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Bulletin n° 27 - La MUSique MATernelle

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BULLETIN N°27 MUSMAT
JUILLET 2016
La MUSique
MATernelle
Le geste musical
ACTUALITES
Chers parents, chers musiciens,
On pense souvent que la musique est une activité spécifiquement
intellectuelle, hors le geste transmetteur est primordial pour traduire
la pensée et l'intention; l'obtention du bon mouvement, voulu, et sa
précision, détermineront en grande partie la qualité de
l'interprétation. Lorsque les doigts ne sont pas suffisamment
entraînés, ils peinent à « obéir » et l'apprenti musicien s'énerve
souvent qu'ils ne répondent pas immédiatement. Le travail des
Variations est capital pour développer l'indépendance de chaque
doigt, plus facile avec le « staccato », les morceaux suivants pour
travailler le « legato » et sentir le bon enfoncement des touches ;
répéter le passage plus difficile pour parvenir à la maîtrise du geste,
et donc du son, est capital ; lorsqu'on se décourageait de ne pas y
arriver rapidement, le Dr Suzuki répondait : « l'as-tu fait 1000 fois ?
Non ? Si dans 1000 fois tu n'y arrives toujours pas, je t'aiderai à ce
moment-là » : belle leçon d'humilité à méditer, contraire à notre
société du « tout tout de suite ».
La coordination et la synchronisation des gestes sont primordiales
pour le musicien, et plus longues actuellement à obtenir chez les
jeunes enfants : impact des écrans, de l'environnement saturé d'ondes
certainement néfastes pour les jeunes cerveaux, de la pollution... ? Les
scientifiques se posent beaucoup de questions, mais il est difficile de
contrer les lobbyings économiques et d'accepter la prudence par peur
de mettre nos enfants « en marge » des progrès technologiques.
Mais la réalité est là, et on peut reprendre les bonnes vieilles méthodes
pour retrouver ce qui était naturel pour la plupart des jeunes enfants :
sur la plage par exemple, vous pouvez organiser des jeux où on se
déplace de différentes façons (crabe, nageur, boxeur, kangourou...), en
synchronisant pieds et mains, en accompagnant par la parole..., des
jeux d'imitation en « miroir », des danses folkloriques, des jeux de
pistes et d'orientation pour se repérer dans l'espace, du dessin et de
l'écriture sur le sable avec des gestes amples, ce sera une bonne aide
pour le piano, et pour tous les apprentissages!
L'équipe des professeurs MUSMAT vous souhaite un très bon été
musical et gestuel.
Brigitte Pras
LES STAGES
# Du 22 au 26 août à
Saint-Quay-Portrieux (22)
# Du 24 au 28 octobre à
Villennes-sur-Seine (78)
REPRISE DES COURS DE
MUSIQUE
# Jeudi 15 septembre à Paris et
banlieue (78)
# Lundi 19 septembre à Lyon
et Dardilly (69)
ATELIER DU GESTE
MUSICAL
# 1er cours vendredi 30
septembre à Villennes-surSeine (78)
3, rue Hippolyte Lebas
75009 – Paris
Tél/fax : 01 39 75 84 99
@ : musmat@cegetel.net
site :http://www.musiquematernelle.com
Un film à voir cet été
(déconseillé aux moins de 12 ans, certaines scènes sont parfois violentes)
Laerte, brillant violoniste, rêve depuis toujours d'intégrer l’orchestre
symphonique de São Paulo. Dévoré par le trac, il échoue à l'audition et accepte
à contrecoeur d'enseigner la musique à des adolescents d’Heliópolis, la plus
grande favela de la ville. A son arrivée, il ne reçoit que cris, insultes, crachats,
et constate une pratique des instruments catastrophique. Laerte est atterré,
mais très vite, il remarque les capacités de chacun, impose une discipline et
donne à ces adolescents perdus une structure et une raison de se sentir fiers
d'être ce qu'ils sont.
En changeant la vie de ses élèves, il va trouver un sens à la sienne...
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Conception et réalisation: Brigitte Pras – Prochain numéro: octobre 2016
BULLETIN N°27 MUSMAT
JUILLET 2016
Concert et diplômes au dernier trimestre
26 juin à Paris, diplômes,
concert et saluts des petits et grands
suivis d'un goûter sympathique
L'Atelier du « Geste Musical »
un nouvel atelier à Villennes-Sur-Seine, à la rentrée prochaine
Professeur de piano MUSMAT, danseuse et chorégraphe, professeur de yoga
et artthérapeute, Aurélie propose à la rentrée un nouvel atelier pour les
enfants dès 4 ans : le « geste musical ».
- sensibilisation à la musique par un travail corporel
- développement de l’écoute, de l’imaginaire, du mouvement dansé,
à partir de différents supports musicaux.
Vendredi à partir de 16h45 à la MDA – Inscriptions à partir du 3 septembre
«La musique est l’organisation des sons dans l’espace,
en mouvement dans le temps» - Evelyne Andréani
Réflexions tirées du livre de Véronique Dereux : « l'éveil corporel et musical chez l'enfant de 3 ans »
- C’est par l’expérience vécue du corps que la personnalité entière va pouvoir se développer, avant le langage : la fonction du
langage se place dans l’expression, la communication, la symbolisation, il vient donc appuyer une action qui a été vécue et que
l’on raconte.
- La pensée du jeune enfant est encore globale, il ne peut agir au départ sur injonctions verbales comme l’adulte : les mécanismes
de l’action précèdent ceux de la réflexion, jusque vers 4 ans, où il y a un début de prise de conscience.
- Les images vont émerger avec le mouvement : affectivité, sensibilité, tonus, imagination … puis les mots seront présents, ils
accompagneront le mouvement mais ne le commanderont pas.
- Le mouvement expressif : il garde les caractéristiques de l’enfant tout en étant socialisé ; il perd son côté impulsif et garde sa
spontanéité
- Les images permettront plus tard une verbalisation puis une conceptualisation. : (en solfège ou même parfois en éveil
traditionnels, la lecture et l' écriture se font avant le verbal, et avant le corporel, qui n'existe pas ! NDLR)
- L’apprentissage du contrôle de soi va se faire au cours du mouvement (il ne le fige pas) : la notion de plaisir se développera
dans l’effort d’attention (cela est clair dans les cours des tout-petits, qui peuvent passer 20mn au piano sans se lasser ! NDLR)
- Le cadre est important, afin que l’enfant puisse ensuite se donner à lui-même ses propres limites, il pourra évoluer et s’ouvrir
lorsque l’enfant aura progressivement appris à se contrôler (la musique va aider, si les « interdits » ne sont pas respectés, on
l’arrête
- L’imitation est une action spontanée de l’enfant qui est indispensable à son évolution, mais en laissant le temps à l’enfant
d’intégrer et de s’approprier le mouvement.
- Motivation : c’est la prise de conscience de son pouvoir d’action qui va être à l’origine du plaisir ; L’étape d’apprendre à
accepter la frustration immédiate et l’effort pour parvenir au but fixé est primordiale avant 6 ans
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Conception et réalisation: Brigitte Pras – Prochain numéro: octobre 2016
BULLETIN N°27 MUSMAT
JUILLET 2016
Centre LHC de Moulin-Vieux : un lieu de stage pour l'été prochain ?
Le dernier week-end de juin, nous avons découvert ce havre de paix, à une heure de
Grenoble : un lieu chargé d'histoire, en pleine montagne, où plus rien ne vous « happe » :
pas d'ordinateur, pas de télévision, tout juste le téléphone portable si on se tourne vers le
clocher de l'église, donc seulement en cas d'absolue nécessité..., quelques humains, des
animaux : chiens de traîneau, chevaux et tout ce que comptent les Alpages à 1100 m : au
début on se sent un peu perdu, isolé, puis on apprécie grandement de retrouver un calme
oublié. Les bâtiments sont une parfaite « colonie de vacances », agréée « éducation
nationale » et « jeunesse et éducation populaire », apte à recevoir des enfants seuls (à
partir de 7 ans) ; l'accueil est possible pour les familles, et il y a également des hôtels
dans la station L'Alpe du Grand Serre,toute proche, pour ceux qui souhaitent plus de
confort.
L'histoire de la République des Enfants de Moulin Vieux
Elle s'est déroulée dans ce village qui
jouxte le col de l'Alpe du Grand Serre, au
débouché du val de Vaunoire, près de
Lavaldens. Le pied du village abrite des
constructions insolites : un peu plus loin,
dans les prés, se dresse une grande
bâtisse blanche. Pour les gens du pays ces
bâtiments sont « la colonie » ou « la
République ». Ils témoignent d’une
histoire méconnue qui a débuté en 1946 à
l’arrivée inopinée d’un groupe d’enfants
du midi, notamment d’enfants de
réfugiés espagnols, encadré par trois
enseignants, Henri et Henriette Julien et
Louis Nel.
Dès lors, des dizaines d’enfants, la
plupart orphelins, ont progressivement
investi le paysage et la vie des communes
de Lavaldens puis de La Morte. Ils se sont
succédés sous des formes diverses que la
mémo ire l oc ale a amalgam ées et
successivement oubliées.
Les villageois ont vu des bâtisseurs
effrénés relever des ruines pour créer leur
premier abri pour l’hiver, puis des années
durant élever avec opiniâtreté de
nombreux bâtiments… tandis que des
élèves studieux obtenaient d’excellents
résultats au CEP cantonal… et que de
nombreux journalistes et visiteurs
défilaient...
Les enfants y étaient considérés comme
des personnes à part entière (et non
comme des adultes en miniature).
Citoyens, ils étaient rassemblés tous les
soirs en Assemblée Générale.
Ils élisaient leur propre "syndicat", organe
qui gérait la vie, la discipline, les projets
de la République des enfants.
En 1952 la Répub liqu e d ’ enfants
organisait sa 1e colonie de vacances d’été
sous toile au « camp des Mortes ».
Pierre Draï écrira dans son journal de
souvenirs (La mémoire déverrouillée
Gaussen 2011) combien la République de
Moulin Vieux lui a permis de se
reconstruire, lors de son séjour de 1953 à
1959 :
3
"J’avais l’impression d’avoir trouvé une
famille, les gens de Moulin Vieux étaient
différents avec moi. On me donnait des
responsabilités, j’étais devenu quelqu’un.
Avant je n’étais rien, il fallait que
j’obéisse et je le supportais très
difficilement. J’ai d’ailleurs toujours eu
des problèmes avec l’autorité. J’avais tout
simplement retrouvé la joie de vivre. Je
me sentais respecté, mon avis comptait.
Du coup, je me suis peu à peu mué en un
jeune homme apaisé, gentil, respectueux.
Ce fut ma seconde naissance !"
En 1955 la communauté d’enfants
s’intégrait dans la vie économique de la
commune par une première embauche
de personnel, en partie local, qui ne
cessera plus ensuite. Puis, en 1956, elle
organisait les premières classes de neige
avec 2 moniteurs de la petite station de la
Morte : Edmond Vincent et Pierre
Pourreau.
En 1965 l’une des anciennes du centre,
Bobol Arroyo, se présentait aux élections
municipales et était élue conseillère
municipale, et en 1966 les deux écoles
primaires, communale et centre scolaire,
fusionnaient.
De 1960 à 1975, les politiques publiques
en faveur de «l’enfance inadaptée » se
sont structurées, aboutissant à la Loi
d’Orientation de 1975, imposant des
normes en matière d’hébergement, des
exigences de qualification du personnel,
des règles administratives plus lourdes,
ainsi que des classifications
d’établissements.
Ainsi en 1963 les Julien quittent MoulinVieux laissant à une association la charge
du devenir de la structure. Sans doute
que, trop atypique, la République
d’Enfants a eu du mal à faire face à ces
exigences nouvelles et a commencé une
reconversion partielle vers le secteur de
l’animation. En 1975, Denis Poncet,
devenu directeur, abandonnait l’accueil
des "enfants en danger moral" au profit
des classes de découverte.
La station de l’Alpe du Grand Serre
recevait dès lors de nouveaux jeunes
clients.
La République des enfants de Moulin
Vieux s'inscrit dans le mouvement de ces
institutions d'éducation à la citoyenneté
prônant le respect des enfants : l'école de
Summerhill fondée en 1921 par Alexander
Neill et qui fonctionne encore aujourd'hui,
ou la république des Muchachos de
Bemposta née à Orense en 1956, en pleine
Espagne franquiste, qui a fermé en 2003
seulement...
Ainsi, Moulin Vieux a été le lieu d'une
expérience éducative importante. Dans
cette haute vallée de la Roizonne,
Henriette et Henri Julien ont pu mettre en
application les principes d'une pédagogie
nouvelle, d'une éducation à la citoyenneté.
Un livre paru en 2016 sur l'histoire du lieu,
et le contexte historique ;
à l'occasion des 70 ans de sa création, une grande
fête émouvante a réuni des anciens de la
« République des enfants de Moulin-Vieux », qui se
retrouvaient pour la première fois après tant
d'années.
Conception et réalisation: Brigitte Pras – Prochain numéro: octobre 2016
BULLETIN N°27 MUSMAT
JUILLET 2016
Un lieu culturel et sportif, parfait pour nos stages artistiques
Le village niché au pied de la montagne
Ballades en forêt
La grande bâtisse du Centre LHC
Le réfectoire
La yourte pour les cours collectifs et les concerts
Pour finir, une séance de shiatsu dans la roulotte
La montagne est propice à la pêche aux étoiles, à découper pour les morceaux de révisions
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Conception et réalisation: Brigitte Pras – Prochain numéro: octobre 2016
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