeur ” d’Hitler. On
apprend que celui-ci est victime d’un attentat dont il réchappe.
Johann manifeste sa joie, Carl, son dépit. Johann fait connaître
les sentiments de Carl à d’autres malades. L’un deux, fanatique
nazi, en informe sur le champ les autorités nazies. Deux policiers
se rendent au sanatorium et arrêtent Carl sur-le-champ. En traversant le hall entre les deux policiers, Carl voit Johann, effondré, qui
s’approche de lui pour lui tendre la main. Carl la serre chaleureusement entre les siennes et le convainc de ne rien prendre à cœur
de tout cela. Il ajoute cependant qu’il craint le pire pour lui-même.
Sous le choc, Johann tombe gravement malade. Il ne trouvera le
repos qu’en 1946. Carl termine ce 9 novembre 1939 dans une
cellule froide de la prison de Fribourg.(10)
Deux mille deux jours de détention
Il se sent seul, abandonné, grelottant de froid, voué au
dépérissement. Il éclate en sanglots et pleure longuement…c205 Puis, Il se reprend, se jette tête baissée dans
l’inépuisable réservoir de la foi. Il prononce le Fiat de l’abandon, cherche le réconfort auprès de Marie, s’appuie sur
la communion des saints.
Après cent vingt jours de cellule, il comparait devant un
agent de la Gestapo qui lui signifie son internement dans le
camp de concentration de Sachsenhausen près de Berlin.
Le voyage dure deux semaines. C207 Carl entre dans l’énorme machine de dépersonnalisation et de torture montée
par le régime. Son nom est aboli, on l’appelle 17520 : Le
peuple allemand vous a rejetés de son sein ” Vous êtes ici
sous stricte surveillance, vous n’avez plus aucun droit.
C208 (11)
DACHAU
Le camp de concentration de Dachau avait été créé trois mois après d’accession d’Hitler au
pouvoir. Il a été le premier d’un réseau d’une centaine de camps disséminés sur l’ensemble
de l’Allemagne. Le 13 décembre 1940 Carl quitte Sachsenhausen pour Dachau, camp de
regroupement des prêtres. On lui affecte un nouveau numéro Son nom est le 22356. On
comptera 2600 prêtres à Dachau, serrés dans trois baraquements. Les prêtres polonais à
eux seuls en constituent près des deux tiers ! C213 Le temps glacial de l’hiver 1942 n’en finit
pas, il gèle à pierre fendre, écrit-il. Les déportés sont rassemblés dans le crépuscule blafard
sur la grande place du camp pour l’appel. Les SS y étalent leur cruauté sadique. La santé
fragile de Carl ne résiste pas à ces agressions. Une toux suspecte réapparaît bientôt. Le 15
mars, un vaisseau pulmonaire se rompt provoquant une hémorragie. Il fera des aller-retour
à l’infirmerie, mouroir où la douleur humaine affronte la mort dans une ambiance de désespoir. Dès qu’il peut se lever, il va d’un malade à l’autre et à chacun il distribue des paroles d’encouragement et de consolation, il se préoccupe de leur vie personnelle, il illumine
leurs cœurs d’un beau sourire apaisé, si étrange et si précieux dans cet univers de haine et
de total mépris où chacun se sent enchaîné. Il est bientôt connu comme l’ange du réconfort. Il cache en permanence sous son oreiller la boîte contenant des hosties consacrées. Il porte la communion à ses frères dans la foi. Il accompagne les agonisants. Il apprend des rudiments de langue russe pour leur parler de Jésus. La mort en fauchera un
grand nombre. C222 (12)
C’est auprès de la Consolatrice des affligés que Carl consolide les forces puisées dans
l’Eucharistie. Le chèque en blanc est maintenu : Cette expression est utilisée par ses amis
schöenstattiens pour exprimer leur total abandon. Remettre à Marie un chèque en blanc,
signé mais non rempli, c’est se livrer sans réserve par elle à la Providence divine. C 217 (13)
Joie dans la croix
En janvier 1942, on s’attaque à la
grande bête noire de l’imaginaire
nazi : les juifs. Hitler décide la
solution finale : l’élimination physique de tous les juifs d’Allemagne et des pays sous domination
nazie. On aménage de nouveaux
camps dont Auschwitz. Au cœur
de ce nouveau dispositif, les
chambres à gaz. La machine à
tuer va fonctionner à plein régime. Le satanisme hitlérien écrit
l’une des pages les plus accablantes de l’histoire des hommes,
crées à l’image de Dieu.
Carl écrit : continuons à croître
dans notre merveilleuse
confiance, dans le grand amour
de Dieu et dans la patience. Nous
serons alors comblés par d’indicibles retrouvailles. Signé : Immerfroh (celui qui est toujours
dans la joie). C226 (14)
Pour une ordination clandestine
Cinq années se sont écoulées ! Le 6 septembre 1944 débarque à Dachau un convoi de déportés français venant d’un autre
camp. Parmi eux, Mgr Gabriel Piguet, évêque de Clermont-Ferrand. C238. Une jeune fille de 20 ans, Josefa, au péril de sa vie, fait
passer deux lettres, aux évêques de Münster et de Munich, pour demander que Mgr Piguet puisse procéder à l’ordination de Carl
Leisner. En même temps que l’autorisation, elles demandaient de fournir divers objets de culte, tels que cérémonial et saintes huiles. D’abord méfiant, l’archevêque finit par lui remettre les objets sollicités et l’autorisation écrite.
10 Aimez-vous, pardonnez-vous tous, les uns les autres et avec 13 Recourez à Moi qui suis Reine de l’Univers. Moi je peux tout vous
donner. Vous seuls, vous ne pouvez rien faire. Mais par ma puisce pardon vous entrerez au ciel et vous serez pardonnés par mon
Fils Jésus, car Jésus est toute miséricorde et tout amour pour icisance, ma miséricorde auprès du Père Eternel, je puis tout vous
bas… SD 6 décembre 1968
donner. SD 19 mars 1970
11 Embrassez la croix, mes enfants, acceptez-la avec patience
14 Ceux qui auront cru, quelle joie ils auront, quel amour ils auront
dans le cœur ! vous ne devez pas douter. En avant toujours, en
parce que Jésus l’a portée avant vous, plus pesante que la vôtre.
Vous aussi, vous devez avoir la croix pour arriver là-haut… SD 1er
avant toujours avec Jésus et avec votre Maman du Ciel qui vous
novembre 1969
aime tant ! SD 8 décembre 1968
12 Vous ne devez pas craindre, mes enfants, même si vous êtes
persécutés, piétinés, vous entrerez encore avec plus de jubila11
tion et de chants là-haut dans le ciel. SD 26 mai 1969
Rencontre œcuménique autour de l’Eucharistie…
A l’intérieur du camp, on s’active avec une incroyable ingéniosité et une passion commune
qui transcende les limites confessionnelles. Un déporté russe façonne dans l’atelier mécanique du camp, un anneau épiscopal en laiton, portant l’image gravée de Notre-Dame
de Dachau. Un bénédictin allemand, artiste, sculpteur, façonne une crosse en bois de
chêne, portant l’inscription victor in vinculis (vainqueur dans les chaînes). Un prêtre du
diocèse de Trèves confectionne avec de l’étoffe violette les ornements épiscopaux et la
mitre ; Les perles et la soie de la mitre sont fournies par un oblat anglais, car, en échange
de victuailles, on trouve de tout dans les magasins SS de Dachau. Les produits viennent
des pays occupés. Un pasteur protestant qui désirait participer à la cérémonie avait aidé
un prêtre à confectionner les sandales liturgiques. C242
Le 17 décembre 1944, l’évêque et le diacre endossent les ornements pontificaux et sacerdotaux sur leurs frusques de déportés aux sinistres rayures. Carl porte l’aube blanche, la
chasuble pliée et dans la main droite, le cierge allumé. Son visage rayonne intensément.
Ses joues rouges accusent la fièvre qui dévore le malade aux poumons ravagés. Les trois
cents âmes réunies en ce haut lieu, sont bouleversées. Les larmes coulent sur les joues.
On entend des sanglots étouffés. Sans orgues, ni cloches, les cœurs ne sont pas moins
en fête. Aujourd’hui à Dachau, c’est le moment souverain, Carl s’agenouille devant l’évêque. Le successeur des apôtres lui impose les mains ! Carl devient prêtre pour l’éternité.
c248. Dans la troisième pièce du bloc se déroule ensuite une bouleversante rencontre
œcuménique. (15) Le groupe des pasteurs protestants a préparé un petit déjeuner qui
dans ces lieux constituent un régal princier ! Pendant toute la cérémonie d’ordination, un
déporté juif jouait du violon, au dehors, pour détourner l’attention des gardiens SS. Trois
heures plus tard, épuisé, Carl est de retour sur son misérable grabat au milieu des tuberculeux. c251
En la fête de Saint Etienne, fête du premier martyr, le 26 décembre 1944 Carl célèbre sa
première messe. Ensuite, Carl impose les mains et bénit ses frères. Il passe dans les trois
baraquements des prêtres pour les remercier tous, de la part qu’ils ont prise à son bonheur. C256
La liberté et le pain
Fin mars 1945 se produit un événement inattendu. Un certain nombre
de pasteur et de prêtres sont libérés. Parmi eux, Mgr Piguet, le père
Pies et le père Kentenich. Le 29
avril, le camp de Dachau est enfin
libéré : Grand espoir ! voici le jour
de la liberté et du pain ! chante
Carl. Avec l’aide du curé de Dachau, l’admirable père Pflanzelt qui
n’a jamais craint de risquer sa vie
pour venir en aide aux déportés, le
père Pies pénètre dans le camp. A
l’extérieur, une voiture attend. Carl
s’habille à la hâte : je quitte le
camp… Deo Gratias ! ! ! On transporte Carl au sanatorium de Planegg, près de Munich. Pendant le
voyage, il s’extasie à la vue des
pommiers en fleurs. Le voici dans
un lit aux draps immaculés, parmi
des personnes aimantes et souriantes : bonheur débordant ! merci,
merci, Eucharistia ! Seul dans une
chambre qui est mienne. Quelle
félicité… Me voici rendu à la dignité
humaine…Dans le silence, Dieu
parle, bien que je sois épuisé. c265
Jésus-Christ au coeur de l’Europe
Malgré les douleurs de plus en plus fortes, il reste l’être joyeux et
ensoleillé d’autrefois, il montre sur son visage et dans ses paroles,
une merveilleuse maturité intérieure et une grande profondeur.
C267
Ah, célébrer encore une fois l’eucharistie ! Alors il élevait ses
mains comme à la célébration de la messe, comme s’il tenait
l’hostie consacrée, son regard suivait le mouvement de ses mains,
son visage exprimait le désir intense, la foi et l’amour… c268.
Il a vécu pendant cinq ans l’Europe de la douleur. Il a été fait prêtre, entouré de l’Europe sacerdotale. Il a touché du doigt l’âme
de l’Europe. Il connaît, comme nul autre, le mal qui la ronge. Il
connaît aussi le remède. D’où ce cri bouleversant :
O toi, pauvre Europe,
La barque œcuménique
retourne à ton Seigneur Jésus-Christ ! (16)
C’est là que se trouve la source des plus belles valeurs que tu déploies. Retourne aux sources fraîches de la vraie force divine !
Seigneur, permets qu’en cela je sois un peu ton instrument, Oh, je t’en supplie !
Le jeune prêtre est arrivé au Golgotha. Son visage est complètement décharné. Seul le regard brille du reflet de l’esprit qui
l’habite. Il retourne au Père le 12 août 1945… Je sais que je vais bientôt mourir, mais je suis heureux...
Marie-Dominique Fabrikant
Livres utilisés : Comme l’or passé au feu Carl Leisner Editions du Parvis
Et Compilation du message de San Damiano par le père André Althoffer
15 Que l’Eglise de Pierre puisse triompher et que tous s’aiment d’un
amour réciproque parce que Jésus est UN. Jésus vivra pour tous les
siècles. Jésus veut que l’Eglise de Pierre triomphe en un seul troupeau, en un seul Pasteur. SD 5 …1969
Priez pour toutes les nations, qu’elles puissent comprendre ce grave
rappel, qu’elles puissent se mettre en paix, en harmonie avec Jésus.
Le monde doit revenir dans la paix, la monde entier doit s’unir dans
la prière. SD 8 août 69
16 Jésus est fort, Jésus est doux et humble de cœur. Vous, possédez-le dans votre coeur, ce Jésus et vous ne tremblerez jamais, ni
sur cette terre, ni quand vous devrez quitter le monde. Jésus est le
Consolateur et le dispensateur des grâces. Recourez souvent à lui et
demandez-lui la grâce d’arriver au ciel pour le posséder pour
12
l’éternité. SD 3 août 1968
Auteur
Document
Catégorie
Uncategorized
Affichages
0
Taille du fichier
628 KB
Étiquettes
1/--Pages
signaler