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2016-06-15-UNIFED Déclaration intersynd - FNAS-FO

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 POUR LE DROIT DE GRÈVE CONTRE LE PROJET DE LOI TRAVAIL Les organisations syndicales de salarié.e.s et d’étudiant.e.s CGT, FO, Solidaires, FSU, UNEF, FIDL, UNL ont appelé à une journée de grève et à la manifestation nationale le mardi 14 juin 2016 à Paris. Au lendemain de ces mobilisations, les Unions Fédérales de l’Action Sociale et de la Santé Privée CGT, la Fédération Nationale de l’Action Sociale FORCE OUVRIERE, l’Union Nationale des Syndicats de la Santé Privée FO et la Fédération SUD Santé Sociaux tiennent à réagir au « Communiqué de presse commun » des organisations patronales CGPME-­‐FNSEA-­‐MEDEF-­‐UDES-­‐
UNAPL-­‐UPA du 25 mai 2016. Selon elles, la grève « provoque des difficultés d’approvisionnement en carburant » et fait que « certaines entreprises tournent au ralenti » jusqu’à « impacter l’activité économique de notre pays ». Mais une grève qui ne se verrait pas aurait-­‐elle un impact pour appuyer les revendications et sensibiliser les prises de conscience ? Les patrons découvrent-­‐ils aujourd’hui que sans les salarié.e.s, leurs entreprises ne fonctionnent pas ? En cela, ils sont les fidèles relais d’un gouvernement qui ose dire aux travailleurs « qu’il faut savoir arrêter une grève »... sans pour autant avoir obtenu satisfaction ! Faut-­‐il rappeler aux employeurs que les « grévistes » sont avant tout des salarié.e.s ? Ils ne font pas grève pour le plaisir (ils perdent une part de leur salaire pour chaque journée de grève) mais pour améliorer collectivement leurs garanties collectives contre toute régression sociale. Le projet de Loi El Khomri est une attaque frontale contre les droits des salarié.e.s. Ni amendable, ni négociable, il doit être retiré. Et c’est bien la raison pour laquelle les salarié.e.s font grève ! 1 Pourtant, l’UDES (en particulier), les patrons de l’économie sociale et solidaire qui reconnaissent craindre que « la primauté donnée à l'accord d'entreprise par le projet de loi travail soit la porte ouverte à une dérégulation du secteur qui tirerait l'ensemble du système vers le bas » (Revue TSA du 23 mai 2016), préfèrent défendre la « liberté de travailler » plutôt que de soutenir les salarié.e.s en grève et en état de légitime défense. La grève est un DROIT CONSTITUTIONNEL qui consiste pour les salarié.e.s à cesser le travail dans le but d’obtenir satisfaction sur leurs revendications. Il ne s’agit pas de « semer le désordre » comme l’affirment les fédérations d’employeurs. De quel droit les organisations patronales peuvent-­‐elles parler de « surenchère » et surtout s’arroger celui de définir « le cadre acceptable d’un mouvement de contestation » ? L’utilisation de l’Article 49-­‐3 de la Constitution pour faire adopter un projet de Loi contesté par des millions de salarié.e.s serait-­‐il un « cadre acceptable » ? Ecrire que les « replis identitaires » seraient une conséquence des « actes » des « acteurs du dialogue social » est démagogue, populiste et inacceptable. C’est l’exploitation, la misère et l’affaiblissement des principes de la République qui en sont le terreau et non les revendications légitimes des salarié.e.s et des fonctionnaires qui réclament l’augmentation de leur salaire, l’amélioration de leurs conditions de travail et de leurs garanties collectives. Soutenant l’ensemble des salarié.e.s en grève reconductible comme dans les raffineries, les transports (en particulier à la SNCF), ainsi que dans tous les autres secteurs, l’UFAS et l’UFSP CGT, l’UNSSP FO et la FNAS FO et la Fédération SUD Santé Sociaux appellent les salarié.e.s du secteur social et médico-­‐social à se rassembler en assemblées générales, afin de poursuivre et amplifier la mobilisation jusqu’au retrait du projet de Loi El Khomri. La journée nationale de grève et de manifestation d’hier a encore prouvé que les salarié.e.s réfutent ce projet de loi. Nous ne pouvons laisser passer les termes de votre communiqué commun du 25 mai dernier relatif au droit de grève. En guise de protestation face au discours que vous y développez, les organisations syndicales de salarié.e.s signataires de ce communiqué vont quitter à présent cette Commission Paritaire de Branche. Paris, le 15 juin 2016 CGT – Fédération Santé et Action Sociale /Tél. : 01 55 82 87 49 FO – Fédération Nationale de l’Action Sociale /Tél. : 01 40 52 85 80 FO – Union Nationale des Syndicats de la Sante Privée / Tel. : 01 44 01 06 10 SUD – Fédération Santé Sociaux/Tél. : 01 40 33 85 00 2 
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