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Acte 1 - Marsan cultures

IntégréTéléchargement
Les suppléments du quotidien
Théâtre
de Gascogne
Acte 1
La saison
culturelle 2016-2017
de Mont-de-Marsan
et son agglomération
Supplément gratuit au journal du jeudi 16 juin 2016. Ne peut être vendu séparément
24
Théâtre de Gascogne : saison
culturelle 2016-2017
Landes
Naissance d’un théâtre
SCÈNES Un heureux
événement qui reste
rare. Objectif :
grandir et faire grandir
La création d’un nouveau théâtre ? Ça
se fête ! Cela n’arrive plus tous les
jours. Près de soixante ans après la
création du ministère de la Culture
par André Malraux, plus de trente
ans après le coup d’accélérateur donné aux politiques culturelles par
Jack Lang et surtout en ces temps de
restrictions budgétaires, on avait
l’impression que tout avait été fait,
que plus rien ne pourrait être tenté.
La preuve que non.
Un seul et même projet
Un Théâtre de Gascogne, pour quoi
faire ? « Diffuser des spectacles au
sein d’une programmation pluridisciplinaire, aider les artistes à créer,
développer les publics et promouvoir la culture locale », répondent la
nouvelle structure et son équipe.
« Rien de bien neuf sous le soleil »,
seraient tentés de protester certains
grincheux. Sauf que les Landes restent le seul département de la Nouvelle-Aquitaine à ne pas disposer de
lieu de spectacle vivant généraliste,
conventionné ou labellisé. Avant de
se spécialiser, il faut donc déjà exister. Un théâtre, deux collectivités
(Mont-de-Marsan et l’Agglomération), trois lieux complémentaires
de diffusion et de création (le Pôle
culturel, Le Molière et le Péglé) pour
porter et affirmer un seul et même
projet artistique et culturel, politique et public.
Épauler la création des spectacles,
en diffuser, veiller à ce qu’ils touchent au cœur, « rassembler, aider
et rendre plus visibles les propositions déjà existantes », surligner les
hommes, les forces et les valeurs qui
animent le territoire… Voilà la feuille
de route que s’est fixé ce nouveau
Théâtre de Gascogne. Rien de révolutionnaire en effet. Aujourd’hui, l’inventivité vient se nicher dans les détails d’une pratique au quotidien.
Après trois années de préfiguration et d’optimisation du fonctionnement, la structure, pilotée par Antoine Gariel, lui-même soutenu par
Geneviève Darrieusseucq, maire de
Mont-de-Marsan et président de l’Agglomération, « se donne trois ans
pour confirmer ». Avec comme ligne
d’horizon, une labellisation du ministère, garantie de moyens supplémentaires, et une approche d’écriture encore plus contemporaine.
B. M.
Jeudi 16 juin 2016 SUD OUEST
SUD OUEST Jeudi 16 juin 2016
Théâtre de Gascogne
: saison culturelle 2016-2017
Landes
Une saison culturelle millésimée
SPECTACLES
Hier, le nouveau
Théâtre de
Gascogne a dévoilé
sa première
programmation
A
LE THÉÂTRE DE GASCOGNE EN CHIFFRES
1 Il n’y a maintenant plus qu’un seul
et unique théâtre – le Théâtre de Gacogne – porté par la Ville de Montde-Marsan et Mont-de-Marsan Agglomération, et qui fédère trois salles
de spectacles : le Pôle culturel de
Saint-Pierre-du Mont, Le Molière
(nouveau nom du théâtre municipal) et le Péglé, à Mont-de-Marsan.
64 Le nombre de représentations de
cette nouvelle saison (47 tout public
et 17 scolaires), soit 21 de plus que la
saison passée.
90 En pourcentage, le taux de fréquentation des spectacles.
13 831 Le nombre de places vendues
lors de la saisons écoulée.
1,46 En million d’euros, le budget dé-
volu à la saison culturelle, y compris
la Fête de la musique, le festival
d’été Marsan sur scènes et la Fête
des rivières.
16,35 En pourcentage, la part des re-
DÉCEMBRE
tes, pour créer et échanger avec
le public, prévues pour la saison
2016-2017.
er
Jeudi 1 décembre. « Soirée Ionesco »,
Rare dans la saison, la danse fera une entrée remarquée.
Exemple avec « Répertoire#1 », huit pièces de cinq
chorégraphes avec 30 danseurs, le 10 novembre. MDIAN PHOTOGRAPHIE
des yeux que des oreilles, il pourra
compter, vendredi 4 novembre, sur
trois Suédois amoureux de la chanson française qui lui rendent un
hommage azimuté.
Ou sur les chanteurs d’opéra
d’Acide lyrique qui, mardi 13 décembre, revisiteront tout ce qu’ils trouvent : grand répertoire, chansons
françaises ou « variétoche » internationale. Ou bien encore, dimanche
5 février, sur les quatre drôles de dames allemandes du Quatuor Salut Salon, en tournée mondiale depuis dix
ans déjà, qui aiment marier toutes
les musiques.
cettes du Théâtre fournie par la
billetterie.
Une bonne dose
Casser les codes
d’humour musical
et la baraque
2
3
De l’humour, tout en musique… Ce Faire rentrer des spectacles dans des
15 Le nombre de permanents de
serait le péché mignon du public
montois, selon le directeur du Théâtre de Gascogne. Pour se régaler, tant
10 Le nombre de résidences d’artis-
l’équipe du Théâtre de Gascogne Scènes de Mont-de-Marsan.
cirque, par Les Sept doigts de la main,
le Pôle, 18 h 30.
Mardi 11 octobre. « Musique enjouée »,
concert familial, Damien J. Jarry et Sylvain Audinovski, le Péglé, 19 heures.
Dimanche 16 octobre. « Carrousel
des moutons », cirque, Dirk Van Boxelaere et
Fien Van Herwegen, le Pôle, 16 heures.
Mercredi 19 octobre. « Sonho Real »,
chanson, Flavia Coelho, Le Molière, 20 h 30.
FÉVRIER
Samedi 4 février. « Bigre », théâtre visuel,
compagnie Le fils du grand réseau, le Pôle,
18 h 30.
Dimanche 5 février. Quatuor Salut Salon, humour musical, le Pôle, 18 h 30.
Mardi 7 février. « Feathers », concert jazz,
Thomas Enhco, Jazz au Pôle, 20 h 30.
Mercredi 8 février. « Billie Holiday, l’immortelle voix du jazz », spectacle vidéo musical, Paul Lay, dans le cadre de Jazz au Pôle,
le Pôle, 20 h 30.
Jeudi 9 février. « La Boîte de jazz », concert, Orchestre symphonique de Gironde, dans
le cadre de Jazz au Pôle, le Pôle, 19 heures.
Vendredi 10 février. « Maraca », concert,
Big Band Côte Sud, dans le cadre de Jazz au
Pôle, Scène nationale de Bayonne, 20 h 30.
Samedi 11 février. « L’Amusicien d’Uz »,
spectacle « mosical autobiograffitique », Bernard Lubat, dans le cadre de Jazz au Pôle, le
Pôle, 20 h 30.
Lundi 13 février. « Ce que le Djazz fait
à ma djambe », spectacle théâtral et musical,
Jacques Gamblin et Laurent de Wilde, dans le
cadre de Jazz au Pôle, le Pôle, 20 h 30.
Mardi 14 février. « Into Ze Landes », théâtre, Sébastien Laurier, compagnie l’Espèce fabulatrice, le Péglé, 20 h 30.
Vendredi 17 février. « Les Vibrants »,
théâtre, Aïda Asgharzadeh, Le Molière,
20 h 30.
MARS
1
Avec trois rendez-vous, Cyrano est le fil rouge de cette première
saison. PHOTO FABIENNE RAPPENEAU
Dimanche 9 octobre. « Traces »,
Vendredi 4 novembre. « Blond and
blond and blond », humour musical, Le Molière, 20 h 30.
Jeudi 10 novembre. « Répertoire#1 »,
danse, Mourad Merzouki, le Pôle, 20 h 30.
Vendredi 18 novembre. « Le Dernier Cèdre du Liban », théâtre, Aïda Asgharzadeh, le
Péglé, 20 h 30.
Mardi 22 novembre. « Dans la peau
de Cyrano », théâtre, compagnie Qui va piano,
le Péglé, 19 heures.
Vendredi 25 novembre « Maman Baleine », conte musical, Les 13 lunes, le Pôle,
18 heures.
Dimanche 27 novembre « Gulliver
et fils », théâtre, compagnie Les Trottoirs
du hasard, Le Molière, 16 heures.
Mardi 29 novembre. « Des Souris
et des hommes » de John Steinbeck, adapté
par Marcel Duhamel, le Pôle, 20 h 30.
vec leur nouveau Théâtre de
Gascogne,quiunittroissallesde
spectacle au service d’un
même projet, Ville et Agglo passent
un cap… « Plutôt une péninsule ! »,
dirait Cyrano, l’invité d’honneur de
la saison. Après deux années de préfiguration, la nouvelle structure veut
être à l’image et à l’écoute de son territoire. Entre octobre 2016 et
juin 2017, 47 spectacles de théâtre, de
danse, de musique et de cirque
– ou objets artistiques non identifiés ! – attendent leur public.
Mardi 31 janvier. « Le Rire de la baleine »,
danse, Théâtre des deux mains, le Péglé,
20 h 30.
OCTOBRE
NOVEMBRE
BENOÎT MARTIN
b.martin@sudouest.fr
Et si on allait
au théâtre ce soir
Le théâtre reste l’esthétique majeure
de la saison 2016-17. Répertoire ou
création, comédie ou tragédie, avec
un comédien seul en scène ou une
troupe… « Le théâtre peut prendre
tellement de formes ! », s’enthousiasme Antoine Gariel, le directeur du
Théâtre de Gascogne. On le voit dans
la fréquentation et dans les retours
du public : il y a une vraie demande. »
Place aux grands classiques avec
«Des Souris et des hommes » de Steinbeck, mardi 29 novembre – dont
l’adaptation de Marcel Duhamel a été
nommé aux Molière 2015 du
meilleur spectacle privé – « La Cantatrice chauve » et « La Leçon » d’Ionesco,
jeudi 1er décembre, ou « Elles s’appelaient Phèdre », œuvre de Jean Racine
revisitée par le Théâtre des chimères.
Le théâtre contemporain offrira
émotion, larmes et rires avec « Le Poisson belge », mardi 6 décembre, avec
Marc Lavoine et Géraldine Martineau,
Molière 2016 de la révélation féminine, ou « Les Faux British », mercredi
25 janvier, Molière 2016 de la
meilleure comédie.
À VOS AGENDAS
catégories, c’est souvent amenuiser
leur complexité et leur richesse.
Qu’on se le dise : le spectacle vivant
est le monde de
tous les possi« Le théâtre
bles. Exemple
peut prendre
avec le spectacle
inaugural de la
tellement
saison : « Traces ».
de formes ! »
« Acrobaties et
voltige, musique classique et danse contemporaine, skateboard et basket, dessin et
vidéo : on trouve de tout dans ce spectacle, déjà vu par 20 millions de personnes, qui dégage une énergie
folle », explique Antoine Gariel, qui a
déjà programmés ces Québécois
pour l’ouverture du précédent théâtre dont il avait la direction.
Un théâtre sans mot ? La preuve
avec « Bigre », farce muette plus parlante que n’importe quel beau discours. Un théâtre plus jazzy que n’importe quel concert ? Place au comédien Jacques Gamblin face à un sextet
de jazz. Un théâtre qui rend hommage au chansonnier Allain Leprest
sans pousser la chansonnette ? Démonstration avec Philippe Torreton
et la pièce « Mec ! », mercredi 7 juin.
Cyrano de Bergerac
fait son beau
4
« Cyrano de Bergerac » ? L’une des pièces les plus populaires du théâtre
français. Un personnage haut en couleur aussi connu qu’Hamlet et Don
Quichotte. Le Théâtre rend hommage à ce Gascon mondialement
connu.
Le public croisera sa route trois fois
au cours de la saison. Mardi 22 novembre avec « Dans la peau de Cyrano » et un comédien virtuose qui
tient tous les rôles. Vendredi 17 février,
avec « Les Vibrants », une pièce d’Aïda Asgharzadeh, dans lequel une
gueule cassée de la Grande Guerre retrouve un sens à sa vie grâce à Cyrano
et Sarah Bernhardt. Vendredi 5 mai,
avec la pièce d’Edmond Rostand ellemême.
Les musiciens
Spectacles à déguster
jouent à domicile
en famille
5
6
L’herbe est toujours plus verte chez D’un côté, le public adulte, qui vient
le voisin ? Que nenni ! La Gascogne
offre des artistes de talent qui méritent d’investir son théâtre. Surtout
des musiciens. Le groupe Nadau, entre chants traditionnels, cornemuse
et guitare électrique, fait l’Olympia, à
Paris,maisneviendraitpasàMont-deMarsan ? Il sera sur la scène du Pôle
vendredi 9 décembre.
Mercredi 8 février, le pianiste jazz
qui monte, qui monte, Paul Lay, originaire du Sud-Ouest, proposera un
hommage à Billie Holiday. Samedi
11 février, le multi-instrumentiste, auteur, compositeur, interprète Bernard
Lubat viendra présenter « L’Amusiciend’Uz»:folieetpoésiegaranties.Samedi 18 mars, le tromboniste montois Fidel Fourneyron convertira le
public à la rumba cubaine. Autre
Montois incontournable : Alain Sourigues. Bien plus qu’un chanteur, il
offrira son « C’est pas grave… », vendredi 24 mars.
au théâtre en soirée. De l’autre, le public enfant qui découvre le spectacle
vivant dans l’après-midi, lors de séances scolaires. Pourquoi ne pas réunir
enfants, parents et grands-parents
devant des spectacles, accessibles à
tous, à des jours et des horaires propices ? C’est le pari tenté par le Théâtre
de Gascogne.
Mardi 11 octobre, le chef Sylvain Audinovski revient à Mont-de-Marsan
avec « Musique enjouée », un orchestre de jouets ! Dimanche 16 octobre,
deux artistes belges présentent leur
« Carrousel des moutons », entre cirque et musique. Vendredi 25 novembre, le conte musical « Maman Baleine » est accessible dès trois mois.
Et dimanche 27 novembre, embarquementpourdécouvrirlemondede
« Gulliver et fils ». Théâtre, danse,
chant, conte, cirque… Cette saison, il
y en aura plein les mirettes pour tous,
toute l’année.
théâtre, Théâtre de la Huchette, Le Molière,
20 h 30.
Samedi 3 décembre. « Sur le fil »,
humour, Virginie Hocq, Le Molière, 20 h 30.
Mardi 6 décembre. « Le Poisson belge »,
théâtre, de Léonore Confino, avec Marc Lavoine, Le Molière, 20 h 30.
Vendredi 9 décembre. « Nadau », chanson, Los de Nadau, le Pôle, 20 h 30.
Mardi 13 décembre. « Opéra Pastille 2 »,
humour musical, compagnie Acide lyrique,
Le Molière, 20 h 30.
Samedi 17 décembre. « Concert
de Noël », musique classique, chœur de l’Orchestre national de Bordeaux, le Pôle, 18 h 30.
JANVIER
Vendredi 6 et samedi 7 janvier.
Carte blanche à Kwal, musique, théâtre
et conte, CaféMusic’, 20 h 30.
Vendredi 13 janvier. « Rien ne se perd »,
théâtre, Collectif La Bouée, Le Molière, 20 h 30.
Jeudi 19 janvier. « Mousquetaires du roi »,
musique classique, Orchestre symphonique de
Gironde, le Pôle, 19 heures.
Vendredi 20 janvier. « Navega Mundos », musique du monde, Las Hermanas Caronni », le Péglé, 20 h 30.
Samedi 21 janvier. « Au Vent mauvais »,
BD concert, The Hyènes, Le Pôle, 20 h 30.
Mercredi 25 janvier. « Les Faux British »,
théâtre, compagnie Ki m’aime me suive,
Le Molière, 20 h 30.
Vendredi 27 janvier. Musique de forces
aériennes, musique, le Pôle, 20 h 30.
Lundi 6 mars. « Au-dessus de la mêlée »,
théâtre, Cédric Chapuis, le Pôle, 20 h 30.
Vendredi 10 mars. « Elles s’appelaient
Phèdre », théâtre, d’après Jean Racine,
Le Théâtre des chimères, le Péglé, 20 h 30.
Samedi 18 mars. « Que vola ? », rumba,
jazz, Fidel Fourneyron, Le Molière, 20 h 30.
Dimanche 19 mars. Léo, artiste et spectacle inclassables, le Pôle, 18 h 30.
Mercredi 22 mars. Gaspard Proust, humour, Le Molière, 20 h 30.
Vendredi 24 mars. « C’est pas grave… »,
chanson, Alain Sourigues, Le Molière, 20 h 30.
AVRIL
Dimanche 2 avril. Circus Incognitus, cirque, le Pôle, 16 heures.
Mardi 11 avril. « Quatre Tendances »,
danse, Opéra national de Bordeaux, le Pôle,
20 h 30.
Vendredi 14 avril. Cali, chanson, Le Molière, 20 h 30.
Jeudi 20 avril. Manu Payet, humour,
Le Molière, 20 h 30.
MAI
Vendredi 5 mai. « Cyrano de Bergerac »,
d’Edmond Rostand, compagnie Le Grenier de
Babouchka, le Pôle, 20 h 30.
Dimanche 14 mai. « La Petite Sirène »,
conte musical et visuel, compagnie Anamorphose, le Péglé, 14 heures.
JUIN
Mercredi 7 juin. « Mec ! », théâtre, Philippe
Torreton et Edward Perraud, Le Molière,
20 h 30.
S’ABONNER, RÉSERVER
Jusqu’au jeudi 25 août :
Supplément gratuit au journal
du jeudi 16 juin 2016
Président-directeur général : Olivier Gérolami
Directeur général délégué,
directeur de la publication : Patrick Venries
N° commission paritaire : 0420 C 86477
Chef de projet : Audrey Ludwig
Illustration de Une : Nicolas Le Lièvre
Secrétariat de rédaction : Claire Burckel
Rédaction : Benoît Martin
Publicité : Pierre-Emmanuel Davant
Siège social : Journal Sud Ouest
23, quai des Queyries, CS 20001
33094 Bordeaux Cedex
Tél. 05 35 31 31 31
www.sudouest.fr
abonnement par courrier uniquement,
Boutique culture, office de tourisme,
1, place Charles-de-Gaulle,
40 000 Mont-de-Marsan.
Du 1er au 3 septembre : abonnement
à la Boutique culture, sur place
uniquement, de 9 à 19 heures.
À partir du lundi 5 septembre :
billetterie individuelle à la Boutique culture
ou au 05 58 76 18 74, du lundi au vendredi,
de 9 heures à 12 h 30 et de 13 h 30 à
18 heures, le samedi de 9 à 13 heures et de
14 à 17 heures ; sur www.marsancultures.fr ;
le soir des spectacles au guichet une heure
avant le début du spectacle.
culturelle 2016-2017
246 Théâtre de Gascogne : saison
Landes
LA MAISON
DES ARTISTES
Dix résidences
de création
Le Théâtre de Gascogne s’affirme
comme « un espace ouvert à la création et au service des artistes ». Cette
saison, dix compagnies – contre quatre la saison passée – seront accueillies en résidence, pour un total de
quinze semaines de travail et de rencontre avec les publics.
Entre les aides à la production,
l’achat de spectacles et la valorisation
des moyens de production mis à la disposition des équipes (hébergement,
atelier, personnels etc.), 68 000 euros
sont dédiés à la création en résidence.
Sylvain Audinovski
et son orchestre
Le chef d’orchestre avait ouvert la saison précédente avec « Odino », coproduit par Mont-de-Marsan Agglomération. Le directeur de l’Ensemble Bonzaï
revient avec une nouvelle création intitulée « Musique enjouée ». Passionné
de musique, de toutes les musiques,
Sylvain Audinovski est toujours accompagné d’un orchestre symphonique composé… de jouets ! Peaufiné
lors d’une résidence du 6 au 10 octobre, le spectacle est à découvrir en famille, le mardi 11 octobre, au Péglé.
Le chef d’orchestre Sylvain
Audinovski. PHOTO ANTHONY DUBOIS
Sébastien Laurier :
le retour aux sources
Touché par une maladie auto-immune, chronique et handicapante, le
comédien et auteur Sébastien Laurier
décide de parcourir la terre de ses ancêtres, les Landes, pour comprendre
les origines de ce mal et, pourquoi pas,
en guérir grâce aux fameuses sources
guérisseuses. Une quête intime, des
tas de rencontres…
Cela ne devait être qu’un livre, ce
sera aussi un spectacle. Echafaudé au
Péglé pendant le mois de septembre,
« Into Ze Landes » sera présenté mardi
14 février.
Trois fois complice
ÉCRITURE Comédienne et auteur, Aïda Asgharzadeh est
artiste associée de la saison 2016-17 du Théâtre de Gascogne
RECUEILLI PAR BENOÎT MARTIN
b.martin@sudouest.fr
« Sud Ouest » Qui êtes-vous ?
Aïda Asgharzadeh À la base, j’ai une
formation de comédienne. En parallèle, j’ai toujours beaucoup écrit. Un
jour, le metteur en scène Franck Berthier m’a proposé d’écrire un texte
car il ne trouvait pas ce qu’il cherchait. Cela a donné « Le Peuple de la
nuit », créé à Annecy en janvier 2012.
C’est l’histoire de trois femmes que
rien ne rassemble et qui se retrouvent confrontées à l’horreur des
camps nazis. La pièce a été présentée
deux années de suite au Festival
d’Avignon et dans toute la France.
Elle a tourné 50 fois dans sa version
pour enfants… On peut dire que cela a plutôt bien marché. Me voilà
donc autant auteur que comédienne.
Quels sont vos axes de travail privilégiés ?
Deux questions m’intéressent particulièrement. La première, c’est de savoir pourquoi l’on fait du théâtre,
pourquoi l’on a besoin de se raconter des histoires. La seconde concerne l’héritage : jusqu’à quel point
notre passé, notamment familial, influence notre vie et notre personnalité ? À partir de quand parvient-on
à s’en détacher et devenir responsable, maître de son existence ?
Comment s’est passée la rencontre
avec Antoine Gariel, le directeur du
Théâtre de Gascogne ?
C’était lors du Festival d’Avignon 2014. Je présentais ma pièce
« Les Vibrants », dans laquelle je joue
également. À la sortie d’une représentation, le chargé de diffusion est venu me présenter quelqu’un qui avait
beaucoup aimé le spectacle. C’était
Antoine Gariel. Il m’a dit qu’il était directeur du théâtre de Mont-de-Marsan. Je lui ai répondu que j’écrivais
une pièce « Le Dernier cèdre du Liban », dont la moitié de l’histoire se
passait à Mont-de-Marsan, sans que je
connaisse la ville.
Pouvez-vous nous en dire un peu
plus ?
J’avais besoin de camper mon histoire dans un centre éducatif fermé
pour grands mineurs mixte et qui
ne soit pas en région parisienne. En
cherchant, j’ai vu qu’il n’y en avait
que deux en France qui répondaient
À 29 ans, Aïda Asgharzadeh a de nombreux talents.
PHOTO MARC RAMOS
à mes critères, dont celui de Montde-Marsan.
Et vous voilà artiste associée du
Théâtre de Gascogne, à Mont-deMarsan !
Quand Antoine Gariel m’a fait cette
proposition, j’ai été très touchée.
Même si je ne savais pas trop ce que
ça pouvait recouvrir… En mars, j’ai
été accueillie, avec toute l’équipe, en
résidence de création pour le montage de la dernière pièce que j’ai coécrite avec Kamel Isker : « La Main de
Leïla ». Elle sera créée à Avignon cet
été.
Je reviendrai à Mont-de-Marsan, au
Péglé, toujours en résidence de création, du 7 au 17 novembre, avec « Le
Dernier cèdre du Liban », juste avant
sa présentation vendredi 18 novembre. Enfin, Le Molière accueillera « Les
Vibrants », vendredi 17 février. C’est
l’histoire d’une gueule cassée de la
guerre 1914-18. D’un homme qui n’a
plus de nez et qui reprend goût à la
vie en jouant « Cyrano de Bergerac »
sous la direction de Sarah Bernhardt.
Qu’avez-vous retiré de ce premier
temps de résidence ?
J’ai déjà été soutenue dans mon travail, mais jamais à ce point-là. J’ai déjà fait des résidences de création à Paris, mais ce n’est pas pareil. Le soir, on
rentre chez soi, on n’est pas dans
cette sorte de huis clos créatif que j’ai
pu vivre à Mont-de-Marsan. En mars,
on ne faisait rien d’autre que créer,
bichonnés par une équipe géniale,
sans contrainte horaire. Le scénographe et la costumière avaient accès à
un atelier. Le décor et les costumes
se construisaient en temps réel, en
même temps que le reste de la pièce.
C’est rare.
Vous qui aimez questionner l’héritage, à quand une pièce en relation
avec l’Iran, votre pays d’origine ?
J’ai toujours eu l’idée de le faire, mais
je ne me suis pas encore lancée. D’autant que j’y suis retournée récemment, pendant trois semaines, avec
mes parents et ma sœur. Pourquoi
pas l’année prochaine ? C’est le moment de le faire.
Jeudi 16 juin 2016 SUD OUEST
L’écho
et le reflet
du territoire
AMBITION Le Théâtre
de Gascogne veut
« ressembler à ceux qu’il
souhaite rassembler »
Être un théâtre de territoire, c’est
d’abord inviter, créer, rencontrer les
artistes nés ou installés en terre gasconne, dans les Landes, en Gironde
ou en Béarn : les musiciens Bernard
Labat, Paul Lay, Alain Sourigues, Nadau, Fidel Fourneyron, Las Hermanas Caronni ; ceux de l’Opéra national de Bordeaux et de l’Orchestre
symphonique de Gironde ; les compagnies Espèce fabulatrice, des 13 lunes, du Théâtre des deux mains et
du Théâtre des chimères.
Devenir un théâtre de territoire,
c’est travailler main dans la main
avec les autres opérateurs culturels.
Exemple avec le chanteur et conteur
Kwal, invité par le Théâtre de Gascogne et accueilli par le CaféMusic’. Ou
avec le BD concert du groupe The
Hyènes, programmé par le CaféMusic’ et présenté au Pôle. « Rien que
dans l’agglomération, on dénombre plus de 150 propositions de spectacles par an. Le Théâtre de Gascogne doit coordonner le calendrier
pour éviter la congestion, soutenir
l’existant et venir combler les manques », précise son directeur, Antoine
Gariel.
Enfin, devenir un théâtre de territoire, c’est se faire l’écho de ce que vivent les gens qui le peuplent, c’est
entrer en résonance avec leur quotidien. C’est montrer que théâtre et
rugby ne sont pas incompatibles.
Ou que l’armée et la Base aérienne 118 peuvent aussi devenir des
partenaires culturels et artistiques.
B. M.
Nadau sera au Pôle
le 9 décembre. ARCH. PHILIPPE SALVAT
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