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20160712-Fiche-province-Québec-2016

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Economie du Québec
© DG Trésor
JUILLET 2016
Avec 23% de la population et un PIB de 313 Mds CAD en 2015 (environ 19% du PIB
canadien), le Québec se situe au 2ème rang des provinces canadiennes. La France est, en
stock, le 2ème investisseur étranger au Québec après les Etats-Unis (le 1er en flux depuis
2011). La présence française, avec 400 filiales, y est visible dans tous les domaines, à
l’exception de la grande distribution. 46% du commerce franco-canadien est réalisé avec le
Québec.
Présentation générale
Une économie de services tournée vers l’extérieur
Le Québec est la 2ème province la plus peuplée du Canada,
avec 8,3 millions d’habitants. 78,9% de sa population a pour
langue maternelle le français selon le dernier recensement de
2011. Sa superficie est équivalente à 3 fois celle de la France.
Québec (environ 0,8 million d’habitants) est la capitale
provinciale et Montréal le centre économique (3,9 millions
d’habitants).
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23 % de la population
canadienne
19,% du PIB du Canada
Montréal : 2ème ville francophone
du monde
Longtemps fondée sur l’exploitation de ses importantes
ressources naturelles, l’économie québécoise est devenue une
économie de services, qui représentent aujourd’hui 72% de
son PIB. Le PIB nominal québécois était estimé à 313 Mds CAD
en 2015.
L’économie québécoise se caractérise par son ouverture : les
flux commerciaux représentent 54% du PIB (2015). La balance
commerciale du Québec affiche un solde négatif depuis 2004,
qui s’est élevé à 7,8 Mds CAD en 2015 (91% de taux de
couverture). La part des échanges du Québec avec l’Union
européenne reste stable en 2015 (environ 17% comme en
2014), tout comme celle avec les Etats-Unis (54% en 2015 et
53% en 2014). Les Etats-Unis restent le 1er fournisseur du
Québec (34 Mds CAD, 38% de part de marché en 2015),
devant la Chine (10,6 Mds CAD, 12% de part de marché). Ces
deux pays sont aussi les premiers clients de la province. La
diversification géographique des échanges se poursuit
lentement, notamment par l’augmentation du commerce avec
les grands pays émergents.
Alors que le Québec continue d’accorder une importance
primordiale à sa relation économique historique avec son voisin
américain, il affirme une ferme volonté d’approfondissement
des relations commerciales avec l’UE, que facilitera la mise
en place de l’Accord Economique et Commercial Global
(AECG) entre l’UE et le Canada, dont l’entrée en vigueur est
prévue pour fin 2016 (une hausse de 25% des échanges
bilatéraux est attendue).
Economie
Une croissance modérée et des contraintes
budgétaires
Selon l’Institut de la statistique du Québec, le Québec a
enregistré quatre années consécutives de faible
croissance : +1,3% en 2012, +1,1% en 2013 et +1,4% en
2014 et 1,1% en 2015. Pour l’ensemble de l’année 2015, la
hausse du PIB résulte de l’amélioration du solde du commerce
extérieur (de 14 Mds CAD en 2014 à 7,8 Mds CAD en 2015) et
de l’augmentation des dépenses de consommation finale
(+1,4% en 2015). Par contre, la formation brute de capital fixe
affiche une troisième baisse annuelle consécutive (de 2,3 %,
alors qu’elle accusait une baisse de 4,8 % en 2014). L’indice
des prix à la consommation affiche une hausse annuelle de
1,3% et l’année 2015 s’est achevée avec un taux de chômage
de 7,6%.
Les principaux secteurs qui expliquent la croissance
économique de 2015 sont l’extraction minière, l’exploitation en
carrière et l’extraction de pétrole et de gaz (+ 7,6 %), le
transport et l’entreposage (+ 5,9 %), le secteur de la finance et
des assurances (+ 4,3 %), les services immobiliers et les
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2013
PIB : +1,1%
Chômage : 7,6%
IPC : 0,8%
2014
PIB : +1,4%
Chômage : 7,7%
IPC : 1,4%
2015
PIB : +1,1%
Chômage : 7,6%
IPC : 1,1%
Perspectives 2016
(Prévisions RBC)
PIB : +1,4%
Chômage : 7,7%
IPC : 1,6%
+
services de location et de location à bail (+ 2,6 %) ainsi que les
soins de santé et l’assistance sociale (+ 1,9 %).
Pour une troisième année consécutive, l’industrie de la
construction a vu sa production diminuer (– 1,4 % en 2015, –
3,5 % en 2014 et – 3,9 % en 2013).
Les prévisions de croissance du PIB pour 2016 sont
proches de 1,4%. Des facteurs continueront de maintenir le
rythme du Québec sous la moyenne nationale de 1,7%. La
faible valeur du dollar canadien et la conjoncture
raisonnablement saine sur les marchés américain et ontarien
serviront, selon la Banque Royale du Canada, d’assise à une
nouvelle progression des exportations du Québec. Les
prévisions de croissance pour la province en 2016 reposent
essentiellement sur cette amélioration, de même que sur une
hausse continue des dépenses des ménages, soutenue par un
nouvel élan du marché du travail dans la province, et une
augmentation modeste des investissements des entreprises. Le
taux de chômage pourrait atteindre 7,7% en fin d’année
2015 alors que l’IPC augmenterait à 1,6%.
Afin d’atteindre cet objectif de croissance, le gouvernement de
Philippe Couillard (Parti Libéral du Québec-PLQ) a présenté,
avec le budget 2015-2016, son Plan économique pour l’année
financière 2015-2016 et les suivantes. Le gouvernement
propose à la fois une politique de l’offre, centrée sur le soutien
aux PME (réduction de la charge fiscale) et une politique de la
demande, avec un programme d’investissements publics (Plan
québécois des infrastructures, Plan Nord, stratégie
maritime). Le Plan prévoit de nouveaux investissements qui
atteindront 121 MCAD en 2015-2016 et qui augmenteront
graduellement, pour atteindre 1,3 Md CAD en 2019-2020.
Mais les contraintes budgétaires demeurent fortes, avec un
retour à l’équilibre des finances publiques prévu et réalisé
dès l’exercice 2015-2016 après un déficit de 2,35 MdCAD en
2014-2015. Les résultats financiers publiés en juin 2016 font le
point sur l’ensemble de l’exercice budgétaire 2015-2016, clos le
31 mars. Alors que le gouvernement prévoyait un budget
équilibré, il se retrouve finalement avec un surplus
d’1,65 MdCAD de dollars (qui grimpe à 1,8 MdCAD si l’on
ajoute la portion non utilisée de la réserve pour contingences de
150 MCAD). La croissance des dépenses consolidées sera de
2,1% en 2016-2017, alors que celle des revenus s’établira à
3,1%. Un effort particulier sera mis sur les secteurs santé et
éducation (3/4 des dépenses).
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Aspects sectoriels
Une économie diversifiée et des secteurs d’excellence
Outre le fait de bénéficier d’importantes ressources
naturelles, le Québec a développé plusieurs secteurs
d’excellence,
comme
l’aéronautique,
l’industrie
pharmaceutique et les biotechnologies, le multimédia et
technologies de l’information, et plus récemment les
équipements de transport.
Le Nord québécois:
- territoire du Québec situé au
nord du 49e parallèle ;
-1,2 million de km2 (72% du
Québec) ;
-120 000 habitants (2% du
Québec) ;
-200 000 km2 de forêts
commerciales ;
- une des plus importantes
réserves d'eau douce au
monde ;
- 3/4 de la capacité de
production hydroélectrique ;
-réserves
minières:
nickel,
cobalt, platine, zinc, minerai de
fer et d'ilménite, or, lithium,
vanadium, éléments de terres
rares.
Industrie
aéronautique :
1ère
industrie
québécoise
d’exportation, l’industrie aéronautique se situe au 6ème rang
mondial avec un chiffre d’affaires d’environ 12 MdCAD,
215 entreprises et 43 500 emplois. On compte 4 principaux
maîtres d’œuvre (Bombardier, CAE, Bell Helicopter, Pratt &
Whitney). Concentrée à Montréal, elle représente le 3ème pôle
régional de l’aéronautique au niveau mondial, après Seattle et
Toulouse.
Pharmaceutique et biotechnologies : l'industrie québécoise
de la santé regroupe plus de 400 entreprises, avec
27 600 travailleurs qualifiés et 10 000 chercheurs. Dans
l’industrie des biotechnologies, le secteur de la santé humaine
domine, avec la recherche thérapeutique en tête de liste, grâce
à 53 sociétés au Québec et 1 200 emplois directs.
Multimédia et TIC : la province du Québec possède un très fort
secteur des TIC (télécommunications, nouveaux médias :
animation 3D, imagerie interactive et jeux vidéo, logiciels/
services et optique-photonique), dont 85% des sociétés se
trouvent dans le centre névralgique du Grand Montréal
(6 600 entreprises, 132 000 salariés dont 12 500 dans la R&D,
chiffre d’affaires d’environ 25 MdCAD dont 75% dans les
services et le développement de logiciels).
Equipements de transport : relativement récente, l'industrie
québécoise des équipements de transports ferroviaires et
urbains est déjà présente sur l'échiquier international
(Bombardier). Avec un volume d'affaires annuel de plus de
10 MdCAD et 40 000 employés, les 1 000 entreprises de cette
industrie lui permettent de se classer parmi les principaux
secteurs industriels québécois.
Ressources naturelles : le territoire québécois dispose de
10% des réserves mondiales d’eau douce, ce qui en fait un
réservoir de 1er plan à l’échelle mondiale. La province,
couverte à 45% de forêts (soit la superficie de la Suède et de
la Norvège réunies) représente 20% du patrimoine canadien et
2% du patrimoine forestier de la planète. Le Québec, qui génère
près du tiers de l'électricité produite au Canada, est aussi l'un
des principaux producteurs d'hydroélectricité au monde
(98% de la production québécoise est d'origine hydraulique). La
compagnie Hydro-Québec dispose d’une capacité installée de
36 643 MW (31/12/14) et développe 3 axes : l'efficacité
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énergétique, les parcs éoliens et les technologies électriques
(solaire, géothermie). Le Québec dispose d’une puissance
éolienne d’environ 4 000 MW, dont 1 000 MW installés par
EDF-EN. Enfin, le Québec, dont le sous-sol recèle de nombreux
métaux et matières premières (dont terres rares), se situe au
5ème rang mondial des zones les plus prospectées en vue d’une
exploitation minière.
Le secteur
Québec :
maritime
au
-PIB de 2,3 Mds CAD/an;
-25 000 emplois ;
-emplacement
géographique
favorable ;
-21 ports ;
-un réseau intermodal ;
-280 000 croisiéristes en 2014 ;
-ressources marines ;
-centres de recherche et
universités ; création du Réseau
Québec Maritime.
Le gouvernement entend relancer le Plan Nord (plan de
développement du nord, au-delà du 49ème parallèle), avec la
création d’une Société du Plan Nord. Le fonds Fonds
Capital Mines Énergie, institué au sein du ministère de
l’Économie, de l’Innovation et des Exportations, est doté d’une
enveloppe de 1 Md CAD, soit 500 MCAD pour des prises de
participation dans des projets situés sur le territoire du Plan
Nord et 500 MCAD consacrés à des projets dans le reste du
Québec. Ce plan de mise en valeur du nord québécois, dévoilé
en avril 2015 avec une stratégie à l’horizon 2035 et un Plan
d’action 2015-2020, prévoit 2 Mds CAD d’investissements
publics sur 5 ans, et 22 Mds CAD sur 20 ans,
essentiellement constitués d’investissements d’Hydro-Québec
(sur des investissements totaux, privés et publics, estimés à
50 Mds CAD). Il porte notamment sur le développement de
l’activité minière mais aussi forestière, énergétique et
touristique.
L’autre pilier du programme de relance économique du
gouvernement est la Stratégie maritime, stratégie à l’horizon
2030 (avec un plan d’action 2015-2020), centrée sur le
développement du fleuve Saint-Laurent et des côtes
septentrionales du Québec. Plusieurs secteurs sont visés :
transport maritime, chantiers navals, tourisme maritime,
exploitation de la ressource marine et secteurs connexes
(énergie, transformation, produits agricoles, bois, logistique). En
partenariat avec le secteur privé, l’accent est notamment mis
sur le développement de pôles logistiques et de zones
industrialo-portuaires. Un Secrétariat aux affaires maritimes
sera créé. Le gouvernement attend, d’ici 2030, des
investissements publics et privés de 9 Mds CAD ainsi que
la création de 30 000 nouveaux emplois.
Échanges bilatéraux
La croissance des échanges franco-québécois
continue
Après deux années marquées par une hausse du commerce
bilatéral entre la France et le Québec, la croissance des
échanges avec le Québec se poursuit en 2015 (+17,4 % à
4,4 Mds CAD). Elle s’appuie surtout sur une forte croissance
des exportations françaises (+27,4 % à 3 Mds CAD)
principalement due à une forte hausse de nos exportations de la
catégorie « véhicules aériens » (563 MCAD). La balance
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commerciale demeure excédentaire en notre faveur
(1,5 Md CAD) et en nette augmentation (+68,8 %), Les
exportations françaises de matériels de transport (équipements
aéronautiques) et produits des industries agroalimentaires
demeurent importantes alors que celles de produits chimiques
connaissent une baisse significative (-14 %). Le commerce avec
le Québec représente près de 46 % des échanges totaux de la
France avec le Canada.
La France gagne une place pour passer devant le Royaume –
Uni et atteindre le 5ème rang parmi les fournisseurs de la
province derrière les États-Unis, la Chine, l’Allemagne et le
Mexique. Elle augmente légèrement sa part de marché qui
passe de 3,1% à 3,6 %. La France conserve aussi le rang de
3ème client de la province derrière les États-Unis et la Chine.
Présence française
Une très forte présence française
La présence française au Québec est effective dans tous les
secteurs à l’exception de la grande distribution. Elle est
notamment centrée sur les secteurs de l’aéronautique, de la
pharmacie-santé-biotechnologies et des TIC. La majorité des
grands groupes français sont implantés au Québec et les filiales
de PME françaises sont aussi de plus en plus nombreuses.
La France est, en stock, le 2ème investisseur étranger au
Québec (5ème investisseur au Canada), derrière les États-Unis
et devant le Royaume-Uni. Depuis 2011 cependant, la France
est devenue le 1er investisseur étranger en flux. 70% des
filiales françaises implantées au Canada y sont recensées.
Elles sont plus de 400, qui se démultiplient en établissements
secondaires (sous-filiales, usines et succursales), et y génèrent
plus de 30 000 emplois (environ 80 000 au Canada). 300 de
ces implantations sont situées dans le Grand Montréal. La
présence québécoise en France se caractérise par
150 entreprises, qui emploient plus de 20 000 personnes.
Plus de 80 arrangements franco-québécois en vue de la
reconnaissance mutuelle des qualifications professionnelles
(ARM) ont pour objectif de faciliter la mobilité de la main
d’œuvre.
Copyright : Tous droits de reproduction réservés, sauf
autorisation expresse du Service Économique de Montréal.
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erreurs qui lui seront signalées. Toutefois, il ne peut en aucun cas
être tenu responsable de l’utilisation et de l’interprétation de
l’information contenue dans cette publication.
Données : Institut
Statistique Canada
de
la
statistique
du
Québec
Auteurs : Erika Montagnac/Fabrice Blazquez
Service Économique à Montréal
Revu par : Philippe Huberdeau
Adresse : 1501, Mc Gill College, Montréal, Québec, H3A
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Version de juillet 2016
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