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Allons enfants de la Patrie

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Allons enfants de la Patrie
Tous ceux qui me connaissent le savent. Je ne suis nullement militariste.
Sur ce site, sauf erreur de ma part, il ne m’arrive que très rarement d’émettre une opinion réellement sérieuse, voir
austère.
C’est pourtant ce que je ne peux m’empêcher de faire ce matin. La nuit dernière, à Nice, l’horreur a frappé. A cette heure,
plus de 80 personnes ont perdu la vie, fauchées en pleine fête par un camion sur la Promenade des Anglais.
Notre hymne National, si souvent décrié car « trop guerrier », si souvent entonné dans les stades pour exhorter quelques
blaireaux surpayés à mieux taper dans la baballe, ce chant révolutionnaire a rarement mérité l’écho qui me semble devoir
être le sien ce matin.
Ils viennent jusque dans vos bras. Égorger vos fils, vos compagnes!
Ce matin, je pense aux victimes mais aussi et surtout à leurs proches. Je pense aux survivants, blessés ou non. Je pense à
ceux qui étaient sur la trajectoire de ce camion et qui, quelques minutes avant, ont peut être décidé de s’éloigner pour
aller manger une glace, sauvant ainsi sans le savoir leur vies.
Ce matin, je pense aux Etats-Unis d’Amérique. Dans leur constitution, il y a le sacro-saint 2ème amendement. Ce tant
décrié amendement, faisant là-bas chaque année des dizaines de morts, m’interpelle et j’en suis à me demander
sérieusement si nous n’aurions pas intérêt, en ces périodes terribles, dans cette guerre qui n’en porte pas le nom, à
envisager une telle mesure…
Si nous avions la possibilité de nous défendre contre l’impensable, combien de vies pourraient être sauvées.
La chose qui conduisait ce camion ne saurait être considéré comme un homme, ni même comme un humain. Pour moi,
c’est un veau humain, un résidu de fond de capote, un placenta élevé alors que l’embryon était jeté. Ces mots, d’habitude,
je les emploie avec humour. Ce matin, c’est avec le dégoût le plus profond, plus profond encore que la fosse des
Mariannes.
A tous ceux qui envisagent des actes tels que celui qui c’est déroulé hier soir à Nice, je n’ai aucun moyen de vous en
empêcher. Je ne peux m’empêcher de citer Vladimir Poutine qui disait il n’y a pas si longtemps un truc dans le genre « Le
boulot de vous pardonner appartient à votre Dieu s’il existe. Le mien est de vous envoyer vers lui ». Leur mort, même s’ils
le croient, ne fera JAMAIS d’eux des martyrs. Ce sont des lâches dont la vie n’a jamais existé. Leur mort n’existe pas, pas
plus que leur misérable passage sur terre n’aura jamais été autre chose qu’une erreur, une verrue aussi douloureuse que
des hémorroïdes.
Je termine là ma diatribe matinale. J’ai la nausée. J’ai l’impression d’avoir la gueule de bois alors que je n’ai pas bu une
goutte d’alcool depuis des lustres. Aidez-moi, pincez-moi, sortez-moi de ce cauchemar.
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