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(BOOCERCUS EURYCERUS ISA ACT) par F

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CONTRIBUTION A L'ETUDE DU COMPORTEMENT
ET DE IA COMPOSITION DE LA NOURRITURE DU BONGO
(BOOCERCUS EURYCERUS ISA ACT)
ET DE L'HYLOCHERE (HYLOCHOERUS
MEINERTZHAGENI)
DU VERSANT SUD DU MONT KENYA
par
F. EDMOND-BLANC
Renseignements ecologiques sur les bongos et les bylocheres du Mont
Kenya. Les bongos ne vivent pas veritablement dans les forets de banibous,
qui constituent un simple refuge pour eux. Leur nourriture consiste surtout
en une legumineuse et un βέηβςοη grimpant. II semble que les bylocheres se
nourrissent des memes plantes.
Les observations suivantes ont ete faites pendant un sejour d'un
mois passe sur le versant sud du Mont Kenya, entre 2.200 et
3.000 m d'aititude, entre le 15 fevrier et ie 15 mars 1959.
Le temps etait nuageux et le cieltres rarement clair le jour. Les
ondees etaient frequentes et parfois trfes violentes. La temperature
notre camp, 2.200 m, etait souvent inferieure a 5° durant la
nuit, surtout quand le ciel etait clair, ce qui arrivait plus souvent
la nuit que le jour. Le jour, le thermometre ne depassait jamais 20*
l'ombre inais l'ititensite solaire etait tres forte aux rares moments
clairs. A 3.000 m, limite superieure de la for£t de bambous (Arundinaria alpina Schum), la gelee blanche persistait jusqu' 9 heures
du matin.
La plupart des observations ont ete faites ia limite inferieure
de la foret de bambous, habitat p re fere des bongos et des hylocheres. En dehors de ces deux especes, but de l'expedition, les
grands ma m mi feres rencontres le plus souvent etaient le guib harnache, 1'elephant, le rhinoceros, le grand b ffle noir, le lycaon et
le colobe.
Gette region, qui fut le dernier centre de resistance de la revolte
Mau-Mau, venait seulement d'etre roouverte aux Europeens et avait
profile de deux annees de grande quietude a p re s avoir ete pendant
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NOάRRITURE DU BONGO ET DE I/HYLOCHfeRE
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plusieurs annees tres troublee par les combats et meme les bombardements aeriens.
Ces fails peuvent avoir leur importance et expliquer peut-etre
Textreme mefiance des bongos de cette region, animaux dejδ nature l lerne n t tres prudents, qui avaient certainement ete tres deranges δ ce moment-lδ et pouvaient en avoir conserve des craintes
anormales.
iNos recherches et observations ont ete faites presque chaque
jour, de Taube au crepuscule, avec le plus souvent une interruption de deux δ trois heures vers le milieu de la journee.
BONGOS.
De minutieuseset constantes observations de traces faites chaque
jour par un excellent pisteur local, l'Inspecteur des Chasses honoraire, Sydney Downing, et moi-meme, nous ont amenes aux conclusions suivantes :
Les bongos ne vivent pas veritablement dans les bambous et
ne s'en nourrissent absolument pas. La foret de bambous n est
pour eux qu'un refuge impenetrable, dans laquelle ils se mettent δ
l'abri des qu'ils sont inquiets, c'est δ dire, sauf exception, des qu'il
fait vraiment jour. Nous avons en effet constate que les jours tres
couverts les bongos restaient plus longtemps en dehors des bambous que les jours oό le ciel etait plus clair.
Chaque matin, des qu'il faisait suffisamment jour pour pouvoir
observer les traces, nous constations que celles-ci etaient celles
d'animaux qui etaient sortis de la foret de bambous au debut de
la nuit et qui y etaient dejδ rent res au tout debut de Taube Cependant, un peu plus tard dans la matinee, surtout, comme je Tai dit,
les jours couverts, certains animaux, surtout les femelies et les
jeunes, ne rentraient que deux heures apres le lever du soleiL
II y a une exception remarquable δ cette regle generale ; en
effet, un grand male de bongo, a l l heures du matin, a suivi nos
traces δ contre-sens pendant plus d'un kilometre et est venu passer
δ moins d'une centaine de metres de notre voiture que nous avions
abandonnee dans un chemin forestier δ 2.800 m d'altitude.
Nous avons pu examiner soigneusement le contenu de la bouche
et du tube digestif des deux specimens abattus, sans y decouvrir la
moindre pousse de bambous, et d'autre part, d'apres la position des
traces et les plantes m an gees ou arrachees, nous avons pu conclure
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MAMMALIA
(Tune fagon presque certaine que, δ cette epoque-lδ de I'annee, entre
le 15 fevrier et le 15 mars, la nourriture principale des bongos du
versant sud du Mont Kenya est constituee par une legumineuse :
Parochetus communis (Buch Harn) et une plante grinipante : Senecio
biaffrae.
En dehors de la foret de bambous, les endroits oό les traces de
bongos etaient le plus souvent rencontrees etaient sous de tres
hautes fόtaies primaires, des taillis composes de Erlangea spissa
(Morre), de l m a l m 50 de haut, de fougeres depassant l m de
haut, probablementLo/icAitfs, d'Urticassees : Uriica massaica (Mildfr)
et de grandes Cyperacees : Meriscas sp., depassant l m.
Les Senecio biaffrae poussent principalement sur V Erlangea
spissa, tandis que
trouve les /Jarocheius communis par petiles
taches au milieu des autres plantes.
HYLOCHERES.
Les habitudes des hylocheres du versant sud du Mont Kenya
sont tres voisines de celles des bongos. 11 semble cependant que les
hylocheres sont moins mefiants et se contentent, durant la journee,
de se reposer dans n'importe quel couvert, le plus souvent Erlangea
spissa et Urtica massaica, δ condition qu'ils soient tr&s fournis.
Toutefois, un grand male et ensuite une femelle adulte, deranges
par nous, ont ete se refugier directement dans les bambous.
Avant de tuer le gigantesque specimen que j'ai abattu, nous
avions trouve ses couches un peu partout et seulement deux fois
dans la foret de bambous.
Les hylocheres circulent beaucoup moins que les bongos et
sont beaucoup moins nombreux, done les observations sont d'autant moins faciles que, au lieu de circuler sur des sentiers toujours
les memes, comme le font les bongos, ils passent n'importe oό et
le plus souvent δ travers des taillis impenetrates, oό il est pratiquement impossible de suivre les traces. L'observation de la composition de la nourriture est done pratiquement impossible.
La plόie, le brouillard et les conditions tres precaires dans
lesquelles fut abattu le grand male ne nous ont pas permis d'identifier
sδ nourriture. II avail cependant dans la bouche, au moment de
sδ mort, un paquet de Senecio biaffrae et quelques feuilles a'Urtica
massaica.
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NOURRITURE DU BONGO ET DE I/HYLOCHfeRE
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Comme j'avais doj pu le constater au Pare Albert, dans la
plaine de la Rutshuru, les hyloch&res ne sont absolument pas des
fouisseurs et Γόη ne voit aucun travail sur le sol des endroits qu'ils
frequentent.
Nous n'avons malheureusement pas pu peser le grand male
que j'ai abattu, mais je crois ne pas me tromper en l'es mant
600 livres et peut-etrc mome plus. Notre pisteur, qui l'avait apergu
le premier, etait du reste persuade, au debut, que c'etait un b ffle !
La forme de la tete de l'hylochere est tres differente de celle que
Γόη voit dans les specimens naturalises ; la profondeur du trou
qui se trouve au sommet de la tete, derriere les yeux, est incroyable
et Γόη peut y mettre une mandarine ; quant aux disques se trouvant des deux c tes de la tete, ils sont incroyablement grands et
plats.
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