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Catalogue n°34 - Librairie Trois Plumes

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Juin 2016
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Conditions de vente conformes aux usages de la librairie ancienne et moderne.
Les prix sont en euros, frais de port non compris.
Les livres et autographes sont envoyés au choix de l’acquéreur, les envois non assurés étant aux
risques et périls de celui-ci.
Toute commande non payée dans les huit jours sera remise en vente. Envoi à réception du paiement
Tous les livres sont garantis conformes à la description, tous les autographes sont garantis
authentiques. Toute réclamation, pour être valable, doit être faite dans les huit jours après la réception
de l’ouvrage ou de l’autographe.
Nous acceptons les paiements par chèque (à l’ordre de Benoit Galland), virement bancaire et mandat
postal.
Vente avec TVA non applicable (article 293 B du CGI).
Envoi dans le monde entier.
Pour la France :
Lettre simple : 2€
Lettre suivie : 2,50€
Lettre recommandée : 6€
Port offert à partir de 200€ d’achats sur le catalogue.
Photos par mail sur simple demande
Contact :
Benoît Galland - Librairie Trois Plumes
4 avenue Montaigne
49100 Angers
benoit@troisplumes.fr
www.troisplumes.fr
06.30.94.80.72. (lundi au vendredi : 9h à 19h, samedi : 9h à 12h)
SIRET 51068521700034
Librairie Trois Plumes, Catalogue n°34
Juin 2016
1 [Académie Royale de Peinture et de Sculpture & Académie Royale d’Architecture]. Manuscrit,
sd [après 1781], 1p½ in-folio.
Document titré Pour savoir ce que MM Les artistes ont de mémoire à produire. Avec ensuite la liste
des 31 artistes avec la date du dernier mémoire pour les 20 qui en ont faits et la mention « artistes
dont on n’a aucun mémoire » pour les 11 autres. On trouve des sculpteurs, des peintres et des
architectes : Adam le Jeune, Bachelier, Chardin, Doyen, Duplessis, Durameau, Houdon, Pajou, etc.
45€
2 Anonyme, Mémoire de ce que le Major de la ville de Calais et le commandant au Richeban
prennent bien qu’il ne leur soit point attribué par l’ordonnance de Mr D’herbigny de 1671 lorsqu’il
fut commis pour la visite des ports et havres. S.d. (vers 1740), 1p in-4.
Document détaillant les sommes que perçoivent le major et le commandant : 13 sols pour le
passeport pour l’Angleterre (2000 livres en tout), 80 livres de harengs par bateau de pêche et 150
livres sur les bateaux.
Curiosité
45€
3 Anonyme, Poème anonyme. 1p in-12 oblong, 10 vers imprimés, ca.1800.
Curieux poème : « J’étais beau, j’étais vif, et folâtre et badin. […]
Tu ne t’en doutais pas : MINET était son nom ;
Et MINET descendait du célèbre RATON ».
Nous n’avons rien trouvé sur ce poème. Minet et Raton sont des personnages de fables
régulièrement utilisés.
Cachet KW de la collection Casimir de Woznicki (mort en 1950).
Curiosité
45€
Benoît Galland - Librairie Trois Plumes
benoit@troisplumes.fr – 06.30.94.80.72
Librairie Trois Plumes, Catalogue n°34
Juin 2016
4 [Chansons], Lot de chansons. Manuscrits, fin XVIIIème, 10p in-4 et 4p½ in-folio.
Lot de chansons manuscrites ayant principalement trait à l’amour. Une chanson sur Les gardes du
corps du roi et une page avec un brouillon de correspondance.
Bel ensemble
45€
5 [Médecine & Cuisine], Manuscrit contenant plusieurs recettes de remèdes. Manuscrit, sd
(XVIIIème), 2p in-4.
Manuscrit contenant 3 recettes dont 2 médicinales :
1. « Pour le mal de reins et pour les rafraichir »
2. « Pour faire des petits pains »
3. « Pour les pertes de sangs – remède infaillible et très éprouvé »
Beau document
30€
6 [Médecine] Arvers LouisAlexandre (né en 1789), docteur
en médecine en 1815. L.A.S., Paris,
sd [début 1816], 2p ½ in-4.
Lettre adressée à Alexandre-Louis-Marie Lullier-Winslow (ca.1780-1834), docteur en médecine,
décrivant un cas rare, titré « Histoire d’une aphonie périodique durant depuis 24 ans » et destiné à
être lu au sein d’une société. Il s’agit de Marie Malherbe, 41 ans. Pendant la révolution, et pendant
ses règles, « elle fut frappée de terreur à la vue d’un scène révolutionnaire » : une tête humaine sur
une pique. Elle s’évanouit. Depuis, à chaque menstruation arrivent « une douleur épigastrique très
forte, une céphalalgie intense et un vomissement spontané », suivi d’une aphonie sans perte de
connaissance. Si elle tente de répondre aux questions, « la face se colore, devient violette, le globe
de l’œil se tourne vers le ciel et ne laisse voir entre les paupières ouvertes que le blanc de la cornée,
la tête se tort à droite et à gauche mais la bouche reste fermée ». Cette aphonie dure 3 à 4 jours en
général, parfois plus.
Le médecin pose alors la question : « Quelle place devrait occuper cette maladie dans un cadre
nosographique ? La Classe des névroses, l’ordre des spasmes ne lui conviendrait-il pas ? Cette
maladie n’est-elle point une variété singulière de l’hystérie ? ».
On ne trouve pas de trace d’une description de ce cas avant 1830 dans le livre de Léon Rostan, Cours
de médecine clinique. Il y est alors décrit comme une forme d’hystérie. On parlera encore de son cas
dans les années 1840.
Le document porte une note autographe de Pierre-Paul Royer-Collard indiquant que cette histoire
a été lu en séance le 23 mars 1816.
Joli document
60€
7 [Médecine], Manuscrit contenant plusieurs recettes de remèdes. Manuscrit, sd (XVIIIème), 2p in4.
Manuscrit contenant 4 recettes médicinales :
1. « Pour faire de l’eau pour les yeux »
2. « Pour faire un aplat très bon pour l’estomac »
3. « Remède pour la goute »
4. « Remède expérimenté pour une perte de sang »
Beau document
30€
Benoît Galland - Librairie Trois Plumes
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Librairie Trois Plumes, Catalogue n°34
Juin 2016
8 [Médecine], Manuscrit contenant plusieurs recettes de remèdes. Manuscrit, sd (XVIIIème), 2p in4.
Manuscrit contenant 4 recettes médicinales :
1. Fin d’un remède
2. Remède pour le visage (pour les boutons ?)
3. Autre remède très souverain pour la même chose
4. « Remède admirable pour le … ou flux de sang »
Beau document
30€
9 [Médecine], Manuscrit contenant plusieurs recettes de remèdes. Manuscrit, sd (XVIIIème), 2p in4.
Manuscrit contenant 4 recettes dont 2 médicinales :
1. « Remède admirable pour les dartres et les érésipèles »
2. « Autre remède »
3. « Pour faire de bonne eau de vie de noyau de cerise »
4. « Genévrette ou thériaque des pauvres »
Beau document
30€
10 [Médecine], Manuscrit contenant plusieurs recettes de remèdes. Manuscrit, sd (XVIIIème), 1p
in-4.
Manuscrit contenant 2 recettes médicinales :
1. « Remède excellent pour viligon(?) ou courbe »
2. « Remède excellent pour la gravelle ou colique néphrétique »
Au dos se trouvent des notes sans rapport.
Beau document
20€
11 Adhémar Pierre Melchior, baron d’ (1740-1821), militaire, préfet du Var de 1806 à 1811. L.S.,
Draguignan, 23 mai 1806, 1p in-4.
Lettre-circulaire imprimée adressée à tous les maires du Var, jointe à trois exemplaires d’un arrêté
du ministre des finances pour le règlement des impôts suite à l’abandon des années républicaines.
« Chaque contribuable aura à payer … le quart et le dixième du quart des sommes pour lesquelles il
a été imposé aux rôles de l’an 14 ».
Peu commun.
30€
12 Adhémar Pierre Melchior, baron d’ (1740-1821), militaire, préfet du Var de 1806 à 1811. L.S.,
Draguignan, 23 mai 1806, 1p in-4.
Lettre manuscrite adressée au maire du Plan d’Aups à propos de la conception d’une nouvelle
matrice pour sa mairie. Il prévient le maire que ce sera fait et que ce sera aux frais de la préfecture.
Peu commun
30€
13 Amade Louis (1915-1992), préfet, écrivain, parolier. L.S., Paris, 1er mars 1963, 1p in-8.
Il répond au journaliste André Calas à propos d’un article que celui-ci doit faire sur lui. Il précise qu’il
« souhaite qu’on ne confonde pas [ses] deux activités ». Il est alors préfet.
Louis Amade a été l’un des paroliers d’Edith Piaf.
10€
Benoît Galland - Librairie Trois Plumes
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Librairie Trois Plumes, Catalogue n°34
Juin 2016
14 Ancelot Jacques-François (1794-1854), écrivain. Poème autographe signé, sd [1813], 3p in-4.
Poème titré « La France au tombeau de Delille », signé A.P. pour Ancelot-Pouyer (Pouyer étant le
nom de sa mère). Le poème comprend quelques corrections, toujours d’Ancelot, mais d’une encre
différente.
« Delille n’était plus ! Plaintive et désolée
La France, visitant son triste Mausolée
En ces mots, que souvent interrompaient ses pleurs
Sur son auguste tombe exprimait ses douleurs. […]
Et moi Delille ! Et moi ? ….. de mes larmes j’arrose
Cette urne tiède encore où ta cendre repose. »
Ce poème, qui n’a semble-t-il jamais été publié, a été au nom de M. Ancelot par M. Quillet le 28 mai
1813, lors de la séance de Société de Littérature, Sciences et Arts de la ville de Rochefort sur
Charente (Rochefort-sur-Mer). Cette société semble en avoir conservé une copie.
Rare écrit du jeune Ancelot, à seulement 19 ans.
60€
15 Angiviller, Charles Claude Flahaut de la Billarderie, comte d’ (1730-1809), directeur général des
bâtiments du Roy. Brouillons autographes, 11 juillet 1778, 2p in-4.
Brouillons autographes d’une lettre au peintre Jean-Baptiste Marie Pierre (1714-1789) au sujet de
François-Joseph Belanger1 (1744-1818), architecte et décorateur et d’un document intitulé
« Observation sur les desseins de M. Bellanger qu’a vus Monsieur le comte ». Il est question de 4
dessins présentés à Angiviller qui estime que 3 sont susceptibles de devenir des tapis exécutés par
la Manufacture Royale de la Savonnerie.
Bel ensemble sur cette partie méconnue du travail de Belanger.
100€
1
S’il est surtout connu en tant qu’architecte, on lui doit les dessins de nombreux tapis, et après la révolution, il
semble même s’être associé dans des entreprises de tapis et tapisserie. Le MET conserve des projets de tapis
qu’il a dessinés.
Benoît Galland - Librairie Trois Plumes
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Librairie Trois Plumes, Catalogue n°34
Juin 2016
16 Arland Marcel (1899-1986), écrivain. L.A.S., sd [samedi], 1p in-8.
Il écrit au journaliste André Calas suite à un entretien qu’ils ont eu. Il demande « à ce qu’on ne le
déforme point, à ce qu’on ne lui donne pas un pittoresque ou une désinvolture qu’il ne pouvait avoir.
S’il est insuffisamment public, qu’on ne le publie pas, voilà tout ». Il n’en demeure pas moins content
de l’échange.
50€
17 Arland Marcel (1899-1986), écrivain. L.A.S.+enveloppe, sd [31 octobre 1941], 1p in-8.
En-tête de la NRF sur l’enveloppe et la lettre (barré). Il écrit au journaliste André Calas : « J’ai lu
attentivement vos deux articles, tous deux sympathiques par leur chaleur, mais qui permettent mal
d’émettre un « jugement » sur vos qualités de critique ». Il sera à Comoedia le mardi suivant et lui
proposé de l’y retrouver.
Le journal Comoedia a vécu plusieurs fois entre 1907 et 1944. Il renaquit en juin 1941 et Arland
dirigea la section littéraire.
50€
18 Arnaud Gabriel (1920-1995), peintre, chansonnier. Cartepostale photo dédicacée, juin 1940.
« Pour mon ami. Gabriel Arnaud. Juin 1940 ».
Rare autographe de ce chansonnier monté à Paris dans les années
40, homosexuel, qui devint rapidement artiste. Il fréquenta
notamment Cocteau et illustra un Roman de Renart préfacé par
celui-ci en 1952.
20€
19 Arnoult Alexis-Louis (fin XVIIIe), Syndic de L’Union des créanciers. P.S., Paris, 11 pluviôse an 2
(30 janvier 1794), 1p in-4.
Créance sur feu Orléans. Document imprimé rempli ici pour la citoyenne Loyal qui bénéficiait d’une
rente viagère depuis 1771. La reconnaissance de ces créances pouvait permettre à l’époque
d’enchérir sur la vente du mobilier de Philippe Egalité.
Ce citoyen Arnoult est d’ailleurs le propriétaire de l’hôtel de la Chancellerie d’Orléans, racheté avec
sa femme en 1792. L’adresse indiqué est celle de cet hôtel.
Peu commun
45€
Benoît Galland - Librairie Trois Plumes
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Juin 2016
20 Auric Georges (1899-1983), compositeur. P.A.S., Paris, 28 novembre 1972, 1p in-12.
Il remercie le journaliste André Calas pour son article dans le journal Lectures pour tous qu’il a lu
avec intérêt. Il pense qu’il sera lu « avec profit par les familiers des Lectures pour tous ».
100€
21 Barthe Nicolas-Thomas (1734-1785), poète, auteur dramatique. Manuscrit avec corrections
autographes, ca.1767, 10p in-4.
Manuscrit titré « Ordonnance servant de règlement et de statuts pour l’académie royale de
musique », texte publié en 1767 sous le titre « Statuts pour l’Académie royale de Musique ».
Il s’agit d’un poème satirique sur l’Académie de Musique, avec une introduction et 24 articles. Le
premier dit ainsi :
« A tous musiciens connus ou non connus,
Soit de France, soit d’Italie,
Passés, présents, à venir, ou venus,
Permettons d’avoir du génie ».
Ce texte a été publié dans les œuvres de Barthe par la suite. Ici, il s’agit bien d’une copie manuscrite
d’époque, probablement d’un secrétaire, avec quelques variantes par rapport au texte définitif,
variantes disparues avec les corrections autographes de Barthe (2 vers entièrement modifiés, une
dizaine de petites corrections).
Rare document
120€
22 Barthélémy Jean-Jacques, abbé (1716-1795), homme de lettres, archéologue et numismate,
célèbre auteur du Voyage du jeune Anacharsis en Grèce. L.A., lundi 24 janvier [1785] , ½p In-8.
L’abbé Barthélémy écrit à la nouvelle recrue du cabinet des médailles qu’il dirige, Jean-Denis Barbié
du Bocage : « Je crains, Monsieur, que vous ne soyez malade et j’envoie savoir de vos nouvelles. Si
vous pouvez venir demain, nous irons chez M. Le Noir pour vous présenter à lui. Ce lundi 24 janv. »
Jean-Charles-Pierre Le Noir (1732-1807), garde de la Bibliothèque du Roi depuis 1784, qui
démissionnera quelques mois plus tard.
Petit manque de papier dû au cachet de cire, au niveau du mot « soyez » qu’on devine.
RARE
300€
Benoît Galland - Librairie Trois Plumes
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Librairie Trois Plumes, Catalogue n°34
Juin 2016
23 Berne-Joffroy André (1915-2007), écrivain. L.A.S., 15 novembre 1971, 1p in-4.
Il écrit au journaliste André Calas qu’il remercie pour son mot. Il se souvient de leurs rencontres au
Collège de France et espère le revoir, bien qu’il soit très occupé.
20€
24 Berne-Joffroy André (1915-2007), écrivain. L.A.S., sd, 2p½ in-8.
Il écrit au journaliste André Calas au sujet d’une article sur lui, inexact. « Non je ne vous en veux pas
car la chose a peu d’importance […] si donc un autre jour, vous vouliez me mettre en cause,
communiquez-moi d’abord votre rédaction ».
20€
25 Blanche Jacques-Emile (1861-1942), peintre. L.A.S., sd [Dimanche], 1p in-8.
Il demande à son correspondant, probablement antiquaire, de lui réserver jusqu’au mardi l’esquisse
du peintre Joseph-Marie Vien (1716-1809). Il va faire venir « un homme très expert ».
100€
26 Blum Léon (1872-1950), homme politique. L.S. (tapuscrite), 3 avril 1948, 1p in-8.
En-tête du Populaire. Lettre au journaliste André Calas concernant une amie de Calas. Blum
transmet la lettre de Calas à son camarade Max Lejeune, alors ministre des forces armées
(secrétaire d’état en réalité).
80€
27 Blum Robert (1902-1975), ingénieur, fils unique de Léon. CDV autographe, 18 juillet 1955, 4
lignes.
Au journaliste André Calas : « avec ses sincères remerciements pour l’article que vous avez consacré
au deuxième volume de l’œuvre de Léon Blum ».
15€
28 Blum Suzanne (1898-1994), avocat, femme de lettres. P.A.S. « SB », sd, 1p in-12.
Au journaliste André Calas. Elle remercie pour « l’excellent article » dans lequel il a fait « le
maximum de ce qu’il était possible de faire en la circonstance ».
Peu commun. Blum était une avocate proche de Cocteau.
20€
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Librairie Trois Plumes, Catalogue n°34
Juin 2016
29 Bosredon Anne-Claire de (1693-1780), religieuse, maîtresse générale des Classes dans la Maison
Royale de Saint-Cyr. L.A.S., 13 décembre 1754, 2p½ in-4.
Lettre adressée à un Monseigneur (de La Porte d’après une note) afin de le remercie d’avoir
répondu favorablement à « la sollicitation de M. d’Ormesson » pour ses neveux qui vont aux îles.
Elle mentionne aussi les progrès de Marie-Louise de Romincourt de Machault (1744-ap.1793) qui
deviendra Dame de Saint Louis, puis religieuse en 1766.
20€
30 Bourdelle Antoine (1861-1929), sculpteur. L.A., Montceaules-Mines, 27 décembre [1923], 1p in-8.
Longue lettre à l’écriture très serrée, adressée au poète belge
André Fontainas (1865-1948) mentionnant sa dernière œuvre :
le Monument aux Morts de Montceau-les-Mines, inauguré
après sa mort, en 1930. Il est à Montceau, pour « Bien mettre en
place les assises d’Architecture du Monument aux Mineurs ». Il
remercie ensuite Fontainas pour sa traduction d’Ariel Shelley,
qui émerveille sa femme et encense sa traduction que tout le
monde apprécie.
Beau courrier
300€
31 Bourdon Charles (XVIIème), conseiller du roi, commissaire enquêteur examinateur au Châtelet
de Paris. P.S., 14 février 1680, 1p½ in-folio.
Plainte déposée par les bourgeois Nicolas Tartarin, maître cordonnier, Claude Chastelain, maître
orfèvre, Pierre Hoube, maître menuisier, Charles Porcheron, marchand de vin, Adrien Le Février,
marchand orfèvre, André Martinot, maître menuisier, Charles de la Foudre, marchand orfèvre,
Pierre Clomon, maître horloger, Audouin Vve Pierre Turpin, maître horloger, Etiellen Durand,
maître fondeur. Tous ces habitants de la rue de La Moignon à Paris se plaignent de leurs voisins les
« marchands de la galerie du Palais » qui jettent par les fenêtres « quantités d’eaux et matière
fécales » alors que « les règlements et ordonnances de police » le défendent. Un nommé Fuvon a
menacé Chastelain de prendre un pistolet comme celui-ci se plaignait. Ces eaux et matières fécales
tombent devant les boutiques voire sur les marchandises.
Le document est signé par Bourdon, et certains plaignants : Chastelain, Le Février, Hoube et
Martinot.
Joli document
100€
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Librairie Trois Plumes, Catalogue n°34
Juin 2016
32 Bourdon Charles (XVIIème), conseiller du roi, commissaire enquêteur examinateur au Châtelet
de Paris. P.S., Paris, 11 janvier 1680, 2p in-4.
Plainte déposée par Charlotte Blancin Vve Laugreau et sa fille Marie-Anne Langreau contre le
nommé Foullon et sa femme qui racontent que Langreau est une femme de petite vertu et que
madame Laugreau est « la maquerelle de sa fille ». Ce couple s’en est d’ailleurs vanté que la jeune
Laugreau « ne fut jamais promise pour mariage ».
Le document est signé par Bourdon et les deux plaignantes.
Joli document
80€
33 Bourdon Charles (XVIIème), conseiller du roi, commissaire enquêteur examinateur au Châtelet
de Paris. P.S., 5 avril 1678, 1p¼ in-4.
Plainte déposée par Marie Triboulet et sa fille Jeanne de Tarambouille contre Jean Corbaud
(Corband ?) le mari de Marie Triboulet qui maltraite sa femme et surtout sa fille. Il est mention de
la « manche de sa chemise [qui] est tout ensanglanté ». Il injurie sa femme, donne des coups de
poing et de pied, etc. Il menace de vendre les meubles de sa fille.
Le document est signé par Bourdon. Anciennement mouillé sur le haut sans nuire à la lecture.
Joli document
50€
34 Bourdon Charles (XVIIème), conseiller du roi, commissaire enquêteur examinateur au Châtelet
de Paris ; Bradel Pierre (XVIIème), libraire, fils de Marin Bradel et gendre de Samuel Périer, libraires.
P.S., 23 avril 1683, 1p½ in-4.
Plainte déposée par le libraire Pierre Bradel contre son fils Charles Bradel, futur libraire. Il est
question d’insultes du fils contre son père : « bougre, coquin, voleur, fripon », d’un libelle imprimé
contre Pierre Bradel, de menaces, et d’un coup de poing à la tête donné par Charles à son père.
Charles se serait ensuite vanté dans le quartier.
Le document est signé par Bourdon et Bradel.
Joli document
100€
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Juin 2016
35 Bourdon Charles (XVIIème), conseiller du roi, commissaire enquêteur examinateur au Châtelet
de Paris ; Duhamel Isaac-Paul (XVIIème), horloger ordinaire du Roy, exerçant place Dauphine. P.S.,
27 mars 1680, 1p½ in-4
Plainte déposée par Isaac-Paul Duhamel contre un client, commis de la poste, très exigeant,
désagréable et blasphémateur, qui exigeait que son horloge soit accommodée sur le champ, ce que
Duhamel ne pouvait pas faire avant le lendemain. Le client en question a aussi donné quelques coups
à l’horloger.
Le document est signé par Bourdon et Duhamel.
Joli document
80€
36 Bourdon Charles (XVIIème), conseiller du roi, commissaire enquêteur examinateur au Châtelet
de Paris ; Adrien Beuvay (XVIIème), maître peintre. Diverses P.S., 6 mars 1678 et jours suivants,
4p½ in-folio, 4p in-4, 1p½ in-12.
Procès-verbal et pièces autour de la mort de Claude David, maître tissutier-rubanier et des
démarches accomplies par son exécuteur testamentaire Beuvay : la constatation du décès, les
comparutions des membres de la famille, etc. On trouve la signature de Beuvay (répétée), du
commissaire Bourdon (répétée), Villers et Sagnier (répétées aussi, probablement des lieutenants
de police), Jean Caron, marchand bourgeois, une note signée, vraisemblablement autographe, du
procureur Nicolas Le Camus2 autorisant la levée des scellés.
Documents un peu vieillis.
Joli ensemble
120€
37 Bourdon Charles (XVIIème), conseiller du roi, commissaire
enquêteur examinateur au Châtelet de Paris. P.S., 16 janvier
1679, 1p in-4.
Plainte déposée par le marchand faïencier Jacques Raux et sa
femme, demeurant rue Saint-Denis contre le sieur Le
Jeunehomme et sa femme pour une histoire de voisinage, les
plaignants étant dérangés par leurs voisins.
Le document est signé par Bourdon et par Raux. Il a été anciennement mouillé sur la gauche, sans
altérer la lecture mais un autre papier a laissé des traces bleues.
Joli document.
60€
38 Bouthillier-Chauvigny Constantin-Marie-Louis-Léon, marquis de (1774-1829), militaire,
administrateur, député. P.A., 8 avril 1826, 1p in-8.
Lettre à un monsieur Le Coy au sujet d’une pièce qu’il n’a pu obtenir mais qu’il obtiendra bientôt.
Peu commun
30€
2
Voir à son sujet le Moreri, Le Grand Dictionnaire Historique ou le mélange curieux etc. Paris, Mariette, 1707,
Tome II, p.45. Nicolas Le Camus est le fils de Nicolas Le Camus, lui-même fils du Nicolas Le Camus (mort en 1648)
qui fut secrétaire du Roy. Le Nicolas Le Camus qui nous intéresse ici fut Seigneur de la Grange-Bligni, Conseiller
au Grand Conseil, Procureur Général & Premier président de la même cour des Aides. Il meurt en 1715 à 90 ans.
Il est le frère du cardinal E tienne Le Camus.
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Librairie Trois Plumes, Catalogue n°34
Juin 2016
39 Brésil Jules-Henri (1818-1899), écrivain, comédie. L.A.S., Saint-Valéry-en-Caux, 26 août 1889, 3p
in-8.
Lettre à une personne désirant adapter l’œuvre L’escadron volant de la reine, dont le livre est écrit
avec Adolphe d’Ennery et dont la musique est d’Henry Litolff. Il est d’accord, mais il faut que son
correspondant s’assure d’abord de l’adhésion de d’Ennery par lui-même car si c’est Brésil qui
demande, d’Ennery trouvera cela insensé.
20€
40 Bressolles Antoine-Joseph-Ferdinand de (1793-1874), général de division, très décoré3, ayant
commencé sa carrière lors de la campagne de Russie. 3 L.A.S., Toulouse, 29 juillet 1831, Valence, 13
janvier 1835 & Metz, 29 novembre 1836, 6p½ in-4.
Dans deux de ces trois lettres à son ami Pierre Claude Evariste Dussault (1793-1882), fonctionnaire,
chef du bureau des dépenses d’outremer, il lui demande de l’aider à obtenir de l’avancement, chose
qu’il a déjà demandé à d’autres amis dont un député. En effet, capitaine depuis décembre 1813, il
n’a toujours pas obtenu le grade supérieur, malgré les appuis et sa bonne notation. Il restera encore
capitaine jusqu’en 1838, et c’est à partir de cette date que l’évolution va s’accélérer. La troisième
lettre contenait 150 francs pour une souscription.
30€
41 Cavalieri Lina (1874-1944), soprano italienne. L.A.S.+enveloppe, Paris, 13 mars
1905. 4p in-8.
Elle écrit, en italien, à l’écrivain et journaliste Giulio Piccini (1848-1915) pour le
remercier d’avoir écrit un article si gentil. Il semble qu’elle dise vouloir venir à
Florence.
On joint deux cartes postales anciennes (ca.1910) représentant la Cavalieri.
Belle lettre, peu commun
120€
42 Chabrol de Crouzol Christophe de (1771-1836), ministre de la Marine. L.A.S. de Lanié, sd [mars
1825], 2p in-folio.
Lettre de Lanié fils au ministre de la Marine, appelé ici Monseigneur. Il a déjà travaillé 3 ans au
ministère avant de partir au ministère de la Guerre pour gagner plus. Il demande à revenir à la
Marine, en expliquant sa situation.
Apostilles autographes de Louis-Joseph-Nompar de Caumont, duc de la Force (1768-1838) et du
député François Pierre Bertrand Nompar, comte de Caumont-Laforce (1772-1854) le
recommandant. Signatures des députés du Tarn-et-Garonne François-Jean, comte de Preissac
(1778-1852), Armand, marquis de Gourgues (1777-1841) et Jacques-Henri-Gabriel de Bellissen
(1779-1869).
Ce Lanié, inconnu, avait en tout cas beaucoup de relations parmi les hommes politiques du Tarn-etGaronne.
Jolie réunion de signatures (photo page suivante)
45€
3
Il était grand-officier de la Légion d’Honneur, chevalier de l’Ordre de Saint-Louis, médaille de Sainte-Hélène,
chevalier de l’ordre des Saints Maurice et Lazare, 2e classe de l’Ordre de Dannebourg, commandeur de l’Ordre
du Christ, grand-croix de l’Ordre de Saint Grégoire-le-Grand, 2e classe de l’Ordre de Médjédié, officier de l’ordre
Militaire. Sa biographie complète est visible ici : http://www.ecole-superieure-de-guerre.fr/antoine-josephferdinand-de-bressolles.html
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Juin 2016
(n°42)
43 Champion de Cicé Jérôme (1735-1810), archevêque, Garde des Sceaux (nommé au lendemain
de la nuit du 4 août qui vit l’abolition des privilèges). L.S. « + j.m. arch. de Bord. », Paris, 8 octobre
1789, ½p in-folio.
Il félicite son correspondant, Bertrand Laulanié, avocat, lieutenant criminel au Sénéchal-Présidial
de Cahors. En effet, celui-ci a signifié le 30 septembre au ministre qu’il a pris « la résolution de rendre
la justice gratuitement ».
Peu commun, Champion de Cicé ne fut ministre que pendant un an.
50€
44 Clamonet Jean (né en 1624), architecte de Dijon. P.S., Paris, 10 octobre 1679, 2p½ in-4.
Plainte déposée et signée par Clamonet et contresignée par le Commissaire Charles Bourdon,
contre un aubergiste de Paris Drouet. La veille au soir, « allant à son auberge pour y souper,
marchand fort vite à cause qu’il pleuvait assez fort, une demoiselle […] à lui inconnue […] l’accosta
feignant le connaître ». Elle réussit à l’attirer dans la chambre d’une auberge « en la rue au bout de
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la rue de Propignan », assit près de lui. Elle « l’aurait chatouillé en plusieurs endroits par le corps et
entr’autres au ventre en lui tenant des discours lascifs ». Le plaignant voulut bien entendu (!) fuir
cette situation et quand il réussit, il s’aperçut que sa bourse avait disparu. Elle contenait « un
Jacobus d’Angleterre d’une valeur de dix-huit livres ; un lys d’or ; un écu d’or ; douze pistoles
d’Espagne ; un Louis d’or et cinq demi-Louis d’or : une bague d’or à laquelle il y a un diamant taillé ».
Revenu sur ses pas, il vit l’aubergiste qui dit ne pas connaître la fille et lui dit de revenir le lendemain.
Le lendemain, il comprit que l’aubergiste « attire quantité de filles débauchées et tient un bordel
dans ladite maison ».
Le document est broché avec une transcription tapuscrite sous une couverture muette marron.
La famille Clamonet donna plusieurs architectes à Dijon. Clamonet semble être le dernier de sa
famille et on le connaît notamment pour avoir été l’architecte de la porte des allées du parc de
Dijon4. Il est autant qualifié de maître architecte que de maître maçon.
Amusant document sur une anecdote de la vie de cet architecte.
120€
45 Clavel Bernard (1923-2010), écrivain. L.A.S., sd, ½p in-4.
Il convie le journaliste André Calas à une réunion de Justice et Liberté, fondé par Hervé, où Martinet
(Gilles Martinet ?) parlera de l’Algérie.
50€
46 Clavel Bernard (1923-2010), écrivain. L.S. (tapuscrite avec une phrase autographe), 1er
décembre 1969, 1p in-4.
Amusante lettre au journaliste André Calas dans laquelle il précise « Je n’ai jamais appartenu au
parti communiste ni à aucun autre parti politique. ». Il précise aussi qu’il s’est largement trompé sur
ses droits d’auteurs. Ce courrier fait suite à un article Les dessous du Goncourt paru en novembre.
Amusant courrier.
40€
47 Clavel Bernard (1923-2010), écrivain. L.S. (tapuscrite), sd [décembre 1969], 1p in-8.
Amusante lettre au journaliste André Calas qu’il remercie pour sa lettre et sa revue. Il ne demande
pas de rectification « Mais, croyez-moi, même en disant que je suis communiste vous vous trompier,
et je ne vois pas qui a pu vous donner ce renseignement ». Ensuite, concernant le tirage de ses livres,
« ce qui est faux, c’est le chiffre de 900.000 F que vous donnez, et c’est une chance que pour moi que
le fisc soit mieux renseigné que vous ».
Amusant courrier.
30€
48 Cluchier Alice (1899-1987), poétesse. L.A.S., La Tour Médiévale, 30 décembre 1986, 2p in-4.
Longue lettre à son ami, le journaliste André Calas. Lettre amicale donnant des nouvelles de sa
famille notamment et de quelques publications.
On joint une publication d’Alice Cluchier citée dans la lettre : Ces mots jetés au vent d’hiver. Ce
recueil de poèmes publiés en 1984 est dédicacés à Calas.
15€
4
Voyez ici : https://fr.wikipedia.org/wiki/Porte_des_all%C3%A9es_du_parc_(Dijon)
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Juin 2016
49 Coccioli Carlo (1920-2003), écrivain italien, parrain de Manuel Valls. L.A.S., 14 décembre 1952,
1p in-4.
Longue lettre au journaliste André Calas au sujet d’un rendez-vous qu’il a mal noté : « il est arrivé
quelque-chose d’extrêmement désagréable – j’ose à peine vous écrire » et il développe le problème.
« Je suis tout déprimé. […] Quand nous verrons nous ? Si vous n’êtes pas trop fâché, je vous
téléphonerai la semaine prochaine ».
Jolie lettre à un futur amant (voir notre autre lettre de Coccioli à Calas)
30€
50 Coccioli Carlo (1920-2003), écrivain italien, parrain de Manuel Valls. L.A.S., Paris, 19 octobre
1952, ½p in-4.
Il écrit au journaliste André Calas : « J’ai presque honte en vous envoyant toutes ces bêtises ! Mais il
le faut bien. J’espère vous revoir à mon retour, et pour le moment je vous remercie et je vous serre
la main ».
On joint un brouillon de 3p in-4 non daté, lettre de rupture d’André Calas à Carlo Coccioli, qui est
alors en Italie, à Venise. Ayant été méchant, il espère que Coccioli va l’oublier. « Car en vérité, ce qui
me poussait inconsciemment, c’est le besoin de rompre, et sans le savoir par n’importe quel moyen.
Carlo, notre liaison me remplit de remords. J’aime mon ami, je ne veux aimer que lui. Ce besoin de
loyauté m’éloigne de toi ».
On joint une curieuse confidence homosexuelle d’André Calas sur un garçon de « pas plus de 15
ans » croisé uniquement dans le métro. « J’en suis abasourdi, si angélique et déjà si pervers ». Ecrit
au dos d’une invitation pour le vernissage d’une exposition de Zadkine.
Joli ensemble
40€
51 Cocteau Jean (1889-1963), artiste. L.A.S., Saint-Jean
Cap-Ferrat, Noël 1960, 1p in-8.
Lettre à « Mon Jean » : « C’est à toi que je pense après
ce drame de Jacques et pendant ce drame des races ».
Cocteau est visiblement dans une mauvaise période :
« Il faudra peu de chose pour que je tombe la tête à l’envers dans les hautes solitudes où je bavarde
souvent avec toi ».
Joli courrier.
200€
52 Colette (1873-1954), femme de lettres. CDV
autographe, sd [entre 1912 et 1923], 5 lignes.
Carte au nom de Madame Colette de Jouvenel :
« particulièrement émus de vos marques d’affection
vous exprime sa profonde reconnaissance et ses
sentiments fidèles ».
On joint une photo Madame Colette fait de la
tapisserie (13*18cm).
On joint une L.A.S. de Colette de Jouvenel, fille de
Colette, datée du 5 février 1951 et adressée au
journaliste André Calas, racontant notamment
l’anecdote de Colette (la mère) giflant sa fille qui vient de tomber sur le nez : « je t’apprendrai à
abîmer ce que j’ai fait ».
Joli ensemble
50€
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Juin 2016
53 Coppée François (1842-1908), écrivain, poète. L.A.S., Mandres, sd [Lundi - 1894], 1p in-8.
Lettre à Ferdinand Brunetière (1849-1906) : « Je ne suis pas médiocrement fier, mon cher
Brunetière, de la place que vous me donnez dans vos études sur le Poésie au 19e siècle. Hélas ! je ne
fais presque plus de vers. Je n’ose plus. Et c’est la tristesse de ma vie.[…] Et vous avez ainsi
« chatouillé de mon cœur l’orgueilleuse faiblesse. »
Belle lettre
50€
54 Cossinier Nicolas (XVIIème), maître joueur d’instruments & à danser. L.S., 6 mai 1678, 1p½ in-4.
Lettre de dénonciation adressées à Monsieur le lieutenant général de Police au sujet de deux
personnes Dubois et Desnod (?) qui « ne sont point maîtres » mais ont quand même joué du violon
dans la maison du boutonnier Pellotin pour le mariage de la fille de celui-ci le 1er mai avec le nommé
Bron. Il mentionne en avoir fait alors port au commissaire Bourdon qui s’était déplacé à la noce.
Pendant que Bourdon parlait avec Bron, Cossinier fut poussé dans une chambre, frappé à coups de
cannes, jeté par terre et battu à coups de poing et de pied. Sans la présence de Bourdon, « Ils
l’auraient tué sur place ». Il veut donc que le commissaire Bourdon, ou tout autre commissaire, soit
au courant des détails.
On joint la plainte datée du 1er mai 1678, 2p½ in-folio. Signatures autographes de Charles Bourdon,
Nicolas Cossinier, Nicolas Greneteau et Claude de Villemereux, ces deux derniers étant aussi
maîtres joueurs d’instruments & à danser. Cette plainte avait pour but de faire saisir les instruments
utilisés à la noce. Ensuite sont relatées les différentes démarches de la police, le jour même et le
lendemain. A la fin des évènements du jour se trouve une seconde fois la signature de Cossinier. A
la fin des évènements du lendemain
Intéressants documents autour de la Ménestrandise, qui suite à sa reconnaissance par Louis XIV
voulait imposer que tout joueur de musique ne pouvait jouer en public qu’en payant sa cotisation
à la corporation.
180€
55 Criel Gaston (1913-1990), écrivain, poète. L.A.S., Paris, 17 juin 1953, 2p in-4.
Longue lettre au poète, musicien et peinte Arthur Petronio (1897-1983) lui demandant de le
prévenir plus tôt la prochaine fois, car il est trop tard pour qu’il puisse faire un article pour le festival
de Petronio. Il ne pourra pas non plus se rendre à Levallois pour ce festival.
Peu commun
50€
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Juin 2016
56 d’Hémery Joseph (1722-1806), inspecteur de la librairie française. L.S., Paris, 22 mars 1768, 2p
in-folio.
Longue lettre adressée à Abel-François Poisson de Vandières, marquis de Marigny (1727-1781),
ancien directeur général des bâtiments et frère de la Pompadour, lui signalant l’attitude de
l’architecte Jacques-Germain Soufflot (1713-1780), qui est venu à l’hôtel des ambassadeurs
extraordinaires en l’absence d’Hémery pour réprimander le concierge et sa femme au sujet d’un
mémoire fait par d’Hémery et que Soufflot a feint de croire être fait par le concierge. D’Hémery par
de « propos les plus indécents ». Il demande aussi le paiement d’une somme, vraisemblablement
indiquée dans ce mémoire.
On joint les deux brouillons autographes de Marigny (du 22 mars 1768, 2p in-4) des réponses à
Soufflot et à d’Hémery au sujet de cette affaire.
Notons que l’hôtel des ambassadeurs ne portera ce nom que de 1764 à 1773. Auparavant, il
s’agissait de l’hôtel de Pompadour et il s’agit aujourd’hui du Palais de l’Elysée.
Joli ensemble
150€
57 Daudet Alphonse (1840-1897), écrivain. C.A.S., sd, 5 lignes.
« Mon cher confrère, je suis très souffrant en ce moment et accablé de travail. Il m’est impossible de
vous écrire les deux ou trois pages que vous me faites l’honneur de me demander. Excusez-moi et
croyez à mes meilleurs sentiments. A.D. »
120€
58 Dax Adrien (1913-1979), peintre, écrivain, surréaliste. L.A.S.,
Toulouse, 19 février 1961, 1p in-4.
Lettre avec 2 dessins au critique José Pierre (1927-1999) pour
l’informer du changement de titre d’un livre dont il lui a expédié des
photos. Il devait s’appeler primitivement Au cœur de l’orage mais ce
titre est celui du film de Jean-Paul Le Chanois sur le maquis du Vercors
(1948). Le titre sera donc De l’arbre au tigre par l’éclair.
Lettre ouverte au pli (sur les ¾ de la largeur), petite déchirure.
Jolie lettre
60€
59 Delay Jean (1907-1987), écrivain, psychiatre, neurologue, auteur d’un ouvrage sur André Gide.
L.A.S., Paris, 9 septembre, 1p in-8.
Au journaliste André Calas. Il est « très heureux que [son] article de la N.R.F. [l’]ait intéressé » et le
remercie pour son courrier.
Rare autographe
60€
60 Delay Jean (1907-1987), écrivain, psychiatre, neurologue, auteur d’un ouvrage sur André Gide.
L.A.S., Paris, 7 décembre, 1p in-8.
Au journaliste André Calas. Il le remercie pour sa lettre et pour l’envoi du numéro de Demain qui
contient un « admirable article d’Yves Florenne » (1918-1992). Il demande l’adresse de celui-ci pour
« lui dire [sa] gratitude ».
Rare autographe
60€
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Juin 2016
61 Delteil Joseph (1894-1978), écrivain, poète. P.A.S., La Tuilerie de Massane, sd, 1p in-12.
Au dos d’un carton imprimé avec une citation de Berthold Brecht. Carton pour présenter ses vœux
à des amis.
30€
62 Demolder Eugène (1862-1919), écrivain belge. L.A.S., Demi-Lune, sd, 1p in-8.
Il écrit à Alphonse Allais : « Mon cher Allais, mon départ est remis à Jeudi. Je suis donc très libre lundi
et me ferai une grande joie de déjeuner avec vous. [etc.] ».
Peu commun
100€
63 Denoël Jean (1902-1976), éditeur, exécuteur testamentaire de Jean Cocteau et Max Jacob. Lot
de 3 P.A.S., 2 en 1975, 1 en 1976, 6p in-12.
Il écrit probablement au journaliste André Calas, pour lui demander son texte sur Florence Gould
(1895-1983), puis pour l’inviter à déjeuner avec elle, puis pour lui annoncer la perte cruelle de
Gaston Gallimard, mort quelques jours avant et dont la mort n’avait pas été annoncé avant ses
obsèques, selon sa volonté.
Peu commun
20€
64 Duflos Raphaël (1858-1946), acteur, sociétaire de la Comédie-Française. L.A.S., 31 mai 1911, 1p½
in-8.
Il remercie son correspondant pour le dessin envoyé en récompense de sa prestation : « Le plaisir
que j’ai eu à jouer votre saynète ne méritait pas cette récompense ».
20€
65 Duhamel Georges (1884-1966), écrivain. L.S. (tapuscrite), Paris, 23 mai 1956, 1p in-8.
Il écrit au journaliste André Calas pour répondre à une enquête sur l’attitude du médecin Duhamel
pendant la guerre vis-à-vis des blessés mortels. « Mon avis formel est qu’il n’y a pas de règles. Il
m’est arrivé, deux ou trois fois, de dire la vérité à des hommes qui, alors, mouraient. […] Dans un
nombre infini d’autres cas, je n’ai jamais dit la vérité, au contraire je me suis efforcé de rendre
l’espérance à bien des désespérés ».
15€
66 Erlanger Philippe (1903-1987), écrivain. CDS signée PE, sd, 6 lignes.
Au journaliste André Calas : « J’ai été ravi, cher Monsieur, de votre article, un des meilleurs
certainement qui ait été consacré à mon livre. Je vous en remercie bien vivement et vous prie de
croire à mes sentiments les meilleures ».
10€
67 Escande Maurice (1892-1973), acteur, sociétaire de la Comédie-Française. L.S. (tapuscrite), Paris,
29 octobre 1960, 1p in-8.
En-tête de l’administrateur général de la Comédie-Française. Il remercie le journaliste André Calas
pour l’article réussi sur la Comédie-Française dans le journal Lectures pour tous.
10€
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Juin 2016
68 Faure l’ainé (XVIIIeme), architecte et géomètre, professeur de dessin à Lyon, père du moulin à
vapeur5 ; Charles Claude Flahaut de la Billarderie, comte d’Angiviller (1730-1809), directeur
général des bâtiments du roi.. L.A., s.d. (1773 ou 1774), 2p½ in-folio.
Lettre de Faure à Abel-François Poisson de Vandières, marquis de Marigny (1727-1781), ancien
directeur général des bâtiments et frère de la Pompadour afin d’obtenir une place. Il avait été
présenté à Marigny par le comte de La Guiche (probablement Amable Charles (1747-1794)) et il
détaille longuement sa situation, mentionnant notamment la difficulté de percer en architecture.
On joint une note autographe d’Angiviller à son secrétaire vraisemblablement, permettant ainsi de
dater les documents, puisqu’Angiviller prend la suite de Marigny en 1774 (ce dernier ayant quitté le
poste en 1773). Il indique que malgré les talents de Faure, « je ne vois guère dans le moment le
moyen de le placer ».
Faure ne deviendra jamais réellement connu, sauf à Lyon où il reçut quelques prix et était
professeur.
Peu commun
60€
69 Foy Maximilien-Sébastien (1775-1825), général. Manuscrit anonyme, sd [1825], 4p½ in-4.
Deux versions très proches d’une « Elégie sur les funérailles du général Foy », écrites de la même
main. La mort du général Foy donna lieu à de très nombreux poèmes sous toutes les formes, dont
certains furent publiés (comme celui de Dumas père). On les compte par dizaines, et pas
uniquement en français. Nous en avons donc ici un exemple de plus, d’une anonyme, qui signe
« Melle xxx ». Cette élégie commence ainsi :
« ô désastreuse nuit ! jour de deuil pour la France !
L’ami de son pays et de la liberté
Que protégeaient son bras et sa male éloquence
N’est plus ! il prend l’essor vers l’immortalité. »
Document inédit
40€
70 Francis Eve (1886-1980), actrice. L.A.S., Paris, 8 mars 1955, 2p in-8.
Elle écrit au journaliste André Calas : « Votre article d’interview sur Paul Claudel à mon sujet m’a
fait beaucoup plaisir. Vous n’avez pas trahi mes propos […] c’est très rare ». Eve Francis a en effet
joué dans L’Otage de Claudel en 1914.
Peu commun
20€
71 Gheorghiu Constantin Virgil (1916-1992), écrivain roumain. P.A.S.+enveloppe, Paris, 15
décembre 1952, 1p in-12.
Il écrit au journaliste André Calas pour le remercier pour l’article qu’il a écrit sur La Seconde Chance,
roman de Gheorghiu traduit en français en 1952. « J’espère vous revoir bientôt, pour vous dire de
vive voix ma gratitude ».
Peu commun
50€
72 Gibeau Yves (1916-1994), écrivain. L.A.S., Paris, 28 octobre, 1p¼ in-4.
Il écrit au journaliste André Calas pour dire combien il est comblé par son article et par celui de
Naudin. Il lui a promis un papier qui n’est toujours pas fait et espère n’avoir pas dépassé les bornes.
20€
5
Il aurait publié dès 1769 un mémoire sur le sujet d’après M.Vachez.
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Juin 2016
73 Gide André (1869-1951), écrivain. Enveloppe autographe+photo, Grasse, 8 septembre 1941.
Enveloppe autographe au journaliste André Calas contenant une carte postale-photo d’André Gide.
On joint une autre enveloppe autographe de Gide au même (1949).
50€
74 Gide André (1869-1951), écrivain. Lot de lettres et document autour de Gide, 1946 à 80.
Lot contenant 2 lettres signées de la secrétaire de Gide, Yvonne Davet (1906-2007), datées du 11
mai 1946 (avec enveloppe) et du 16 octobre 1947 pour remercier le journaliste André Calas pour
ses envois et refuser un rendez-vous, Gide étant souffrant.
On joint un carton imprimé de remerciement de condoléances suite à la mort d’André Gide
On joint une P.A. de Catherine Gide, datée du 1er septembre 1980 pour remercier le correspondant
pour des condoléances.
30€
75 Gordeaux Paul (1891-1974), homme de lettres, humoriste. L.A.S., 20 décembre 1924, 2p in-8.
Il écrit au pacifiste et anarchiste Eugène Humbert (1870-1944), principalement autour d’une histoire
d’argent, car il attendait une aide financière d’Humbert mais qui n’est pas arrivée comme il le
souhaitait, et il lui reproche à demi-mot.
Peu commun
20€
76 Gordeaux Paul (1891-1974), homme de lettres, humoriste. L.A.S., Monaco, 26 février 1924, 2p
in-8.
Il écrit au pacifiste et anarchiste Eugène Humbert (1870-1944). Lettre amicale mentionnant son
voyage de retour (depuis Paris) dans un « compartiment empoisonnés d’englishs. Quelle race ! D’un
sans gêne ! Ils se croient vraiment ici plus que chez eux. », la météo froide, le carnaval de Nice qui
vient de se passer, où il n’est pas allé mais il a acheté un costume pour Humbert. Il mentionne un
article qu’il a fait contre le C.L.
Il signe P.Philippe, Philippe étant son vrai prénom.
Peu commun
20€
77 Gourmont Rémy de (1858-1915), écrivain. L.A.S., Paris, sd [1892], 2p½ in-12.
Il remercie son correspondant pour son article sur Lilith, sa pièce de théâtre publiée en 1892, Lilith
étant la seconde femme d’Adam, renvoyée de l’Eden et devenant la femme de Satan. « Vos lecteurs
auront pris cela comme ils l’auront voulu. Moi, je me borne à envoyer mes meilleurs compliments
[…] au critique littéraire ».
100€
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78 Gyp, Sibylle Riqueti de Mirabeau, comtesse de Martel, dite (1849-1932), romancière. L.A.S., sd
[jeudi – ca.1899], 3p in-8 (les 2 dernières écrites comme une seule page).
Elle envoie la couverture d’un livre auquel la page de Folleuil a été arrachée. Elle va probablement
le soir au Palais Royal et se propose d’envoyer vite son dialogue. Signée G.
Elle publie en 1899 Monsieur de Folleuil, recueil de dialogues. Elle en a sûrement proposé un à son
destinataire.
30€
79 Gyp, Sibylle Riqueti de Mirabeau, comtesse de Martel, dite (1849-1932), romancière. L.A., sd
[ca.1899], 2p in-8.
Elle envoie Costumes avant Folleuil à … car Folleuil a déjà été lu la semaine précédente. Le texte
sera facile à couper s’il est trop long. Elle mentionne « Bal au bois », sûrement un dialogue.
Elle publie en 1899 Monsieur de Folleuil, recueil de dialogues. Elle envoie ici un dialogue mais qui ne
semble pas faire partie du recueil.
30€
80 Gyp, Sibylle Riqueti de Mirabeau, comtesse de Martel, dite (1849-1932), romancière. L.A., sd
[ca.1899], 3p in-8.
Elle a fait « beaucoup plus court », probablement avec ses dialogues. Elle a gardé Folleuil rodeur
« pour le souper aux petites tables ». Elle n’envoie plus de théâtre car « j’ai pensé que les autres
n’étaient pas réussis ».
Elle publie en 1899 Monsieur de Folleuil, recueil de dialogues. Elle envoie ici un dialogue mais qui ne
semble pas faire partie du recueil.
30€
81 Gyp, Sibylle Riqueti de Mirabeau, comtesse de Martel, dite (1849-1932), romancière. Manuscrit
autographe signée, sd [ca.1900], 17p in-folio
Important manuscrit d’un article satirique titré Une Poison…, à l’encre violette, avec de
nombreuses ratures et corrections. Il a pour sujet Madame Collomb, la poison, et mentionne Henri
Bérenger, Georges Grosjean, etc.. Cette poison a « dans le visage, quelques-uns des traits » de la
meneuse de revue Louise Balthy (1867-1925), « mais d’une Balthy vieillie et ridée ». Elle mentionne
aussi son côté antidreyfusard en disant « les gens « côté Dreyfus » m’inspirent un dégoût contre
lequel je ne peux pas réagir ». Cette Collomb mêlait Déroulède et Cavaignac dans un complot
royaliste.
Déchirure à la première page.
Bel article satirique contre cette Madame Collomb que nous n’avons pas su identifier.
400€
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Juin 2016
82 Hébertot Jacques (1886-1970), écrivain, directeur de théâtre. CDV autographe, sd, 2 lignes.
Au journaliste André Calas : « merci pour votre aimable lettre. Tous mes vœux. ».
10€
84 Herrand Marcel (1897-1953), acteur, metteur en scène, directeur de théâtre. CDV autographe,
sd, 2 lignes.
Au journaliste André Calas : « avec les remerciements et les vœux de » Marcel Herrand.
10€
85 Huguenet Félix (1858-1926), acteur. L.A.S., Vichy, 24 juillet 1897, 1p in-4.
Lettre au journaliste Jules Huret (1863-1915) qu’il regrette de ne pas voir à Vichy. Il mentionne que
Madame Simon-Girard, son épouse, soprano, termine ses reprises à l’Eden et viendra ensuite
chanter La Toledad à Vichy. Il détaille ainsi le programme de la soprano à Marseille et Paris et parle
de son succès à Vichy où « elle est couverte de fleurs et de bravos ».
Déchirure (sans manque) et lettre ouverte aux plis.
20€
86 Jamois Marguerite (1901-1964), actrice, metteur en scène. CDV autographe, 1948, 5 lignes.
Au journaliste André Calas : « Vous remercie pour votre aimable attention et vous adresse à son tour
ses meilleurs vœux pour 1948 ».
10€
87 Jeaurat Etienne (1699-1789), peintre. L.A., s.d. (décembre 1778), 1p½ in-folio.
Il écrit à Charles Claude Flahaut de la Billarderie, comte d’Angiviller (1730-1809), directeur général
des bâtiments du roi afin d’être déchargé de sa charge de garde du Cabinet du Roi, charge qu’il
occupe depuis 1767. En effet, il termine sa carrière et n’est plus en état de « répondre aux demandes
journalières qui lui sont adressées de la part de la Famille Roïale ». Il demande aussi que le sieur
Provot le remplace qui est familier de ces affaires car « il s’en acquitte sous les ordres des différents
gardes ses prédécesseurs » depuis plus de 50 ans.
Note manuscrite (d’Angiviller ?) indiquant que Provot sera commis pour le suppléer le temps de la
maladie de Jeaurat.
Haut du feuillet un peu abîmé.
Rare.
120€
88 Jehan-Rictus, Gabriel Randon dit (18671933), poète. L.A.S.+enveloppe, Paris, 14
novembre 1903, 3p in-8.
Longue lettre au poète belge André Fontainas
(1865-1948) le remerciant pour son roman
L’Indécis, qu’il loue. « Votre héros est, passez-moi l’expression, un fier salaud : il est ma foi très graine
« d’honnêtes gens » très « bourgeoisie courante » et ça n’était pas commode de dessiner par
nuances et hachures ce genre de criminels. Le père est une bonne vieille carne, la sœur une
gourgandine et Delaroque-Froubert pue la bassesse inévitable aux sangsues du fonctionnarisme.
Bref tous ces gens-là me dégoûtent fort et votre livre m’a rafraichi les sentiments d’horreur que j’ai
toujours éprouvés pour ces couches spéciales d’humanité. Qu’ils crèvent donc tous : le plus tôt sera
le mieux ». Il parle ensuite d’une inévitable extermination en faisant le lien entre le roman et la vie
réelle. « Détruisons dans les cervelles le Dogme du Travail, dernière forme de la Religion. ».
Superbe lettre
250€
Benoît Galland - Librairie Trois Plumes
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Librairie Trois Plumes, Catalogue n°34
Juin 2016
89 Jouhandeau Marcel (1888-1979), écrivain. L.A.S., 23 décembre 1972, 1p in-8.
Au journaliste André Calas : « Merci, cher ami, meilleurs vœux et amitié. »
20€
90 Jouhandeau Marcel (1888-1979), écrivain. L.A.S., 23 février 1972, 1p in-8.
Il invite le journaliste André Calas : « Venez avec magnétophone. Vous serez reçu comme vous le
méritez. »
20€
91 Jouhandeau Marcel (1888-1979), écrivain. L.A.S., 28 février 1973, 2p in-8.
Il écrit au journaliste André Calas : « Je me demandais comment un texte de moi était présenté par
Arcadie [revue homophile]. Vous savez que la propagande que fait cette revue pour
l’homos[exualité] m’est insupportable. Je ne supporte l’homos. que dans l’exception ».
Petite tache sur le premier feuillet (en dehors du texte).
Jolie lettre de Jouhandeau sur l’homosexualité à un autre homosexuel.
80€
92 Jouhandeau Marcel (1888-1979), écrivain. L.A.S., 29 mai 1972, 1p in-8.
Il invite le journaliste André Calas : « Venez quand il vous plaît un dimanche. Je vous accueillerai avec
joie ».
20€
93 Juif Jacques (XVIIème), Maître chirurgien juré à point. P.A.S.,
Paris, 2 mai 1678, 1p in-4.
Rapport en chirurgie de Jacques Juif concernant Jean Cossinier,
maître à danser. Il constate sur ce dernier des « contusions sur
diverses parties de son corps » : joue gauche, bras gauche, épaule gauche. « Le malade a été saigné
deux fois et a besoin d’être bien pansé et médicamenté pour éviter la … et autres accidents qui
pourraient arriver ». Le malade a été frappé à « coups de bâtons, de poings et autres semblables. »
Au dos, deux cachets de cire identiques, armes non identifiées.
Papier bruni, petit manque en marge.
RARE document
150€
94 Katkhuda Suzanne (XXe), artiste céramiste anglaise. Lot de 2 L.S. (tapuscrite), Londres, 9 janvier
1974 & 11 mars 1974.
Lettres en anglais au journaliste André Calas pour demander une photocopie du manuscrit de Jean
Cocteau sur Bacchus, en vente à 1000 francs, puis pour dire que les pages envoyées ne suffisent pas
pour se décider et qu’étant trop loin, ils ne peuvent pas venir voir le manuscrit.
20€
95 Krantz Camille (1848-1924), député des Vosges, ministre, professeur de droit. L.A.S., Paris, 4
mars 1895, 1p½ in-8.
Il regrette d’avoir raté la visite de son correspondant et de ne pas avoir pu lui rendre visite. Il est
« très heureux et très fier d’être membre honoraire du Cercle » et exprime sa reconnaissance pour
cet honneur et pour le souvenir de son père dans ce cercle.
20€
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Juin 2016
96 La Tour Pierre de (mort en 1650), Conseiller6 et secrétaire du Roy &
de ses finances. P.S., 1638, 2p½ in-folio.
Il semble que ce soit une copie de permission de travaux pour des
bâtiments considérés comme des antiquités, au niveau de la rue SaintClaude à Paris, indiquant notamment la largeur que doit avoir la rue.
Le document se termine par « collationné à Paris par moy Coner Sredu Roy & de ses finances De
Latour ».
Rare. Document un peu vieilli.
150€
97 Lacrosse Jean-Baptiste Raymond de (1760-1829), contre-amiral. L.A.S. d’un ami César, 29
ventôse an 19 (20 mars 1802), 2p½ in-4.
Superbe lettre adressée au contre-amiral de Lacrosse, au sujet de la Guadeloupe. Il est fait mention
à de très nombreuses reprises de César-Dominique Duny (1758-1834), ami commun, consul de
France à Curaçao.
Le 1er novembre 1801, Lacrosse est fait prisonnier par les rebelles et on le force à s’embarquer qu’un
bateau danois, il se retrouve alors à la Dominique. « On a mal jugé la situation des choses et les
circonstances incalculables où tu t’es trouvé. Je vis s’établir cette opinion de la première nouvelle des
évènements de la Guadeloupe et je la combattis avec les armes que me donnait la connaissance de
ton caractère, mais le triomphe de cette cause devait appartenir à Duny. » Il détaille alors l’attitude
Duny défendant leur ami commun Lacrosse, notamment lorsque le comte de Montgaillard parla
« avec légèreté de l’évènement de la Guadeloupe, ce qui fit dire à [Antoine Claire] Thibaudeau qu’il
valait mieux avoir Duny parmi ses amis que parmi ses ennemis. » Il mentionne aussi le rôle de Duny
auprès des Consuls et des dames Bonaparte.
Très belle lettre autour des évènements de la Guadeloupe vus de Paris, par César, ami commun
du contre-amiral et de Duny.
300€
98 Laffitte Jacques (1767-1844), célèbre banquier,
gouverneur de la Banque de France, président du Conseil.
P.S., Paris, 12 juillet 1827, 1p in-4.
Document pré-imprimé, probablement fait en plusieurs
exemplaires, annonçant un changement d’associé au sein de
la banque J.Laffitte & Associés. Deux associés gérants et
solidaires deviennent associés commanditaires, 3 autres associés gérants et solidaires les
remplacent et un associé commanditaire fait son apparition. Jacques Laffitte et ces 5 anciens et
nouveaux gérants ont signé le document « J. Laffitte », pour bien indiquer aux personnes les
signatures de chacun des associés.
Cette banque sera liquidée en 1831.
Autographe peu commun du célèbre banquier.
60€
6
On sait qu’il fut reçu le 21 février 1614 et remplacé, suite à son décès, le 7 mars 1650. Voir Tessereau, Histoire
chronologique de la Grande Chancellerie de France. Paris, Emery, 1710. p.317 & p.465
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Juin 2016
99 Laydu Claude (1927-2011), comédien, producteur de Bonne nuit les petits. L.A.S., Ile d’Honorat,
20 août 1952, 1p in-8.
Adresse autographe au dos. Au journaliste André Calas. Il écrit à son tour « quelques lignes d’un
île », Calas étant à Majorque. Il lui écrit au journal car il a perdu son adresse.
Peu commun
50€
100 Laydu Claude (1927-2011), comédien, producteur de Bonne nuit les petits. L.A.S., Paris, 7 mars
1953, 1p in-8.
Il remercie le journaliste André Calas pour un écho à son sujet et « pour [sa] constance et [son]
amitié qui font [qu’il l’]appelle André tout court ».
Peu commun
50€
101 Laydu Claude (1927-2011), comédien, producteur de Bonne nuit les petits. L.A.S., Paris, 1er mars
1951, 1p in-8.
Il écrit au journaliste André Calas pour qui il a corrigé un texte qu’il lui retourne. Il lui signale qu’il
va bientôt tourner un autre film et mentionne madame Bernanos et son fils Jean-Louis.
Peu commun, Laydu vient alors d’acquérir la notoriété en jouant le curé dans le film Journal d’un
Curé de campagne d’après le livre éponyme de Georges Bernanos.
80€
102 Le Goarant de Tromelin Louis (17861867), contre-amiral, découvreur des îles
Phoenix et Fais. L.A.S., A bord de la Frégate
La Poursuivante, 25 janvier 1848, 2p½ in-8.
Tromelin, alors « près des côtes du Pérou » et
étant le commandant de la Marine Française
dans le Pacifique, répond à une lettre de Pierre Claude Evariste Dussault (1793-1882),
fonctionnaire, chef du bureau des dépenses d’outremer qui lui avait recommandé, semble-t-il, un
marchand au Chili. Il s’agit d’une lettre essentiellement amicale, les deux hommes se connaissent
bien.
Peu commun
50€
103 Lemonnier-Lahaitrée (fin XVIIIe), directeur de l’Enregistrement et des Domaines du Maine-etLoire. L.S., Angers, 3 brumaire an 7 (24 octobre 1798), 1p in-4.
Lettre au citoyen Le Dean, contrôleur du bureau de garantie, qui va venir à Angers s’occuper de la
garantie « sur les matières d’or et d’argent ». Il lui annonce qu’il a invité le citoyen Barben du Bourg
à venir faire partie du même bureau.
Peu commun
20€
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Juin 2016
104 Lesaffre Roland (1927-2009), acteur. CDV autographe, sd, 3 lignes.
Au journaliste André Calas : « Vous prie d’accepter ses vœux les plus sincères à l’occasion de l’année
nouvelle ».
10€
105 Malrieu Jean (1915-1976), poète. L.A.S., Marseille, 11 janvier, 2p in-8.
Il écrit au poète, musicien et peinte Arthur Petronio (1897-1983) et à sa femme pour présenter ses
vœux et s’excuser de son silence : « Après vous avoir quitté en juillet dernier, j’ai eu toutes sortes
d’histoires aussi catastrophiques que possible et depuis 6 mois je vis en sauvage ». Il ne peut
organiser une conférence pour Petronio, « n’ayant gardé que le strapontin des critiques
théâtrales ».
« J’ai essayé dans la mesure où je pouvais le faire d’adopter à ma classe bien jeune et bien turbulente
les principes de la verbophonie. Vous ririez des résultats ». La verbophonie est méthode de
déclamation inventée par Petronio. Elle laisse les bruits ambiants se mélanger aux syllabes et aux
consonnes.
Joli courrier.
45€
106 Malrieu Jean (1915-1976), poète. L.A.S., Marseille, 15 février [1962], 1p½ in-4.
Il écrit au poète, musicien et peinte Arthur Petronio (1897-1983) sur divers sujets, mentionnant la
création de la revue Les Cahiers du Refus du poète Gaston Puel (1924-2013), le poète Léon-Gabriel
Gros (1905-1985) à qui il faut s’adresser pour avoir mention de son recueil dans Les Cahiers du Sud,
car c’est sa « chasse gardée », et l’alpiniste Gaston Rebuffat (1921-1985) avec qui il a fait
un « commentaire poétique […] sur les Calanques » qui passera à la télé. Il travaille aussi de manière
intensive sur le scénario et les dialogues d’un long-métrage.
Joli courrier.
45€
107 Marceau Félicien (1913-2012), écrivain. L.A.S., Neuilly, 8 juin 1963, ½p in-4.
Il remercie le journaliste André Calas pour l’envoi des numéros de Lectures pour Tous et pour
l’article « qui est excellent et tout à fait intéressant ».
20€
108 Marigny, Abel-François Poisson de Vandières, marquis de (1727-1781), directeur général des
bâtiments et frère de la Pompadour. Lettre manuscrite, 13 août 1763, 2p½ in-folio.
Lettre non signée de la main d’un secrétaire adressée à César Gabriel de Choiseul-Chevigny, duc de
Praslin (1712-1785), au sujet de la construction des pavillons à l’italienne du château de SaintHubert (au Perray en Yvelines, domaine royal), sous la direction du Premier architecte du Roi AngeJacques Gabriel (1698-1782). Il faut en effet 60000 livres pour la construction de ces pavillons et
l’entrepreneur, trouvé avec difficulté, réclame 15000 livres par mois pour pouvoir continuer les
travaux. Il a épuisé les caisses pour payer la première partie et demande donc à Praslin de l’aider
pour le reste. « Tel est l’Etat déplorable de cette partie du service de Sa Majesté ».
Cette lettre ne fut pas envoyée. Il s’agit a priori d’une double, mais la mise au propre laisse supposer
que c’est la déchirure au premier feuillet qui a empêché l’envoi de cette lettre. Elle fut envoyée le
13 août comme l’indique la note en haut à gauche.
Intéressant document
60€
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Juin 2016
109 Marigny, Abel-François Poisson de Vandières, marquis de
(1727-1781), directeur général des bâtiments et frère de la
Pompadour. Brouillon autographe, 8 décembre 1766, 3p½ in-4.
Brouillon d’une longue et belle lettre adressée au comte de
Saint-Florentin (Louis Phélypeaux, futur duc de La Vrillière
(1705-1777)) au sujet des manufactures de la Savonnerie et des
Gobelins. Répondant à deux demandes du Garde-meuble de la
Couronne, il signale à son correspondant que ces deux manufactures ont failli être dissoutes à
plusieurs reprises, faute d’argent pour les soutenir suffisamment, manque de soutien du
principalement à la guerre récente (Guerre de Sept Ans). Il mentionne même des complots pour
faire fuir les ouvriers à l’étranger, ce qui aurait causé « une perte irréparable ». Il a déjà obtenu du
duc de Choiseul, dès 1761, que les tapisseries et tapis des manufactures demandés par les affaires
étrangères soient payés sur le fonds des affaires étrangères, et il demande par ce courrier que la
même règle soit suivie avec le Garde-meuble de la Couronne.
Superbe document.
250€
Maurice Quentin de La Tour, Portrait de Marie-Josèphe de Saxe
Photo (C) RMN-Grand Palais (musée du Louvre) / Tony Querrec
110 Marigny, Abel-François Poisson de Vandières, marquis de (1727-1781), directeur général des
bâtiments et frère de la Pompadour. Brouillon autographe, 21 septembre 1767, 1p in-4.
Brouillon d’une lettre adressée au duc de La Vauguyon (Antoine de Quélen (1706-1772)), alors
gouverneur des enfants de France, afin de l’autoriser à copier le portrait de « feue mad. La Dauphine
par M. La Tour ». Il s’agit donc du portrait de Marie-Josèphe de Saxe (1731-1767), décédée le 13
mars précédent, et peinte par Maurice Quentin La Tour. Il n’a pu accéder plus tôt à sa demande
étant en voyage en Hollande.
Superbe document.
120€
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Juin 2016
111 Marigny, Abel-François Poisson de Vandières, marquis de (1727-1781), directeur général des
bâtiments et frère de la Pompadour. Brouillon autographe, Menars (Loir-et-Cher), 4 août 1766, 5p½
grand in-4.
Brouillon d’une longue et importante lettre adressée au contrôleur général des finances ClémentCharles-François de L’Averdy (1724-1793). Après avoir lui avoir reproché de ne pas avoir tenu sa
promesse d’avoir un entretien avec lui, Marigny y développe la situation catastrophique des
bâtiments du Roi depuis la fin de la Guerre de Sept Ans, que ce soit la situation financière immédiate
ou les conséquences avec les immeubles qui s’abîment rapidement, les entrepreneurs du Roi et
leurs ouvriers très fatigués, les difficultés à payer les ouvriers, etc. : « La catastrophe arrivera, et le
Roi se trouvera sans avoir un seul homme qui veuille ou qui puisse travailler dans ses bâtiments. ».
Il développe aussi la situation guère plus réjouissante des manufactures des Gobelins et de la
Savonnerie dont les dettes se montent à 220.000 livres, à tel point que les ouvriers ont failli se
disperser (Marigny parle même en décembre, dans une lettre au comte de Saint Florentin de
complot pour faire partir les ouvriers à l’étranger). Il réclame donc une somme de 50.000 écus afin
de rétablir la confiance avec les entrepreneurs et surtout afin de d’aider ceux qui « gémissent dans
la misère et qui sollicitent, à titre de grâce, le plus médiocre acompte sur des dettes considérables ».
Il mentionne une somme de 200.000 livres que devait payer L’Averdy, donc la moitié « destinée à
des ouvrages urgents ». Il a besoin d’un surplus pour « l’arrangement de l’appartement de mad. la
Dauphine. Il est indispensable qui soit entamé et parfait pendant le voyage de Compiègne. C’est un
objet de 40.000 livres ».
Superbe document.
450€
112 Marigny, Abel-François Poisson de Vandières, marquis de (1727-1781), directeur général des
bâtiments et frère de la Pompadour. Projet de lettre avec corrections autographes, Compiègne, 1er
août 1768, 2p ½ in-folio
Projet de lettre corrigé au contrôleur général des finances Clément-Charles-François de L’Averdy
(1724-1793), avec une petite correction autographe et la première page presque entièrement barré
par Marigny, et logiquement, la lettre a été réécrite entièrement ou n’a pas été envoyée. Par le
contenu, on peut supposer qu’elle a été entièrement réécrite. Marigny y expose les besoins
financiers pressants de l’époque. Il mentionne ainsi 212.500 livres correspondant à « un quartier des
gages, appointements et entretiens fixes de tous les employés », 62.000 livres correspondant au
« second quartier des entretiens fixes » et pour lui éviter de nouveaux emprunts et 80.000 livres
pour « les intentions du Roy relativement au cabinet du Roy à Choisy, à l’achèvement de l’escalier
de la Reine à Fontainebleau, au manège provisionnel demandé pour les exercices de Mgr le Dauphin.
Ouvrages commencés mais suspendus par l’impuissance des entrepreneurs ». Il mentionne enfin les
problèmes avec les manufactures des Gobelins et de la Savonnerie, avec les risques
d’anéantissement de celles-ci, signalant devoir 60.000 livres à un seul entrepreneur. Il demande
ainsi 500.000 livres.
L’escalier de la Reine est ce superbe escalier intérieur qui se trouve à Fontainebleau7.
Superbe document.
180€
7
Voyez ici une photo de cet escalier : http://art.rmngp.fr/fr/library/artworks/escalier-de-la-reine-depuis1768_dore_1768
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113 Marigny, Abel-François Poisson de Vandières, marquis de
(1727-1781), directeur général des bâtiments et frère de la
Pompadour. Brouillon autographe, 12 octobre 1768, 1p in-4.
Brouillon autographe d’une lettre au ministre d’état Henri Bertin8
(1720-1792)9 au sujet de l’architecte Jean-François Chalgrin
(1739-1811). L’Académie d’Architecture a examiné les plans et
dessins de Chalgrin et a porté un « jugement [qui] ne saurait être plus avantageux », notant qu’un
tel édifice « ferait à la fois honneur à son auteur et une décoration avantageuse pour cette partie du
faubourg Saint-Honoré. Ainsi, rien ne s’oppose à ce que vous sollicitiez les bontés de Sa Majesté
pour parvenir à son exécution ».
Cette lettre est écrite le jour même de l’approbation par l’Académie Royale d’Architecture. Le projet
sera lui mené de 1774 à 1784, ayant été retardé notamment par la difficulté d’acheter les terrains.
Superbe document.
150€
114 Marigny, Abel-François Poisson de Vandières, marquis de (1727-1781), directeur général des
bâtiments et frère de la Pompadour. L.A. (incomplète), juillet 1760, 4p in-folio.
Lettre autographe au contrôleur général des finances d’état Henri Bertin10 (1720-1792), incomplète
de la fin (probablement en partie réécrite car elle contient de nombreuses petites corrections).
Marigny y détaille la situation désastreuse des finances, en pleine Guerre de Sept Ans, mentionnant
« L’affreuse misère de tous les employés et gagistes attachés au service du Roy », parlant du possible
anéantissement des académies à Rome et Paris, des Ecoles et des manufactures des Gobelins et de
la Savonnerie. Il mentionne l’abandon des bâtiments et les dépenses se montant à 3.200.000 livres
en 1759. Il détaille ensuite toutes ces sommes gigantesques pour l’époque
Superbe document dont il manque malheureusement la fin.
280€
115 Marigny, Abel-François Poisson de Vandières, marquis de (1727-1781), directeur général des
bâtiments et frère de la Pompadour. Brouillon autographe, 19 août 1768, 1p in-4.
Brouillon autographe d’une lettre adressée à l’artiste Charles-Nicolas Cochin (1715-1790) au sujet
de la commande de Sa Majesté polonaise d’un plafond dans son palais de Varsovie. Ce dernier ayant
décidé de « surseoir les ouvrages déjà commandés », Marigny demande à Cochin de ne rien dire au
peintre Louis-Jean-Jacques Durameau (1733-1796), et s’il lui a déjà dit de « lui recommander de
nouveau le plus grand secret ».
Superbe document.
150€
116 Marigny, Abel-François Poisson de Vandières, marquis
de (1727-1781), directeur général des bâtiments et frère de
la Pompadour. Brouillon autographe, 16 août 1768, 1p in-4.
Brouillon autographe d’une lettre adressée à l’intendant des
finances André-François Langlois (1717-1781) afin de
réclamer 25.000 livres qui permettront de payer les entrepreneurs, qui sont dans un état de
détresse.
Joli document.
100€
8
Protégé de Mme de Pompadour, donc de la sœur de Marigny.
En réalité secrétaire d’état dans un secrétariat fourre-tout créé spécialement pour lui.
10
Protégé de Mme de Pompadour, donc de la sœur de Marigny.
9
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117 Marigny, Abel-François Poisson de Vandières, marquis de
(1727-1781), directeur général des bâtiments et frère de la
Pompadour. Brouillon autographe, 31 octobre 1768, 1p in-4.
Brouillon autographe d’une lettre adressée au (bref) contrôleur des
finances Etienne Maynon d’Invault (1721-1801) afin de lui rappeler qu’il a besoin d’une
augmentation des fonds pour « parvenir à l’achèvement de la salle de spectacle du château de
Versailles, avant le printemps de 1770 ».
Superbe document.
150€
118 Marigny, Abel-François Poisson de Vandières, marquis de (17271781), directeur général des bâtiments et frère de la Pompadour.
Brouillon autographe, 25 septembre 1767, ½p in-4.
Brouillon de la lettre à l’architecte Pierre Patte (1723-1814) : « Le désir
que vous avez, Monsieur, d’entrer à l’Académie royale d’Architecture est trop légitime pour que j’y
mettre un obstacle : je consens bien volontiers que vous fassiez dans les circonstances actuelles les
démarches nécessaires pour vous mettre sur les rangs ».
Patte est un architecte déjà reconnu puisqu’il est l’architecte du duc de Deux-Ponts-Birkenfeld depuis
1756.
120€
119 Marigny, Abel-François Poisson de Vandières, marquis de (1727-1781), directeur général des
bâtiments et frère de la Pompadour. Brouillon autographe, Versailles, 2 février 1757, 1p½ in-4.
Il charge le Sr Préault d’aller « le plus diligemment qu’il pourra à Fontainebleau avec le monde qui
luy sera nécessaire pour enlever tout ce qu’il y a de meilleur en peinture à fresque dans la seconde
antichambre du Roy ». Il doit s’adresse au contrôleur du département, M. de Moranget, qui rendra
compte chaque semaine de l’avancement.
Joli document sur les travaux à Fontainebleau
80€
L’adoration des mages11
Saint Thibault
11
.
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tous droits réservés
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120 Marigny, Abel-François Poisson de Vandières, marquis de (1727-1781), directeur général des
bâtiments et frère de la Pompadour. Brouillon autographe, 7 septembre 1767, 1p in-4.
Brouillon d’une lettre à l’artiste Charles-Nicolas Cochin (1715-1790), au sujet de la commande par
le Roi de deux tableaux : L’Adoration des Mages par Gabriel-François Doyen (1726-1806) et un Saint
Thibault par Joseph-Marie Vien (1716-1809). Il est demandé aux artistes de faire deux dessins
préparatoires afin de les présenter au Roi qui choisira, Marigny mentionnant au passage le rôle
important de Saint Thibault, « la France doit à ses prières la postérité de Saint Louis ». « On peut
représenter des choses à la fois flatteuses pour la maison de Bourbon et propres en particulier à faire
plaisir au Roi ».
On sait que L’adoration des Mages, commandée dès 1766, a bien été peinte et se trouve aujourd’hui
en l’église Saint Martin de Mitry-Mory. En revanche, le Saint Thibault fut plus compliqué, car il
semble que le tableau de Vien ne fut présenté qu’en 1775, sous le titre Saint Thibault offrant à Saint
Louis et Marguerite de Provence un lys à onze branches. Vien a néanmoins bien suivi la demande
de Marigny. Ce tableau est aujourd’hui conservé au château de Versailles.
Très intéressant document autour de la réalisation de deux tableaux importants.
230€
Van Loo, Christian VII, roi de Danemark et de Norvège
Photo (C) RMN-Grand Palais (Château de Versailles) / Gérard Blot
121 Marigny, Abel-François Poisson de Vandières, marquis de (1727-1781), directeur général des
bâtiments et frère de la Pompadour. Brouillon autographe, septembre 1768, 1p in-4.
Brouillon d’une lettre au peintre Louis-Michel van Loo (1707-1771) qui vient de lui annoncer que le
le roi du Danemark, Christian VII, a vu le portrait de Louis XV par van Loo, reproduit en tapisserie et
qu’il veut que van Loo fasse son portrait. « Je ne suis nullement étonné, monsieur, que la vue du
portrait du Roy exécuté en tapisserie d’après votre ouvrage ait inspiré à Sa Majesté danoise le désir
d’employer vos talents à faire son portrait… ».
Beau document.
150€
122 Marigny, Abel-François Poisson de Vandières, marquis de (1727-1781), directeur général des
bâtiments et frère de la Pompadour ; de Sylvoir (XVIIIe). L.A.S. de Sylvoir, Paris, 24 octobre 1767,
2p in-4.
Lettre d’un inconnu, Sylvoir, à Marigny au sujet de l’Académie royale d’Architecture. En effet, le 2
octobre, elle est supprimée par décision du Roi (suite à la nomination illégale de Charles de Wailly)
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mais elle est rapidement rétablie. Ce Sylvoir prétend avoir travaillé à de nouveaux statuts qu’il se
propose de présenter à Marigny « sous le secret ».
Marigny lui accordera peu d’attention, indiquant sur ce courrier : « Nulle réponse à faire à ce
projetteur ».
Amusant courrier d’un inconnu voulant se faire remarquer.
30€
123 Marigny, Abel-François Poisson de Vandières, marquis de (1727-1781),
directeur général des bâtiments et frère de la Pompadour. Brouillon
autographe, 1er mars 1768, 1p in-4.
Brouillon d’une lettre à l’architecte Jacques-François Blondel (1705-1774), qui dans une lettre
donnant l’état des frais, réclamait des fonds pour les fournitures. « C’est aux élèves de l’académie à
se fournir de tout ce qui peut leur être nécessaire pour profiter de vos leçons. Le surplus ne saurait
être assez considérable pour en faire un article particulier de dépense. » Il mentionne l’état resserré
des dépenses et ne souhaite pas une augmentation de celles-ci.
Intéressant document
100€
124 Marigny, Abel-François Poisson de Vandières, marquis de (1727-1781),
directeur général des bâtiments et frère de la Pompadour. Brouillon
autographe, 12 octobre 1768, 1p in-4.
Brouillon d’une lettre à l’architecte Jacques-François Blondel (1705-1774), dans laquelle il se dit
satisfaits des efforts de Blondel et Antoine-René Mauduit (1731-1815) pour rendre l’école
d’architecture florissante, ayant eu notamment les « programmes des sujets des prix d’émulations
[…] avec les noms de ceux qui les ont remportés ». Toutefois, il voit « la négligence et la faiblesse de
beaucoup d’élèves » et il propose à Blondel de « renvoyer les moins assidus et les moins capables de
profiter des leçons de l’académie ».
Intéressant courrier.
120€
125 Marigny, Abel-François Poisson de Vandières, marquis de (1727-1781), directeur général des
bâtiments et frère de la Pompadour. Brouillon autographe, Menars, 22 janvier 1767, 1p in-4.
Brouillon d’une lettre à un artiste qui a montré au Dauphin (futur Louis XVI), par l’entremise du
comte de Saint-Florentin (Louis Phélypeaux, futur duc de La Vrillière (1705-1777)) un portrait de
Sa Majesté au Camp de Fontenoy. Marigny, absent de Paris, approuve cette démarche et désire voir
« ce portrait et les autres ouvrages » de l’artistes à son retour à Paris.
Intéressant courrier malheureusement à un destinataire non identifié12.
80€
126 Marigny, Abel-François Poisson de Vandières, marquis de (1727-1781), directeur général des
bâtiments et frère de la Pompadour. Brouillon autographe, 1er août 1768, 1p in-4.
Brouillon d’une lettre à Jean-Charles Philibert Trudaine de Montigny (1733-1777), directeur des
Ponts-et-Chaussées et savant, à propos d’une demande des « habitants de la rue Notre Dame des
Champs » qui souhaitent avoir « une communication du Luxembourg aux Boulevards ». On lui a
proposé un projet, mais il préfère celui de Trudaine, « préférable à tous égards, pour la commodité
du public et l’embellissement du quartier » et il souhaite donc contribuer à son exécution,
mentionnant néanmoins la nécessité d’un logement dans la nouvelle porte à ouvrir.
Il s’agit probablement de ce qui aboutira à la construction de la Barrière Notre-Dame-des-Champs.
Intéressant document.
180€
12
Nous n’avons pas trouvé trace d’un portrait de Louis XV à Fontenoy peint vers 1767.
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127 Marigny, Abel-François Poisson de Vandières, marquis de (1727-1781),
directeur général des bâtiments et frère de la Pompadour. Brouillon
autographe, 4 juillet 1768, 1p in-4.
Brouillon autographe d’une lettre adressée à l’artiste Charles-Nicolas Cochin
(1715-1790) au sujet du remplacement des « rideaux des croisées de la Galerie de Rubens au
Luxembourg », délabrés. Cochin peut passer la commande pour les remplacer « sans excéder s’il est
possible les 1200 livres que Sa Majesté veut bien passer pour cette réparation ».
100€
128 Marigny, Abel-François Poisson de Vandières,
marquis de (1727-1781), directeur général des
bâtiments et frère de la Pompadour. Brouillon
autographe, 29 mars 1768, ½p in-4.
Brouillon d’une lettre envoyée au peintre JeanSiméon Chardin (1699-1779) et au peintre Dumont
le Romain (1701-1781) pour leur annoncer, suite à la mort du peintre Jean Restout (1692-1768),
que le roi a décidé d’accord à chaque « 300 en augmentation » de la pension dont ils jouissent. « Je
goute [à la satisfaction] de vous annoncer cette nouvelle marque des bontés du Roi ».
100€
129 Marigny, Abel-François Poisson de Vandières, marquis de (1727-1781), directeur général des
bâtiments et frère de la Pompadour. Brouillon autographe, 29 mars 1768, ½p in-folio.
Brouillon d’une circulaire adressée à 5 personnes dont l’architecte Jacques-Germain Soufflot (17171780) et le peintre Louis-Jean-Jacques Durameau (1733-1796) suite à une lettre de la veuve du
fondeur Forestier qui demande que son fils Jean-Antoine Forestier (1755-1794), alors âgé de 23
ans, succède à son père. Il demande donc l’avis de ses correspondants.
Jean-Antoine Forestier sera fondeur (pour le service du Roi ?) et fera partie, pendant la révolution
de la Section des Gardes-Françaises (Section de l’Oratoire). Il sera guillotiné.
Intéressant document
80€
130 Martin de Bonnefond François-Léandre (1739-1809), prêtre de Tournon (Agenois) puis
Marmande (Lot-et-Garonne) mort en odeur de sainteté13. L.A.S., Marmande, 21 septembre 1806,
1p in-4.
Il écrit au supérieur du Lycée de Toulouse pour lui recommander l’élève de sa paroisse ayant obtenu
la place gratuite du lycée. Son père est « mort aux îles en défendant ses propriétés » et la famille est
maintenant sans fortune.
Peu commun
40€
13
Le comte de Marcellus a publié une Vie de M. François-Léandre Martin de Bonnefond, prêtre et curé de
Marmande dès 1810.
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131 Mauclair Camille (1872-1945), écrivain, poète. L.A.S.+enveloppe, sd [28 janvier 1893], 3p in-8.
Longue lettre à Saint-Georges de Bouhelier (1876-1947) « Directeur de « L’Académie Française » ».
Belle lettre du jeune Mauclair au très jeune Bouhelier (16 ans) pour le remercier d’avoir placé son
article en tête de la revue, inaugurant ainsi cette nouvelle revue L’Académie Française, qui
deviendra dès le deuxième numéro L’Assomption. « Ce que vous dites de mon cher André Gide et de
moi-même m’a causé un grand plaisir, et je vous prie de croire que j’en demeure touché. Enfin, il ne
peut que m’être extrêmement agréable de voir au nombre de vos collaborateurs d’aussi excellents
amis que Merrill, Rémy de Gourmont, Henri de Regnier, Quillard, ou des camarades comme Renard,
Dubus et Paul Adam. (Je mets à part Maurice Beaubourg, car je devrais, comme pour André Gide,
dire : mon frère.) » Il réclame deux autres numéros pour Vincent d’Indy et Téodor de Wyzewa.
Superbe lettre du jeune Mauclair au jeune Bouhelier, dont l’écriture calligraphiée tire son
esthétisme du symbolisme et de Mallarmé. On remarque en effet au début de la signature un SMF
pour Séverin Faust (son vrai nom) et le M probablement pour Mallarmé.
150€
132 Mauriac Claude (1914-1996), écrivain. L.S., Paris, 1er février 1951, ½p in-4.
Il répond au journaliste André Calas qu’il a pour principe de ne jamais accepter d’interviews sur son
père François Mauriac et sa mère.
On joint deux copies de courriers envoyés par Calas, l’un avant cette lettre réclamant une réponse
de Claude Mauriac, l’autre à François Mauriac dans laquelle il déforme la réponse de Claude, le
disant « débordé de travail » et il lui demande si un autre de ses enfants pourrait répondre. Calas
est alors en train de faire des interviews d’enfants d’écrivains (Valéry, Péguy, Gide, Claudel, Colette,
etc.)
Les trois lettres sont déchirées en haut à gauche, en marge.
15€
133 Mauriac François (1885-1970), écrivain. L.S. (tapuscrite), Paris, 4 novembre 1949, 1p in-4.
En-tête du Figaro. Il répond au journaliste André Calas qui souhaite entrer au Figaro qu’il ne peut
l’aider, ayant déjà fait rentrer un de ses camarades. Il lui dit de demander à Georges Ravon (19001960) et qu’il témoignera en sa faveur.
30€
134 Maurois André (1885-1967), écrivain. L.A.S., Cannes, 12 avril 1951, ½p in-12.
Adresse autographe au dos. Il écrit au journaliste André Calas qu’il est avec sa fille à Cannes jusque
début mai et le prie de le recontacter quand il sera revenu à Paris.
10€
135 Mazarin, Philippe-Julien Mancini, duc de Nevers, neveu de (1641-1707) - Le Nain (XVIIe),
conseiller du Roy et commissaire. P.S., 6 septembre 1684, 1p in-4.
Requête de Marguerite de Puy-Montbrun (décédée en 1695), dite ici marquise de Sommelsdijck
(elle a épousé en 1664 Cornelius van Aerssen van Sommelsdijck, gouverneur du Surinam) et dame
de Chatillon-en-Bazois (la seigneurie de Chatillon fut achetée par son mari vers 1667), assignant
Jullien Mazariny Duc et pair de France, duc de Nevers (c’est-à-dire Philippe-Julien Mancini-Mazarin
(1641-1707), neveu du cardinal) en la personne de Maître Caland son procureur pour une
comparution le lendemain.
Le document est signé par Le Nain, Calland (et non Caland comme dans le texte) et, semble-t-il, un
nommé Baissière, probablement un représentant de la requérante.
Joli document
100€
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136 Mollard Balthazard (XVIIIe), marchand fruitier oranger. L.S., Paris, sd [avril 1778], 1p in-folio
oblong.
Il écrit à Charles Claude Flahaut de la Billarderie, comte d’Angiviller (1730-1809), directeur général
des bâtiments du Roy afin de demander pour son fils la protection du comte, notamment financière,
en lui permettant de loger à l’Académie de France à Rome. Il dit son fils élève de Greuze. Une note
d’un secrétaire indique de ne pas répondre positivement car « le Sr Mollard lui est inconnu ». Le
secrétaire s’est aussi renseigné sur ce peintre sans obtenir d’avis.
Cette lettre fut visiblement faite en plusieurs copies, légèrement différente. Une autre version dont
le texte diffère un peu est conservée aux Archives Nationales et a été publiée en 190414. Une note
sur cette autre lettre indique « Je ne crois pas qu’il y ait au moment actuel aucune chambre vacante
à l’Académie de Rome… ».
40€
137 Moniglia Tommaso Vincenzo (1686-1767), écrivain italien, professeur de philosophie et logique
à Pise. L.A.S., 31 mai 1745, 1p in-4.
Lettre à Monseigneur Bottari, Custode de la bibliothèque vaticane, en italien. Il semble que ce soit
une lettre de recommandation.
Peu commun
30€
138 Monot Martin-Claude (1733-1803), sculpteur. L.A. de Laponce, sd [20 décembre 1763], 1p in4.
Lettre d’un Laponce (non identifié) à Abel-François Poisson de Vandières, marquis de Marigny
(1727-1781), ancien directeur général des bâtiments et frère de la Pompadour, afin de lui demander
« protection et bonté auprès de M. Natoire » pour Monot qui vient de partir à l’Académie de Rome.
Charles-Joseph Natoire (1700-1777), peintre fut directeur de l’Académie de France à Rome de 1751
à 1775. On sait15 que le marquis de Marigny écrivit le 20 décembre un courrier à Natoire lui
recommandant Monot. Néanmoins, Monot fut chassé de l’Académie en 1767, pour semble-t-il avoir
pris position en faveur de l’architecte Adrien Mouton (1741-1820) dans une affaire qui l’opposait
à Natoire.
45€
139 Montalivet, Camille comte de (1801-1881), ami proche de Louis-Philippe, intendant général de
la liste civile ou ministre pendant tout le règne de celui-ci. P.A., Paris, 9 juin 1833(?), 1p in-8.
En-tête de la liste civile. Il écrit à Pierre Claude Evariste Dussault (1793-1882), fonctionnaire, chef
du bureau des dépenses d’outremer pour le faire venir le lendemain midi en amenant M.
Escassériaux, (Camille, le député ayant remplacé son oncle en 1831 ?).
20€
140 Montalivet, Camille comte de (1801-1881), ami proche de Louis-Philippe, intendant général de
la liste civile ou ministre pendant tout le règne de celui-ci. P.A., sd, 1p in-8.
Il écrit à Pierre Claude Evariste Dussault (1793-1882), fonctionnaire, chef du bureau des dépenses
d’outremer, qui est venu chez lui sans le voir et lui indique quand passer.
20€
14
In : Correspondance des directeurs de l’Académie de France à Rome avec les surintendants des bâtiments.
Paris, Jean Schemit, 1904. Tome XIII, p.368, lettre n°6941.
Référence aux Archives Nationales : O1 1942
15
In Correspondance des directeurs de l’Académie de France à Rome, avec les surintendants des bâtiments.
Tome 11, p.499.
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141 Montescot Claude de (mort en 1622), receveur des décimes du diocèse de Chartres, notaire et
conseiller du roi à Chartres. L.S. à Montescot, Mantes[-la-Jolie], 17 janvier 1594, 1p in-folio.
Lettre adressée à Claude de Montescot afin de lui demander de donner la somme de 33 écus… à
François Monnier, garde général des meubles du roy. Le lettre est écrite d’une première main et
contient une apostille et la signature d’une autre main (malheureusement non identifiée). Mantes
faisait alors partie du diocèse de Chartres et l’évêque du diocèse était Nicolas de Thou, qui sacrera
un mois après ce courrier le roi Henri IV (le 27 février).
L’hôtel Montescot, construit au XVIème siècle par Jean, père de Claude, puis reconstruit au début
du XVIIème par Claude est aujourd’hui l’hôtel de ville de Chartres. Claude de Montescot était un
fidèle d’Henri III et avait dû quitter Chartres quand la ligue y était. Son hôtel fut ravagé à ce momentlà, d’où la reconstruction.
45€
141bis Montherlant Henry de (1895-1972), écrivain. L.S. « M » (tapuscrite), Paris, 3 janvier 1952,
1p in-4.
Il remercie le journaliste André Calas pour son article et lui signale qu’il n’est pas « souvent d’accord
avec [sa] conception du théâtre ». Il l’invite Calas à une lecture de Pasiphaé la semaine suivante, lors
de laquelle il « compte dire quelques mots sur la concision dans l’art théâtral en une courte
causerie ».
20€
142 Montullé Jean-Baptiste-François (1721-1787), conseiller d’état, secrétaire des
commandements de la Reine, Honoraire de l’Académie Royale de Peinture & de Sculpture. L.S.,
Paris, 21 janvier 1767, 1p in-4.
Il écrit à Abel-François Poisson de Vandières, marquis de Marigny (1727-1781), ancien directeur
général des bâtiments et frère de la Pompadour, afin de lui demander la possibilité de faire la vente
du cabinet de Mr de Jullienne dans le salon de l’exposition des Tableaux au Louvre. M. Cochin lui a
déjà dit que cela serait possible, sachant que Marigny a déjà donné une autorisation pour 3
semaines. Montullé souhaiterait disposer du salon le 1er mars au plus tard.
On joint un brouillon autographe de Marigny de la lettre à l’architecte Jacques-Germain Soufflot,
datée du 23 janvier 1767 (1p in-4) lui signalant cette demande qu’il compte accepter.
On joint un brouillon autographe de Marigny de la lettre à Montullé datée du 2 février 1767 (1p in4), donnant son accord. Il ajoute, à l’intention de son secrétaire, qu’il veut ajouter en post-scriptum
de sa main « Mais le 1er août je veux le salon libre ».
Nous ne savons pas pourquoi la vente de Jean de Jullienne (1686-1766) n’eut pas lieu au Louvre. Sa
collection, l’une des plus fameuses de son époque en peinture, fut vendue à partir du 30 mars 1767
directement dans son cabinet. Les visitent eurent lieu à partir du 15 mars, et avant sur rendez-vous
auprès de Montullé. Le catalogue fut publié courant février.
Bel ensemble
180€
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143 Morand Paul (1888-1976), écrivain. P.A.S., Paris, 3 novembre 1972, 1p in-12.
Il remercie André Calas pour son article mais ne souhaite pas qu’il soit publié tel quel. Il lui demande
de le revoir quand il reviendra de son voyage en Italie.
Lettre écrite au crayon feutre, un peu claire.
30€
144 Moreno Marguerite (1871-1948), actrice. L.A.S., sd, 5p in-8.
Longue lettre autour des filles mères et de l’argent donné par l’Assistance publique à Paul Beurdeley
(1842-1905), avocat et maire du VIIIe arrondissement de Paris. Elle dit aussi déménager et être plus
près de la place du théâtre français, actuelle place André Malraux, où se trouve la ComédieFrançaise.
Peu commun
50€
145 Muller Henry (1902-1980), journaliste, écrivain. L.S. (tapuscrite), Paris, 14 novembre 1952, 1P
in-4.
Il écrit au journaliste André Calas pour refuser de publier son interview de Carlo Coccioli car ce n’est
pas dans l’habitude du journal de publier ce type d’article.
10€
146 Nassau-Saarbrück Louis, prince de (1745-1794),
dernier prince régnant de sa maison. L.S., Saarbruck,
23 août 1781, 1p in-folio.
Lettre adressée à Charles Claude Flahaut de la
Billarderie, comte d’Angiviller (1730-1809),
directeur général des bâtiments du Roy pour lui
demander un appartement. Il a repéré celui du
sculpteur Etienne Gois (1731-1823), qui se trouve près de celui de Mademoiselle Quinault (16991783), l’actrice. Il propose de déplacer Gois dans l’appartement inoccupé du sculpteur JeanBaptiste d’Huez (1729-1793) qui sera plus commode pour lui et ainsi récupérer l’appartement de
Gois et le refaire à ses frais.
Peu commun
80€
147 Paisello Giovanni (1740-1816), compositeur italien. L.A.S. du secrétaire, 3 ventôse an 10 (22
février 1802).
Lettre du secrétaire Delabarras (?) indiquant à sa correspondant que « le maître serait heureux
d’avoir l’honneur de [la] recevoir ». Il envoie une loge pour la représentation, le soir même, de
l’opéra La Molinara, succès international de Paisello à l’époque.
20€
Jacques Sarrazin, Les enfants à la chèvre (© Musée du Louvre/P. Philibert)
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148 Pajou Augustin (1730-1809), sculpteur français ; Charles Claude Flahaut de la Billarderie,
comte d’Angiviller (1730-1809), directeur général des bâtiments du roi. Lettre manuscrite,
Versailles, 9 novembre 1778, 1p in-folio.
Projet de lettre d’Angiviller à Pajou, garde des sculptures du roi, avec trois corrections autographes
d’Angiviller. Il s’agit vraisemblablement d’une lettre qui aurait dû être envoyée à Pajou et qui a
sûrement été réécrite avec les correction pour être envoyée. Il annonce à Pajou qu’il a chargé
Desmarais, inspecteur au département de Marly, de faire transporter 4 vases de Porphyre dans la
salle des sculptures du Louvre « ainsi que les enfans du Sarrasin ». Il s’agit de la sculpture Les enfants
à la chèvre de Jacques Sarrazin, qui était alors, comme les vases, dans les jardins de Marly. « Le délit
commis dans les jardins de Marly me donne lieu de craindre qu’on n’attente également ».
En effet, début novembre 1778, 716 statues antiques de marbre « ont été abîmées à coups de
haches ». Angiviller a voulu protéger les autres pièces avant qu’elles ne soient attaquées. Les
coupables étaient des ouvriers des jardins, ivres quand ils ont commis ce délit.
Intéressant courrier
150€
149 Perruchot Henri (1917-1967), écrivain, philosophe. L.A.S., 9 mars 1955, 2p in-8.
Lettre à « Mon cher Maître », Henri de Montherlant (1895-1972), non nommé dans la lettre. Il est
mention de Carnets qui doivent être publiés sous peu et de Roland Laudenbach (1921-1991),
fondateur des éditions de La Table Ronde. Montherlant veut qu’un autre livre paraisse dans les 6
mois. Ses carnets furent bien publiés à la Table Ronde en 1955 mais aucun autre livre en le fut en
1955 ou 1956. Montherlant aurait-il changé d’éditeur pour ce livre ?
Il est question aussi du livre de Perruchot qui doit paraître aux mêmes éditions et surtout du titre.
Montherlant a critiqué le choix qui devait contenir « La sincérité ». « La sincérité n’est-elle pas
d’ailleurs à l’origine de l’œuvre de Camus ». Ce livre paraîtra bien en 1955, sous le titre : La Haine
des Masques – Montherlant, Camus, Shaw.
Joli courrier.
60€
150 Peyrefitte Roger (1907-2000), écrivain. L.A.S.+enveloppe, Paris, 21 mai 194717, 1p in-8.
Il écrit au journaliste André Calas pour lui dire que sa lettre l’a « infiniment touché. […] Rien ne m’est
plus agréable que de voir Les Amitiés [Particulières] atteindre parfois leurs vrais lecteurs ». Il est
disposé à le rencontrer et lui demande de lui téléphoner.
230€
151 Peyrefitte Roger (1907-2000), écrivain. L.A.S.,
Paris, 2 janvier 1948, 1p in-8.
Il écrit au journaliste André Calas : « J’ai été très
touché de la lettre que vous avez bien voulue
m’écrire au sujet du Prince des neiges », drame de
Peyrefitte publié en 1947. Après avoir répondu à ses vœux, il ajoute sur sa pièce : « Au moins aurat-elle trouvé grâce auprès de quelqu’un à qui elle était destinée. On n’écrit plus guère aujourd’hui
que pour « quelques-uns », en effet, et c’est parce qu’ils existent encore que l’on a encore le goût
d’écrire ».
Jolie lettre.
280€
16
17
Une autre source indique 5 statues renversées et 5 mutilées.
La lettre est datée 21.VI.47 mais l’enveloppe est datée 21 mai
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152 Pichette James (1920-1996), peintre, membre de l’art informel. L.A.S., 12 décembre 1954, 1p
in-8.
Il écrit au journaliste Jean-Paul Crespelle (1910-1994) qu’il remercie pour un article dans lequel il l’a
cité. Il l’invite à une exposition à Paris pour « connaître son opinion. » Il n’a rien montré à Paris depuis
trois ans, ayant surtout fait des expositions personnelles à l’étranger.
Peu commun
50€
153 Pinon Charles-Athanase (1734-1815), valet de chambre horloger du Roi, de Monsieur et du
Comte d’Artois. L.A., sd [mai 1778], 1p in-folio oblong.
Il demande à Charles Claude Flahaut de la Billarderie, comte d’Angiviller (1730-1809), directeur
général des bâtiments du Roy, un logement aux galeries du Louvre, réclamant en particulier celui de
Jean-Baptiste Lemoyne (1704-1778), sculpteur, qui vient juste de mourir. Il met par ailleurs en avant
que son aïeul (son grand-père) Pierre-François (dit Antoine) Gounod (né en 1674), fournisseur du
roi, était logé dans les galeries du Louvre, comme le fils de celui-ci Nicolas-François Gounod (17121795), armurier. Il signale aussi qu’avec la mort de Claude II Martinot (mort vers 1767), il n’y a plus
de valets de chambre horlogers du Roy au Louvre.
On doit à Pinon les pendules pour le mariage du futur Louis XVI. Il est par ailleurs le cousin du
compositeur Charles Gounod, son grand-père maternel étant l’arrière-grand-père du compositeur.
Note manuscrite (d’Angiviller ?) : « Le logement de M. Lemoyne est déjà depuis longtemps destiné
pour un objet essentiel au service. » et note d’un secrétaire indiquant la réponse le 25 mai 1778.
RARE
130€
154 Porel Paul (1843-1917), comédien, metteur en scène, directeur de théâtre. L.A.S., jeudi 29 avril,
2p in-8.
Il critique le manuscrit de son correspondant : « Je suis ravi de ma lecture, […] c’est très subtil et très
délicat […] la difficulté c’est qu’il faudrait trois acteurs de talent et de tact » Il parle du sujet de la
pièce : le mariage d’un enfant et l’adultère. Il renvoie le manuscrit et en demande une copie en
espérant placer la pièce la saison suivante.
30€
155 Rachel, Rachel Félix dite (1821-1858), tragédienne. L.A.S., sd [3 juillet
1845 ?], 1p in-12.
Lettre à Astolphe, Marquis de Custine : « mon cher Monsieur de Custine,
Si vous pouvez profiter de mes stalles, soyez aimables tous les deux pour
me venir dire dans ma loge après Virginie l’impressions que vous aura faite cet ouvrage. Mille bonnes
amitiés de votre très chère amie. Rachel. »
La pièce Virginie de Latour de Saint-Ybars fut jouée à Brest le 3 juillet 1845.
RARE lettre à celui qui fut un ami proche et un amoureux éconduit.
450€
156 Reden, Franz baron de (1754-1831), diplomate. L.A.S., Paris, 9 septembre 1778, 1p in-4.
Il écrit à Charles Claude Flahaut de la Billarderie, comte d’Angiviller (1730-1809), directeur général
des bâtiments du Roy afin de lui demander « une permission particulière pour voir la Galerie de
Rubens morceau unique & digne de l’attention de tout amateur des beaux-arts ».
On joint un brouillon autographe d’Angiviller (1p¼ in-4) contenant la réponse à Reden et la lettre
à Jean-Sylvain Bailly (1736-1793), garde des tableaux du Luxembourg. On y apprend ainsi que des
copies des tableaux de Rubens étaient faites pour Monsieur (le futur Louis XVIII). Bailly est chargé
de laissé entrer Reden avec les quelques personnes qui l’accompagneront.
Joli document
80€
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Juin 2016
157 Rettenrode, Antoine Borel du Chambon, baron de (1748-1849), contrôleur général de la liste
civile du roi de Westphalie Jérôme Bonaparte, un des rares barons du royaume de Westphalie. L.A.,
sd (ca.1812), 2p¼ in-4.
Longue lettre à Madame la Grande Duchesse (non identifiée), non datée mais fin 1811 ou début
1812 car il dit dans la lettre qu’il est « depuis peu » baron de Rettenrode (décision du 9 novembre
1811). Il sera aussi fait baron d’Empire par Napoléon en avril 1812.
Le sujet de la lettre tourne principalement autour de la dot de la princesse de Salm-Salm, dont il a
reçu le premier versement. Il s’agit vraisemblablement du mariage entre Florentin de Salm-Salm
(1786-1846) et Flamina di Rossi18 (1795-1840) le 21 juillet 1810. Florentin était alors colonel au
service du roi Jérôme Bonaparte. Il est question ici d’une somme de 212.000 reçue, premier
versement que Rettenrode demande de compléter rapidement de 80.000 pour « l’acquisition de la
terre de Wietersheim ».
Joli document
45€
158 Riede Erich (1903-1986), compositeur, chef d’orchestre. P.A.S., 12 octobre (?) 1961, 1p in-12.
Au dos d’une photo le représentant avec son chien Wamperl. Il écrit au journaliste André Calas :
« Quand nous nous reverrons ? Serez-vous à Mannheim le 17 octobre pour … ? Je serai là… »
30€
159 Rosenthal Gérard (1903-1992), avocat, résistant, militant troskiste. CDV signée G.R., sd, 3
lignes.
Au journaliste André Calas : « Merci cher André Calas et partons avec Lolita (?). Bien à vous. G.R. »
10€
160 Rostand Jean (1894-1977), écrivain. L.A.S., Ville d’Avray, 25 septembre 1950, 1p in-4.
Il remercie le journaliste André Calas qui lui a renvoyé des documents. « Je suis content de savoir
qu’ils vous ont aidé dans votre travail. » Il lui signale que sa maison ne s’appelle pas Noé, qu’elle
s’appelait Le Lys Rouge en 1922 quand il l’a achetée (référence à Anatole France ?) et qu’elle « ne
s’appelle plus maintenant que le 29 rue Pradier ».
20€
161 Rouen – Legrand (XIXème), directeur de l’Hospice général de Rouen. Lot de 2 P.S., 26 octobre
1816 & 5 décembre 1820, 1p in-8 & 1p in-4.
Le premier document est une quittance de 75 francs reçus pour la pension de madame Lefebvre
pour trois mois. L’autre est un certificat (copie) de décès pour Marie-Suzanne-Claudine Gérard,
religieuse dominicaine, décédée le 6 août 1820 à l’hospice.
30€
162 Roussin André (1911-1987), auteur dramatique. P.A.S.+enveloppe, Saint-Tropez, 19 janvier
1955, 2p in-12 oblong.
Il répond au journaliste André Calas en revenant d’un voyage en Italie et lui dit qu’il reste à SaintTropez jusqu’à la fin du mois et sera ensuite à Paris. Il lui écrira à ce moment-là afin de se rencontrer.
20€
18
Elle était de la famille de Félix Baciocchi (1762-1841), époux d’Elisa et beau-frère de Napoléon.
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Juin 2016
163 Sabran Elzéar de (1774-1846), poète, proche de madame de Staël. P.A., sd [mercredi matin],
1p in-12.
Amusante lettre d’un Brisaut, voisin de Sabran à Paris, avec la réponse autographe du comte de
Sabran au dos (brouillon ?). Brisaut demande de l’assistance à Sabran car « quelques Dames de bon
vouloir et de mauvais goût ont choisi mon salon pour s’y établir [le vendredi] soir : elles prétendent
qu’elles s’amuseront. Moi, je n’en crois rien, à moins que Monsieur de Sabran ne s’en mêle ».
Au dos, Sabran répond qu’il va dîner « à l’autre bout de Paris » et qu’il ne pourra pas être là ou qu’il
arriverait trop tard.
Les autographes d’Elzéar de Sabran sont rares
40€
164 Sainte-Suzanne, Adolphe Charles de Mauconvenant, marquis de (1743-1829), colonel (1774)
puis maréchal de camp (1798), maire de Golleville (Manche)19. L.A.S., Valognes, 15 juin, 1779, 2p in4.
Adresse autographe au dos. Il écrit à Vray, professeur émérite à Paris. La famille Vray donna de
nombreux professeurs au XVIIe et XVIIIe siècles. Il est question de deux affaires financières, l’une
avec Mr de Saint Germain, l’autre avec le Sr Regnault, qualifiés d’escroc. Avec St Germain, il est
question de 1000 écus que doivent payer Vrai et Sainte-Suzanne. Ce dernier lui demande d’avancer
sa part, car il est « sans le sou » suite à son mariage et à « l’acquisition d’une terre ». En effet, en
1778, il a acquis le château de la Bretonnière à Golleville, ville dont il sera maire au début de la
révolution, avant de reprendre du service dans l’Armée des Princes (émigré).
Peu commun
30€
165 Saint-Laurent, Jacques Laurent dit Cecil (1919-2000), écrivain, hussard. L.A.S., sd, 2p in-4.
Longue lettre au journaliste André Calas qui fait une enquête autour du sujet « Ce que je faisais en
juin 45 ». Il écrit cette lettre sous son pseudonyme Cecil Saint-Laurent. « 2) Je portais des semelles
de bois. J’ai été l’un des derniers parisiens à en porter. Etc.». Il parle notamment de Charles
Frémanger, son camarade de lycée avec qui il se baignait alors au Pecq et à qui il conseilla de se
lancer dans l’édition. Ce dernier créa en 1946 les édition Jean Froissart et Laurent y publié son roman
Caroline chérie. Il parle aussi du bus à l’époque, un luxe, et du métro, au-dessus de ses moyens. C’est
en juin 45 qu’il « résolut le problème de circulation en optant pour la bicyclette ».
Joli courrier, peu commun
180€
19
Cette identification est validée notamment par le récent mariage dont le marquis parle dans sa lettre, qui
donne lieu à la naissance d’un fils baptisé à Valognes en 1780 et mort en bas âge. La famille de son épouse,
d’Osmond, demeurait alors à Valognes.
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Juin 2016
166 Sancy de (XVIIIeme), censeur royal, secrétaire de la Librairie et de l’Imprimerie de France, garde
de la bibliothèque particulière du roi à Versailles. L.A.S., 30 novembre 1781, 2p in-4.
Il écrit à l’écrivain Marc-Antoine Jacques Rochon de Chabannes (1730-1800) pour le remercier pour
son « charmant opéra que l’on revoit toujours avec un nouveau plaisir », et il lui écrit un quatrain à
ce sujet20. Il a remis la comédie de Rochon, Le Duel, à madame Fréron (la veuve de d’Elie Fréron ?),
mentionne un tableau d’un Jouvenet (lignée de peintre), l’arrivée de madame Gireul à Paris et lui
rappelle sa promesse, « la lecture de votre comédie de La Tribu ».
Peu commun
30€
167 Sand George (1804-1876), écrivain. B.A., sd (ca.1855), 1p in-8 oblong.
A son couturier : « Pour Mr Gaston. Me faire une veste en drap marron foncé, ou gros bleu, drap
léger sans ouate, doublé d’une soie pareille. La veste plus large de partout de 2 centimètres et plus
longue de deux à trois centimètres. Ne pas salir le modèle et tenir la veste prête à essayer dans 8
jours au plus ».
380€
168 Schlumberger Jean (1877-1968), écrivain. L.A.S., Paris, 26 mai 1955, 1p in-8.
Il remercie le journaliste André Calas pour l’article dans lequel il n’a pas déformé ses propos.
15€
169 Schmidt Georg-Friedrich (1712-1775), graveur allemand, membre des Académies de Berlin et
Paris. L.A.S., Paris, 3 août 1768, 1p in-4.
Intéressante lettre autour d’une commande du roi Stanislas-Auguste de Pologne (1732-1798), qui
souhaitait un sujet « galant et très léger » « peint sur toile en trois pièces »21. Son correspondant,
Abel-François Poisson de Vandières, marquis de Marigny (1727-1781), directeur général des
bâtiments et frère de la Pompadour, avait pressenti le peintre Louis-Jean-Jacques Durameau (17331796), en accord avec Charles-Nicolas Cochin (1715-1790).
Ici, Schimdt dit attendre les ordres du roi de Pologne « quant à l’envoi du peintre à Varsovie [mais]
vu les fâcheuses circonstances dans lesquelles se trouve la Pologne », le roi préfère surseoir « tous
les ouvrages qu’on fait ici ».
Louis Réau, ne savait pas, en 1921, si ce plafond avait été exécuté (article : L’art français en Pologne
sous Stanislas-Auguste) mais conclut en 1934 qu’il ne le fut pas (in Histoire de l’expansion de l’art
français).
Haut un peu abîmé (au niveau de la date).
Rare document
100€
20
Si on sait assez peu de choses sur ce Sancy, on trouve quelques quatrains de son invention publiés dans les
années 1780.
21
D’après un précédent courrier conservé aux archives nationales, O1 1911
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Juin 2016
170 Schmidt Joseph (1904-1942), ténor lyrique. Photo dédicacée, Paris,
21 mars 1938, 26*19.5cm.
Photo dédicacée à Jean ? (le nom a été gratté) : « Pour M. Jean … toute
ma sympathie. Joseph Schmidt. Paris 21 3 38 ».
Petites déchirures en marge, 2 petits papiers collés aux coins, un petit
papier collé à la place du nom du dédicataire qui a été gratté.
Les autographes de Schmidt sont particulièrement rares
600€
171 Schneider Marcel (1913-2009), écrivain. CDV autographe, sd, 5 lignes.
Au journaliste André Calas : « Soyez gentil de m’expédier le numéro où ces lignes paraîtront – si vous
les faites paraître. [Marcel Schneider] avec ses compliments ».
10€
172 Schwarz-Abrys Léon (1905-1990), artiste, écrivain. Lot 2 C.A.S (signature imprimée sur la
carte), sd & 1956, 6 lignes.
Deux cartes de vœux au journaliste André Calas, l’une avec « Meilleurs vœux », l’autre avec le même
message plus développé.
Peu commun
20€
173 Signoret Emmanuel (1872-1900), poète, écrivain. L.A.S.+enveloppe, sd [26 mai 1899], 6p in-4
& 1p in-8.
Longue et belle lettre littéraire de Signoret à Edouard Ducoté (1870-1929). Il mentionne son
Tombeau de Mallarmé, publié en 1899 et L’Hermitage, la revue dirigée par Ducoté dont il critique
le dernier numéro : « Pourtant pourquoi cette légère .. faute envers l’avenir. Pourquoi ne pas mettre
en tête du fascicule la seule œuvre de notre splendide année dont on puisse affirmer sans possibilité
l’erreur dirait Descartes, que c’est un incorruptible chef-d’œuvre. Vous savez mon amour pour vous
tous : [Viélé-]Griffin, Rebell, Gide, Jammes, vous et Ghéon. Vous connaissez mon ardent sentiment
littéraire pour le tendre et affolé Gide. […] Relisez ce drame du malade sublime des Nourritures et de
Paludes. » Il mentionne ensuite des nouvelles familiales : son déménagement à Cannes, la naissance
de son 2e enfant.
RARE, lettre magnifique.
150€
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Juin 2016
174 Stoumon Oscar (1835-1900), compositeur belge & Calabresi Edouard-Fortuné (1824-1904),
chef d’orchestre. P.S., Bruxelles, 19 juin 1893, 2p in-4.
Contrat pré-imprimé, rempli pour la mezzo-soprano moldave Zinah de Nuovina (1866-19..) lui
donnant l’emploi de « première chanteuse dramatique … » au Théâtre Royal de la Monnaie à
Bruxelles pour la période septembre 1893-mai 1894. Fait en double, notre exemplaire doit être celui
de Nuovina car elle ne l’a pas signé. La signature « Stoumon et Calabresi » est de la même main, les
directeurs ayant chacun la signature22.
Peu commun
40€
175 Touchard Pierre-Aimé (1903-1987), écrivain, administrateur de la Comédie-Française. CDV
autographe, sd, 4 lignes.
Au journaliste André Calas : « vous remercie des vœux que vous lui adressez et souhaite sincèrement
la réalisation des vôtres ».
10€
176 Toulouse – Suzanne Rousseau (XVIIIème), marchande de modes. Mémoire imprimé, 1767, 12p
in-folio.
Mémoire intitulé « Mémoire pour Demoiselle Susanne Rousseau, Marchande de Modes. Contre le
Sr. Gach de Croses. » Il s’agit d’un procès entre ces deux personnes, le sieur Gach faisant le lien entre
Rousseau et les ouvrières qu’elle ne connaissait pas, elle avait donc une grande confiance en ce
Gach. En 1763, après avoir travaillé plus de 10 ans ensemble, il tente de lui soutirer de l’argent en
modifiant un billet qu’elle a écrit.
Peu commun
50€
177 Tournier Albert (1855-1909), homme de lettres, homme politique. L.A.S., sd, 2p in-8.
Lettre au poète Louis Roumieux (1829-1894) qui a mal compris le discours omis : il s’agit de celui de
Théodore Aubanel à Sceaux, cité félibréenne, en 1877 et qui est paru dans La Farandole et non de
celui de Mistral. « Vous devez comprendre que ce document est de 1ère importance. Plus qu’aucun
autre il explique le choix de la ville de Sceaux pour l’hommage rendu à notre grand poète », Florian
(1755-1794).
Jolie lettre.
50€
22
On voit aussi des correspondances écrites au nom des deux mais signées par un seul des deux « Stoumon et
Calabresi ».
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Juin 2016
178 Tournoux Jean-Raymond (1914-1984), journaliste, historien. L.A.S., Paris, 2 juillet 1969, 1p½ in4.
En-tête du journal Paris-Match. Il écrit au journaliste André Calas pour le remercier pour son article
dans Lecture pour tous. Il s’agit vraisemblablement d’un article sur un des livres qu’a publié
Tournoux sur le général De Gaulle. Il souhaite le voir quand Calas reviendra à Paris.
20€
179 Trémel Jean-Baptiste (né en 1727), mécanicien breveté de Monseigneur le Dauphin, allemand
de naissance, pensionné par Paris. L.A., sd [juillet 1768], 2p¼ in-folio.
Ce mécanicien s’adresse à Abel-François Poisson de Vandières, marquis de Marigny (1727-1781),
directeur général des bâtiments et frère de la Pompadour, afin de lui demander secours. En effet, il
était protégé de « plusieurs grands [dont] feu Madame la Marquise », et qui a participé à des
expériences de physique « sous la direction de Mr l’abbé Mostuégault » en présence du Dauphin,
futur Louis XVI. Etant occupé à composer des machines pour le Cabinet de Physique du Dauphin, le
marquis lui a permis de loger au Louvre dans la partie des élèves de l’Académie d’Architecture
depuis 6 ans. Les architectes Jacques-François Blondel (1705-1774) & Ange-Jacques Gabriel (16981782) sont venu lui signifier qu’il ne pouvait y rester, ce qui serait désastreux pour lui car il serait
sans ressources, et espère donc une intervention du marquis.
Note autographe du marquis de Marigny : « Est-ce de mon consentement que le dit Tremel jouit ou
était-ce du consentement seulement de feu mr Camus ? ». Il s’agit ici de Charles-Etienne-LouisCamus (1699-1768), mathématicien et astronome, professeur et secrétaire perpétuel de l’Académie
d’Architecture, décédé le 4 mai 1768.
Trémel, célèbre à son époque, est aujourd’hui quasi-inconnu. On ne trouve que quelques
informations sur lui23. Né en 1727 près de Mannheim, il est l’inventeur d’instruments de physique,
de labourage et de la grue tournante. En 1791, on le dit « auteur d’une machine qui sert à charger
et à décharger les bateaux sur le port Saint-Nicolas à Paris », et en 1800, il modifie la monture d’un
télescope du cabinet de Physique et d’Optique de Louis XV.
On joint une copie d’une lettre de Michel-Jean Sedaine à l’architecte Jacques-Germain Soufflot sur
le sujet, mentionnant les nuisances causées par Trémel, arrivé célibataire et maintenant marié avec
enfants. M. Camus avait voulu le faire sortir, mais « tel que la Laye24 de la fable, [Trémel] lui a montré
les dents » et a pris à témoin M. de La Vauguyon. Le vieux Camus a abandonné, et Blondel a alors
voulu récupérer la loge, car il n’y a plus que 3 loges pour les élèves d’architecture au lieu de 6 ou 7.
Le tableau de Trémel dressé ici est profondément négatif.
On joint une note manuscrite (de Blondel ou Gabriel ?) demandant au marquis s’il « a pris lecture
des détails rapportés par M. Sedaine », détails qui, s’ils sont exacts montrent que Trémel est un
intrus.
Ensemble intéressant
100€
23
La principale source est ici Hiver à Paris sous le Consulat, 1802-1803, publié en 1896.
Référence à L’aigle, la laie et la chatte, fable de La Fontaine.
24
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180 Valéry Paul (1871-1945), écrivain, poète. L.A.S.+enveloppe, Paris, 5 avril 1938, 1p½ in-12.
Lettre à Charlotte Lebey, la fille d’André Lebey (1877-1938) dont Valéry un ami proche. « Je suis
bien touché de trouver ici livres et épingle. Ce sont des souvenirs très chers d’une si longue amitié ! ».
Il vient de perdre son frère. « Je vois disparaître, les uns après les autres, autour de moi ».
100€
181 Van Loo Charles-André dit Carle (1705-1765), peintre. Manuscrit anonyme, 23 août 1766, 2p
in-4.
Intéressant mémoire sur la réorganisation de L’Ecole royale des élèves protégés25 (crée en 1748)
qui était dans un hôtel à l’usage M. de La Motte, contrôleur du grand parc à Versailles. Ce mémoire
est vraisemblablement fait dans le but de réorganiser la maison suite au décès de Carle Van Loo.
Mme de La Motte, veuve, y vit toujours. On y trouve cités : M. de Conceyl26, Benoît Bron, gendre
de Carle, Carle Van Loo (né en 1742), un des fils de Carle, et une sœur de Carle. Le but était d’offrir
plus de place à Conceyl et à la sœur de van Loo.
Joli document autour de cette école
80€
182 Vien Joseph-Marie (1716-1809), peintre précurseur du néo-classicisme. L.A., 9 août 1781, 1p
in-folio.
Il écrit à Charles Claude Flahaut de la Billarderie, comte d’Angiviller (1730-1809), directeur général
des bâtiments du Roy, pour lui signaler que la pièce qu’il occupe au Louvre est « d’une hauteur
excessive et qu’il ne sera pas possible d’y demeurer l’hiver à cause du froid ». Il demande donc un
plancher pour en limiter la hauteur.
Une note autographe signée d’Angiviller demande à Maximilien Brébion de rendre compte. Une
autre note indique la lettre de Brébion datée du 21 septembre 1781.
Rare autographe
180€
183 Villeneuve-Trans, Raymond de (1799-1857), 1er marquis de France27. L.A.S., Nancy, 31 janvier
1840, 1p in-8.
Lettre à son cousin, l’écrivain Elzéar de Sabran (1774-1846) qu’il remercie pour sa lettre et « la
charmante fable qui l’accompagnait ». Cette fable semble s’appeler Les deux Oliviers et elle parle
de la Provence. La lettre mentionne ainsi Saint Elzéan (de Sabran) et Sainte Roselyne (de
Villeneuve, dont la mère est née Sabran).
20€
25
Cette école se trouvait rue Fromenteau (ou Froidmanteau dans ce document). Elle est visible dans
l’Architecture Française de Blondel, tome IV, n°1, planches 5 (maison indiquée ff) et 6 (plan du 1er étage).
26
Nous n’avons trouvé qu’un Louis, Marquis de Conceyl, lieutenant des Gardes Françaises (1729-1777) et pas
de trace de passage d’un Conceyl à l’époque.
27
Le marquis de Trans est le premier titre de marquis donné par le roi de France en 1505. On qualifiait ainsi les
Villeneuve de 1er marquis de France.
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184 Villequier, Louis-Alexandre-Céleste d’Aumond, duc de (1736-1814), militaire, général, homme
politique. L.S., Versailles, 2 novembre 1786, 1p½ in-4.
Il écrit au Maréchal de Castries (Charles-Eugène-Gabriel de la Croix (1727-1801)) afin que soit
déclassé un matelot classé au Havre, Pelletier, âgé de 23 ans. Celui-ci s’étant mal comporté, ses
parents l’ont fait enfermer à Bicêtre avant de le faire embarquer pour Batavia (i.e. Jakarta).
Peu commun
50€
185 Vilmorin Louise de (1902-1969), écrivain. L.A.S., Verrières-le-Buisson,
26 août 1965, 1p in-8.
En tête imprimé avec la reproduction de sa maison, trèfle à quatre-feuilles
avec le L à l’encre, typique de Vilmorin. Lettre de remerciements à une
dame qui lui avait écrit le 27 juillet et dont elle trouve la lettre à son retour
de vacances. Sa correspondante semble habiter Nice car elle lui signale y
être passée.
Joli courrier.
150€
186 Voltaire (1694-1778), [Henriade] La ligue ou Henry le grand Poëme Epique – Cinquième chant.
Manuscrit d’un anonyme, ca.1740, Titre-14p in-8.
Petit cahier d’un anonyme ayant recopié le cinquième chant de la célèbre Henriade de Voltaire
Document d’époque, avec encore le premier titre de l’ouvrage
45€
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