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Jeudi 23 juin 2016
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Numéro 120
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Créé en 1950
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Vendu en kiosques et par abonnement
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Prix 4,50 CHF (TVA 2,5% incl.) - 4,50 EUR
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agefi@agefi.com
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Rédacteur en chef: François Schaller
Assemblée générale de VW
Cérémonie
contritionnelle
à la japonaise
PAGE 21
JA-PP/JOURNAL — CASE POSTALE 5031 — CH-1002 LAUSANNE
SMI 7972.14
7970
7950
7930
7910
DOW JONES 17780.83
17900
17850
17800
17750
+0.46%
-0.27%
EMPLOI DANS LE SECTEUR HORLOGER
La tendance est
en nette baisse
PAGE 4
INVESTISSEMENTS DIRECTS DANS LE MONDE
La Suisse remonte le classement
PAGE 8
RESPONSABILITY (MICROFINANCE À ZURICH)
Le développement très rapide
PAGE 3
NOUVEAU RECOURS DANS L’AFFAIRE SIKA
Impression totale d’enlisement
PAGES 6 ET 24
RINGIER AXEL SPRINGER (MÉDIAS EN SUISSE)
La cession de trois plateformes
Technologies ciblées au service
du financement des entreprises
BLOCKCHAIN. Sept grandes entités financières européennes vont tester les applications possibles dans le domaine du crédit.
MARJORIE THÉRY
C’est clairement l’obsession fintech du moment pour les opérateurs plus ou moins traditionnels.
Pas un jour ne se passe sans qu’un
projet, un incubateur, un investissement ne soit annoncé dans le
blockchain. Par des intervenants
assez variés du secteur financier:
groupes bancaires globaux,
banques centrales, brokers...
Un projet international dans ce
domaine, intitulé R3, a même
réussi à mobiliser plus de 40
banques en quelques mois à New
York. Dont les plus systémiques,
à commencer par Credit Suisse
et UBS (dès le départ).
Le blockchain donne aujourd’hui
l’impression de fonctionner
comme un graal susceptible de
surmonter un jour toutes les inefficiences de marché. Surtout du
côté de l’intermédiation financière en général, qui donne en
plus l’impression de prendre en
hâte les devants pour ne pas devoir regretter plus tard de n’avoir
rien anticipé.
Cette semaine, c’est au tour d’Euronext d’annoncer conjointement avec six autres institutions
un projet basé sur le blockchain
pour le financement des entreprises: BNP Paribas Securities
Services, la Caisse des Dépôts, Euroclear, S2iEM, Société Générale
et Paris Europlace.
Objectif: faciliter l’accès des petites entreprises d’Europe au financement. Cotées ou non, sur
Euronext ou ailleurs. La technologie blockchain semble avoir ici
plusieurs avantages au moins potentiels: faciliter les processus
complexes post-marché en particulier (règlement-livraison), aujourd’hui calqués sur ceux des
grandes capitalisations.
Il s’agit de simplifier la chaîne de
traitement et de réduire les coûts
et les risques de contrepartie. Le
délai de règlement-livraison
pourrait être réduit à zéro avec
des transactions en temps réel,
contre environ deux jours actuellement.
Ce projet commun vise à conjuguer les capacités de financement
et les expertises des sept institutions pour créer une société autonome, qui devrait voir le jour
dans les six mois, avec son budget
et ses équipes propres. D’éventuels partenaires européens (ou
autres) sont encouragés à rejoindre le projet. SUITE PAGE 5
PAGE 6
SWITZERLAND GLOBAL ENTREPRISE (SGE)
Très volontariste sur l’Asie
NOUVEAU CENTRE LOGISTIQUE DE COOP
60.000 tonnes de pain par an
PAGE 5
FONDATION DE HAUTE HORLOGERIE (FHH)
Le livre blanc et la liste blanche
PAGE 4
Comment réinventer
ses relations clients
MANUEL EMCH. RJ-Romain Jerome à Genève traite
les observations dans une boutique éphémère de SaintTropez. Non éphémère bientôt en vieille ville de Genève.
Pendant que les majors de l’industrie horlogère se
focalisent sur leurs développements en Asie et aux
États-Unis, RJ-Romain Jerome travaille sur... le
Mexique. Son premier marché. Avec 15 collaborateurs
et une production de 1500 pièces en 2015, les ventes
s’approchent des 15 millions de francs. La marque
doit son succès au concept de légendes et d’icônes
développé par Manuel Emch, directeur depuis 2010.
Cet économiste et designer de formation avait été
«découvert» par Nicolas Hayek à l’âge de 29 ans.
Malgré la morosité liée actuellement aux tendances
descendantes des exportations horlogères en Suisse,
la marque RJ va prochainement inaugurer un point de
vente dans la vieille ville de Genève. Réinventer les
relations clients est l’un de ses objectifs. En s’inspirant des observations et déchiffrage de leurs attentes,
étudiées trois ans durant dans la boutique éphémère
de la marque à Saint-Tropez. Les produits se repartissent dans quatre collections autour des légendes.
55% du chiffre d’affaires. Et des icônes comme
Batman. La symbolique tourne autour d’événements
historiques qui ont marqué les esprits, comme l’exploration de la Lune. Et de références générationnelle
comme les jeux vidéo. «La collection Super Mario
Bros en décembre dernier était déjà partiellement
vendue au moment de sa sortie.» PAGE 4
Le vieillissement va Le financement
compliquer les choses par les institutionnels
TRANSMISSIONS D’ENTREPRISE. A l’ampleur du
phénomène s’ajoute des complications qualitatives.
La crise financière a sérieusement déstabilisé les banques
dans leur rôle traditionnel. Les alternatives évoluent.
La donnée de base est bien
connue et ne varie guère: une entreprise de taille intermédiaire sur
cinq changera de propriétaire ces
cinq prochaines années. 70.000 à
80.000 sociétés seront concernées
en Suisse.
La recherche de Credit Suisse a
calculé que le phénomène portait
sur 400.000 emplois, soit 10% du
marché du travail. En collaboration avec l’Université de SaintGall, elle a présenté hier à Lausanne le résultat d’un sondage sur
1300 entreprises suisses de taille
intermédiaire.
La succession représente un sujet
très sensible pour les entreprises,
la quasi-totalité de leurs proprié-
Durcissement du cadre règlementaire et érosion des marges
due à l’effet sur les passifs de taux
historiquement bas. Le crédit bancaire décline.
Malgré les banques centrales, en
particulier la BCE, qui lance sa
deuxième série de prêts à grande
échelle.
Le rôle croissant des investisseurs
institutionnels dans le financement de l’économie est le résultat
d’un arbitrage règlementaire et
de leur horizon d’investissement
à long terme.
En Europe spécialement, la part
des institutionnels sur le marché
de la dette privée est en constante
augmentation. Que ce soit en di-
taires devant s’y confronter tôt ou
tard. La tendance va d’ailleurs
s’accentuer ces quinze prochaines
années à cause de l’évolution démographique.
55% des propriétaires, également
managers ou non, sont actuellement âgés de 50 à 65 ans. Conjuguée aux effets monétaires et de
la conjoncture, la reprise d’une
entreprise s’annonce compliquée,
avec un risque accru de cessations
d’activités.
Le vieillissement des repreneurs
actuellement envisageables n’arrange pas les choses. Ce déficit devrait toutefois s’équilibrer avec
une hausse de la proportion de
femmes. PAGE 3
FLORENCE ANGLÈS. Directrice
de la gestion des risques
de la banque Reyl.
rect ou par l’intermédiaire de
fonds de placement.
Entretien à ce sujet avec la directrice de la gestion des risques du
groupe bancaire Reyl. PAGE 11
ÉDITORIAL PIERRE BESSARD
Les limites de la politique de croissance
L’originalité n’est pas toujours de bon
augure en politique. La liste de quatorze
mesures du Conseil fédéral pour promouvoir la croissance économique se
distingue en partie par sa banalité rassurante. Le catalogue présenté hier inclut
l’allègement administratif et l’économie
numérique. Il recèle aussi une dimension
dynamique: l’examen d’une suppression
unilatérale des droits de douane sur les
produits industriels ne peut être qu’encouragé, malgré le manque d’ambition
affiché en parallèle pour les produits
agroalimentaires (une réforme du protectionnisme agricole suisse se traduirait
par un gain de 500 millions de francs par
an pour le consommateur, selon une analyse récente de l’OCDE).
La liste gouvernementale se gâte néanmoins lorsqu’il s’agit d’atténuer «les ré-
percussions négatives de la dimension
quantitative de la croissance sur l’environnement, les ressources naturelles et
les infrastructures». Ce qui apparaît
comme un blanc-seing pour toutes sortes
d’interventions étatiques arbitraires sert
en réalité de justification aux lieux communs de la politique climatique et énergétique. Or les coûts directs de la politique énergétique poursuivie par le
Conseil fédéral sont estimés par les économistes Silvio Borner et Bernd Schips à
au moins 100 milliards de francs: la compétitivité de l’économie serait gravement
mise à mal; les tarifs plus élevés de l’énergie se répercuteraient négativement sur
les investissements et l’emploi. On voit
donc mal ce que ces atténuations supposées viennent faire dans un rapport
sur la politique de la croissance (si ce
n’est que l’objectif est de donner l’illusion
d’une stratégie en y insérant sous des
étiquettes diverses l’ensemble contradictoire des plans gouvernementaux).
En fait, une mesure qui stimulerait durablement la croissance se trouve dans un
autre rapport publié hier. Dans la consultation sur le régime financier 2021 de la
Confédération, qui sera à nouveau limité
L’’enjeu est
majeur,,
nos solutions
globales
à une période de quinze ans, la Chambre
de commerce de Zurich propose ce qui
aurait dû être fait il y a septante ans: la
suppression de l’impôt fédéral direct, introduit provisoirement en temps de
guerre. Regrettablement, l’effet potentiel
sur la croissance est inversement proportionné aux chances que cette idée soit
reprise lors du passage aux urnes.n
w: bmogam
m.com
t : 0 0 4 1 2 2 5 5 7 1 2 78
9HRLEMB*jeiaae+[E\A\K\M\F
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