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Automatiser pour une souplesse de travail L`expLoitAtioN

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2016
Automatiser pour une souplesse de travail
GAEC du Tertre Goutte - Pleudihen sur Rance
Michel et son fils Antoine ont pour objectif d’ « augmenter la productivité
par place et par UTH » tout en gardant de la souplesse dans l’organisation de
leur travail. En effet, en 2016/17, avec 1 400 000 litres de lait et 120 vaches
laitières sur une SAU de 142 ha, ils auront doublé le cheptel depuis la création
du GAEC en 1992 et multiplié par 3.7 la production de lait pour une même
surface et capacité de travail (142 ha, 2UTH). Pour répondre à ce challenge, les
éleveurs ont opté pour une automatisation poussée de leur système d’élevage
Notre objectif : « Augmenter la
productivité par place et par UTH »
La première étape a été l’aménagement de logettes
dans la stabulation en 2007. Depuis, les vaches sont
100% à l’étable. Les éleveurs y ont vu le moyen de
faciliter le suivi du troupeau et ont constaté un effet
santé avec moins de mammites à la clé.
En 2012, un premier robot de traite a fait son apparition
un an après l’installation d’Antoine. En parallèle, une
nouvelle stabulation de 70 places est construite pour
abriter les génisses et les vaches taries. La traite
robotisée permet de limiter l’astreinte et d’augmenter la
production par vache (plus 3 kg de lait par vache), avec
une moyenne de trois traites par jour.
En 2015, le GAEC se voit attribuer une rallonge de 800
000 L de lait supplémentaire par la laiterie. Revenus à 2
UHT avec le départ de leur associé, père et fils font le
choix d’agrandir et d’automatiser pour optimiser le temps
de travail et avoir plus de souplesse d’organisation.
L’automatisation est partout et
permet un gain de temps
Un deuxième robot de traite est acquis en 2015, l’un
est dédié aux multipares, l’autre aux primipares. Les
robots permettent un suivi très poussé : surveillance
des taux, des cellules, de la rumination, détection des
chaleurs. Ils peuvent peser et sont équipés de barrières
avec télécommande pour isoler les vaches. Le gain de
production est réel : aujourd’hui, la moyenne étable est
de 12 000L avec un TP de 32 et un TB de 38.
L’alimentation est préparée, deux fois par semaine,
dans la cuisine automatisée qui permet la réalisation
rapide de « menus à la carte ». Aujourd’hui, 20 bols
par jour avec 8 rations sont distribués via un automate
qui dessert les deux bâtiments toutes les 1h30 en
nettoyant les couloirs d’alimentation. Cela a permis de
diviser pratiquement de moitié le temps nécessaire à
l’alimentation du troupeau malgré l’augmentation du
cheptel.
L’Exploitation
SAU : 142 ha
55 ha de maïs dont 40 ha ensilage
50 ha de blé
15 ha d’orge
11 ha de miscanthus
5 ha de luzerne
3 ha de blé noir
3 ha d’herbe
+ 20 ha de dérobées + 34 ha de
couverts végétaux en mélange
Elevage en 2015
74 vaches laitières, 799 280 litres livrés, 10
830 L/VL
(2016 : 90 vaches laitières ; Objectif 2017 :
120 vaches laitières, 1 400 000 litres livrés,
11 670 L/VL)
La pailleuse automatique (la première installée en
France) paille directement au-dessus des logettes et
aires paillées des deux stabulations, via trois circuits de
tuyaux. Là encore, les éleveurs ont observé un gain de
temps très net, puisqu’ils passent seulement ¼ h deux
fois par jour pour alimenter le caisson de stockage en
rounds de paille pour le paillage de 160 logettes. Ils ont
également économisé 50% de paille.
Plus de confort et un bâtiment aéré
Lors de l’extension de 22m de la stabulation, l’ambiance
a été étudiée avec l’installation de brasseurs d’airs
et de filets brise vent sur tout un pan de bâtiment. A
ouverture manuelle, ils peuvent s’ouvrir et se fermer
automatiquement en fonction du vent et lors du passage
de l’automate d’alimentation.
Grace à la pailleuse automatique, la paille est plus fine
(brins de 2 cm), elle permet un meilleur égouttage du
fumier. De plus, elle est dépoussiérée, ce qui limite les
ont récoltés pour la première fois en 2015. Certes, un
investissement à l’implantation important pour un retour
sur investissement long, mais des économies d’intrants
sur le long terme. La culture est implantée pour
minimum 15-20 ans. Un démarchage important a été
réalisé pour la recherche de débouchés. Le miscanthus
récolté entier est broyé et vendu à des collectivités du
territoire ou des producteurs locaux de volaille pour une
utilisation en litière. Il est également utilisé en paillage
d’ornement sur l’exploitation.
En 2016, l’implantation de 3.5 ha de sarrasin est réalisée
à titre expérimental avec une entreprise du bassin
versant qui a pour but de créer une filière locale de
valorisation. Après implantation, la culture peu exigeante
ne nécessite aucun intrant.
Enfin, le GAEC fait partie d’un réseau d’exploitations
« test » dans le cadre du plan Eco-méthane avec son
fournisseur d’aliments. Leur système d’alimentation à
base de lin (correcteur à l’auge et au robot et alimentation
VL au robot) permet de réduire la production de gaz à
effet de serre.
C’est bon pour le climat
Consommations d’énergie :
• Electricité : 72 kWh/1 000
litres soit 8 €/1 000 litres
• Fioul élevage : 8,5 litres /
VL soit 6 €/VL
particules fines dans les bâtiments.
Les racleurs assurent la propreté des aires d’exercice et
les pattes des vaches sont lavées dans le robot.
Les tapis de caoutchouc façon «puzzle», installés
en 2008 dans les logettes, ont été changés pour des
matelas plus confortables en toile avec de la mousse
au milieu. Les tapis ont été gardés au niveau de l’aire
d’exercice où ils peuvent amortir les chutes éventuelles.
Une diversification des cultures et
des débouchés locaux
Situé sur le bassin versant Rance Aval, les exploitants
travaillent à la préservation des sols, ils sont en sans
labour depuis plus de 15 ans et se sont engagés en
2010 dans une MAE rotationnelle visant à diversifier
l’assolement. Aujourd’hui, ils ont opté pour des cultures
économes en intrants.
Depuis 2010, 5 ha de luzerne sont implantés pour la
santé du troupeau. Par ailleurs, chaque année, les
éleveurs valorisent plus de 20 ha de cultures dérobées
en mélange graminée et légumineuses (Ray Grass
d’Italie et Trèfle Incarnat). Implantés tôt après la récolte
des céréales, ils sont valorisés avant la mise en maïs.
En 2013, ils ont implanté 11 ha de miscanthus, qu’ils
MINISTÈRE
DE L'AGRICULTURE
DE L'AGROALIMENTAIRE
ET DE LA FORÊT
avec la contribution financière
du compte d’affectation spéciale
«Développement agricole et rural»
Empreinte carbone nette :
• 0,96 kg éq.
• CO2/litre de lait
Repères AEI
Réduction des intrants :
Sans labour depuis plus de 15 ans
Utilisation d’Outil d’Aide à la Décision pour le
pilotage de la fertilisation des céréales (N tester)
Valorisation des engrais de ferme et importations
Diversification et introduction de cultures
économes en intrants : implantation de luzerne,
miscanthus, sarrasin.
Viabilité et vivabilité :
Délégation d’une partie des travaux
Automatisation pour réduire la pénibilité
Réduction de l’astreinte auprès du troupeau
Aménagement du bâtiment pour une meilleure
ambiance
Retrouvez les témoignages Innov’Action sur :
www.chambre-agriculture-bretagne.com
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