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Communiqué du comité des pêches de Bretagne

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Lorient, le 1er juillet 2016
Communiqué de presse
Réglementation européenne de la pêche profonde :
L’aboutissement logique d’une volonté d’encadrement de l’activité
initiée par la filière Pêche professionnelle
Le Parlement et le Conseil des ministres européen ont trouvé un accord interdisant le
chalutage en eaux profondes en dessous de 800 mètres et le limitant sous conditions en
dessous de 400 mètres.
Pour Olivier Le Nezet, président du Comité Régional des Pêches Maritimes de Bretagne : « Il
s’agit d’un accord historique. C’est la première fois que l’on trouve un compromis acceptable
pour tous : pêcheurs professionnels, filière aval, associations environnementales et pouvoirs
publics. Et ce sont les structures professionnelles représentant la filière Pêche qui sont à
l’origine de cet encadrement de l’activité ».
En effet, alors que depuis le début de ce dossier la Commission européenne et certaines ONG
écologistes réclament l’interdiction totale de la pêche en eaux profondes, la pêche
professionnelle française, pour sa part, a toujours plaidé pour l’adoption de mesures de
gestion. Or c’est ce qui prévaut aujourd’hui dans cet accord européen. Dans son principe, la
pêche en eaux profondes n’est pas interdite ; elle est réglementée en dessous d’un certain
seuil. De même, capturer des espèces d’eaux profondes reste autorisé.
Pour le Comité Régional des Pêches Maritimes de Bretagne, des points essentiels à la
poursuite de l’activité de pêche ont été obtenus. Ainsi le gel de l’empreinte (c’est-à-dire la
zone déjà pêchée entre 2009 et 2011 où l’activité devient interdite en-dessous de 800 mètres)
est-il défini de façon collective et non pas individuellement par bateaux. Une flexibilité assez
satisfaisante a été définie entre pêche ciblée et pêche accessoire. Par ailleurs, il reste possible
de mener, certes de façon encadrée, des campagnes exploratoires afin de trouver des nouvelles
zones de pêche. Enfin le texte ne concerne que les eaux européennes et non pas l’ensemble
des eaux internationales de l’Atlantique Nord-Est (dite zone NEAFC), ce qui aurait entraîné
une concurrence insupportable pour les navires battant pavillon européen.
Le CRPM de Bretagne accueille favorablement aussi l’obligation de présence à bord
d’observateurs des mers. Cela permettra de prouver que les pêcheurs bretons respectent le
droit communautaire et obéissent à une logique de pêche durable et responsable.
« Cet accord européen n’est la victoire de personne, et surtout pas de certaines ONG
environnementalistes. C’est la victoire du bon sens et de la raison. C’est un excellent
compromis entre maintien de l’activité de pêche professionnelle et protection de
l’environnement marin », insiste Olivier Le Nezet. Et d’ajouter : « Cet accord respecte les
trois piliers du développement durable. L’économique, le social et l’environnemental sont
enfin traités sur un pied d’égalité. Ce compromis européen sonne comme un Brexit du tout
environnement ».
La conclusion de cet accord entre Parlement et Conseil des ministres européens prouve bien
qu’il était inutile –voire dangereux- que la loi Biodiversité réglemente le chalutage en eaux
profondes. Les structures professionnelles représentant la filière Pêche avaient donc bien fait
de s’y opposer.
Contact presse : Jean PIEL 02 97 37 01 91 / 07 77 92 57 43
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