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CNR : aucune instruction pour le gel de la retraite

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Le pillage des richesses sahraouies par le Maroc dénoncé
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Quotidien national d'information
N° 6407 Prix 10 DA France 1 C
Vendredi 17 - samedi 18 juin 2016
APRÈS L'ANNONCE DE LA PROPOSITION DE PROLONGEMENT
DE L'ÂGE DE RETRAITE À 60 ANS
CNR : aucune instruction pour
le gel de la retraite proportionnelle
Par
APRÈS L’ENCRE qu’a fait
couler l’annonce par le Premier
ministre, Abdelmalek Sellal, lors de
la dernière réunion de la tripartite,
de l’adoption d’une proposition de
mettre fin aux départs à la retraite
avant l’âge de 60 ans, la Caisse
nationale des retraites (CNR)
apporte des éclaircissements. La
CNR, contactée jeudi dernier par
l’APS, a indiqué qu’elle n’a reçu
«aucune instruction» pour geler les
dossiers de départ à la retraite proportionnelle. La direction générale
de la CNR précise également
«qu’elle continue de recevoir et
liquider les dossiers liés à la
demande de départ à la retraite proportionnelle et sans condition
d’âge».
Il est utile de rappeler que les
syndicats autonomes ne se sont pas
faits attendre pour monter au créneau juste après que M. Sellal ait
déclaré lors de la dernière tripartite
«qu’il a été convenu entre les parte-
Photo : DR
Ziad Abdelhadi
naires de la tripartite de fixer l’âge
de départ à la retraite à 60 ans»,
par souci d’«équité et de préserva-
LE TAUX NATIONAL EST EN LÉGÈRE HAUSSE
PAR RAPPORT À L’ANNÉE PRÉCÉDENTE
tion des capacités de la Caisse
nationale des retraites», avait-il
expliqué. Le Premier ministre avait
également annoncé qu’un nouveau
projet de loi modifiant l’ordonnance
97-13 instituant le départ à la
ACTUALITÉ
LE NET RENCHÉRISSEMENT DU DOLLAR
PÉNALISE LES COURS
Le risque d’un Brexit fait
plonger le pétrole
54,42% de réussite
au BEM 2016
L’ÉVÉNEMENT
„ Sellal réaffirme les positions
diplomatiques algériennes ........p2
Par
Bahia Aliouche
LES COURS du pétrole
poursuivaient jeudi dernier leur
baisse en fin d’échanges européens, lestés par des craintes
grandissantes pour la croissance
mondiale en cas de sortie du
Royaume-Uni de l’Union européenne et pénalisés, en outre, par
le net renchérissement du dollar.
En fin de journée, le baril de
Brent de la mer du Nord pour livraison en août valait 47,26 dollars sur
l’Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en baisse de 1,71 dollar par
rapport à la clôture de mercredi. Sur le New York Mercantile Exchange
(Nymex), le baril de «Light sweet crude» (WTI) pour livraison en juillet
perdait 1,64 dollar à 46,37 dollars avant de remonter vers 13h GMT,
gagnant 1,03 dollar à 47,24 dollars.
Suite en page 3
Photo : DR
Photo : DR
Par
Karima Mokrani
LE SITE bem.onec.dz s’est
ouvert, hier à 14h précises, alors
qu’il était bloqué pendant des
heures sinon des jours. L’Onec
(Office national des examens et
concours) était au rendez-vous.
Mieux encore, il n’y a aucune difficulté d’accéder au résultat. Une fois
le code composé le résultat apparaît
immédiatement. Et quelle grande
satisfaction quand la réponse commence par «Félicitations !». Encore
plus si c’est une réussite avec mention ! Fini le stress d’après le passage de l’examen. Finies les
appréhensions. La joie prend place
pour ceux qui ont réussi l’examen.
Une heure avant, le ministère de
l’Education nationale, par la voix de
son inspecteur général, Messeguem
Nedjadi, avait annoncé un taux de
réussite de seulement 54,42%.
Suite en page 5
Brocante Hebdo
A Oran, les femmes
prennent l'air
du dehors
Lire pp 11 à 13
retraite sans condition d’âge devait
être préparé, ajoutant qu’une commission allait être mise sur pied
pour travailler sur ce projet de loi.
Mais les syndicats ont indiqué qu’il
a été décidé de geler les départs à la
retraite anticipée avant même
l’amendement des textes régissant
le système des retraites. Ces syndicats autonomes rejettent catégoriquement le nouveau dispositif.
Certains dénoncent l’improvisation
qui caractérise l’approche gouvernementale. Ainsi, l’Union nationale
des personnels de l’éducation et de
la formation (Unpef) prévient des
retombées que pourrait engendrer
l’amendement du système des
retraites sans débats ouvert avec
tous les représentants des travailleurs. De son côté, la Fédération
nationale des travailleurs retraités
(Fntr) a appelé à la prise en compte
de la pénibilité dans la carrière professionnelle, lors de la révision de
l’ordonnance 97-13 instituant le
départ à la retraite sans condition
d’âge.
Suite en page 24
ANP
„ Gaïd Salah : «Parfaire la maîtrise
des technologies dans le domaine
de la construction navale»............p3
MONDE
„ Percée des forces irakiennes
à Falloudja ...............................p17
2
L ’ É V É N E M E N T
Vendredi 17 - samedi 18 juin 2016
DANS UN ENTRETIEN ACCORDÉ À LA REVUE ARABIES
Par
Adel Boucherguine
e la situation économique
frappée par une «grave
crise», de l’aveu du chef
de l’Etat, à la lutte antiterroriste et
la situation sécuritaire dans la
région, le Premier ministre,
Abdelmalek Sellal, s’est exprimé
longuement dans une interview
qu’il accordée au dernier numéro
du mensuel Arabies.
Commençant par le rappel de
la position diplomatique cardinale
de l’Algérie de «non intervention»
militaire hors des frontières,
M. Sellal réitère le «principe fondamental» algérien hérité de la
guerre de libération : aucune
intervention militaire en dehors
des frontières algériennes, ce qui
explique le refus de toute intervention en Libye, a-t-il expliqué.
Rappelant, dans le détail, la triste
expérience algérienne de crise
sécuritaire, la lutte antiterroriste
menée durant toute une décennie,
les positions de certains pays qui
ont même refusé de vendre des
munitions à l’Algérie, son isolement, le Premier ministre précise :
«Nous avons donc été obligés de
nous organisés seuls pour la sécurité de notre pays. Cette approche
nous coûte, car elle implique une
énorme mobilisation humaine et
matérielle. Aujourd’hui, le terrorisme est affaibli sur le plan politique et militaire.» Conscient de la
D
situation doublement préoccupante, sur les plans humanitaire et
sécuritaire, en Syrie, au Mali et en
Libye où Daech et Aqmi menacent la cohésion de la région et sa
stabilité, le Premier ministre rappelle la position «inchangée» de
l’Algérie sur cette question : «Seul
un dialogue inclusif en vue d’une
solution politique peut constituer
une solution viable, et ce, dans le
respect des principes de souveraineté nationale, d’intégrité du
territoire et non-ingérence.»
Revenant sur l’exigence de garder
constamment à l’esprit l’objectif
primordial qui est de garantir aux
peuples de ces pays une vie digne,
loin de la peur et la pauvreté ainsi
qu’une souveraineté totale sur
leurs territoires et leurs richesses,
le chef de l’exécutif nuance : «La
lutte contre les groupes terroristes
et criminels est un élément important de la problématique mais il
n’est pas le seul.» L’Algérie continuera d’œuvrer pour ramener la
paix au Mali et dans la région du
Sahel, a-t-il ajouté au mensuel
basé à Paris, plaidant pour un
mandat de l’ONU clair, précis et
limité en Lybie, à la seule condition que ce dernier «soit à la
demande du gouvernement libyen
sous contrôle de l’ONU», a-t-il
exigé. Fort d’une expertise antiterroriste, une décennie durant,
l’Algérie sait «distinguer» terrorisme et islamisme. Car, «aujourd’hui, la plupart des terroristes
Photo : S. Zoheir
Sellal réaffirme les positions diplomatiques algériennes
sont essentiellement motivés par
les gains matériels et notamment
le narcotrafic et le rançonnage.
Au Nord-Mali, c’était entre autres
la lutte pour le contrôle des routes
du narcotrafic», a-t-il répondu à la
question sur ce que représente
aujourd’hui l’islamisme en
Algérie.
A ce propos, M. Sellal exprimera une satisfaction «globale»
dans la coopération sécuritaire
internationale, notamment avec la
France, l’Allemagne et les EtatsUnis. «Chaque pays pense et élabore ses stratégies de sécurité et
de défense en s’appuyant sur ses
moyens propres. La coopération
dans ce domaine vient en appoint
et en complément. La situation
que vous évoquez n’est ni souhaitable ni souhaitée, mais les Etats
algérien et français sauront, dans
tous les cas, et dans toutes les cir-
constances, prendre les mesures
nécessaires pour garantir la sécurité de leurs pays et de leurs
citoyens», a-t-il répondu à la question de savoir quelles seraient les
conséquences d’un échec de la
coopération antiterroriste algérofrançaise.
S’agissant de la dernière révision constitutionnelle, M. Sellal
est revenu sur l’essentiel des
valeurs contenues dans ce document, notamment «la consolidation de l’identité et l’unité de
notre peuple, l’élargissement de la
sphère constitutionnelle des droits
et libertés, l’approfondissement de
la démocratie notamment dans
dimension pluraliste, la consolidation des fondements de l’Etat de
droit et l’approfondissement de
l’indépendance de la justice», a-til expliqué. S’exprimant sur l’impact socioéconomique de la chute
drastique des prix du baril de
pétrole sur les marchés mondiaux
et les mesures à court et à moyen
termes que le gouvernement à mis
ou prévoit de mettre en place, le
chef de l’exécutif revient sur la
situation et souligne que «nous
sommes aujourd’hui devant des
aberrations où des groupes terroristes font le commerce d’hydrocarbures et influent sur l’offre et
la demande mondiales des produits énergétiques», cette situation, estime-t-il, «agit
négativement sur les revenus des
pays producteurs».
A. B.
SELLAL A RAPPELÉ L’IMPORTANCE DES MISSIONS ASSIGNÉES À CET INSTITUT
L’INESG pour les études de prospective et la collecte des données
Par
Karima Mokrani
LE PREMIER ministre,
Abdelmalek Sellal, par le biais de
la ministre chargée des relations
avec le Parlement, Ghania
Eddalia, a répondu, jeudi dernier à
l’APN, à une question orale du
député Hassan Laribi, portant sur
la nécessité de créer un centre d’études et de recherches stratégiques. M. Sellal a souligné
l’importance de la structure
réclamée pour justement faire de
la prospective et de l’anticipation,
principalement quand il s’agit de
questions qui relèvent de la géo-
politique, la politique intérieure du
pays, le volet économique et
autres, mais n’a pas évoqué la
création du centre pour la simple
raison qu’un institut national
chargé de ce travail existe déjà, en
plus de ce que fait le Conseil
national économique et social
(Cnes) et quelques autres structures. L’Institut en question est
l’Inesg (Institut national d’études
de stratégie globale) qui existe
depuis 1984. Ainsi, dans sa
réponse, M. Sellal a indiqué que
«l’importance d’une telle instance
est indiscutable, notamment en
cette ère marquée par les muta-
tions nationales et internationales
qui exigent d’élaborer des études
de prospective pour éclairer les
décideurs sur les questions qui
intéressent particulièrement la
société». La mission de l’Inesg
consiste à «identifier les facteurs
qui impactent la vie politique, économique, sociale et culturelle du
pays, en analysant chaque question stratégique et vitale en rapport avec le processus de
mutations nationales et internationales, en coordination et en
concertation avec les différents
secteurs et instances concernées».
L’institut est également chargé
d’effectuer des études prospectives sur la société et d’entreprendre des études et recherches
en rapport avec l’évolution de
l’environnement national et international à travers l’analyse des
stratégies nationales et des politiques qui en découlent. L’Inesg a
aussi pour rôle d’approfondir la
réflexion dans le domaine des
relations internationales et les
questions de défense et de sécurité
en ce qui concerne leur évolution
et leur implication sur la politique
nationale et internationale de
l’Algérie. L’institut doit également constituer une banque de
données à mettre au service du
gouvernement et autres instances.
Mais si on juge par son rendement, force est de reconnaître que
les réalisations de cet institut son
loin des attentes. Il n’est pas d’un
grand apport, ni pour les décideurs
ni pour les chercheurs et les étudiants. Il est nettement moins présent dans la vie politique et
économique du pays. D’où la
nécessité de revoir non ses missions mais son fonctionnement et,
peut-être, de le doter en moyens
supplémentaires pour le relancer
de manière effective.
K. M.
zzz AU FIL DES JOURS
Il n’est pas bon d’être musulman…aussi
Par
A. Samil
IL N’EST pas bon d’être flic en ce moment
en France, brocardent des sites et journaux
plus à droite qu’à gauche. On n’en voudra à
personne d’exprimer à sa manière son
dégoût des méthodes abjectes du terrorisme islamiste. Surtout depuis que ce dernier a fait de l’Hexagone sa cible numéro 1.
Pour des raisons qui doivent tenir de la laïcité institutionnalisée de ce pays et qui, dans
le vécu quotidien, ne vont pas sans entrechocs avec les nouveaux «codes» qui ont fait
irruption dans le paysage social. Il ne fait pas
bon d’être flic, il ne fait pas bon d’être
femme en jupe dans le métro, il ne fait pas
bon d’être chauffeur portant barbe à la
Ratp, il ne fait pas bon d’être un gauchiste
casseur d’hôpital pour enfants, il ne fait pas
bon d’être médecin ou infirmière dans un
hôpital où viennent se soigner des femmes
camisolées dans des tuniques noires, mais
aussi des hommes en kamis avec pastille
voyante sur le front… Bref, les «il ne fait pas
bon d’être…» sont en train de se dupliquer à
l’infini en ce moment, en France.
C’est que depuis les tueries, dont certaines
de masse, commises ces dernières années
sur le territoire français au nom de l’islam,
les traumas de l’émotionnel ont tendance à
s’immiscer indûment dans l’analyse. On
comprend. Comme la colère, la peur est
mauvaise conseillère. Car, s’il y a bien une
catégorie de la population à payer avant
toutes les autres les frais de cette situation,
ce sont les quelques millions (certains parlent de 5, d’autres 7 voire 10 millions) de
musulmans de France. Eh bien, eux aussi,
autant que les autres, méritent l’étiquette
«il ne fait pas bon d’être… musulman en
France». Chaque fois qu’un attentat est
commis par un déluré islamiste, ils sont
sommés, sur le ton du reproche, de se
démarquer, condamner, réaffirmer allégeance et loyauté à la France. Non, vraiment, il n’est pas bon d’être musulman en
ce moment en France.
Certains dirigeants le rappellent à l’occasion,
mais la plupart entretiennent, sciemment, la
confusion entre victimes et auteurs des
actes terroristes. C’est un fait, indubitable,
que les musulmans de France sont les premières victimes de… l’islamisme de France.
Mais qui aura le courage de dire que l’islamisme de France vient de…l’islam de
France. Droite et gauche se sont échinées
pendant des années à faire émerger un islam
de France compatible avec la laïcité, mais
malaxé dans le cambouis politique des
intérêts et de l’électoralisme qui font feu de
tout bois. L’Arabie saoudite, le Qatar, le
Maroc, l’Algérie…financent-elles ou non des
mosquées en France ? Alors, quid du beau
concept d’islam de France, construction et
projection théoriques sans vraiment prise
sur un réel fait d’une autre matière ?
La preuve que l’«islam de France» se soucie
plus des voix des électeurs musulmans que
de la promotion d’un islam apaisé et soustrait des influences politiques ? C’est au
moment où s’affûtent les couteaux d’une
présidentielle (2017) qui promet d’être
féroce que le président Hollande et ses
conseillers sortent une autre carte à capter
les bulletins de vote communautaires. Il est
prévu d’enseigner la langue arabe dans les
écoles françaises dès le CP (cours préparatoire), soit la première année du primaire.
La décision mérite d’être saluée, certes,
mais pourquoi avoir attendu la fin du
mandat présidentiel et l’approche des
«hostilités» du prochain mandat pour l’annoncer ?
A. S.
L ’ É V É N E M E N T
Vendredi 17 - samedi 18 juin 2016
GAÏD SALAH LORS D’UNE VISITE D’INSPECTION À LA 5E RÉGION MILITAIRE :
SELON LA MINISTRE
DE LA POSTE ET DES TIC
«Parfaire la maîtrise des technologies dans
le domaine de la construction navale»
La certification
électronique
sera introduite
l’année
prochaine
Par
Hasna Yacoub
ans le cadre des inspections ordinaires et afin de
s’enquérir du moral de ses
hommes et de les motiver, le
général de corps d’armée Ahmed
Gaïd Salah, vice-ministre de la
Défense nationale, chef d’étatmajor de l’Armée nationale populaire, a effectué le week-end
dernier une visite d’inspection à la
cinquième Région militaire d’où il
a appelé les éléments de l’ANP à
s’armer «davantage de vigilance,
d’éviter toute sorte de routine et
de respecter les consignes et les
mesures sécuritaires et préventives» lors de l’accomplissement
des diverses missions. Il est à préciser que le déplacement du
général à Constantine «s’inscrit
dans le cadre du contact permanent et direct avec la troupe et
permet de s’enquérir de visu de la
situation sécuritaire prévalant
dans la région et de la situation
de ses unités», selon le ministère
de la Défense nationale. Et afin de
mieux s’imprégner de la situation,
le chef d’état-major a présidé une
réunion de travail, à laquelle ont
pris part l’état-major, les cadres
ainsi que les commandants des
secteurs opérationnels et les commandants des unités et des structures de formation. Il a, lors de
cette rencontre, prononcé une
allocution d’orientation qui a été
suivie, via visioconférence, par les
éléments de toutes les unités.
Dans son allocution, le viceministre de la Défense nationale a
souligné les «grands efforts»
fournis par l’ANP et les différents
corps de sécurité «pour que notre
patrie puisse vivre en paix et en
sérénité». La parole a été donnée
ensuite aux personnels qui
ont exprimé leur «engagement
solennel» à défendre sa sécurité et
3
D
Par
Photo : DR
Smaïl Boughazi
sa stabilité. Ahmed Gaïd Salah a
présidé également une seconde
réunion qui a regroupé le chef de
la 5e Région militaire, les cadres
de l’état-major de la région ainsi
que les commandants des secteurs
militaires et les chefs de services
de sécurité. Cette rencontre a fait
l’objet de la présentation d’un
exposé sur les différentes questions sécuritaires prévalant sur le
territoire de compétence, ce qui a
permis au général de corps
d’armée de donner des orientations et des recommandations à
caractère opérationnel et sécuritaire «portant sur la nécessité de
redoubler d’efforts pour l’éradication à jamais des résidus du terrorisme de notre pays». Au
deuxième jour de sa visite, le
général Gaïd Salah a procédé à
l’inspection de l’Unité de
construction navale à Annaba, où
il a eu l’opportunité d’inaugurer la
première vedette de sauvetage
made in Algeria qui a été fabriquée au niveau de cette Unité,
filiale de l’entreprise de construction et de réparation navale de
Mers El-Kebir (2 e Région militaire). Le général de corps
d’armée n’a pas manqué de rappeler «le grand intérêt qu’accorde
le Haut Commandement de
l’Armée nationale populaire à la
modernisation et au développement des forces navales», tout en
exhortant à «parfaire la maîtrise
des technologies requise dans le
domaine de la construction des
navires et vedettes», considérant
que cela «va procurer, sans doute,
l’impulsion nécessaire aux réalisations de cette importante unité.
Ceci constituera sûrement une
autre étape que nous franchirons,
avec sérénité, dans l’élan de la
promotion des fabrications militaires dans tous les domaines».
H. Y./APS
4 abris pour terroristes, des bombes, des mortiers
et une quantité d’explosifs détruits à Skikda et Jijel
Dans le cadre de la lutte antiterroriste, un détachement de l’ANP a découvert et
détruit, jeudi dernier à Skikda et Jijel (5e Région militaire), un abri pour terroristes,
douze bombes et cinq mortiers de confection artisanale, une quantité d’explosifs,
des outils de détonation et des denrées alimentaires. La veille, trois abris pour terroristes, quinze bombes et cinq mortiers de confection artisanale, une quantité de
munitions et d’explosifs et des outils de détonation ont été détruits à Jijel par les
éléments de l’ANP qui ont également détruit un atelier de fabrication d’explosifs
à Skikda.
Le risque d’un Brexit fait plonger le pétrole
Suite de la page 1
«Le prix du pétrole s’est enfoncé pour un
sixième jour, signe que les investisseurs haussiers sont en train de quitter définitivement la
partie après que les cours se sont hissés audessus des 50 dollars le baril (fin mai) et alors
que le dollar grimpe», relevait Jasper Lawler,
analyste chez CMC Markets.
Une forte appréciation du dollar ce jeudi
renforçait en effet la pression à la baisse sur les
cours de l’or noir, libellés dans cette monnaie et
donc rendus plus onéreux pour les investisseurs
munis d’autres devises. Le Brent a ainsi plongé
vers 16h GMT jusqu’à 47,09 dollars, au plus
bas en cinq semaines, tandis que le WTI est
tombé vers 14h50 GMT jusqu’à 46,16 dollars,
un minimum en plus d’un mois. Mais Brent
comme WTI étaient surtout pris, à l’image de la
plupart des marchés mondiaux, dans la tourmente alimentée par la probabilité, grandissante
suivant les derniers sondages, de voir le
Royaume-Uni quitter l’Union européenne (UE)
à l’issue d’un référendum prévu le 23 juin.
Le fait que la Réserve fédérale américaine
(Fed) «se soit déclarée inquiète d’un vote en
faveur du Brexit (une sortie du Royaume-Uni
de l’Union européenne, Ndlr) signifie qu’elle
voit d’importantes conséquences potentielles
pour les États-Unis et la croissance mondiale,
ce qui est mauvais pour la demande de pétrole
(et celle de matières premières en général)»,
expliquait Michael van Dulken, analyste chez
Accendo Markets. Dans ce contexte, l’analyste
jugeait qu’après que le WTI et le Brent ont
gagné respectivement 80% et 90% depuis leurs
plus bas du début d’année, des prises de bénéfices devraient lester le marché avant le vote de
la semaine prochaine.
Par ailleurs, sur le front des fondamentaux
de l’offre et de la demande propres au marché
pétrolier, M. Lawler relevait que le retour à
plein régime de la production canadienne après
les interruptions de production dues aux feux
de forêt avait compensé la baisse de l’offre
américaine, encore confirmée mercredi par une
baisse des stocks de brut et de la production de
pétrole aux États-Unis. «La production canadienne redémarre finalement, la production des
membres autres (que le Nigeria) de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep)
continue à dépasser nos attentes et la récente
reprise des prix crée le risque que la production des pays hors-Opep décline moins qu’attendu, en particulier aux États-Unis»,
résumaient les analystes de Goldman Sachs,
estimant que la reprise des prix observée depuis
le début de l’année restait fragile. «Nous nous
attendons en particulier à ce que le déficit du
second semestre 2016 reste modeste étant
donné les prix actuels et qu’un retour à la surabondance est probable au premier trimestre
2017, avant que (le niveau des) stocks se normalise d’ici la fin 2017», concluait Goldman
Sachs.
B. A./Agences
La Russie augmentera ses exportations pétrolières de 3,3% en 2016
«Les exportations de pétrole de la Russie croîtront de près de 3,3% et atteindront 252 millions de tonnes en 2016.
L’année prochaine enregistrera également un accroissement, mais je ne peux pas donner plus de détails», a déclaré
jeudi dernier le ministre russe de l’Energie, Alexander Novak à l’agence Tass. Selon Novak, le surplus mondial de
la production de pétrole se maintient à environ 1,5 million de barils/jour, alors que la moyenne annuelle du prix
de pétrole en 2017 devrait se situait aux alentours de 50 dollars le baril. «A mon avis, les cours du pétrole vont
osciller, en 2016, entre 40 et 50 dollars. Pour 2017, les prévisions tablent sur un prix moyen de 50 dollars ou un peu
plus. Beaucoup de choses dépendent de facteurs financiers et de la position de la Réserve fédérale des Etats-Unis sur le
taux de refinancement», a-t-il dit, ajoutant : «Nous savons tous que le prix du pétrole dépend, dans une large mesure,
de la position du dollar dans le panier des devises». Concernant la production russe de pétrole, le ministre a indiqué
qu’elle a augmenté de 5 millions de tonnes durant les cinq premiers mois de 2016 par rapport à la même période de
l’année écoulée. «Le taux d’accroissement est de 2,3%», a-t-il dit, sans donner davantage d’indications. M. Novak a
en outre fait savoir que la Russie continuera à coopérer avec l’Opep, en dépit de quelques désaccords au sein de
cette organisation.
LA MINISTRE des Postes et des
Technologies de l’information et de
la communication, Imane Houda
Feraoun, a indiqué, jeudi dernier, que
toutes les transactions par Internet
sont à l’arrêt en Algérie en raison de
l’absence de la certification électronique. Répondant à une question d’un
membre de l’Assemblée populaire
nationale (APN) lors d’une séance
plénière présidée par Mohamed Larbi
Ould Khelifa, Mme Feraoun a
expliqué que le projet de loi relatif à
la certification électronique «sera présenté prochainement au gouvernement». Elle annoncera, au même titre,
que son département œuvrait à introduire la certification électronique au
cours de l’année prochaine. Pour la
ministre, la mise en service de l’instance de certification électronique
«constitue un fondement du développement de l’économie numérique». A
cet effet, elle a indiqué que son secteur travaillera avant la fin de l’année
en collaboration avec le ministère
délégué chargé de l’Economie numérique, pour lancer le paiement électronique qui permettra, avec la
certification électronique, de relancer
le commerce électronique. Outre ce
cadre juridique qui sera finalisé prochainement, la ministre a précisé que
le paiement électronique nécessite
l’aval de la Banque d’Algérie (BA)
pour autoriser le transfert monétique
via Internet. Sur ce point,
M me Feraoun soulignera que son
département aura cet aval de la BA
avant la fin de l’année en cours pour
commencer les transactions relatives
aux paiements de factures et de mandats, dans un premier temps. Selon les
explications de la ministre, la nonobtention de cette autorisation par le
ministère est due au vide juridique
régissant la certification et le commerce électroniques. Abordant la
question du classement mondial de
l’Algérie en matière de technologies
de l’information et de la communication, la représentante du gouvernement a affirmé que les critères de ce
genre de classement «sont généralement subjectifs et politiciens». «Ce
classement ne reflète pas la réalité de
l’utilisation des TIC d’autant plus que
les critères de ce classement ne
tiennent pas compte des aspects géographique et démographique de
l’Algérie», soutient la ministre. De
nombreuses mesures ont été initiées
par le gouvernement afin d’inciter les
consommateurs à utiliser leurs cartes
bancaires et effectuer leur achats via
les terminaux de paiements électroniques. L’exécutif a entamé cette série
de mesures par la décision relative à
l’obligation de paiement des transactions immobilières par chèque. Des
entreprises publiques ont également
lancé leurs propres formules de paiement à distance. A présent, le gouvernement entend passer à la vitesse
supérieure à travers le développement
du m-mobile qui devrait accompagner
l’arrivée des TIC. Cette volonté s’est
traduite par la création du ministèredélégué auprès du ministre des
Finances, chargé de l’Economie
numérique et de la modernisation des
systèmes financiers.
S. B./APS
4
Vendredi 17 - samedi 18 juin 2016
H I S T O I R E
Constantine prépare
la célébration
du 54e anniversaire
de l’indépendance
SELON LE MINISTRE DES MOUDJAHIDINE, TAYEB ZITOUNI
L’état a pris en charge la restitution
des crânes de résistants algériens
cette fenêtre sur l’horreur
coloniale». Réagissant à la
disponibilité du Musée de
l’Homme de Paris de restituer à
l’Algérie les 36 crânes, Brahim
Senouci, qui vit et enseigne
en France, a estimé qu’on peut
imaginer qu’il y aura un
«dialogue» pour que cette procédure advienne «le plus
rapidement possible». «Nous
interpellons le Musée de
l’Homme, parce que c’est lui qui
détient ces restes. C’est
sur lui que nous mettons la
pression», a-t-il ajouté. Il a
par ailleurs soutenu que
«certains de nos compatriotes
ont oublié la grande misère, les
massacres, les enfumades, les
camps de regroupement, l’analphabétisme, la famine, qui ont
rythmé la vie sous la botte coloniale. C’est terrible».
R. C.APS
UNE MULTITUDE
d’infrastructures sportives, de
jeunes, et de travaux publics
entre autres seront mis en service à Constantine à l’occasion
de la célébration du 54e anniversaire de l’indépendance (5 juillet
prochain), a indiqué dernièrement le wali, Hocine Ouadah.
S’exprimant au cours d’un
Conseil de wilaya consacré à
l’étude et l’examen de plusieurs
dossiers dont la prévention
contre les maladies à transmission hydrique, l’exercice
commercial dans la wilaya
notamment durant le mois sacré
de Ramadhan et les préparatifs
pour la célébration du 54e anniversaire de l’Independence, le
chef de l’exécutif local a
annoncé l’ouverture au grand
public d’ici au 5 juillet prochain
de «deux piscines, de plusieurs
terrains de jeux et espaces de
détente et de voies de communication reliant plusieurs régions
de la wilaya». A l’occasion de
cette date «phare» dans
l’histoire de l’Algérie, il sera
également procédé au lancement
«d’une vaste opération de réhabilitation de plus d’une centaine
d’immeubles situés dans
plusieurs communes de la
wilaya», a encore annoncé le
wali, mettant l’accent sur cette
action dans l’amélioration des
conditions de vie des citoyens.
Des opérations de mise en gaz
au profit de plusieurs centaines
de familles vivant dans des
zones enclavées, sont également
prévues à l’occasion de cette
date anniversaire, a encore
ajouté le chef de l’exécutif local.
Le wali qui a indiqué qu’un
important programme d’animation a été arrêté en prévision
de cette date anniversaire, a
indiqué que la porte «demeure
toujours ouverte aux propositions ou initiatives émanant des
différents intervenants (directeurs de l’exécutif et élus locaux
notamment)».
peuple algérien. Commise sous
les ordres du tortionnaire
français, le colonel Pélissier,
l’enfumade de Ouled Riah avait
fait plus de 1 000 martyrs.
APS
Par
Reda Cadi
e m i n i s t r e d e s
Moudjahidine, Tayeb
Zitouni a affirmé, jeudi
dernier à Alger, que l’affaire de
restitution des crânes de
résistants algériens du début de
la colonisation française, dont les
restes mortuaires sont au Musée
de l’Homme de Paris, était
«prise en charge par l’Etat».
Dans une déclaration à l’APS en
marge d’une conférence au
Musée national du Moudjahid à
l’occasion du 171e anniversaire
de l’enfumade de la tribu de
Ouled Riah dans la chaîne
montagneuse de Dahra
(Mostaganem), le ministre a
précisé que son département
œuvrait actuellement en collaboration avec le ministère des
Affaires étrangères pour une
«prise en charge optimale de
cette question dont l’histoire
remonte à plus d’un siècle».
Ces restes mortuaires, des
crânes secs pour la plupart,
appartiennent, entre autres, rappelle-t-on, à Mohamed Lamjad
Ben Abdelmalek, dit Cherif
Boubaghla, Cheikh Bouziane,
chef de la révolte des Zaâtchas
(région de Biskra en 1849),
Moussa El-Derkaoui et
Si Mokhtar Ben Kouider
Al-Titraoui. La tête momifiée de
Aïssa El-Hamadi, qui fut le lieutenant de Cherif Boubaghla,
figure parmi ces restes
mortuaires, de même que le
moulage intégral de la tête
de Mohamed Ben-Allel
Ben Embarek, lieutenant de
l’Emir Abdelkader.
Une pétition a été lancée
en ligne par le professeur
d’université Brahim Senouci
dans le but de restituer les restes
de ces résistants, qui
doivent avoir une sépulture en
Algérie, a affirmé récemment
l’universitaire. La question de la
restitution des restes mortuaires
«me hante depuis 2011 quand
l’historien Ali Farid Belkadi l’a
révélée au public», avait indiqué
dans un entretien à l’APS l’initiateur de la pétition en ligne, qui
réclame leur rapatriement en
Algérie, soulignant que «cela a
compté dans ma détermination à
assurer une sépulture pour ces
résistants héroïques qui ont,
unanimement, refusé de se
rendre aux forces coloniales et
qui ont combattu jusqu’à la
mort».Pour ce physicien et écrivain, fils de chahid, l’idée que
des restes de résistants algériens
«risquent de finir dans de vulgaires cartons, dans des armoires
métalliques, dans un musée
français, au cœur de la capitale
de la nation à laquelle ces résis-
tants devaient leur martyre m’était insupportable». C’est ce qui
a motivé le lancement de la pétition en ligne, avec comme
objectif de rapatrier ces restes en
Algérie pour «y recevoir une
digne sépulture». Indiquant
qu’elle a recueilli plus de
3 000 signataires, son initiateur a
précisé que, pour l’instant, «la
priorité est de faire grossir le
nombre des signataires». «C’est
cela qui nous donnera la force
pour mener cette opération à
bien, c’est-à-dire jusqu’à la
cérémonie qui présidera à
l’enterrement de ces résistants,
même si rien ne subsiste d’eux
que des crânes secs, et à l’hommage de la nation et du peuple
algérien», a-t-il soutenu,
reconnaissant à l’historien
Belkadi d’avoir «ouvert
EN VUE D’UNE BONNE DIFFUSION DE L’HISTOIRE
Pour un ouvrage sur la guerre
de libération destiné aux élèves
LE MINISTRE des
Moudjahidine, Tayeb Zitouni, a
appelé, jeudi dernier à Alger, les
générations montantes à rester
fidèle au serment des Chouhada
(Martyrs) pour édifier le présent
et penser l’avenir.
Dans son intervention lors
d’une conférence à l’occasion du
171e anniversaire de l’enfumade
de Ouled Riah dans la chaîne
montagneuse de Dahra
(Mostaganem), le ministre a
appelé à «suivre l’exemple de
nos prédécesseurs qui se sont
sacrifiés pour la libération du
pays afin d’édifier une Algérie
prospère et développée». Les
générations montantes, a-t-il dit,
doivent préserver la mémoire
collective et se remémorer, sans
cesse, les grands sacrifices
consentis par nos prédécesseurs
pour le recouvrement de la
liberté et la dignité.
Le ministre a, dans ce sens,
rappelé le rôle de son secteur
dans la préservation de la
mémoire nationale en accordant
une grande importance à l’écriture et la diffusion de l’Histoire à
travers divers supports
conformément aux orientations
du président de la République,
Abdelaziz Bouteflika. Il a cité,
entre autres réalisations dans le
cadre du rayonnement de la culture historique et la lutte contre
l’oubli, la production d’une série
de films documentaires, des
films d’histoire retraçant le
parcours de symboles de la résistance populaire, du mouvement
national et de la guerre
de libération. Rappelant
l’importance accrue accordée par
la nouvelle Constitution
amendée à la préservation de la
mémoire, M. Zitouni a exhorté
les chercheurs à persévérer et
poursuivre leurs efforts en vue
d’approfondir leurs actions à
cet effet. Il faut réfléchir à la
«publication d’un ouvrage sur la
guerre de libération destiné aux
élèves du cycle primaire avant
de le généraliser aux cycles
moyens, secondaire puis
universitaire», a-t-il préconisé.
L’horrible enfumade perpétrée par l’occupant français
contre la tribu de Ouled Riah
dans la chaîne montagneuse de
Dahra en 1845 n’est pas «la
seule en son genre», a-t-il
souligné rappelant que des
massacres similaires avaient été
commis dans plusieurs régions
du pays pour l’extermination du
Photo : Archives
Photo : DR
L
L ’ É V É N E M E N T
LES ÉPREUVES PARTIELLES DÉBUTERONT DEMAIN
Bac : des mesures strictes pour
la bonne marche des examens
Par
Chahira Cheref
n plan sécuritaire et des
mesures préventives
seront mis en oeuvre par
le ministère de l’Education
nationale, en collaboration avec
les différents services de sécurité
pour les épreuves partielles du
baccalauréat 2016, ont affirmé,
jeudi dernier, des responsables
des secteurs concernés. Les
mesures prises prévoient des
équipes médicales et des psychologues pour les candidats dans
l’ensemble des centres d’examen
ainsi que des appareils de
brouillage pour réduire la triche
et les fuites, ont fait savoir des
membres de l’APW d’Alger et
des responsables du secteur de
sécurité, de la Protection civile,
de la santé et de l’éducation
nationale, lors d’une tournée
d’inspection dans des centres
d’examen d’Alger.
De son côté, Ahmed Hanafi,
représentant du chef de la sûreté
d’Alger, a indiqué qu’un plan
sécuritaire bien ficelé sera mis
en place pour assurer le bon
déroulement des examens de la
2e session du baccalauréat 2016
dans tous les centres d’examen
d’Alger, précisant que ses services ont pris toutes les mesures
sécuritaires préventives, en
mobilisant des éléments de la
sûreté aux entrées des centres
Photo : Archives
U
d’examen et des patrouilles
mobiles pour rassurer les candidats. Selon Abdelouahab Bourega, chef de service de la
formation à la direction de l’éducation d’Alger ouest, quelque
18 139 candidats, dont
13 944 candidats scolarisés et
4 195 candidats libres, passeront
la session partielle du baccalauréat session juin 2016.
«50 établissements, 24 CEM et
26 lycées, et une cinquantaine de
centres de réserve sont prévus
pour le déroulement des
épreuves», a-t-il précisé en ajoutant que 4 463 encadreurs,
50 chefs de centre, 100 adjoints
aux chefs de centre, 105 observateurs, 50 psychologues,
3 107 surveillants et 700 surveillants de réserve sont mobilisés pour cette session.
Pour sa part, le représentant
du ministère de la Santé, Mourad
Ziari, a passé en revue les dispositions prises par les services du
ministère de la Santé pour
assurer un accompagnement
médical aux candidats, insistant
sur l’importance de l’accompagnement psychologique vu que
les candidats repassent leur
examen et qu’ils sont, par conséquent, sous pression.
Lors de cette tournée, qui
intervient à l’initiative de la
direction de l’éducation d’Alger
ouest et de l’APW d’Alger, les
responsables ont inspecté des
centres d’examen à Bir Mourad
Rais, El Achour, Ain Benian et
Chéraga.
Il est à noter que les épreuves
de l’examen partielle du baccalauréat débuteront demain à l’échelle
nationale
et
se
poursuivront jusqu’au 23 juin
prochain. Rappelons que la
ministre de l’Education nationale, Nouria Benghabrit, avait
annoncé récemment dans une
conférence de presse que sept
disciplines sont concernées par
la refonte des épreuves en filière
Sciences expérimentales. Il
s’agit des mathématiques,
sciences de la nature et de la vie,
physique, anglais, français, histoire-géographie et philosophie.
Les candidats des filières mathématiques, maths-technique et
gestion-économie vont refaire
les épreuves des langues
française et anglaise, l’histoiregéographie et la philosophie
C. C.
CONSTANTINE
19 205 candidats à l’examen partiel du bac
De notre correspondant à
Constantine
Nasser Hannachi
«TOUTES les mesures ont
été prises pour réussir demain
les examens partiels du baccalauréats et éviter toute violation
des règles pouvant altérer la crédibilité de l’échéance», a
affirmé, hier, le wali de Constantine, lors d’une réunion tenue
avec le comité en charge des préparatifs. Le premier responsable
de la ville a révélé qu’il s’est
entretenu avec tous les directeurs
des centres d’examens les incitant à la vigilance pour surpasser
toute tentative «de fraude ou perturbation» dans le déroulement
des épreuves. Une autre réunion
du genre (de sensibilisation)
devait regrouper hier vendredi le
directeur de l’éducation, les
cadres et les observateurs. Pour
sa part le directeur de l’éducation
de wilaya, M. Bouhali, s’est dit
satisfait du travail de la commission de wilaya en charge des
examens «laquelle a pris toutes
les mesures nécessaires» pour
permettre aux candidats de
repasser les épreuves dans de
bonnes conditions et veiller à
sanctionner les éventuels tricheurs comme le stipule les
directives du Premier ministre.
Au plan chiffré, dans la wilaya,
19 205 candidats sont concernés
par le concours partiel du bacca-
lauréat, dont 13 069 scolarisés et
6 136 libres. Tous seront répartis
sur 61 centres sous l’œil de
127 observateurs. Les sciences
expérimentales englobent le plus
grand nombre de postulants avec
9 785 candidats. Suivront les
filières gestion/économie
(3 835 postulants), langues
étrangères (2 370), maths techniques (2 170) et 1 045 prétendants pour la filière des
mathématiques.
N. H.
54,42% de réussite au BEM 2016
Suite de la page 1
En légère hausse par rapport à l’année
précédente (53,97%,). Un taux quelque peu
probant qui reste toutefois faible par rapport
à certaines années passées. En 2012, le taux
national de réussite au BEM était de 70,2%.
Lors d’une conférence de presse, tenue au
siège du département ministériel, l’inspecteur général a précisé que le nombre de filles
qui ont réussi cet examen est supérieur à
celui des garçons. C’est pratiquement le cas
pour les trois examens de fin d’années (cinquième, BEM et baccalauréat) et depuis de
nombreuses années. Pour cette année 2016,
le taux de réussite des filles est de 61,55%, a
indiqué le même responsable. Le nombre des
lauréats qui ont eu une moyenne égale ou
supérieure à 19/20 est de 132. Ceux qui
ont eu entre 16 et 18 sont au nombre de
15 754. Les résultats sont plus ou moins
satisfaisants dans certaines matières (langue
arabe, éducation islamique et physique). En
revanche, de façon générale, ils sont très
faibles en mathématiques et anglais. Par
ailleurs, interrogé sur les préparatifs de la
deuxième session du baccalauréat, un baccalauréat partiel du fait que les candidats ne
subiront l’examen que dans les épreuves où
les cas de fuites ont été confirmés, le représentant du département ministériel a assuré
que toutes les dispositions nécessaires ont
été prises pour assurer son déroulement dans
de bonnes conditions. L’inspecteur général a
affirmé que seul l’Onec est autorisée à élaborer, imprimer et distribuer les sujets de
l’examen et que ces sujets sont déjà arrivés
dans les directions de l’éducation. Des
cadres du ministère sont chargés de les
accompagner (les sujets) jusqu’à leur ouverture dans les salles d’examen, a-t-il ajouté.
Concernant les personnes impliquées dans le
scandale des fuites, Messeguem dira qu’elles
sont devant la justice et que leur acte ne vise
pas que la ministre mais tout le pays.
K. M.
Vendredi 17 - samedi 18 juin 2016
5
LE MINISTRE DE LA SANTÉ,
ABDELMALEK BOUDIAF :
«La numérisation
des hôpitaux sera opérée
progressivement»
Par
Abdallah Kaddour
LE MINISTRE de la Santé de la
Population et de la Réforme hospitalière,
Abdelmalek Boudiaf, a affirmé jeudi que «la
numérisation des hôpitaux sera opérée progressivement» afin de permettre une
meilleure gestion de ces structures et une
prise en charge adéquate des patients. En
visitant la polyclinique de la cité Les Sources
qui est la première infrastructure à être
numérisée en Algérie, le ministre a souligné
que «l’intranet devra être généralisé à tous
les hôpitaux du pays pour faciliter la prise
en charge des patients tout en instaurant une
traçabilité qui aidera à mieux gérer le flux
de ces personnes nécessitant des soins médicaux». Dans cette polyclinique rénovée et
qui sera ouverte au public demain, le
ministre a expliqué que «le patient est identifié dès son admission à la polyclinique et
même l’ordonnance établie par le médecin
sera imprimée à la l’accueil». Cette numérisation «permet aussi de disposer d’un historique du patient comme elle permet de
parvenir à l’utilisation de zéro papier», a
souligné le ministre. A propos du cancer, le
ministre a souligné que de nombreux problèmes liés à la chimiothérapie et aux accélérateurs sont réglés à travers toutes les
wilayas du pays.
D’autre part, M. Boudiaf qui répondait à
une question orale d’un membre de
l’Assemblée populaire nationale (APN) sur
certains dérapages dans les cliniques privées,
a indiqué que «le ministère de la Santé est
informé de ces dérapages à travers des opérations d’inspection et de plaintes de
citoyens», soulignant «la mise en place d’une
nouvelle règlementation qui définit les missions du secteur dans le cadre du système de
la santé». Il a précisé que les cliniques
privées et le ministère de la Santé étaient liés
par l’obtention de l’agrément uniquement,
estimant que la nouvelle règlementation portant mise au point d’une carte de la santé
pour les deux secteurs était susceptible de
clarifier la vision en matière d’organisation
des soins et de révision du cahier des charges
du secteur outre le nouveau projet de loi sur
la santé. Le premier responsable du secteur
de la santé a énuméré certains dérapages
enregistrés dans le secteur privé dont notamment le transfert du malade vers le secteur
public après complication de son cas, les
coûts onéreux de prestations qui «parfois ne
sont pas à la hauteur d’une clinique privée»
et l’inexistence de rapport médical devant
accompagner le patient lors d’un transfert.
Evoquant la responsabilité lors d’un
e erreur médicale dans les cliniques privées,
M. Boudiaf a affirmé que «le Code pénal statuait ces questions en coordination avec le
Conseil d’éthique des médecins», reconnaissant toutefois l’«existence de lacunes dans la
loi concernant cet aspect précis». M. Boudiaf
a signalé que «le juge ne maîtrise pas tout à
fait l’aspect technique du dossier d’où la
nécessité d’une formation spécialisée». Il a
relevé à ce propos, qu’en dépit de ces lacunes
juridiques, le responsable d’une erreur médicale (clinique ou médecin) «ne saura se soustraire à une condamnation», ajoutant que
«l’irresponsabilité du médecin quant à la
garantie des résultats des soins prodigués
reste mondialement en vigueur». A. K./APS
Djezzy ouvre une crèche à Constantine
Après le succès de «L’Enfant prodige» d’Alger,
Djezzy annonce l’ouverture de sa deuxième
crèche à Constantine pour le plus grand bonheur de ses employés dans cette ville antique
de l’est du pays. La cérémonie d’inauguration a
eu lieu mercredi dernier en présence de
Vincenzo Nesci, président Exécutif de Djezzy,
de Jon Eddy, responsable de la Division des
marchés émergents à VimpelCom ainsi que des
cadres et des employés de l’entreprise. Avec un
personnel qualifié, un programme pédagogique
très riche et diversifié, un équipement de
grande qualité adapté aux besoins spécifiques
de la petite enfance ainsi qu’une prestation de
haut niveau dans un environnement très bien
aménagé, ce nouvel établissement social de
Djezzy sis au lotissement Boussouf, est conçue,
selon les normes modernes en vue d’accueillir,
comme il se doit, les enfants en bas âge et les
prendre en charge. Djezzy, qui place le capital
humain au cœur de ses préoccupations, investit
et veille sur la qualité de la prise en charge des
enfants de ses employés. Cet effort a été
récompensé en avril dernier avec la distinction
de la commission des affaires sociales de l’APW
d’Alger qui a élu la crèche d’Alger, sise à Dar El
Beida, meilleure crèche de la capitale pour
l’année 2015. Cette distinction est d’autant
plus importante puisque l’établissement de
Djezzy a été choisi sur les 254 structures d’accueil de la petite enfance réparties sur le territoire de la wilaya d’Alger. «L’enfant prodige»,
qui est aujourd’hui à son deuxième établissement et en aura bientôt un troisième à Oran,
est un autre symbole du sérieux et de l’engagement de Djezzy envers ses employés.
6
Vendredi 17 - samedi 18 juin 2016
ÉDITORIAL
Pour les crânes de nos résistants,
l’Etat décide enfin de bouger !
I D É E S
Rareté financière dans un monde d’abondance
Par
IL n’est certes jamais trop tard pour bien faire. Mais dans l’affaire des crânes de
fameux résistants algériens du début de la colonisation, conservés à Paris, il était tout de
même temps d’agir. Et c’est même le minimum patriotique dont pouvait faire preuve le
gouvernement qui a annoncé que la question était «prise en charge par l’Etat». Le
ministre des Moudjahidine a en effet annoncé hier que son département œuvrait de
concert avec le ministère des Affaires étrangères pour une «prise en charge optimale de
cette question dont l’histoire remonte à plus d’un siècle». On ne peut donc que s’en
réjouir ! Il faut dire aussi que les conditions favorables à cette question étaient déjà
réunies. Il aura fallu, pour faire bouger les lignes figées, une pétition citoyenne, à
l’initiative patriotique de notre chroniqueur Brahim Senouci, professeur d’université en
région parisienne. L’idée à la base était claire comme une eau de source cristalline :
assurer de dignes sépultures à nos moudjahidine ! Le succès rapide de cette pétition en
ligne et son large écho sur le Net ont fait réagir les responsables parisiens concernés. Le
directeur des collections au Muséum national d’histoire naturelle (MNHN), Michel
Guiraud s’était déclaré favorable à un examen bienveillant d’une demande de restitution
de ces crânes, à la condition expresse d’émaner des autorités algériennes. Ces restes
mortuaires, des crânes secs en majorité, appartiennent notamment à Mohamed Lamjad
Ben Abdelmalek, dit Cherif Boubaghla, Cheikh Bouziane, chef de la révolte des Zaâtchas
et Moussa El-Derkaoui (décapité par le général Emile Herbillon). Il y a également la tête
momifiée d’Aïssa El-Hamadi, lieutenant de Boubaghla et le moulage intégral de la tête
de Mohamed Ben-Allel Ben Embarek, lieutenant de l’Emir Abdelkader. Petite précision
toutefois : parmi les 37 têtes conservées, figurent une douzaine de crânes d’Algériens
«morts pour la France» que l’Algérie n’entend finalement pas revendiquer, et pour
cause ! C’est ainsi, et de l’aveu même du directeur des collections au Muséum national
d’histoire naturelle, M. Michel Guiraud, il n’y avait donc «aucun obstacle juridique» à
leur retour en Algérie. Il ne restait plus alors que la demande à faire et le parcours
procédural à accomplir en conséquence. La demande officielle algérienne sera d’autant
plus facile à formuler que ces restes funéraires ne sont pas couverts par les lois
françaises de prescription qui auraient permis au Musée de l’Homme d’opposer le
principe «d’inaliénabilité» comme c’est le cas chaque fois que la restitution des archives
coloniales est réclamée par la partie algérienne. Cette question des crânes ainsi évacuée,
il restera aux Algériens d’exiger le rapatriement de Baba Merzoug, le canon mythique
exposé actuellement dans la rade de Brest. Baba Merzoug, c’est cette légende des siècles
maritimes. En son temps, la terreur de la Méditerranée, un canon de 6,25 m de long et
d’une portée de 4,872 km. Longtemps avant la Grosse Bertha allemand, le canon algérien
était imbattable et inégalable, valant à Alger sa légende de «Mahroussa», la citadelle bien
gardée. Les éminences archivistiques et le ministère de la Défense français s’opposent
toujours à la restitution de cette pièce d’artillerie qui «fait partie du patrimoine
militaire» français et serait, par définition juridique «inaliénable». Les Français
détiennent aussi huit couleuvrines, visibles à l’intérieur de l’Hôtel parisien des Invalides.
Il y a aussi sur le terrain de la symbolique et peut-être plus prestigieux encore, l’homme
de Tighenifine, vieux de 500 000 ans et qui conserve l’ADN du plus âgé de nos ancêtres
amazighs. Ce berbère de Mascara est le plus ancien «déporté» du monde. Ce
pithécanthrope a été découvert par Camille Arambourg en 1954, sur un terrain
appartenant à l’époque à la famille du couturier Yves Saint-Laurent. Les Algériens
doivent impérativement le réclamer même si les Français le considèrent comme «relevant
du code du patrimoine, et est inaliénable». Nos pouvoirs publics doivent refuser
d’accepter de simples moulages. Ils doivent d’autant mieux insister dans leur demande de
récupération des restes originaux qu’il existe un cas récent de restitution qui fait
jurisprudence en France. Il s’agit du crâne du grand chef Kanak Ataï qui a été rendu en
2014 à ses descendants après 136 ans de détention à Paris.
N. K.
Quotidien national d’information
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réclamation, sauf accord préalable avec la direction.
Photo : DR
Noureddine Khelassi
Par
Barry Eichengreen*
lors que les taux d’intérêt sont à des
niveaux historiquement bas et que les
Banques centrales achètent tout ce qui
bouge, le monde est inondé de crédit. Pourtant,
paradoxalement, une grave pénurie de liquidités
internationales met l’économie mondiale en
danger.
«Liquidités internationales» fait ici référence à
des actifs de grande qualité acceptés dans le monde
entier pour payer des importations et le service de
la dette extérieure. Ce sont les mêmes actifs que les
Banques centrales utilisent lorsqu’elles interviennent sur les marchés des changes. Ils servent de
réserve de valeur fiable pour les investisseurs
internationaux. Ils fournissent des repères de prix
sur les marchés financiers. Enfin, ils sont largement
acceptés comme garantie dans le cadre de prêts
transfrontaliers. Dès lors, la principale différence
entre ces actifs internationaux et des actifs liquides
en général, est que seuls les premiers sont acceptés
dans un grand nombre de pays différents et utilisés
régulièrement dans des transactions entre ces derniers.
La forme la plus importante de liquidités
internationales sont, bien sûr, les obligations du
gouvernement américain, qui sont détenues par les
banques, les entreprises et les gouvernements
d’autres pays. Plus généralement, les liquidités
internationales comprennent les engagements des
Banques centrales des pays de l’OCDE (la base
monétaire), les obligations des gouvernements
centraux de ces pays notées AAA et AA, les titres
de créance d’organisations supranationales comme
la Banque mondiale et les Banques régionales de
développement, ainsi que l’or détenu de manière
publique ou privée. Pourtant, faites-en la somme et
vous arriverez immédiatement à une conclusion
surprenante. Les liquidités internationales ont chuté
de près de 60% du PIB mondial en 2009 à
seulement 30% aujourd’hui. Ce changement
s’explique, d’une part, par le déclassement des
obligations des gouvernements de pays en crise
lourdement endettés, qui les rend peu attractives
pour une utilisation dans les transactions internationales et, d’autre part, par l’inélasticité des autres
sources d’approvisionnement. Les observateurs se
demandent pourquoi le commerce mondial, après
avoir longtemps augmenté plus rapidement que le
PIB mondial, croît maintenant plus lentement. Ils
ont également du mal à comprendre la baisse sans
précédent des flux de capitaux mondiaux. La
pénurie de liquidités internationales, qui complique
le financement et le règlement de ces transactions
transfrontalières, est une explication.
Exhorter le gouvernement des Etats-Unis à
émettre davantage de dette n’est pas une solution;
cela ne ferait qu’augmenter la menace d’un
déclassement et que rendre les investisseurs
étrangers hésitants à détenir des obligations du
Trésor américain. Alternativement, on pourrait
inviter les pays en crise dont les obligations ont
perdu leur note de qualité supérieure (investment
grade) à réparer leurs finances afin que ces titres
soient à nouveau attrayants pour le financement des
transactions internationales. Néanmoins,
comme tout fonctionnaire grec vous le dira, le
renforcement financier prend du temps, même pour
le gouvernement le plus engagé.
Des obligations émises de manière privée – des
obligations d’entreprises de haute qualité, par
exemple – peuvent-elles compléter les formes
A
officielles de liquidités internationales ? Cette
question remonte aux années 1990, lorsque les
observateurs s’inquiétaient curieusement que le
gouvernement des Etats-Unis, s’il connaissait des
excédents de fonctionnement, pourrait retirer de la
circulation la totalité de son stock de la dette.
Il s’est avéré que les Banques centrales et les
gouvernements, en particulier, étaient réticents à
détenir des titres privés, même si ces instruments
ont une excellente note de crédit. La raison en est
simple : des actifs émis de manière privée sans le
soutien d’un gouvernement tenant les cordons de la
bourse pourraient sembler sans risque en temps
normal ; mais, suite à un choc, ils pourraient
rapidement être réévalués comme risqués.
D’autres suggèrent que le Fonds monétaire
international pourrait augmenter l’offre de
liquidités internationales en émettant des Droits de
tirage spéciaux (DTS). Les DTS sont des unités
comptables composées de dollars américains,
de livres sterling, d’euros, de yens japonais et de
renminbi chinois. Ils peuvent être crédités sur les
comptes des pays membres du FMI, qui sont
tenus de les accepter dans les transactions
transfrontalières en vertu des statuts du Fonds.
Voilà : le problème est résolu. Ou pas. Il n’y a pas
de marchés privés de DTS. Pour les utiliser, le titulaire doit les échanger contre, disons, des dollars
lors d’une transaction avec le gouvernement américain. Par conséquent, aucunes liquidités
supplémentaires ne sont créées. Le montant correspondant de monnaie en dollars ou de dépôts est
simplement transféré d’un ensemble de mains à un
autre – du Trésor américain au détenteur étranger.
Pendant ce temps, le monde dans son ensemble n’a
gagné aucune ressource liquide supplémentaire.
Les choses seraient différentes si, au lieu
d’allouer des DTS aux gouvernements, le FMI
pouvait les vendre directement aux Banques
centrales comme la Fed, qui, en retour, pourrait
fournir au Fonds des dollars supplémentaires, que
le Fonds pourrait ensuite distribuer parmi ses
membres. Cependant, bien que tout cela soit une
élégante solution en principe, la Fed et ses maîtres
politiques se montreraient sûrement réticents à
céder le contrôle de la planche à billet en pratique.
La solution probablement la plus pratique serait
de permettre au FMI d’emprunter sur les marchés
financiers privés et d’utiliser les fonds empruntés
pour émettre des DTS supplémentaires.
Puisque les gouvernements membres garantissent
collectivement ses obligations, ces dernières
seraient considérées de qualité équivalente à l’or.
Bien sûr, pour que leur garantie soit crédible, les
membres devraient s’engager à recapitaliser le
Fonds s’il venait à faire des pertes sur ses prêts.
Qu’à cela ne tienne, rien n’est gratuit.
Les avantages de la mondialisation sont parfois
exagérés, mais il y a effectivement eu d’importants
bénéfices. Le problème de l’insuffisance de
liquidités internationales, s’il n’est pas solutionné,
pourrait mettre en péril tout ce qui a été accompli.
B. E.
(Traduit de l’anglais par Timothée Demont)
*Professeur d’économie à l’université de Californie, Berkeley, professeur Pitt d’Histoire et
institutions de l’université de Cambridge américaine et ancien conseiller politique
principal auprès du Fonds monétaire
international.
In project-syndicate.org
R É G I O N S
Vendredi 17 - samedi 18 juin 2016
SITUÉE À 450 KM À L’EST DE OUARGLA
Brèves des wilayas
Photo : DR
Mise en exploitation de deux stations
de déminéralisation d’eau potable à El-Borma
D
eux stations de
déminéralisation d’eau
potable ont été mises en
exploitation dans la commune
frontalière d’El-Borma (420 km
à l’Est d’Ouargla), a appris jeudi
l’APS auprès du président
de l’Assemblé populaire
communale (P-APC) de cette
collectivité.
Il s’agit de l’ancienne station
d’El-Borma, dotée d’une
capacité théorique de traitement
de 54 m3 par heure d’eau,
qui a bénéficié d’opérations
d’aménagement, de
réhabilitation et d’équipement, et
d’une nouvelle installation
similaire implantée dans la
localité de Znaiga et offrant
une capacité de traitement de
45 m3/ heure), a précisé Kaddour
Kaddouri.
Ces deux stations sont
appelées à satisfaire la demande
croissante en eau potable dans
cette collectivité qui coiffe
quatre concentrations
d’habitants, à savoir El-Borma,
Znaiga, El-Chouachine et
Rhoudh El-Baguel, a-t-il
expliqué.
Elles permettront de mettre
un terme à l’approvisionnement
en eau potable par
camion-citernes depuis les
régions limitrophes, pour
une population estimée à
quelque 5 000 habitants, a-t-il
ajouté.
La wilaya de Ouargla a
bénéficié d’un programme
d’envergure portant sur la
réalisation de neuf stations de
déminéralisation de l’eau
potable, au niveau des
complexes hydrauliques répartis
sur différents quartiers du
chef-lieu de wilaya (Gherbouz,
Mekhadma, Aïn El-Kheir, Hay
Bouzid, Ifri-Gara, Zyayna,
El-Khafdji, Bamendil et
El-Hadeb), selon la direction
locale des ressources en eau
(DRE).
Alimentées à partir de
26 forages, dont 3 albiens
donnant lieu à des taux de
salinité de 3 à 6 gr/ litres, ces
nouvelles stations ont pour
mission de réduire cette salinité
à 0,8 gr/l et de répondre ainsi
aux caractéristiques physicochimiques et bactériologiques de
l’eau potable, exigées par les
recommandations de
l’Organisation mondiale de la
santé (OMS).
Réalisées par le groupement
d’entreprises Aqua Engineering
GMBH (Autriche), CGS (Chine)
et Spa Chinageo (Algérie), ces
stations permettront de traiter un
total de 70 500 m3 /jour d’eaux
brutes pour fournir 75% d’eau
déminéralisée, soit environ
53 000 m3/jour, a-t-on expliqué.
La wilaya déléguée de
Touggourt dispose également
d’une station de déminéralisation
d’une capacité de production
plus importante (34 560 m3/jour
d’eau déminéralisée), alimentée
par quatre forages réalisés dans
les localités d’Aïn-Sahra et Sidi
Mehdi (commune de Nezla),
a-t-on signalé à la DRE.
APS
NOUVELLE GARE MARITIME DE BÉJAÏA
Entrée en service partielle dès juillet prochain
LA NOUVELLE gare
maritime de Béjaïa, un
équipement d’escale complet
capable de recevoir plus de
100 000 voyageurs par an va
entrer en service, dés le mois de
juillet, avec l’objectif, d’assurer,
une qualité d’accueil améliorée
aux voyageurs en général et à la
communauté nationale établie à
l’étranger en particulier, a
indiqué à l’APS, le P-dg du port,
Djelloul Achour.
«Le trafic passagers,
cantonnés à même des chapiteaux de circonstance, depuis
quelques années, va être entièrement transféré vers la nouvelle
gare», a-t-il précisé, indiquant,
que «des conditions optimales
ont été réunis pour assurer un
meilleur transit aux voyageurs,
qu’il s’agisse de qualité
d’accueil, de l’organisation des
formalités de contrôle, ou de
délais d’embarquement et de
débarquement».
«L’objectif retenu est de
pouvoir traiter un car-ferry en
60 minutes», a-t-il ajouté,
expliquant que toutes les
mesures de facilitation ayant prévalues jusque-là ont été reconduites, notamment, la mise en
service du couloir vert et la distribution des documents de
transit (TPD) à bord des navires.
Quelque 25 000 voyageurs y
sont ainsi attendus durant toute
la saison estivale, étalée du
1er juillet au 9 septembre, avec au
programme 13 escales (allerretour), assurées conjointement
par l’Entmv (7) et la
compagnie privée Française, la
«Corsica Linéa» (ex-Sncm),
qui a à l’occasion devraient
engager 3 navires, dont
«El-Djazair» et le «Tassili» et
«Méditerranée» d’autre part. La
construction de cette nouvelle
gare, confiée à l’entreprise
publique «Batimetal» été officiellement lancée en 2013 pour
un coût estimatif de l’ordre de 4
milliards de dinars, financé
quasiment sur fonds propre de
l’entreprise portuaire de Béjaïa
(EPB). Sa réception définitive
est prévue pour la fin de l’année,
coïncidant avec l’achèvement de
quelques ouvrages secondaires,
notamment les revêtements, la
toiture, les habillages et
l’installation des équipements
électroniques.
L’équipement est un
chef-d’œuvre d’architecture. Il
s’étale sur deux sites de plus de
27 000 M2, l’un à l’intérieur du
port et l’autre à l’extérieur, reliés
entre eux par deux passerelles,
Nuits gratuites chez Djezzy
qui surplombent le boulevard des
frères Amrani, et autorisent le tri
entre les débarquements et les
embarquements, conçus sur deux
niveaux différents. La gare étant
par ailleurs, pensée de sorte à
recevoir deux navires en même
temps.
Avec ses lignes futuristes, et
sa façade ostentatoire, ainsi que
les revêtements chatoyants
appliqués à ses murs, ses sols,
ses toitures, faits de marbre, de
tuiles d’aluminium laqué et
d’autres matériaux nobles, en
font non seulement, un élément
urbanistique de premier ordre,
mais aussi, un espace franc de
détente et de confort, voire de
sécurité, en raison des
équipements de surveillance et
détection sophistiqués dont il
sera doté.
APS
CETTE année, pour ce mois sacré de Ramadhan, Djezzy offre la gratuité la nuit à ses abonnés prépayés, sous deux formes, selon leurs habitudes de consommation. Les clients
qui surfent sur Internet le jour, peuvent passer des appels gratuits la nuit. Et ceux qui appellent pendant la journée bénéficient d’Internet gratuit la nuit. Ainsi, pour 100 DA de
consommation Internet entre 8h et 00h, le client obtient un bonus de 100 DA pour passer des appels gratuits de 00h à 8h vers tous les réseaux nationaux, avec la tarification
exceptionnelle de 5 DA par tranche de 30 secondes. Et pour 100 DA d’appels passés entre 8h à 00h (facturés par tranche de 30 secondes), Djezzy offre à ses clients un bonus
Internet gratuit de 100 Mo à utiliser de 00h à 8h.
Dès que la consommation de 100 DA est atteinte en Internet ou en appels, le client reçoit un bonus de 100 DA ou de 100 Mo. La promotion est valable 21 jours, à partir du 6 juin
pour les appels gratuits la nuit, et du 14 juin pour Internet gratuit la nuit. Plus de détails sur le site www.djezzy.dz.
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GHARDAIA : les services de
contrôle de la qualité et de la
répression de la fraude de la direction
du commerce de la wilaya de Ghardaïa
ont procédé, durant la première
décade du mois de Ramadhan en
cours, à la saisie d’une quantité de
produits alimentaires impropres à la
consommation d’une valeur de plus de
66 000 DA.
Les opérations de contrôle ont
abouti au retrait du circuit de
commercialisation, des boissons et jus,
des confiseries, des conserves de
produits d’origine végétale et une
quantité de viande rouge et blanche
impropres à la consommation,
selon un bilan de la direction du
commerce…
… Les brigades de contrôle ont réalisé
quelque 913 interventions durant
lesquelles elles ont pu relever
159 infractions, dresser pour le même
nombre des dossiers de poursuites
judiciaires et procéder à la fermeture
de 8 locaux commerciaux dont la
plupart ne répondent pas aux
conditions de la pratique commerciale,
notamment le défaut de registre de
commerce, l’exercice de l’activité
commerciale sans local et défaut de
facturation et d’affichage, selon les
services du commerce de Ghardaïa.
Ces actes de contrôle ont donné
lieu également à 28 prélèvements
d’échantillons aux fins d’analyse,
notamment le lait et ses produits
dérivés et l’eau, et à des actions de
sensibilisation en matière
d’entreposage des produits
alimentaires, d’étiquetage et de
conditions d’hygiène…
… Les services de contrôles de la
direction du commerce de la wilaya de
Ghardaïa ont effectué durant l’année
écoulée 12 267 interventions qui ont
permis de déceler un chiffre d’affaires
dissimulé au fisc de plus de
223,5 millions de dinars.
Au terme de ces opérations de
contrôle les mêmes services ont
constaté plus de 1 300 infractions et
ont procédé à 1 180 poursuites
judiciaires à l’encontre des
contrevenants et la fermeture
de 24 locaux commerciaux.
BLIDA : quarante-trois centres
d’examens ont été prévus à Blida pour
accueillir les candidats à la session
extraordinaire du baccalauréat
2016, du 19 au 23 juin courant, a
indiqué la directrice de l’éducation de
la wilaya.
Un total de 15 575 candidats sont
concernés par la session extraordinaire
du baccalauréat et seront répartis sur
43 centres d’examens à travers les
différentes communes de la wilaya, a
affirmé Mme Ghenima Aït Brahim. La
direction locale du secteur a fait appel
à cette occasion à 5 501 surveillants,
un nombre jugé «largement suffisant
pour assurer le déroulement des
examens dans la sérénité et dans de
bonnes conditions».
SAIDA : pas moins de 120 enfants à
Saïda ont été placés depuis 2012 dans
des familles d’accueil pour kafala.
Ces enfants qui vivaient au centre de
l’enfance assistée de la ville de Saïda
ont été confiés à des familles
algériennes pour s’occuper de leur
éducation et leur prise en charge
sociale et sanitaire, a-t-on appris de la
directrice de l’action sociale
Dassi Mokhtaria.
Pour l’accueil de ces enfants, des
conditions doivent être réunies dont
l’habitat, un bon revenu et un certificat
médical de bonne santé du kafil. Le
dossier est examiné par le conseil
familial de la direction de l’action
sociale qui donne son approbation. La
DAS enregistre le dépôt de
100 dossiers dont les demandeurs
attendent leur tour pour pouvoir
adopter un enfant par kafala.
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Vendredi 17 - samedi 18 juin 2016
C O N J O N C T U R E
ELLE EST ACCUSÉE DE RUINER LES ÉPARGNANTS ET LES RETRAITÉS
La BCE, les taux bas et la croissance
Par
ont parfois été inférieurs à leurs
valeurs contemporaines durant
de très courtes périodes, mais
c’était dans des circonstances
exceptionnelles très différentes
de celles de maintenant : après
les chocs pétroliers et après la
réunification allemande. Dans
tous ces cas, c’était dû à une
hausse inattendue de l’inflation,
si bien que les taux d’intérêt
nominaux sur les comptes
d’épargne réagirent avec retard.
Eric Dor*
près avoir mesuré les
difficultés à lutter contre
les tendances déflationnistes, la BCE mène une
politique monétaire exceptionnelle qui a pour objectif de
diminuer fortement les taux
d’intérêt dans la zone euro. La
BCE est très critiquée en
Allemagne, accusée de ruiner les
épargnants et les retraités. Face à
ces critiques, la BCE a déployé
plusieurs arguments de défense.
Il convient d’en examiner la
validité, aussi bien du point de
vue empirique que de celui de la
cohérence du raisonnement
économique concerné. Les
détails de cette recherche sont
publiés sur un document de
travail disponible ici et sur le site
de l’Ieseg.
A
Mario Draghi, président de la
BCE, a affirmé récemment que
«les taux d’intérêt bas sont un
symptôme de croissance basse et
d’inflation basse. Ce n’est pas la
conséquence de la politique
monétaire». Il a également dit
que «les taux d’intérêt sont bas
parce que la croissance est basse
et l’inflation est basse».
Toutefois, l’examen de séries
longues de données du passé ne
confirme pas l’idée qu’au vu des
valeurs contemporaines de la
croissance réelle et de l’inflation,
les taux d’intérêt nominaux et
réels devraient être aussi bas
qu’ils le sont maintenant. Il est
donc clair que les taux d’intérêt
réels dans la zone euro
n’auraient pas convergé
spontanément vers leurs valeurs
contemporaines très basses, en
réponse à la croissance réelle
basse et à l’inflation basse, sans
l’intervention de la BCE.
Les thèses économiques
controversées sur
lesquelles la BCE se base
Les affirmations de la BCE
doivent donc être interprétées
autrement. La BCE voudrait dire
que les perspectives contemporaines de croissance réelle et
d’inflation sont si basses que la
Photo : DR
Banque centrale est obligée de
contraindre les taux d’intérêt
réels à diminuer vers des valeurs
basses atypiques, pour respecter
son mandat. Ce serait donc dans
ce sens, d’après la BCE, que les
taux d’intérêt réels et nominaux
bas seraient une simple conséquence de la faible croissance
réelle.
Pour justifier une telle
conception, la BCE s’appuie
explicitement sur des arguments
économiques qui sont dérivés de
théories très controversées.
La BCE s’appuie sur la
théorie des fonds prêtables, qui a
pourtant été largement réfutée
pour une économie monétaire en
sous-emploi, et sur sa version
récente qui est la thèse de l’excès
d’épargne. L’idée initiale était
que les taux d’intérêt des pays
industrialisés seraient déprimés
par l’afflux d’épargne en provenance des pays émergents. Ceuxci cherchaient en effet à dégager
des surplus de balance commerciale, puis à investir l’excès d’épargne qui en résultait en actifs
sûrs émis par les pays occidentaux.
Ensuite, le raisonnement a été
étendu à un excès d’épargne qui
serait la contrepartie de l’énorme
surplus commercial de
l’Allemagne et d’une partie du
reste de la zone euro. D’une part,
la BCE utilise cet argument pour
encore affirmer que même sans
son intervention, les taux à long
terme seraient naturellement
orientés à la baisse. D’autre part,
la BCE use de cette argumentation pour expliquer que l’excès
d’épargne de la zone euro doit
être corrigé par une relance de
l’investissement que la Banque
centrale doit provoquer par des
taux très bas.
Des recherches récentes à la
Banque des règlements
internationaux et d’autres au
Levy Economics Institute
réfutent toutefois la thèse de
l’excès d’épargne et proposent
une autre interprétation convaincante des événements macroéconomiques récents des économies
avancées, y compris la tendance
baissière des taux d’intérêt à
long terme. Leur raisonnement
est que les politiques trop
accommodantes des Banques
centrales provoquent des bulles
financières qui éclateraient
régulièrement. En réaction aux
récessions ainsi provoquées, les
Banques centrales diminueraient
encore davantage les taux
d’intérêt.
La BCE s’appuie également
sur plusieurs aspects de la thèse
de la stagnation séculaire,
d’après laquelle les innovations
technologiques et la croissance
de la productivité décéléreraient,
et le taux de rendement réel de
l’investissement se serait
fortement réduit. Le taux
d’intérêt réel d’équilibre, qui
permettrait d’obtenir une
demande assez élevée pour
atteindre le plein emploi et
relancer l’inflation, serait alors
extrêmement bas ou même
négatif. La mission de la Banque
centrale serait de baisser le taux
d’intérêt réel du marché jusqu’à
cette valeur d’équilibre. La thèse
de la stagnation séculaire est
cependant critiquée de plusieurs
points de vue.
Des recherches de la Federal
Reserve Bank de Saint-Louis ont
établi que, contrairement à ce
que suggère la thèse de la
stagnation séculaire, le taux de
rendement réel du capital n’a pas
décliné. C’est le taux d’intérêt
réel sur les obligations publiques
sans risque qui a diminué, mais
c’est très différent du rendement
réel de l’investissement.
Des recherches menées à
l’Université d’Harvard ont
conclu que contrairement à ce
que la thèse de la stagnation
séculaire avance, les causes de la
croissance réelle contemporaine
relativement limitée et des pressions déflationnistes sont la
conséquence d’une accumulation
excessive de dettes dans le passé.
L’idée que les innovations et les
progrès de productivité auraient
décéléré est également contestée.
Il a été montré qu’une partie des
gains de production permis par
les nouvelles technologies sont
inadéquatement mesurés par les
comptes nationaux.
Les taux réels aussi bas
sont-ils loin d’être
exceptionnels ?
Photo : DR
Les taux très bas sontils justifiés par la croissance et l’inflation ?
Les ménages pourraientils obtenir un meilleur
rendement de leur
épargne ?
Une autre défense de la BCE
consiste à affirmer que les taux
d’intérêt réels ne sont pas si
anormalement bas par rapport au
passé. Toutefois, les données
allemandes ne confirment cette
affirmation que très partiellement. Les taux d’intérêt réels sur
les obligations publiques
allemandes n’ont jamais été
aussi faibles. Les taux d’intérêt
réels sur les comptes d’épargne
La BCE affirme que les
ménages allemands pourraient
encore avoir un bon rendement
sur leur épargne à condition de
mieux diversifier leurs investissements et d’acheter des actions.
Ce conseil est surprenant. Les
actions sont des actifs risqués
que les retraités préfèrent éviter
car ils ont besoin d’un rendement
certain et d’un revenu régulier.
De toute manière, investir en
actions est loin d’avoir produit
un bon rendement récemment.
Les ménages regagneraient comme
emprunteurs ce qu’ils
perdent comme prêteurs
La BCE affirme que les
ménages allemands sont aussi
des emprunteurs qui bénéficient
de taux très réduits. La
diminution des intérêts reçus par
les ménages est en effet
compensée globalement par une
réduction des intérêts payés,
d’après les données. Evidemment, ce sont des ménages
différents qui prêtent et qui
empruntent. La politique monétaire de la BCE a donc provoqué
une immense redistribution de
revenus entre les ménages qui
épargnent et les emprunteurs.
Les débats
sur la politique
monétaire de la BCE
Il est largement reconnu que
la BCE a très bien géré les crises
successives des «subprimes» et
des dettes publiques. Elle a
même évité un éclatement
désordonné de la zone euro. La
situation présente, où la BCE
lutte contre la déflation, est
différente. L’action de la Banque
centrale est sujette à questions
puisqu’il y a des débats sur les
causes des pressions déflationnistes et l’efficacité de la BCE
pour y remédier. Il y a de bonnes
raisons de penser que ces
pressions sont causées par des
facteurs hors du contrôle des
Banques centrales. Il est
incertain que des taux d’intérêt
réels négatifs soient l’instrument
approprié pour relancer la
demande et l’inflation.
E. D.
* Eric Dor, Director of Economic Studies, IÉSEG School
of Management
La version originale de cet
article a été publiée sur The
Conversation
In latribune.fr
C O N J O N C T U R E
Vendredi 17 - samedi 18 juin 2016
SELON SON
MINISTRE
DE L’ÉNERGIE
EN MAINTENANT SA POLITIQUE MONÉTAIRE
La Banque du Japon fait flamber le yen
La Russie augmentera
ses exportations
pétrolières
de 3,3% en 2016
Par
Agence France presse
ême si ce statu quo
était largement attendu,
certains analystes
espéraient tout de même un
nouvel assouplissement.
Le yen a gagné plus de 1% par
rapport au dollar, atteignant un
plus haut de 20 mois jeudi,
tandis que l’indice Nikkei
perdait près de 3% dans le sillage
des annonces de la Banque du
Japon.
Face à l’incertitude d’un
Brexit, l’heure est à la prudence.
La Banque du Japon (BoJ) a
gardé jeudi sa politique
monétaire inchangée et maintenu
ses prévisions optimistes pour
l’économie japonaise en dépit de
la remontée du yen et de la
baisse des marchés boursiers.
A l’issue d’une réunion de
deux jours, son Comité de
politique monétaire a maintenu
son vaste programme d’achat
d’actifs à 80 000 milliards de
yens (quelque 660 milliards
d’euros), et le niveau des taux
négatifs à -0,1%. Les deux décisions ont été prises respectivement à 8 contre 1 et 7 contre 2.
Le gouverneur de la Banque centrale Haruhiko Kuroda tiendra
une conférence de presse pour
les expliciter à 6h30 GMT.
Même si ce statu quo était largement attendu, certains analystes espéraient tout de même
un nouvel assouplissement
(11 sur les 40 économistes interrogés par l’agence Bloomberg
News). Dans son communiqué,
Photo : DR
M
la Banque du Japon ne cite pas
explicitement la question du
Brexit, mais elle évoque les
perspectives pesant sur
l’économie européenne et les
«risques géopolitiques».
La BoJ préfère «garder des
cartouches dans la perspective»
du vote britannique sur la sortie
du Royaume-Uni de l’Union
Européenne, avaient anticipé les
analystes de Natixis, soulignant
qu’«un retrait de l’UE intensifierait les incertitudes économiques», déjà grandes depuis le
début de l’année avec le ralentissement des marchés émergents.
Le dollar au plus bas depuis
20 mois. La BoJ a fait montre de
moins d’optimisme quant à
l’inflation qu’en avril. En
variation annuelle, les prix à la
consommation pourraient être
en légère baisse, dit la Banque
centrale et stables pour le
moment.
Le yen a gagné plus de
1% par rapport au dollar, atteignant un plus haut de 20 mois
jeudi, à 104,53 yens, tandis que
l’indice Nikkei perdait près de
3% en fin de séance, dans le
sillage des annonces de la BoJ.
L’attentisme affiché mercredi
par la Réserve fédérale
américaine (Fed) a accentué cette
tendance en jouant à la baisse sur
le billet vert.
«Il n’y a rien dans les récents
indicateurs économiques qui
conduise la BoJ à changer ses
perspectives économiques
maintenant», a estimé Norio
Miyagawa, économiste auprès de
Mizuho Securities.
Et d’ajouter : «Toutefois, la
remontée du yen va faire davantage pression à la baisse sur les
prix à la consommation. Aussi je
m’attends à ce que la BoJ assouplisse sa politique en juillet, en
utilisant les trois dimensions du
cadre à sa disposition.»
Le dollar est brièvement
tombé à 104,50 yens, son niveau
le plus bas depuis septembre
2014, l’inaction de la BoJ s’ajoutant aux pressions baissières
accrues sur le dollar, alors que
les attentes sur une hausse des
taux aux Etats-Unis à court
terme sont moindres.
AFP
À UNE SEMAINE DU RÉFÉRENDUM
Brexit : les partisans du retrait de l’UE en tête des derniers sondages
A UNE semaine du
référendum britannique sur la
sortie ou non du Royaume-Uni
de l’Union européenne (UE),
prévu le 23 juin, les derniers
sondages publiés jeudi à Londres
donnent une avance aux
partisans du Brexit (retrait
britannique).
Alors que les partisans du
maintien de Londres au bolc
européen avaient quelques points
d’avance avant mai dernier, les
Britanniques qui veulent voir
leur pays se retirer sont plus
nombreux aujourd’hui, et selon
les sondages, ils seraient quelque
53% contre 47% pour le camp
adverse.
C’est la première fois depuis
que le Premier ministre David
Cameron a promis un
référendum sur le brexit en
Janvier 2013, que les sondages,
qui étaient très mitigés
auparavant, donnent les partisans
du retrait en tête avec un écart
aussi prononcé.
Une enquête publiée à
Londres, réalisée par Ipsos Mori,
la plus importante société britannique de sondages, a fait ressortir la «méfiance massive» de
la population, quant aux arguments avancés par les politiques
des deux camps, prenant part à la
campagne relative au référendum
du 23 juin.
L’enquête précise que la
méfiance est plus importante des
prédictions néfastes, sur tous les
plans, d’un éventuel brexit.
Le Premier ministre,
Cameron, et le ministre des
Finances Georges Osborne, sont
à la tête du camp des partisans
du maintien. Ils enchaînent,
depuis le début de la campagne,
des prévisions sur les retombées
négatives d’un retrait de
l’Europe.
Mardi, le chancelier a estimé
que le pays ne sera plus en
mesure de payer les pensions aux
retraités, si toutefois, Londres ne
ferait plus parti de l’UE, ce qui
lui a valu de vives critiques de
l’autre camp, qui l’a carrément
accusé de faire du chantage aux
retraités pour qu’ils votent contre
le brexit.
Auparavant, le même ministre
avait avancé une perte financière
conséquente pour les ménages,
des pertes d’emplois et des
revenus plus faibles.
Des institutions financières
ayant cité un risque d’inflation et
d’augmentation des taux des
intérêts, et même, une
augmentation des prix de
logements, ont été accusés
d’effrayer la population afin de
la pousser à voter pour le
maintien britannique au sein de
l’UE. Le leader du camp des
partisans du brexit, l’ancien
maire de Londres, Boris
Johnson, a axé sa campagne sur
les «inconvénients» d’un
maintien britannique à l’UE et
les «pertes financières»
britanniques qu’il a estimé à
«350 millions de livres par
semaine» à l’UE, un chiffre
démenti par des experts
indépendants, et contredit par
l’autre camp qui croit en la
prospérité économique
britannique au sein du bloc.
La même enquête a fait
ressortir que les Britanniques qui
pensent qu’après cinq ans, le
Royaume-Uni sera mieux en
dehors de l’UE, sont plus
nombreux que ceux qui croient
aux prédictions préjudiciables
d’un brexit.
La question sécuritaire est
également au cœur de cette
campagne, et par ricochet,
l’immigration, qui, selon les
partisans du brexit, entraîne de
«grands risques» dans la
cadre de l’UE qui «permet
l’infiltration des terroristes».
L’autre camp estime, qu’au
contraire, Londres est plus en
sécurité grâce à une coopération
avec ses partenaires européens
au sein du bloc. Un argument
qualifié d’«insensé» par l’autre
camp, qui pense que cette collaboration se poursuivra même
après un brexit, au plan bilatéral.
Le même clan a également
évoqué un danger pour la paix et
la stabilité de l’Europe dans le
cas d’un Brexit, certains
avancent même un risque de
l’éclatement de l’UE.
Le camp des partisans du
maintien britannique au sein de
l’UE pense également qu’un
brexit menacerait la stabilité de
l’Irlande du Nord, et l’Ecosse a
déjà fait savoir qu’elle
demandera un autre référendum
pour son indépendance en cas
d’un brexit.
Il est à noter que l’enquête
d’Ipsos Mori relève qu’un
cinquième des Britanniques
interrogés ont dit qu’ils
pourraient changer leur position,
ce qui rend difficile de prédire
fermement que Londres va ou ne
va pas, entamer le processus,
long de l’avis des experts, d’un
retrait de l’UE.
Il est à noter que la cité de
Londres (cité financière), et la
majorité des grandes entreprises
britanniques ont pris position
contre le Brexit.
La campagne des deux camps
a été suspendue jeudi après-midi,
après l’attaque contre un député
du Labour Party, parti
travailliste, partisan du maintien
de Londres au sein de l’UE,
même si aucune source ne cite le
lien de l’incident avec la
question du brexit.
APS
9
LES EXPORTATIONS de
pétrole de la Russie augmenteront de 3,3% pour atteindre
252 millions de tonnes en
2016, a déclaré jeudi le
ministre russe de l’Energie
Alexander Novak, indiquant
que cette hausse est attendue
également pour l’année 2017.
«Les exportations croîtront
de près de 3,3% et atteindront
252 millions de tonnes.
L’année prochaine enregistrera également un accroissement, mais je ne peux pas
donner plus de détails», a
affirmé le ministre à l’agence
TASS.
Selon Novak, le surplus
mondial de la production de
pétrole se maintient à environ
1,5 million de barils/jour»,
alors que la moyenne annuelle
du prix de pétrole en 2017
devrait se situait aux alentours
de 50 dollars le baril.
«A mon avis, les cours du
pétrole vont osciller, en 2016,
entre 40 et 50 dollars. Pour
2017, les prévisions tablent sur
un prix moyen de 50 dollars ou
un peu plus. Beaucoup de
choses dépendent de facteurs
financiers et de la position de
la Réserve fédérale des EtatsUnis sur le taux de refinancement», a-t-il dit, ajoutant que
«nous savons tous que le prix
du pétrole dépend, dans une
large mesure, de la position du
dollar dans le panier des
devises».
Concernant la production
russe de pétrole, le ministre a
indiqué qu’elle a augmenté de
5 millions de tonnes durant les
cinq premiers mois de 2016 par
rapport à la même période de
l’année écoulée. «Le taux
d’accroissement est de 2,3%»,
a-t-il dit, sans donner
davantage d’indications.
M. Novak a en outre fait
savoir que la Russie continuera
à coopérer avec l’Opep, en
dépit de quelques désaccords
au sein de cette organisation.
«La Russie doit entretenir des
relations constructives avec
cette organisation», a-t-il dit à
la chaîne TV RBC business
news.
Durant les quatre premiers
mois de l’année en cours, la
Russie a augmenté les
exportations du brut de
4,4% par rapport à la même
période de l’année écoulée,
atteignant ainsi 62 millions de
tonnes, selon les données
fournies par Rosstat.
Le Premier vice-ministre de
l’Energie, Alexei Texler, avait
indiqué précédemment que les
exportations de pétrole de la
Russie devraient connaître un
accroissement annuel allant
entre 2 et 3 millions de tonnes
durant la période 2015-2018.
APS
10
F O C U S
Vendredi 17 - samedi 18 juin 2016
LES DEUX SOCIÉTÉS JUGENT QUE LE MARCHÉ EST EN PLEINE EXPANSION
Pourquoi Bolloré et Lagardère investissent
dans la e-santé
Par
Rapidité et facilité de
prise de rendez-vous :
l’argument majeur
Jean-Yves Paillé
DVmedicaux a annoncé
jeudi un investissement
de Vivendi, espérant s’associer avec 25 000 médecins
dans la prise de rendez-vous en
ligne d’ici à 2018, en s’appuyant
sur un réseau déjà prêt. De son
côté, Mondocteur (Lagardère)
mise sur le terrain pour
convaincre les praticiens et
cherche une rentabilité sur un
plus long terme.
Les deux sociétés jugent que
le marché des rendez-vous
médicaux en ligne est en pleine
expansion.
Campagnes d’affichage dans
le métro, publicités à la
télévision et à la radio, guerre
des chiffres... Les sites de prises
de rendez-vous médicaux l’activité de santé connectée qui
se développe le mieux aujourd’hui, selon Diane de Bourguesdon, spécialiste en santé
digitale au sein du cabinet
de conseil Jalma -, se livrent
une âpre bataille de
communication.
Avec un objectif clair : saisir
les parts d’un marché émergent
en France. Les gros acteurs du
secteur sont d’accord pour dire
que plus de 5% à 10% des
222 000 médecins ont souscrit à
une solution de rendez-vous
médicaux en ligne. Ce qui laisse
penser aux Docavenue
(Cegedim), Doctolib, Mondocteur (Lagardère) et autres RDVmedicaux (Vivendi) que le
marché est potentiellement très
important.
Et RDVmedicaux, justement,
a annoncé jeudi 16 juin un investissement de Vivendi (dont l’actionnaire principal est Vincent
Bolloré), mais dont le montant
reste secret...
«Nous avons attendu d’avoir
un projet rentable avant de le
présenter à Vivendi. Il l’était fin
2015. Le jour où il ne sera plus,
il ne durera pas», assure Patrick
Amiel, directeur général de
RDVmedicaux.
La société espère, comme ses
concurrents, multiplier le
nombre de médecins partenaires,
et donc, par effet boule de neige,
le nombre de clients. La somme
investie par Vivendi sera dédiée
à la campagne de communication et au recrutement de
35 collaborateurs notamment,
multipliant par cinq la force
commerciale de RDVmedicaux.
RDVmedicaux vise
25 000 professionnels
de santé d’ici à 2018
Revendiquant 4 000 médecins
partenaires généralistes et
spécialistes, aujourd’hui, RDVmedicaux espère s’associer avec
25 000 professionnels de santé,
d’ici à 18 mois. Pour atteindre
ses objectifs, la société compte
sur le réseau de partenaires établi
par Eurice, entreprises qui s’est
associée il y a deux ans avec
Photo : DR
R
MyBestPro, pour créer
RDVMédicaux, désormais sous
la coupe de Vivendi.
L’atout d’Eurice : il a édité
des agendas électroniques pour
plusieurs centaines de
secrétariats médicaux qui
eux-mêmes gèrent l’agenda de
quelque 40 000 médecins. RDVmedicaux par la voix de Patrick
Amiel explique : «nous allons
essayer de faire basculer les
permanences téléphoniques sur
Internet.»
Convaincre ces secrétariats,
c’est donc convaincre à chaque
fois plusieurs médecins d’un
coup. «Notre investissement est
proportionnel à notre revenu,
c’est un modèle économique
pérenne. Nous n’envoyons pas
les collaborateurs voir les
médecins un par un faire du
porte-à-porte», lance Patrick
Amiel.
Mondocteur mise sur
l’action de terrain
Cette déclaration sonne
comme une pique lancée contre
des sociétés comme Doctolib ou
Mondocteur. Ce dernier avait
annoncé en février un investissement de 15 millions d’euros en
deux ans de sa maison-mère, le
groupe Lagardère Active.
«L’’investissement est
conséquent, c’est vrai, mais le
marché explose», s’enthousiasme Thibault Lanthier,
cofondateur de la startup. Néanmoins, «il n’attend pas de
rentabilité avant 2019-2020».
Pendant quinze ans, Amazon n’a
pas cherché la rentabilité,
préférant se focaliser sur sa
croissance, argue-t-il.
La stratégie de ce site de prise
de rendez-vous en ligne se fonde
sur l’action de terrain. «Nous
avons 130 collaborateurs et une
trentaine de bureaux dans toute
la France. Nous allons directement voir les professionnels de
santé dans les cabinets
médicaux.» Mondocteur ne
dévoile pas le nombre de
médecins partenaires, «mais
annonce 5 000 cabinets ayant
souscrit à son offre, soit
moins de 2% en France».
Il espère équiper «20% des
cabinets» médicaux français
d’ici à 2018.
«Améliorer la relation
professionnels de santépatients»
Pour se démarquer de ses
concurrents, la société propriété
de Largadère assure proposer des
services plus proches des
patients et des médecins. «Nous
voulons améliorer la relation
professionnels de santé-patients.
Les médecins peuvent envoyer
des SMS pour indiquer un retard
de la consultation, et le patient
peut remplir un formulaire à
distance avant sa consultation»,
dit Thibault Lanthier à La
Tribune. «Mondocteur ne fait
pas du booking (de la simple
réservation, Ndlr)». Comme un
retour de pique contre
RDVmedicaux...
Faire noter les médecins
par les patients...
Le site de Vivendi propose
quant à lui un système inédit :
une notation des médecins par
les patients, allant de
«satisfaisant» à «pas
satisfaisant». Patrick Amiel
assure que le Conseil national de
l’ordre des médecins est de son
côté, car cela ne touche pas la
charte de l’institution. «Sont
notés avant tout la ponctualité,
l’accueil dans le cabinet. Une
modération est faite avant publication pour éviter toutes
dérives», explique-t-il. Et au cas
où les nouveaux médecins se
montreraient méfiants vis-à-vis
de ce système, il avance les
97% d’avis positifs des patients
pour son site.
Docavenue (Cegedim)
tempère l’enthousiasme
de ses concurrents
Les objectifs de RDVMedicaux (Vivendi) et Mondocteur
(Lagardère) en nombre de
médecins ou de cabinets semblent particulièrement ambitieux.
Arnaud Billy, directeur général
de Docavenue (Cegedim), une
société qui propose également
des rendez-vous médicaux en
ligne, et travaille depuis des
années avec des médecins, leur
proposant des solutions à la gestion des dossiers des patients,
des informations médicales, se
dit perplexe, quant aux annonces
de ses concurrents.
Docavenue revendique pour
le moment 1 500 médecins
souscrivant à son option de prise
de rendez-vous en ligne lancée
fin 2015. Mais il n’espère pas
convaincre plus de 50% des
25 000 praticiens qui ont recourt
aux services de Cegedim sur les
deux prochaines années, un
objectif bien en deçà de celui de
RDVmedicaux. Et encore, «si la
progression est bonne», précise
Arnaud Billy à La Tribune. Ce
dernier veut ainsi tempérer l’enthousiasme de ses concurrents :
«Le marché ne connaîtra pas
d’essor du jour au lendemain»,
assure-t-il, arguant sur le fait
qu’obtenir adhésion des
médecins ne sera pas simple.
En attendant, la demande des
patients est potentiellement forte
pour les sites de rendez-vous
médicaux. Alors que le marché
balbutiait, début 2015, une étude
de marché de PagesJaunesDoc
indiquait que 64% des Français
confrontés à la difficulté
d’obtenir un rendez-vous dans
un délai rapide renonceraient à
consulter un spécialiste. Or la
célérité de la prise de rendezvous est l’un des principaux
arguments commerciaux lancé
par ces sites. Par ailleurs, plus de
28 millions de consultations
médicales sont perdus chaque
année. C’est un argument de plus
pour convaincre les médecins de
l’utilité de ces sites. Si un
rendez-vous est annulé au
dernier moment, il est possible
via ses plateformes de signifier
rapidement que le créneau s’est
libéré.
Néanmoins, concernant le
nombre de rendez-vous
médicaux pris en ligne au total, il
est difficile de se faire une idée
précise, faute d’étude objective
sur le sujet. Et les chiffres
avancés peuvent susciter des
doutes en raison des écarts entre
certains acteurs. En février,
Doctolib et Mondocteur en
revendiquait respectivement plus
de 1,5 million et plus de
1 million par mois.
RDVmedicaux assure en
avoir 150 000 seulement...
Le leader du marché en
France serait néanmoins
Doctolib, qui assure à La
Tribune être en partenariat avec
7 500 médecins. Son leadership
n’est en tout cas pas contesté par
ses concurrents.
Grandes ambitions
de Vivendi et Lagardère
dans la e-santé
Si Bolloré et Lagardère se
livrent une concurrence âpre
dans les rendez-vous médicaux,
leurs projets et une partie de
leurs activités dans la e-santé
divergent. Vivendi veut aller
plus loin dans la e-santé. RDVmedicaux propose déjà un
service d’information médicale
par téléphone. Pour des
symptômes précis, une personne
peut obtenir en ligne un premier
éclairage auprès d’un médecin.
La société va développer également un service de télémédecine,
avec une solution de consultation
par visioconférence, espérant
que les agences régionales de
santé intègreront sa solution.
Quant à Lagardère, ce dernier
veut bâtir «un champion français
de la e-santé», assure Thibault
Lanthier, en développant RDVmedicaux, et en maintenant son
leadership dans l’information
bien-être et santé avec
Doctissimo.
J.-Y. P.
In latribune.fr
Vendredi 17 - samedi 18 juin 2016
« L ' A D M I N I S T R AT I O N
électronique économiserait à
l'Etat annuellement des dépenses
de près de 2 milliards de dinars
d'où la nécessité d'accélérer le
processus de mise en place de
cette administration», a indiqué
M. Fouad Makhlouf, président
de l'Observatoire national du service public (ONSP) dans un entretien
accordé à l'APS, précisant que «le fait de privilégier la numérisation et
de ne pas consommer du papier épargnerait à l'Etat des dépenses
inutiles». Pour M. Makhlouf, le e-gouvernement ou ce qui est appelé
administration électronique doit être considérée comme étant une
«priorité pour l'ensemble des administrations publiques dans le cadre de
la numérisation».
BROCANTE hebdo
RETENEZ CE CHIFFRE
UN tout petit 5% : l'opération
d'introduction à la Bourse
d'Alger de la cimenterie
(publique) d'Aïn Kebira,
dans la wilaya de Sétif, ne
serait pas allée au-delà de
ce faible pourcentage
des fonds qu'elle
escomptait collecter. C'est qu'entre
temps, il y a eu le
lancement de l'emprunt
obligataire qui a drainé des
capitaux publics. Tous les
économistes connaissent
pourtant l'«effet d'éviction».
Alors que s'est-il passé ?
5
11
S A D I Q KA H N,
le nouveau et
fraîchement élu
maire de Londres,
est très remonté
contre les publicités sexistes dans
le métro. Il a
chargé la régie des
transports de durcir
ses règles. Les
photos montrant des corps de femme «irréalistes» doivent être
interdites. «En tant que père de deux adolescentes, je suis très concerné
par les publicités qui pourraient blesser les gens, en particulier les
femmes, en leur faisant avoir honte de leur corps.
SYNDICATS A CONTRE-COURANT EN FINLANDE
es principaux syndicats et le
gouvernement finlandais ont signé,
mardi 14 juin, un accord obligeant la
plupart des salariés à travailler plus sans
gagner plus, dans l'espoir de doper la
compétitivité après des années de
marasme. L'accord est le résultat
d'une année de négociations entre un
gouvernement de centre-droit
L
pro-austérité, et des syndicats qui y étaient
opposés.
L'exécutif, qui croit à l'opportunité d'une
«dévaluation interne», cherche à relancer
cette économie de la zone euro en crise,
qui a fortement souffert des difficultés de
ses exportateurs, explique le quotidien Le
Monde. «Je crois que ce sera d'une grande
importance pour notre objectif de créer
110 000 emplois et de porter le taux
d'emploi à 72%» contre 68,5%
actuellement, a affirmé le Premier ministre
centriste, Juha Sipilä.
Quelque 87% des salariés finlandais
devront travailler vingt-quatre heures (soit
trois jours) de plus par an, sans contrepartie. Les syndicats ont aussi accepté une
année de gel des salaires. Les salariés
devront enfin supporter une plus grande
part des cotisations sociales, et le salaire,
lors des congés payés dans le secteur
public, sera réduit de 30% d'ici à 2019.
Un fonctionnaire gagnant 3 000 euros
par mois devrait voir son salaire amputé
de 4,5%, soit 1 700 euros par an.
Le gouvernement a promis de compenser
toutes ces mesures par des baisses
d'impôts. La Finlande a des difficultés à se
remettre de la crise de 2008.
Après trois ans de récession, la croissance
est revenue en 2015, mais reste faible
(+ 0,4%), et lechômage culmine à
9,1%. Du fait des sanctions occidentales,
les exportations vers la Russie, qui
représentaient 10% du total en 2012, ont
reculé à 5,8%.
- MENTION SPECIALE -
A Oran, les femmes prennent l'air du dehors
es «gaâdas» ramadhanesques de
femmes, habituellement organisées
le soir dans les maisons, investissent
de plus en plus les espaces verts à Oran.
Sécurisés et offrant un cadre agréable,
ces espaces verdoyants et en nombre sans
cesse croissant dans la capitale de l'Ouest
du pays, encouragent les ménagères à sortir
prendre des bols d'air frais en cette période
estivale et à se relaxer d'une journée de
labeur. Prenant goût depuis quelques
années aux sorties nocturnes, les femmes
n'éprouvent plus le plaisir de veiller à
domicile avec les voisines, amies et autres
proches, ont confié certaines d'entre elles à
l'APS.
«L'époque des veillées à domicile
semble révolue. Aujourd'hui, je préfère
sortir le soir que de recevoir des invités ou
être reçue à domicile. Je suis plus tentée
par les lumières des parcs de loisirs et la
fraîcheur ambiante», reconnaît Mokhtaria,
une quadragénaire, femme au foyer.
Après la rupture du jeûne (iftar), les
L
femmes sont de plus en plus nombreuses à
prendre le chemin des espaces verts de
proximité, munies d'accessoires de repos
(chaises pliantes, tapis...) et de provisions
(boissons, gourmandises...), formant des
groupes pour discuter et se divertir jusqu'à
une heure tardive. A Hai «Seddikia», Hai
« E l A k i d » , H a i « E l Ya s m i n e » , H a i
«Ennour» et Hai «Sabah», les «gaâdas» de
femmes sont devenues fréquentes, supplantant les veillées traditionnelles héritées de
génération en génération et suscitant la
nostalgie chez certaines. «Bien des choses
qui avaient un charme au mois de
Ramadhan ont tendance à disparaître
devant les exigences et mutations de la vie
moderne», confie Naima, avec regret.
La «gasra», également interprétée
comme veillée de divertissement faisant
partie des us et coutumes durant le mois
sacré à Oran, en hiver comme en été, garde
toutefois une saveur particulière. Des
femmes, proches et voisines surtout, se
rencontrent à tour de rôle chez l'une d'elles
À CONTRESENS…
TAJ appelle la classe politique à battre en
brèche les idées «subversives».
Un peu d'humilité et un zeste de modestie
ne devraient pas faire de mal à Amar
Ghoul. Il devrait surtout moduler son discours à son nouveau statut de non
ministre… qui ne pourrait fidéliser ses
militants qu'avec un discours plus sérieux
et novateur. Dans un parti, les adhérents viennent toujours pour quelque
chose. Quand Amar Ghoul était membre du gouvernement, il pouvait offrir
des avantages, mais à présent… ? En dehors de son «immunité
parlementaire» sur mesure en tant que sénateur, que pourrait-il offrir ?
et s'adonnent à des «gaâdas» où elles
évoquent les souvenirs et échangent les
idées dans une ambiance conviviale.
Les «gaâdas» ramadhanesques
tant attendues représentent une bouffée
d'oxygène pour les femmes au foyer, les
vieilles surtout, et une occasion pour la
réconciliation et le raffermissement des
liens.
Organisées à tour de rôle dans un
domicile, ces rencontres sont mises à profit
pour discuter d'art culinaire (recettes),
d'éducation des enfants, de questions
religieuses, recueillir des informations,
imaginer des projets et parfois préparer des
fêtes de circoncision, nuptiales, nonobstant
celle de l'Aid El Fitr.
LE PREMIER tiers de Ramadhan est
«consommé» depuis jeudi.
C'est aussi le tiers sinon la moitié des
portefeuilles de la majorité des
Algériens qui se sont dégarnis d'autant.
Conséquence mécanique,
automatique, «biométrique» : la courbe
des prix s'inverse après avoir culminé
pendant la première dizaine de jours
de carême. Les habituels «prévisionnistes» qui faisaient semblant d'analyser
économiquement pour prédire une baisse des prix après la première décade
peuvent aller se rhabiller…
La compagnie
aérienne islamique
interdite
LANCÉE en décembre, Rayani Air
proposait des repas halal, interdisait la
consommation d'alcool et obligeait les
non-musulmans à respecter un code
vestimentaire...
Rayani Air, la première compagnie
aérienne malaisienne respectant les
préceptes de la loi islamique, a été
interdite, ont indiqué, lundi 13 juin, les
autorités de ce pays d'Asie du
Sud-Est à majorité musulmane.
Lancée en décembre dernier, la
compagnie aux hôtesses voilées
proposait des repas entièrement halal,
interdisait la consommation d'alcool à
bord et obligeait les non-musulmans à
respecter un code vestimentaire.
«La sécurité de l'industrie aéronautique
est d'une importance capitale».
Mais après une «enquête portant
sur la sécurité», ouverte en
avril, la compagnie avait été
suspendue de vol pour «infraction aux
règles de sécurité». Des passagers et
des représentants des autorités
s'étaient par ailleurs plaints de retards
et d'annulations de vols de dernière
minute.
Le Département de l'aviation
(DCA) a indiqué avoir révoqué la
licence d'exploitation de Rayani Air,
car «la sécurité de l'industrie
aéronautique est d'une importance
capitale», a déclaré le directeur
général du DCA, Azharuddin
Abdul Rahman.
Citation
Ils signent pour travailler plus sans gagner plus
LA CHARIA
NE SUFFIT
PAS POUR LA SECURITE
Une actrice sait
qu'elle est très
vieille lorsque c'est
une infirmière
qui lui remet son
cachet (sic).
Olivier de Kersauson,
navigateur
12
Vendredi 17 - samedi 18 juin 2016
RESISTANTS A LA SALISSURE ET A L'HUMIDITE
D’ici &
d’ailleurs
LES BILLETS DE BANQUE BRITANNIQUES
SERONT EN… PLASTIQUE
Vin rouge, étincelles,
morsure de chien…
Les nouveaux billets de
la Banque d’Angleterre
sont en polymère et
résistent à presque tout
es nouveaux billets britanniques de
5 livres (6,4 euros) mis en circulation
en septembre prochain seront en
plastique, rapporte The Guardian. Plus
précisément en polypropylène, une forme de
polymère synthétique. Il s’agit d’un film très
fin en plastique flexible, qui fait que les
nouveaux billets seront «résistants à la
salissure et à l’humidité» et ne s’useront
«pas aussi vite que les billets actuels (en
papier)», a commenté le gouverneur de la
Banque d’Angleterre, Mark Carney, cité par
le quotidien.
Les nouveaux billets – ornés du portrait
de Winston Churchill – peuvent «survivre à
une éclaboussure de vin rouge, à une brûlure
L
de cigarette et à une morsure de bulldog,
le tout assorti d’un essorage de lave-linge»,
se réjouit le gouverneur.
Ecologiques et compliqués
à falsifier
De plus, leur coût à long terme est moins
important, car leur durée de vie sera en
moyenne de cinq ans, soit deux fois et demi
la durée de vie des billets en papier.
Cela permettra au gouvernement de faire
une économie de 100 millions de livres sur
dix ans, précise le Daily Mail.
Plus durables, ils seront ainsi plus
écologiques.
Les billets seront aussi de taille réduite :
ils perdent 15% de surface par rapport aux
billets papier, ce qui les aligne sur les tailles
courantes à travers le monde. Enfin, les
faussaires auront plus de mal à les copier.
Le seul hic, c’est que les billets pourraient
rester collés les uns contre les autres. «Cela
veut dire que les consommateurs pourraient
par inadvertance donner deux billets au lieu
d’un. Mais, selon la banque, la tendance à
rester collés devrait disparaître rapidement
u n e f o i s e n c i rc u l a t i o n » , s e l o n T h e
Guardian. Le Royaume-Uni est loin d’être le
premier pays à émettre des billets en
polymère, ajoute The Daily Mail.
POURQUOI LE LINGE SALE SENT MAUVAIS
Contre toute attente, la réponse est scientifique
OÙ L’ON APPREND aussi que les lessives «écoresponsables» à
basse température ne servent pas à grand-chose, si ce n’est à tomber
malade.
C’est dimanche, c’est peut-être l’heure de la lessive, alors vous
serez sans doute heureux d’apprendre l’existence d’une étude
(financée par Procter & Gamble, multinationale des produits d’entretien) identifiant pas moins de six molécules responsables de la
mauvaise odeur de votre bac à linge sale. Des molécules qu’un lavage
à basse température sera incapable d’annihiler, qu’importe la marque
de votre détergent et les promesses de son fabricant.
Menée par Chamila J. Denawaka, Ian A. Fowlis et John R. Dean,
trois chercheurs en sciences appliquées de luniversité de Northumbria,
au Royaume-Uni, cette étude est la première à s’en remettre à la
chromatographie en phase gazeuse pour mettre un nom sur les composés organiques volatils (COV) fautifs. Il s’agit de l’acide
butanoïque, du diméthyldisulfure, du dimethyltrisulfide, de l’heptan-2one, du nonan-2-one et de l’octan-2-one. Certains avaient d’ores et
déjà été mis sur le banc des accusés eu égard à la célèbre «odeur de
vestiaire». Ces COV résultent de la rencontre impromptue entre notre
transpiration et les bactéries –staphylocoques, propioniques,
micrococcus, corynebacterium – peuplant notre peau.
Dans l’étude, le linge sale «témoin» est composé de chaussettes et
de T-shirts. Pour les premières, les scientifiques ont demandé à six
hommes et deux femmes d’en porter des neuves et propres (rincées à
l’eau claire puis séchées à l’air libre) pendant dix heures d’affilée dans
un même modèle de chaussure. Avant l’analyse chromatographique,
les chaussettes ont été taillées en pièces – trois morceaux exactement,
pour différencier l’odeur de pied en zone doigts, plante et talon,
chacune notée de 1 à 10 selon son niveau de puanteur. Du côté des
T-shirt, ils furent au nombre de 9, portés par des hommes pendant deux
à trois heures d’un tournoi de foot.
«Ce travail est fascinant en ce qu’il associe un événement du quotidien – la lessive – avec des techniques de pointe, précise Dean. Dans
ce projet de recherche, nous avons appliqué au linge sale une technique d’analyse nouvelle et innovante pour la détection de composés
volatils. Nous espérons qu’il permettra de mieux comparer l’efficacité
de différentes techniques de lavage».
En l’espèce, l’étude ne mousse pas d’optimisme vis-à-vis du lavage
à basse température – à 20°C maximum – censément plus respectueux
de l’environnement. Non seulement il ne permet pas de faire
disparaître les composés volatiles responsables des mauvaises odeurs,
mais sa tiédeur est idéale à la prolifération des bactéries. Et qui dit
linge mal lavé, dit aussi augmentation du risque de pathologies
cutanées, d’infections urinaires et savonne la pente pour le staphylocoque doré, multi-résistant aux antibiotiques.
(Slate.fr)
L'EX-PRESIDENT DE LA FIFA RETROUVE LA MEMOIRE
Sepp Blatter : «J'ai déjà vu un tirage au sort truqué»
L’EQUIPE, premier quotidien du sport français reprend l’aveu de
l’ancien patron de la FIFA au journal argentin Nacion, selon lequel «il
a déjà vu un tirage au sort truqué au niveau européen.»
Démissionnaire de son poste de président de la FIFA, à la suite du
scandale ayant éclaboussé l’instance internationale, Sepp Blatter a fait
des confessions étonnantes à La Nacion. A la question : «Peut-on
tricher lors du tirage au sort d’un tournoi, même si des millions de
personnes sont en train de regarder ?», l’ancien dirigeant a répondu
ceci : «Oui, je l’ai vu de mes propres yeux.» Le Suisse explicite ses
propos : «C’était pour une compétition européenne. Une seule équipe
a réussi à le faire, c’était du côté de l’Italie. Vous pouvez voir que les
boules (que l’on ouvre et dans lesquelles repose le nom des pays sur
des petits papiers) sont identifiables en les rendant chaudes ou
froides. J’en ai été témoin. Pour cela, il suffit de mettre des boules
dans le réfrigérateur juste avant le tirage au sort, et après, vous savez
qui est qui.» Blatter affirme qu’il n’a jamais agi de la sorte et que cette
pratique n’a jamais eu cours à la FIFA. «Je n’ai jamais effectué de
tirage au sort, d’autres présidents l’ont fait. (...) Je n’ai jamais
enfreint la loi, j’ai la conscience tranquille», a-t-il conclu. Ces
déclarations auraient-elles pour but de jeter le trouble sur l’actuel
président de la FIFA, Gianni Infantino, qui a dirigé de très nombreux
tirages au sort à l’UEFA ?
L’Australie était le premier en 1988 et
depuis, plus de 30 pays ont déjà suivi son
exemple, dont le Canada, la NouvelleZélande et le Chili
COIN SANTÉ
LES SIGNES
DU PSORIASIS SUR
LE CUIR CHEVELU
LE PSORIASIS peut toucher le
visage, les articulations… mais aussi le
cuir chevelu. Or, ces lésions sont souvent
négligées ou mal identifiées. Découvrez
les symptômes du psoriasis sur le cuir
chevelu afin de vous pousser à consulter
un professionnel pour traiter vos lésions.
Lorsque le cuir chevelu est atteint par
cette maladie, des plaques rouges
apparaissent. Elles sont surmontées de
squames blanches et épaisses. Ces lésions
provoquent
des
démangeaisons
constantes et des desquamations qui peuvent même aller jusqu’au saignement.
C’est pour cela qu’il faut à tout prix
cesser de se gratter pour éviter
saignement puis infection, voire que les
cheveux s’arrachent. Les plaques s’apparentent à une carapace sur le cuir chevelu
tant elles peuvent être épaisses.
Elles peuvent s’étendre sur le front, la
nuque ou la zone derrière les oreilles.
Les plaques dues au psoriasis
provoquent une formation de pellicules
blanches et assez grosses. Celles-ci sont
nombreuses. Ainsi, vous avez beau
nettoyer le col et les épaules de votre
vêtement, celui-ci est rapidement
reblanchi par l’arrivée de nouvelles
pellicules qui tombent de votre cuir
chevelu.
Si vous présentez ces symptômes,
consultez un professionnel afin que celuici pose un diagnostic précis, car ces
signes peuvent aussi être présents en cas
de dermite séborrhéique. Ensuite, il
pourra vous proposer un traitement
adapté à votre situation.
D’ici &
d’ailleurs
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Vendredi 17 - samedi 18 juin 2016
AINSI VA LE MONDE, SELON LA PRESSE
Synthèse : A. Samil
L'Algérie et le marché africain :
sur les traces d'un voisin qui
a pris trop d'avance
, dans
s o n
édition
du 14 juin pose la question qui tue
en s'interrogeant sur la capacité de
l'Algérie, en pleine crise
économique et financière, à
rattraper le Maroc dans la
conquête des marchés africains.
«Il a sauvé sa tête. Le ministre
algérien de l'Industrie, Abdeslam
Bouchouareb, a échappé, samedi
11 juin, au troisième remaniement
ministériel depuis la réélection
d'Abdelaziz Bouteflika pour un
quatrième quinquennat en
2014. Et cela tombe bien, car, le
lundi précédent, M. Bouchouareb
avait enfin réussi à annoncer
une date pour un Forum
économique algéro-africain, du
19 au 21 novembre, qu'il pourra
conduire si le gouvernement
d'Abdelmalek Sellal reste stable
d'ici là.»
L'ambition déclarée du ministre est
d'«orienter les exportations du
pays, hors hydrocarbures, vers
leur première destination
naturelle et de développer des
investissements dans ce continent
qui possède d'énormes
potentialités». Une volonté déjà
énoncée lors de la 19 e rencontre
tripartite qui a réuni le 5 juin le
gouvernement, le patronat et le
syndicat pour plancher sur un
«nouveau modèle», alternative à la
rente pétrolière. Mais une volonté
qui arrive tard : l'Algérie,
en Afrique, a pris un retard
considérable sur son grand rival, le
Maroc.
«Ce nouveau rendez-vous de
novembre est d'autant plus attendu
que celui qu'avait voulu organiser
M. Bouchouareb en 2015 n'avait
pas pu se tenir. Le défi est de taille.
Si l'Algérie est influente
diplomatiquement en Afrique, son
économie est à la traîne et vit sous
la menace d'une «crise»,» comme
le relevait cette semaine le quotidien El Watan.
Le secteur de l'énergie, qui assure
à l'Algérie 60% de son budget et
95% de ses recettes externes,
souffre en effet d'un ralentissement
des investissements
étrangers et d'une baisse de
l'exploration et de la production.
«Lors des neuf premiers mois
de l'année 2015, l'Afrique
subsaharienne n'a pesé que pour
84 millions de dollars
(74,5 millions d'euros) dans les
exportations du pays (0,29%) et
pour 289 millions de dollars dans
ses importations (0,74%), des
chiffres qui augmentent
marginalement quand on y ajoute
les échanges avec les pays de
l'Union du Maghreb arabe (UMA).
Le Maroc, lui, qui a impulsé
une politique économique
africaine depuis une vingtaine
d'années, a exporté, en 2014, sur
les marchés africains 5,2% de sa
production, essentiellement au
sud du Sahara, soit l'équivalent de
1 , 8 m i l l i a rd d e d o l l a r s e t d e
467 millions de dollars vers
l'UMA.»
Mais c'est surtout avec un stock
d'investissements orienté à près de
50% sur le continent que le Maroc
se distingue. Le royaume est ainsi
devenu le premier investisseur en
Afrique de l'Ouest, très loin devant
l'Algérie.
«(…) Entre la compagnie aérienne
publique Air Algérie, qui ouvre de
nouvelles dessertes vers l'Afrique,
la route transsaharienne
(Alger-Niamey-Lagos),
achevée en Algérie mais victime de
l'insécurité dans le Sahel, ou
encore le futur méga-port de
C h e rc h e l l , l ' A l g é r i e d i s p o s e
d'atouts.»
Mais Slim Othmani, patron de
NCA, les Nouvelles conserveries
algériennes, prévient : «Il nous
faudra une participation active de
l'Etat pour y parvenir, un peu
comme le Maroc l'a fait.
On verra ce qui se passera
a u F o r u m d e n o v e m b re . I l
n e s ' a g i t p a s d e d é b a rq u e r
en conquérant : nous sommes les
derniers à arriver et personne ne
nous attend.»
Le prix du «melon rouge»
franchit la… ligne rouge
Le quotidien national
El Khabar a
tenté de tirer
au clair les
raisons d'une augmentation aussi subite
qu'exagérée du prix de la pastèque, constatée
dès le premier jour de Ramadhan.
«Les prix du melon rouge, autre nom de la
pastèque dans certaines régions d'Algérie, ont
atteint des niveaux record en ce mois de
Ramadhan, et ce, dès les premiers jours du
mois sacré».
L'augmentation surprise a affecté les prix
aussi bien dans les marchés de gros que chez
les revendeurs au détail. Contre toute attente,
car la pastèque est réputée être le fruit du
pauvre, la démence qui s'est emparée des
marchés a fait grimper dès les deux premiers
jours ses prix jusqu'à carrément atteindre le
double de ce qu'ils étaient la veille. De
40-60 DA, ils sont montés jusqu'à 150 DA,
soit 300% de plus !
«Une telle hausse, rarement observée par
le passé concernant ce fruit, ne
s'explique, selon l'Association algérienne de
protection et d'orientation du consommateur
raison de son prix relativement abordable,
comparé à ceux affichés par les autres
fruits pendant ce mois sacré. Le «Delâa»
rouge est en effet très prisé des consommateurs pour son goût suave et sucré ainsi que sa
richesse en eau qui étanche délicatement la
soif des jeûneurs. Tous ceux à qui nous avons
parlé - propriétaires des terres et
agriculteurs fournisseurs du marché confirment que son prix ne dépassait
pas 45 DA. Selon un fournisseur de pastèque
que nous avons interrogé, le prix était de
75 DA dans les exploitations agricoles, prix
susceptible d'augmenter encore, de l'avis des
connaisseurs des marchés.
Ils justifient leurs dires par le fait que
les pastèques qui ont connu une brusque
flambée de leurs prix sont ramenées de Sidi
Khattab, dans la région de Relizane et des
w i l a y a s d e M e n é a , O u a rg l a , B i s k r a e t
El Oued. Mais ces régions approvisionnent le
marché en quantités modestes. En somme, ces
centres de production sahariens ne font
qu'assurer une jointure en attendant que le
fruit convoité arrive à maturité dans les
wilayas côtières. Des commerçants de Djelfa
abondent dans le même sens. Pour eux, la
et de son environnement (Apoce) que par la
cupidité des commerçants et leur recherche du
gain facile».
Au niveau du marché de gros des fruits et
légumes de Hattatba (près de Koléa) qui est
l'un des plus grands du centre du pays, le prix
de la pastèque avait atteint les 100 DA dès le
deuxième jour du carême, ce qui confirme la
tendance à la hausse trop exagérée et voulue
que connaît ce fruit. Pourtant, tout au long de
ces dernières années de jeûne en saison
chaude, la pastèque s'offrait en alternative aux
consommateurs aux revenus modestes, en
flambée des prix du cucurbitacée est due
principalement à une rupture brutale dans les
approvisionnements concomitante à une
explosion de la demande.
Mais d'autres expriment un avis moins
nuancé, rejetant le phénomène sur les
spéculateurs, d'abord. Ils en veulent pour
preuve une stabilisation pendant plusieurs
jours des prix, autour de 40 DA le kilo, avant
de basculer contre toute attente dans un cycle
de folie prohibitive totalement
irrationnelle et anti-commerciale.
(Traduction : Salim H.)
Harcèlement sexuel : affaire sans témoins ni preuves
Algérie revient
s u r u n e
affaire de
harcèlement
sexuel dont le traitement judiciaire avait révélé de graves
insuffisances du code pénal particulièrement préjudiciables pour
les plaignantes. Il s'agit du procès en cassation du DRH de l'Ansrif
(Agence nationale d'études et de suivi de la réalisation des
Investissements ferroviaires ANESRIF, Rouiba), qui devait se
dérouler mercredi 15 juin à la Cour de Boumerdès.
Accusé et inculpé par le juge d'instruction pour harcèlement
sexuel contre son assistante, le DRH d'Ansrif a gagné en mars en
2015 le procès en première instance pour «manque de preuves».
La plaignante se dit «déterminée» à aller jusqu'au bout. Cette
dernière se dit «lésée par une loi non protectrice et incomplète». En
effet, si certaines femmes osent braver le tabou lié à la honte, le
machisme, les atavismes et toute la perception de la femme dans
notre société en déposant plainte contre leurs harceleurs, elles se
heurtent à une législation implacable.
«L'article 341 bis du code pénal, régissant le harcèlement sexuel,
stipule l'existence de preuves matérielles et de témoins. La
sociologue Dalila Djerbal qui affirme que le harcèlement sexuel
en milieu professionnel touche même «des cadres et des
responsables», considère cette clause de «preuve», comme un
illogisme juridique. «Les auteurs de ces actes pervers agissent
toujours en secret, derrière des portes fermées.
Comment voulez-vous qu'ils laissent des preuves matérielles de leur
acte ?», s'est-elle indignée. Et d'ajouter «cette clause est une
aberration, et c'est un handicap de plus pour la victime».
De plus, cette loi qui prévoit l'existence de témoins, «ne prévoit
aucune mesure protectrice à leur adresse», relève Mme Djerbal
également vice-présidente du Réseau Wassila. Une loi qui pourrait
donc être interprétée comme étant «dissuasive» à l'encontre des
témoins, qui au-delà des représailles, pourraient perdre leurs
postes d'emploi.
«Face à cette loi non protectrice des témoins, ces derniers opteront
pour le silence. Les témoins dans l'affaire des journalistes de la
chaîne de télévision 4, n'ont pas été réintégrés dans leurs postes,
trois ans après l'inculpation du directeur en question», rappelle
Mme Djerbal.
«Il faut que cette loi soit revue», insiste, pour sa part, Aouicha
Bekhti, avocate et militante féministe. «Il y a eu certes des
amendements dans le code pénal concernant les violences faites aux
femmes. Cependant, la loi relative au harcèlement sexuel reste très
insuffisante», a-t-elle considéré.
C U L T U R E
Vendredi 17 - samedi 18 juin 2016
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LA GÉNÉRALE DE LA PIÈCE DE THÉÂTRE A ÉTÉ PRÉSENTÉE AU TNA
Torchaka ou l’amour en rires
La pièce brocarde l’indifférence envers l’autre dans les sociétés arabes et l’absence d’intérêt aux
souffrances de nos congénères, à travers les rapports entre les membres un microcosme social qui raconte
l’univers démuni de sentiments… des allumettes
Par
Algérie presse service
a générale de la pièce
de théâtre Torchaka
(l’allumette), une
comédie ubuesque sur la valeur
de l’amour et de l’humanisme
dans la société, a été présentée,
jeudi soir dernier, sur les
planches du Théâtre national
d’Alger Mahieddine-Bachtarzi
(TNA), devant un public
nombreux et conquis. Ecrit et
mis en scène par Ahmed
Rezzag, le spectacle, présenté à
la salle Mustapha-Kateb du
TNA, a été servi, 90 mn durant,
par une vingtaine de comédiens
issus de différents théâtres
régionaux. Dans le rire et la
dérision, l’«indifférence et
l’absence d’intérêt porté envers
l’autre dans les sociétés
arabes» ont été pointées du
doigt, dans un microcosme
social qui raconte l’univers
«démuni de sentiments» des
allumettes.
Pourtant, Torchaka, campé
par Adila Soualem et
«Zalamit», rendu par Oussama
Photo : DR
L
et chef de la communauté, à qui
la responsabilité de comprendre
et d’expliquer à ses administrés
la possibilité d’existence d’un
amour aussi insensé, lui
incombe. Dans des situations
rocambolesques, Samira
Sahraoui, Khelifa Chahrazed,
Yasmine Abdelmoumen, Sali,
Boudchiche, vont être saisis par
un sentiment vif exprimant une
relation affective intense, ce qui
suscitera l’étonnement des
«leurs» qui ne jurent que par
l’étincelle et le souffre.
Hamid Achouri, signant un
retour tant attendu, a interprété
le rôle de Sidi Zelmout, doyen
Mounira Ait Meddour,
Mustapha Laribi, Ben Abdellah
Djellab, Yacine Zaïdi et
d’autres, se sont donnés la
réplique dans des dialogues
allusifs au rythme soutenu.
Le décor, œuvre de
Soumiway, représentant des
boîtes d’allumettes de diffé-
rents formats placées à l’arrière-scène a offert des espaces
de jeu intéressants aux comédiens qui ont ainsi exploité la
scène dans sa globalité. Dans
des accoutrements, à la couleur
souffre et aux bonnets rouges,
l’ensemble des comédiens,
parmi lesquels également,
Sabrina Koreichi, Linda Blues,
Sabrina Boukeria, Mohamed
Lahoues, Riad Djefaflia,
Chaker Boulemdaïs, Nassim
Meznane et Mustapha Azzouz,
a su porter le texte et donner
vie à la trame.
La bande son, composée par
le duo Abdellah El Kourd et
Brahim Hadibèche, a créé des
ambiances vivifiantes sur
lesquelles de belles chorégraphies se sont greffées suscitant
une forte adhésion du public.
L’assistance, venue en
nombre, a manifesté son
enthousiasme par des applaudissements nourris, savourant
les différents moments de la
pièce dans la délectation. Produit par le TNA, le spectacle
Torchaka est resté à l’affiche
durant le week-end.
APS
INITIATIVE L’ASSOCIATION CULTURELLE TAMKADBOUT
8e festival du théâtre de montagne en Kabylie
Saïd Zanoun. Tout au long de
ce festival, 11 troupes
théâtrales représentant les
wilayas de Tizi Ouzou, Oran
Béjaïa, Bouira se produiront sur
les planches de la salle
culturelle du village Maâlem ou
les amoureux du théâtre
pourront découvrir ou
redécouvrir, en soirée à partir
de 22h, des pièces dont Guha
de l’association Tazuri war
Tlissa de Béjaïa, qui sera jouée
en ouverture, Tadssa di twaghit
de la coopérative Macahu
d’Iferhounene (Tizi Ouzou),
Tirga N Cibuh de la maison de
jeunes Lbarki d’Oran et
Taghdemt Taqudart de
l’association Itran N Tqarbouzt
de Bouira.
La 8e édition du festival de
théâtre de montagne qui
Photo : DR
LE COUP d’envoi de la
8e édition du festival de Théâtre
de montagne a été donné vendredi dernier au village
Aït Maalem relevant de la
commune de Aït Bouaddou, à
une quarantaine de kilomètres
au sud du chef-lieu de wilaya
Tizi Ouzou, ont indiqué des
organisateurs. Un membre de
l’association culturelle
Tamkadbout qui organise cette
manifestation dédiée au 4e art
en collaboration avec la
direction de wilaya de la
Culture, a indiqué à l’APS
qu’elle a choisi de rendre
hommage à travers cette
nouvelle édition à la chanteuse
El Djida Tamechtouht, à
l’ancien journaliste de la Radio
nationale chaîne II, Belkacem
Messaoudi, et au dramaturge
s’étalera sur 8 jours courant et
qui est placée sous le slogan :
«Le théâtre, une voie pour
l’unification de l’identité amazighe», sera clôturée le 24 juin
par une cérémonie de remise de
prix et de diplômes aux
participants, a-t-on ajouté de
même source.
APS
Photo : DR
La Route d’Istanbul de Rachid Bouchareb au festival de Khouribga
LE FILM de fiction la
Route d’Istanbul du réalisateur
franco-algérien Rachid
Bouchareb sera en compétition
au 19 e Festival du cinéma
africain prévu en juillet à
Khouribga (Sud ouest du
Maroc), rapporte la presse
marocaine. D’une durée de
98 mn, la Route d’Istanbul est
en lice aux côtés de films en
provenance de douze pays dont
Dicta shot (Tunisie) la Lune est
tombée (Guinée), Avant la
cohue de l’été (Egypte) et le
Retour du roi du Béninois
Roger Nahum (Bénin-Maroc).
Coproduit par l’Algérie, la
France et la Belgique, le film
sorti en 2016 relate le calvaire
d’une mère pour récupérer sa
fille partie en Syrie pour
rejoindre les groupes
terroristes, et la convaincre de
revenir en Belgique, son pays
natal. Coscénarisé avec
l’écrivain Yasmina Khadra,
Olivier Lorelle et Zoe Galeron,
le film qui a participé à la
dernière Berlinale 2016, se veut
un récit sur le désarroi et la
souffrance des parents de
djihadistes, selon son
réalisateur.
Quinze films concourent
pour décrocher les différents
prix de la compétition
officielle, dont le jury qui
compte des cinéastes et de journalistes africains, est présidé
par le sociologue français
Edgar Morin.
Fondé en 2009, le festival
du cinéma africain à Khouribga
vise à promouvoir le cinéma
africain, représenté à travers ses
cinéastes et leurs nouvelles
productions.
16
M O N D E
Vendredi 17 - samedi 18 juin 2016
QUELQUES HEURES APRÈS L’ANNONCE PAR LA RUSSIE D’UNE NOUVELLE TRÊVE
Reprise des bombardements à Alep
Damas a exprimé son mécontentement après l’annonce de la trêve conclue, selon des responsables syriens,
de connivence avec les Etats-Unis qui, eux, soutiennent l’opposition à M. Assad
Par
Karam al-Masri de l’AFP
es bombardements
meurtriers ont repris dans
la métropole d’Alep,
quelques heures après l’annonce
par la Russie de l’entrée en
vigueur d’une nouvelle trêve
temporaire dans cette ville
dévastée par les combats.
De telles trêves dans Alep, ville
divisée du nord de la Syrie en
guerre, ont été régulièrement
annoncées ces derniers mois,
avant que le front ne s’embrase
à nouveau. Les habitants
sont victimes d’un côté des
frappes du régime et, de
l’autre, des tirs de roquettes
des insurgés sur les quartiers
gouvernementaux.
La Russie, alliée politique et
militaire du régime de Bachar
al-Assad, avait annoncé l’entrée
en vigueur de la dernière trêve à
partir de jeudi «à 00h01
(21h GMT mercredi)» et pour
48 heures, afin selon elle de
«réduire le niveau de violence»
dans la ville meurtrie.
Mais l’annonce russe a cette
fois provoqué des grincements
de dents à Damas, une source
proche du régime affirmant à
l’AFP qu’il s’agit d’un «cessezle-feu conclu de connivence»
avec les Etats-Unis qui, eux,
soutiennent l’opposition à
M. Assad.
L’aviation du régime a
d’ailleurs repris ses frappes dans
l’après-midi de jeudi et en soirée
sur les quartiers rebelles dans
l’est de la ville, selon un correspondant de l’AFP sur place et
l’Observatoire syrien des droits
de l’Homme (OSDH). Au moins
quatre civils ont péri, a précisé
l’ONG. En riposte, les groupes
Photo : DR
L
rebelles ont bombardé à
l’artillerie lourde les quartiers
ouest aux mains des prorégime, a
ajouté l’Osdh.
Profitant des quelques heures
de répit le matin, les habitants du
secteur rebelle avaient pu pour la
première fois depuis le début du
mois de jeûne musulman du
Ramadhan début juin, faire leurs
achats.
Début juin, les quartiers est
d’Alep se sont retrouvés assiégés
après des frappes intenses sur la
route Castello, seule route de
ravitaillement pour ce secteur.
Mais des véhicules parviennent à
acheminer des provisions la nuit,
à la faveur de l’obscurité.
Pour les experts, les violences
se poursuivront à Alep,
deuxième ville du pays et enjeu
stratégique du conflit, tant qu’il
n’y a pas d’effort véritable pour
relancer un processus politique
de règlement qui n’a pas encore
véritablement démarré entre
régime et opposition.
«Cette trêve de quelques
heures à Alep ne vise pas à
arrêter le bain de sang. Il s’agit
plutôt d’un simple repos pour les
assassins et les auteurs des
tueries du peuple syrien», s’est
insurgé l’Osdh.
Au même moment, des
avions russes ont mené une
«série de frappes» dans le sud de
la Syrie contre des rebelles qui
avaient reçu pour certains un
soutien américain, a indiqué
jeudi un responsable de la
Défense américain.
Le chef de la diplomatie russe
Sergueï Lavrov a reconnu que
«le dialogue politique n’arrive
pas à démarrer», alors que
plusieurs sessions de pourparlers
parrainés par l’ONU à Genève
n’ont pas réussi à jeter les bases
d’un processus de négociations
viable.
L’annonce de la nouvelle
trêve est survenue après un avertissement du secrétaire d’Etat
John Kerry qui a affirmé que «la
Russie doit comprendre que
notre patience (...) est très
limitée quant au fait de savoir si
Assad va ou non être mis devant
ses responsabilités» et faire taire
les armes.
Critiquant sévèrement la
politique menée depuis cinq ans
par le président Barack Obama
pour tenter d’arrêter cette guerre,
une cinquantaine de diplomates
américains ont formé un groupe
«dissident» qui réclame que les
Etats-Unis frappent militairement le régime syrien.
M. Lavrov a à son tour critiqué
Washington qui «ne peut pas ou
ne veut pas faire pression sur ses
alliés dans la région», en
référence à l’Arabie Saoudite et
à la Turquie qui réclament le
départ d’Assad.
A Damas, une source proche
du régime a exprimé le
mécontentement du pouvoir
après l’annonce de la trêve.
«A chaque fois que l’armée
avance au nord d’Alep (près du
Castello) et est sur le point
d’assiéger la ville, la Russie
intervient pour décréter un
cessez-le-feu en connivence avec
les Américains. Manifestement,
Moscou ne veut pas que nous
prenions Alep».
Le ministère russe de la
Défense a annoncé jeudi qu’un
soldat russe blessé en mai dans
la région d’Alep avait succombé
la semaine dernière dans un
hôpital de Moscou. Le sergent
Mikhail Shirokopoyas, 35 ans,
est le neuvième militaire russe
tué en Syrie depuis que Moscou
a lancé une campagne aérienne
en septembre pour soutenir son
allié Bachar al-Assad.
Le conflit en Syrie, déclenché
en mars 2011 par la répression
de manifestations proréformes,
s’est complexifié avec une
multitude d’acteurs syriens,
régionaux et internationaux et
surtout la montée en puissance
de groupes jihadistes comme le
groupe Etat islamique (EI). Il a
fait plus 280 000 morts et des
millions de déplacés et de
réfugiés. En outre, près de
600 000 personnes vivent dans
18 zones ou localités assiégées.
AFP
DES EMPLOYÉS DU DÉPARTEMENT D’ÉTAT ONT CONSTITUÉ UN GROUPE DISSIDENT
Des diplomates américains réclament des frappes contre Assad
Par
Nicolas Revise de l’AFP
UNE CINQUANTAINE de
diplomates américains ont formé
un groupe «dissident» qui
réclame que les Etats-Unis
frappent militairement le régime
syrien, une critique sévère de la
politique menée depuis cinq ans
par le président Barack Obama
pour tenter d’arrêter cette guerre.
Le ministère américain des
Affaires étrangères, piloté par le
secrétaire d’Etat John Kerry, a
reconnu jeudi soir auprès de
l’AFP l’existence d’un «télégramme (diplomatique) dissident
rédigé par un groupe d’employés
du département d’Etat concernant la situation en Syrie».
Son porte-parole John Kirby a
toutefois refusé de dévoiler le
contenu précis de ce texte
diplomatique, le Wall Street
Journal (WSJ) affirmant jeudi
soir que ce télégramme demande
explicitement des frappes
militaires américaines contre le
régime du président syrien
Bachar al-Assad. «Nous examinons actuellement ce télégramme
qui est sorti très récemment»,
s’est borné à dire M. Kirby. Le
porte-parole a toutefois expliqué
qu’il existait «officiellement» au
département d’Etat un «canal
dissident» ou «contestataire» qui
«permet à des employés de faire
part de points de vue différents
et de perspectives alternatives
sur des sujets de politique»
diplomatique.
Un tel «canal» de contestation représente «un vecteur
important que le secrétaire
d’Etat et le département d’Etat
respectent et qui permet aux
employés du ministère
d’exprimer auprès de leur
hiérarchie leurs opinions de
manière franche et confidentielle», a justifié John Kirby.
La stratégie du président
Barack Obama à l’égard du
conflit syrien a provoqué l’une
des plus fortes polémiques en
politique étrangère de sa
présidence. Elu en 2008, prix
Nobel de la paix l’année suivante, le président démocrate est
un grand sceptique de l’interventionnisme militaire à tous crins.
Il s’est ainsi efforcé de mettre fin
à l’implication de l’Amérique
dans les deux guerres démarrées
sous la présidence du républicain
George W. Bush : l’Irak et
l’Afghanistan.
Très réticent à mettre le doigt
dans un nouveau conflit au
Moyen-Orient, Barack Obama
avait renoncé à la dernière
minute à l’été 2013 à bombarder
des infrastructures du régime de
Damas, en dépit du fait que
l’armée syrienne avait eu recours
à des armes chimiques en août
de cette année-là.
Dans les mois précédents,
M. Obama avait promis une
action militaire contre la Syrie en
cas de franchissement d’une telle
«ligne rouge».
La France, notamment, mais
aussi l’Arabie Saoudite n’ont
jamais complètement digéré le
renoncement du président des
Etats-Unis. Depuis, l’administration américaine refuse
officiellement tout engagement
militaire d’envergure en Syrie,
en proie à une guerre civile qui a
fait 280 000 morts.
Jamais, la ligne non interventionniste en Syrie telle que
défendue par la Maison Blanche
n’avait ouvertement été critiquée. John Kerry, toutefois, avait
laissé entendre ces derniers mois
qu’un mystérieux «plan B» était
dans les tiroirs si la voie d’un
règlement diplomatique et politique capotait totalement en
Syrie.
De fait, les Etats-Unis et la
Russie sont les coparrains d’un
processus diplomatique pour la
Syrie - tentatives de cessez-lefeu, d’un règlement politique,
d’acheminement d’aide humanitaire - mais qui est moribond.
Washington pilote toutefois une
coalition militaire internationale
qui a effectué 13 000 frappes
aériennes depuis l’été 2014
contre le groupe jihadiste Etat
islamique en Syrie, mais aussi en
Irak. Les Américains ont également des dizaines de forces
spéciales au sol en Syrie mais
M. Obama a toujours résisté à la
pression du déploiement massif
de dizaines de milliers de
soldats. D’après le WSJ et également le New York Times (NYT)
qui dit avoir vu un document
provisoire, le télégramme se présente sous la forme d’un court
mémorandum signé par une
cinquantaine de diplomates et
employés du département d’Etat.
Le télégramme plaide, selon
le NYT, pour un «recours judicieux» à des frappes de missiles
ou de drones américains.
«Les frappes aériennes ne
sont pas magiques et elles
augmentent le risque d’un conflit
Etats-Unis/Russie», a critiqué
sur Twitter l’analyste Steve
Saideman, en faisant allusion à
la présence militaire de Moscou
au côté de son allié syrien.
AFP
17
M O N D E
Vendredi 17 - samedi 18 juin 2016
AVEC LA REPRISE DU QG À L’ORGANISATION DAECH
Percée des forces irakiennes à Falloudja
Depuis le lancement le 23 mai de l’offensive pour reprendre de Falloudja les forces irakiennes avaient
réussi à encercler totalement la ville et à reconquérir les quartiers périphériques notamment les quartiers
sud. Mais elles peinaient à avancer en direction du centre-ville en raison notamment des mines et engins
explosifs placés par les extrémistes et des craintes pour les milliers de civils bloqués dans le secteur
Par
Irak qui lui a permis de prendre
le contrôle d’autres régions du
pays dont Mossoul, la deuxième
ville d’Irak dans le nord. Les
forces irakiennes sont officiellement aidées par l’aviation de la
coalition dirigée par les
Etats-Unis. Au moins
48 000 personnes ont fui leurs
maisons depuis le début de l’offensive contre Falloudja, selon
l’Organisation internationale
pour les migrations. Mais des
milliers d’autres sont restées
bloquées dans le centre de la
ville, où selon plusieurs ONG les
extrémistes les utilisent comme
boucliers humains. Un grand
nombre des habitants ayant fui la
ville ont trouvé refuge dans des
camps à proximité de Falloudja.
«Nous avons un désastre humani-
la Rédaction Internationale
es forces irakiennes sont
entrées dans le centre de
Falloudja et ont repris le
QG du gouvernement, effectuant
une percée dans leur offensive
pour reprendre la ville aux mains
du groupe Daech depuis 2014.
Après plusieurs jours de
combats, les forces d’élite du
contre-terrorisme et les autres
unités irakiennes ont réussi à
progresser dans le centre de cette
ville situé à 50 km à l’ouest de
Baghdad. Depuis le lancement le
23 mai de l’offensive pour
reprendre la ville, les forces
irakiennes avaient réussi à
encercler totalement la ville et à
reconquérir les quartiers périphériques notamment les quartiers
sud. Mais elles peinaient à
avancer en direction du centreville en raison notamment des
mines et engins explosifs placés
par les extrémistes et des craintes
pour les milliers de civils
bloqués dans le secteur. La
progression des forces irakiennes
marque ainsi une étape importante dans l’opération militaire.
«La libération du QG, le principal complexe gouvernemental
de la ville, symbolise le rétablissement de l’autorité de l’Etat»
Photo : DR
L
sur la cité. Le QG est composé
notamment de bâtiments du
Conseil local, de la police et des
services de sécurité. «Nos forces
pourchassent maintenant les
éléments de Daech dans le
centre-ville», a poursuivi le
commandant. Les deux
commandants ont affirmé que les
forces irakiennes avaient fait
face à une résistance limitée des
durant leur avancée dans le
centre de la ville. Daech s’est
emparé de Falloudja, ville de la
grande province d’Al-Anbar
peuplée majoritairement de sunnites, en janvier 2014, cinq mois
avant son offensive fulgurante en
taire à l’intérieur de Falloudja et
un autre désastre en cours dans les
camps», s’est inquiété jeudi Jan
Egeland, secrétaire général du
Conseil norvégien pour les réfugiés
(NRC). «Des milliers de personnes
fuyant les feux croisés après des
mois de siège et de quasi-famine
ont besoin d’assistance et de soins
mais nos stocks seront bientôt
épuisés. La communauté humanitaire a besoin de financements
immédiats pour éviter un désastre
totalement évitable sous nos yeux»,
R. I.
a-t-il dit.
APRÈS L’ASSASSINAT PAR BALLE D’UNE DÉPUTÉE TRAVAILLISTE
Grande-Bretagne : le referendum pour le Brexit mis à mal
la Rédaction internationale
JO COX, une députée
travailliste pro-UE de 41 ans, a
été tuée jeudi par balles, un
meurtre qui a aussitôt entraîné la
suspension de la campagne pour
le référendum sur la place du
Royaume-Uni dans l’Union
européenne, prévu dans une
semaine. L’attaque s’est produite
à proximité de la bibliothèque
municipale de Birstall, une petite
ville du nord de l’Angleterre où
la députée avait pour habitude de
rencontrer régulièrement ses
administrés. Elle a été agressée
par un homme portant une
casquette de baseball blanche en
possession d’une arme de poing
dissimulée dans son sac.
L’homme et la députée se
seraient battus avant qu’il ne tire
sur elle. Selon le quotidien The
Sun, elle aurait été touchée par
trois balles et sept coups de
couteau. L’agresseur aurait crié
«Britain first» («Le RoyaumeUni d’abord»), selon plusieurs
médias britanniques. Un homme
de 52 ans, nommé Thomas Mair
par les médias, a été rapidement
interpellé à proximité du lieu où
Cox a été tuée. Des armes, et
notamment une «arme à feu»,
ont été retrouvées sur place.
Selon le Southern Poverty Law
Centre, un groupe américain de
défense des droits civiques, le
tueur présumé de la députée est
un «partisan dévoué» d’un
groupe néonazi basé aux EtatsUnis. Thomas Mair aurait
dépensé plus de 620 dollars
(550 euros) dans des ouvrages de
l’Alliance nationale, groupe qui
a appelé à la création d’un pays
peuplé exclusivement de Blancs
et à l’éradication du peuple juif.
Des habitants de Birstall ont
décrit l’individu comme un
homme «calme», «solitaire» et
s’occupant de jardinage, rapporte
l’agence PA. Le Yorkshire Post
a publié une photo le montrant
vêtu d’un treillis et d’une casquette blanche. Mariée et mère
de deux jeunes enfants, Jo Cox
avait été élue en 2015 dans la
circonscription de Batley et
Spen, dans le Yorkshire. Après
des études à l’université de
Cambridge, elle avait occupé
différents postes dans des ONG,
dont Oxfam, travaillant en
Europe, aux Etats-Unis et dans
des zones de conflits. Ardente
militante pour les droits des
femmes, elle avait fait partie du
réseau Labour Women’s
Network, encourageant l’entrée
des femmes dans la vie publique.
Au Parlement, elle faisait partie
de la commission sur la
gouvernance locale, mais aussi
du groupe des amis de la Syrie.
Jo Cox partageait son temps
entre son bateau sur la Tamise et
sa maison dans sa circonscription. Le journal The Independent
a présenté la jeune députée
comme une «étoile montante» du
Parti travailliste. Jo Cox avait
fait l’objet de récents messages
de menaces, a indiqué la police
britannique précisant que cette
affaire, pour laquelle un homme
a été arrêté en mars, est sans lien
direct avec son meurtre. La
question de mesures de sécurité
supplémentaires pour la députée
travailliste était à l’étude, selon
le quotidien The Times. L’an-
nonce de la mort de Jo Cox a
profondément bouleversé la
campagne référendaire, dominée
ces derniers jours par la
progression dans les sondages
des partisans du Brexit. Les
campagnes pro et anti-Brexit ont
été suspendues jusqu’au
week-end
R. I.
Photo : DR
Par
18
S P O R T S
Vendredi 17 - samedi 18 juin 2016
DOPAGE : SUSPENSION DES ATHLÈTES RUSSES:
Ligue 2 Mobilis :
Khazrouni nommé manager
général à l’USM Blida
Moscou introduit un appel à l’IAAF
L’ancien international algérien,
Mohamed Khazrouni, a été désigné
manager général de l’USM Blida, a
appris l’APS hier auprès de Lyes
Zouaoui, le président de ce club
relégué en Ligue 2 algérienne de
football.
Khazrouni sera chargé d’entamer
«dans l’immédiat» l’opération de recrutement en vue de la saison prochaine,
tout en tranchant, en compagnie de la
future direction du club, l’avenir de la
barre technique de l’équipe que dirige
Zoheir Djelloul, a précisé la même
source.
L’USMB devait connaître la nomination d’un nouveau président au cours
de l’assemblée générale des actionnaires la veille, mais l’opération a été
reportée à une date ultérieure en
raison de «l’anarchie ayant régné sur les
lieux», a encore regretté Zouaoui.
Quatre nouveaux actionnaires
devraient intégrer la société par
actions du club après l’ouverture du
capital social de cette dernière, a
informé Zouaoui, soulignant au passage qu’il comptait quitter son poste
après la présentation de son bilan
moral et financier.
Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a de son côté affirmé vendredi
que «tout sera fait juridiquement pour défendre les intérêts» des athlètes, tout en
assurant la «coopération totale» de la Russie avec les instances sportives
internationales. Le Conseil de l’IAAF, réuni à Vienne, doit statuer vendredi
sur la présence ou non de l’athlétisme russe aux Jeux olympiques de Rio
Par
Algérie presse service
a Fédération internationale
d’athlétisme (IAAF) a été
saisie, vendredi par
Moscou pour la levée de
l’interdiction imposée aux
athlètes russes de toute
participation à des compétitions
internationales sur fond de
scandale de dopage, quelques
heures avant la décision de
l’instance sur leur présence
aux Jeux olympiques de
Rio (5-21 août).
«La Russie fait tout son possible pour assurer que ses
athlètes prennent part à des Jeux
olympiques justes et propres. Au
vu de nos efforts, je vous
demande de reconsidérer votre
position sur la suspension de nos
athlètes», a affirmé le ministre
russe des Sports, Vitali Moutko,
dans un dernier plaidoyer
adressé à l’IAAF.
«Nous estimons que les
athlètes propres ne doivent pas
être punis pour les actions des
autres», a poursuivi M. Moutko,
assurant que la Russie «soutient
totalement la lutte contre le
dopage».
Le ministre cite notamment
dans les «efforts» accomplis
par la Russie depuis le début
du scandale la refonte de
l’Agence antidopage russe, la
réorganisation de la Fédération
russe d’athlétisme ou encore
l’adoption de règles plus strictes.
L
Photo : DR
Transfert :
Allali et Khellaf (NAHD)
s’engagent avec la JSM Béjaïa
«Les athlètes russes ne doivent
pas être les seuls punis pour un
problème largement reconnu
comme dépassant nos frontières», a ajouté M. Moutko. «La
Russie a fait tout ce que lui a
demandé la commission de
l’IAAF pour être réadmise dans
les compétitions», a-t-il ajouté.
Le porte-parole du Kremlin,
Dmitri Peskov, a de son côté
affirmé hier que «tout sera fait
juridiquement pour défendre les
intérêts» des athlètes, tout en
assurant la «coopération totale»
de la Russie avec les instances
sportives internationales.
Le Conseil de l’IAAF, réuni à
Vienne, doit statuer vendredi
sur la présence ou non de
l’athlétisme russe aux Jeux
olympiques de Rio. En
novembre 2015, une commission
indépendante de l’Agence
mondiale antidopage (AMA)
avait dévoilé l’existence d’un
système généralisé de dopage
dans l’athlétisme russe, qui avait
conduit l’IAAF à suspendre provisoirement la Russie de toutes
compétitions internationales.
APS
JEUX OLYMPIQUES-2016 (JUDO) :
L’Algérie et l’Egypte, les pays africains
les plus représentés à Rio
L’ALGÉRIE et l’Egypte,
avec cinq judokas qualifiés
aux Jeux olympiques de Rio
(5-21 août) sont les pays qui
comptent le plus grand nombre
d’athlètes présents aux
prochaines joutes olympiques,
rapporte vendredi le site officiel
de l’Union africaine de judo
(UAJ).
L’Algérie sera représentée
chez les messieurs par :
Houd Zourdani (-66kg), Abderrahmane Benamadi (-90kg),
Lyes Bouyacoub (-100kg),
Mohamed
Amine
Tayeb
(+100kg) et en dames par Sonia
Asselah (+78kg).
Quant à l’Egypte, elle
évoluera en messieurs seulement
avec, Ahmed Abdelrahman
(-60kg), Mohamed Mohyeldin
(-73kg), Mohamed Abdelaal
(-81kg), Ramdan Darwish
(-100kg) et Islam El Shehaby
(+100kg).
L’instance africaine a
publié les noms des quarante
(40) judokas dont 15 dames
qui représenteront le continent
aux prochains JO-2016. «Ces
40 athlètes dont 25 hommes sont
issus de vingt-cinq pays
qui défendront les couleurs
africaines à Rio de Janeiro
(Brésil), en août prochain», a
précisé l’Union africaine de la
discipline (UAJ), ajoutant que
cette sélection a été opérée au
terme d’un processus de qualification qui a duré deux ans.
Seize (16) athlètes ayant obtenu
leurs qualification grâce à leur
classement ans le runking de la
fédération internationale de judo
(FIJ), alors que 24 ont validé
leurs billets à la faveur du quota
continental.
Au classement africain des
pays les plus représentés au
JO-2016, l’Algérie et l’Egypte
sont suivis par la Tunisie
(4 athlètes) et le Maroc (3), alors
le Gabon et l’Afrique du Sud
présenteront, chacun, deux
qualifiés. Dix-neuf (19) pays du
continent ont qualifié un seul
athlète. Il s’agit de la Zambie,
Seychelles, Angola, Sénégal,
Bénin, Burundi, Congo, Côte
d’Ivoire, Cameroun, Gambie,
Ghana, Kenya, Guinée Bissau,
Libye, Niger, Mozambique,
Madagascar, Mali et Maurice.
Il est à rappeler que lors des
derniers Jeux olympiques de
Londres en 2012, aucun judoka
africain n’a obtenu de médailles.
APS
Les deux défenseurs du NA Hussein
Dey Allali Slimane et Khellaf Oussama
se sont engagés jeudi soir pour un
contrat de deux saisons avec la
JSM Béjaïa, a appris l’APS hier auprès
du pensionnaire de la Ligue 2 Mobilis
de football.
Il s’agit respectivement des 3e et 4e
recrues estivales de la JSMB après
l’attaquant du NAHD Lakhdar Drifel
et le milieu de terrain de l’USM Blida
Hamza Ouanas. Par ailleurs, le défenseur de l’ES Sétif Amine Megatli, avec
qui un accord a été trouvé, devra
officialiser son transfert «dans les
prochains jours».
Megatli (29 ans) avait déjà porté le
maillot «Vert et Rouge» de la JSMB
pendant plusieurs saisons avant de
s’engager en 2014 avec l’Entente.
Le club a indiqué avoir pris attache
avec le défenseur du MC Oran
Abdelmalek Merbah en vue d’un
éventuel recrutement.La JSMB a enregistré l’arrivée à la barre technique de
l’entraîneur El Hadi Khezzar en
remplacement de Lamine Kebir.
Le club de la Soummam a dû attendre
la 30 e et dernière journée pour
assurer son maintien en Ligue 2 après
une saison marquée par une instabilité
criarde au niveau de l’encadrement
technique qui a vu défiler pas moins
de quatre techniciens : Amine
Ghimouz, Saïd Hammouche,
Ali Fergani et Lamine Kebir.
Ligue 1 Mobilis/USM Alger : convoité
par le CRB et le CSC, Chafai OK pour rester
LE DÉFENSEUR axial
Farouk Chafai, en fin de contrat
avec l’USM Alger (Ligue 1
algérienne de football) a donné
son accord pour signer dimanche
prochain un nouveau bail, a
appris l’APS hier auprès de la
direction du club algérois.
Après deux rounds de
négociations voués à l’échec,
Chafai a fini par trouver un
accord avec le président usmiste
Rebbouh Haddad pour un
nouveau contrat de trois saisons,
précise la même source.
L’USMA a annoncé jeudi la
prolongation du contrat du défenseur Mokhtar Benmoussa jusqu’en 2019, et auparavant celles
de Mohamed Meftah (2020) et le
gardien de but Mourad Berrefane
(2018). L’attaquant Mohamed
Seguer, auteur de 10 buts la
saison dernière, n’a pas encore
prolongé. L’USMA a connu
déjà le départ de dix joueurs à
l’occasion du mercato d’été.
Zineddine Ferhat a opté pour
Le Havre AC (Ligue 2/ France),
alors que Rachid Nadji, est
revenu à l’ES Sétif au moment
où Mohamed Amine Aoudia, a
rejoint le CS Constantine où il
vient d’être rejoint par Karim
Baiteche et Abderrahmane
Bourdim. Auparavant, Brahim
Boudebouda avait opté au
profit du MC Alger, alors que
Nassim Bouchema a atterri au
CR Belouizdad, Hocine El-Orfi
au NA Hussein Dey, alors que
Chakib Arslane Mazari et
Djamel Chettal ont choisi le
DRB Tadjenanet. Côté arrivées,
la bonne affaire est l’engagement
du meneur de jeu du DRBT,
Amir Sayoud, signataire d’un
contrat de quatre ans.
S P O R T S
Vendredi 17 - samedi 18 juin 2016
INSTABILITÉ CHRONIQUE DES ENTRAÎNEURS
LIGUE DES CHAMPIONS
(POULES, GR. B)
C’est «tourne manège» ou «vogue la galère»
ES Sétif-Sundowns :
les Sétifiens pour
réussir un bon
départ
En plus de l’inconséquence des directions des clubs, on peut ajouter qui les entraîneurs qui
ont décidé d’aller voir ailleurs ou ont été priés de le faire, ont eu quelques prétentions dont
l’essentiel est forcément le salaire
Par
A. Lemili
l n’y aurait donc que quatre
entraîneurs qui resteraient en
poste dans le club qu’ils ont eu
à entraîner au cours de la saison
écoulée, si tant est que pour le cas
du coach du CSC quatre ou cinq
rencontres à la tête de la barre technique puisse en représenter une.
Encore, faudrait-il attendre que
démarrer réellement la saison pour
être certain que ces quatre hommes
vernis restent dans les petits
papiers du président de club
concerné.
Nos confrères de l’APS s’interrogent sur «un paradoxe» algérien,
celui qui consisterait pour un club
à se libérer d’un entraîneur même
si celui-ci a accompli un parcours
exceptionnel. Un exemple parmi
les plus illustratifs est celui d’Alain
Michel, le coach du CRB auquel il
ne peut certainement pas être
reproché d’avoir fait du bon travail
et surtout d’avoir donné une assise
à l’équipe pouvant lui garantir une
stabilité à moyen terme pour peu
que la direction garde le cap mais
aussi que celui qui le remplacera
n’ait pas besoin de vouloir estampiller le club de son empreinte.
En fait, ce serait sans doute un
trop rapide raccourci que de jeter
l’anathème sur la seule direction du
club dans la mesure où il y a des
tenants et aboutissants dont nul ne
détient la réalité. En effet, il n’y a
pas lieu d’exclure et c’est là une
forte probabilité que les entraîneurs
qui ont décidé d’aller voir ailleurs
ou ont été priés de le faire ont eu
quelques prétentions dont l’essentiel est forcément le salaire.
Photo : DR
I
Une prétention qui pourrait se
justifier sans doute pour un coach
qui a fait accéder son club en
division supérieure (Bouarrata,
Slimani, Benyelles) sachant que
celui-ci (club) ne va pas lésiner sur
les moyens pour se donner les...
moyens de sa politique en faisant
appel aux meilleurs joueurs et donc
à investir énormément en ce sens.
En fait, si telle est la raison qui a
fait que ces coachs ne soient pas
restés dans leur formation d’origine, elle ne peut qu’être justifiée.
A contrario, il y a des cas ou
plus précisément un cas qui prête à
débat, c’est celui de Miloud Hamdi
qui a eu donc à diriger au pied levé
et surtout très prématurément une
formation orpheline de son entraîneur habituel pour terminer la
saison en beauté, voire dans l’apothéose en remportant le championnat avec une avance plus que
confortable. Mais ce titre est-il
réellement à mettre à son crédit. En
fait, il a été champion, ceci est
incontestable, mais n’a-t-il pas
bénéficié d’un groupe capable de
tourner de lui-même grâce à la
qualité de ses éléments, de leur
habitude à évoluer ensemble
depuis des années, des conditions
matérielles et financières à même
de ne jamais perturber sa mission
et surtout d’installer la sérénité
dans les rangs. Miloud Hamdi a
certainement fait du bon travail en
se montrant très studieux de celui
qu’il avait, initialement, secondé.
En somme il avait une feuille de
route qu’il n’avait qu’à appliquer.
Luis Enrique, l’entraîneur du
FC Barcelone auquel des journalistes avaient demandé quelle était
sa recette sur ce qui permettait de
faire de son équipe la meilleure, la
plus agréable à voir évoluer, avait
alors répondu : «C’est simple, personnellement je ne fais que dire
abracadabra et ça... marche.»
En effet, certaines équipes ou
du moins leur composantes disposent d’un don qui leur permet
certes de ne pas se passer d’un
entraîneur parce que celui-ci est
essentiel et incontournable parce
qu’il est le seul à avoir un regard
extérieur à ce qui se passe sur le
terrain et donc à pouvoir apporter
les correctifs qu’il faut pour
changer le cours du jeu. Vu ainsi,
Miloud Hamdi est à mi-chemin, la
raison aurait voulu qu’auréolé de
ce titre de champion qui lui est
attribué à l’unanimité, il continue
ses services pour mieux s’aguerrir
au poste d’autant plus que l’USM
Alger visant la Ligue des champions d’Afrique va certainement se
doter d’un coach de renom.
A. L.
LIGUE 1 MOBILIS
Le MC Oran sur le point de boucler son recrutement
mais reste sans entraîneur
LE MC ORAN s’apprête à clôturer son opération de recrutement
en vue de l’exercice 2016-2017
après avoir engagé jusque-là pas
moins de neuf joueurs, au moment
où le président de ce club de Ligue
1 algérienne de football, Ahmed
Belhadj, n’a toujours pas recruté
d’entraîneur.
Le premier responsable de la
formation phare de la capitale de
l’Ouest a mis ses menaces à exécution lorsqu’il s’était engagé, à la fin
de l’exercice précédent, à procéder
à un remue-ménage au sein de son
effectif.
Déçu par le parcours des siens,
aussi bien sur le plan national
qu’africain où l’équipe n’a pu aller
au-delà des 8 es de finale de la
Coupe de la Confédération,
Belhadj n’a pas reconduit près de
la moitié de son groupe.
Il ne lui reste désormais à
consommer que deux licences pour
arrêter la liste des 22 joueurs qui
seront inscrits au niveau de la
Ligue de football professionnel
(LFP).
Le recrutement effectué par
Belhadj a touché tous les compartiments. Ainsi, en défense, l’on note
l’arrivée d’Aguid et de Benali
(ex-MO Béjaïa), de Guefaiti
(ex-Norwich City/Angleterre) et de
Sebbah (ex-ASM Oran).
Au milieu de terrain, les joueurs
Heriat (ex-USM Blida), Ferahi (exJS Kabylie), Bentiba et Boudoumi
(ex-ASM Oran), viendront renforcer ce compartiment ô combien
important, alors que l’attaque a
connu jusque-là l’engagement d’un
seul joueur, en l’occurrence
Hichem Cherif (ex-USM Blida).
Un gardien de but franco-algérien répondant au nom de Yazid
Mokhfi (19 ans) est pressenti pour
prendre l’une des deux licences
restantes, en attendant l’arrivée
également d’un nouvel attaquant.
Mais le recrutement tous azimuts, effectué par le président oranais risque d’être remis en cause
par le futur entraîneur, alors que
Belhadj était censé trancher
d’abord le dossier de la barre tech-
nique avant d’entamer son opération de recrutement.
En fait, Belhadj n’est pas le seul
parmi ses pairs présidents des clubs
de l’élite à mettre la «charrue
avant les bœufs», commentent les
observateurs. Beaucoup d’autres
responsables prônent cette ligne de
conduite en ce mercato estival.
Une pratique devenue même
ancrée dans leurs habitudes.
APS
Ligue 2 Mobilis/USM Blida : Mohamed Zahaf
s’approche de la présidence
MOHAMED ZAHAF est
pressenti pour effectuer son retour
à la présidence de l’USM Blida,
club relégué en Ligue 2 Mobilis de
football, a appris l’APS hier
auprès de la direction du club. La
proposition a été faite au concerné
par le Conseil d’administration de
l’USMB, réuni jeudi soir à Blida
pour tenter de trouver des solutions aux problèmes auxquels est
confronté le club en cette période
d’intersaison.
Le nom de Mohamed Zahaf,
qui avait déjà assuré le poste de
président entre 2003 et 2007, a été
proposé par l’ensemble des
membres du Conseil d’administration alors que l’intéressé n’a pas
voulu prendre pour le moment
aucune décision.
«Pour le moment, je suis à
l’USMB en tant qu’actionnaire, le
nom du président sera connu lors
de la prochaine réunion du
Conseil d’administration. Pour le
moment, je n’ai pas encore
tranché sur mon retour à la présidence», a affirmé Zahaf à la
presse. Autre décision prise lors de
cette réunion est l’ouverture du
capital du club aux éventuels
investisseurs pour venir en aide au
club.
L’aventure de l’USMB en
Ligue 1 n’a duré que l’espace
d’une saison suite à sa relégation,
au même titre que le RC Arbaâ et
l’ASM Oran.
Le club phare de la Mitidja a
connu un départ massif de ses
joueurs cet été, dont la plupart ont
eu gain de cause dans le litige
financier les ayant opposés avec
leur direction.
19
LA SAISON 2016-2017
débute déjà pour l’ES Sétif qui
accueillera les Sud-africains de
Mamelodi Sundowns samedi au
stade du 8-Mai 1945 (22h15)
pour le compte de la 1re journée
de la phase de poules de la
Ligue des champions d’Afrique
de football avec l’ambition de
réussir un bon départ.
Après une modeste saison
sur le plan national avec une
5 e place en championnat de
Ligue 1 et une élimination à
domicile en quarts de finale de
la Coupe d’Algérie, l’Entente
espère se racheter à l’occasion
de sa troisième participation de
rang dans la phase de poules de
la prestigieuse compétition
continentale interclubs.
Les Sétifiens affichent
d’ailleurs pleinement leurs
ambitions dans ce registre, en
témoigne la préparation «très
bien étudiée», dont ils ont bénéficiée, selon leur nouvel entraîneur Abdelkader Amrani.
«Cette stratégie consiste à
scinder ingénieusement l’effectif
en deux groupes, dont l’un a
terminé la ligue 1 Mobilis,
tandis que le deuxième groupe,
composé de joueurs qualifiés
pour la compétition africaine, a
bénéficié d’un repos pour mieux
entamer la phase préparatoire
en prévision du rendez-vous
continental et du championnat
national», a-t-il expliqué.
Amrani, dont il s’agit de son
baptême de feu avec l’Aigle
noir, est avec le club depuis
deux semaines, soit depuis
qu’il a quitté le MO Béjaïa non
sans le qualifier à la phase de
poules de la Coupe de la
Confédération.
Le successeur du Suisse
Alain Geiger aura toutefois à
trouver des solutions dans le
secteur offensif, car ne disposant que d’un seul attaquant de
pointe, en l’occurrence, l’international olympique Abdelkrim
Amokrane. La nouvelle recrue,
Rachid Nadji, n’étant pas encore
prête pour débuter la compétition.
En fait, il s’agit là de la seule
appréhension du driver sétifien,
selon ses dires, lui, qui devra
utiliser seulement deux de ses
six nouvelles recrues, à savoir,
le latéral droit, Khoutir Ziti et
le milieu de terrain, Hamza
Aït-Ouameur.
L’ESS, vainqueur de l’édition de 2014, table sur une victoire pour sa première sortie
dans cette phase de poules à
même de la mettre sur le droit
chemin avant de se déplacer au
Caire où elle affrontera le
Zamalek, le 29 courant dans le
cadre de deuxième journée du
groupe B où figurent
également les Nigérians
d’Enyimba.
Le match ESS-Sundowns
sera officié par le trio malien
constitué de Mahamado
Keita-Bala Diarra-Maurepas
Diakite.
APS
M A G A Z I N E
Vendredi 17 - samedi 18 juin 2016
SELON LA REVUE AMÉRICAINE CELL
Tumeurs du cerveau :
des ultrasons pour faciliter
la diffusion du traitement
L’autisme lié à l’absence d’une bactérie
intestinale dans un modèle animal
Cette étude a été inspirée par des recherches épidémiologiques montrant
que l’obésité maternelle pendant la grossesse peut accroître le risque chez les enfants
de développer des troubles du développement, y compris l’autisme. De plus, certains
autistes ont des problèmes gastro-intestinaux récurrents
Par
Agence France presse
es chercheurs ont révélé
que l’absence d’une espèce
de bactérie intestinale est
liée à des symptômes similaires à
l’autisme chez des souris de
laboratoire. En introduisant ces
bactéries dans les intestins de ces
rongeurs, ils ont pu inverser des
déficits de comportements sociaux
qui rappellent les symptômes du
trouble du spectre autistique, expliquent ces scientifiques dont l’étude
est publiée jeudi dans la revue
américaine Cell.
«Nous ne savons pas encore si
cette approche peut être efficace
chez les humains mais il est extrêmement intéressant d’agir sur le
cerveau par le biais de la faune
intestinale», relève le Dr Mauro
Costa-Mattioli, professeur à la
faculté de médecine Baylor à
Houston (Texas), le principal
auteur.
Cette étude a été inspirée par
des recherches épidémiologiques
montrant que l’obésité maternelle
pendant la grossesse peut accroître
le risque chez les enfants de
développer des troubles du
développement, y compris
l’autisme. De plus, certains autistes
ont des problèmes gastro-intestinaux récurrents.
Les chercheurs ont soumis
60 souris femelles à une alimentation riche en graisses saturées,
équivalent à manger plusieurs fois
Photo : DR
D
par jour dans un fast food. Ils ont
nourri ces souris jusqu’à ce
qu’elles aient des petits, qui sont
restés trois semaines avec leur
mère avant d’avoir une
alimentation normale. Après un
mois, ces souriceaux ont montré
des déficits de comportement, passant par exemple moins de temps
que la normale avec leurs semblables.
«Nous avons trouvé une nette
différence dans les flores intestinales des deux groupes de souris,
l’un soumis à une alimentation
normale et l’autre à un régime
malsain», précise Shelly
Buffington, une chercheuse du
laboratoire du Dr Costa-Mattioli,
un des co-auteurs. «En analysant
seulement la flore intestinale d’une
souris on pouvait dire si l’animal
souffrait ou pas de problèmes de
comportement», souligne la
chercheuse.
Comme les souris mangent
leurs excréments, les scientifiques
ont mélangé tous les animaux de
l’expérience dans des cages.
Quand des souriceaux
«autistes» se sont retrouvés avec
d’autres jeunes souris normales,
après quatre semaines ils ont
restauré leur faune intestinale et
amélioré leurs comportements
sociaux, expliquent les
scientifiques. Ces derniers ont
conclu qu’une ou plusieurs
bactéries intestinales devaient jouer
un rôle important.
Ils ont pu déterminer que la
présence d’un type de bactérie
(Lactobacillus reuteri) était très
réduite dans la flore intestinale des
souriceaux nés de mères nourries
avec des aliments riches en graisse.
Les chercheurs ont ensuite
cultivé une souche de cette bactérie
isolée dans du lait maternel
humain. Des cultures de ces
bactéries ont été données à des
petites souris souffrant de
symptômes rappelant l’autisme :
les symptômes se sont alors
progressivement dissipés.
APS
MALTRAITANCES CONTRE DES PERSONNES ÂGÉES
L’ONU appelle à redoubler d’efforts pour éliminer
toutes les formes de violence
LE SECRETAIRE général de
l’ONU Ban Ki-moon a invité
mercredi les Etats membres et la
société civile à faire preuve d’une
plus grande détermination et à
redoubler d’efforts pour éliminer
toutes les formes de violence et de
mauvais traitements contre les
personnes âgées.
«Le Programme de développement durable à l’horizon
2030, adopté l’an dernier, vise à
éliminer la pauvreté et à construire
un monde plus durable au cours
des 15 prochaines années», a
déclaré M. Ban à l’occasion de la
Journée mondiale de sensibilisation
à la maltraitance des personnes
âgées.
Il est essentiel de mettre un
terme à la privation de soins, aux
mauvais traitements et à la violence à l’encontre des personnes
âgées si nous voulons atteindre les
17 objectifs de développement
durable et honorer l’engagement
qui a été pris de ne laisser personne
de côté», a ajouté M. Ban dans un
communiqué à la presse.
Entre 1995 et 2025, le nombre
des plus de 60 ans dans le monde
devrait au moins doubler, passant
de 542 millions à quelque
1,2 milliard. On estime entre 4 et
6% le pourcentage des personnes
âgées qui ont connu une forme ou
une autre de maltraitance à domicile.
La maltraitance des personnes
âgées peut entraîner de graves
traumatismes physiques et avoir
des conséquences psychologiques à
long terme. Il s’agit d’un problème
qui risque de s’accroître compte
tenu du vieillissement rapide de la
population dans de nombreux pays.
Victimes de discrimination liée
à l’âge et au sexe, les femmes
âgées sont plus vulnérables que les
hommes. Elles subissent souvent
de mauvais traitements après avoir
dû, toute leur vie, faire face à la
discrimination, à la violence et à
l’oppression. «Je suis particulièrement préoccupé par les rapports de
plus en plus nombreux indiquant
que des femmes âgées sont
accusées de sorcellerie et font
l’objet de mauvais traitements de
la part des membres de leur propre
famille et de leur entourage», a
indiqué le secrétaire général.
APS
Le virus Zika lié à six cas de défauts de naissance
aux Etats-Unis, dont la microcéphalie
LES AUTORITES sanitaires
fédérales ont indiqué jeudi que le
virus Zika avait été lié à des
défauts de naissance chez les
enfants et fœtus de six femmes
infectées pendant leur grossesse
aux Etats-Unis, dont la microcéphalie.
Trois de ces femmes ont donné
naissance à des enfants avec un
défaut congénital lié au Zika, dont
la microcéphalie (boîte crânienne
et cerveau trop petits) ou d’autres
dommages cérébraux, ont précisé
les Centres de contrôle et de
prévention des maladies (CDC),
citant des statistiques arrêtées au
9 juin. Trois autres femmes ont
perdu leur enfant qui avait une
malformation cérébrale, soit à la
suite d’une fausse couche ou d’un
avortement.
Les CDC ont indiqué qu’ils
allaient désormais publier chaque
semaine les résultats des grossesses
de femmes qui ont été infectées par
le Zika.
Les six femmes mentionnées
jeudi ont toutes été infectées lors
de voyages dans des pays où le
virus est en circulation. Il se
transmet surtout par une piqûre de
moustique, mais aussi parfois
sexuellement.
Au total, 234 femmes enceintes
aux Etats-Unis avaient été testées
positives au Zika au 9 juin, selon
les CDC. Ces derniers estiment
actuellement qu’une femme
enceinte infectée au premier
trimestre de la grossesse a un
risque de 1% à 13% que son fœtus
développe une microcéphalie.
Selon une autre étude menée à
Rio de Janeiro, le risque de toute
anomalie cérébrale atteindrait
29% durant toute la grossesse.
Et selon une étude faite en
Colombie publiée mercredi dans le
New England Journal of Medicine,
le fœtus ne paraît pas avoir de
risques d’anomalie cérébrale si la
femme est infectée pendant le troisième trimestre de la grossesse.
21
Une méthode novatrice permet, grâce
aux ultrasons, d’accroître la pénétration des traitements dans le cerveau,
comme les chimiothérapies, selon une
étude préliminaire conduite par des
médecins et chercheurs français,
publiée mercredi.
La méthode a été appliquée sans
dommage à vingt patients souffrant de
cancers du cerveau récidivant
(glioblastome...), a expliqué le
professeur Alexandre Carpentier,
neurochirurgien à l’hôpital de la
Pitié-Salpêtrière (Paris, AP-HP), qui a
coordonné l’étude.
Cette méthode «non toxique, pour la
première fois appliquée à l’humain, ouvre
des perspectives non seulement pour des
cancers du cerveau, mais également pour
des pathologies neuro-dégénératives
comme la maladie d’Alzheimer»,
souligne-t-il, précisant qu’il reste
encore quelques années de travail
d’évaluation avant de pouvoir la
diffuser.
Cette technique permet de rendre les
vaisseaux cérébraux temporairement
perméables aux médicaments.
Normalement, la paroi de ces vaisseaux est très étanche - on parle de
«barrière hémato-encéphalique» - et ne
laisse, schématiquement, passer que le
sucre, l’oxygène et les petites
molécules.
La technique repose sur l’administration d’ultrasons de faible intensité en
activant, à la demande, au moment
adéquat, un implant ultrasonore de dix
millimètres de diamètre, préalablement disposé dans l’os du crâne des
patients.
Les tumeurs de ces patients relevant
de la neurochirurgie, l’implant est posé
à cette occasion.
Deux minutes d’émission d’ultrasons
suffisent à perméabiliser la paroi des
vaisseaux pendant six heures,
permettant une diffusion de la
molécule thérapeutique cinq fois plus
importante que d’ordinaire, selon le
chirurgien. L’émetteur d’ultrasons peut
être ainsi activé juste avant la séance
de chimiothérapie.
Le mois dernier a été le mois
de mai le plus chaud jamais
enregistré (NOAA)
Le mois dernier a été le mois de mai
le plus chaud sur le globe jamais
enregistré depuis le début des relevés
de températures en 1880, a annoncé
jeudi l’Agence américaine océanique et
atmosphérique (NOAA).
La température moyenne à la surface
des terres et des océans a été, en mai
2016, 0,8 degré Celsius au-dessus de la
moyenne du 20e siècle pour s’établir à
14,7 degrés, surpassant de 0,02 degré
le précédent record pour ce mois
établi en 2015, a indiqué la NOAA.
A la surface des terres, la température
moyenne mondiale a été en mai
1,17 degré supérieur à la moyenne du
20e siècle (11,1 degrés), soit la
troisième plus élevée dans les annales
derrière 2012 et 2015.
Sur les océans, la température a
été en mai 0,76 degré au-dessus de la
moyenne du siècle dernier
(16,2 degrés), faisant du mois de mai le
plus chaud sur la période l880-2016 et
surpassant de 0,05 degré le précédent
record établi à la surface des mers en
mai 2015.
Les deux premiers mois du printemps,
mars et avril, ont également vu le thermomètre à des niveaux sans précédent
dans les annales pour cette période de
l’année, dépassant de 1,06 degré la
moyenne du 20 e siècle qui a été de
13,3 degrés.
APS
www.latribunedz.com
SELON LE DIRECTEUR GÉNÉRAL DE L’ENTREPRISE, JOSEPH GED
Samedi 18 juin 2016
MÉTÉO
Ooredoo pour un partenariat
renforcé avec la presse
Centre Max. 28° ensoleillé
Min 16°
Ouest
Max. 29°
ensoleillé
Min 16°
Est
Max. 30°
Min 14
Sud
Max. 42°
ensoleillé
Min 25°
Par
Ramy Narimène
oredoo a organisé,
mercredi soir à Alger, un
f’tour en l’honneur des
responsables et professionnels des
médias nationaux à l’occasion du
mois sacré du Ramadhan. Fidèle à
cette tradition bien établie depuis
une dizaine d’années, Ooredoo a
réuni dans un hôtel de la côte ouest
de la capitale, dans un paisible
cadre en bord de mer, les
responsables des médias algériens
et les partenaires médias, pour un
repas auquel a pris part le directeur
général de l’entreprise de
téléphonie mobile, Joseph Ged,
a rapporté un communiqué de
l’opérateur.
Cette rencontre, dans une
ambiance tout autant conviviale
que chaleureuse, a été une occasion
pour le premier responsable de
Ooredoo de présenter ses vœux
chaleureux à l’ensemble des
partenaires médiatiques. M. Ged ne
manquera pas, après avoir rappelé
le partenariat solide et pérenne
noué par l’entreprise avec des
médias depuis plus d’une décennie,
de réitérer la volonté de Ooredoo
de renforcer cette collaboration.
Par ses initiatives inédites,
Ooredoo entend réaffirmer son
soutien et sa proximité des médias
algériens qui demeurent un acteur
O
Source
http://fr.weather.yahoo.com
Horaires des prières
Fadjr...........03.37
Echourouk ...05.29
Dohr...........12.49
Assar ..........16.40
Maghreb ....20.13
Icha ............21.53
Photo : DR
„ CRAAG : secousse tellurique d’une magnitude de 3,1 à Médéa
majeur dans la vie publique et le
développement économique
du pays. Abordant les activités de
l’entreprise, M. Ged a mis en
exergue l’engagement sociétal et
les innovations commerciales de
Ooredoo durant ce mois sacré de
Ramadhan, prouvant une fois de
plus que la dimension citoyenne
figure en bonne place dans
la stratégie de l’entreprise.
Concernant l’actualité du secteur
des télécommunications ainsi que
les développements enregistrés par
son entreprise, le directeur général
a souligné la réussite des tests pour
le lancement des services de
téléphonie de 4 e génération (4G),
qui constitue un nouveau challenge
que Ooredoo compte réussir
brillamment pour honorer la
confiance de ses clients, affirme le
communiqué de l’entreprise.
Avant ce f’tour, l’entreprise de
téléphonie mobile dont la stratégie
a toujours réservé une place de
choix aux relations avec les partenaires, a déjà honoré le monde de
la presse et des médias dès le début
du mois de ramadhan, comme elle
le fait chaque année. Ooredoo a, en
effet, invité, mardi dernier, des
journalistes à une soirée conviviale, en présence de M. Ged.
Comme le f’tour de mercredi
dernier, la rencontre avec les
journalistes représentants différents
médias algériens, s’est déroulée en
bord de mer, à «The Island by
Ooredoo» du Port d’Alger. R. N.
COMITÉ D’ACTION ET DE RÉFLEXION POUR L’AVENIR
DU SAHARA OCCIDENTAL
Le pillage des richesses sahraouies par le Maroc dénoncé
LE COMITÉ d’action et de
réflexion pour l’avenir du Sahara
occidental (Caraso) a dénoncé,
hier, la poursuite du pillage des
ressources naturelles sahraouies
par l’occupant marocain, accusant
la France et l’Espagne de complicité. «Les richesses naturelles du
Sahara occidental sont acheminées
quotidiennement vers l’Europe», a
accusé le Caraso dans communiqué dont l’APS a obtenu une
copie, soulignant que «de longues
investigations ont été menées à
cause de la présence d’un grand
nombre de navires étrangers
appartenant à des sociétés
Risque
d'orage
multinationales». Parmi ces
sociétés, l’ONG cite «Cedeira
S. C. Tenerife, Boreas Dura Bulk
Panama, BBC Germany, Altair,
Paul E, Panagia St John’s imo
n° 9305295 Crystal mountain sel
Sahara, sa mine de sel Oum DBA».
«Il s’est avéré que l’occupant
marocain pille chaque jour de
300 à 400 tonnes du sable doré, de
sel, de phosphate et de pêche du
territoire du Sahara occidental»,
révèle l’ONG, affirmant que
«ces centaines de tonnes sont
acheminées chaque jour des ports
du Sahara occidental et en particulier El Ayoun. Ensuite, l’occu-
pant marocain partage les bénéfices avec surtout la France et
l’Espagne pendant que la population souffre de la pauvreté et sa
jeunesse du chômage». Le Caraso
a expliqué que «c’est encore la
France, qui se vante de son respect
des droits de l’Homme, qui
détourne son regard et n’a pas
bougé le doigt lorsque les forces
d’occupation marocaines ont torturé, emprisonné, assassiné les
Sahraouis». «Il est important de
noter qu’aucun pays au monde n’a
reconnu la souveraineté du Maroc
sur le Sahara occidental»,
note-t-il.
APS
CNR : aucune instruction pour le gel de la retraite proportionnelle
Suite de la page 1
Selon le secrétaire général de la Fédération, Smaïl
Boukris, cité hier par l’APS, «la Fntr propose de
prendre en compte les travailleurs des professions
pénibles dans certains secteurs d’activités, lors de la
révision de cette ordonnance». Le même responsable
a souligné la nécessité de permettre à ces catégories de
travailleurs de bénéficier de leurs pensions de retraite
dès l’âge de 55 ans, «en raison précisément de la pénibilité de leur carrière professionnelle». Dans ce sens,
il a appelé à promulguer un décret en se référant à
l’article 7 de la loi 83-12 relative à la retraite, lequel
stipule: «Les travailleurs occupés dans des emplois
présentant des conditions particulières de nuisance,
bénéficient de la pension avant l’âge prévu à l’article
6 de la loi», qui est de 60 ans pour les hommes et de
55 ans pour les femmes. Ce décret fixera alors la liste
des emplois présentant des conditions particulières, les
âges correspondant ainsi que la durée minimale
écoulée lors de ces exercices, a-t-il expliqué. D’autre
part, M. Boukris a plaidé également pour bonifier le
calcul de la retraite des travailleurs aux longues
carrières et ayant à leur actif plus de 32 ans de travail,
et ce, lors de leur départ à la retraite, à l’âge de 60 ans
pour les hommes et 55 ans pour la femme. Il s’agit des
travailleurs ayant entamé leur activité professionnelle
très jeune, ce qui leur ouvre droit à une bonification
lors du calcul de leurs pensions de retraites, une fois
dépassée la durée de travail réglementaire fixée à
32 ans. Cela étant, il a affirmé que la Fntr adhère
«pleinement» à la décision de la dernière tripartite
relative à la révision de l’ordonnance 97-13 pour
limiter l’âge de la retraite à 60 ans, qualifiant cette
décision de «logique», dans le sens où elle assure «la
pérennité» de la Caisse de retraite. Le système
algérien de retraite «est fondé sur la solidarité intergénérationnelle», a-t-il rappelé, expliquant que les
actifs d’une génération payent pour faire bénéficier
celle qui la suit. Par ailleurs, M. Boukris a fait savoir
que les statistiques du système de retraite ont
démontré en 2015 que «pour 10 nouveaux retraités
7 sont au titre de la retraite proportionnelle». La
question qui demeure est de savoir si cette levée de
boucliers des syndicats autonomes infléchira la
volonté du gouvernement de revoir le système de
retraites. Nous le sauront dans quelques mois.
Z. A.
Un tremblement de terre d’une magnitude de 3,1 sur l’échelle de Richter s’est produit hier à
13h25 dans la wilaya de Médéa, a indiqué le Centre de recherche en astronomie,
astrophysique et géophysique (Craag). L’épicentre de ce séisme a été localisé à 2 km au
Nord-est de Mihoub dans la wilaya de Médéa, a précisé la même source. Une série de
séismes et de secousses telluriques frappent cette localité depuis le 10 avril, rappelle-t-on. A
cet effet, le directeur du Craag, Abdelkrim Yeles, a déjà expliqué que cette activité sismique
que connaît l’Atlas tellien, est due au rapprochement des plaques tectoniques africaine et
eurasienne, affirmant que la séquence sismique qui s’est produite à Mihoub, qui a débuté le
10 avril et s’est poursuivie jusqu’au 29 mai, à permis de libérer une importante quantité
d’énergie emmagasinée depuis des années, voir des siècles.
„ Tissemsilt : un incendie ravage un hangar d’élevage de poulets
à Lerdjam
Quelque 1 500 poulets ont été décimés dans un incendie qui s’est déclenché jeudi soir dans
un hangar d’élevage de poulet au lieudit «Sidi Mehdi» dans la commune de Lerdjam, wilaya de
Tissemsilt, a-t-on appris auprès des services de la Protection civile. L’incendie, dont les
causes n’ont pas encore été déterminées, a ravagé tout le hangar qui abritait quelque
2 100 poulets, a-t-on ajouté. Les sapeurs pompiers de Lardjam ont réussi à venir à bout de
l’incendie, après une heure de lutte contre les flammes et sauver le reste de l’élevage et
plusieurs équipements se trouvant dans le hangar. Une enquête a été ouverte par les services
de la Gendarmerie nationale pour déterminer les circonstances et les causes de l’incendie.
„ Oran : arrestation de 11 individus et démantèlement
d’une association de malfaiteurs
Onze individus impliqués dans diverses affaires ont été arrêtées et une association de huit
autres malfaiteurs a été démantelée en moins de 24 heures par les services de la police
judiciaire relevant de la sûreté de wilaya d’Oran dans le cadre du plan spécial Ramadhan. Des
mesures de sécurité draconiennes ont été mises en place pour le mois sacré de Ramadhan.
Un plan a été mis au point et consistant, entre autres, à une distribution judicieuse des
éléments de police en tenue ou en civil sur le terrain. Ce plan a porté ses fruits et a permis
l’arrestation, en moins de 24 heures, de 11 individus âgés entre 21 et 30 ans, impliqués dans
différentes affaires, notamment des affaires de détention et de commercialisation de drogue,
de port d’armes prohibées, vols et agressions. D’autres individus recherchés par la police ont
été arrêtés durant ces opérations et seront présentés devant la justice qui décidera de leur
sort. Par ailleurs, une association de malfaiteurs composée de huit individus âgés entre 20 et
36 ans a été démantelée par les mêmes services. Huit armes blanches, une bouteille de gaz
lacrymogène ont été saisis.
„ Guelma : quatre incendies ravagent 80 hectares de céréales
en une semaine
Quatre incendies déclarés au début de cette semaine dans les différents lieux de la wilaya de
Guelma ont affecté 80 hectares de céréales (toutes espèces confondues),
a-t-on indiqué jeudi à la Protection civile. Les incendies ont décimé quelque 42 hectares de
champs de blé dur, 35 hectares de farine, trois autres hectares d’orge, un champ de céréale,
en plus d’une soixantaine d’oliviers et 180 bottes de foin, a précisé la même source. Le plus
important feu de récolte s’est déclaré mercredi dans la mechta d’El-Guerssa, dans la localité
de Djebbalah Khemissi, où plus de 15 hectares de blé dur et 5 autres hectares de broussaille,
ainsi qu’une cinquantaine d’oliviers ont été ravagés, a-t-on détaillé. L’intervention rapide des
équipes de la Protection civile appuyées par cinq camions anti-incendie a permis de venir à
bout de ces deux feux et de protéger 100 hectares de blé dur, 300 oliviers, 15 entrepôts de
volaille, 50 ruches et dix habitations rurales a-t-on indiqué de même source.
„ Accidents de la route : 3 morts et 234 blessées en une semaine
Sept personnes ont trouvé la mort et 234 autres ont été blessées dans 212 accidents de la
route survenus en zones urbaines durant la période allant du 7 au 13 juin, a indiqué jeudi un
bilan de la Direction générale de la Sûreté nationale (Dgsn). Le bilan relève «une baisse
sensible» du nombre d’accidents comparé à la semaine précédente (-55 accidents) induisant
une baisse du nombre de blessés (-94 cas) et de morts (-4 cas). Le facteur humain reste la
cause principale des accidents à hauteur de 92,92% auquel s’ajoutent l’état des routes et des
véhicules. La Dgsn appelle les usagers de la route au respect du code de la route et à
davantage de vigilance pour garantir la sécurité de tous, ajoutant que «le numéro vert 1548 est
mis à la disposition des citoyens 24h/24h».
„ Chine : 14 morts après des pluies torrentielles dans le sud du pays
Au moins 14 personnes sont mortes et sept autres disparues après des pluies torrentielles
dans le sud de la Chine, a annoncé hier le Centre national de contrôle des inondations et de
lutte contre la sécheresse. Des averses ont frappé la plupart des régions du sud de la Chine
entre mardi et jeudi, faisant atteindre des niveaux dangereux aux rivières et forçant
l’évacuation de 137 000 personnes. Les pluies torrentielles ont causé 3,22 milliards de yuans
(489,36 millions de dollars) de dégâts. Depuis le début de l’année, 98 personnes ont été
tuées par des intempéries et 27 autres sont toujours portées disparues. Environ
34 000 maisons se sont effondrées et les pertes sont estimées à 19,7 milliards de yuans.
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