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Aon : Les régimes de retraite canadiens demeurent en bonne santé

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Nouvelles d’Aon
Aon : Les régimes de retraite canadiens demeurent en bonne santé
malgré le Brexit, mais le risque des taux d’intérêt s’accentue
La solvabilité des régimes de retraite survit à la baisse des marchés après le vote du
Royaume-Uni de quitter l’Union européenne - pour l’instant
TORONTO (le 5 juillet 2016) – Aon Hewitt, la division mondiale des solutions de gestion des talents, de
retraite et de santé d’Aon plc (NYSE:Aon), a publié aujourd’hui les résultats de son étude sur la solvabilité des
régimes de retraite pour le deuxième trimestre de 2016, qui a révélé que la santé des régimes de retraite à
prestations déterminées (PD) canadiens s’est améliorée au fil du trimestre, malgré les vents contraires
soufflés par le Brexit. Jusqu’au 30 juin, la solvabilité globale des régimes de retraite sondés a augmenté de
2,3 points de pourcentage au cours du trimestre, vu que la baisse massive immédiate des marchés boursiers
s’est inversée au cours de la dernière semaine de juin, après le vote du Royaume-Uni de quitter l’Union
européenne. Cependant, dans le contexte post-Brexit, les rendements obligataires inférieurs et la perspective
d’une volatilité accrue des marchés continuent d’assombrir l’horizon de solvabilité des régimes.
L’étude d’Aon, qui mesure l’actif des régimes par rapport à leur passif pour calculer le ratio de solvabilité,
repose sur les résultats d’un total de 449 régimes de retraite à prestations déterminées administrés par Aon
Hewitt dans les secteurs public, semi-public et privé. Le ratio de solvabilité médian au 30 juin 2016 était de
er
85,4 %, en comparaison avec 83,1 % à la fin du trimestre précédent et de 87,1 % au 1 juin.
Bien qu’il soit encore tôt, les données d’Aon permettent de croire que l’effet à court terme du référendum du
R.-U., y compris l’une des plus grandes déroutes boursières de deux jours dans l’histoire, va déjà en
diminuant. Dans les 48 heures suivant l’annonce des résultats du vote, la solvabilité globale des régimes de
retraite a chuté des niveaux pré-Brexit de 1,7 point de pourcentage, mais elle s’est nettement raffermie après
que les marchés boursiers ont repris du poil de la bête cette semaine. Vers la fin de trimestre, 9,1 % des
régimes sondés étaient entièrement provisionnés, une augmentation de plus d’un point de pourcentage par
rapport au ratio de pleine capitalisation au premier trimestre (8 %).
« Brexit a tout naturellement créé beaucoup d’inquiétudes quant à l’état de l’économie mondiale et l’effet
déstabilisateur des mouvements nationalistes, mais la réalité est que l’événement lui-même a eu une
incidence minime à court terme sur les régimes de retraite de nos clients qui ont une vision à long terme, a
déclaré Claude Lockhead, associé exécutif, Retraite chez Aon Hewitt. Cependant, nous croyons que le recul
continu des rendements obligataires, qui devrait s’accentuer dans un monde post-Brexit, met en évidence un
défi à plus long terme pour les régimes de retraite et représente un facteur de risque sur lequel les
promoteurs de régimes devront avoir une opinion et l’aborder. »
Au-delà de la baisse des marchés, Brexit a déclenché un redressement des obligations d’État, les
investisseurs ayant préféré trouver refuge dans les titres sûrs. Les rendements obligataires (qui sont l’inverse
des prix) ont chuté. Les faibles rendements obligataires nuisent à la solvabilité des régimes, car ils réduisent
en réalité le taux d’actualisation que les promoteurs des régimes imputent au passif. Entre le 23 et le 29 juin,
le rendement des obligations de référence du gouvernement du Canada sur 10 ans a diminué de 18 points de
base. La solvabilité des régimes au cours du trimestre s’est quand même améliorée, en grande partie en
raison d’un changement actuariel qui a atténué l’effet des rendements faibles : en mai, l’Institut canadien des
actuaires a présenté de nouvelles lignes directrices augmentant les écarts créditeurs par rapport aux
obligations de référence que les promoteurs de régimes peuvent utiliser lors du calcul de la solvabilité.
Le problème crucial qui se pose cependant est que, contrairement à la reprise suivant la vente massive des
actions, celle des obligations ne s’est pas concrétisée nettement depuis le référendum. En fait, Brexit semble
er
seulement avoir aggravé la baisse à long terme des rendements obligataires. Du 1 janvier 2014 jusqu’à la fin
e
du 2 trimestre de 2016, le rendement des obligations de référence du gouvernement du Canada sur 10 ans a
chuté de plus de 160 points de base (voir tableau ci-dessous). Sur le plan mondial, la suppression des
rendements est encore plus grave : jusqu’en mai, plus d’un quart des titres de l’indice mondial des obligations
JP Morgan avait un rendement négatif. Des événements tels que Brexit, qui créent une source d’incertitude
sur les marchés financiers, sont susceptibles de déprimer davantage les rendements.
Risque. Réassurance. Ressources humaines.
Selon M. Lockhead, un contexte prolongé de faibles rendements, conjugué à une incertitude permanente de
l’actif risquophile et des devises, laissent entendre que les promoteurs des régimes auraient du mal à
atteindre leurs objectifs en matière de rendements et devraient réévaluer le risque dans leurs portefeuilles et
envisager des mesures pour atténuer la volatilité.
« Malgré la reprise récente des valeurs, il est difficile de voir à l’horizon autre chose qu’une volatilité accrue
des actions et des rendements des titres à revenu fixe déprimés, a-t-il ajouté. Dans ce contexte, une gestion
des risques et de la volatilité active et raisonnée, notamment par la diversification, une couverture intelligente
et d’autres stratégies de réduction de risques, devrait être la démarche adoptée par tous les promoteurs de
régimes de retraite. »
Au-delà de Brexit, les régimes ont d’autres problèmes à régler plus proches de nous, comme l’expansion
récemment convenue du Régime de pensions du Canada (RPC) dont le déploiement commencera en 2019.
La bonification du RPC intervient à un moment où de nombreux régimes de retraite à prestations déterminées
réexaminent – ou devraient réexaminer – leurs formules de capitalisation. Compte tenu de la volatilité accrue
des marchés, M. Lockhead déclare que la tâche est devenue plus difficile et plus indispensable que jamais.
« La volatilité des marchés, surtout si elle est liée à des événements fortement médiatisés, comme Brexit,
pousse naturellement les promoteurs de régimes à examiner minutieusement leurs stratégies
d’investissement, a-t-il continué. C’est tout à fait approprié, compte tenu surtout des opérations de couverture
du passif, mais ils ne devraient pas perdre de vue les autres mécanismes dont ils disposent pour gérer les
risques. Vu les prochains changements au RPC, les perspectives du marché à long terme se sont assombries
et, comme 2016 est une année importante pour la plupart les promoteurs de régimes quant à l’établissement
d’une capitalisation minimale pour l’avenir proche, les promoteurs devraient passer outre les investissements
et envisager des moyens d’optimiser leurs stratégies de capitalisation et de prestations en réponse à un
paysage de retraite en évolution rapide. »
Le ratio de solvabilité médian mesure la santé financière d’un régime PD en comparant l’actif total au passif
total en supposant la cessation du régime. Il constitue la représentation la plus exacte et opportune de l’état
financier des régimes de retraite à prestations déterminées canadiens, car il s’appuie sur une grande base de
données et reflète les spécificités, les politiques de placement, les cotisations et les mesures d’allègement
des déficits de solvabilité prises par le promoteur de régime. L’analyse des régimes dans la base de données
tient compte du rendement indiciel des différentes classes d’actif, ainsi que des taux d’intérêt en vigueur, pour
évaluer le passif sur base de solvabilité.
Risque. Réassurance. Ressources humaines.
La solvabilité des régimes
120 %
102%
100 %
94%
99%
97%
93%
94%
94%
86%
86%
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76%
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84%
83%
68%
82%
69%
68%
60 %
65%
74%
66%
58%
53%
40 %
45%
20 %
0%
Degré de solvabilité médian
Proportion des régimes en situation de déficit de solvabilité
Rendements obligataires 10 ans du Gouvernement du Canada
3
2,5
2
1,5
1
0,5
0
14-01-02
14-04-12
14-07-21
14-10-29
15-02-06
15-05-17
FIN
Risque. Réassurance. Ressources humaines.
15-08-25
15-12-03
16-03-12
16-06-20
À propos d’Aon
Aon plc (NYSE :AON) est le leader mondial des services de gestion des risques, de courtage d’assurance et
de réassurance, et des solutions et services d’impartition en ressources humaines. Par l’entremise de plus de
72 000 employés dans le monde entier, Aon s’unit pour donner à ses clients dans plus de 120 pays les
moyens d’atteindre les résultats escomptés au moyen de solutions innovatrices visant la gestion des risques
et la productivité des effectifs. Pour en savoir davantage sur nos capacités et apprendre comment nous
produisons des résultats pour nos clients, visitez : http://aon.mediaroom.com.
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Risque. Réassurance. Ressources humaines.
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