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Clôture ce mardi des dépôts de candidatures à la

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L’aéroport de Mayumba sera rénové
Une vue partielle de l’aéroport en état d’abandon @ Gabonactu.com
Mouila, Gabon (Gbonactu.com) – Le chef de l’Etat gabonais, Ali Bongo Ondimba, en
tournée républicaine dans la Nyanga a lancé mardi à Mayumba les travaux de
rénovation de l’aéroport de la localité resté à l’abandon faut de clients, a constaté
un reporter de Gabonactu.com
Doté d’une architecture exceptionnelle, l’aéroport de Mayumba est tombé en désuétude depuis
plusieurs années. Aucune compagnie aérienne de dessert régulièrement la localité où l’activité
économique était au point mort.
Or, le chef-lieu du département de la Basse-Banio est devenu un pôle économique très important. La
construction du pont sur la Banio et la construction de la route Tchibanga – Mayumba ont parachevé
le désenclavement de la localité.
Outre le pont sur la Banio, le pouvoir d’Ali Bongo souhaite achever les travaux du port en eau
profonde destiné à recevoir à long terme les minerai de fer de Bélinga et autres ressources
naturelles.
Le Notable
La poste est en crise mais pas en voie de
fermeture
Libreville, Gabon (Gabonactu.com) – La direction générale de Poste Bank a
annoncé dans un communiqué que La poste et sa filiale Poste Bank ne fermeront
pas définitivement cette fin du mois et ne licencieront pas massivement leur
personnel comme annoncé dans les réseaux sociaux.
Selon un communiqué de La Poste S.A, la Poste Bank n’est pas en voie de liquidation. Elle ne
procédera pas non plus au licenciement massif de ses agents. L’information diffusée sur le forum de
discussion Info kinguélé 2 par notre confrère Brice Ndong est donc dénuée de tout fondement et ne
provient d’aucune source officielle.
Résolument engagé dans un plan de restructuration, Michael Adandé espère rétablir la confiance. Il
opte pour la poursuite des activités et le maintien des emplois. «Institution bancaire nationale (….)
Poste Bank dément catégoriquement cette nouvelle et tient à rappeler qu’elle honorera toujours ses
engagements. Poste Bank rassure sa clientèle que ses portes resteront ouvertes», conclut le
communiqué de l’entreprise.
Disant tenir son information d’un responsable de l’institution financière au terme du comité de
direction du 11 juillet courant, notre confrère s’était aussitôt laissé aller sur Facebook : «Michael
Adandé aurait annoncé au cours d’une réunion du comité de direction, tenue le 11 juillet dernier, la
fermeture de Poste Bank cette fin du mois de juillet et le licenciement de tout le personnel de La
Poste SA, pour des raisons économiques», avait-il écrit.
Il reste que La poste a découragé tous ses clients soumis à des démarches administratives
énervantes et étouffantes pour espérer retirer un peu d’argent. Même les 18 000 fonctionnaires
payés par cette banque connaissent des très graves difficultés pour percevoir leur solde au delà du
26 de chaque mois.
Gaston Ella & Gabonreview
Tournée Républicaine : Ali Bongo en colère
contre les anciens barons du régime
Ali Bongo Ondimba chez les louvanois @ Gabonactu.com
Lébamba, Gabon (Gabonactu.com) – Le chef de l’Etat gabonais, Ali Bongo Ondimba
a qualifié jeudi les anciens barons du régime devenus opposants « d’ingrats et
d’hypocrites », qui font le tour du pays pour une fois de plus vouloir dit-il tromper
le peuple qu’ils ont spolié durant leur temps passé aux affaires sous le régime du
défunt président, Omar Bongo Ondimba.
En tournée Républicaine dans la province de la Ngounié (sud du pays) depuis mercredi après
l’Etape de la Nyanga, le président gabonais ne s’est pas privé jeudi à Lébamba dans le département
de la Louésti Wano de donner une réplique à ses détracteurs opposants qui colportent des
mensonges contre sa personne.
« Nous ne voulons pas des ingrats, des hypocrites et des voleurs pour diriger le Gabon », a lancé Ali
Bongo dans un meeting à Lebamba. Sans citer les noms des personnes indexées, le numéro un
gabonais a fait implicitement allusion à Jean Ping, ancien ministre des affaires étrangères devenu
farouche opposant à son régime. L’ex-président de la commission de l’Union africaine est candidat
au scrutin présidentiel du 27 août 2016 comme le président actuel qui brigue un second septennat.
« Comme ils n’ont plus des postes et des privilèges indus, ils me traitent d’étranger », a-t-il expliqué
aux Louvanois venus nombreux écouter le chantre de « l’Egalité des chances », un programme qui
prône la méritocratie en mettant fin au favoritisme.
Jean Ping et tous les opposants gabonais considèrent qu’Ali Bongo est le fils adoptif d’Omar Bongo.
Qu’il serait originaire du Biafra au Nigeria. Ainsi selon eux, le chef de l’Etat devait tomber sur le
coup de l’article 10 de la constitution gabonaise qui dispose que « seul un gabonais de souche » peut
briguer un mandat présidentiel.
Pour ne pas menacer la paix sociale qui a court dans le pays depuis toujours, Ali Bongo a prévenu les
populations du département de la Louétsi Wano de « faire attention à ces gens qui viennent vous
mentir».
Tout en manifestant leur soutien à la politique du développement impulsée depuis 7 ans, les
Louvanois ont présenté quelques doléances au chef de l’État par la voix de l’édile de la ville de
Lebamba, Omer Lepinda. Ces besoins se résument entre autres sur la relance de la filière CaféCacao et la construction d’une école professionnelle agricole dans ce département réputée être un
grenier agricole du pays depuis la nuit des temps.
Au 2ème jour du périple présidentiel dans la Ngounié, Ali Bongo a parcouru trois autres localités des
neufs départements de la province de la Ngounié. Il s’agit notamment de Mandji, Guietsou et
Mbigou. Faisant le bilan de son septennat finissant, le président gabonais a sollicité partout où il est
passé la « confiance » des populations qui devaient l’accorder le moment venu leurs suffrages pour
« accélérer le développement » du pays qu’il a engagé depuis 2009. Il promet pour son second
septennat s’il est réélu, « une éducation et une formation » de qualité à tous les jeunes gabonais.
Le Notable
Présidentielle 2016 : plus de 2 500 plaintes
contre la candidature d’Ali Bongo Ondimba
François Ondo Edou porteur des plaintes de l’Union nationale dans un bureau de la CENAP @ Gabonactu.com
Libreville, Gabon (Gabonactu.com) – L’union nationale (UN) et le Mouvement
héritage et modernité (H&M) ont déposé mercredi au siège de la Commission
électorale nationale et permanente (CENAP) quelques 2 500 plaintes rédigées par
les militants de leurs partis respectifs pour protester contre la candidature du
président sortant, Ali Bongo Ondimba qu’ils accusent de ne pas être un gabonais
d’origine, donc inéligible.
L’Union nationale, pièce maîtresse de ce débat dit de « la filiation d’Ali Bongo » a remis 1500
plaintes soigneusement rangées dans des chemises cartonnées. Le Mouvement Héritage et
Modernité en a déposé 1 100.
« Nous respectons nos institutions et notre justice c’est pourquoi nous venons de déposer ces
plaintes », a expliqué à la presse le président de H&M, Alexandre Barro Chambrier, ancien ministre
de Pétrole sous Ali Bongo Ondimba.
« En 2009 Ali Bongo a déposé un acte de naissance qu’il a lui-même estimé être un faux. Nous
voulons savoir quel acte de naissance il a produit dans son dossier de candidature. Est-ce celui de
2009 ou un autre », s’est il interrogé avant d’ajouter que nous n’accepterons pas la situation d’un
homme qui serait à la tête de notre pays alors qu’il ne rempli pas les conditions.
Alexandre Barro Chambrier s’adressant à la presse @ Gabonacu.com
Dans leurs plaintes, les opposants et leurs militants ne reconnaissent pas Ali Bongo comme un
gabonais d’origine. Ils le soupçonnent d’être un enfant adoptif d’Omar Bongo. A ce titre, il n’est pas
éligible en vertu de l’article 10 de la constitution qui interdit aux gabonais ayant acquis la nationalité
de briguer le fauteuil présidentiel. « C’est une injure faite à mes parents. Je ne peux pas justifier ce
qui est naturel », s’était défendu Ali Bongo en 2014 lorsque ce débat avait refait surface.
Sentant une certaine manipulation, un haut cadre du Parti démocratique gabonais (PDG, au
pouvoir), contacté par un journaliste de Gabonactu.com a estimé que si le PDG pouvait aussi déposer
des recours, la CENAP en recevra jusqu’à 30 000 par jour.
La liste des candidats retenus pourrait être connue vendredi prochain après une session plénière de
la CENAP.
Carl Nsitou
Jean Remy Yama et les autres déférés à la
prison centrale
Jean Remy Yama @ Archives Gabonactu.com
Libreville, Gabon (Gabonactu.com) – Les militants de la société civile, dont le
syndicaliste et universitaire, Jean Remy Yama, interpellés samedi dernier à
Libreville ont été placés mercredi sous mandat à la prison centrale de Libreville, a
appris Gabonactu.com de sources concordantes.
Le juge d’instruction chargé du dossier leur a collé 10 jours de détention pour nécessité d’enquête.
Ces activistes ont été arrêtés alors qu’ils tentaient d’organiser un meeting à quelques mètres du
rond point de la Démocratie où au même moment, le chef de l’Etat gabonais, Ali Bongo Ondimba,
organisait également un meeting après avoir déposé sa candidature pour l’élection présidentielle du
27 août prochain.
La rencontre de la société civile, dispersée par la police à coup de gaz lacrymogène avait pour but
de protester contre la candidature d’Ali Bongo Ondimba qui serait inéligible en vertu de l’article 10
de la constitution selon lequel tout gabonais ayant acquis la nationalité ne peut briguer le fauteuil
présidentiel. Ali Bongo Ondimba est soupçonné par ses opposants d’être un fils adoptif d’Omar
Bongo Ondimba.
26 personnes étaient arrêtées samedi dernier. L’on ignore si ce sont les 26 personnes interpellées
qui sont actuellement écroués à la prison centrale.
Martin Safou
Tournée Républicaine : Ali Bongo prône
l'unité pour booster le développement de
Mayumba
Ali Bongo Ondimba sur le pont de 500 m à Mayumba @ Gabonactu.com
Mayumba, Gabon (Gabonactu.com) – Le président gabonais, Ali Bongo Ondimba en
tournée Républicaine dans la province de la Nyanga a demandé l’unité des cadres
et autres populations de Mayumba pour dit-il booster le développement de la ville
côtière aux multiples potentialités économiques.
« Pour le développement du département de la Basse Banio, il faut l’unité des filles et fils de
Mayumba », a exhorté le chef de l’Etat au cours de son meeting à Mayumba. Cette rencontre avec
les populations entre dans le cadre du périple présidentiel entamé mardi à Tchibanga.
La commune de Mayumba regorge d’énormes potentialités économiques. Outre le secteur
touristique à développer, le numéro un gabonais a réitéré sa volonté de construire le Port en eau
profonde de Mayumba. L’infrastructure est attendue par les populations depuis des décennies. Celle
– ci permettra de développer les activités économiques de la province de la Nyanga et de la Ngounie,
province voisine.
Ce projet d’envergure tarde d’être mis en œuvre parce qu’il y aurait des divisions politiques entre
fils de la localité. Les barons de Mayumba, militants pourtant du Parti démocratique gabonais ( PDG,
au pouvoir ) ne seraient pas en bonne entente. Les egos et les ambitions des uns et des autres ne
faciliteraient pas le développement local de Mayumba.
En initiant la tournée Républicaine, Ali Bongo veut écouter les populations et toucher du doigt les
réalités qu’elles vivent. Un périple mis à profit par lui pour faire également le compte rendu de sa
gouvernance durant 7 ans, au pouvoir.
Après avoir lancé les travaux d’aménagement des voiries de Mayumba, le président Ali Bongo s’est
rendu sur le pont. Un important ouvrage construit sur la lagune Banio pour relier la ville de
Mayumba et la capitale provinciale Tchibanga.
» Ce que vous m’avez demandé il y a 7 ans a été réalisé, je parle du Pont » s’est-il félicité marchant
fièrement sur l’ouvrage de 500 mètres construit par le groupe Santulo. » Il y aura un avant et un
après pont« , a insisté le numéro un gabonais qui a affiché sa volonté de poursuivre le
développement du cru.
accueil à Mouila @ Gabonactu.com
Au titre des doléances, les mayesiens ont demandé au chef de l’Etat de créer un démembrement de
la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC) dans la Nyanga pour soutenir les microprojets et
autres Activités génératrices de revenus (AGR). L’activité principale des populations de Mayumba,
ville côtière est la pêche.
Après Mayumba, Ali Bongo s’est rendu dans la province de la Ngounie, nouvelle étape de sa
tournée Républicaine.
À la place des fêtes de Mouila où il a tenu également un meeting, le président de la République a
invités les Ngounis à adhérer à son programme de l’Egalité des chances qui constitue selon lui, un
« espoir » pour tous les gabonais. Ce programme prône la méritocratie et met fin aux privilèges« .
Le notable
Présidentielle 2016 : la liste des candidats
retenus pourrait être connue le 15 juillet
Libreville, Gabon (Gabonactu.com) – La liste des candidats retenus pourrait être
publiée vendredi prochain par la Commission électorale nationale et permanente
(CENAP), a appris un reporter de Gabonactu.com de source très bien informée.
« Il n’y a pas beaucoup de candidats. Le dossier de chacun n’est pas volumineux. L’administration de
la CENAP n’aura pas des grandes difficultés à préparer les dossiers », a confié la source.
« La séance plénière de validation des candidatures aura lieu le vendredi », a indiqué une autre
source. Cette séance réunis les représentants de l’opposition et leurs collègues de la majorité.
« La loi sera appliquée », a déclaré lundi le président de la CENAP, René Aboughe Ella interrogé par
la presse au sujet de la candidature du président sortant, Ali Bongo Ondimba, contestée par ses
adversaires.
Antoine Relaxe
Présidentielle 2016 : clôture mardi de
l’enregistrement des candidatures
Paul Mba Abessole, un des derniers candidats enregistrés @ Gabonactu.com
Libreville, Gabon (Gabonactu.com) – L’enregistrement des candidatures à la
prochaine élection présidentielle du 27 août prochain a officiellement pris ce mardi
à Libreville.
Le dernier candidat enregistré à l’heure de fermeture officielle (18h) était Paul Mba Abessole,
l’ancien téméraire opposant des années 90 ayant rallié le camp du pouvoir au début des années
2000. Son dossier portait le numéro 19. Les deux autres candidats venus avant lui avaient les
numéros 17 et 18.
La CENAP a cependant été prudente en gardant son dispositif prêt à recevoir un éventuel
retardataire.
Après cette étape, tous les dossiers seront étudiés et validés lors d’une session plénière qui
regroupera tous les membres de la CENAP, notamment 3 représentants de l’opposition et 3 autres
pour le pouvoir. C’est à l’issue de cette plénière que les candidats retenus seront connus.
Martin Safou
Ne comptez pas sur moi pour ramener
l'ancien système (Ali Bongo)
Arrivée d’Ali Bongo Ondimba à Tchibanga @ Gabonactu.com
Tchibanga, Gabon (Gabonactu.com) – Le président gabonais, Ali Bongo Ondimba en tournée
Républicaine entamée mardi dans la province de la Nyanga, a déclaré à Moabi, chef-lieu du
département de la Douigny qu’il ne pourra pas ramener l’ancien système politique de son
prédécesseur Omar Bongo basé sur les « combines et les privilèges».
« Ne comptez pas sur moi pour ramener l’ancien système », a déclaré le numéro un gabonais au
cours de la cérémonie de lancement des travaux de l’axe routier Moabi-Tchibanga, long de 140 km.
Un tronçon qui permettra de désenclaver cette partie de la province.
Comme dans un air de campagne, le chef de l’Etat, Ali Bongo, candidat à sa propre succession lors
de l’élection présidentielle du 27 août 2016 n’a pas ménagé les anciens barons du régime d’Omar
Bongo devenus ses farouches opposants. Sans citer leurs noms, il les a traités « de menteurs et
voleurs ».
Dans son meeting tenu mardi soir à la place des fêtes de Tchibanga, après sa longue visite au pas de
course dans les villes de Mabanda, Moulengui Binza et Ndindi, Ali Bongo Ondimba avec un ton
offensif a demandé à ses opposants de « rendre d’abord l’argent qu’ils ont volé après avoir demandé
pardon au peuple » pour être en phase avec leur logique.
Ali Bongo Bongo Ondimba lançant les travaux de la route Tchibanga – Moabi @
Gabonactu.com
Etre à l’écoute des populations, c’est tout le sens donné à la dernière tournée républicaine du chef
de l’Etat, Ali Bongo Ondimba qui brigue un second septennat. Partout où il est passé, le numéro un
gabonais a décliné son Programme pour l’Egalité des Chances, lequel met fin aux passes droits et
prône la méritocratie. « L’Egalité des chances, c’est l’espoir pour chacun », a souligné le président
gabonais.
En matière agricole, Ali Bongo Ondimba a annoncé le lancement imminent du projet Graine dans la
Nyanga. Le programme qui est déjà implanté dans quatre des neufs provinces du pays vise à terme
l’autosuffisance alimentaire et à réduire drastiquement l’importation des produits alimentaires.
Selon la FAO, le Gabon dépense chaque année environ 350 milliards de FCFA pour l’importation des
produits alimentaires.
Le Notable
C’est la CENAP qui examine et valide les
candidatures (Marie Madeleine Mborantsuo)
Libreville, Gabon (Gabonactu.com) – Le président de la Cour constitutionnelle,
Marie Madeleine Mborantsuo, a dans une interview exclusive à Radio France
internationale (RFI) affirmé que c’est la Commission électorale nationale autonome
et permanente qui reçoit tous les dossiers de candidature, les examine et valide les
candidatures qui sont complètes. En ligne de Libreville, elle a répondu aux
questions de Christophe Boisbouvier.
RFI : Quel est le rôle de la Cour constitutionnelle dans la validation ou non des dossiers
des candidats à l’élection présidentielle ?
Marie-Madeleine Mborantsuo : Presque pas. Vous savez qu’au Gabon c’est la Commission
électorale nationale autonome et permanente qui reçoit tous les dossiers de candidature, les
examine et valide les candidatures qui sont complètes. En fait, l’accord n’intervient que s’il y a un
recours qui est porté contre la décision de la Commission électorale nationale autonome et
permanente.
Depuis deux ans, il y a polémique sur les origines d’Ali Bongo. Est-il né Gabonais ou a-t-il
acquis la nationalité gabonaise après sa naissance ? Qu’est-ce que vous en pensez ?
Le juge constitutionnel que je suis ne peut, vous pouvez vous en douter, donner une quelconque
position sur la question d’autant plus que c’est une question qui peut être soumise à l’examen de la
Cour constitutionnelle. Il appartient à ceux qui dénient à cette personnalité son statut, soit de
Gabonais ou d’étranger, d’apporter les éléments nécessaires devant les juridictions compétentes.
Quel est l’article de la Constitution qui fait foi dans ce cas ?
Concernant l’élection d’un président de la République, il s’agit des dispositions de l’article 10 de la
Constitution. Cet article comprend cinq alinéas. Mais il s’agit également des dispositions de la loi
organique sur l’élection du président de la République et les dispositions de la loi spéciale sur
l’élection du président de la République gabonaise.
Et au regard de l’article 10, quelles sont les conditions nécessaires pour être candidat à la
présidentielle ?
Il faut être Gabonais et si vous avez une autre nationalité, il ne faudrait pas avoir exercé des
fonctions publiques ou privées au titre de cette autre nationalité. Et si vous avez acquis, je dis bien
acquis, la nationalité gabonaise vous ne pouvez pas être candidat jusqu’à la quatrième
génération.
En juillet 2009, le candidat Ali Bongo a produit un acte de naissance établit par la mairie
du 3ème arrondissement de Libreville puis en janvier 2015, deux mois après la sortie du
dernier livre de l’essayiste français Pierre Péan, le président Ali Bongo a reconnu sur Radio
France internationale qu’il s’agissait d’un faux. Qu’est-ce que cela vous inspire ?
Là vraiment, je n’ai pas suivi cette déclaration du président Ali Bongo Ondimba sur cette radio, je ne
peux donc pas donner un quelconque avis dessus.
Alors cet acte de naissance établit par la mairie du 3ème arrondissement de Libreville, je
crois que vous l’avez examiné vous-même, madame la présidente, à l’issue d’un recours
formé dès 2009 par le candidat malheureux Luc Bengone Nsi ?
Non, malheureusement ce qui est affirmé ici et là est inexact. Monsieur Bengone Nsi n’a jamais
produit devant la Cour constitutionnelle en 2009 un quelconque acte de naissance. Je voudrais vous
rappeler qu’en 2009, tous les dossiers de candidature à l’élection présidentielle de 2009 avaient été
déposés devant la Commission électorale nationale autonome et permanente et qu’aucune requête
en contestation de candidature n’avait été soumise à l’examen de la Cour constitutionnelle de la
République gabonaise. Par conséquent, la Cour constitutionnelle de la République gabonaise n’a
jamais était en possession d’un quelconque acte de naissance de monsieur Ali Bongo Ondimba.
Monsieur Bengone Nsi a saisi la Cour constitutionnelle après que les résultats de l’élection aient été
annoncés par le ministre en charge de l’Intérieur sur invitation de la Commission électorale. Et à ce
niveau-là, il s’agissait d’un contentieux sur les résultats de l’élection et non un contentieux sur les
candidatures.
Et quand il a fait ce recours après l’élection, vous avez eu donc sur votre bureau, le fameux
acte de naissance du candidat Ali Bongo, c’est ça ?
Non pas du tout. Monsieur Bengone Nsi n’a produit au soutien de sa requête, qu’une copie d’une
page d’un livre écrit par un monsieur, par quelqu’un, c’est tout.
Oui, c’est ça, il avait produit une page du livre Affaires africaine de Pierre Péan paru en
1983, c’est ça ?
Comme vous le rappelez si bien, la photocopie d’une page d’un livre ne constitue pas un acte de
naissance.
Donc si je comprends bien, si demain vous est soumise une requête en contestation de
candidature, là vous pourrez examiner cette requête ?
Si nous sommes saisis, la Cour tranchera au regard des dispositions de la loi relativement à son
domaine de compétence et aux conditions de recevabilité des requêtes.
C’est-à-dire que vous réunirez entre tous les juges de la Cour pour savoir si vous êtes
compétents ou si vous ne l’êtes pas, c’est ça ?
Tout à fait. Pour toute requête, l’ensemble des membres de la Cour, nous sommes neuf, se réunit et
examine si la requête rentre bien dans le domaine de compétence dévolue à la Cour
constitutionnelle ou non.
Mais en 2009, vous disiez tout à l’heure, que si le candidat Bengone Nsi vous avez soumis
une requête en contestation de candidature, vous l’auriez examiné ?
Non, je n’ai pas dit. Je n’ai pas dit que si Bengone Nsi nous avait saisis en contestation de
candidature, on allait se déclarer compétents. J’ai dit qu’en 2009, la Cour n’avait jamais été saisie
d’un recours en contestation de candidature.
En 2009, le candidat Ali Bongo a produit un acte de naissance établi quelques semaines
plus tôt par une mairie de Libreville. En 2014, la présidence gabonaise a fait paraître dans
la presse un autre acte de naissance, en l’occurrence un extrait du registre de l’état civil de
la mairie de Brazzaville de 1959, il y a donc au moins deux actes de naissance pour
monsieur Ali Bongo. Qu’est-ce que cela vous inspire ?
Vous savez cette question est une question de droit, elle doit être tranchée par les juridictions
compétentes. Madame le juge constitutionnel que je suis, ne peut donc pas donner un quelconque
avis sur une question qui relève des instances juridictionnelles compétentes.
Mais tout simplement, le fait qu’un individu produise deux actes de naissance différents,
est-ce que ça ne jette pas la suspicion sur ses origines ?
Les discussions dans la rue, les discussions dans les médias, les écrits dans les livres, tout ceci ne
peut pas constituer une décision juridictionnelle qui va s’imposer à tous. Cette question doit être
tranchée par les juridictions compétentes en la matière.
Mais ce que se demandent beaucoup de Gabonais, c’est une question toute simple, si Ali
Bongo est vraiment né à Brazzaville en février 59 pourquoi n’a-t-il pas produit l’extrait du
registre de l’état civil de la mairie de Brazzaville dès sa première candidature en juillet
2009 ?
C’est une question que se posent certains citoyens. Alors à cela je dis, tout simplement, que
ceux-là puissent se saisir les juridictions compétentes. Le Gabon est un Etat de droit et s’il y a des
questions, des suspicions et autres, il appartient à tout citoyen concerné ou intéressé de saisir les
juridictions compétentes pour vider cette question-là.
Source RFI
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