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Ceci n`est pas qu`une boîte

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Ceci n’est pas qu’une boîte
Collection Yvette Dardenne
Exposition
Du Sa 18/06 au Di 02/10/2016
Centre Culturel Régional de Dinant – Salles d'Exposition
Entrée libre
Au commencement était la boîte
"Au service de l’homme depuis les époques très lointaines, la boîte occupe une place
prépondérante dans l’histoire des objets destinés à satisfaire des exigences de nature
pratique mais aussi voluptuaire, comme la tabatière, et des exigences rituelles.
Sa présence est attestée dans toutes les civilisations et sa fabrication, comme les
exemplaires parvenus jusqu’à nous le démontrent, n’a jamais connu de déclin."
Extrait de Les Collections, Boîtes par Maria Grazia Branchetti, CELIV, Paris, 1994, p.5.
Au sens premier, le mot "boîte" ou "boite" désigne un objet courant et creux dans lequel on
peut ranger d'autres objets.
Il indique donc tout contenant rigide en bois, carton, pierre, métal précieux ou pas, matière
plastique, avec ou sans couvercle, dans lequel on met des objets ou des produits divers,
pour les protéger, les conserver, les ranger, les cacher,...
Si le fer-blanc – qui est obtenu à partir de feuilles de fer enduites d’une fine couche d’étain et
qui présente le double avantage de ne pas ternir à l’air et de résister aux acides naturels – a
été inventé au 13e siècle, les premières boîtes en fer sont seulement apparues au début du
18e siècle.
Et c'est l’application à la boîte en fer-blanc du principe d’appertisation – conservation de
longue durée, à température ambiante, des aliments et de leurs qualités nutritionnelles,
obtenue par un procédé associant un traitement thermique et un emballage étanche – et
l’industrialisation qui vont participer au développement de sa commercialisation en grande
quantité.
Vers 1830, naît la profession de ferblantier-boîtier, exercée par des ouvriers soudeurs
hautement qualifiés qui façonnaient la totalité de la boîte à la main.
Les nombreuses évolutions technologiques ont transformé la fabrication des boîtes en fer, la
faisant peu à peu passer d’un mode artisanal à des méthodes industrielles de plus en plus
sophistiquées. Ce qui fait qu’aujourd’hui, tout ou presque est possible tant en matière de
tailles, de formes ou de décorations.
Devenu au fil du temps un support publicitaire de choix, la boîte en fer a d’abord été décorée
à la main, puis fait l’objet de traitements divers suivant l’évolution des techniques
d’impression (lithographie, transfert, chromolithographie, sérigraphie,…).
Déclin et renaissance
Si sur une période somme toute assez courte, une douzaine de lustres, de merveilleuses
boîtes ont été produites, le fer-blanc cède de plus en plus la place à l’aluminium.
Mais plus encore, "la Seconde Guerre Mondiale donnera un sérieux coup de frein à cette
industrie, qui fut presque entièrement mobilisée pour participer à l’effort de guerre; De plus,
dans ce même laps de temps, les gouvernements de nombreux pays interdirent l’utilisation
de métal pour toutes fabrications autres que celles directement liées au conflit.
A l’exception des boîtes de conserve, l’emballage alimentaire métallique ne se relèvera pas
de cette situation, et, de toute façon, le plastique se chargera de bien vite prendre le relais. *
A partir de 1950, les boîtes en fer désuètes passent de la cuisine au garage, puis dans le
marché de la brocante.
Depuis quelques années pourtant, la boîte en métal semble avoir retrouvé les faveurs d’un
public plus large que celui des collectionneurs d’exemplaires anciens. Chez les torréfacteurs,
chocolatiers, confiseurs, parfumeurs, dans les magasins de décoration, de cadeaux, mais
aussi dans les grandes chaines d’alimentation, l’on peut trouver un nombre impressionnant
de boîtes en fer, reprenant d’anciennes publicités, adoptant un style vintage, mettant à
l’honneur des héros de bande dessinée,…
Pour les décorer, plusieurs techniques sont employées: l’embossage, l’estampillage, le
collage d’étiquette, la gravure au laser, l’impression sur métal,… Certaines firmes proposent
même des boîtes personnalisées à l’unité reproduisant des photos de famille ou d’autres
souvenirs personnels.
* Extrait de La Folie des Boîtes en Fer par Magdeleine Ducamp, Editions Flammarion, Paris, 2002, pp.
30-31.
Rencontre avec une boxoferrophile ou buxidaferrophile
©Agence Reuters
Le monde est rempli de collectionneurs et de collectionneuses de toutes sortes. Et leurs
passions parfois débordantes, voire dévorantes, répondent aux noms étonnants de
"arctophilie" pour les ours en peluche, "buxidanicophilie" pour les tabatières, "cochliophilie"
pour les cuillères, "calcéologie" pour les chaussures et les souliers, "plangonophilie" pour les
poupées, "tyrosémiophilie" pour les étiquettes de fromage, "fabophilie" ou "favophilie" pour
les fèves de galettes des rois, "lécythiophilie" pour les flacons de parfum, "obituarophilie"
pour les faire-part de décès, "puxisardinophilie" pour les boîtes à sardines,"tappabotuphilie"
pour les bouchons,…
A Grand-Hallet (Hannut), vit une boxoferrophile ou une buxidaferrophile, comme elle préfère
le dire. Yvette Dardenne possède la plus importante collection de boîtes en fer-blanc du
monde: 58.768 pièces répertoriées au 01 février 2016!
Les boîtes en fer, elle les aime et les garde toutes, de toutes tailles, toutes formes, tous
âges, tous usages, toutes origines et ayant véhiculé tous les produits imaginables.
Elle a autorisé le Centre Culturel Régional de Dinant à en choisir quelque 250 parmi les plus
rares dans son incroyable collection pour que ces précieux trésors soient exposés à Dinant
le temps d’un été.
Comment Yvette Dardenne
buxidaferrophile…
est
devenue
boxoferrophile
ou
C’est une boîte ancienne contenant de vieilles photos familiales qui est à l’origine indirecte
de la collection d’Yvette Dardenne. Une tante de son mari, persuadée qu’elle prendrait soin
du contenant et du contenu, lui a confié ce premier trésor, en 1987.
Cet héritage lui a rappelé une boîte qui avait marqué son
enfance: la boîte à laine de sa maman, illustrée du portrait de
la Reine Astrid, la souveraine dont le destin tragique a ému
de nombreux Belges.
Allant à la recherche de "sa" Reine, la future collectionneuse
a croisé une belle boîte, une autre encore, et encore, et
encore… Sur un marché aux puces, elle a fait affaire avec un
monsieur qui, pour satisfaire son épouse, voulait se débarrasser d’une collection de boîtes
comprenant 164 pièces.
Ce fut rapidement l’escalade… Yvette Dardenne était
bel et bien tombée dans la collection.
La collection a grandi à une vitesse extraordinaire. En
1992, le Guinness Book consacrait le record de 16.452
pièces différentes en quatre ans. En 1997, le même
Guinness Book confirmait le chiffre de 28.830 pièces. En
date du 01 février 2016, la collection a atteint le chiffre
de 58.768 boîtes. Résultante de quelque 30 ans de
passion inconditionnelle.
Très vite, pour disposer toutes ces boîtes, il a fallu pousser les murs, puis investir diverses
bâtisses. Parmi les lieux qui forment aujourd’hui un ensemble entièrement consacré aux
boîtes, un moulin (13e siècle) toujours équipé de sa roue à aubes (15e siècle), une épicerie
reconstituée à l’ancienne et une maison réaménagée en estaminet villageois. Il faut le voir
pour le croire!
Yvette Dardenne aime partager sa passion, faire visiter ce lieu
magique, sa caverne d’Ali Baba et prêter pour des expositions.
A deux pas de chez nous, un fantastique voyage dans un
univers où les mots "tôle", "fer-blanc", "métal" se teintent de
surprise, d’émerveillement, d’art et de nostalgie.
La presse en parle
On ne compte plus les reportages qui ont été consacrés à l’incroyable collection d’Yvette
Dardenne dans la presse écrite, à la radio ou à la télévision, tant en Belgique qu’à l’étranger.
Parcourir son press-book s’avère une expérience à la fois étonnante et amusante. Le verdict
est unanime: impossible de rester de bois devant autant de fer!
Une exposition à Dinant:
Ceci n’est pas qu’une boîte
La collection d’Yvette Dardenne démontre à souhait que le domaine des boîtes en fer-blanc
est infiniment vaste. Depuis quelques années, il connaît même un regain d’intérêt.
A partir de 1950, suite au succès du plastique, les boîtes en
métal sont tombées en désuétude, passant de la cuisine au
garage, puis dans le marché de la brocante. Pourtant,
dernièrement, elles semblent avoir retrouvé les faveurs d’un
public plus large que celui des collectionneurs
d’exemplaires anciens. Chez les torréfacteurs, chocolatiers,
confiseurs, parfumeurs, dans les magasins de décoration,
de cadeaux, mais aussi dans les grandes chaînes
d’alimentation, l’on peut trouver un nombre impressionnant de boîtes en fer, reprenant
d’anciennes publicités, adoptant un style vintage ou résolument moderne.
Opérer un choix parmi les innombrables trésors découverts à Grand-Hallet, dégager un fil
conducteur n’a pas été tâche facile!
De nombreux thèmes auraient pu être retenus: la
pharmacie, le savon, les soins de beauté,
l’alimentation, les biscuits, les bonbons, le café,
le thé, le chocolat, le tabac, l’épargne, le sport,
les moyens de transports, les personnages
célèbres, la littérature, les contes, la musique, les
enfants, la femme dans tous ses états,…
L’exposition Ceci n’est pas qu’une boîte prend le
parti de présenter au public un des aspects les
plus singuliers de cette collection unique:
quelque 300 boîtes, parmi les plus rares, qui ont été conçues, dès leur fabrication, pour
connaître une seconde vie (vases, horloges, cadres, jeux de sociétés, voitures, trains,
valisettes,...).
Car si, très vite, les boîtes en fer vides ont été réutilisées comme contenant pour d’autres
produits ou objets selon le format (la boîte de biscuits vide comme boîte à sucres, à boutons,
à photos, à clous, à colifichets,…), très tôt, aussi, les concepteurs ont induit une réutilisation
de la boîte en fer-blanc.
Sur certaines boîtes reprenant la forme des pots en faïence qui trônaient sur les cheminées
des cuisines et contenant à l’origine des bonbons, on pouvait lire les mots "farine", "thé",
"café", "riz",… C’était bien la réutilisation qui comptait et non le produit initial acheté par la
ménagère.
En matière de réemploi, les marques ont fait preuve
d’une créativité foisonnante. De magnifiques boîtes
prennent la forme de tableaux, de vases, de coffres,
d’étuis, de meubles miniatures, avec des décors en
trompe l’œil, des imitations de cuir, bois, marbre,
ivoire,… La qualité de l’impression et le relief donné au
métal trompent vraiment. La maîtrise exceptionnelle des façonniers qui travaillent les formes
est à souligner et à admirer.
On trouve aussi nombre de boîtes destinées aux enfants (paniers à goûter, boîtes à
tartines,…) et de nombreux jouets (voitures, camions, locomotives, bateaux,…).
Regroupées par genres, ces pépites sont assorties d’un parcours de panneaux illustrés
retraçant l’histoire de la boîte en général, du fer-blanc, de l’appertisation, de la boîte en métal
(origine, fabrication, décoration,…) ainsi que de la collection d’Yvette Dardenne.
Organisation:
Ville de Dinant et Centre Culturel Régional de Dinant, avec la collaboration d’Yvette
Dardenne et le soutien de la Loterie Nationale, de la Fédération Wallonie-Bruxelles, de la
Wallonie, de la Province de Namur, de l'Abbaye de Leffe et des Etablissements Lampecco.
Lieu:
Centre Culturel Régional de Dinant
Rue Grande, 37 - 5500 Dinant.
Dates et heures:
L’exposition est accessible au public
du samedi 18 juin au dimanche 02 octobre 2016.
 Du samedi 18 juin au dimanche 28 août 2016:
du mardi au dimanche de 14h00 à 18h00.
Fermé le lundi.
 Du lundi 29 août au dimanche 02 octobre 2016:
du lundi au vendredi de 8h30 à 12h00 et de 13h00 à 17h00
et le week-end de 14h00 à 18h00.
Entrée libre
Visites commentées:
Visites commentées scolaires et tout public gratuites en septembre: sur réservation.
Presse
Dossier de presse: http://www.dinant.be/culture/centre-culturel/presse/expo---dossier-presse
Contact presse: Ronald Pirlot (ronald.pirlot@ccrd.be – 082/21.39.39.)
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