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ccmed_0007-9731_2007_num_50_19... - Hal-SHS

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Compte rendu de l’ouvrage de Herbert Schutz. - The
Carolingians in Central Europe, their History, Arts and
Architecture. A Cultural History of Central Europe,
750-900. Leyde, Brill, 2004, xxii-636 pp. (Cultures,
Beliefs and Traditions, Medieval and Early Modern
Peoples, 18)
Eric Palazzo
To cite this version:
Eric Palazzo. Compte rendu de l’ouvrage de Herbert Schutz. - The Carolingians in Central
Europe, their History, Arts and Architecture. A Cultural History of Central Europe, 750900. Leyde, Brill, 2004, xxii-636 pp. (Cultures, Beliefs and Traditions, Medieval and Early
Modern Peoples, 18). Cahiers de Civilisation Médiévale, C.E.S.C.M, 2007, 50 (105-106), pp.105.
<halshs-00705910>
HAL Id: halshs-00705910
https://halshs.archives-ouvertes.fr/halshs-00705910
Submitted on 28 Jun 2016
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Cahiers de civilisation médiévale
Herbert Schutz. — The Carolingians in Central Europe, their
History, Arts and Architecture. A Cultural History of Central Europe,
750- 900. Leyde, Brill, 2004 (Cultures, Beliefs and Traditions,
Medieval and Early Modern Peoples, 18)
Éric Palazzo
Citer ce document / Cite this document :
Palazzo Éric. Herbert Schutz. — The Carolingians in Central Europe, their History, Arts and Architecture. A Cultural History of
Central Europe, 750- 900. Leyde, Brill, 2004 (Cultures, Beliefs and Traditions, Medieval and Early Modern Peoples, 18). In:
Cahiers de civilisation médiévale, 50e année (n°197), Janvier-mars 2007. pp. 105-106;
http://www.persee.fr/doc/ccmed_0007-9731_2007_num_50_197_2956_t1_0105_0000_4
Document généré le 01/06/2016
HERBERT SCHUTZ
105
recoupé le cadre temporel qu'occupe le thème
choisi par S. Rosenkranz.
Seul petit défaut du livre : de nombreuses fautes
d'orthographe se sont glissées dans les citations
grecques de S. Rosenkranz (p. 279-280, 332, 365).
Quant aux lecteurs qui, parallèlement à la
lecture de l'ouvrage, veulent consulter les sources
originales et la bibliographie d'accompagnement,
ils doivent — fait assez gênant — affronter des
abréviations (p. ex. CPG, GCAL, CSCO, RETP,
PO, ZA, FC, etc.) répertoriées dans aucun index ;
ils n'ont pas, pour la majorité d'entre eux
l'ouvrage nécessaire pour les expliciter, à savoir
Y Internationale Abkurzungsverzeichnis fur
Théologie und Grenzgebiete de S.M. Schwertner,
auquel S. Rosenkranz ne se réfère que de
manière générale. À regretter également,
l'absence d'index personnarum et rerum, outils
à vrai dire indispensables dans un ouvrage de
ce volume et de ce niveau, assimilable à un
manuel.
Heinz Schreckenberg.
Hannelore Sachs, Ernst Badstùbner et Helga
Neumann. — Wôrterbuch der christlichen
Ikonographie. Ratisbonne, Schnell & Steiner,
2004, 390 pp., 46 ill.
Le présent ouvrage constitue la huitième
édition, revue, corrigée et mise à jour, du
dictionnaire d'iconographie chrétienne paru
initialement en 1973 à Leipzig dans l'ancienne
Allemagne de l'Est. À cette époque, les études
d'iconographie
chrétienne réalisées en
Allemagne de l'Ouest allaient bon train,
notamment pour ce qui concerne la publication
de dictionnaires tels que le Lexikon der christlichen Ikonographie qui demeure un instrument
de travail indispensable pour tous les
spécialistes de l'iconographie chrétienne en général.
Depuis la chute du mur de Berlin et la
disparition de l'Allemagne de l'Est, la science
allemande s'est également trouvée « réunifiée »
et ce dictionnaire en présente les résultats
évidents. Ainsi, dans les éditions initiales du
dictionnaire, les entrées et surtout leur
traitement « historique » par les AA. étaient
sans nul doute marqués par les conceptions
idéologiques dominantes de
l'ancienne
Allemagne de l'Est et l'on peut aisément
imaginer ce que cela pouvait donner en matière
d'iconographie chrétienne. Dans le présent
volume, le lecteur a affaire à une forme très
actualisée de la présentation de l'iconographie
chrétienne où la dimension idéologique du
passé a disparu au profit d'éléments
iconographiques, historiques et théologiques précis et
fort bien documentés.
Même si, pour chaque entrée, la part belle est
accordée à la période médiévale — mais c'est
là une caractéristique de la très grande majorité
des instruments de travail portant sur
l'iconographie chrétienne —, les AA. ont cependant
eu le souci de traiter les mots de l'iconographie
dans une perspective large, tant du point de
vue de la chronologie que de l'espace
géographique concerné. Dans chaque notice, de
longueur variable, le souci de donner des
informations sur l'histoire d'un thème ou d'un
concept, sur sa formation et son évolution en
orientant vers des exemples précis et des
concepts corollaires, ainsi que de suggérer des
pistes d'interprétation à la fois théologique et
historique, est réellement présent. Tout ceci
confère une réelle valeur à ce dictionnaire qui
devrait s'imposer comme un instrument de
travail indispensable pour les spécialistes
d'iconographie chrétienne, médiévistes ou pas.
Quelques regrets cependant : l'absence
d'illustrations (si l'on met de côté les quelques
reproductions au trait de mauvaise qualité) constitue
un défaut important pour un dictionnaire portant
sur l'iconographie. Malheureusement, d'autres
dictionnaires d'iconographie ont ces dernières
années suivi le même chemin d'un discours sur
l'image sans image ! Tel est p. ex. le cas du
Dictionnaire critique d'iconographie occidentale
dirigé par Xavier Barrai i Altet, paru en 2003,
au contenu scientifique par ailleurs fort
intéressant. Dernier regret concernant le
dictionnaire allemand : les mises à jours
bibliographiques présentées à la fin du volume sont loin
d'être exhaustives ni surtout actualisées par des
ouvrages récents sur l'iconographie chrétienne
en général ou portant sur le Moyen Âge ; on
aurait pu y trouver, p. ex., le dictionnaire
mentionné précédemment et dirigé par Barrai
i Altet.
Éric Palazzo.
Herbert Schutz. — The Carolingians in Central
Europe, their History, Arts and Architecture.
A Cultural History of Central Europe, 750900. Leyde, Brill, 2004, xxn-636 pp. (Cultures,
106
CAHIERS DE CIVILISATION MÉDIÉVALE, 50, 2007
Beliefs and Traditions. Médiéval and Early
Modem Peoples, 18).
Le livre d'H. Schutz, spécialiste d'histoire de la
littérature et de la culture médiévales, remet,
s'il en était besoin, l'art et la culture de l'époque
carolingienne à l'honneur. Depuis le milieu des
années 60 du xxe s., le rôle de premier plan
joué par les souverains carolingiens dans
l'histoire culturelle et artistique du Moyen Âge et
cela, d'une façon générale, pour l'Europe entière,
n'est plus à démontrer. Au cours des dernières
décennies, de très nombreux ouvrages, articles
scientifiques et manifestations culturelles,
principalement des expositions, ont mis sur le devant
de la scène les productions artistiques et
culturelles de l'Europe carolingienne et en ont
souligné la très grande richesse.
Le propos du présent livre n'est pas de procéder
à des investigations nouvelles sur cette ample
matière culturelle et historique. Plus
modestement, l'A. propose un parcours synthétique au
cœur de l'art et de la culture de la période
comprise entre 750 et 900. À propos de cette
délimitation chronologique et de la date de 950,
on peut s'interroger sur la validité de ce terminus
comme point d'aboutissement du panorama
brossé par H. Schutz. En effet, dans les deux
vastes domaines de l'art et de la culture, le
milieu du Xe s. marque le point de départ du
règne de la dynastie des Ottoniens, du moins
dans la partie orientale de l'ancien Empire
carolingien. Malgré les nombreuses persistances
de l'art carolingien dans les productions
artistiques ottoniennes et bien connues des
historiens de l'art, notamment des spécialistes de
l'enluminure, il eut été préférable, me semblet-il, de considérer la fin du règne de Charles
le Chauve en 877 comme la date butoir marquant
la fin du « véritable » art carolingien, caractérisé
par un « état d'esprit », que décrit d'ailleurs
parfaitement et jusque dans les moindres détails
l'A. du présent livre. La limite chronologique
que je suggère correspondrait de façon plus
appropriée à l'une des originalités du volumineux
livre de H. Schutz : remettre à l'honneur auprès
des médiévistes la culture et Part carolingiens
de la zone orientale de l'Empire. À justre titre,
H. Schutz considère que les spécialistes de cette
période se sont dans l'ensemble plus intéressés
à l'art de la partie occidentale du vaste
territoire conquis progressivement à partir de Pépin
le Bref puis surtout du temps de Charlemagne.
COMPTES RENDUS
Sur ce point, à mes yeux, l'A. force quelque
peu le trait et ne tient pas suffisamment compte
d'un aspect essentiel de l'histoire carolingienne :
la partition de l'Empire en 843. Dans d'autres
domaines que ceux de l'art et de la culture,
comme p. ex. celui de l'histoire de la liturgie
ou bien encore celui de l'histoire des textes et
de leur transmission, certains spécialistes ont
démontré l'impact de cette partition de l'Empire
sur les pratiques rituelles et, de façon plus
générale, sur l'étude des répertoires liturgiques,
ainsi que sur les grands moments de l'histoire
intellectuelle de l'époque carolingienne. Or, dans
son livre, H. Schutz semble étrangement
soupçonner ce phénomène sans entrer dans le
vif du sujet et traiter la question de manière
approfondie. Au lieu de cela, l'A. offre un
panorama, certes à peu près complet et fort
bien documenté, mais qui, je dois le dire,
n'apporte aucune nouveauté réelle dans la
connaissance que les médiévistes ont
aujourd'hui de l'art et de la culture de l'époque
carolingienne. Au sein de trois volumineuses parties,
l'A. aborde successivement le contexte
historique et idéologique de l'époque considérée, la
production des objets « de luxe », c'est-à-dire
des manuscrits, des ivoires et des pierres
précieuses, voire de l'orfèvrerie, et dont la
plupart ont une destination liturgique, puis enfin
les grandes innovations architecturales de l'art
carolingien, prenant en compte les aspects
traditionnels de l'historiographie du sujet, notamment
la typologie des édifices (distinction faite entre
les édifices religieux et les bâtiments du pouvoir
politique) et les pratiques liturgiques et leur
influence sur l'évolution des formes
architecturales.
Je ne peux, dans le cadre de ce compte rendu,
entrer dans le détail de ce vaste panorama de
près de 400 pages, assurément riche et
dorénavant indispensable pour tout apprenti
médiéviste désireux d'entrer rapidement dans
une matière et des problématiques foisonnantes.
Le spécialiste, lui, qu'il soit historien, historien
de l'art et, de façon plus générale, intéressé par
les différents aspects de la production artistique
et culturelle de l'époque carolingienne, restera
sur sa faim.
Éric Palazzo.
Carol Sweetenham, trad. — Robert the Monk's
History of the First Crusade. « Historia Ihero-
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