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Vendredi-dimanche 1er-3 juillet 2016
| Numéro 126 | Créé en 1950 | Vendu en kiosques et par abonnement |
Prix 4,50 CHF (TVA 2,5% incl.) - 4,50 EUR
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agefi@agefi.com
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Rédacteur en chef: François Schaller
Succession Cameron
Boris Johnson
annonce qu’il ne
sera pas candidat
www.ram-ai.com
PAGE 21
JA-PP/JOURNAL — CASE POSTALE 61 — CH-1026 ECHANDENS-DENGES
SMI 8020.15
8050
8000
7950
7900
DOW JONES 17929.99
18000
17900
17800
17700
+0.52%
+1.33%
PREMIER JOUR DE COTATION D’INVESTIS
Sursouscrit
et très demandé
PAGE 3
LA BANQUE NATIONALE SUR LES BANQUES
Marges doublées en une année
PAGE 4
FMI ET BANQUES LES PLUS DANGEREUSES
Credit Suisse dans le trio de tête
PAGE 4
SQUIDS NETWORK DANS LA COMMUNICATION
Le business model extensible
PAGE 7
VALORISATION DU GROUPE LAFARGEHOLCIM
La perception s’améliore un peu
La digitalisation industrielle est
la seule réponse aux incertitudes
SWISSMEM. Le secteur a perdu 11.000 emplois depuis le choc monétaire de janvier 2015. 3% des effectifs globaux.
STÉPHANE GACHET
La journée de l’industrie des machines, équipements électriques
et métaux (MEM, 330.000 personnes, 1000 entreprises, 30% des
exportations suisses) s’est ouverte
hier sur des propos encourageants
du président de Swissmem Hans
Hess, portant haut et fort le message du 4.0. Dans un environnement toujours dominé par la valeur extérieure du franc (l’appel
à 1,25 pour un euro tient toujours) et les incertitudes sur l’avenir des accords sectoriels avec
l’Union Européenne.
Agenda serré sur lequel le Brexit
a tout à jouer, puisqu’il vient ajouter une strate d’incertitude sur
l’évolution monétaire et le traitement que Bruxelles réservera à
l’avenir aux bilatérales I. Un
poids de plus sur un secteur déjà
frappé par la perte de 11.000
postes de travail depuis janvier
2015.
Selon Peter Dietrich, directeur de
Swissmem, la tendance négative
a atteint son plancher et l’industrie a maintenant retrouvé sa stabilité. Au mois de mai dernier,
36% des dirigeants présentaient
une vue positive sur les 12 mois
à venir. Il faudra attendre les prochaines statistiques semestrielles
en août pour en mesurer les vrais
effets.
Dans ce contexte, le label 4.0 peut
apparaître comme une diversion,
voire une récupération un peu
tardive d’un concept lancé par le
gouvernement allemand en
2013. Il répond en réalité à une
préoccupation bien réelle, très directement liée à la recherche de
productivité et à l’ouverture vers
de nouveaux débouchés. Un sondage fait ressortir que 82% des entreprises entrevoient des bénéfices dans le concept 4.0.
Une chance donc pour l’industrie,
mais les obstacles à la mise en œuvre sont nombreux.
A la crainte que cette évolution ne
pèse à nouveau sur l’emploi, le
président a répondu qu’elle devrait au contraire générer des
postes à hautes compétences, et
peser d’autant sur les 15% d’emplois peu qualifiés que compte encore l’industrie. «Au final, le résultat net est difficile à déterminer.»
Le secteur MEM est d’ailleurs déjà
très engagé dans l’automatisation
et la digitalisation. Swissmem ne
fait qu’accompagner la tendance
en marche. PAGE 8
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PESSIMISME DE LA FÉDÉRATION HORLOGÈRE
Très mesuré sur les exportations
PRÉSIDENT DE L’EPFL SUR LE DÉPART
Aebischer au conseil de Logitech
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OMBUDSMAN DES BANQUES EN SUISSE
Les plaintes en hausse de 5%
PAGE 3
Ferring à Etoy:
10 ans d’implantation
MICHEL PETTIGREW. «Nous avons reçu la visite des
autorités politiques le mois dernier et avons été clairs.
Nous allons continuer d’investir massivement dans
cette région.»
Au début des années 2000, une importante surface
tout près de la gare d’Etoy servait de champ d’oignons rencontrant des moutons de la région.
Aujourd’hui, sur ce même terrain, se trouve le siège
social de Ferring. Une métamorphose qui a eu lieu sur
une décennie. L’entreprise biopharmaceutique a célébré ces dix ans d’implantation à Saint-Prex (Vaud). A
l’heure d’une situation économique difficile provoquant nombre de délocalisations, la direction de la
structure a longuement insisté sur les relations
étroites avec la région.
A l’image de Michel Pettigrew, président du comité de
direction du groupe, qui affirme sans détour vouloir
rester à Saint-Prex. «Nous avons reçu la visite des
autorités politiques le mois dernier et avons été clairs
à ce sujet. Nous allons continuer d’investir massivement dans cette région.» Cette volonté s’inscrit
même dans un contexte encore difficile. La conjoncture encore marquée du franc, de la troisième
réforme de l’imposition des entreprises et de l’application prochaine du vote du 9 février concernant l’immigration de masse. Malgré ces éléments, le groupe
envisage de s’enraciner durablement dans la région
en menant des investissements de rénovation, de
modernisation et d’engagement citoyen. PAGE 7
Importante opération Le réputationnel
d’asset management doit être retravaillé
VONTOBEL. Reprise de Vescore au groupe Raiffeisen. Sans
remettre en question les objectifs dans la gestion privée.
EBAA. L’association européenne d’aviation business
a organisé hier son premier forum national à Berne.
L’accord surprenant communiqué hier par Vontobel à Zurich et
Raiffeisen à Saint-Gall a pour effet d’ancrer le partenariat, relancé
en février dernier, entre les deux
groupes bancaires. Jusqu’en 2020
et au-delà.
Tout en clarifiant leurs priorités
respectives dans une logique industrielle qui contribuera aussi
potentiellement à renforcer l’asset
management en Suisse (ce qui est
incidemment un objectif de la
place financière).
Selon les termes de l’accord, Vontobel prévoit de reprendre Vescore, l’unité d’asset management
institutionnel (non rentable) du
groupe Raiffeisen.
«L’aviation d’affaires souffre d’un
sérieux déficit d’image», a estimé
Hans-Ueli Vogt, conseiller national présenté comme le président
du groupe parlementaire Aviation, dans le cadre du premier forum national sur l’aviation d’affaires organisé par la European
Business Aviation Association
(EBAA). «Elle est perçue comme
élitiste et luxueuse. Il est important que le secteur travaille son
image et parvienne à démontrer
qu’il sert en réalité les intérêts publics en améliorant la mobilité,
donc la compétitivité d’une région.»
Outre l’image, d’autres défis à venir pour la branche ont été discu-
Une unité née du regroupement
de plusieurs boutiques, alors que
le précédent directeur général du
groupe Raiffeisen voulait aussi
s’imposer dans ce métier vis-à-vis
de Vontobel, partenaire de
longue date dans les fonds de placement.
Compte tenu des 15 milliards de
francs de fonds de la clientèle
(dont 9 milliards sous gestion) de
Vescore et des fonds de placement
Raiffeisen dont la gestion continuera à être assurée par Vontobel,
la transaction s’élève à 23 milliards de francs.
A l’appui des synergies prévues,
elle devrait être rentable en 2018
(selon Vontobel). PAGE 4
HANS-UELI VOGT. Sérieux
déficit d’image pour l’aviation
d’affaires.
tés: la gestion des slots, en particulier à l’aéroport de Genève, et
la réglementation en matière
d’immatriculation.
PAGE 6
ÉDITORIAL MARJORIE THÉRY
Comment les green bonds s’imposent
Les green bonds auraient pu n’être qu’un
produit parmi d’autres dans la boite à
outils des convaincus de la finance durable. Ils ont pourtant pris une toute autre
dimension. Le segment a enregistré une
accélération des émissions ces derniers
mois, sans compter une profusion de rapports des plus grandes banques internationales sur ce sujet. Il est question d’atteindre plusieurs centaines de milliards
de dollars vers 2020.
Depuis la première émission d’obligations vertes par la Banque européenne
d’investissement en 2007, les green
bonds se sont profondément structurés
et développés à plusieurs niveaux. La
Chine a dépassé les Etats-Unis comme
premier émetteur. La seule Shanghai Pudong Development Bank a émis pour
plus de 5 milliards de green bonds en dé-
but d’année. Ce ne sont plus les gouvernements ou organisations internationales qui dominent, mais les entreprises.
Parmi les 20 plus grands émetteurs depuis 18 mois, 13 étaient des entreprises.
Et pas forcément des pure players,
comme les sociétés d’énergie par exemple, qui ont notamment recours à ces instruments pour financer des projets dans
les infrastructures d’énergies renouvelables.
Une des émissions marquantes a par
exemple été celle d’Apple au premier
trimestre, avec 1,5 milliards de green
bonds émis pour des projets autour de
produits plus durables. La plus importante émission corporate de green
bonds par une entreprise américaine à
ce jour.
Plus qu’un simple vernis green, le chan-
gement induit par ces obligations tient
surtout dans la non fongibilité des investissements. Les sommes investies
dans ces green bonds sont affectées à
des projets ou des départements spécifiques, définis en amont (use of proceeds). Loin d’une obligation traditionnelle, où l’investisseur n’a aucune idée
de l’utilisation finale des fonds.
Genève
Ce point de différenciation, couplé à une
demande accrue de transparence et du
reporting, pourrait avoir une répercussion
sur le reste du marché obligataire: à côté
des obligations Novartis traditionnelles
par exemple, peut-être verra-t-on un jour
des obligations Novartis dédiées uniquement à l’oncologie, aux génériques ou à
la télémedecine.n
www.lindegger-optic.ch
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