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Jeudi 7 juillet 2016
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Numéro 130
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Créé en 1950
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Vendu en kiosques et par abonnement
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Prix 4,50 CHF (TVA 2,5% incl.) - 4,50 EUR
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agefi@agefi.com
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Rédacteur en chef: François Schaller
Dette souveraine japonaise
Les rendements
à vingt ans dans
la zone négative
PAGE 11
JA-PP/JOURNAL — CASE POSTALE 61 — CH-1026 ECHANDENS-DENGES
SMI 7898.21
7960
7920
7880
7840
DOW JONES 17913.38
17940
17860
17780
17700
-0.55%
+0.41%
LE TITRE CREDIT SUISSE SOUS LES 10 FRANCS
Historique
et très inquiétant
PAGE 3
PROTECTIONNISME FISCAL EUROPÉEN
Larges impacts sur la Suisse
PAGE 7
LE MANAGEMENT DU GROUPE GEBERIT
Changement et élargissement
PAGE 6
RÉVISION FONDAMENTALE DE LIFEWATCH
Service plutôt que le hardware
PAGE 4
DÉVELOPPEMENT DE L’ASSET MANAGEMENT
Mise à l’écart de Swiss Banking
Le paradoxe suisse dans l’avancée
des technologies de l’information
Avant garde à l’échelle monde dans l’utilisation B2B. Retard considérable en revanche dans les applications B2C.
JOHAN FRIEDLI
La Suisse figure parmi les Etats
les plus aptes à convertir en impulsion pour l’économie leurs investissements dans les technologies de l’information et de la
communication (TIC). Le dernier
rapport annuel du World Economic Forum à Genève (WEF) la
situe toujours parmi les sept nations les plus avancées dans le domaine (Finlande, Suède, Israël,
Singapour, Pays-Bas et EtatsUnis).
La Suisse recule toutefois d’un
rang à la 7e place sur 139 dans l’in-
dice de préparation des réseaux
malgré un score en progression.
Singapour se maintient au sommet du classement, juste devant
la Finlande (avec la Norvège, le
Royaume-Uni, le Luxembourg
et le Japon en plus des pays cités
plus haut).
La Suisse se démarque largement
en termes d’utilisation professionnelle des TIC, et d’impact sur
l’économie. Il s’agit d’un des rares
pays où les entreprises utilisent le
IT à son potentiel maximal. En
particulier dans les transactions
B2B. La Suisse accuse cependant
un retard considérable dans l’uti-
lisation d’Internet dans le B2C.
Elle obtient aussi la première
place dans la capacité à innover.
Les autres points forts sont la protection de la propriété intellectuelle, la couverture réseau et sa
sécurité, la qualité de l’éducation
ainsi que l’impact des TIC sur
l’accès aux services de base.
Cette recherche annuelle du
WEF permet aussi de relever un
potentiel d’amélioration. La qualité de l’environnement politique
et réglementaire montre encore
quelques faiblesses. Elle est en
particulier limitée par le délai nécessaire à la création d’une entre-
prise ou la signature d’un contrat.
Il semble difficile de rivaliser avec
Singapour ou le Luxembourg.
La Suisse accuse aussi du retard
côté utilisation publique des TIC
malgré l’arrivée de technologies
plus avancées. Un constat qui
peut être étendu à la plupart des
nations européennes, alors que
l’Asie et le Moyen-Orient sortent
du lot.
Le même décalage se retrouve largement en termes d’accessibilité
des réseaux. Les tarifs élevés en
Suisse en sont la cause principale
malgré la qualité supérieure du
réseau. PAGE 5
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APPLE PAY ATTENDU CET ÉTÉ EN SUISSE
Et déjà dénoncé à la Comco
3 NOUVEAUX VENUS AU CONSEIL DES EPF
Marc Bürki nommé (Swissquote)
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HAUTHENTIC ET TRAÇABILITÉ DES DIAMANTS
Jusqu’à la pierre taillée et sertie
PAGE 4
Pourquoi Trafigura
sort du Swiss Trading
STEPHANE GRABER. Sa réaction suite à l’annonce du
départ de l’entreprise genevoise. Le Swiss Trading and
Shipping Association (STSA) ne rejette en aucun cas les
initiatives de transparence liées au négoce.
Le divorce est prononcé. Trafigura, l’un des majors du
négoce de matières premières en Suisse, quitte l’organisation faîtière du secteur, la Swiss trading and
shipping association (STSA). La raison principale renvoie à la politique de transparence du secteur.
L’annonce en soi n’est pas une véritable nouvelle, les
dissensions sur ce thème sont connues depuis longtemps. Si l’objectif de promotion de la transparence
mis en avant par l’entreprise est louable, cette raison
invoquée pour son départ du STSA fait pourtant
davantage penser à un faire-valoir qu’à une divergence majeure. L’organisation faitière ne s’oppose
nullement à davantage de transparence. Elle participe
d’ailleurs activement au groupe de travail de l’ITIE,
une initiative internationale sur la transparence dans
le négoce des matières premières, comme le rappelle
son directeur Stéphane Graber. Il s’agit donc surement plus d’une question de timing. Ou de personnes... Trafigura a voulu mettre en place en premier
cette même initiative en 2014, alors qu’elle ne
concerne que l’industrie d’extraction et pas le trading. Pour quel résultat? D’après les documents que
nous avions analysés l’an dernier, elle a fourni des
informations sur des activités concernant moins de
5% environ de son chiffre d’affaires. PAGE 6
Partenariat dans
la mobilité digitale
Jane Street table
sur les ETF en Suisse
SCHINDLER. L’accord annoncé avec GE Digital (General
Electric) relève de l’industrie 4.0... dans les services.
L’opérateur américain pense que la pression sur les marges
dans le wealth management va jouer un rôle important.
Le groupe suisse Schindler et GE
Digital, filiale du conglomérat
américain General Electric, ont
annoncé hier un important partenariat dans le domaine de la mobilité digitale urbaine (power digital urban mobility).
Il s’agira d’utiliser le potentiel de
l’internet industriel pour changer
les conditions de veille et d’intervention sur les installations d’ascenseurs et d’escaliers mécaniques dans le monde.
En d’autres termes: anticiper les
risques et problèmes sur les installations, l’activité de maintenance étant aujourd’hui au coeur
du modèle d’affaires des grands
opérateurs de solutions dites «de
Focalisé sur les ETF toutes classes
confondues, le courtier américain
Jane Street vient d’être agréé
comme membre de SIX Swiss
Exchange. Une étape majeure et
assez logique apparemment, qui
devrait faciliter les liens directs
avec les contreparties selon Matt
Berger, rencontré cette semaine
à Zurich.
Le responsable des stratégies globales taux fixes et matières premières de Jane Street table sur un
développement substantiel du
marché des ETF en Suisse. A la
faveur du changement de dynamique dans le wealth management. La pression sur les marges
augmente l’intérêt pour le critère
mobilité urbaine». Une variante
de la désormais fameuse «industrie 4.0».
Ce partenariat, qui passera par la
plateforme Predix de GE, devrait
permettre de faire un saut dans la
stratégie de numérisation du
groupe Schindler. Avec leadership en termes d’innovation.
Il devrait améliorer considérablement les services de Schindler,
générateurs importants de cashflow libre.
Schindler a déjà un partenariat
avec Apple pour son IT opérationnel, qualifié d’exemplaire par
le groupe américain (qui l’utilise
pour son marketing).
PAGE 6
MATT BERGER. Développement
remarqué des banques suisses
en Asie. A accompagner.
de l’efficacité en termes de coûts,
l’un des facteurs de succès des
ETF. A la faveur aussi du développement des banques suisses en
Asie. PAGE 11
Où va s’arrêter l’onde de choc?
BREXIT. Le gel des retraits dans des fonds immobiliers britanniques et la crise bancaire en Italie sont très anxiogènes.
CONRAD BERTEZ
Où s’arrêtera l’onde de choc du
Brexit en Europe? Trois fonds britanniques ont annoncé lundi et
mardi qu’ils suspendaient les rédemptions. Hier, trois de plus ont
bloqué les transactions sur leurs
titres. Les primes d’assurances
contre le défaut de la troisième
banque italienne, Monte dei Paschi, indiquaient d’énormes
chances de faillite dans les cinq
prochaines années.
La valeur de cotation des banques
jugées dangereuses par le FMI reculent à des niveaux historiques.
Certains commencent déjà à parler de choc systémique. C’est une
erreur. Systémique, c’est quand la
chute d’un pan du système en entraine un autre. Il s’agit pour l’instant de simple contagion.
Le problème remonte à l’été
2015. La bulle du marché chinois
éclatait, le pétrole s’effondrait. La
prise de risque a été remise en
question. Situation rattrapée par
la Fed, qui annulait l’augmentation de taux qu’elle prévoyait depuis des mois. Le dollar a baissé.
Les taux européens aussi. Dès la
mi-février 2016, les pressions à la
baisse ont faibli, et le climat est
passé du risk-off au risk-on. Le
marché immobilier britannique
est monté avec les taux bas, et l’on
a cessé de se soucier des banques
italiennes malgré la faillite de
quatre d’entre elles.
La situation fondamentale n’a pas
changé. Pendant les mois qui ont
suivi, les marchés ont été soutenus par l’espoir d’une reprise de
la conjoncture américaine, d’une
reprise de la croissance chinoise,
et d’une levée des incertitudes
quant au Brexit. L’incertitude du
Brexit a été levée, mais ce n’est
pas le résultat attendu. Les marchés ont perdu 10% sur la nouvelle; les banques ont perdu 15%.
Mais la réaction des autorités a été
rapide, et elles se sont entendues
pour empêcher l’instabilité. Cela
aurait pu suffire.
La chute des fonds immobiliers
britanniques, la demande de bailout de Renzi, et le rappel du
risque systémique par le FMI font
que cela ne suffira certainement
pas.
La confiance repose sur les interventions et les garanties
constantes des banques centrales.
Ces évènements successifs ébranlent la confiance des marches en
la capacité des régulateurs à réagir
à temps. Hier c’était l’immobilier
britannique. Aujourd’hui, les
banques italiennes. Demain, la
dette des états périphériques. Les
banques centrales se pressent
pour porter assistance, mais les situations nécessitant leur attention
se multiplient. PAGE 18
9HRLEMB*jeiaae+[O\A\K\C\H
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