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black dog - On a Marché sur la Bulle

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BLACK
DOG
LES RÊVES DE PAUL NASH
par DAVE MCKEAN
28 JUIN 2016
MAISON DE LA CULTURE
D’AMIENS
Projections, illustrations animées, musique
en direct et récitatifs, pour une performance
multimédia unique.
Black Dog
Les rêves de Paul Nash
Black Dog – Les rêves de paul Nash
La Maison de la Culture, en partenariat avec le programme artistique
britannique 14-18 NOW, la Mission du Centenaire et l’association On
a Marché sur la Bulle, vous propose de découvrir le spectacle de Dave
McKean, inspiré par l’univers de Paul Nash.
Le 28 juin, à 20h30
Maison de la Culture
2 place Léon Gontier
80000 Amiens
Petit Théâtre
Black Dog
Les Rêves de paul nash, par Dave McKean
Initié par le Lakes International Comic Art Festival, Black Dog
– Les Rêves de Paul Nash est une performance multimédia
adaptée d’un roman graphique écrit et dessiné par Dave
McKean, illustrateur, auteur de bande dessinée, cinéaste et
musicien. En lien avec le programme artistique britannique
du centenaire de la Première Guerre mondiale “14-18 NOW”,
McKean explore le travail de Paul Nash, artiste britannique
parmi les plus importants du XXe siècle, que les expériences
vécues lors de la Première Guerre mondiale ont amené à
développer une peinture forte et dérangeante.
Après une première mondiale à Kendal le 28 mai 2016, le
spectacle a été présenté une première fois à Amiens le 4 juin
dans le cadre des 21es Rendez-Vous de la Bande Dessinée.
Durant l’été, d’autres représentations sont prévues au
Royaume-Uni avant le retour du spectacle à Kendal du 14 au
16 octobre pendant le Lake International Comic Art Festival,
pour la sortie du roman graphique chez Dark Horse Comics.
“J’ai tenté d’explorer
le rôle de Paul Nash
dans la naissance
du modernisme et
du surréalisme et la
façon dont il a été le
témoin réel de ces
mouvements sur des
champs de bataille
aux allures de rêve
et de cauchemar. Il a
utilisé des paysages
qu’il aimait pour
essayer de faire
face à ce qu’il avait
traversé et pour
tenter de retrouver
ensuite calme et
réconfort.”
Dave McKean
Dave McKean RACONTE BLACK D
Comment avez-vous découvert le travail
de Paul Nash ?
J’ai vraiment pris conscience du travail de Nash,
et de beaucoup de ses contemporains, à travers
l’époque culturelle tumultueuse qu’il a vécue.
C’était la naissance du modernisme, et j’aime
la musique orchestrale de cette époque, les
origines du cinéma, allant de l’extraordinaire
expressionnisme au passage expérimental du
muet au parlant, ainsi que la naissance de mon
premier amour, la bande dessinée. Bien sûr, à
cette époque, c’était souvent l’art, en particulier
la peinture, qui était à l’avant-garde. Je suis
donc tombé amoureux du surréalisme, du
vorticisme, et de tous les autres “ismes” que
cette jeune génération débordante d’énergie a
créés, comme une manière de se trouver et de se
définir les uns les autres et d’expliquer l’époque
de changement chaotique et déroutante dans
laquelle ils se trouvaient.
Qu’est-ce qui vous a attiré vers le travail
de Paul Nash en particulier ?
J’ai toujours vécu à la campagne, mais mon
inspiration vient plutôt de la vie intérieure des
gens. Nash semble combiner les deux. Bien
qu’il soit clairement un peintre de paysages,
tout son travail semble dépeindre un paysage
intérieur et onirique, un paysage de l’esprit. Il
n’était de toute évidence pas le plus talentueux
dessinateur de son école d’art, il n’avait pas
une personnalité des plus fascinantes, il n’avait
pas une expérience de guerre particulièrement
traumatique sur laquelle il puisse s’appuyer
cependant il semblait d’une certaine façon
cristalliser à la fois la guerre et les changements
dans le paysage artistique de la façon la plus
directe. Il y a à son sujet une citation éloquente :
tout le monde témoignait des explosions qui
avaient lieu autour d’eux ; pour Nash, l’explosion
se déroulait à l’intérieur.
Dans Black Dog, vous explorez la nature
dévastatrice de la guerre et la souffrance
des individus. Quelle a été votre
expérience lors du travail sur des thèmes
aussi difficiles ?
Heureusement, je n’ai aucune expérience directe
de la guerre. J’ai esquivé la balle en naissant
au bon moment. Je pense que c’est réellement
important de prendre conscience de cela et
de ne jamais considérer comme acquises ces
libertés dont nous jouissons. De bien des façons,
nous vivons des temps anodins et pourtant
la guerre fait rage à de nombreux points
du globe. Comme la guerre perpétuelle
d’Orwell, ça semble chaotique et complexe.
Comment peut-on faire face à cela de
façon cohérente ? Je pense que les histoires
que l’on raconte, les arts et la musique sont
tous des “machines à empathie”. Ils
nous permettent de voir à travers les
yeux de quelqu’un d’autre, de faire
l’expérience d’une partie
de la vie d’un autre. Dans
un paysage culturel qui
semble chercher toujours
K DOG
plus de façons de s’échapper du monde réel,
je pense, aujourd’hui plus que jamais, que
nous devons faire des efforts particuliers pour
essayer de comprendre ce monde absurdement
complexe du mieux possible. Nous n’avons que
très peu de temps à vivre ici pour tenter de le
faire. C’est en passant du temps dans l’esprit
d’un homme comme Nash, à une époque comme
celle de l’année 1917, que la réalité commence à
m’apparaître clairement.
Est-ce que vous voyez cette bande
dessinée comme l’une des facettes d’une
œuvre plus vaste ?
Je suis réticent à l’idée de voir les choses de
cette façon, parce que je veux être sûr que la
bande dessinée soit le cœur du projet, le travail
fondamental. Trop souvent de nos jours les
bandes dessinées sont considérées comme des
objets de marketing ou des produits dérivés de
mauvais films. Les choses ne devraient pas se
passer ainsi ! La bande dessinée est une forme
d’expression par elle-même, c’est un médium
unique. Je n’aurais pas pu faire Black Dog sous
une autre forme. Je veux entendre la voix de
Nash dans ma tête. Je veux que les images
émergent d’images fixes, et qu’elles ne bougent
pas. Vous, lecteur, devez créer cette illusion
quand elle est nécessaire. L’échelle des images
change et vous êtes responsable du passage du
temps. Ce sont toutes ces facettes qui font de la
bande dessinée un médium à la fois si puissant
et si intime.
Biographies
Dave McKean
Le travail de Dave McKean lui a valu de
nombreuses récompenses, parmi lesquelles le
World Fantasy Award, le V&A Museum Illustrated
Book Award et le Harvey Award for Best Graphic
Novel. Il a travaillé aux côtés de l’écrivain Neil
Gaiman sur des bandes dessinées, notamment
sur la série The Sandman, acclamée par la
critique, ainsi qu’à l’illustration de la célèbre
bande dessinée Batman Arkham Asylum, l’une
des bandes dessinées les plus vendues de tous
les temps. Dave McKean a également réalisé de
nombreuses illustrations pour des magazines,
des couvertures d’albums ainsi que pour des
nouvelles et des livres jeunesse. Il a collaboré
avec des artistes et des écrivains de tous
horizons, notamment avec le biologiste Richard
Dawkins, le chef cuisinier Heston Blumenthal
et le musicien John Cale. Le Royal Mail, la poste
britannique, a également fait appel à lui pour
produire une série de six timbres représentant
des créatures mythiques.
Matthew Sharp
Matthew Sharp s’est produit à travers le monde
en tant que violoncelliste, chanteur baryton et
acteur. Il a donné seul des représentations au
festival de Glastonbury et au Latitude Festival, et
a joué avec plusieurs orchestres internationaux.
Clare Haythornthwaite
Clare Haythornthwaite est violoniste et
professeur de musique. Elle joue régulièrement
avec des orchestres du Kent et des quatuors à
corde ainsi qu’avec les groupes de folk Maiden
Voyage et The Squirrels. Elle est mariée à Dave
McKean et est sa partenaire dans leur studio de
design Hourglass.
Paul Nash The Menin Road, Paul Nash (1919)
Peintre britannique, Paul Nash s’enrôle en
1914 dans les Artists’ Rifles, régiment composé
d’artistes volontaires. Dès 1919, il devient peintre
officiel et réalise des scènes de guerre et des
champs de bataille, paysages brisés dans un
style abstrait aux influences cubistes. Après la
guerre, Nash s’essaie davantage aux techniques
du surréalisme, donnant à ses paysages des
couleurs froides et vives tout en utilisant des
compositions de plus en plus oniriques. À la
pointe de l’art britannique, il participe à la
fondation de groupes d’artistes ayant pour
vocation la promotion de l’avant-garde en
Angleterre dans l’entre-deux-guerres, avant de
repartir sur le front en 1940 à nouveau comme
peintre officiel. Il réalise notamment Totes Meer,
œuvre emblématique de la Seconde Guerre
mondiale, représentant une mer déchaînée faite
de carcasses d’avions, ces “beautiful monsters”
comme il les nomme.
Totes Meer, Paul Nash (1940-1941)
“Le travail de Dave McKean
inclut différentes formes
artistiques et repousse les
limites de ce qu’il est possible
de faire avec le genre de la
bande dessinée et du roman
graphique. Il est l’artiste idéal
pour ce projet et a investi
énormément d’énergie créative
pour mener à bien le projet
Black Dog.”
Julie Tait, Directrice du Lakes International
Comic Art Festival
“Ce nouveau travail
exceptionnel de Dave McKean
nous donne un riche aperçu
de la vie et du monde de
Paul Nash, l’un des artistes
les plus importants, qui a
façonné nos perceptions de
la Première Guerre mondiale.
Nous sommes enchantés que
ce projet captivant fasse partie
de 14-18 NOW, le programme
artistique britannique pour
le centenaire de la Première
Guerre mondiale.”
Jenny Waldman, Directrice de 14-18 NOW
Producteur du spectacle
pour les 4 et 28 juin à
Amiens
On a Marché sur la Bulle
Remerciements
particuliers
La Maison de la Culture
d’Amiens, Gilbert Fillinger
son directeur, Jérôme
Araujo et toutes les équipes
techniques.
14-18 NOW, Jenny
Waldman, sa directrice, et
Sud Basu.
La Misssion du Centenaire
de la Première Guerre
mondiale, Joseph Zimet,
son directeur, Sophie De
Villiers et Marlène Faivre.
Le Lakes International
Comic Art Festival, Julie
Tait, sa directrice, Aileen
McEvov, Carole Tait, Matt
Burke et toutes les équipes.
Pour les enregistrements
en studio :
Black Dog – Les Rêves de Paul Nash, de Dave McKean,
est une co-production entre le Lakes International Comic Art Festival
de Kendal, l’association On a Marché sur la Bulle, 14-18 NOW, la
WW1 Centenary Art Commissions avec le support de la National
Lottery par l’intermédiaire de Arts Council England et du Heritage
Lottery Fund. La création est aussi portée par le Kendal College, le
Brewery Arts Center, le Kendal Business Improvement District, le
South Lakeland District Council et le Cumbria County Council.
Ashley Slater, producteur
et ingénieur du son, Noel
Langley, à la trompette.
Contacts :
On a Marché sur la Bulle
147 bis rue Dejean,
80000 Amiens
03 22 72 18 74
www.bd.amiens.com
Maison de la Culture
d’Amiens
2 Place Léon Gontier,
80000 Amiens
03 22 97 79 77
www.maisondelacultureamiens.com
Licaf
www.comicartfestival.com
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