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1. Quelles récompenses Hachem a-t

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‫בס״ד‬
‫שבת שלום‬
Entrée : 21h12
Sortie : 22h27
24 Tamouz 5776
Il est écrit dans notre Paracha, à propos du choix du Chef de la Communauté qui devra succéder à Moché :
« [Un homme] Qui sorte devant eux et rentre devant eux, dirige tous leurs mouvements, afin que la Communauté
de l'Éternel ne soit pas comme un troupeau sans pasteur » (Bamidbar 27,17). Ainsi, l’une des caractéristiques d’un véritable Chef
est qu’il marche devant le Peuple et ne se laisse pas entraîner à sa suite. Son devoir est de les élever jusqu’à lui et non de s’abaisser
jusqu’à eux, et en même temps de tenir compte de leurs exigences. C’est ce qui est écrit dans le verset : « qui sorte devant eux »,
qu’il soit toujours au front et entraîne le peuple derrière lui. Dans ce contexte, le Gaon Rabbi Israël de Salant explique ainsi ce que
disent nos Sages dans les Traités de Sotah (49b) et de Sanhédrin (97a) : « Dans la période précédant la venue du Machia’h (‘les
talons du Messie’), la face de la génération ressemblera à la face du chien (ressemblant vraiment à un chien ou comme les chiens
n’ayant aucune honte l’un vis-à-vis de l’autre – Rachi) » Nos Sages ont comparé la face de la génération à celle du chien, et
apparemment qu’est-ce qui se cache derrière cette image ? Rapportons tout d’abord l’explication du ‘Hafets ‘Haïm : La nature du
chien veut que si l’on lance un bâton dans sa direction, il se précipite sur lui pour le mordre. A l’époque pré-messianique, on
manquera d’intelligence, et comme un chien stupide, on s’en prendra au bâton. Aussi, les leaders ne voient-ils que le bâton, et
refusent de reconnaître Celui qui frappe. Rabbi Israël de Salant explique quant à lui ainsi l’enseignement de nos Sages : La nature
du chien est de toujours courir devant son maître, et il se retourne de temps en temps pour voir quelles sont les intentions de son
maître et se tourner dans la bonne direction. Dans notre génération, ceux qui voudraient être les chefs et les porte-parole de la
génération « ressemblent à la face du chien », car ils se comportent de la même façon que le chien. Certes, ce sont eux qui marchent
devant le peuple et se tiennent à sa tête, mais ils n’ont pas de principes fermes et établis. Au contraire, ils tournent de temps en
temps la tête en arrière pour voir ce qu’en pensent la rue, les médias et les journaux, et c’est en fonction de cela qu’ils décident de
leur opinion afin de plaire aux masses. C’est quelque chose de très grave, car un véritable chef doit être quelqu’un qui a une opinion
personnelle pour marcher devant le peuple et lui indiquer la voie d’Hachem, même si cela lui vaut d’être soumis à la critique de
l’opinion publique. C’est pourquoi Moché a demandé à Hachem de placer à la tête de la Communauté un homme qui sorte devant
eux et qui rentre devant eux, c’est-à-dire un véritable Chef qui ne tourne pas la tête pour regarder le peuple et le conduire selon ses
désirs, à l’instar du dernier Dirigeant du Peuple Juif que l’on accueillera prochainement, notre juste Machia’h.
Collel
1. Quelles récompenses Hachem
a-t-Il octroyé à Pin’has ?
2. Pourquoi Hachem ordonna-tIl de recenser le Béné Israël
au cours de leur quarantième
année dans le désert ?
(Réponses au verso)
1) La période qui commence le 17 Tamouz (jour où la
muraille de Yerouchalayim a été fendue lors du second Beth
Hamikdache) et qui se termine le 9 Av (jour de la destruction des deux
Temples) est appelée « Ben Hametsarim » ainsi qu’il est dit dans Ekha
« Tous ses poursuivants l’ont atteint Ben Hametsarim » ce qui veut dire
« entre les barrières » (17 Tamouz et 9 Av). Pour cela, nos Sages ont
institué de nous endeuiller pour le Temple durant cette période.
2) Généralement, (excepté dans certains communautés séfarades où
l’on se marie jusqu’au premier Av) la coutume veut que l’on ne se
marie pas durant toute cette période, et cela concerne même un homme
qui n’a pas encore d’enfants. Par contre, il est permis de se fiancer
jusqu’au 9 Av. A partir de Roch ‘Hodech on fera les fiançailles mais
sans réception.
3) Selon l’opinion du Rama (coutume Ashkénaze) les hommes ne se
coupent pas les cheveux de la tête ou de toute autre partie du corps à
partir du 17 Tamouz. Si cela gêne pour manger, on peut se tailler la
moustache. Certains évitent pendant la semaine du 9 Av. Selon
l’opinion du Choul’han Aroukh (coutume séfarade) on peut se couper
les cheveux jusqu’au Chabbath ‘Hazone. Le Kaf ha’haïm rapporte au
nom du Ari zal qu’il ne faut pas se couper les cheveux à partir du 17
Tamouz. Les décisionnaires précisent cependant que la veille de
Chabbath Hazone il faut éviter de se couper les cheveux ou se raser
(quelle que soit la coutume).
(D’après Choul’han Aroukh Orakh ‘Haïm Simane 551)
‫לעילוי נשמת‬
Yaacov Bar Chimone Meguira Sabine Ethy Bat Gota Hélaïk Reine Taïta Bat Mé’ha Attal Amram Ben Clara Ovadia Attal
David Bar Esther Yossef Bar Esther Chalom Assaya Eliahou ‘Haïm Marco Ben Yossef Saada
Le Récit du Chabbath
Un élève de Yéchiva était atteint d'une maladie inconnue et se trouvait
déjà dans un état critique lorsqu'il se rendit chez le ´Hafets ´Haïm afin
de lui demander une bénédiction. Les médecins avaient transmis à la
famille un diagnostic très pessimiste, son état empirait de jour en jour
et à vue d'œil. Tous ses proches avaient perdu espoir. Le ´Hafets
´Haïm écouta toute l'histoire du jeune homme et lui dit ensuite qu'il
avait un conseil à lui donner, seulement il y posait une condition : Ne
jamais raconter quoi que ce soit à qui que ce soit de ce qu'il lui dirait de
faire. Le jeune homme accepta bien entendu, et le ´Hafets ´Haïm lui dit
de se rendre dans une certaine ville chez tel Talmid´Hakham afin de lui
demander une bénédiction. C'est ainsi, lui assura-t-il, qu'il recouvrerait
très rapidement et avec l'aide de D-ieu une parfaite santé. Le jeune
homme s'exécuta sur le champ, il se rendit dans la fameuse ville et
reçut une bénédiction de l'érudit. Et puis, très peu de temps après ces
événements, son état s'améliora, jusqu'à complètement se normaliser. Il
recouvra la santé, et reprit ses études à la Yéchiva. Parvenu à l'âge
adulte il eut grâce à D-ieu le bonheur de fonder un foyer et comme
le ´Hafets ´Haïm le lui avait ordonné, il ne raconta jamais la façon dont
il avait guéri. Vingt années passèrent et curieusement la sœur de sa
femme tomba malade en présentant exactement les mêmes symptômes
qu'il avait lui-même eus dans sa jeunesse. Rapidement, il comprit
qu'elle avait en effet la même mystérieuse maladie, mais il se garda
cependant de le révéler, afin de respecter la promesse faite à son Rav,
le ´Hafets ´Haïm. Pourtant sa femme se souvint qu'il lui avait un jour
raconté avoir souffert autrefois d'une maladie mystérieuse dont les
symptômes coïncidaient avec ceux de sa sœur. Elle l'interrogea donc
plus précisément et découvrit qu'il s'agissait bien de la même maladie.
Elle lui demanda donc comment il avait guéri, mais il garda le silence,
lui expliquant que c'était un secret qu'il ne pouvait révéler sous aucun
prétexte. Mais elle le harcela quotidiennement, ainsi que son beaufrère, qu'elle avait averti. Ils le supplièrent tous deux d'avoir pitié de
cette pauvre jeune femme. Et il finit par céder, pensant que pour un tel
cas de danger de mort, il valait probablement mieux révéler son secret.
Il raconta donc tout à sa femme, et elle retrouva alors un peu d'espoir,
peut-être qu'il ne fallait plus perdre de temps, et qu'il devait sur-lechamp voyager pour Radin. Le ´Hafets ´Haïm était alors très âgé et très
faible, toutefois, en entendant les détails de l'histoire il se souvint
parfaitement de lui. Malheureusement, il eut un air désolé et lui
expliqua : « Si je pouvais t'aider je n'hésiterai pas, mais que puis-je
faire aujourd'hui ? Il y a vingt ans, lorsque tu es tombé malade, j'étais
encore plein de vigueurs, j'ai jeûné pour toi pendant quarante jours.
Aujourd'hui je suis vieux et fatigué, je n'ai plus les forces de faire ce
que je faisais autrefois... » Incroyable! Non seulement le ´Hafets
´Haïm jeûna pendant quarante jours pour une seule et unique
« brebis », mais en plus il mit tout en œuvre pour que sa guérison
apparaisse comme la résultante de la bénédiction de quelqu'un d'autre.
Voici un exemple bouleversant de responsabilité et de don de soi de
l'un des grands bergers du Peuple Juif... Que son mérite nous protège !
La perle du Chabbath
Le Midrache [Yalkout Réouveni – Pliya] enseigne : « Comme Moché ne
s’est pas montré empressé à combattre Zimri [Ben Salou – le Prince de la
Tribu de Chimone – qui a cohabité avec une princesse de Mydiane – voir
Bamidbar 25, 14], personne ne connaît l’emplacement de sa tombe [voir
Dévarim 34, 6].» De nombreuses grandes personnalités se sont étonnées de
cette explication du Midrache, et du rapport qu’il y a entre les deux sujets.
Rapportons deux commentaires : 1) Quel est le rapport entre l’épisode de
Zimri et la tombe de Moché ? Rabbi Yéhonathan explique pourquoi D-ieu
fit en sorte que personne ne connaisse le lieu de sépulture de Moché. En
effet, les athées prétendent qu’il n’est pas possible que Moché fût aussi
grand que le dit la Thora. Selon eux, s’il avait atteint un niveau tel qu’il
puisse monter au Ciel et parler face à face avec la Présence divine, il ne
serait pas mort comme un être humain ordinaire ; il aurait vécu
éternellement comme ‘Hanokh et Eliahou Hanavi (qui montèrent vivants
au Ciel). Ils affirment donc que la personnalité de Moché décrite par la
Thora n’est qu’une exagération de la part de Moché. Cet argument est
ridicule car si Moché avait écrit la Thora de sa propre initiative, qui l’aurait
forcé à écrire « Moché mourut » ? Il aurait pu écrire qu’il était monté
vivant au Ciel, ce qui aurait mis sa grandeur en exergue. Le verset « Moché
mourut » est la preuve la plus claire que « Moché est vrai et sa Thora est
vraie ». Cette preuve est convaincante parce que personne ne connaît le
lieu de la tombe de Moché. Mais si on savait où il était enterré, il n’aurait
pas pu écrire qu’il était monté vivant au Ciel. Le fait que personne ne
connaisse son lieu de sépulture [et qu’il est dit que « Moché mourut » et
non pas qu’il soit monté vivant au Ciel] constitue une preuve de la véracité
de la Thora de Moché. On comprend à présent les paroles du Midrache. Si
Moché n’avait pas tardé à défendre l’honneur de D-ieu dans l’épisode de
Zimri, il aurait mérité lui aussi la récompense de Pin’has, celle de vivre
éternellement. En effet, chaque Mitsva a sa récompense fixe. S’il n’était
pas mort, les athées n’auraient pas remis en question la véracité de la
Thora. Mais comme il a tardé et est mort comme tous les humains, il fallait
dissimuler sa tombe afin de fournir une preuve de la véracité de la Thora
[Birkat Hachir]. 2) Le livre Dérouch Chmouël rapporte au nom de Rabbi
Leib de Pintchoff une explication sur les paroles du Midrache : « Qui est
plus grand que Moché ? [Personne !] C’est pourquoi c’est le Saint béni
soit-Il Lui-Même qui S’est occupé de l’enterrer (en récompense de s’être
occupé lui-même des ossements de Yossef – voir Sotah 13b). Bien que
Pin’has, qui est Eliahou, ait été son compagnon d’étude, pourquoi ne l’a-til pas enterré ? Parce qu’il était Cohen. » Quand nous examinons la chose
de près, nous nous apercevons que Pin’has n’a été nommé Cohen qu’après
avoir tué Zimri. Par conséquent, si Moché avait tué Zimri, Pin’has n’aurait
pas été nommé Cohen, et il aurait enterré Moché, alors nous connaîtrions
l’emplacement de sa tombe. C’est donc une explication des paroles du
Midrache : « Comme Moché ne s’est pas montré empressé à combattre
Zimri (ce qui permit à Pin’has d’apparaitre sur la scène et de mériter d’être
Cohen), personne ne connaît l’emplacement de sa tombe.»
R1 : Hachem déclara : « Pin’has Ben Eléazar Ben Aaron le Cohen mérite une récompense pour avoir courageusement mis à mort Zimri, qui a
publiquement profané le Nom de D-ieu » (voir Bamidbar 25). Cette récompense fut multiple : 1) Il reçut de façon exceptionnelle la Kéhouna (Prêtrise). En
effet, avant d’avoir mis à mort Zimri, Pin’has n’était pas Cohen, bien qu’il fût Lévi. Hachem n’avait désigné comme Kohanim qu’Aaron et ses fils, et leur
descendance à venir. Les petits-fils d’Aaron nés avant l’onction des Kohanim n’étaient pas inclus. Désormais, Pin’has était devenu Cohen par son propre
mérite [Rachi – Zeva’him 101b]. 2) Les descendants de Pin’has seront toujours des Kohanim Guédolim (Grands-Prêtres) : A l’époque du premier Temple,
dix-huit Grands-Prêtres furent les descendants de Pin’has, et à l’époque du second Temple, il y en eut quatre-vingt [Sifri]. 3) Pin’has rétablit la Paix entre le
Peuple Juif et D-ieu, et il sera à l’avenir un messager de Paix. C’est lui qui apparaîtra sous la forme du Prophète Elie [« Pin’has c’est Eliahou », un être éternel
(pour annoncer la venue du Machia’h) – Yonathan Ben Ouziel], dont il est dit : « Et il ramènera le cœur des pères vers leurs enfants, et le cœur des enfants
vers leurs pères » (Malachie 3, 23) [Pirké DéRabbi Elièzer 29].
R2 : Hachem ordonna que les Béné Israël soient comptés à nouveau dans les plaines de Moav au cours de leur quarantième année dans le désert, pour
différentes raisons, parmi lesquelles : 1) Lorsque les Juifs péchèrent avec les femmes Moabites et Midyanites à Chittim (la quarantième année), les Nations
les accablèrent d’accusations (comme : « les Egyptiens ont séduit leur mère »). Aussi, Hachem ordonna-t-Il qu’un nouveau recensement soit entrepris et que
l’on établisse la généalogie de chaque Juif [Yalkout Chimoni I, 773]. 2) Ce recensement fut conduit peu avant la mort de Moché. Lorsqu’« un fermier loue
les services d’un berger pour qu’il garde son troupeau, il compte ses moutons avant de les lui confier et les recompte avant que le berger ne le lui rende ».
Ainsi, Moché eut la charge de garder les Béné Israël dans le désert, spirituellement et physiquement, comme un berger garde le troupeau qui lui est confié.
Ils ont été comptés une première fois lorsque, étant sortis d’Égypte, ils ont été confiés à Moché. À présent que celui-ci est sur le point de mourir et de rendre
son troupeau, on les compte à nouveau [Rachi sur Bamidbar 26, 1]. 3) Hachem dénombre les Béné Israël après chaque fléau. De même que lorsqu’« un loup
attaque un troupeau et tue plusieurs moutons, le berger dénombre ensuite son troupeau pour voir combien sont perdus » de même, D-ieu compta les Béné
Israël après la plaie de Chittim (suite à la faute avec les filles de Moab) afin de démontrer quelle grave destruction l’immoralité provoque [Midrache
Tan’houma]. 4) Ce recensement, conduit peu avant l’entrée des Juifs en Erets Israël, détermina ceux qui avaient droit à une portion de territoire. Seuls ceux
qui avaient atteint l’âge de vingt-ans à l’époque du recensement y avaient droit [Rachi sur Bamidbar 26, 53].
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