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2013/2014 - Orchestre Régional Avignon – Provence

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SAISON 2013/2014
www.orchestre-avignon.com
Le Palazzetto Bru Zane – Centre de musique romantique
française a pour vocation de favoriser la redécouverte du
patrimoine musical français du grand XIXe siècle (17801920), en lui assurant le rayonnement qu'il mérite et qui lui
fait encore défaut.
SIGNE EXTÉRIEUR
DE RICHESSE INTÉRIEURE
Situé à Venise, dans un palais de 1695 restauré spécifiquement
pour l'abriter, le Palazzetto Bru Zane – Centre de musique
romantique française est une réalisation de la Fondation Bru.
Alliant ambition artistique et exigence scientifique, le Centre
reflète l'esprit humaniste qui guide les actions de cette fondation.
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Recherche et édition, programmation et diffusion de concerts
à l'international et soutien à l'enregistrement discographique,
sont les principales activités du Palazzetto Bru Zane qui a
ouvert ses portes en 2009.
BRU-ZANE.COM
SAISON 2013-2014
Cycle Charles-Valentin Alkan : un précurseur du piano moderne
Festival à Venise du 28 septembre au 23 octobre 2013
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Cycle Félicien David, de Paris au Caire
Festival à Venise du 5 avril au 17 mai 2014
Conseil d’administration
Présidente
Tournée en Inde 2013
Renée PANABIÈRE
Membre associé, représentant l’État
Secrétaire
REMERCIEMENTS :
L'ensemble de l'équipe du Palazzetto Bru Zane et plus
particulièrement : Alexandre Dratwicki, directeur scientifique,
Benoit Dratwicki, conseiller artistique,
Etienne Jardin, coordinateur scientifique des livres et colloques.
Vincent Berthier de Lioncourt, conseiller artistique de l'Orchestre
Régional Avignon Provence. Les archives municipales d'Avignon, les
archives départementales de Vaucluse, La Bibliothèque Ceccano
et le Palais du Roure
RÉFÉRENCES :
“Bibliothèque municipale d’Avignon, Ms. 2549, n° 23 et Fol. 6839,
n° 36, 37 et 44.”, “Archives municipales d'Avignon, 53Fi12, AM2R12
et AM2R14” et “Archives Iconographiques du Palais du Roure Avignon”
André CARBOULET
Membre associé, représentant
le Conseil Régional Provence-Alpes-Côte d’Azur
Trésorière
Natacha NICOLAS
Membre associé, représentant la Ville d’Avignon
Membres de droit
Yannick BLANC
Préfet de Vaucluse
Marie-Josée ROIG
Maire d’Avignon
et Présidente de la Communauté d’Agglomération
du Grand Avignon, ancien Ministre
Michel VAUZELLE
Président du Conseil Régional Provence-Alpes-Côte d’Azur
Claude HAUT
Président du Conseil Général de Vaucluse
Denis LOUCHE
Directeur Régional des Affaires Culturelles Provence-AlpesCôte d'Azur représentant le Ministère de la Culture et de la
Communication
Membre associé
4
Patrick CANAC
Membre associé, représentant le Conseil Général de Vaucluse
5
Avignon : 1814-1914
Un grand siècle de
musique française
Pour sa saison 2013-2014, l’Orchestre Régional Avignon Provence
vous invite à célébrer avec lui son histoire et à redécouvrir,
au travers de sa programmation, les compositeurs et les œuvres
qui ont marqué la vie musicale avignonnaise depuis la chute
de Napoléon jusqu’à la veille de la Grande Guerre. Cette célébration n’est
pas motivée par un anniversaire : nous savons qu’il existait au XVIIIe siècle
un orchestre chargé à Avignon d’accompagner les troupes itinérantes
d’opéra (notamment en 1778 et 1784) ; celui-ci est décrit comme “très-bien
composé” par le Courrier d’Avignon en 1808 ; mais jamais ce groupe de
musiciens ne s’est fixé une date de naissance. À la faveur du développement
du théâtre d’Avignon, cet orchestre “de fosse” va néanmoins – au cours
du XIXe siècle – se structurer et soutenir les principales initiatives musicales
de sa ville : aussi bien lyriques que symphoniques.
Avignon entretient depuis le XVIIIe siècle une relation affective
avec l’opéra français. Avant 1791, alors que la ville n’est pas encore annexée à la France, les aristocrates avignonnais affirment peu
à peu leur volonté d’appartenir à l’hexagone en cultivant ostensiblement la culture française. D’une part, le Théâtre du Jeu de
Paume – installé depuis 1732 – accueille au XVIII e siècle bien plus
de troupes ambulantes françaises de théâtre et d’opéra-comique
que de troupes italiennes. D’autre part, les notables peuvent
entendre et interpréter, dans le cadre d’une “Académie de musique” organisée au milieu du XVIII e siècle, des œuvres du répertoire lyrique et religieux français. Sous l’Empire, les directeurs qui
postulent pour servir le théâtre d’Avignon assurent ainsi au préfet de
Vaucluse qu’ils viendront, non pas seulement avec des comédiens, mais
avec une troupe d’opéra, “genre favori de MM. les habitants de Nîmes
et Avignon”.
6
Si les troupes accueillies à Avignon sont composées de chanteurs généralement recrutés à Paris, l’orchestre, en revanche, est essentiellement
fréquenté par des musiciens locaux : professionnels et amateurs (bien souvent issus de l’élite sociale urbaine) s’y mêlent pour former un ensemble
d’une vingtaine de musiciens. Si au cours du siècle précédent leur réunion
ne durait que le temps d’une saison, elle s’inscrit au XIX e siècle sur le temps
long : l’activité lyrique est en effet quasiment continue à Avignon à partir
de 1805 et se trouve renforcée en 1825 par l’inauguration d’un théâtre bâti
par la Ville (à l’emplacement du théâtre actuel). Dans la lignée de cette
effervescence lyrique, le premier éveil symphonique de la ville advient
en 1834 avec la création de la “société philharmonique d’Avignon”.
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Faute d’aide financière (de l’État mais aussi de la Ville), cette première
initiative n’est pas pérenne et, malgré l’apparition de quelques orphéons
au cours du Second Empire, il faut attendre la Troisième République pour
qu’Avignon connaisse une vie symphonique plus dense. Sociétés de concert, de musique de chambre, de trompettes, de “tourisme musical” ou
sociétés chorales se créent en masse entre 1870 et 1900. Cette fièvre
musicale est soutenue à la fois par le dynamisme du conservatoire de
musique, créé en 1858, réorganisé en 1873 et devenu “Succursale du Conservatoire” en 1884 ; et par des cafés-concerts, tels que l’Eldorado, le
Théâtre des Variétés ou les Folies avignonnaises, qui offrent des spectacles alternatifs et plus légers (vaudevilles et opérettes) que ceux entendus au “Grand Théâtre”.
Dans le cadre de ce renouveau, la musique religieuse n’est pas
en reste. Dès 1875, la fondation de la Lyre avignonnaise permet
de multiplier les auditions de ce genre à l’intérieur et à l’extérieur de l’enceinte
des églises. Messes en musique et célébrations des fêtes catholiques
précèdent les concerts d’orgue de la fin du XIX e siècle (à Saint-Pierre puis
à Saint-Symphorien). L’aura de la ville des papes lui permet même d’accueillir
en 1899 les “Assises de musique religieuse et d’art” et d’organiser, à cette
occasion et avec l’aide de la Schola cantorum de Paris, un grand festival.
Le compositeur Vincent d’Indy, qui effectue des séjours prolongés à
Avignon entre 1898 et 1902 est, avec Charles Bordes, à l’origine
de ces festivités. Il importe dans le Vaucluse la politique esthétique qu’il mène à Paris depuis deux décennies : la diffusion
des artistes français contemporains et la renaissance de la musique religieuse ancienne. C’est sous son impulsion que se créent la Société avignonnaise des concerts symphoniques (été 1899)
et la Schola cantorum d’Avignon, école de musique qui vient concurrencer le conservatoire de la ville. Pour contrer ce mouvement, d’autres
musiciens avignonnais choisissent dès 1900 la tutelle de Camille SaintSaëns (président d’honneur de la Société des concerts vocaux) et organisent en 1906 une autre société de concert qui s’appuie sur le conservatoire. Ce conflit par concerts interposés ne connaît pas de victime et
le public d’Avignon en sort grand vainqueur : à la veille de la Première
Guerre mondiale, il peut profiter de spectacles musicaux variés et en
parfaite adéquation avec les productions de son temps.
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La programmation de cette saison 2013-2014, élaborée en partenariat avec le Palazzetto Bru Zane – Centre de musique romantique française, s’est attachée à mettre en valeur les compositeurs
régulièrement joués à Avignon au cours du XIXe siècle (au théâtre
ou en concert) et ceux qui ont pu s’y faire entendre directement.
Placée sur une route de tournée artistique, entre Lyon et Marseille,
la ville a ainsi pu accueillir Félicien David (enfant du pays né à
Cadenet) et sa troupe saint-simonienne en 1833, Franz Liszt en 1845, le
violoniste Henri Vieuxtemps en 1856 ou encore le compositeur Théodore Dubois en 1889.
Certains concerts mettront à l’honneur les grandes figures de
la musique française des XVIII e et XIXe siècles. Ils reflèteront
la programmation éclectique que l’on peut observer dans les
archives du théâtre à partir de la Restauration : les œuvres nouvelles d’Hérold, Rossini, Halévy – et bientôt Bizet, Offenbach, Gounod, Delibes, Massenet et Saint-Saëns – y côtoient aussi bien
les chefs-d’œuvres de l’Ancien Régime signés Gluck, Piccinni
ou Grétry que les productions des compositeurs ayant émergé sous la
Révolution (Méhul, Gossec et Cherubini).
Une attention particulière sera également portée aux musiciens qui, aux
côtés de Saint-Saëns ou d’Indy, participèrent au dynamisme musical
français sous la Troisième République.
Dans la lignée de César Franck, des compositeurs comme Gabriel Fauré
ou Henriette Renié préparent le terrain pour l’avènement de la modernité d’un Debussy ou d’un Ravel. Cette période est également celle au
cours de laquelle Avignon découvre, grâce à une nouvelle société philharmonique (1879), les œuvres de Berlioz.
Une célébration du XIXe siècle musical avignonnais ne pouvait pas
se contenter de programmer des compositeurs français ou vivant en
France : allant crescendo à partir de la in du XVIIIe siècle, l’influence
germanique sur la musique symphonique de l’hexagone est primordiale.
Beethoven, figure tutélaire des concerts français au XIXe siècle, ainsi
que Mendelssohn, Haydn et Mozart trouveront ainsi, dans la programmation de cette saison, la place qu’ils tenaient dans celle des concerts
organisés à Avignon entre 1814 et 1914.
Etienne Jardin
"Coordinateur scientifique du Palazzetto Bru Zane - Centre de musique romantique française".
9
Pour 2013-2014, l’Orchestre Régional Avignon Provence renoue
avec un passé prestigieux : celui des saisons musicales de la fin
de l’Epopée napoléonienne jusqu’à la veille de la Grande Guerre où la programmation variée mettait en valeur à la fois le répertoire classique et les
compositeurs contemporains. Détenteurs de cet héritage, les musiciens
comme le public ont à cœur de partager, aujourd’hui, quelques moments
musicaux qui ont fondé la notoriété de l’orchestre dès le XIXe siècle. Socle
sur lequel repose son présent, ce passé nous permet d’envisager l’avenir
avec sérénité en renforçant notre action pour assurer la pérennité de notre
Orchestre.
Comme chaque année, il remplit sa mission en assurant la saison musicale
sur Avignon, en Pays de Vaucluse et en Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
ainsi que la saison lyrique de l’Opéra Grand Avignon.
L’action du service Nouveaux publics s’inscrit complètement dans
cette logique avec vingt cinq mille jeunes directement concernés
en 2012-2013, soit trois mille de plus que la saison précédente.
La nomination de Samuel Jean, Premier Chef Invité, permet
de développer notre politique d’enregistrements engagée depuis deux
saisons et couronnée de succès avec “Le Docteur Miracle” de Georges Bizet
qui s’est vu décerner “4 diapasons” et un “Choc Classica”.
Rien ne pouvant être obtenu sans l’adhésion, l’investissement
et l’implication des personnes, je tiens à mentionner ici et à remercier
Philippe Grison, Directeur Général, ses équipes administrative et technique
et les artistes musiciens, tous acteurs de la vie et des succès de notre Orchestre.
J’associe à mes remerciements les élus et les responsables des collectivités portant financièrement et institutionnellement nos projets
et réalisations : l’Etat, le Conseil Régional Provence-Alpes-Côte d’Azur, le
Conseil Général de Vaucluse, la Communauté d’Agglomération du Grand
Avignon, la Ville d’Avignon.
Merci enfin aux responsables de notre partenaire “Extenso” qui, à travers le
mécénat, nous soutient financièrement et contribue aux échanges entre les
entreprises et l’Orchestre.
Très belle saison à tous,
10
Renée Panabière,
Présidente
11
Un siècle de musique romantique
1814-1914
12
Fort d’une activité musicale attestée dès la fin du XVIIIe siècle, l’Orchestre Régional Avignon Provence est l’une des plus anciennes formations orchestrales de
France. La consultation des archives municipales nous fit découvrir le passé prestigieux de notre institution, notamment tout au long du XIXe siècle. Nous avons
donc souhaité que notre public connaisse mieux l’histoire musicale de notre
ville, notamment entre 1814 et 1914, de la chute de l’Empire jusqu’au début de la
Première Guerre mondiale. C’est ce grand siècle de musique française que nous
avons choisi d’illustrer durant cette nouvelle saison 2013-2014.
Après le renouveau de la musique baroque en France, qui fut l’une des grandes
aventures musicales de la fin du XXe siècle, on sent naître dans notre pays un
intérêt de plus en plus grand pour les compositeurs français du XIXe siècle dont
peu de noms sont connus et un tout petit nombre d’œuvres jouées. Avignon peut
et doit être le fer de lance de ce nouveau chantier musical national, en faveur de
la réhabilitation de notre patrimoine musical du XIXe et du début du XXe siècle.
J’ai sollicité le partenariat du Centre de Musique Romantique Française dont les
responsables s’attachent avec passion, enthousiasme et grande compétence à la
réalisation de cette nouvelle mission musicale et patrimoniale au Palazzetto Bru
Zane de Venise. La plupart des programmes de notre saison ont été élaborés avec
leur soutien artistique et scientifique.
Voyage musical à travers l’Europe du XIXe siècle.
Au menu : un voyage à travers quelques œuvres marquantes de vingt
compositeurs français, mais aussi de huit étrangers qui ont vécu et composé en
France, ou dont les œuvres étaient très souvent jouées et appréciées dans notre
ville au XIXe siècle. Les programmes imaginés pour vous illustreront différentes
étapes de ce siècle romantique à Avignon, de l’époque de la Restauration où les
musiciens favoris de Marie-Antoinette étaient encore à la mode - comme Grétry,
Gluck, Piccinni, Mozart et Haydn - jusqu’à l’époque charnière de la fin du XIXe et
du début du XXe siècle, où deux grandes figures de la musique française ont eu
beaucoup d’influence à Avignon : Vincent d’Indy et Camille Saint-Saëns.
Entre 1898 et 1902, Vincent d’Indy est très présent à Avignon. Il crée en 1898 une
succursale de la Schola Cantorum, puis en 1899 une Société Avignonnaise des
Concerts Symphoniques qu’il dirige régulièrement, présentant au public ses propres œuvres, celles de ses confrères contemporains et de ses élèves de composition, mais aussi quelques grandes pages sacrées et profanes de Bach, Gluck,
Beethoven et de son maître César Franck. En revanche si Camille Saint-Saëns
n’est pas venu à Avignon, ses œuvres étaient très souvent programmées et il fut
élu Président d’Honneur de la Société des Concerts Vocaux d’Avignon, créée en
1901 et concurrente des institutions fondées par Vincent d’Indy.
Symphonique
Aux côtés de ces deux grands personnages, dix-huit autres compositeurs français
de ce siècle sont présents durant cette saison. Certains sont bien connus comme Hector Berlioz, Gabriel Fauré et Georges Bizet dont les Suites de l’Arlésienne
ont été choisies pour nous rappeler qu’Avignon n’a jamais renié sa culture traditionnelle provençale ; d’autres méritaient d’être mis à l’honneur à cette occasion,
comme Méhul, Hérold, Alkan, Boeldieu, Ambroise Thomas, Théodore Dubois, le
grand violoniste Henri Vieuxtemps et la harpiste Henriette Renié, injustement
oubliée. D’Halevy, on connaissait son opéra La Juive, mais nous avons choisi de
vous présenter son opéra-comique Le Dilettante d’Avignon, créé en 1829, qui fut
son premier grand succès lyrique.
Les compositeurs italiens et germaniques eurent beaucoup de succès en France
et notamment à Avignon tout au long du XIXe siècle : c’est pourquoi nous vous
présentons également des œuvres de Haydn, Mozart, Gluck, Piccinni, Mendelssohn, Liszt et Rossini. Une place privilégiée a été donnée à Beethoven, compositeur étranger le plus joué à cette époque en France. Ses symphonies, ses ouvertures
d’opéras, ses oratorios, concertos et quatuors remportent un très grand succès auprès du public. Avec la fondation des sociétés philharmoniques, le mouvement
beethovenien se répand dans la France entière et notamment à Avignon. C’est
pourquoi nous vous présentons trois de ses symphonies, mais aussi l’intégrale de
ses concertos pour piano et orchestre, et sa Messe en Ut qui fut créée à la cathédrale d’Avignon en avril 1864 pour l’intronisation du nouvel évêque.
Pour défendre ces œuvres, les plus connues comme les plus insolites, des artistes
de renom et de jeunes talents suivront la baguette de Samuel Jean, notre chef
permanent, et celle de chefs invités prestigieux. Originale, offrant au public des
pépites méritant d’être (re)découvertes, cette saison devrait être aussi brillante que
les saisons passées, au cours desquelles l’Orchestre Régional Avignon Provence
s’est produit au Festival international d’Orchestres de Daejon en Corée du Sud et
en Inde, dans le cadre du Festival Bonjour India, année de la France en Inde.
Pour prolonger les concerts…
Parallèlement, la mise en place d’une politique discographique dynamique, afin
de faire connaître l’Orchestre par le plus grand nombre, atteste déjà de la haute
qualité de notre formation orchestrale. Fidèle à notre approche du jeune public,
nous avons réalisé un livre disque pour le centenaire de Peter Pan à partir d’une
œuvre commandée au compositeur Olivier Penard et jouée en création mondiale.
Cette année, l’Orchestre a édité un enregistrement du Docteur Miracle, opéracomique de Bizet qui recueille déjà de hautes distinctions. Et en septembre, nous
enregistrerons L’Amour masqué d’André Messager, donné en février dernier.
Philippe Grison,
Directeur Général
13
Deux cents ans d’histoire…
Fondé à la fin du XVIIIe siècle, l’Orchestre Régional Avignon Provence appartient
à ces orchestres qui, depuis longtemps, structurent la vie musicale française et y
accomplissent les missions de service public.
14
Fort de ses deux cents ans d'existence, il est une vitrine culturelle incontournable
de la Ville d’Avignon, de la Communauté d’Agglomération du Grand Avignon, du
Département de Vaucluse et de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur. Comme
tous les autres orchestres permanents en France, l’Orchestre Régional Avignon
Provence eut d’abord une tutelle unique (la Ville d’Avignon). Depuis 1982, il est
devenu orchestre régional et, régi par le statut associatif, il assume une triple
mission :
- Dans la fosse de l’Opéra d’Avignon, il participe à toutes les saisons lyriques de
l’Opéra Grand Avignon.
- À Avignon et dans toute la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur, il réalise une
ample activité de concerts à destination de tous les publics, notamment auprès
des jeunes générations.
- En outre la création du département Nouveaux Publics en 2009 permet
aujourd’hui à plus de 20 000 jeunes, de la maternelle à l’université, d’assister aux
concerts de l’Orchestre.
Dans chacune de ces trois missions, il interprète toute l’histoire de la musique
orchestrale, de la musique baroque aux musiques d’aujourd’hui, notamment
Pascal Dusapin, Marcel Landowski, György Ligeti, Toru Takemitsu et Éric
Tanguy. Grâce à ses directeurs musicaux, l’Orchestre Régional Avignon Provence
offre une profonde intelligence musicale et une rare souplesse dans l’approche
des œuvres, quels que soient leur époque et leur style.
En octobre 2010, il a été invité en Corée du Sud dans le cadre du Festival
International d’Orchestre de Daejeon. Il était en Inde en février et mars 2013 pour
une tournée organisée par l’Institut Français et l’Ambassade de France en Inde
dans le cadre de l’année de la France en Inde.
Soutenu par l’État (au travers du Ministère de la Culture et de la Communication),
le Conseil Régional Provence-Alpes-Côte d’Azur, le Conseil Général de Vaucluse,
la Communauté d’Agglomération du Grand Avignon et la Ville d’Avignon,
l’Orchestre Régional Avignon Provence apporte son concours à un territoire
régional dont le patrimoine culturel et l’histoire musicale, tant passés que
présents, sont parmi les plus riches d’Europe. Sous l’impulsion de Philippe
Grison, son Directeur Général, l’Orchestre Régional Avignon Provence rayonne
désormais sur son territoire, en France et à l’international.
LES CHEFS QUI L’ONT DIRIGÉ…
Alain Altinoglu, Arie Van Beek, Claudio Cruz, Samuel Jean, Friedemann Layer, Kent Nagano,
Laurent Petitgirard, Jérôme Pillement, Michel Plasson, Pascal Rophé, Yeruham Scharovsky,
Emil Tabakov, Alexander Vakoulski, Hikotaro Yazaki, Roberto Rizzi-Brignoli, Shinik Hahm,
Laurence Equilbey, Rani Calderon, Jean Deroyer, Jean-François Verdier, Christophe Mangou,
Jacques Lacombe, Cyril Diederich, Sébastien Billard, Jean-François Heisser, Benjamin Ellin,
Marzio Conti, Alain Guingal, Claude Poletti, Juraj Valcuha, Rumon Gamba, Rossen Milanov,
Tito Munoz, Kiyotaka Teraoka, Claude Schnitzler, Andras Ligeti, Michel Tabachnik, Gabriel
Chmura, Maurizio Arena, Rouslan Raichev, Gabor Ötvös, Antoni Ros-Marbà, Lionel Bringuier,
Alberto Zedda, Stéphane Denève, Luciano Acoccella, Patrick Fournillier, Louis Langrée, Antonio
de Almeida, Bertrand de Billy, Marco Guidarini, David Robertson, Jacques Mercier, Philippe
Bender, Frédéric Chaslin, Moshe Atzmon, Mark Foster, Paul Ethuin, Jean-Claude Malgoire,
Francesco Corti, Jean-Sébastien Béreau, Erich Binder, François-Xavier Bilger, Jun Märkl,
Maxim Vengerov, Pierre Roullier, Benjamin Pionnier, Roberto Fores-Veses, Marc- Olivier Dupin,
Alexandre Piquion…
LES SOLISTES QU’IL A INVITÉS…
Maurice Bourgue, Renaud et Gautier Capuçon, Adam Laloum, Olivier Charlier, Marc Coppey,
Henri Demarquette, Brigitte Engerer, Nelson Freire, François-Frédéric Guy, Marie-Josèphe
Jude, Laurent Korcia, Arto Noras, Marielle Nordmann, Vadim Repin, Bruno Rigutto, Mikhaïl
Rudy, Vanessa Wagner, Sonia Wieder-Atherton, Pieter Wispelwey, Patrice Fontanarosa, Liouba
Timofeyeva, Nicolas Bringuier, Dang Thaï Son, Gary Hoffmann, Pavel Sporcl, Giovanni Bellucci,
Kirill Troussov, Roger Muraro, Carlos Roque-Alsina, Augustin Dumay, Alexander Kniazev,
Alain Planès, Dmitri Makhtin, Emmanuel Rossfelder, Sergeï Krylov, Laure Favre-Kahn, Vahan
Mardirossian, Luigi Puddu, Vitalij Kuprij, Daishin Kashimoto, Juan Carmona, Maurice André,
Bernard Soustrot, Guy Touvron, Alexandre Lagoya, David Grimal, Emmanuel Pahud, Denis
Matsuev, Ivo Pogorelich, Dmitry Sitkovetsky, Jean- Marc Philipps, Régis et Bruno Pasquier,
Jean-François Heisser, Michel Portal, Jean-Pierre Rampal, Emile Naoumoff, Roland Pidoux,
Jean Philippe Collard, Catherine Collard, Jonathan Gilad, France Clidat, Yuri Bashmet, Gérard
Caussé, Anne Queffélec, Nikita Magaloff, Hedwig Bilgram, Michel Béroff, Miguel-Angel Estrella,
Pierre Amoyal, Frédéric Lodéon, Isabelle Faust, Yvan Chiffoleau, Jean-Guihen Queyras, William
Sabatier, Jean Ferrandis, Anastasia Khitruk, Silvia Marcovici, Nicholas Angelich, Thomas Leleu,
Romain Leleu, Ustad Amjad Ali Khan, Ayaan Ali Khan, Amaan Ali Khan…
LES CHANTEURS QU’IL A ACCOMPAGNÉS…
Roberto Alagna, June Anderson, Teresa Berganza, Montserrat Caballé, Patrizia Ciofi, José Van
Dam, Placido Domingo, Barbara Hendricks, Nathalie Manfrino, Jessye Norman, Stéphanie
d’Oustrac, Luciano Pavarotti, Ruggero Raimondi, Carolina Faria, Cristina Zavalloni, Pilar Jurado,
Nora Gubisch, Katarina Jovanovic, Natalie Dessay, Véronique Gens, Jaime Aragall, Teresa
Zylis-Gara, Renato Bruson, Lucia Valentini-Terrani, Leo Nucci, Régine Crespin, Magali Léger,
Christiane Eda-Pierre, Béatrice UriaMonzon, Angela Gheorghiu, Gabriel Bacquier, Alain Fondary, Jean-Philippe Lafont, Margarita
Castro-Alberty, Victoria de los Angeles, Marie-Ange Todorovitch, Gilles Ragon, Eric-Martin
Bonnet, Isabelle Guillaume, Laura Brioli, Sophie Fournier, Mariana Ramos, Julien Behr, Julie
Fuchs…
15
Symphonique
Samuel Jean
Premier Chef Invité
16
Après des études de piano et d’accompagnement au CNR de Boulogne-Billancourt puis au CNSM de Paris dans la classe de Serge Zapolsky, Samuel entame
une carrière de chef de chant, chef de chœur et assistant dans plusieurs maisons d’Opéra. (Genève, Festival d’Aix en Provence, théâtre du Châtelet, Montpellier, Opéra-Comique, Rennes, Rouen…)
Après des débuts au pupitre en 2005 à l’Opéra-Comique pour La Veuve Joyeuse
et La Périchole, Samuel Jean devient en 2006 lauréat de l’audition des jeunes
chefs de l’Orchestre National d’Ile de France. A ce titre, il dirige cet orchestre
dans plusieurs programmes notamment Salle Pleyel.
Dès lors, il est invité par de nombreux théâtres pour des productions lyriques
(On the town et Monkey, Journey to the West, au théâtre du Châtelet, La Périchole
à l’Opéra de Trieste, avec l’Orchestre symphonique « la verdi » de Milan avec les
chanteurs de l’université de Yale, les créations mondiales Affaire étrangère et la
Cantatrice Chauve à l’Opéra National de Montpellier, La Voix Humaine et Le
château de Barbe-Bleue à l’Opéra de Saint-Etienne, la production d’Orphée aux
Enfers du festival d’Aix en Provence aux Opéras de Toulon, Dijon et Versailles,
L’Ile de Tulipatan à l’Opéra de Rouen…).
Dans le domaine symphonique, il est invité par l’Orchestre Philharmonique
de Radio-France, l’Orchestre National d’Ile de France, l’Orchestre National de
Montpellier, l’Ensemble Orchestral de Paris, l’Orchestre de l’Opéra de Rouen
Haute-Normandie, l’Orchestre Régional Avignon-Provence, l’Orchestre de
l’Opéra de Marseille, l’Orchestre Dijon Bourgogne…
Reconnu pour son éclectisme musical, Samuel Jean est invité à collaborer avec
des jazzmen tels que Laurent Dehors ou Jean-Luc Fillon et des popstars tel que
Damon Albarn (Gorillaz, Blur) mais aussi à assurer la création de nombreuses
œuvres contemporaines symphoniques et lyriques. Il a également dirigé la
création mondiale de Pierre Thilloy Le Songe d’Ananta lors de la tournée en
Inde de l’Orchestre Régional Avignon Provence avec le grand maître du sarod
Amjad Ali Khan (dans le cadre de Bonjour India, année de la France en Inde).
La saison dernière, Samuel fait des débuts remarqués au Théâtre Royal de la
Monnaie de Bruxelles dans Cendrillon de Massenet et dirige l’Opéra de quatre
sous au CDN de Sartrouville et en tournée, des concerts avec l’Orchestre Régional Avignon Provence, l’Orchestre Lamoureux au théâtre des Champs-Elysées, l’Orchestre de l’Opéra de Marseille. En tant que pianiste, il enregistre avec
la soprano Sabine Revault d’Allones pour le label Timpani un disque consacré
aux mélodies de Massenet unanimement salué par la critique (ffff télérama, 5
diapasons, 4 étoiles Classica…) et pour lequel l’académie du disque lyrique lui
attribue l’Orphée d’Or du meilleur accompagnateur.
Cette saison, il a fait des débuts remarqués à l’Opéra National de Bordeaux
dans Orphée aux Enfers.
De 2005 à 2013, Samuel Jean est professeur des ensembles vocaux au CNSM
de Paris. Il est également directeur musical du festival des Pierres Lyriques en
Béarn des Gaves. Parmi ses projets, on peut citer Orphée aux Enfers à l’Opéra
de Marseille, Rigoletto au Théâtre Royal de la Monnaie, mais aussi des concerts avec l’Orchestre National d’Ile de France, l’Orchestre de l’Opéra de Rouen
Haute-Normandie et en tant que pianiste, la sortie en septembre 2013 d’un
disque consacré aux mélodies de Gabriel Pierné.
Depuis janvier 2013, Samuel Jean est Premier Chef Invité de l’Orchestre Régional Avignon-Provence. Il assure l’enregistrement avec cet orchestre de la
création mondiale Peter Pan du compositeur Olivier Penard, paru en novembre
2012, et du Docteur Miracle de Bizet paru en mai 2013 (Choc Classica).
www.samuel-jean.com
17
Agenda
DECEMBRE
2013
MARS
2014
JUIN
2014
14 septembre Journées du Patrimoine
6 décembre Concert de prestige
9 mars Le dernier jour d’un condamné
1 juin La fille mal gardée (ballet)
OCTOBRE
2013
13 décembre Concert de Noël
12 mars Le dernier jour d’un condamné
3 juin La fille mal gardée (ballet)
3 octobre Opus au Campus
14 décembre Concert de Noël
21 mars Concert Lyrique
6 juin
Concert de clôture
Concert Lyrique décentralisé
Concert du CNIPAL
Couleur Mandoline
22 mars 13 juin 4 octobre 20 juin Solstice d’été
5 octobre Couleur Mandoline
23 mars Concert Lyrique décentralisé
21 juin Solstice d’été
6 octobre Couleur Mandoline
27 mars
Pierre et le Loup
22 juin Solstice d’été
28 mars
Pierre et le Loup
JUILLET
2014
29 mars
Pierre et le Loup //En Région
4 juillet Folie dÔ
30 mars
Pierre et le Loup //En Région
6 juillet Folie dÔ
AVRIL
2014
8 juillet Folie dÔ
3 avril
La symphonie démontée // En Région
11 juillet Mozart pour une nuit d’été
4 avril
La symphonie démontée // En Région
12 juillet Mozart pour une nuit d’été
13 juillet Mozart pour une nuit d’été
18 juillet Sérénade sous les étoiles
19 juillet Sérénade sous les étoiles
20 juillet Sérénade sous les étoiles
22 juillet Sérénade sous les étoiles
23 juillet Sérénade sous les étoiles
SEPTEMBRE
2013
15 décembre Concert de Noël
28 décembre My fair lady
29 décembre My fair lady
11 octobre Concert d’ouverture
12 octobre Concert symphonique décentralisé
17 octobre 31 décembre My fair lady
JANVIER
2014
4 janvier Concert du Nouvel An
Le Carnaval des Animaux
10 janvier Concert symphonique (Partie 1)
18 octobre Le Carnaval des Animaux
12 janvier Concert symphonique (Partie 2)
19 octobre Le Carnaval des Animaux
FEVRIER
2014
NOVEMBRE
2013
2 février L’italienne à Alger
5 novembre Ciné-concert tout public
4 février L’italienne à Alger
5 avril
La symphonie démontée // En Région
7 février Tournée avec le chœur régional PACA
6 avril
La symphonie démontée // En Région
8 février Tournée avec le chœur régional PACA
18 avril Concert de prestige
9 février Tournée avec le chœur régional PACA
MAI
2014
14 février
Concert symphonique
7 mai GMEM Festival Les Musiques
15 février Concert symphonique décentralisé
18 mai Cavalleria Rusticana & Pagliacci
24 juillet Sérénade sous les étoiles
16 février Concert symphonique décentralisé
20 mai Cavalleria Rusticana & Pagliacci
25 juillet Sérénade sous les étoiles
20 février
Ali Baba // En Région
23 mai Les Musiciens de Marie-Antoinette
26 juillet Sérénade sous les étoiles
21 février
Ali Baba // En Région
25 mai Concert symphonique décentralisé
27 juillet Sérénade sous les étoiles
29 novembre Le Carnaval des Animaux // En Région
22 février
Ali Baba // En Région
30 novembre Le Carnaval des Animaux // En Région
23 février
Ali Baba // En Région
6 novembre Ciné-concert Etudiant
17 novembre Madame Butterfly
19 novembre Madame Butterfly
22 novembre Concert symphonique
24 novembre Concert symphonique décentralisé
26 novembre Concert symphonique décentralisé
28 novembre Le Carnaval des Animaux // En Région
18
Saison symphonique
Concerts en Région
L'Orchestre à l'Opéra
Concerts Nouveaux Publics
19
SAISON SYMPHONIQUE
20
21
22
Si l’on considère souvent, à tort, que les compositeurs français
du XIXe siècle n’ont presque pas composé de symphonies, c’est
en partie parce que ce type de production a été très fortement
concurrencé par deux genres symphoniques
très populaires : l’ouverture d’œuvre lyrique
et le concerto de virtuose. Dans une ville
1837 : comme Avignon, la programmation d’une
Zampa ouverture d’opéra au cours d’un concert est
de Hérold est liée à un aspect pratique : l’orchestre partiprésenté en cipant au concert étant le même que celui
au public du théâtre, lui réclamer un fragment qu’il
a l’habitude de jouer dans la fosse nécesavignonnais. site peu, voire pas, de répétition préalable.
L’ouverture de Guillaume Tell est jouée, par
exemple, au 3e concert de la société philharmonique d’Avignon (octobre 1834) alors que l’œuvre figure au répertoire du théâtre depuis la saison 1830-1831 (un an après la création parisienne). Zampa de Hérold (1831) est présenté en 1837 au
public avignonnais. Cette proximité entre
musique de théâtre et musique de concert
reste très forte tout au long du XIXe siècle
français et certains compositeurs sauront Octobre 1834 :
en tirer parti. C’est notamment le cas de L’ouverture de
Georges Bizet : alors que la création de Guillaume Tell
sa musique de scène pour l’Arlésienne
est jouée
(drame en trois actes d’Alphonse Daudet)
e
au Théâtre du Vaudeville en 1872 fut un au 3 concert
échec, il proposa une nouvelle version de de la société
son œuvre, sous forme de suite pour or- philharmonique
chestre, destinée aux grandes sociétés de d’Avignon
concert parisiennes. Cette première suite
(1874) eut tant de succès qu’après la mort
de Bizet (1875) son ami Ernest Guiraud se
vit commander une seconde suite sur la même musique de scène
(1879). La vogue que connaissent ces deux œuvres instrumentales
au concert permet, en 1885, la reprise triomphale de L’Arlésienne
dans sa version originale au théâtre de l’Odéon.
23
Symphonique
Aux côtés de ces fragments d’ouvrages composés
pour la scène et adaptés pour les orchestres
symphoniques, les œuvres concertantes des
grands solistes européens constituent le point
culminant des concerts de la période romantique :
généralement défendues
par leurs compositeurs,
ces pièces où bravoure
pianistique va de pair avec
recherche
harmonique,
attirent un public en attente
de
sensations
fortes.
La virtuosité sombre de
Charles-Valentin
Alkan
(dont on fête en 2013
le bicentenaire de la
naissance) et le jeu perlé
de Camille Saint-Saëns
(qui compose et crée son 2e
concerto en 1866, à l'âge de
29 ans) sont deux aspects
marquants de "l'après Chopin".
24
Opéra Grand
Avignon
Vendredi 11
octobre 2013
20h30
Catégorie
Plein tarif
Groupes
Jeunes
1
25
20
15
2
20
12
10
3
10
8
6
DIRECTION
SAMUEL JEAN
PIANO
ROMAIN DESCHARMES
Ferdinand HÉROLD (1791-1833)
Zampa Ouverture
Charles-Valentin ALKAN (1813-1888)
Concerto da Camera n°1 en la mineur
Gioachino ROSSINI (1792-1868)
Guillaume Tell Ouverture
Camille SAINT-SAËNS (1835-1921)
Concerto n°2 pour piano et orchestre en
sol mineur op.22
GEORGES BIZET (1838-1875)
Suites de l’Arlésienne n°1 et n°2
25
Encore plus d'archives
Symphonique
Inspiré par les romans d’Émile Zola et la peinture française du XIXe siècle de Toulouse-Lautrec, Manet, etc.,
La Nouvelle Babylone offre une fresque épique et tourmentée de la Commune de Paris à travers le cheminement romanesque et tragique de deux personnages que
tout devrait rapprocher et que l’Histoire va séparer. Vendeuse dans le grand magasin “La Nouvelle Babylone”,
Louise Poirier côtoie le monde de la riche bourgeoisie
parisienne. Elle est l’ouvrière, symbole de ce peuple de
Paris qui travaille et qui gronde. L’Histoire l’avait laissée
de côté, elle a aujourd’hui l’occasion d’y entrer et de la
bouleverser. Cette “révolution” l’attire, l’aspire. Le vent
qui souffle est celui de la liberté et de l’émancipation
mais il est accompagné de nombreuses désillusions.
Louise aime à la folie un jeune homme, Jean, paysan
naïf, qui n’hésitera pas à rejoindre l’armée et les régiments de Versaillais dévoués à la bourgeoisie. L’Histoire les rattrape et, comble de l’ironie, lors du massacre
sanglant des communards, Jean accompagnera sa
bien-aimée vers un destin tragique : la mort. “Kozintsev
et Trauberg ont porté le cinéma muet à l’apogée de sa
perfection linguistique : la qualité et la force des effets
visuels engendrent une émotion proprement esthétique
qui décuple la passion révolutionnaire de l’œuvre. C’est
un cinéma presque magique, et le silence de la projection ajoute encore à cette impression”, déclarera le critique Marcel Martin.
26
Cinéma
Le Capitole
Centre Avignon
DIRECTION
ALEXANDRE PIQUION
RÉALISATEURS
Mardi 5
novembre
2013
20h30
Catégorie
Plein tarif
Groupes
Jeunes
1
25
20
15
GRIGORI KOZINTSEV
LEONID TRAUBERG
CINÉ-CONCERT
Dimitri
CHOSTAKOVICH (1906-1975)
La Nouvelle
Babylone
Film russe de 1929
27
Encore plus d'archives
Il faut attendre 1913 pour que le cahier des charges du théâtre
d’Avignon impose au directeur d’avoir dans son orchestre un
harpiste (encore que ce document ne lui fixe que de posséder
“un pianiste ou harpiste, au choix”). Ce changement – dans un
type de document qui existe depuis les années 1820 – s’explique
certainement par l’engagement, dès la saison 1911-1912 de Mme
Vandamme, “harpiste soliste du Grand
Théâtre” qui a pu promouvoir son instrument auprès du public avignonnais, non
seulement dans la fosse d’orchestre mais
aussi au cours de concerts publics (elle
se fait notamment applaudir à partir de
février 1912 dans ceux organisés par la
Société des concerts classiques du conser1911 : vatoire d’Avignon). Une partie de harpe
apparition existait pourtant dans de nombreux opé-e
ras donnés à Avignon au cours du XIX
de la harpe siècle (de La Dame blanche de Boieldieu à
dans l'orchestre Carmen de Bizet) mais son caractère indisdu théâtre pensable n’apparaît qu’en ce début de XXe
d'Avignon siècle.
28
Ce sont les efforts d’Alphonse Hasselmans
(professeur de harpe au Conservatoire de
Paris de 1884 à 1912) et de ses élèves (Marcel Tournier, Henriette Renié et Marcel
Grandjany) qui ont rendu cette évolution
possible en France. Enfant prodige et élève
du Conservatoire de Paris (où elle suivit
notamment l’enseignement de Théodore
Dubois pour l’harmonie), Henriette Renié
eut, par exemple, une grande carrière de concertiste et fit partie de cette génération qui imposa la harpe comme instrument
soliste dans les sociétés de concert (notamment aux Concerts Lamoureux où elle débuta en 1901 avec son Concerto pour harpe) et
développa de manière conséquente le répertoire de l’instrument.
29
Symphonique
Les deux pièces symphoniques qui complètent ce
programme de harpe datent de la deuxième partie du
XIXe siècle. La 2e symphonie de Camille Saint-Saëns,
en la mineur, a été créée par le chef d’orchestre auquel
elle est dédiée : Jules Pasdeloup. Avant de fonder sa
fameuse Société des concerts populaires, le chef œuvrait
déjà pour la promotion de la musique symphonique
française avec la Société des jeunes artistes (1856-1861).
Composée en 1859, la Symphonie
no 2 de Saint-Saëns est jouée par
cette société le 25 mars 1860 mais
devra attendre presque vingt ans et
sa reprise à Leipzig pour connaître
le succès en France. Alors que
Claude Debussy a déjà achevé
son drame lyrique (terminé en
1895 mais créé seulement, avec le
tumulte que l’on connaît, en 1902
à l’Opéra de Paris) sur la pièce
de Maurice Maeterlinck, Gabriel Fauré se voit confier
l’écriture d’une musique de scène pour accompagner la
traduction anglaise de Pelléas et Mélisande. Composée
en mai 1898, puis orchestrée pour petit ensemble par
Charles Koechlin, la musique de Fauré rencontre un
vrai succès en Angleterre, ce qui pousse son auteur à en
tirer une suite pour orchestre destinée au concert. Cette
suite est créée aux Concerts Lamoureux le 3 février 1901.
30
Opéra Grand
Avignon
Vendredi 22
novembre 2013
20h30
Catégorie
Plein tarif
Groupes
Jeunes
1
25
20
15
2
20
12
10
3
10
8
6
DIRECTION
SAMUEL JEAN
HARPE
EMMANUEL CEYSSON
Gabriel FAURÉ (1845-1924)
Pelléas et Mélisande op. 80
Henriette RENIÉ (1875-1956)
Concerto pour harpe et orchestre
en ut mineur
Théodore DUBOIS (1837-1924)
Fantaisie pour harpe et orchestre
Camille SAINT-SAËNS (1835-1921)
Symphonie n°2 en la mineur op. 55
31
Encore plus d'archives
Telperion et Laurelin
Une idylle à l'aube des mondes
32
L'histoire de Telperion et Laurelin, les deux arbres axis mundi
dans le légendaire de l'écrivain britannique J. R. R. Tolkien, est
l'exemple classique de la véritable singularité de la littérature fantasy : la mythologie inventée. Ce mythe, qui raconte l'histoire de
ces deux arbres dès leur création par les dieux protecteurs de la
terre, qui raconte leur lumière enchantée mêlée d’or et d’argent,
leur impact révélateur et profond sur les habitants d'un espace à
l’aube des mondes encore plongé dans l’obscurité et enfin leur destruction, est un mythe fondamental dans l'univers de Tolkien, ayant
des répercussions dans d'autres histoires, Le Seigneur des anneaux
et Le Hobbit entre autres. La destruction de Telperion et Laurelin
par la divinité antagoniste Melkor reste la source principale d’une
nostalgie très émotionnelle et sombre qui caractérise les elfes de
cet univers. Ces elfes, cohabitant avec les dieux, ont été particulièrement touchés par la destruction des arbres : ni les pleurs de
Nienna, une déesse de la mort, ni les incantations de Yavanna, la
déesse de la terre, ne parviennent à leur redonner vie. Enfin, de Telperion, une seule fleur renaît, et de Laurelin, un seul fruit. De cette
fleur et de ce fruit, les dieux créeront la lune et le soleil. La lune
pour Telperion et le soleil pour Laurelin. Pour les lecteurs, cette
sensation elfique du paradis perdu ressemble à une sensation de
perte de connexion profonde entre la nature et l'humain et nous
rappelle fortement le jardin d'éden, le paradis dont l'humanité a été
expulsée, mais qui reste ancré en nous comme une aspiration vers
une beauté à jamais perdue. Par contre, dans le mythe des deux
arbres, l'espoir de revoir la lumière n'est pas entièrement perdu, car
Fëanor, le plus puissant des forgerons, conçoit trois globes indestructibles, les Silmarils, en capturant la lumière des arbres. Les événements autour de ces trois globes font la fondation conceptuelle
du Silmarillion, le livre dont le mythe de Telperion et Laurelin a
été extrait. Jeune compositeur norvégien, Martin Romberg a créé
de nombreuses œuvres programmatiques basées sur l'univers de
Tolkien. Il cherche avec celle-ci à mettre en valeur les côtés plus
sérieux et profonds de cette littérature et en même temps à lier
certains aspects précieux de la culture populaire avec la musique
classique. Telperion et Laurelin, une idylle à l'aube des mondes, est
la deuxième pièce d’une tribologie basée sur Silmarillion commencée avec l'œuvre Quendi, créé par l'Orchestre de Montpellier 2010.
33
Symphonique
“À l’occasion de l’installation du nouvel archevêque d’Avignon, Mgr Dubreil, ancien évêque de Vannes, on a exécuté
dans la métropole de Notre-Dame des Dômes de cette ville
la Première messe de Beethoven en ut. C’est grâce aux soins
et au zèle de M. Brun, directeur de cet orphéon d’Avignon,
qui remporta le prix de l’Empereur au grand concours des
orphéons de Paris, que le chef-d’œuvre du grand maître allemand, à grand chœur et grand orchestre, a retenti sous les
voûtes de la vieille basilique des papes. La partie vocale ne
comptait pas moins de 53 choristes, sans parler des solistes,
au nombre de quatre, et l’orchestre se composait de 46 exécutants ; total 103. C’est assurément fort beau pour une ville
comme Avignon. D’ailleurs, l’église n’est pas grande et elle
a beaucoup de sonorité. À nous en tenir au compte rendu
que M. François Séguin a écrit dans la Revue des Bibliothèques paroissiales, l’exécution a été admirable. Laissons
la parole à M. Séguin :
[…] Que de fraîcheur, d’éclat et de velouté dans ce mélange
des divers timbres de la voix humaine, rivalisant d’une
noble émulation pour concourir à l’unité d’un ensemble surprenant qui ferait envie aux plus célèbres réunions musicales de l’Europe ! Ces voix de nos orphéonistes et des choristes de nos paroisses mises en relief par les riches dessins
de l’orchestre produisaient sur l’oreille un effet analogue à
celui qu’offrirait aux yeux l’aspect d’un inestimable joyau,
où diamants, saphirs, émeraudes et rubis se trouveraient
montés sur des rameaux d’or pur, façonnés par le travail
de la plus exquise orfèvrerie”. (Le Ménestrel, 17 avril 1864).
34
Opéra Grand
Avignon
Vendredi 6
décembre
2013
Co-réalisation
Musique Sacrée
en Avignon
DIRECTION
SAMUEL JEAN
SOPRANO
MARIE-LAURE GARNIER
MEZZO-SOPRANO
CATHERINE TROTTMANN
TÉNOR
JÉRÔME BILLY
Catégorie
Plein tarif
Groupes
Jeunes
1
28
22
17
2
24
17
11
3
17
12
8
BASSE
RAPHAËL MARBAUD
CHŒUR
CHŒUR SYMPHONIQUE
AVIGNON PROVENCE
Henri DUPARC (1848-1933)
Aux étoiles
Martin ROMBERG (1978)
“Telperion and Laurelin”,
Idylle à l’Aube des mondes
[création mondiale commande de
l'Orchestre Régional Provence Avignon]
Ludwig van
BEETHOVEN (1770-1827)
Messe en ut opus 86 Encore plus d'archives
35
Un théâtre comme celui d’Avignon au XIXe siècle
offre à ses abonnés des spectacles variés. Drame,
vaudeville, comédie, opéra-comique, grand-opéra,
traduction d’opéras étrangers, ballet : selon les capacités de la troupe et le cahier des charges de la saison,
les artistes en résidence proposent tous ces genres
ou une partie d’entre eux au cours des cent-dix ou
cent-vingt soirées qui composent la saison (de septembre à avril, soit trois ou quatre représentations
par semaine).
Un dernier type de spectacle peut néanmoins y être
organisé : un concert. L’orchestre quitte alors la fosse
pour se présenter au public sur la scène du théâtre ;
chanteurs et choristes interprètent en avant-scène les
passages lyriques qui ont connu le plus de succès au
cours des mois précédents ou qui leur paraissent le
mieux à même de faire briller leur talent. Ces soirées
sont généralement organisées à la fin de la saison au
profit du chef d’orchestre (qui y voit un complément
36
non négligeable à son salaire modique) ou, au moment des fêtes, au profit d’une œuvre caritative.
37
Symphonique
Ce “Nouvel An à la française” reflète ce que pourrait être
un concert de ce genre à Avignon au cours de la dernière
décennie du XIXe siècle. De nombreuses œuvres proposées alors au théâtre sont assez récentes mais, comme
partout en France, la programmation fonctionne également à partir d’un répertoire comprenant des pièces plus
anciennes. Le Calife de Bagdad de François-Adrien Boieldieu (1800), interprété à Avignon au mois de décembre
1808, y est toujours joué dans les années 1820 ; et Fra
Diavolo d’Auber (1830) appartient toujours au répertoire
les troupes qui jouent à Avignon au milieu des années
1870. Si Raymond (1851) ne connut pas autant de succès,
les productions suivantes d’Ambroise Thomas (notamment Mignon) étaient encore interprétées annuellement
dans la ville au début du XXe siècle. Il ne faut pas y voir le
signe d’un goût musical rétrograde : ce système permet à
la troupe de varier les œuvres qu’elle joue au cours de la
saison. Les œuvres “récentes” (pour un public de la Troisième République) comme La Jolie Fille de Perth (1867), le
ballet Coppélia (1870), Orphée aux enfers (1874), Carmen
(1875) ou encore Le Roi malgré lui (1887) apparaissent à
Avignon à raison de cinq à dix par an. À leurs côtés, c’est
pourtant plus d’une soixantaine de pièces différentes que
l’on peut voir chaque année sur ce théâtre !
38
Opéra Grand
Avignon
Samedi 4
janvier 2014
14h30
Inter'Notes
(Âge d'or Temps libre)
Samedi 4
janvier 2014
20h30
DIRECTION
JÉRÔME PILLEMENT
Un Nouvel
An à la
française
Entrée libre
39
Encore plus d'archives
Ludwig van Beethoven a été la porte d’entrée des musiciens
français vers le concert symphonique. Entendues en France à
partir de l’Empire, ses symphonies sont
l’élément distinguant que la Société des
concerts du Conservatoire de Paris utilise dès 1828 pour s’autoproclamer “pre1828 : mier orchestre d’Europe”. La société philcréation de harmonique d’Avignon, en 1834, s’inscrit
clairement dans la lignée de cette institula société des tion : elle réclame d’ailleurs au ministère
concerts du de l’Intérieur, dès sa création, la possibiConservatoire lité de disposer de “quelques partitions
des grands maîtres français, allemands
et italiens” et programme au cours de sa
courte existence certaines symphonies
du maître viennois : la Cinquième symphonie à son 3e
concert ; la Symphonie héroïque au 6e ; la
Pastorale au 7e… À l’occasion de cette dernière audition, la presse locale rapporte :
1835 :
le public
avignonnais
“commence à
apprécier toutes
les beautés des
œuvres
de Beethoven”
40
“La Symphonie pastorale de Beethoven
a été parfaitement rendue. Les musiciens
en ont saisi les nuances les plus délicates
avec un ensemble auquel personne n’était
accoutumé. Le public commence à goûter ces compositions d’un ordre si élevé ;
il commence à apprécier toutes les beautés des œuvres de Beethoven. Cette soirée
fera époque dans les annales musicales
d’Avignon. Les premiers concerts ont
offert quelque chose de magique grâce
au concours et à la fusion de toutes les
classes de la société, unies dans un sentiment commun d’admiration et de sympathie.” (L’Écho de Vaucluse, 1835)
41
Symphonique
Cet engouement pour Beethoven qui, dans une certaine mesure, s’est prolongé jusqu’à nos jours est également observable à Avignon tout au long du siècle :
sa messe en ut est exécutée en 1864 pour l’arrivée d’un
nouvel archevêque ; les distributions des prix des
élèves du conservatoire d’Avignon s’achèvent, dans
les années 1870, par des extraits du Christ au mont
des Oliviers ; au cours de la décennie suivante, la
Chambre musicale d’Avignon fait régulièrement entendre ses œuvres de musique de chambre ; et le premier concert de la Société avignonnaise des concerts
symphoniques (15 avril 1899) propose l’audition de la
Deuxième symphonie…
Quand, le 5 août 1899, Vincent d’Indy présente une
“audition-conférence” dans le cadre des fêtes musicales d’Avignon (organisées par la Schola cantorum),
le titre de celle-ci est d’ailleurs “De Bach à Beethoven” : point d’aboutissement de la tradition musicale
ancienne, sommet du classicisme viennois, Beethoven est également le père du romantisme musical
européen.
Opéra Grand
Avignon
Vendredi 10
janvier 2014
20h30
Dimanche 12
janvier 2014
17h00
Catégorie
Plein tarif
Groupes
Jeunes
1
25
20
15
2
20
12
10
3
10
8
6
DIRECTION & PIANO
FRANÇOIS-FRÉDÉRIC GUY
Ludwig van
BEETHOVEN (1770-1827)
Intégrale
des
concertos
Dans le cadre d’un cycle Beethoven
proposé avec l’Opéra Grand Avignon.
Concertos n°2, 3 et 4
(Vendredi 10 janvier 2014)
Concertos n°1 et 5
(Dimanche 12 janvier 2014)
"Abonnement
Beethoven" avec
l'intégrale des concertos
et l'intégrale des
quatuors à cordes donné
par le Quatuor Ysaÿe Normal 120 90 60 30
Groupes 112 84 56 28
42
Jeunes 60 45 30 15
Encore plus d'archives
43
L’histoire du violoncelle en France, au XIXe siècle, s’écrit en trois
chapitres : c’est d’abord la génération de Duport, Levasseur et Janson (héritière de l’école de Boccherini) qui imagine, dès la fin du
XVIIIe siècle, une virtuosité renouvelée hissant le violoncelle au
même rang que le violon. Une abondante littérature pédagogique
fixe alors les prouesses du moment (facilitées par la généralisation de la “pique” et de l’archet “Tourte”) et forme la génération
de Baudiot et Platel à l’excellence. Ce sont
enfin les fruits de cet enseignement – FranLes œuvres chomme, Servais ou encore Chevillard – qui
diffusent internationalement un art français
françaises pour longtemps jugé comme référent mondial. Malvioloncelle : gré l’engouement général pour le violoncelle
un continent à à l’époque romantique, le corpus français de
redécouvrir sonates et concertos reste marginal en regard
des ouvrages pour piano ou violon concertants. En sonate, la postérité n’a guère retenu
(et encore parcimonieusement) que les pièces d’Onslow, Alkan,
Saint-Saëns, Fauré et Lalo ; en concerto, seuls survivent aujourd’hui
les ouvrages magistraux de Saint-Saëns et Lalo. Parmi les pièces
à redécouvrir figurent pourtant les splendides
sonates de Pierné, Magnard ou Ropartz, et –
avec orchestre – les Variations symphoniques
de Boëllmann ou la Fantasie-Stück de Dubois.
1898-1902 :
44
Le Concert pour piano, flûte, violoncelle et or- présence active
chestre à cordes opus 89 de Vincent d’Indy est de Vincent d'Indy
postérieur de presque trente ans à la période à Avignon
durant laquelle le compositeur s’est pleinement investi dans la vie musicale d’Avignon
(1898-1902). L’œuvre, composée en 1927, a été
créée le 2 avril de cette même année à la Société nationale de musique – société de concert dont Vincent d’Indy
a été l’actif secrétaire (1876-1886) puis le président, après la mort de
César Franck (1890-1917). Dans cette œuvre tardive, d’Indy poursuit son exploration de la musique ancienne et donne une nouvelle
modernité au concerto grosso du dix-huitième siècle.
45
Symphonique
Opéra Grand
Avignon
À propos de la Symphonie héroïque de Beethoven
( jouée pour la première
fois à Avignon au début
de l’année 1835) :
“Beethoven a écrit
des choses plus
saisissantes peutêtre que cette symphonie, plusieurs
de ses autres compositions impressionnent
plus vivement le public,
mais, il faut le reconnaître cependant, la Symphonie
héroïque est tellement forte de pensée
et d’exécution, le style en est si nerveux, 1835
si constamment élevé, et la forme si poé- la Symphonie
tique, que son rang est égal à celui des héroïque de
plus hautes conceptions de son auteur. Beethoven est
jouée pour la
première fois à
Un sentiment de tristesse grave et pour
Avignon
ainsi dire antique me domine toujours
pendant l’exécution de cette symphonie.” (Hector
Berlioz, À travers chants)
46
Vendredi 14
février 2014
DIRECTION & PIANO
JEAN-FRANÇOIS HEISSER
VIOLONCELLE
MARC COPPEY
20h30
FLÛTE
Catégorie
Plein tarif
Groupes
Jeunes
1
25
20
15
2
20
12
10
3
10
8
6
ODILE BRUCKERT
Vincent D'INDY (1851-1931)
Concert en mi bémol majeur pour flûte,
violoncelle, piano et orchestre
Théodore DUBOIS (1837-1924)
Andante cantabile pour violoncelle
et orchestre
Fantaisie-Stück pour violoncelle
et orchestre
Ludwig van
BEETHOVEN (1770-1827)
Symphonie n°3 en mi bémol majeur
dite “Héroïque” op. 55
47
Encore plus d'archives
“On a beau se dépenser, faire de son mieux : pour réussir aujourd’hui, il faut être mort… ou Allemand”. On attribue généralement ce bon mot à Georges Bizet : les succès posthumes de
L’Arlésienne et surtout de Carmen rendent
d’ailleurs cette formule amèrement juste.
L’Allemand Félix Mendelssohn dut néanmoins attendre l’extrême fin de son existence
“Pour réussir pour être consacré par les concerts français.
aujourd'hui, il S’il se fait ponctuellement entendre dans la
faut être mort… capitale au cours de la saison 1831-1832, la
diffusion de ses œuvres en France ne débute
ou Allemand.” véritablement que dans les années 1840 et
ce n’est qu’au lendemain de son décès (1847)
que la Société des concerts du conservatoire
lui consacre un concert tout entier (9 janvier
1848). La première audition de sa 5e symphonie en France est
encore plus tardive : elle a lieu le 22 mars
1868 sous la direction de Jules Pasdeloup (38
ans après sa date de composition).
Elle sera interprétée à Avignon 30 ans
plus tard, le 15 avril 1899, par la société des
concerts symphoniques, fondée au début de
cette année-là par Vincent d’Indy.
48
1899 :
création de
la Société
des concerts
symphoniques
d'Avignon
L’ouverture de concert Das Marchen von der
schonen Melusine, composée en 1833, n’est
également jouée en France qu’en 1861 (sous
la direction de Pasdeloup encore). C’est ainsi sous la Troisième République que Mendelssohn prend toute son envergure dans
l’Hexagone : continuant le travail entamé
par Pasdeloup, Édouard Colonne propulse
le compositeur au rang des classiques incontournables en programmant très fréquemment les symphonies italienne et écossaise ainsi que des extraits de la musique de scène pour Le
Songe d’une nuit d’été.
49
Symphonique
Bien qu’Hector Berlioz se donna les moyens d’être
entendu à Paris de son vivant (notamment en organisant lui-même et en dirigeant les auditions de ses
œuvres) il eut néanmoins à se plaindre à de nombreuses reprises du peu d’intérêt que témoignèrent
ses compatriotes pour ses compositions (à l’exception notable de la Symphonie
fantastique et de L’Enfance du
Christ). Sous le Second Empire,
il est surtout pour ses contempo- 1880 :
rains le brillant feuilletoniste du Berlioz est enfin
Journal des débats, le grand écri- programmé à
vain des Mémoires. Sa mort (en Avignon
1869) intervient, ironiquement,
au “bon moment”. Quand, après
la défaite de Sedan, la jeune Troisième République se cherche de
grandes figures françaises à opposer aux génies de
l’espace germanique (et notamment à Wagner), Berlioz s’impose naturellement : c’est alors l’ensemble du
catalogue du compositeur qui intègre le répertoire
des sociétés de concert et des théâtres de la France
entière. Le Vaucluse ne fait pas exception : au cours
de la première saison de la nouvelle Société philharmonique (1879-1880), on entend “pour la première fois
à Avignon” quelques pages du “Beethoven français”
(Le Ménestrel, 16 mai 1880).
50
Opéra Grand
Avignon
DIRECTION
PASCAL ROPHE
Vendredi 21
mars 2014
20h30
MEZZO SOPRANO
Catégorie
Plein tarif
Groupes
Jeunes
Félix MENDELSSOHN
BARTHOLDY (1809-1847)
1
25
20
15
2
20
12
10
3
10
8
6
Théâtre de
la Colonne à
Miramas
NORA GUBISCH
La belle Mélusine, ouverture en fa
majeur op. 32
Symphonie n° 5 en ré mineur
dite “Réformation” op. 107
Hector BERLIOZ
OZ (1803-1869)
Nuits d’été op. 7
Samedi 22
mars 2014
20h30
0
51
Encore plus d'archives
52
Opéra-comique en un acte basé sur un livret esquissé par
Hoffmann sous la Révolution, Le Dilettante d’Avignon eut le
malheur de se moquer des fanatiques de musique italienne
à l’époque de la grande vogue du Théâtre-Italien de Paris et
quelques mois seulement après le succès écrasant du Guillaume
Tell de Rossini (1829). Ce décalage d’une trentaine d’années
entre l’écriture de la première ébauche du livret et la version
finale (remaniée par le frère du compositeur, Ludovic Halévy)
explique aussi que son action soit située
à Avignon alors que l’intrigue n’a aucun
rapport avec la situation musicale de
la ville à la fin de la Restauration. En
rendant compte de cette œuvre pour
le Journal des débats, le Cavaillonnais
Castil-Blaze indique ainsi : “Le dilettante
1829 : que l’on vient de colloquer en Avignon,
Le Dilettante a-t-il quelques traits de physionomie qui
d'Avignon est justifient cette élection de domicile ? Non.
créé à Paris […] Ce fougueux dilettante rassemble
deux troupes de virtuoses, et veut faire
quelques mois représenter tour à tour l’opéra français
après Guillaume et l’opéra italien. En voilà beaucoup
Tell de Rossini trop pour une ville où la comédie peut à
peine se soutenir six mois de l’année. […]
Deux troupes de chanteurs telles que le
dilettante les désire, coûteraient au moins
600 000 f., et je ne pense pas qu’il y ait
un seul Avignonnais qui dépense, par an,
la sixième partie de cette somme pour ses
menus plaisirs musicaux.” Hoffman aura
sans doute choisi Avignon à une époque
où le Comtat Venaissin venait de voter
son annexion à la France : la ville représentait certainement
alors une terre symbolique pour cet affrontement entre opéras
français et italien. Cette petite guerre n’eut bien heureusement
aucune victime et les mélomanes français devaient même s’y
réconcilier autour de son chœur “Vive l’Italie !”
53
Symphonique
“L’introduction de l’opéra nouveau est originale et d’un
joli travail, et le duo à trois voix est traité avec beaucoup de talent. Des transports d’enthousiasme ont éclaté après le chœur Vive l’Italie, on a voulu l’entendre une
seconde fois. Ce chœur est conduit avec adresse, la modulation, les détails méritent des éloges” (Castil-Blaze,
Journal des débats)
“Son ouverture est charmante. Elle commence par une
introduction lente du meilleur goût, dont l’instrumentation est élégante et neuve. L’Allegro
renferme des mélodies agréables
disposées avec habileté et bien
instrumentées. Une introduction Revue de presse à l’italienne commence la pièce :
La coupe en est bonne —, peut-être
aurait-on pu désirer un peu plus de
nouveauté dans ses motifs, mais,
telle qu’elle est, elle fait un bon effet. […] La froideur
que le public avait manifestée pendant les premiers
morceaux s’est dissipée dès la ritournelle d’un morceau
d’ensemble syllabique et bien rythmé qui commence
par ces paroles : "Vive l’Italie". La conduite de ce morceau est heureuse, et la modulation en est recherchée
sans être tourmentée.” (Fétis, Revue musicale)
Opéra Grand
Avignon
Vendredi 18
avril 2014
20h30
Opera comique
en version
de concert
DIRECTION
MICHEL PIQUEMAL
CHŒUR RÉGIONAL
PROVENCE-ALPES-CÔTE D’AZUR
ELISE :
EVA GANIZATE (SOPRANO)
MARIETTE :
VIRGINIE POCHON (SOPRANO)
Catégorie
Plein tarif
Groupes
Jeunes
1
28
22
17
2
24
17
11
3
17
12
8
DUBREUIL :
MATHIAS VIDAL (TÉNOR)
VALENTIN :
JULIEN VÉRONÈSE (BARYTON)
Jacques-Fromental
HALÉVY (1799-1862)
Le Dilettante
d’Avignon
Opéra-comique en 1 acte, de François
Benoît Hoffmann, terminé par Léon Halévy
54
Encore plus d'archives
55
En 1814, dés son arrivée au pouvoir après la chute de l’Empire,
Louis XVIII tient à réhabiliter son frère Louis XVI et Marie-Antoinette, qu’on appelait sous la Restauration “les royaux martyrs”.
Louis XVIII commanda en leur mémoire des œuvres aux plus
grands compositeurs de l’époque, notamment un “Requiem” à
Cherubini, créé le 21 janvier 1817 en la basilique de Saint-Denis à
l’occasion des cérémonies commémoratives de la mort de Louis
XVI.
Ce programme témoigne de l’influence de la musique viennoise
et italienne imposée par Marie-Antoinette dans le paysage musical français de son époque, tendance qui se ressent encore sous
la Restauration. Avec son soutien, la France connaît durant la
dernière partie du XVIIIe siècle une extraordinaire révolution
esthétique opérée par les grandes figures musicales et lyriques
de cette période : Grétry pour l’opéra- comique, Gluck et Piccinni
pour l’opéra, Haydn et Mozart pour les symphonies.
Le goût prononcé de Marie-Antoinette pour les opéras comiques
donne à Grétry l’occasion de se faire une place à la Cour : il devient maître de clavecin de la reine. Les œuvres de Grétry très prisées de son vivant, parmi lesquelles Richard Cœur de Lion, furent
régulièrement jouées en France, et notamment à Avignon, durant
la première moitié du XIXe siècle. C’est Marie-Antoinette qui fit
venir en France, d’abord Gluck en 1773 son professeur de chant et
de clavecin à la Cour de Vienne, puis trois ans plus tard en 1776
Piccinni, qui avait écrit plus de cent opéras pour les principaux
théâtres italiens. Gluck et Piccinni furent invités à composer des
opéras pour l’Académie Royale de Musique dans le but d’insuffler
une vie nouvelle à la tragédie lyrique qu’un nombre croissant de
musiciens et d’écrivains s’accordaient à trouver en pleine décadence. Une ouverture et des airs d’opéras, pour la plupart composés en France, et des musiques de ballet programmés dans ce
concert témoignent du génie de ces deux compositeurs
56
57
Symphonique
Mozart se rendit en France à trois reprises. C’est durant
son dernier séjour en 1778 qu’il rencontra plusieurs fois
Marie-Antoinette. Elle lui proposa le poste d’organiste à
la Chapelle Royale de Versailles qu’il refusa. Il composa
à Paris onze œuvres dont un ballet Les Petits Riens, sur
une chorégraphie de Noverre qui fut le professeur de
danse de Marie-Antoinette à Vienne et
qui, grâce à elle, fut nommé en 1776 à la
tête du Ballet de l’Opéra de Paris.
Haydn, à l’inverse, n’a jamais séjourné
en France, mais son œuvre a connu un
grand succès auprès du public français,
tant de son vivant que tout au long du
XIXe siècle. C’est à Paris que furent édités la plupart de ses quatuors à cordes
et de ses symphonies, jouées régulièrement au Concert Spirituel. Le Chevalier
de Saint George, directeur du Concert
de la Loge Olympique, lui commanda
deux séries de six symphonies dont
une, la 85e, fut dédiée à la Reine de France. Marie-Antoinette appréciait beaucoup cette symphonie dont le deuxième mouvement traite en variations une romance La
gentille et jeune Lisette qu’elle chantait dans son théâtre
du Petit Trianon. Une transcription pour pianoforte de
ce mouvement fut retrouvée dans sa chambre à la prison du Temple : c’est sans doute la dernière partition
qu’elle joua avant sa mort.
Opéra Grand
Avignon
Vendredi 23
mai 2014
20h30
Les
musiciens
de MarieAntoinette
Catégorie
Plein tarif
Groupes
Jeunes
1
25
20
15
2
20
12
10
3
10
8
6
DIRECTION
JEAN-CLAUDE MALGOIRE
BARYTON
NICOLAS RIVENQ
André GRÉTRY (1741-1813)
Richard Cœur de Lion, Ouverture
Richard Cœur de Lion, Acte I, scène 3,
Air de Blondel “Richard, ô mon roi”
Joseph HAYDN (1732-1809)
Air de Perruchetto, extrait de l’opéra
“La Fedelta Premiata”
Symphonie en si bémol majeur “La Reine
de France”
Niccolò Vito PICCINNI (1728-1800)
Didon - ouverture
Christophe-Willibald
GLUCK (1714-1787)
Don Juan (extrait du ballet)
Les Pèlerins de la Mecque, air de Vertigo
(acte II, air n°29)
Iphigénie en Tauride, air d’Oreste (acte
II, air n°12)
Wolfgang Amadeus
MOZART (1756-1791)
Ballet “Les Petits Riens”
58
59
Encore plus d'archives
60
L’école française de violon s’est développée jusqu’à la fin de la
Monarchie de Juillet en mettant en avant la puissance et la virtuosité nouvelles de l’instrument. Celles-ci allaient par la suite
s’incarner dans les prouesses de grands virtuoses français et
belges suivant la voie tracée par trois figures tutélaires – Kreutzer, Baillot et Rode – et encore sous le charme des auditions
sidérantes de Paganini (entendu notamment
1856 : à Paris en 1831). Accompagnant l’apogée de
Concert d'Henri cette deuxième génération de violonistes
e
vieuxtemps à de concert – le 5 Concerto de Henri VieuxAvignon temps (1820-1881), composé en 1859, est édi-er
té en 1861 – Camille Saint-Saëns (dont le 1
Concerto a été écrit en 1859 et créé en 1867)
puis Édouard Lalo donnent, en France, un nouvel élan à l’utilisation de l’instrument en tant que soliste. Si les deux concertos
programmés au cours de ce concert n’ont probablement jamais
été joués à Avignon au XIXe siècle, ils émanent néanmoins de
personnalités qui ont marqué la vie musicale avignonnaise
avant 1914 : Vieuxtemps en y venant donner
un concert en 1856 ; Saint-Saëns en devenant, d’une part, l’un des compositeurs les 1799 :
plus régulièrement joués au cours de la Troi- Adrien de
sième République dans les concerts urbains
Méhul prépare
et, d’autre part, en étant choisi comme “président d’honneur” par la Société des concerts les Français à
l'Empire
vocaux (fondée en 1901).
Ce concert de violon s’ouvre avec l’ouverture d’Adrien de Méhul, opéra créé à Paris
en 1799 après une longue période de censure et qui fit l’objet
de plusieurs discussions politiques au Conseil des Cinq-Cents
(la chambre législative du Directoire) : à la sortie de la période
révolutionnaire, il semblait inconvenable de chanter les gloires
d’un empereur sur la scène de l’Opéra ! Représentée quelques
semaines avant le retour d’Égypte de Bonaparte et le coup d’État
du 18 brumaire, l’œuvre – délestée de toutes ses allusions à l’esclavage et à la tyrannie – allait pourtant préparer les Français à
un retour au régime autoritaire.
61
Symphonique
À propos de la Symphonie no 7
de Beethoven :
“La Septième symphonie est célèbre par son allegretto.
Ce n’est pas que les trois autres parties soient moins
dignes d’admiration ; loin de là. Mais le public ne jugeant d’ordinaire que par l’effet produit, et ne mesurant cet effet que sur le bruit des applaudissements,
il s’ensuit que le morceau le plus applaudi passe toujours pour le plus beau (bien qu’il y ait des beautés
d’un prix infini qui ne sont pas de nature à exciter de
bruyants suffrages) ; ensuite, pour rehausser davantage l’objet de cette prédilection, on lui sacrifie tout le
reste. Tel est, en France du moins, l’usage invariable.”
(Hector Berlioz, À travers chants)
Opéra Grand
Avignon
Vendredi 6
juin 2014
DIRECTION
FAYÇAL KAROUI
VIOLON
CORDELIA PALM
20h30
Catégorie
Plein tarif
Groupes
Jeunes
1
25
20
15
2
20
12
10
3
10
8
6
Etienne Nicolas MÉHUL (1763-1817)
Adrien, ouverture
Henri VIEUXTEMPS (1820-1881)
5e concerto pour violon et orchestre en la
mineur op.37
Camille SAINT-SAËNS (1835-1921)
Concerto n° 1 en la mineur pour violon et
orchestre op. 20
Ludwig van
BEETHOVEN (1770-1827)
Symphonie n° 7 en la majeur op. 92
62
63
Encore plus d'archives
Les décrets napoléoniens qui vont régir l’organisation des théâtres
français du début du XIXe siècle jusqu’aux années 1860 s’inspirent
du découpage administratif du territoire français imaginé par la
Révolution. Le pays est divisé en “arrondissements” théâtraux dans
lesquels une ou deux troupes sont chargées de desservir plusieurs
villes au cours de la saison. Le but est alors de mettre à la portée
du plus grand nombre des représentations théâtrales que l’on juge
utiles à l’éducation du peuple : contrairement au concert, considéré comme une activité réservée à une élite et fortement taxée dès
la fin du XVIIIe siècle, les spectacles de théâtres parlés ou chantés bénéficient également d’une fiscalité allégée pendant tout le
XIXe siècle. Drame, comédie et opéra-comique véhiculent avec eux
une culture française forgée à Paris, dont la propagation est également chargée de renforcer l’unité nationale.
Concerts en région
Provence-Alpes-Côte d'azur
64
En 1808, la troupe qui dessert Avignon se fait aussi entendre dans
un très large 4e arrondissement qui regroupe à la fois des villes des
départements du Gard (Nîmes, Beaucaire, Le Pont-Saint-Esprit et
Uzès) et de Vaucluse (Avignon, Carpentras et Orange). Lorsque les
Bourbons reprennent le pouvoir, ils conservent le système précédent tout en adaptant les arrondissements aux évolutions locales :
Avignon est alors au centre du 25e arrondissement qui abrite deux
troupes. La 1ère troupe alterne entre Avignon et Carpentras quand
elle n’est pas à Aix, Brignoles, Draguignan ou Grasse ; la 2e se rend à
Arles, à Aix et à Tarascon. Presque aucune de ces villes ne possède,
dans la première partie du siècle, de salle véritablement adaptée à
ce type de spectacle : la troupe y est néanmoins accueillie dans des
lieux de fortune pour répondre aux exigences dictées par l’État. En
devenant celle d’un “théâtre sédentaire”, à la suite de la construction de la nouvelle salle de spectacle (1825), la troupe d’Avignon
aurait dû cesser de voyager de ville en ville au cours d’une même
année. Les difficultés financières que rencontrent fréquemment les
troupes à Avignon poussent néanmoins les directeurs à demander
régulièrement au préfet le droit d’aller – une fois la saison avignonnaise terminée – jouer dans les villes voisines afin de renflouer
leurs caisses. L’activité artistique d’Avignon sera ainsi, jusqu’au
début du XXe siècle, le principal moteur de celle de toute la région
qui l’environne.
65
En région
Château de
Lourmarin
Samedi 14
septembre
2013
18h00
Dans le cadre
des journées du
patrimoine
DIRECTION
SAMUEL JEAN
Concert
du
Patrimoine
Wolfgang Amadeus
MOZART (1756-1791)
Petite musique de nuit
Symphonie n°41 dite “Jupiter”
66
67
En région
Festival
du Grand Avignon
“Les nuits de
l’Avent”
Samedi 14
décembre
2013
Concert en
Région
13 & 15
décembre
2013
20h30
DIRECTION
DEBORA WALDMAN
CLARINETTE
FRANÇOIS SLUSZNIS
Concert
de Noël
Michel TIERTANT (1956)
Ballade sur le pont d’Avignon
[création mondiale, commande de
l'Orchestre Régional Avignon Provence]
Wolfgang Amadeus
MOZART (1756-1791)
Concerto pour clarinette et orchestre en
la majeur Kv 622
Reynaldo HAHN (1874-1947)
Concerto Provençal
68
69
70
En tournée
GMEM
Ouverture
du festival
Les musiques
Orchestres croisés,
avec l'Orchestre
Régional de Cannes
DIRECTION
SAMUEL JEAN
Pascal DUSAPIN (1955)
Œuvre à déterminer
La Friche Belle
de Mai
Marseille
Mercredi 7
mai 2014
21h
Philippe SCHOELLER (1957)
Tiger, concerto pour orchestre
[création mondiale, commande de
l'Orchestre Régional Avignon Provence]
Réservations et informations
www.gmem.org
Tél. 04 96 20 60 10
71
72
En région
En Région
Les
20, 21 & 22
juin 2014
DIRECTION
SAMUEL JEAN
Solstice
d’été
Arthur HONEGGER (1892-1955)
Pastorale d’été
Francis POULENC (1899 - 1963)
Sinfonietta
Darius MILHAUD (1892-1974)
Le bœuf sur le toit
73
En région
Tournée d’été
DIRECTION
SAMUEL JEAN
Du 11 au 13
juillet 2014
PIANO
RÉMI GÉNIET
Mozart
pour une
nuit d’été
Wolfgang Amadeus
MOZART (1756-1791)
Ouverture de Don Giovanni
Concerto pour piano n°21
Symphonie n°35 “Haffner” en ré mineur
Kv 385
74
Avec le soutien
de Piano Pulsion
75
En région
Tournée d’été
DIRECTION
SAMUEL JEAN
Du 18 au 27
juillet 2014
TÉNOR
JULIEN BEHR
Nommé aux Victoires de la Musique 2013
Airs
d’Opéra
Italiens
&
Napolitains
76
77
Nouveaux publics
78
“Propager le goût de la musique” : le mot d’ordre fut celui qui orienta
la majorité des politiques artistiques au cours du XIXe siècle. De loisir réservé à l’aristocratie (les programmes des concerts de l’Académie de musique d’Avignon se terminent, par exemple, en 1770 par
cette phrase : “Défenses sont faites aux gens de livrée d’entrer même
en payant”), la musique doit devenir un art populaire : la politique
de “démocratisation” qui parcourt le territoire français après la Deuxième République l’y incite ; la logique économique du monde musical
l’exige. L’ouverture des spectacles et des concerts à un public plus large
passe à la fois par une politique tarifaire contrôlée par la municipalité d’Avignon (le prix des places du théâtre s’échelonne de 0,60 à 2,5
francs) et par la mise en place de structures permettant d’apprendre les
rudiments de la pratique musicale. Le conservatoire d’Avignon (créé
en 1820 et réorganisé en 1858) et les deux orphéons de la ville (fondés
en 1861 et 1863) assurent sous le Second Empire un développement
artistique dont on constate la réussite sous la Troisième République.
La démocratisation que l’on veut atteindre alors n’est plus celle de la
pratique de la musique (essentiellement vocale) mais de l’audition,
perçue comme une expérience bénéfique à l’éducation du peuple. En
1894, la commission chargée d’évaluer le cahier des charges du théâtre
d’Avignon signale ainsi, pour inciter la Ville à maintenir la subvention
qu’elle verse à l’établissement : “Qu’on ne vienne pas nous dire que le
théâtre est ce que nous appelons en argot de Palais une dépense somptuaire. […] Non ! le théâtre n’est pas que pour le riche. Il est faux de
dire qu’il est seul à en jouir. Il entend de la musique partout où il veut,
le riche : chez lui d’abord, dans les salons amis ensuite, mais l’ouvrier
n’a que le théâtre où il puisse aller applaudir La Juive, Guillaume Tell,
Les Huguenots, Manon, Carmen, Sigurd, Aïda, etc. et se récréer, après
une journée de travail, d’une distraction de l’esprit et des sens à la fois,
mais toujours saine et intellectuelle. C’est le riche qui, aujourd’hui, abandonne le théâtre, ce sont les loges, les fauteuils, les places chères, en un
mot, qui sont désertés mais non le parterre fréquenté par l’ouvrier et qui
est toujours bondé d’auditeurs quand on attaque les premières mesures
de l’ouverture de nos opéras populaires. C’est donc un paradoxe que de
soutenir le contraire. Si vous fermez le théâtre, l’ouvrier n’entendra plus
de musique, à moins que vous ne l’envoyiez entendre celle que l’on fait à
l’Église ! Je ne crois pas que ce soit là votre intention.” (Archives départementales de Vaucluse, 4T Th 9)
79
En région
Nouveaux
publics
Hall
site Ste Marthe
Université
d’Avignon
Jeudi 3
octobre 2013
12h30
EN RÉGION
Notre de Dame
de Bon Repos
Port de Bouc
5 octobre
2013
20h30
DIRECTION
SAMUEL JEAN
MANDOLINE
FABIO GALLUCCI
Couleur
Mandoline
Antonio VIVALDI (1678-1741)
Concerto pour mandoline et orchestre
Johann Nepomuk
HUMMEL (1778-1837)
Concerto pour mandoline et orchestre
Charles GOUNOD (1818-1893)
Symphonie n°1 en ré majeur
80
81
En région
Nouveaux
publics
Théâtre
Benoit XII
Avignon
Réservations :
04 90 85 22 39
DIRECTION & PIANO
SAMUEL JEAN
PIANO
ERIC ASTOUL
Class’concerts
Jeudi 17 &
vendredi 18
octobre 2013
10h et 14h30
Tout public
Samedi 19
octobre 2013
17h
RÉCITANT
SÉBASTIEN TORTELIER
Le Carnaval
des Animaux
EN RÉGION
Frédéric CHOPIN (1810-1849)
Class’concerts
Concerto n°2 pour piano et orchestre en
fa mineur op. 21 (Tout public)
Jeudi 28 &
vendredi 29
novembre
2013
Camille SAINT-SAËNS (1835-1921)
Le Carnaval des Animaux
Tout public
82
Samedi 30
novembre
2013
Avec le soutien
de Piano Pulsion
83
Nouveaux
publics
Cinéma Le
Capitole Centre
Avignon
Mercredi 6
novembre
2013
20h30
Soirée
réservée à la
communauté
étudiante
DIRECTION
ALEXANDRE PIQUION
RÉALISATEURS
GRIGORI KOZINTSEV
LEONID TRAUBERG
CINÉ-CONCERT
Dimitri
CHOSTAKOVICH (1906-1975)
La Nouvelle
Babylone
Film russe de 1929
84
85
En région
Nouveaux
publics
Auditorium de
Vaucluse – le Thor
Réservations :
04 90 33 96 80
DIRECTION
SAMUEL JEAN
RÉCITANT
STANISLAS STANIC
Class’concerts
Jeudi 20
février 2014
10h00 &
14h30
Class’concerts
Vendredi 21
février 2014
10h00 &
14h30
Tout public
Samedi 22
février 2014
17h
Damien LEHMAN (1974)
Ali Baba et
les quarante
voleurs
Conte musical
[création mondiale - commande de
l’Orchestre Régional Avignon Provence]
EN RÉGION
Tout public
86
dimanche 23
février 2014
17h
87
En région
Nouveaux
publics
Opéra Grand
Avignon
Réservations :
04 90 82 81 40
DIRECTION
MÉLISSE BRUNET
RÉCITANT
FRANÇOIS CASTANG
Class’concerts
Jeudi 27
mars 2014
09h30 &
14h15
Vendredi 28
mars 2014
09h30 &
14h15
En coréalisation avec
l’Opéra Grand Avignon
Sergueï PROKOVIEV (1891-1953)
Pierre
et le Loup
EN RÉGION
Tout public
29 et 30
mars 2014
17h
88
89
En région
Nouveaux
publics
Auditorium
de Vaucluse Le Thor
DIRECTION
Réservations :
04 90 33 96 80
RÉCITANT
ALEXANDRE PIQUION
ARNAUD GUILLOU
Collèges au concert
Jeudi 3 &
vendredi 4
avril 2014
10h00 & 14h30
Tout Public
Samedi 5
avril 2014
17h
Avec
le Conseil Général
de Vaucluse
Théâtre
de l’Olivier - Istres
MISE EN ESPACE EDOUARD SIGNOLET
La
symphonie
démontée
Wolfgang Amadeus
MOZART (1756-1791)
Symphonie n°40 en sol mineur K 550
Réservations :
04 42 56 48 48
Tout Public
90
Dimanche 6
avril 2014
17h
91
Discographie
En librairie
depuis
le 9 novembre
2012
de l’Orchestre Régional
Avignon Provence
Dans les bacs
depuis
le 22 mai 2013
92
93
Orchestre
à l’Opéra
Opéra Grand
Avignon
DIRECTION MUSICALE
ALAIN GUINGAL
17 et 19 MISE EN SCÈNE
novembre MIREILLE LAROCHE
2013 Giacomo PUCCINI
Opéra Grand
Avignon
9 et 12 mars
2014
28, 29, 31
décembre
2013
DIRECTION MUSICALE
DOMINIQUE TROTTEIN
MISE EN SCÈNE
PAUL-EMILE FOURNY
2 et 4
février 2014
Opéra Grand
Avignon
18 & 20 mai
2014
Frederick LOEWE
Gioachino ROSSINI
L’italiana in Algeri
DIRECTION MUSICALE
ALAIN GUINGAL
MISE EN SCÈNE
JEAN-CLAUDE AUVRAY
Cavalleria rusticana
Pagliacci
ROBERTO RIZZI-BRIGNOLI
NICOLA BERLOFFA
NADINE DUFFAUT
RUGGERO LEONCAVALLO
& PIETRO MASCAGNI
DIRECTION MUSICALE
MISE EN SCÈNE
MISE EN SCÈNE
Le Dernier jour d’un condamné
My Fair Lady
Opéra Grand
Avignon
BALÀZS KOCSÀR
David ALAGNA
Madame Butterfly
Opéra Grand
Avignon
DIRECTION MUSICALE
Opéra Grand
Avignon
1er et 3 juin
2014
Ballet
DIRECTION MUSICALE
FAYÇAL KAROUI
CHORÉGRAPHE
ERIC BELAUD
DÉCORS
EMMANUELLE FAVRE
COSTUMES
DANIELLE BARRAUD
LUMIÈRES
www.operagrandavignon.fr
94
PHILIPPE GROSPERRIN
Ferdinand HÉROLD
La Fille Mal Gardée
95
EXTENSO, le cercle des amis de l’Orchestre
EXTENSO est une association loi 1901, dont l’objet est de soutenir le
programme d’actions de l’Orchestre Régional Avignon Provence, de
concourir à la mise en valeur de son patrimoine artistique et de créer
des événements favorisant son rayonnement auprès du grand public et
des entreprises afin d’encourager le mécénat. André Carboulet, Président d’Extenso
EXTENSO, le Club d’entreprises
Chefs d’entreprises, engagez-vous aux côtés de l’Orchestre Régional
Avignon Provence et faites entrer la musique dans votre entreprise !
Adhérez à Extenso, le Club d’entreprises, participez au rayonnement
de l’Orchestre et déduisez 60% de votre cotisation ou don de l’impôt
sur les sociétés (dans la limite de 0,5% du chiffre d’affaires) :
Parmi les avantages de votre adhésion :
96
Particuliers, amateurs de musique ou mélomanes, devenez
mécènes et pénétrez dans les coulisses de l’Orchestre !
Adhérez à Extenso, le Cercle des amis de l’Orchestre, soutenez tous
les projets de l’Orchestre Régional Avignon Provence et déduisez
66 % de votre cotisation ou don, de l’impôt sur le revenu (dans la
limite de 20 % du revenu imposable) !
Parmi les avantages de votre adhésion :
• Recevez à votre domicile les avant-programmes, les brochures
et dépliants de l’Orchestre, les newsletters mensuelles et des
communiqués informatifs par courriel.
• Bénéficiez d’une invitation à la présentation de la saison,
d’invitations aux conférences de l’Orchestre, d’invitations aux
répétitions générales publiques.
• Recevez des invitations pour une soirée Extenso (concert plus
cocktail).
• Bénéficiez de tarifs préférentiels sur les concerts et sur les
abonnements.
• Soyez mis à l’honneur tout au long de la vie de l’Orchestre
(programme de l’Orchestre, affichages lors des concerts et
représentations, disques, site internet, newsletter,…).
• Bénéficiez d’invitations ou tarifs préférentiels aux concerts et
représentations, d’invitations aux répétitions générales privées,
d’invitations prioritaires aux répétitions publiques.
• Participez à la coproduction et la diffusion de CD, notamment
d’achats des disques à prix préférentiels.
• Accédez à l’intimité de l’Orchestre, rencontrer les musiciens, les
solistes, participez aux conférences.
• Rencontrez les Chefs d’entreprises membres du Club lors de
dîners sur le thème de la musique.
• Soyez moteur d’idées au service du développement de l’Orchestre
grâce à votre expérience d’entrepreneur.
En adhérant à Extenso vous contribuez à :
Pour toute demande d’informations :
Pour toute demande d’informations :
04 90 85 22 39 - extenso.leclub@orchestre-avignon.com
04 90 85 22 39 - extenso.lesamis@orchestre-avignon.com
• Développer les Nouveaux publics de l’Orchestre (milieux
scolaires, familles, publics sociaux…).
• Diversifier l’activité pédagogique de l’Orchestre en direction des
enfants et de la jeunesse.
• Favoriser la création d’œuvres originales (commande d’œuvres à
des compositeurs et édition audiovisuelle de ces œuvres).
• Encourager une production discographique régulière
(enregistrement en studio ou en concert de CD et DVD).
• Intensifier les tournées régionales, nationales et internationales
de l’Orchestre (Chine, Brésil…).
• Enrichir la communication de l’Orchestre en faisant appel aux
dernières technologies audio-visuelles.
97
Organigramme
Les abonnements
L’ADMINISTRATION
L’ORCHESTRE
S’ABONNER C’EST :
Directeur Général Philippe Grison
Violon solo supersoliste
Violon solo
Second violon solo
Chef d’attaque
des seconds violons
Second chef d’attaque
des seconds violons
Violons
• 20 % de réduction pour l’abonnement “passion” (11 concerts)
Premier Chef
Invité
Secrétaire de
direction
Samuel Jean
Bénédicte Denton
Chargée de
Isabelle Ronzier
mission Nouveaux
Publics, actions
culturelles et
diffusion des
concerts en Région
Chef comptable
Jany François
Régisseur général Daniel Loustaunau
98
Musicien
bibliothécaire
David Gobbe
Régisseur
adjoint technique
conducteur
Marc-Antoine Degrenier
Alto solo
Alti
Violoncelle solo
Violoncelle second
soliste
Violoncelles
Contrebasse solo
Contrebasse second
soliste
Contrebasse
Flûte solo
Flûte/Piccolo solo
Hautbois solo
Hautbois/Cor anglais
Clarinette solo
Clarinette
Clarinette/Clarinette
basse
Basson solo
Basson
Cor solo
Cor
Trompette solo
Trompettes
Cordelia Palm
Sophie Saint-Blancat
Sylvie Bonnay
Gabriella Kovacs
• 10 % pour l’abonnement “aventure” (7 concerts au choix)
• 5 % pour l’abonnement “découverte” (4 concerts au choix )
• Bénéficier des meilleures places dans la catégorie choisie
Patricia Chaylade
Marc Aidinian
Jean-Luc Amiel
Anne-Marie Bernard
Nathalie Caulier
Natalia Madera
Jeanne Maizoué
Cécile de Rocca-Serra
Corinne Tarbouriech
Pascale Watelle
Fabrice Durand
Marie-Claude Conrad
Annie Paolella
Michel Tiertant
Laurence Vergez
Nicolas Paul
Emmanuel Lécureuil
Jean-Christophe Bassou
Jean-Victor Bahuaud
Frédéric Béthune
Jean-Claude Galigné
NN
Odile Bruckert
Nicole Libraire-Gonin
Frédérique Costantini
Thierry Guelfucci
François Slusznis
Christophe Hocquet
Didier Breuque
Arnaud Coïc
Pascal Chabaud
Eric Sombret
Gaëlle Claudin
Hervé Cunty
Thierry Aubier
Alain Longearet
Trombone
Didier Comte
Timbales
Marie-Françoise Bonin-Antonini
Percussions et timbales Hervé Catil
• Des places réservées aux concerts du Nouvel An et à la Fête de la
Musique
OÙ ET QUAND S’ABONNER ?
ANCIENS ABONNÉS
Du 2 au 14 septembre inclus
NOUVEAUX ABONNÉS :
Du 17 septembre au 5 octobre inclus
RÈGLEMENT
En un seul versement au guichet de l’Opéra Grand Avignon
ABONNEMENT "PASSION" 11 CONCERTS
11 octobre 2013, 5 novembre 2013, 22 novembre 2013, 6 décembre 2013,
10 janvier 2014, 12 janvier 2014, 14 février 2014, 21 mars 2013, 18 avril
2014, 23 mai 2014 et 6 juin 2014
Concert du Nouvel An avec place réservée le 4 janvier 2014 à 20h30
Abonnements 11 concerts
20% de réduction sur le tarif guichet de chaque concert symphonique
Catégorie
1
2
3
TARIF GENERAL
225
182
135
GROUPES
179
114
77
JEUNES
135
90
56
99
Les abonnements
Informations
ABONNEMENT "AVENTURE", 7 CONCERTS AU CHOIX
Se reporter à la page correspondant au concert de votre choix
VENTE DES TICKETS À LA PLACE
RESERVATIONS :
Tél. : 04 90 82 81 40
Web : www.operagrandavignon.fr
Abonnement 7 concerts
10% de réduction sur le tarif guichet de chaque concert symphonique choisi
Catégorie
1
2
3
TARIF GENERAL
163
133
98
GROUPES
130
85
58
JEUNES
98
65
41
A partir du mardi 8 octobre 2013 pour la location par correspondance,
au guichet et par téléphone, pour tous les concerts.
NOUS CONTACTER :
Orchestre Régional Avignon Provence
BP 10967 - ZI de Courtine
258, route des Rémouleurs - 84 093 Avignon Cedex 9
Tél. : 04 90 85 22 39
Fax : 04 90 85 15 12
Mail : contact@orchestre-avignon.com
www.orchestre-avignon.com
ABONNEMENT "DECOUVERTE", 4 CONCERTS AU CHOIX
Se reporter à la page correspondant au concert de votre choix.
Rejoignez notre page facebook OrchestreAvignonProvence
Abonnement 4 Concerts
Suivez notre compte twitter @OrchAvignonPvce
5% de réduction sur le tarif guichet de chaque concert symphonique choisi
Catégorie
1
2
3
TARIF GENERAL
101
84
61
GROUPES
80
55
38
JEUNES
61
40
27
Inscrivez-vous pour recevoir notre Newsletter
et ainsi être informés régulièrement des
événements importants de la saison !
Le présent programme est communiqué sous réserve d’éventuelles modifications.
100
Les abonnements Aventure et Découverte sont à souscrire uniquement au
guichet de la location de l'Opéra Grand Avignon. Modalités de règlement
pour tous les abonnements : en un versement unique lors de la souscription
de l’abonnement.
Imprimerie Clément
le Vigan Août 2013 - Dépôt légal 3e trimestre 2013
Design et réalisation : Stéphane Valade - stephanevalade-graphiste.com
Crédit illustration pages 1, 18, 19, 34, 38, 42, 44, 46, 54, 76 : PhotoDisc Fine Art Series FA02 - European Posters
101
OPÉRA GRAND AVIGNON
L'Orchestre en tournée internationale. Inde 2013
L'orchestre en tournée internationale. Corée du Sud 2010
102
Q ORCHESTRE 1ER BALCON LOGES Q 2EME GALERIE Q 3EME GALERIE Q 4EME GALERIE 2EME ET 3EME
GALERIES VISIBILITÉ RESTREINTE Q HANDICAPÉS
Avignon
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op
pe
e.co
com
com
co
BP 10967 - ZI de Courtine - 258, route des Rémouleurs - 84 093 Avignon Cedex 9
Tél : 04 90 85 22 39 - Fax : 04 90 85 15 12 - mail : contact@orchestre-avignon.com
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