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coderpa val d`oise

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CODERPA
DU
lettre d’information
CODERPA VAL D’OISE
éditorial
L’année 2016 est une année importante dans la
mise en place et la conduite de notre politique en
direction de nos seniors.
Comme vous le savez toutes et tous, la loi
d’adaptation de la société au vieillissement (loi ASV)
a été promulguée le 28 décembre 2015, certaines
de ses mesures seront mises en place dès cette
année. Dans le même temps, le Département
lance le 15 septembre 2016 une concertation
pour l’élaboration de son prochain schéma
départemental à laquelle des représentants du
secteur social et médico-social seront conviés.
Ces deux textes sont convergents et permettront
d’identifier l’action du Conseil départemental du Val
d’Oise et de la conduire autour d’enjeux majeurs :
a mise en place et la modernisation de la
L
gouvernance de nos politiques d’autonomie en
confirmant le rôle de chef de file du Département
en matière d’aide sociale, d’autonomie des
personnes et de solidarité des territoires ;
’intégration de la prévention dans l’ensemble
L
de nos réflexions comme enjeu majeur pour
les années à venir, en mettant en place une
conférence départementale des financeurs de
la prévention de la perte d’autonomie chez les
personnes âgées ;
ne meilleure coordination de l’ensemble des
U
acteurs professionnels et bénévoles intervenant
sur le parcours de vie de la personne âgée ;
avoriser l’expression et tenir compte de la
F
parole de la personne âgée en tant qu’habitante et
citoyenne, et pas seulement comme bénéficiaire
d’une prestation sociale ou usagère d’une
structure médico-sociale ;
Ancrer sur notre territoire le soutien à l’innovation
Juin 2016 n° 10
sociale et technologique ;
Ces politiques doivent se conduire dans un contexte
où l’Etat demande aux collectivités locales et
en particulier aux conseils départementaux de
réduire leurs dépenses ! Les réglementations
et normes sont aussi sans cesse de plus en plus
contraignantes. Il faudra donc faire preuve de
beaucoup d’imagination, de rigueur et diversifier
nos partenariats.
Concernant plus spécifiquement le devenir du
CODERPA, la loi ASV impacte également son
organisation actuelle en le transformant en Conseil
Départemental de la Citoyenneté et de l’Autonomie.
Nous attendons la parution du décret pour connaître
précisément son fonctionnement mais nous savons
déjà que celui-ci continuera, soyons en sûrs, d’être
un acteur précieux pour le Département dans
l’élaboration de ces politiques publiques, en faisant
du vieillissement de la population et du handicap
l’affaire de tous.
Cette nouvelle lettre fait un point sur la coopération
départementale MONALISA et aborde également
d’autres thèmes comme la télémédecine, la
stimulation multi-sensorielle, et revient sur un
bel évènement organisé annuellement par le
Régies-95, les Olympiades des plats mixés. Enfin,
elle présente l’association Lire et Faire lire et son
projet favorisant l’intergénérationnel et luttant
contre l’isolement.
Je vous souhaite une très bonne lecture, à très bientôt,
Philippe METEZEAU
Vice-Président du Conseil départemental
Président de la commission Action
Social Santé
Président du CODERPA
L’actu géronto en VO
LA MOBILISATION POUR LA LUTTE CONTRE L’ISOLEMENT
DES PERSONNES AGEES : L’AFFAIRE DE TOUS
Après avoir été présentée à l’ensemble des
acteurs valdoisiens le 17 novembre à Taverny,
le Département, le CODERPA et l’UDCCAS 95
sont maintenant membres de l’association
MONALISA.
en perte d’autonomie et de leurs aidants grâce à
une démarche novatrice : l’intégration des services d’aide et de soins. L’intégration allant plus
loin que la coopération qui repose seulement
sur un principe de coordination. L’intégration
conduit tous les acteurs à coconstruire leurs
moyens d’action, leurs outils collaboratifs, et in
fine à partager leurs actions elles-mêmes et la
responsabilité de leur conduite. Cette approche
permet d’apporter une réponse décloisonnée,
harmonisée, complète et adaptée aux besoins
de la personne âgée quelle que soit la structure
à laquelle elle s’adresse.
Asseoir MONALISA sur les MAIA permettrait
de capitaliser le travail déjà effectué en termes
d’animation avec les acteurs et de ne pas multiplier les réunions en intégrant la question de la
lutte contre l’isolement à leurs réunions appelées «tables tactiques».
La seconde décision a été de confier pour cette
première année, l’animation de la coopération
départementale au CODERPA/CD95, la Société
St Vincent de Paul, Unis-cité et l’UDCCAS 95.
Un appel à volontaires est lancé pour trouver
maintenant des référents territoriaux pour animer sur chaque territoire MAIA cette mobilisation.
Vous l’aurez compris, l’objectif de cette mobilisation est de faire en sorte que plus une seule
personne âgée ne soit dans un isolement subi.
R
etour sur les deux réunions déjà tenues :
La première réunion du 11 février 2016 avait
pour objet de mettre en place une coopération intégrée et durable entre tous les acteurs
œuvrant pour la lutte contre l’isolement afin de
réfléchir ensemble à la mise en œuvre d’actions
concrètes en mutualisant les ressources et les
connaissances, faire converger les actions de
terrain, poser des diagnostics communs et favoriser l’émergence de nouvelles actions. Cette
réunion a permis à chacun de se présenter et
de faire un premier tour de table afin de constituer un noyau dur, un comité départemental, qui
animerait cette coopération et qui ferait en sorte
que chacun reste mobilisé dans la durée (60 acteurs présents – CCAS – Associations – Institutions – mutuelles – bénévoles) ;
La seconde réunion qui s’est déroulée le 14 avril
2016 a réuni une trentaine d’acteurs. Les objectifs étaient de proposer un schéma d’organisation territorial de cette coopération sur le Val
d’Oise et de nommer des référents territoriaux.
S’est également posé la question de l’animation
de la coopération départementale (le comité départemental).
L
es décisions
Il a été décidé d’adopter le découpage territorial
des MAIA, le Val d’Oise en étant totalement couvert (MAIA Ouest, MAIA Est et MAIA Sud).
Pour rappel, la MAIA (Méthode d’action pour l’intégration des services d’aide et de soins dans le
champ de l’autonomie) est une méthode qui associe tous les acteurs engagés dans l’accompagnement de la personne âgée de 60 ans et plus
VOUS SOUHAITEZ INTÉGRER LA COOPÉRATION
DÉPARTEMENTALE MONALISA ?
Vous pouvez envoyer un courriel à l’adresse suivante :
coderpa@valdoise.fr
Pour un exemple de coopération départementale :
La Gironde, vous pouvez visionner ce lien :
http://www.monalisa-asso.fr/medias/7X0PFsewkdg
2
Le Dossier
LIRE ET FAIRE LIRE :
UN APPEL AUX BÉNÉVOLES POUR PARTAGER
AVEC LES ENFANTS LE PLAISIR DE LA LECTURE
L
e cadre
Deux chartes définissent le rôle et les
engagements respectifs des intervenants et des
structures d’accueil éducatives et culturelles.
L’association Lire et faire lire a été créée
en 1999 par Alexandre JARDIN, écrivain, et
Pascal GUENEE, journaliste, pour permettre
à des seniors retraités de partager le goût
de la lecture avec des enfants, suite à une
expérimentation concluante réalisée à Brest
dès 1985, et avec l’appui de deux réseaux
associatifs présents dans toute la France : la
Ligue de l’Enseignement et l’Union Nationale
des associations familiales (UNAF).
Ainsi, le lecteur ne peut faire état de ses
convictions morales, religieuses ou politiques et
il doit être bénévole.
Ce n’est pas un soutien scolaire ni un
apprentissage de la lecture, et le lecteur
3
intervient en principe en temps périscolaire, au
moins une fois par semaine, soit au moment de
la pause déjeuner ou après 16h30, et le groupe
ne peut excéder 6 enfants à partir de 2 ans et
jusqu’à 10 ans, pour une durée maximum de 30
minutes.
D
ans le Val d’Oise ?
Coordonnée par la fédération départementale
de la Ligue de l’Enseignement, l’association
concerne environ 340
lecteurs pour 200
structures réparties sur une quarantaine de
communes.
Les séances se déroulent dans la bibliothèque
de l’école ou dans une petite salle d’activités de
l’établissement.
Cela représente 10 000 heures de lecture en 2015
concernant 8 000 enfants, en évolution annuelle
constante.
Les interventions peuvent être également
réalisées pendant le temps scolaire, une fois
par semaine, pour une durée d’une heure et un
nombre d’enfants plus élevé et avec l’accord de
la structure d’accueil.
C
omment devenir lecteur bénévole ?
Tout homme ou femme retraité ou ayant atteint
l’âge de 50 ans peut solliciter son inscription au
service sorties scolaires et culture de la Ligue de
l’Enseignement du Val d’Oise, et doit suivre une
formation de 4 demi-journées dans les locaux de
Pontoise.
Les sections jeunesse des bibliothèques
municipales apportent leur concours pour le
choix et le prêt des livres et albums pour enfants,
et accordent des abonnements plus longs.
La Ligue définit ensuite le lieu de lecture
ainsi que les jours et heures d’intervention en
fonction des demandes et des disponibilités des
structures d’accueil. Des listes d’attente peuvent
être établies.
Le choix des livres est effectué avec l’équipe
éducative de l’établissement d’accueil et le
concours de la bibliothèque.
Le lecteur effectue une préparation à son
domicile et présente le jour de l’intervention, les
livres retenus avant de commencer la lecture.
Les enfants participent au récit et font part de
leurs réactions sur les différentes histoires,
contes et fables relatés.
Tout au long de l’année, un programme de
formations complémentaires, de rencontres
avec l’association lire et faire lire, et également
avec des auteurs et illustrateurs, est proposé,
généralement à Eaubonne.
Un comité de lecture national composé d’une
vingtaine de membres lecteurs a été créé à
la rentrée 2007. Les nouveautés de l’année
retenues à l’unanimité sont reprises dans la
revue des bénévoles du mois de novembre.
«J’interviens, depuis 6 ans environ dans l’école primaire de St
Gratien Jean Jaurès, le jeudi de 12h30 à 13h, hors vacances
scolaires, devant un groupe de 6 à 7 enfants de 6 à 9 ans (niveau
CP à CE2). La sélection des enfants, tous volontaires, est
effectuée par une personne de surveillance de l’établissement,
détachée de la mairie ; le groupe change chaque semaine et les
filles sont plus nombreuses que les garçons. L’installation a
lieu dans la bibliothèque de l’école, les enfants sont assis dans
des fauteuils ou sur le divan. Je présente 5 à 6 livres nouveaux
à chaque séance : contes, albums. Les enfants apprécient les
histoires courtes et même un peu effrayantes ; ils aiment bien
lire à haute voix eux aussi. Le choix des livres est réalisé avec
l’aide d’une conseillère de la médiathèque locale dans le cadre
d’un abonnement privilégié. Une assemblée départementale
annuelle et l’assistance d’une revue spécialisée complètent
l’information des lecteurs. Le contact avec les enfants est très
enrichissant et constitue bien une application concrète d’un
fonctionnement satisfaisant de l’intergénérationnel»
Des formations à la fonction de lecteur ont
été également mises en place en 2007 et des
rencontres nationales ont débuté en 2008 à
Lorient.
Plusieurs réunions d’auteurs et illustrateurs sont
également prévues en 2016 pour commémorer
le 15ème anniversaire de l’association qui
regroupe actuellement au plan national 17 000
lecteurs intervenant dans 9 400 structures, dont
près de 80% d’écoles.
Un parrainage d’environ 170 écrivains ainsi
que de nombreux mécènes publics et privés
soutiennent l’association.
Témoignage de Guy CHATELAIN, lecteur à Saint-Gratien
4
LA BIBLI’HOME
En raison des difficultés rencontrées par certaines personnes pour se
rendre à la bibliothèque de St-Brice-sous-Forêt, la municipalité a créé la
«bibli’home», service de portage de livres à domicile.
Pour en bénéficier, un rendez-vous doit être pris au domicile de la personne
ne pouvant se déplacer, avec la bibliothécaire, Mme Muriel DELCOURT, pour
connaître ses goûts et ses attentes.
La livraison des livres et divers documents retenus est ensuite effectuée
avec une voiture de la ville, les premier ou troisième mardi après-midi du
mois. La mise à disposition des livres, revues, albums, CD, DVD… (10 ouvrages au maximum), est d’un mois.
Un abonnement annuel de 10 € est demandé, et les deux premiers mois
sont offerts.
Pour s’inscrire, il est possible d’utiliser un flyer avec coupon réponse, de
téléphoner au 01 34 19 12 11 ou d’envoyer un mail à l’adresse correspondante :
biblioadultes@saintbrice95.fr
A l’heure du numérique et des réseaux sociaux,
l’action de l’association Lire et faire lire pour redonner le goût de la lecture aux jeunes générations doit être encouragée et développée, et les
initiatives prises dans ce domaine sont à souligner.
Ainsi, la semaine de lecture organisée en mars
pour la 3ème année consécutive avec les maisons
de la presse, le réseau des marchands de journaux et l’association précitée, un peu partout
en France et notamment à Montmorency avec
comme support des magazines pour la jeunesse,
mérite d’être reconduite. Chaque marchand de
journaux qui en fait la demande peut recevoir un
échantillon de magazines qui serviront de support à des séances de lecture.
POUR TOUT ACTE DE CANDIDATURE ET RENSEIGNEMENTS
COMPLÉMENTAIRES, S’ADRESSER À :
Ligue de l’enseignement du Val d’Oise
2/4 rue Berthelot
95300 PONTOISE
Enfin, initiée en 2005, l’opération «Sacs de
pages» permet aux bénévoles de l’association
Lire et faire lire de partager avec les enfants leur
plaisir de la lecture dans les centres de vacances
et de loisirs.
Tél : 01 30 31 26 98 et internet : www.ligue95.com
Lire et faire lire, internet : www.lireetfairelire.org
En 2015, du 17 au 31 juillet à l’île de Loisirs à
Cergy-Pontoise, avec l’opération «Sacs de
Pages», les bénévoles de Lire et faire lire ont
participé à «Lire en short», la grande fête du livre
jeunesse en offrant des lectures aux enfants.
Rémy GUILLAUMIE
Membre du CODERPA
5
Intergénérationnel
OLYMPIADES CULINAIRES DU 16 FEVRIER 2016 ORGANISÉES PAR REGIES-95
ONZE EQUIPES INTERGENERATIONNELLES
DE CUISINIERS AU SERVICE DES PERSONNES AGEES
«Conserver le plaisir de manger pour les personnes âgées en maison de retraite», quel plus
bel objectif pour rassembler des cuisiniers
confirmés et des futurs professionnels encore
en phase d’apprentissage ? En ce 16 février
2016, c’est bien le tour de force réalisé lors
des 6èmes Olympiades des plats mixés organisées, dans les locaux du lycée hôtelier Auguste
Escoffier d’Eragny-sur-Oise, par REGIES-95.
Cette rencontre ludique, organisée depuis 2010, a
permis cette année non seulement à 11 chefs en
poste dans des EHPAD (*) de partager techniques
et idées pour améliorer les plats mixés proposés
aux résidents mais aussi à 11 élèves scolarisés
en terminale de Bac professionnel de partager
ce challenge : chaque cuisinier constituait une
équipe avec un élève !
à manger du lycée Escoffier et se préparaient à
déguster les mets fabriqués par les onze équipes,
l’atmosphère s’échauffait en cuisine ! De leurs
tables de préparation aux différents fours mis à
leur disposition, les équipes jonglaient avec les
produits qui leur avaient été fournis en utilisant
avec dextérité ustensiles coupants et tranchants
qui leur permettraient de confectionner les
plats commandés. Quelques ratés sonores
ponctuaient cette petite fourmilière en pleine
activité ! Et tout cela sous l’œil des caméras de
France 5 qui préparaient un reportage sur cette
journée et le regard des professionnels qui,
passant d’équipe en équipe, évaluaient le travail
effectué par les uns et les autres !
Quels plats au menu cette année ? Il s’agissait
de transformer un «poulet-frites» et une tarte
Bourdaloue en mixés lisses tout en conservant
à ces plats une présentation agréable et un goût
fidèle à l’original.
Tandis que les membres des jurys (professionnels
et résidents) s’installaient dans l’immense salle
Pendant ce temps, Philippe ALEXANDRE et
Béatrix de l’AULNOÎT, retraçaient avec le talent
que nous leur connaissons, la carrière d’Antonin
Carême (1783 - 1833), «roi des cuisiniers et
cuisinier des rois» qui, découvert par Talleyrand,
servit Napoléon Ier, le Tsar de Russie, le Roi
d’Angleterre et finit sa vie chez les Rothschild.
C’est son nom que portait cette 6ème édition des
Olympiades culinaires.
Les discours introductifs terminés, les
productions culinaires furent, les unes après les
autres, présentées aux jurys qui les goûtèrent
6
Quant au lycée, sa deuxième participation aux
Olympiades culinaires lui a apporté ce qu’il
pouvait en attendre. Philippe LEBOUL, son
proviseur, soulignait que cette participation
faisait mieux connaître son établissement à des
partenaires nouveaux et que l’expérience des
Olympiades était particulièrement formatrice
pour ses futurs bacheliers. Elle suppose de la
part de ses professeurs et de ses élèves une
bonne compréhension de la spécificité du public
à servir et une recherche associant plusieurs
disciplines (techniques culinaires, sciences
appliquées, arts appliqués et gestion notamment)
sur les produits à proposer. De plus, insistait
Philippe LEBOUL, cela ouvrait à ses élèves un
champ d’activités qui ne leur était pas familier
et dans lequel ils seraient peut-être amenés à
travailler après la fin de leurs études.
avec attention, appétit et professionnalisme. En
partant des mêmes ingrédients et en répondant
à la même commande, il était fort intéressant de
constater comment chaque équipe de cuisiniers
avait confectionné et présenté le «poulet-frites»
et la tarte Bourdaloue dans des configurations
très différentes. Chacune avait respecté «la règle
du jeu» mais en fonction de sa personnalité,
de son inspiration et de ses goûts. Certes, ces
productions ont toutes été évaluées mais il
s’agissait moins de désigner un vainqueur que
de mettre en avant le savoir-faire des cuisiniers
professionnels et des élèves et de montrer toute
leur inventivité au service des personnes âgées
qui pouvaient profiter de plats, certes mixés,
mais agréables à la vue comme au palais.
Il ne nous reste plus qu’à attendre les Olympiades
2017 pour, de nouveau, voir des jeunes et des
adultes rassembler leurs énergies pour mieux
prendre en compte les besoins des personnes
âgées et leur apporter un peu de la chaleur qui
leur manque trop souvent.
Jean-Marie BONTEMPS
Membre du CODERPA
REGIES-95 avait, une fois de plus, atteint grâce
à ce concours, son objectif de questionner
et d’améliorer les pratiques professionnelles
autour de plats spécialement imaginés pour les
personnes fragilisées souffrant de troubles de
l’alimentation.
(*) ont participé à ces Olympiades les EHPAD de Bray-et-Lu, Cormeilles Chabrand
Thibault et Cormeilles La Chataigneraie, Eaubonne La Croisée Bleue, Eragny
Solemnes, Fontenay en Parisis MGEN Donation Brière, Le Plessis Bouchard, L’Isle
Adam Chantepie Mancier, Marly-la-Ville Jacques Achard, Montmorency Jeanne
d’Arc et Saint Gratien Les Jardins d’Iroise. Qu’ils en soient tous remerciés et
félicités !
7
Santé
EHPAD, porté entre autre par le Centre Hospitalier de Gonesse.
P
IMPS (Plateforme Interactive Médecins Patients Santé) : actes de télésurveillance et télé
expertise pour les patients atteints d’insuffisance cardiaque chronique, porté par le Centre
Hospitalier de Pontoise.
TÉLÉMÉDECINE :
OÙ EN SOMMES-NOUS ?
e
-Vline : actes de téléconsultation, téléassistance
et télé-expertise pour répondre à l’urgence en
EHPAD, porté par le groupe ORPEA-CLINEA.
La télémédecine selon la définition de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) est « la partie
de la médecine qui utilise la transmission par
télécommunication d’informations médicales
(images, comptes-rendus, enregistrements,
etc.), en vue d’obtenir à distance un diagnostic,
un avis spécialisé, une surveillance continue
d’un malade, une décision thérapeutique ».
T
élé dermatologie détenus : actes de télé-expertise avec la mise en place d’une plateforme
de télémédecine pour l’accès des UCSA (Unité
de Consultation et de Soins Ambulatoires) à
l’expertise dermatologique, porté par le Centre
Hospitalier d’Argenteuil.
Mais certains de ces projets sont actuellement
peu concluants et devront être évalués afin de
démontrer les gains en termes d’efficience
globale de la dépense. Il existe encore de
nombreux freins comme par exemple l’absence
de réseau régional très haut débit dédié
au secteur de la santé et du médico-social
représentant un réel obstacle au développement
massif et sécurisé de solutions de télémédecine.
La télémédecine fait l’objet d’une stratégie et
d’un plan national dédiés, et est considéré par
les pouvoirs publics comme l’un des leviers
d’amélioration de la performance du système
de santé. Elle devrait permettre à terme, grâce
aux technologies de l’information et de la communication, de pratiquer de manière courante la
médecine à distance.
Le soutien au développement de la télémédecine
est notamment motivé par l’accroissement des
maladies chroniques, qui pèse fortement sur les
dépenses de santé et légitime de profonds changements dans la prise en charge des patients
avec la montée en puissance de la prévention,
de la coordination entre professionnels, de l’accompagnement du patient hors de l’hôpital, et
de sa demande d’autonomie.
De nombreux professionnels interrogés parlent
de balbutiement et du peu d’efficience actuelle
des systèmes mis en place (attente d’au moins
3 semaines avant d’avoir une réponse à une
consultation).
Cependant, la télémédecine doit contribuer
à plus ou moins long terme, à trouver des
réponses aux enjeux d’inégalité des territoires,
de permanence des soins, de coordination des
parcours de soins pluridisciplinaires. Elle permet
également d’imaginer de nouvelles modalités
de prise en charge et de surveillance au plus
près du patient, d’optimiser la mobilisation des
compétences médicales rares, de favoriser la
coopération entre professionnels et de renforcer
les interfaces entre les secteurs du sanitaire et
du médico-social. A suivre…
Il existe actuellement de nombreuses initiatives
au plan national et ce depuis de nombreuses
années déjà.
Ces activités de télémédecine concernent le
suivi des maladies chroniques, le maintien à
domicile ou en structures médico-sociales des
personnes âgées, les maladies rares, les pathologies neurologiques et neurochirurgicales, la
permanence des soins en imagerie médicale, la
santé des détenus, etc.
S
ur le département du Val d’Oise, 4 projets
sont en cours depuis 2011
T
élégéria : actes de téléconsultations programmées de spécialités pour personnes âgées en
Docteur Benjamin RIMAUD
Gériatre, Médecin coordonnateur,
Secrétaire Général adjoint
du REGIES-95
8
Bien viellir
L’INSTALLATION D’ESPACES
MULTI-SENSORIELS AU SEIN DES EHPAD
De plus en plus d’EHPAD font le choix d’installer des espaces multi-sensoriels pour leurs
résidents ; Ils bénéficient alors d’un nouvel
espace aux effets apaisants et tranquillisants
avérés.
Dans le Val d’Oise, plusieurs établissements utilisent le concept.
E
HPAD Les MONTFRAIS à Franconville : Un
espace «snoezelen»
En effet, cette approche initialement destinée
à l’accompagnement de personnes atteintes
de problèmes d’apprentissage et de communication, se développe de plus en plus dans les
établissements pour personnes âgées en perte
d’autonomie et plus particulièrement dans les
unités spécialisées Alzheimer.
L’établissement ayant une capacité de 120 lits,
dirigé par Mme Stéphanie CALADO CERCAS,
a ouvert ses portes en octobre 2010. L’espace
«snoezelen» a été installé dès le début ; il est
intégré dans un ensemble sécurisé dénommé
Espace Alois concernant une vingtaine de résidents «Alzheimer».
Ce mode de prise en charge original (Le concept
multi sensoriel type Snoezelen®) est né aux
Pays-Bas dans les années 1970 à l’initiative de
deux psychologues. Il consiste en la mise en
éveil des sensations physiques.
Le terme «snoezelen» est la contraction de
snueffelen (renifler, sentir) et de doezelen (somnoler), que l’on pourrait traduire autour de la
notion d’exploration sensorielle et de détente et
plaisir.
Le rôle de l’accompagnant est important : il
doit être à la fois garant du bon déroulement
des séances, de la sécurité, médiateur potentiel
entre la personne et son environnement, observateur et facilitateur de la découverte des choses
et de l’amélioration des comportements.
Le local est constitué d’une salle d’environ 20 m2,
comprenant plusieurs équipements spécifiques :
murs blancs, colonnes à bulles, plafond lumineux, étoffes au mur, matelas à eau, éclairés
d’une lumière tamisée et changeante, avec des
9
souvent détendus, adoucis et plus souriants.
Une réduction de l’agitation et de l’agressivité
verbale ou physique a été constatée sur les trois
quarts des personnes accompagnées pendant
un mois.
projections de fresques abstraites, et bercés par
une musique douce, créant ainsi une ambiance
agréable avec un véritable ballet de couleurs.
Des massages aux huiles essentielles peuvent
être également pratiqués pour décontracter les
patients et stimuler l’odorat.
L’équipement répond parfaitement à l’utilisation
de cette nouvelle pratique de stimulation multisensorielle dans une ambiance sécurisante et
dans cette approche non médicamenteuse des
résidents «Alzheimer».
L’accueil dans cet espace est effectué sous la
responsabilité d’une psychomotricienne, Mme
Sophie ROY, assistée par une dizaine d’aidessoignantes spécialisées. La durée d’une séance,
qui ne peut être qu’individuelle, est limitée à 45
minutes, une ou deux fois par semaine pour la
même personne.
E
HPAD le VAL D’YSIEUX à Luzarches :
un espace inspiré de «snoezelen» plus
économique
Une réunion hebdomadaire a lieu avec tout le
personnel soignant participant aux séances pour
faire le bilan de la semaine écoulée et apporter
les aménagements nécessaires. Il faut souligner
que le personnel concerné doit obligatoirement
suivre une formation.
Une variante plus économique a été mise en
place à l’accueil de jour de cet établissement
comportant 9 places destinées aux personnes
âgées atteintes de la maladie d’Alzheimer ou
apparentées.
L’installation de la structure a été réalisée
essentiellement avec du matériel acheté dans un
magasin IKEA, à l’exception de la fibre optique
nécessaire pour les jeux de lumière. On retrouve
les objets divers adaptés à la stimulation des
sens : murs peints, étoffes variées, outils de
massage vibrants, bougies, musique d’ambiance
et effets de lumière. Il n’y a pas de matelas à eau.
En l’absence temporaire d’une psychomotricienne, les séances d’au moins un quart d’heure
sont dirigées par des aides-soignantes ayant
reçu une formation spécialisée, à raison d’une
soignante par malade.
Les bienfaits sont multiples : cet espace propice
à la rêverie provoque parfois des réminiscences
chez les malades atteints d’Alzheimer.
Dans ce contexte plus intime, ils peuvent confier
leurs souvenirs personnels, les évènements liés
à l’enfance qui les submergent pendant un instant. En quittant la salle, les résidents ressortent
Madame Marie Noëlle LEBLANC, psychologue
dans l’EHPAD, confirme également les améliorations du comportement constatées auprès de
patients bénéficiaires de cette pratique.
Le prix de revient d’une installation complète «snoezelen» étant relativement élevé et
constituant un frein non négligeable à son développement, il est possible de s’en inspirer en
pensant «sensoriel» et en étant astucieux.
Francis GODFROY et Rémy GUILLAUMIE
Membres du CODERPA
10
Vos droits
faits qui justifient le recours à cette mesure. Elle
mentionne aussi «tout élément utile concernant la
situation familiale de la personne à l’égard de qui
l’habilitation est sollicitée et notamment l’identité
des proches, la situation financière et patrimoniale
de l’intéressé, le nom du médecin traitant si celuici est connu du requérant».
L’HABILITATION FAMILIALE
EST ENTREE EN VIGUEUR
DEPUIS LE 26 FEVRIER 2016
La personne à l’égard de qui l’habilitation est
demandée doit être entendue par le juge. Lequel
peut néanmoins décider, par décision spécialement motivée et sur avis du médecin ayant rendu
le certificat médical, qu’il n’y a pas lieu de procéder à son audition si celle-ci est de nature à
porter atteinte à sa santé ou si la personne est
hors d’état de s’exprimer.
L’habilitation familiale est un mécanisme de
protection au formalisme moindre que les
mesures de protection judiciaire, la tutelle ou
la curatelle. C’est donc une possibilité nouvelle
intéressante.
A
quoi sert-elle ?
Elle permet aux proches d’une personne incapable de manifester sa volonté de la représenter
dans tous les actes de sa vie ou certains seulement, selon son état.
L’habilitation familiale n’entre pas dans le cadre
des mesures de protection judiciaire, même
si elle nécessite l’intervention d’un juge, car,
une fois la personne désignée pour recevoir
l’habilitation familiale, le juge n’intervient plus
contrairement à la sauvegarde de justice, la
tutelle ou à la curatelle.
Q
uelle est l’étendue de cette habilitation ?
L’étendue de l’habilitation est déterminée par le
juge. Elle peut être générale ou ne concerner que
certains actes déterminés. Elle précise en outre
les actes nécessitant une autorisation de sa
part. L’habilitation peut porter sur le patrimoine
et/ou sur sa personne (actes médicaux et chirurgicaux par exemple). Elle permet à la personne
habilitée de faire des actes d’administration (la
perception des revenus par exemple) ou de disposition (comme la vente d’un logement).
L’habilitation générale est accordée pour une
période de dix ans maximum mais un renouvellement peut être envisagé si l’altération des
facultés de la personne vulnérable n’apparaît
pas susceptible d’une amélioration selon les
données de la science.
La personne à l’égard de laquelle l’habilitation
a été délivrée conserve l’exercice de ses droits
autres que ceux dont l’exercice a été confié à
la personne habilitée. Ainsi, les actes autorisés
dépendent de la décision du juge d’habilitation
familiale.
Q
ui en fait la demande ?
La demande de mise en place d’une habilitation familiale est présentée au juge des tutelles
par l’un des proches (ascendants, descendants,
frères et sœurs, partenaire d’un pacte civil de
solidarité ou concubin) ou par le procureur de la
République à la demande de l’un d’eux.
A
uprès de qui ?
Le juge territorialement compétent pour prononcer l’habilitation familiale est celui de la
résidence habituelle de la personne à l’égard de
qui l’habilitation est sollicitée ou faisant l’objet
de l’habilitation (renouvellement).
POUR ALLER PLUS LOIN :
Décret n° 2016-185 du 23 février 2016 pris pour l’application
de l’ordonnance n° 2015-1288 du 15 octobre 2015 portant
simplification et modernisation du droit de la famille
C
omment et sous quelle forme ?
La requête de saisine du juge, remise ou adressée au greffe du tribunal d’instance, doit, sous
peine de nullité, comporter un certain nombre
de mentions énumérées. La requête en vue de
désigner ou de renouveler la personne habilitée est irrecevable si elle ne comporte pas de
certificat médical circonstancié et l’énoncé des
Michel AMAUGER et Rémy GUILLAUMIE
Membres du CODERPA
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CODERPA
Conseil départemental du Val d’Oise - Direction de la Communication - Juin 2016
Gwenola FERRAN, Chef du Service Support, Qualité, Information, Olivia WERMUTH, Chargée de mission
évaluation et démarche qualité dans les établissements – Direction des Personnes Agées –
Conseil Départemental du Val d’Oise
Michel AMAUGER, Jean-Marie BONTEMPS, Francis GODFROY,
Rémy GUILLAUMIE, Membres du CODERPA
Docteur Benjamin RIMAUD, Gériatre, Médecin coordonnateur, Secrétaire Général adjoint du REGIES-95
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