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Jeudi 14 juillet 2016
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Numéro 135
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Créé en 1950
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Vendu en kiosques et par abonnement
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Prix 4,50 CHF (TVA 2,5% incl.) - 4,50 EUR
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agefi@agefi.com
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Rédacteur en chef: François Schaller
Dette souveraine allemande
Première émission
à taux négatif
pour un 10 ans
PAGE 12
JA-PP/JOURNAL — CASE POSTALE 61 — CH-1026 ECHANDENS-DENGES
SMI 8142.33
8160
8140
8120
8100
DOW JONES 18372.12
18375
18350
18325
18300
-0.01%
+0.13%
TAUX HYPOTHÉCAIRES ENCORE EN BAISSE
Fin de tendance
peu perceptible...
PAGE 6
FINANCEMENT DE L’OPA SUR SYNGENTA
ChemChina émet des actions
PAGE 4
LE BIOTECH EVOLVA TRÈS RECHERCHÉ HIER
Entrée attendue dans la pharma
PAGE 4
BONNE RÉSISTANCE DE L’INDICATEUR DKSH
Situation encourageante en Asie
PAGE 5
BIOSAFE À EYSINS (MEDTECH-BIOTECH)
Repris par General Electric
L’économie suisse entre signaux
de reprise et désynchronisation
Les indicateurs récents sont encourageants mais encore difficiles à interpréter. Révisions possibles dans les perspectives.
MARJORIE THÉRY
Bulle d’air ou une accalmie avant
une nouvelle tempête? Plusieurs
indicateurs ont donné ces derniers jours l’impression que l’économie était en nette phase de reprise dix-huit mois après le choc
du 15 janvier 2015: baisse du chômage, moral des exportateurs au
plus haut ou encore hausse de
l’activité de fusion-acquisitions
dans les petites et moyennes entreprises. La zone euro montre
aussi des signes d’amélioration à
différents niveaux.
Mais l’effet sera peut être de
courte durée, ou un simple reflet
d’évolutions saisonnières. Et tous
les cantons n’en bénéficient pas.
Le chiffre global du chômage est
effectivement en baisse depuis le
mois de mars. Depuis janvier
2015, il avait atteint un plus haut
les deux premier mois de 2016, à
3,5%.
La baisse a été régulière jusqu’à
atteindre 3,1% aujourd’hui, soit
à peu près le même niveau que
l’été dernier. Mais il y a toujours
un creux dans la vague en milieu
d’année, dû aux variations saisonnières, les données n’en étant pas
corrigées en Suisse. Sur dix ans,
les points bas se retrouvent toujours en été, avec un plancher en
juin et juillet 2008, à 2,3%. Ces
cinq dernières années, le taux de
chômage est toujours descendu
en dessous de 3%, sauf l’été dernier. Il y a peu de chances de repasser en dessous de ce seuil cette
année.
Une dégradation est même attendue, et le Secrétariat à l’économie
(Seco) anticipe un taux annuel de
3,6%. Le taux devrait mécaniquement remonter après l’été pour
atteindre une moyenne annuelle
de cet ordre.
Le Seco a toutefois maintenu ses
prévisions de croissance à 1,4%.
D’autres se montrent plus mesurés. Le moral des entreprises exportatrices est bon, mais les exportations de l’industrie
horlogère sont en diminution
marquée ces derniers mois.
Que dire par ailleurs du canton
de Genève? En récession, avec
une hausse du chômage anticipée
non seulement pour les six prochains mois, mais aussi en 2017?
D’après le groupe de perspectives
économiques du canton, le taux
de chômage sera de 5,8% cette
année 2016 et de 5,9% l’an prochain. SUITE PAGE 3
PAGE 20
LES FUSIONS ET ACQUISITIONS EN SUISSE
Premier semestre très actif
PAGE 12
BSI, SCANDALE 1MDB, HANSPETER BRUNNER
La Finma étend son enquête
PAGE 3
TECHNIS (SPIN OFF DE L’EPF DE LAUSANNE)
La consécration Venture Kick
PAGE 4
Réajustement du plan
ambitieux à Genève
GRAND ENTRETIEN AVEC LA DIRECTRICE D’ECONOMIESUISSE.
«La dialogue s’est
bien amélioré»
MONIKA RÜHL. L’ancienne diplomate et directrice depuis deux ans
de la première organisation économique de Suisse fait le point après
l’échec traumatisant du vote populaire sur l’immigration le 9 février
2014. La prochaine grande échéance hors politique européenne sera
la troisième Réforme de l’imposition des entreprises (RIE III). PAGE 7
Bâle IV vient hanter
Du risque financier politique et économie
au risque politique
ÉDITORIAL CONRAD BERTEZ
LORENZO STOLL. Swiss continue d’investir à Genève
mais reporte son objectif de rentabilité fin 2017, mi
2018. Les précisions du directeur général pour la Suisse
occidentale.
Le plan ambitieux de Swiss pour son développement
à Genève, avec un objectif de rentabilité initialement
prévu fin 2016, début 2017, doit être réajusté. Loin de
renoncer à son ambition pour Genève, la compagnie
aérienne nationale revoit son plan et le décale à un
horizon de 12 à 18 mois. Avec un objectif de breakeven. Un total de 160 emplois ont été créés entre 2013
et 2016.
Les investissements dans la flotte à hauteur de plusieurs centaines de millions de francs sont maintenus
avec une livraison des Bombardier C100 (capacité de
125 places) et C300 (capacité de 145 places) prévue à
Genève, dès avril 2017.
Swiss est la première compagnie aérienne au monde
à opérer ce type d’avion Bombardier, avec 50% de
bruit en moins et 25% de carburants en moins, qu’un
avion de même catégorie.
La stratégie point à point de Swiss à Genève doit être
indépendante des revenus du long courrier, qui sont
bien supérieurs. Swiss va ainsi resserrer son réseau de
destinations, entre 30 et 40 pour la saison estivale
2017. Son principal défi, à l’instar des compagnies
aériennes historiques voulant s’affranchir de ce paradigme de financement du court courrier par le long,
est plus que jamais à l’ordre du jour. PAGE 5
Fin juin, Matteo Renzi demandait à la
Commission européenne de recapitaliser
les banques italiennes avec des fonds
publics. Il espérait que le chaos causé par
le Brexit allait inciter Bruxelles à suspendre ses règles de bail-in qui interdisent
aux Etats de porter secours aux banques.
Les Allemands ont dit non. Depuis, Renzi
négocie. L’économie italienne a besoin
d’un bail-out, pas d’un bail-in.
Rappel des faits: pour soutenir la reprise,
les banques devraient créer davantage
de crédit, mais les bilans ne permettent
plus de prendre de nouveaux risques.
Après trois ans de récession, près d’un
cinquième des passifs sont composés de
dettes non performantes. Le reste ne rapporte pas grand-chose en raison des taux
d’intérêt nuls prévalant en Europe. Les
banques aimeraient recapitaliser, mais
les cotations sont trop basses pour le permettre. D’où la nécessité d’une intervention de l’Etat.
Si Renzi échoue, la situation se détériorera. Les banques, risquant la faillite, seront mises sous tutelle, et l’on imposera
un bail-in aux créanciers. Mais l’Italie
n’est pas la Chypre. Les créanciers des
banques italiennes ne sont pas des
Russes, ce sont les citoyens italiens.
Non seulement ils seraient spoliés de
leur épargne, ce qui contribuerait à aggraver la déflation, mais il n’est pas certain non plus qu’un Etat fondateur de
l’Union européenne accepterait cette
double humiliation dont une grande partie résulte des politiques monétaires de
l’Union.
Les Italiens ne sont pas eurosceptiques,
ils sont encore 51% en faveur de l’UE.
Mais ils pourraient le devenir. Si l’Allemagne continuait de s’opposer au bailout, il est très probable que le parti Cinq
Etoiles remplacerait Renzi dès le mois
d’octobre. La formation créée par Beppe
Grillo croit en la démocratie directe, elle
ferait le nécessaire pour se conformer à
la volonté des Italiens. Il ne serait pas surprenant par ailleurs de voir un renforcement des autres partis eurosceptiques
européens.
Merkel sait tout cela, et en tient compte.
Lundi déjà, elle déclarait qu’elle était déterminée à trouver une solution qui satisferait les Italiens. Mais elle sait aussi
que si elle venait à renoncer à son opposition au bail-out, les Allemands euxmêmes pourraient lui en tenir rigueur.
L’approfondissement du projet européen
en serait également affecté.n
PIOTR KACZOR
Les banques et leurs dirigeants
n’auront pas à se plaindre des intentions ou des propos des responsables politiques. S’agissant
en l’occurrence des ministres des
Finances de l’Union européenne
qui, réunis à Bruxelles en début
de semaine, ont mis en garde le
Comité de Bâle de la BRI, l’instance de réglementation bancaire
internationale. Lui demandant de
ne pas imposer une hausse trop
significative des exigences en
fonds propres (L’Agefi d’hier). Il
s’agit à leurs yeux de ne pas bloquer la reprise conjoncturelle.
Après les dizaines de milliards de
capitaux propres supplémentaires levés par les banques en Europe et aux Etats-Unis depuis
2007, nombre d’établissements
s’emploient encore à atteindre les
objectifs fixés de manière échelonnée jusqu’à fin 2018. Sous
pression des normes dites de Bâle
III.
C’est peu dire que cette évolution
a pénalisé la rentabilité des fonds
propres bancaires. Or, le spectre
des nouvelles règles dites Bâle IV
vient déjà hanter le secteur avec
les incertitudes que recèle cette
nouvelle étape.
Mark Carney, gouverneur de la
Banque d’Angleterre, qui dirige
aussi le Conseil de stabilité financière de la BRI, a clamé il y a six
mois qu’il n’y avait pas de Bâle IV,
qu’il s’agissait d’un complément
de Bâle III. Le fait est que tout le
monde ou presque préfère parler
de Bâle IV.
«S’il n’y a pas de projet unique
sous ce vocable, il y a bien une volonté de revoir un certain nombre
de principes et de méthodes de calculs issus de Bâle III. Avec, dans
les éléments en discussion, une
volonté générale de rehausser une
nouvelle fois le niveau des fonds
propres obligatoires. Au vu des
chocs et des éléments peu prévisibles auxquels est de plus en plus
confrontée l’industrie financière»
comme le précise Olivier Gauderon, associé de KPMG et responsable de l’audit financial services
en Suisse romande. PAGE 3
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Attention de ne pas bloquer la reprise conjoncturelle.
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