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351 millions de dollars de déficit pour l`Algérie en 2015

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N° 6445 Prix 10 DA France 1 C
Quotidien national d'information
Mercredi 3 août 2016
BALANCE COMMERCIALE AVEC LA GRANDE ZONE ARABE DE LIBRE ÉCHANGE
351 millions de dollars de déficit
pour l’Algérie en 2015
Par
dollars, soit une baisse de 60%.
Le bilan d’Algex fait savoir, toutefois, que le sucre en représente
67%, alors que le reste se compose
essentiellement des dattes avec
5 millions de dollars, des truffes
avec un montant de 4,2 millions de
LE PÈRE EN COLÈRE CONTRE LES INFORMATIONS
AYANT ANNONCÉ LA MORT DE SA FILLE
LA DÉSINFORMATION et la
course au scoop a créé un climat
lourd dans la région d’At Toudert,
où on recherche toujours la petite
Nihal Si Mohand, âgée de 4 ans,
disparue depuis le 21 juillet dernier.
Des sites Internet se sont empressés
d’annoncer la mort du petit ange
TUNISIE
„ Youssef Chahed pressenti
à la tête du futur gouvernement
tunisien .....................................p2
De notre correspondant à Annaba
Mohamed Rahmani
disparu, indiquant que sa famille a
reçu un appel des éléments de la
gendarmerie pour confirmer que
les restes humains trouvés dans
les bois, près du village d’At
Abdelwahab, étaient ceux de la
petite. Il était même question d’une
conférence de presse qu’animerait le
procureur général près la cour de
Tizi Ouzou pour annoncer la nouvelle.
Suite en page 24
RIEN ne va plus au complexe
sidérurgique d’Annaba qui se
trouve aujourd’hui confronté à de
nouveaux problèmes liés à l’installation et à la rénovation du
haut fourneau. En effet, la date
prévue de son redémarrage en
l’occurrence la fin du mois
d’août, est repoussée pour le
mois de novembre, si tout se
déroule comme prévu d’ici là. La cause est que l’entreprise Pirson chargée
des travaux a découvert des fissures sur les parois internes du haut fourneau, fissures qui demandent une intervention dont les travaux pourraient
s’étendre jusqu’au mois de novembre prochain.
Suite en page 2
Supplément Théma
La gratuité des plages,
et après !?
Lire pp 11 à 15
aussi que 71,7% des exportations
algériennes hors hydrocarbures vers
cette zone ont été destinées à la
Tunisie, au Maroc, au Liban et à la
Syrie.
Par pays, le bilan fait ressortir
que la Tunisie a été le premier client
de l’Algérie avec 32% des exportations HH représentant une valeur de
39 millions de dollars suivi du
Maroc avec 18,3% des exportations
HH. Du côté des importations algériennes depuis cette zone, elles ont
légèrement baissé en 2015 en s’établissant à 2,5 milliards de dollars,
contre 2,6 milliards de dollars en
2014. Les produits industriels
importés depuis la Gzale, d’une
valeur de 2,3 milliards de dollars,
ont reculé de 4% tels les transformateurs électriques les fils et câbles
électriques, le fil du cuivre, les
médicaments et les matières plastique. La baisse a touché aussi les
produits agricoles et agro-alimentaires, en passant à 274 millions de
dollars contre 291 millions de dollars. Durant l’année de référence,
les principaux fournisseurs de
l’Algérie au sein de la zone ont été
l’Arabie saoudite (24%), l’Egypte
(19%), la Tunisie (17%), les Émirats arabes unis (13%) et le Maroc
(8,3%).
S. B. /APS
ACTUALITÉ
ArcelorMittal-Algérie : le redémarrage
du haut fourneau compromis
Photo : DR
Malik Boumati
représenté 40% des exportations
algériennes hors hydrocarbures,
représentant un montant de
49,4 millions de dollars. La baisse
étant de moins de 35% dont
18,8 millions de dollars d’exportations d’ammoniac. L’agence relève
DES FISSURES ONT ÉTÉ DÉCOUVERTES
SUR LES PAROIS INTÉRIEURES DU HF
Nihal Si Mohand : les résultats des analyses
ne sont pas encore connus
De notre correspondant à Tizi Ouzou
dollars, des eaux minérales et gazéifiées avec 3,5 millions de dollars,
des pâtes alimentaires avec 2,1 millions de dollars et des yaourts avec
un montant de 2,1 millions de dollars. Par ailleurs, Algex a observé
que les produits industriels ont
INVESTISSEMENT
Photo : Archives
APRÈS avoir enregistré un
excédent de plus d’un milliards de
dollars en 2014, la balance commerciale de l’Algérie avec la Grande
zone arabe de libre échange (Gzale)
a affiché un déficit de 351 millions
de dollars en 2015. Le chiffre a été
rendu public, hier, par l’APS citant
l’agence nationale de promotion du
commerce extérieur (Algex). Ainsi,
les exportations algériennes vers les
pays de cette zone ont reculé de plus
de 40% en 2015. Selon le même
bilan, les exportations algériennes
des hydrocarbures vers cette zone
ont fortement baissé à 2,1 milliards
de dollars en 2015 contre 3,5 milliards de dollars en 2014 (40%) en
dépit d’une augmentation importante des volumes vendus (40%).
Quant aux exportations hors hydrocarbures (HH), elles ont chuté de
52% à 121 millions de dollars. Cette
baisse est expliquée notamment par
une réduction de 70% des ventes de
sucre soit près de 48 millions de
dollars.
Les produits agricoles et agroalimentaires, qui représentent près
de 60% des exportations vers cette
zone, ont reculé à 71,5 millions de
Photo : S. Zoheir
Smaïl Boughazi
„ La bonification des taux
d'intérêt plafonnée à 3%
sur 5 ans au maximum ..............p3
MONDE
„ L'armée américaine bombarde
l'EI à Syrte................................p17
2
L ’ É V É N E M E N T
Mercredi 3 août 2016
BIEN QU’IL AIT FAIT PARTI DE L’EXÉCUTIF SORTANT
Youssef Chahed pressenti à la tête
du futur gouvernement tunisien
Par
uelques jours après le
retrait de confiance au
gouvernement Essid,
le chef d’Etat tunisien, Béji
Caïd Essebsi, a engagé le processus de consultations et
concertations sur le chef du
futur gouvernement d’union
nationale, dont le nom doit
être annoncé cette semaine, a
affirmé, hier, une source du
Palais de Carthage, cité par
l’agence officielle. Les
concertations ont débuté dans
la soirée de lundi dernier au
siège de la présidence de la
République et se sont poursuivies hier avec plusieurs partis
dont Nidaa Tounès fondé par
M. Essebsi, et les islamistes
d’Ennahda, mais aussi avec le
syndicat Ugtt et le patronat
Utica. Pour rappel, la
démarche de formation d’un
gouvernement d’union nationale, lancée le 2 juin dernier
Photo : DR
Q
Adel Boucherguine
par le Président tunisien a été
«favorablement» accueilli par
le mouvement islamiste
Ennahdha et l’incontestable
syndicat, membre de la
Troïka, l’Ugtt. «Le nom du
futur chef du gouvernement
sera annoncé cette semaine,
très probablement mercredi»,
a par ailleurs déclaré une autre
source à l’AFP. Samedi dernier, le Parlement a retiré sa
confiance à l’équipe du chef
du gouvernement Habib Essid,
un indépendant de 67 ans
nommé il y a tout juste 18
mois. Des responsables de
Nidaa Tounès, qui a remporté
ArcelorMittal-Algérie : le redémarrage du haut fourneau compromis
Suite de la page 1
Pirson, une multinationale spécialisée
dans le montage des HF et jouissant
d’une longue expérience dans le
domaine, a remplacé l’entreprise italienne Ferretti qui s’était avérée incompétente et avait abandonné les travaux au
mois d’avril dernier compromettant ainsi
les délais fixés qui prévoyaient un redémarrage de l’installation pour fin mai
dernier.
La désignation de Pirson, l’arrivée de
ses équipements, son installation sur le
site avait pris des semaines retardant
encore plus les travaux. Travaux qui
avaient été lancés et menés de main de
maître faisant espérer à tous que la situation allait s’améliorant. Mais en cours de
route, ce problème est apparu, ce qui a
nécessité une révision de la date prévue.
Les fissures découvertes par les ingénieurs et techniciens sur place ont poussé
les responsables à arrêter les travaux pour
procéder aux réparations des parois. Des
travaux de haute technicité qui nécessitent un personnel compétent et du temps
pour que tout soit réalisé dans les normes
admises autrement tous les efforts
consentis et tous les travaux réalisés
n’auraient servi à rien.
D’un autre côté, le complexe qui ne
tourne plus qu’à 30% de ses capacités du
fait de l’arrêt du HF, avec les billettes et
des brames importées et destinées à être
transformées dans les laminoirs, n’arrive
plus à faire face aux dépenses pour son
zzz AU FIL DES JOURS
Par
Kamel Amghar
L’AVIATION américaine entre en action
dans la ville libyenne de Syrte, à la
demande du gouvernement d’union
nationale de Faiez el Serraj. Ce dernier a
indiqué, lors d’un discours télévisé, que
l’US Air Force a été officiellement
sollicitée pour venir en appui aérien à
l’offensive toujours en cours des troupes
libyennes contre les unités terroristes de
Daech, retranchées dans la cité natale du
défunt guide de la Jamahiria, Mouammar
Kadhafi, depuis plus d’un mois. Les
premiers tirs, opérés lundi dernier,
auraient causé de lourdes pertes dans les
rangs des extrémistes de l’EI, selon le
chef du gouvernement libyen dont
l’autorité reste à présent cantonnée à
Tripoli et ses environs. Simultanément, la
Maison-Blanche a confirmé que le
président Barak Obama avait ordonné
à l’armée de voler au secours du
fonctionnement, mais aussi pour payer
ses fournisseurs. La trésorerie est au
rouge et les ouvriers en sont les premières victimes puisqu’ils n’ont pas
encore été payés pour le mois dernier.
Les factures d’électricité, d’eau et de gaz
pleuvent sans pour autant être honorées
et les maigres recettes n’arrivent même
pas à couvrir le tiers des besoins
exprimés. Une situation pour le moins
insolite quand on sait que l’Etat algérien
a déboursé près d’un milliard de dollars
pour la rénovation de ce complexe depuis
sa reprise. Mais le complexe se débat
toujours dans des problèmes et il est
devenu un gouffre financier pour des
résultats qui n’ont pas encore vu le jour.
M. R.
les législatives de 2014 avant
d’imploser et de perdre la
première place au Parlement
au profit d’Ennahda, ont
estimé que le poste de Chef de
gouvernement devait revenir à
leur parti. Plusieurs médias
tunisiens ont indiqué que le
Président avait proposé le nom
du ministre des Affaires
locales, Youssef Chahed, de
Nidaa Tounès, pour succéder à
M. Essid. Bien qu’une source
à la présidence cité par l’AFP
ait indiqué que «rien n’a été
décidé», de nombreux
Tunisiens ont aussitôt réagi
sur les réseaux sociaux.
Certains ont dit apprécier le
fait que M. Chahed, bientôt
41 ans, soit un jeune homme
politique, mais d’autres ont
critiqué l’éventuelle promotion d’un membre du gouvernement sortant, jugé en échec
après la défiance. Pa ailleurs,
d’autres ont dénoncé des liens
de parenté par alliance entre
MM. Caïd Essebsi et Chahed.
Le 2 juin, le président
Essebsi s’est dit en faveur
d’un gouvernement d’union
nationale face aux critiques
contre le cabinet Essid, accusé
d’inefficacité alors que la
Tunisie traverse une période
sensible avec une économie
en crise et des menaces
terroristes. S’il a d’abord dit
ê t r e p r ê t à d é m i s s i o n n e r,
M. Essid a ensuite annoncé
qu’il ne partirait qu’après un
vote au Parlement et dénoncé
des pressions pour l’obliger à
quitter son poste. Ses proches
ont attribué ces pressions au
camp du fils du chef de l’Etat,
Hafedh Caïd Essebsi, un
dirigeant de Nidaa Tounès.
A. B.
Enjeux de la bataille de Syrte
gouvernement d’el Serraj dans le cadre
de la lutte contre le terrorisme. Le
Pentagone, par la voix de son porteparole, Peter Cook, s’est aussi empressé
d’annoncer que les premiers raids avaient
atteint leurs cibles avec une grande précision, en soulignant que les frappes vont se
poursuivre dans les jours qui viennent
avec l’objectif de permettre au dit
gouvernement libyen d’assainir la ville et
d’y instaurer l’ordre.
Cette irruption directe dans la bataille de
Syrte s’apparente à une reprise en main
du dossier libyen par la superpuissance
américaine qui ne cache pas son «intérêt»
pour ce pays pétrolier depuis le début des
années 1980 du siècle dernier. En
appuyant el Serraj, les Américains,
sauveurs et mentors de l’autre homme
fort dans ce chaos libyen - le général
Khalifa Haftar, en l’occurrence, qu’ils ont
exfiltré d’une prison tchadienne en
1987 avec l’intention de le retourner au
moment venu contre Kadhafi- réussissent
un coup double pour bien se placer dans
le pays. Chaperonné par la CIA, Haftar a
vécu longtemps aux Etats-Unis avant de
revenir au devant de la scène libyenne à
la faveur de la chute de la Jamahiria.
Les importantes réserves pétrolières
libyennes aiguisent aussi les appétits des
autres puissances qui tentent d’y
sauvegarder des intérêts déjà acquis où
de prétendre à une part du gâteau.
La guerre sans nom menée par les
européens (France, Italie et
Grande- Bretagne) et les monarchies du
Golf (Arabie saoudite, Qatar, EAU) pour
venir à bout du système Kadhafi est, au
fond, animée par ces mêmes enjeux. Les
Russes et les Chinois, qui entretenaient
d’intenses relations d’affaires avec le
régime déchu, comptent aussi être de la
partie. Leurs déclarations et leurs
réactions au sujet des développements de
la situation le laissent clairement
entendre. C’est cette guerre invisible
d’influence, menée par des services
secrets rivaux, qui complique la solution
du conflit fratricide qui déchire ce pays
frère depuis cinq ans. Les implications
immédiates de la chute imminente de
Syrte risquent d’être fâcheuses pour les
pays riverains. Dans leur fuite les
extrémistes de l’EI, estimés entre
2 000 et 5 000 combattants, peuvent
essaimer dans les Etats voisins, prévenait
le SG de l’ONU dans une récente mise en
garde. Dans un monde où les chefs d’Etat
pensent et agissent comme de vulgaires
représentants des grandes multinationales (pétrole, armement…), les conflits
armés et les révolutions colorées qui
agitent aujourd’hui de nombreux pays,
sont perçus comme autant d’occasions
pour gagner des marchés et des positions
d’influence géostratégique. Il n’y a ni ami
ni ennemi. Il n’y a pas non plus ni valeurs
ni morale. Tout est question d’intérêts
et de dividendes. Et, ce qui se passe
en ce moment en Turquie en est assez
révélateur.
K. A.
L ’ É V É N E M E N T
Mercredi 3 août 2016
BOUCHOUAREB AU 12E FORUM ÉCONOMIQUE ISLAMIQUE MONDIAL À JAKARTA
3
POUR LES INVESTISSEMENTS
DANS DES SECTEURS
PRIORITAIRES
Pour un «partenariat stratégique»
entre les pays musulmans
La bonification des taux
d’intérêt plafonnée
à 3% sur 5 ans au maximum
Par
Par
Reda Cadi
Hayet Youba
e ministre de l’Industrie
et des Mines, Abdesselam
Bouchouareb, représentant
de l’Algérie à la 12 e édition du
Forum économique islamique
mondial (Wief) qui se tient du 2 au
4 août à Jakarta, en Indonésie, a
plaidé, hier, pour le renforcement
de la coopération économique
entre les pays islamiques pour la
hisser au niveau de «Partenariat
véritablement stratégique». Intervenant à l’ouverture des travaux du
forum, M. Bouchouareb a souligné
qu’il était important, voire vital
pour les économies des pays
musulmans, de capitaliser les liens
unissant ces pays et «d’y investir
toutes nos énergies pour provoquer le saut qualitatif et quantitatif
dans les relations économiques
[…] pour les hisser au rang de
Partenariat véritablement stratégique, un partenariat en mesure
d’apporter des réponses aux pays
islamiques pour dépasser la crise
actuelle», a indiqué, hier, un
communiqué du ministère de
l’Industrie.
Pour soutenir son propos, le
ministre citera l’exemple des
derniers contrats signés à Alger
entre des groupes algériens et
indonésiens pour l’exploitation et
la valorisation du phosphate.
«En présence de la volonté commune, du cadre adéquat et de la
confiance, nous étions en mesure
d’aller très vite vers des partenariats de tailles importantes et
mutuellement bénéfiques»,
arguera-t-il. «Ce partenariat est
LES INVESTISSEURS dans
les activités prioritaires relevant des
secteurs de l’industrie, de l’agriculture et de la pêche et du tourisme
ainsi que le secteur des nouvelles
technologies et le numérique vont
pouvoir bénéficier d’une bonification du taux d’intérêt à concurrence
de 3%. En effet, ce taux de bonification des taux d’intérêt des crédits
d’investissement accordés aux personnes physiques ou morales de
droit algérien et dont les conventions ont été signées depuis début
janvier 2016, a été fixé par un
décret exécutif paru au Journal officiel n°42. Ce texte qui fixe le
niveau, les conditions et les modalités d’octroi de la bonification du
taux d’intérêt des crédits d’investissement, vient en application de la
loi de Finances 2016. Selon le
décret qui précise que les investissements réalisés dans les régions des
Hauts-Plateaux et du Sud ainsi que
les dispositifs d’aide à la création
d’emplois (Ansej, Cnac et Angem),
ne sont pas concernés étant régis
par des textes spécifiques. Il est précisé dans son article 2 que «les taux
et la durée de la bonification du
taux d’intérêt, dont les niveaux
maximum sont fixés respectivement à 3% et 5 ans y compris la
période de différé, sont octroyés par
seuils en fonction du classement des
activités éligibles et de la nature
du crédit contracté». Le coût de
financement de la bonification précomptée par les banques et les établissements financiers est imputé
par le Trésor sur le compte budgétaire approprié. Détaillant les activités prioritaires, le décret souligne
que celles relevant des secteurs de
l’industrie, de l’agriculture et de la
pêche et du tourisme ainsi que le
secteur des nouvelles technologies
et le numérique bénéficient de la
bonification du taux d’intérêt à
concurrence de 3% et que les activités des autres secteurs sont fixées
par arrêté conjoint entre le ministre
chargé des Finances et les ministres
concernés. Pour le restant des investissements éligibles, le taux de la
bonification du taux d’intérêt est
fixé à 2%. Les activités qui font
l’objet de décisions des pouvoirs
publics peuvent également bénéficier de l’avantage de bonification
du taux d’intérêt dans la limite des
niveaux du taux et de la durée fixés.
Quant à la durée de la prise en
charge de la bonification, elle est
fixée à 5 ans pour les crédits supérieurs à 7 ans et à 3 ans pour les crédits égaux ou inférieurs à 7 ans. Le
versement par le Trésor de la bonification aux banques et établissements financiers s’effectue sur
présentation, pour chaque trimestre,
d’une demande accompagnée d’un
état récapitulatif faisant ressortir les
montants de la bonification due,
précise le décret. Le paiement de la
bonification par le Trésor, au titre
de chaque échéance, est subordonné
à son remboursement préalable par
l’investisseur. Le droit à la bonification du taux d’intérêt des crédits
d’investissement qui font l’objet de
rééchelonnement ou ceux dont le
statut a basculé en situation contentieuse au niveau de la banque ou de
l’établissement financier est
provisoirement suspendu.
H. Y.
Photo : DR
L
l’exemple de la capacité des firmes
appartenant à notre espace à
travailler ensemble», ajoutera
M. Bouchouareb.
Le ministre ne manquera pas
d’évoquer les dernières actions
engagées par l’Algérie pour
booster son économie, notamment
le nouveau modèle de croissance
économique adopté par le dernier
Conseil des ministre, le nouveau
Code de promotion des investissements et la nouvelle loi sur la normalisation et la réflexion engagée
pour le développement du marché
des produits Hallal dont un règlement technique est en cours de préparation, l’industrie Hallal ainsi
que la finance islamique, qui présentent des perspectives prometteuses et des opportunités à saisir.
L’attractivité de l’économie et du
marché algériens présentés,
M. Bouchouareb lancera un appel à
l’adresse des entreprises internationales parmi les 2 500 participants
au Forum pour s’intéresser
à la destination Algérie et ses
opportunités.
En marge des travaux du 12e
Wief, le ministre a eu une intense
activité officielle entamée par une
audience accordée par le président
de la République d’Indonésie, Joko
Widodo, à qui il a transmis les
salutations les plus fraternelles du
chef de l’Etat, Abdelaziz
Bouteflika. M. Bouchouareb a
rappelé l’excellence des relations
politiques algéro-indonésiennes
avant de souligner la disponibilité
de l’Algérie à œuvrer à les élargir à
la sphère économique à travers le
renforcement du partenariat
bilatéral. Le ministre a été reçu par
la suite, par la ministre indonésienne des Affaires étrangères,
Retno Marsudi, avec qui il a
abordé le développement de la
coopération. A cet égard, les deux
ministres ont souligné l’impérieuse
nécessité de réactiver la Commission mixte de coopération algéroindonésienne. Parmi les domaines
de coopération intéressant les deux
parties, il y a le commerce et
l’investissement dans le secteur
industriel, notamment dans la
filière minière et le tourisme.
M. Bouchouareb a également
rencontré la ministre indonésienne
des Finances, Sri Mulyani Indrawati, avec laquelle il a évoqué les
questions de la finance islamique.
R. C.
SUITE À DES OPÉRATIONS DE CONTRÔLE DES PRATIQUES COMMERCIALES
Plus de 41 milliards de dinars de transactions
commerciales sans factures en six mois
Par
Bahia Aliouche
LE CHIFFRE d’affaires
dissimulé de transactions
commerciales non facturées mises
au jour par les services du
ministère du Commerce au
1 er s e m e s t r e 2 0 1 6 a a t t e i n t
41,64 milliards de dinars (mds
DA) contre 31,51 mds DA durant
la même période de 2015, en
hausse de 32%, a appris l’APS
auprès de ce ministère. Sur les six
premiers mois de l’année en cours,
pas moins de 4 994 infractions
liées au défaut de facturation ont
été constatées, soit 6,67% du total
des principales infractions enregistrées suite à des opérations de
contrôle des pratiques commerciales, indique la Direction générale du contrôle économique et de
la répression des fraudes.
Les services de contrôle du
ministère ont aussi relevé
30 658 infractions pour défaut de
publication des prix et tarifs (41%
du nombre total des infractions),
5 654 pour défaut de publicité
des mentions légales (7,5%),
8 320 pour exercice d’activité
commerciale sans local (11,1%),
6 199 pour opposition au contrôle
(8,3%), 5 300 pour défaut de
registre de commerce (7,1%) et
1 244 pour la pratique de prix
illicites (1,7%). S’agissant des
mesures administratives conservatoires, il a été procédé à la saisie de
marchandises pour une valeur de
3,72 mds DA et à la fermeture
administrative de 6 435 locaux. En
outre, les services de contrôle ont
demandé l’inscription au fichier
national des fraudeurs de
3 720 contrevenants ayant commis
des infractions de facturation et
d’exercice d’une activité commerciale sédentaire sans local.
Concernant les opérations de
contrôle de la conformité et
de la répression de fraude,
455 873 interventions ont été
opérées tant sur le marché qu’au
niveau des frontières, qui ont
permis la constatation de
43 863 infractions aux règles
relatives à la protection du
consommateur.
Dans ce cadre, il a été procédé
à la saisie de marchandises non
conformes d’une valeur de
608,1 millions de dinars, le
blocage aux frontières de
cargaisons pour une quantité de
58 395 tonnes de produits non
conformes d’une valeur de près de
10 milliards de dinars, ainsi que la
fermeture de 2 322 locaux de commerce. Les infractions principales
relevées sur le marché ont
concerné essentiellement le défaut
d’hygiène (19 385 infractions),
tromperie ou tentative de tromperie
du consommateur (6 261 infractions), défaut d’étiquetage
(3 609 infractions), absence de
l’autocontrôle (3 840 infractions),
détention et mise en vente de produits non conformes (1 587 infractions), opposition au contrôle
(1 331 infractions) et défaut de certificat de garantie (787 infractions).
Au titre du contrôle de la
conformité des produits importés,
il a été procédé à l’examen de
50 968 dossiers d’importation pour
une quantité de 14,83 millions
de tonnes.
Cette opération a donné lieu au
refus d’admission sur le territoire
national de 854 cargaisons pour
une quantité de 58 400 tonnes
représentant une valeur globale de
9,89 mds DA et l’élaboration de
224 dossiers de poursuites
judiciaires à l’encontre des
importateurs défaillants.
S’agissant des opérations
de contrôle analytique et
d’inspection des laboratoires, sur
10 509 de prélèvements d’échantillons, 1 076 se sont avérés non
conformes, soit un taux de non
conformité de 10,23%. Les principaux non conformités ont trait à la
présence de coliformes et coli-
formes fécaux dans les pâtisseries,
de salmonelles dans les merguez,
au manque d’iode dans le sel
alimentaire, à la présence de
moisissures dans les arachides et
les amandes et à la faiblesse du
taux de protéines dans la poudre
de lait.
Il a aussi été prélevé
133 échantillons de produits industriels, notamment les matériaux de
construction, les appareils
électroménagers et les appareils à
gaz dont 14 se sont avérés non
conformes.
Les services du contrôle ont
également inspecté 669 laboratoires de prestations de service,
ayant permis de constater
13 infractions liées essentiellement
au défaut d’hygiène et au manquement dans l’organisation interne
des laboratoires, donnant lieu à
4 procès-verbaux et des poursuites
judicaires.
Globalement, au 1er semestre
2016, le bilan de l’activité du
contrôle économique et de la
répression des fraudes relève un
nombre total d’interventions de
879 183, en hausse de 12% par
rapport à la même période de
2015, tandis que le nombre des
infractions a augmenté de 4%
(118 744 infractions).
B. A./APS
L ’ É V É N E M E N T
Mercredi 3 août 2016
EN L’ABSENCE D’ESPACES IDOINES DE SUBSTITUTION
LA NOUVELLE PROMOTION
EST SORTIE HIER
Les petits constantinois barbotent
dans les jets d’eau
Plus de 9 100 paramédicaux
et aides-soignants pour répondre
aux besoins du secteur
De notre correspondant
à Constantine
Par
Fatiha Ouidir
A. Lemili
l est clair qu’aucun «Plan
bleu» ne comblera le déficit
en demande légitime des
petits constantinois à bénéficier
des bienfaits prodigués par
l’eau d’une piscine ou de la
mer. Les pouvoirs publics
locaux parlent d’une population ciblée qui se situe entre
10 000 l’année écoulée et à
environ 20 000 pour la saison
estivale actuelle. Ce qui, sans
doute, est appréciable en raison
de l’impact obtenu auprès
d’enfants dont les familles ne
sont pas en mesure de prendre,
encore une fois, en charge leur
besoin de légitime de passer
une journée en bord de mer ou
quelques heures dans un bassin
nautique de la ville.
Si l’Office des établissements de la jeunesse (Odej)
s’ingénie, vaille que vaille et
deux fois plus qu’une cette
année en raison des difficultés
économiques, à ne pas faillir à
ses engagements et que de leur
côté les familles à revenus
confortables ou moyens se
prennent, voire prennent en
charge leurs enfants pour les
besoins évidents induits par la
canicule, il n’en demeure pas
moins que la wilaya de
Constantine compte plus d’un
million d’âmes d’où la certitude de laisser en rade des milliers d’enfants.
Et, débrouille oblige, ces
derniers s’inventent carrément
des moyens de pallier à ce
déficit en se rabattant sur tout
ce qui a la particularité de
constituer un contenant d’eau :
oueds, étangs et retenues dans
le meilleur des cas, mares
ponctuelles, retenues d’eau
résiduelles et jets d’eau au pire.
Si les mares sont difficilement
Photo : A. Lemili
I
contrôlables sachant qu’elles se
trouvent en général dans des
endroits isolés à l’extérieur de
la ville, a contrario les jets
d’eau ont la particularité d’être
implantés dans les grands carrefours et depuis quelques
temps dans des lieux spécialement conçus pour la détente
des habitants.
Celui de la cité Zouaghi,
c’est-à-dire dans ce qui
naguère constituait les hauteurs
champêtres de la ville est le
plus prisé. Tellement prisé que
l’année écoulée deux enfants
ont été mortellement percutés
par un véhicule, l’espace
convivial évoqué étant, paradoxalement, implanté au
confluent de deux routes à
grandes circulations desservant
l’aéroport Mohamed-Boudiaf
et la nouvelle ville AliMendjeli.
Toutefois au-delà de ce
risque, il y a également de
nombreux autres comme celui
de la qualité des eaux lesquelles est-il besoin de le souligner «tournent» en circuit
fermé, des compléments chimiques, de l’hygiène corporelle
même des enfants qui s’y baignent et enfin des équipements
d’installation à l’intérieur des
bassins et sur lesquels peuvent
buter avec n’importe quelle
partie de leur corps, surtout la
tête, les «nageurs» occasionnels. D’un autre côté, les riverains protestent contre le
boucan d’enfer notamment de
nuit, et les parents des enfants
ne peuvent en ce qui les
concerne que se faire un sang
d’encre à chaque fois. Quant
aux représentants des pouvoirs
publics, ils disent ne pas avoir
de solution.
Concluons enfin sur le fait
qu’il n’existe qu’une seule piscine à Constantine dont l’exploitation a commencé il y a
une dizaine de jours. Le coût
du billet d’accès pour
90 minutes est à la limite prohibitif eu égard à la situation
sociale de ceux qui méritent
réellement de s’y rendre et auxquels elle devrait logiquement
profiter.
A. L.
A CAUSE DE RÉPARATIONS SUR LE RÉSEAU TRÈS VÉTUSTE
Séraïdi 20 jours sans eau
De notre correspondant à Annaba
Mohamed Rahmani
CELA fait plus de 20 jours
que les robinets sont à sec à
Séraïdi, une station balnéaire
très fréquentée à Annaba. Cette
situation est à l’origine de bien
des désagréments pour les
populations aussi bien les habitants que les nombreux estivants, les établissements
hôteliers les restaurants et
autres commerces n’étant pas
épargnés. Les habitants qui se
plaignent de cette pénurie ont
amené les services de la commune à procéder à une distribution d’eau avec des
camions-citernes, mais cela
reste très insuffisant au vu du
nombre de foyers à approvisionner. La plupart des gens
ont recours aux jerricans et aux
5
seaux pour aller s’alimenter
dans des sources en pleine
montagne. Mais là aussi, ils
sont contraints d’attendre leur
tour pour pouvoir remplir leurs
récipients qu’ils devront
ensuite transporter jusqu’à chez
eux. «Ce n’est pas possible de
continuer comme ça. Cela fait
plus de trois semaines que ça
dure et apparemment rien n’est
fait. On nous dit que la Seata
est en train de procéder à des
travaux de réparation des
conduites, mais cela traîne
depuis des jours. Les habitants
se débrouillent comme ils peuvent pour faire face, mais cela
est difficile car en été, comme
chacun le sait, la consommation d’eau augmente. J’espère
que cela soit rétabli très vite»,
nous dit un vieux, deux jerricans vides à la main.
En ville tout est à sec, pas la
moindre goutte d’eau, même
les espaces verts ne sont plus
arrosés, les rues sont poussiéreuses et il est fréquent de voir
hommes et enfants chargés de
bidons passer dans les rues
pour aller chercher cette denrée
vitale devenue subitement rare.
La cause de cette situation
est que les conduites datant de
l’époque coloniale sont devenues vétustes et des fuites sont
à chaque fois localisées sur le
réseau particulièrement en
pleine montagne, au milieu de
la forêt dense. «Nous avons
engagé nos équipes pour entreprendre les travaux de réparation de la conduite, mais
l’accès étant difficile cela peut
prendre plusieurs jours, nous y
travaillons même de nuit pour
rétablir la situation et approvi-
sionner cette localité. Pour ce
qui est des conduites, nous
allons bientôt lancer un projet
de rénovation de tout le réseau
à partir d’Annaba, une enveloppe nous a été affectée par le
Fonds des eaux pour engager
ces travaux. Et donc après la
réfection totale de cette
conduite, le problème des fuites
ne se posera plus et les populations ne souffriront plus du
manque d’eau», a déclaré hier
le directeur de la Seata.
Cependant, la situation
traîne toujours en longueur et
les citoyens continuent à se
débrouiller par eux-mêmes
pour s’approvisionner en eau,
une situation qu’ils espèrent ne
plus avoir à supporter, surtout
en cette période de grandes
chaleurs où la température a
atteint des records.
M. R.
LA DIRECTRICE de la formation
au ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière,
Fatma-Zohra Smaïl Ali, a indiqué, hier
à l’APS, qu’une sortie de promotion de
pas moins de 9 113 cadres entre
paramédicaux et aides soignants a été
organisée, au niveau des instituts et
écoles de formation à travers le pays.
La responsable a précisé que les cadres
promus ont suivi leur formation au
niveau des instituts supérieurs et
écoles dans plusieurs spécialités dont
le paramédical et aides soignants de
santé publique. La promotion sortante
compte 6 310 aides soignants,
1 774 infirmiers de santé publique,
467 laborantins de santé publique,
394 manipulateurs en imagerie médicale, 118 kinésithérapeutes, 27 ergothérapeutes et 25 appareilleurs
orthopédistes. Selon la même responsable, les cadres promus ont bénéficié
d’une formation avancée qui leur permettra de répondre aux exigences du
travail dans le domaine de la santé,
préserver les acquis réalisés et rationaliser les dépenses.
«La formation dans le domaine de
la santé notamment dans le corps
paramédical qui, désormais, est
devenu une formation universitaire
dans différentes spécialités, s’inscrit
dans le cadre de la réorganisation et
la modernisation du secteur en vue de
répondre aux exigences croissantes de
la population et d’adapter la formation aux mutations sociales», dira la
responsable. Il est à noter que par la
mise en place d’un programme de formation d’envergure à l’horizon 2020,
le ministère de la Santé entend combler le déficit enregistré dans le secteur
depuis des années et doter les établissements en personnel paramédical, un
maillon fondamental dans l’amélioration des soins et la prise en charge des
malades dont l’hospitalisation à domicile. Il tend également à améliorer la
gestion des établissements de santé et
assurer une équité dans les soins entre
différentes régions. Parmi les autres
facteurs ayant amené les autorités
publiques à renouveler les ressources
humaines de la santé publique sont la
formation d’un personnel qualifié et le
départ massif à la retraite.
La même responsable a mis l’accent sur l’importance de l’investissement dans ce domaine conformément
aux divers programmes de santé
notamment la prise en charge des
cancéreux, la santé maternelle et infantile et les maladies psychiatriques tout
en renforçant la prévention contre les
maladies intransmissibles au niveau
des polycliniques de proximité. Le secteur de la santé a enregistré des
avancées jugées appréciables en
matière d’infrastructures d’accueil des
malades et des prestations de service.
Des avancées considérables ont été
enregistrées notamment après les
réformes prônées par les pouvoirs
publics afin d’assurer une prise en
charge adéquate aux malades. Selon
les responsables du secteur, les efforts
se poursuivent dans ce sens pour
répondre le mieux aux attentes des
patients en matière de soins.
F. O.
6
I D É E S
Mercredi 3 août 2016
ÉDITORIAL
Avec le Gosp, la police
algérienne tient son Raid !
Par
Doubler la mise sur l’efficacité
énergétique européenne
L’EX-DRS AVAIT SON GIS, la gendarmerie possède déjà son DSI et
la police a désormais son Gosp. L’ancien et fameux Groupe
d’intervention spéciale des services secrets algériens avait pour
mission la lutte anti-terroriste, la libération d’otages, l’antiguérilla, la
neutralisation de forcenés et autres malfaiteurs dangereux, la
protection rapprochée et l’escorte de hautes personnalités, ainsi que
la réalisation d’opérations spéciales clandestines, ce qui est avant tout
sa vocation première. Le Détachement spécial d’intervention de la
gendarmerie, sorte de Gign algérien, est chargé lui aussi de la lutte
anti-terroriste et la libération d’otages, la neutralisation de criminels
déchaînés, de même que la participation à des opérations de police
judiciaire, le transfèrement de détenus dangereux et la protection rapprochée de VIP. A l’image des deux unités d’élite du DRS et de la
gendarmerie, le Gosp, le Groupe des opérations spéciales de la police,
est un outil pour les situations de crise. Il est formaté également pour
la gestion des prises d’otages, le grand banditisme, le déplacement de
détenus spéciaux, le narcotrafic et la lutte antiterroriste en milieu
urbain. Vingt-neuf ans après le GIS et vingt-sept ans après le DIS, la
Dgsn a mis donc beaucoup de temps pour se doter de son unité d’élite
d’opérations spéciales. Un Gosp composée d’agents triés sur le volet
et munis de matériels ultra performants après avoir été soumis à un
entraînement spécial, rigoureux et intensif. Fait notable, ses éléments
sont généralement issus de la Brigade de recherche et d’investigation
(BRI) et de la Brigade mobile de la police judiciaire (Bmpj). Un écrémage opéré au sein d’unités déjà spécialisées et aguerries. Et si les
gendarmes du DSI sont parfois comparés à ceux du Gign français, on
n’hésite pas à dire dans la chaumière policière que les hommes du
Gosp ont en revanche peu de choses à envier à leurs homologues du
Raid hexagonal. A la bonne heure ! Positionné à Boumerdès, avec
des unités d’appoint à Oran et Constantine, le Groupement des
opérations spéciales de la police comptera entre 300 à 500 membres.
A l’instar du GIS et du DSI, le Gosp dispose de véhicules adaptés et
d’armes sophistiquées et bénéficiera du soutien tactique de l’Unité
aérienne de la Dgsn, alors que des moyens logistiques appropriés sont
mis à sa disposition. Normal pour des hommes de l’élite policière. En
toute vraisemblance, le Gosp ne vient pas combler un quelconque vide
qu’aurait laissé la dissolution du GIS après la restructuration du
DRS. L’ancien GIS, en voie de reconfiguration, est appelé à revenir
dans le giron des services secrets qui sont désormais placés sous l’autorité directe de la présidence de la République. Avec le Gosp, le GIS
et le DSI, trois unités spéciales pour la gestion des situations de crise
en milieu urbain et rural, trop de bien ne nuirait finalement pas.
Dans un monde de plus en plus périlleux, ces trois instruments complémentaires ne seraient pas de trop dans les domaines du contre-terrorisme, la libération d’otages et le retranchement de forcenés. De
même lorsqu’il s’agira des arrestations à haut risque dans la lutte
contre le grand banditisme, l’observation-recherche en matière de
surveillance, de collecte d’information et de preuves sur des individus
dangereux dans la lutte contre le terrorisme et le grand banditisme.
N. K.
Quotidien national d’information
Edité par la SARL Omnium maghrébin de presse
au capital de 100 000 DA
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Ameyar Kheïreddine, Cherif Tifaoui,
Hassen Bachir-Cherif, Baya Gacemi, Djamel Djerad
Tous les documents remis au journal ne peuvent faire l'objet d'aucune
réclamation, sauf accord préalable avec la direction.
Photo : DR
Noureddine Khelassi
Par
Paul Hofheinz*
ors de la conférence de la COP21 à Paris en
décembre dernier, les dirigeants du monde
ont pris un engagement contraignant visant à
mettre en vigueur des objectifs nationaux, notamment des critères d’efficacité énergétique, de
réduction des émissions de gaz à effet de serre. Le
moment de vérité approche pour la Commission
européenne : va-t-elle fixer des objectifs d’efficacité énergétique ambitieux, mais réalisables à
même de contraindre les personnes et les industries
à apporter des changements réels ? Ou bien va-telle il se plier aux pressions politiques et fixer des
objectifs sans conséquences qui seront atteints dans
tous les cas, sans aucun effort supplémentaire ?
Cette dernière approche a été choisie en 2014,
lorsque les leaders européens ont accepté
d’améliorer l’efficacité énergétique de 27% avant
2030. Le Conseil européen a été félicité à l’époque
pour son leadership. Personne n’a pris la peine de
mentionner que l’efficacité énergétique mondiale
risquait déjà d’augmenter d’environ 35% à elle
seule à l’horizon 2030.
L’accord de la COP21 a donné à l’Europe une
seconde chance de montrer l’exemple et devenir le
porte-drapeau mondial de l’efficacité énergétique.
Des écologistes, des chefs d’entreprise et des universitaires attendent les nouveaux objectifs de la
Commission européenne, qui seront très probablement fixés en octobre, lors d’une prochaine
révision de la Directive sur l’efficacité énergétique
de la Commission.
Quel sera alors un objectif utile ? Si les
dirigeants européens prennent au sérieux leur
engagement envers la COP21, ils doivent adopter
une réduction de 70% sur les niveaux de
consommation 2010 en 2030, soit plus du double
de l’objectif de 2014 du Conseil européen.
Une réduction de 70% est ambitieuse, mais pas
impossible. Elle est justifiée à la fois sur le plan de
l’économique et écologique. Sur le plan économique, les pays qui réduisent leur consommation
d’énergie augmentent également la productivité,
tout simplement parce que consommer moins
d’énergie coûte moins cher. Alors que la mise en
œuvre des mesures d’efficacité énergétique peut
nécessiter des investissements initiaux lourds, ces
dépenses seront compensées par la croissance
future de la productivité, ce qui est la seule façon
dont les pays développés peuvent améliorer
durablement leur niveau de vie au fil du temps.
L’argument écologique en faveur d’un objectif
ambitieux n’est pas que nous devons «sauver la
Terre». Mais nous devons plutôt sauver le climat
dans lequel les humains ont évolué et ont prospéré.
L’efficacité énergétique dans le monde augmente à
environ 1,5% par an, ce qui est un développement
bienvenu et un signe que les 30 années de
L
politiques environnementales tournées vers
l’avenir ont eu un effet notoire. Pourtant la
consommation mondiale d’énergie augmente
d’environ 3% par an, ce qui signifie que notre
empreinte est plutôt plus marquée que plus
discrète.
Six des plus grandes économies du monde
(Chine, États-Unis, Russie, Inde, Japon et Union
européenne), restent les plus gros pollueurs. Mais
la plus forte croissance actuelle provient des pays
en développement qui participent maintenant à
l’économie mondiale. Même si ces pays font
des progrès importants dans la réduction des
émissions, ils seront les pollueurs de l’avenir, au
moins à court terme.
La mondialisation a accru l’espérance de vie et
l’amélioration du niveau de vie dans de nombreux
pays pauvres. Mais elle pose également de nouveaux problèmes écologiques qui attendent des
solutions ambitieuses. Vue sous cet angle, une
amélioration de 70% de l’efficacité énergétique est
le minimum que l’Europe (et le monde), peuvent
envisager pour atteindre la durabilité réelle au
niveau actuel de la croissance mondiale.
Heureusement, tout cela est à notre portée.
Une étude de 2015 publiée par Ecofys, Quintel
Intelligence et le Conseil de Lisbonne a conclu que
l’Europe dispose déjà des technologies disponibles
pour doubler les niveaux d’efficacité énergétique
actuels sans pour autant sacrifier la croissance
économique. Celles-ci comprennent les pompes à
chaleur, les réseaux intelligents, l’éclairage
par LED et les équipements ménagers à faible
consommation d’énergie.
Alors pourquoi ces technologies ne sont-elles
pas déjà mises en œuvre ? La raison n’est pas que
l’industrie retient l’Europe : au contraire,
l’empreinte écologique de l’industrie européenne
s’est considérablement améliorée ces dernières
années. Au contraire, le principal consommateur
d’énergie en Europe reste les ménages, où l’efficacité énergétique peut être triplée dans les
prochaines années par un bon leadership politique,
des investissements suffisants et par l’engagement
à long terme des Européens eux-mêmes.
Cela nous ramène à la Directive sur l’efficacité
énergétique, où ce travail doit commencer. La
Commission européenne doit fixer des normes
«astronomiques» qui nous poussent à des réussites
supérieures à celles que nous tenions pour
réalisables auparavant. Si l’Europe est capable de
doubler la mise sur son efficacité énergétique à
l’horizon 2030, les Européens contempleront leur
passé en se demandant comment ils ont pu vivre
autrement.
P. H.
*Président du Conseil de Lisbonne, un think
tank basé à Bruxelles.
In project-syndicate.org
R É G I O N S
Mercredi 3 août 2016
7
NEUF FOYERS D’INCENDIES ONT ÉTÉ ENREGISTRÉS
42 hectares de forêts décimés
en 48 heures à Souk Ahras
Par
Algérie presse service
as moins de quarante deux
hectares de forêts ont été décimés
par neuf incendies enregistrés
durant les dernières 48 heures dans la
wilaya de Souk Ahras, ont indiqué, hier,
les services de la protection civile cités
par l’APS. Ces feux de forêts, qui
ont touché des surfaces forestières de
pins d’Alep et de chêne-liège, ont été
signalés dans les communes de
Mechrouha, de Drea, d’Ouled Idriss et
de Zaârouria, a précisé le capitaine
Redha Mesai, le chargé de la communication et de l’infirmation au sein de ce
corps constitué, soulignant que le feu
enregistré dans la forêt de Bouchehda
dans la localité d’Ouled Idriss a
endommagé 25 ha de couvert végétal.
L’intervention rapide des éléments de
la protection civile, avec la collaboration
des services de la Conservation des
forêts, a permis de circonscrire les
flammes causées vraisemblablement par
l’augmentation des températures dans la
région, le thermomètre ayant atteint
42 degrés Celsius, selon le responsable.
Cinq unités d’intervention équipées de
camions de lutte anti-incendie et plus de
200 éléments de la protection civile ont
été mobilisés pour venir au bout de ces
incendies, a-t-il souligné.
La majorité de ces feux ont été
recensés dans des zones proches de
groupements d’habitation, a-t-il noté. Le
Photo : S. Zoheir
P
capitaine Mesai précisera que les
précipitations enregistrées durant la nuit
de lundi à mardi ont contribué d’une
manière efficace à l’élimination des
foyers d’incendies, la pluie ayant
détrompés le couvert végétal freinant
ainsi la progression des flammes. Un
total de 58 incendies de forêts touchant
411 hectares ont été dénombrés pendant
le mois de juillet dernier dans des
forêts de Djebels Ghouath, de Bosasou,
de Bouazegha dans les communes
d’Ouled Moumene, de Drea et de
Zaârouria, a-t-il ajouté.
Le couvert végétal couvre une
superficie représentant 22% de la surface global de la wilaya de Souk Ahras,
rappelle-t-on. Un poste avancé avec une
brigade spéciale feux de forêts assurant
une surveillance 24h/24h a été
récemment ouvert dans la commune
d’Ouled Moumene, pour signaler tout
départ de feu et soutenir les interventions rapides de la protection civile
notamment dans les communes
frontalières, a affirmé le chargé de la
communication et de l’information. APS
ENTRE JUIN ET JUILLET
Plus de 5 400 touristes étrangers à Tizi Ouzou
PAS MOINS de 5 414 touristes
étrangers ont visité la wilaya de Tizi
Ouzou durant les mois de juin et juillet
derniers, a-t-on appris, hier, du directeur
du tourisme et de l’artisanat. Rachid
Gheddouchi a signalé que sur les
47 500 touristes qui ont afflué vers la
région depuis le début de la saison estivale, 4 514 sont des étrangers venus
notamment de France, d’Italie, de
Tunisie et de Turquie, ce qui représente
«une nette augmentation» par rapport à
la saison estivale 2015 où 2 900 visiteurs de nationalités étrangères ont été
enregistrées.
Cette hausse «signifiante» est le fruit
des festivals et des fêtes artisanales
organisées pendant cette période de
l’année dans différentes localités de la
wilaya à l’instar des festivals de la
poterie et Raconte-Arts qui viennent de
prendre fin à Maâthkas et Souamaâ, la
fête du bijou en cours à Ath Yenni, et
les fêtes de la forge (Ihitossene), de la
robe kabyle (Ihamziyen), de la figue
(Illoula), du tapis (Ath Hichem) et de la
vannerie (Djemaâ Saharidj) qui auront
lieu tout au long de ce mois d’août, a-t-il
signalé. Selon lui, la vocation artisanale
de la région contribue fortement au
développement de tourisme, d’où l’importance accordée à ces rendez-vous et
l’accompagnement assurés par les services de la direction du tourisme aux
quelque 11 700 artisans activant dans
différentes filières. «Une ambiance de
fête règne dans toute la Kabylie durant
cette période l’année grâce à ces fêtes
qui ont tendance à se généraliser dans
tous les villages à travers l’exploitation
de leurs particularités et leurs richesses
pour se distinguer et créer de l’animation localement», dira-t-il.
Le développement du tourisme c’est
également le littoral et les plages que
renferment les deux villes côtières
d’Azzeffoun et Tigzirt qui ont accueilli
entre juin et juillet derniers plus de
3 millions d’estivants dont 1,7 million
en juillet et 1,3 million en juin, a-t-on
appris de même source. Cependant,
aucun décès par noyade n’a été déploré
durant ces deux premiers mois contrairement à la même période de la saison
2015 où quatre personnes sont mortes
noyées à travers les plages de la wilaya,
a-t-il encore relevé.
APS
Constantine : plusieurs infrastructures
pour la prochaine rentrée scolaire
LE SECTEUR de l’Education de la
wilaya de Constantine sera renforcé en
prévision de la rentrée scolaire 20162017 par une vingtaine d’infrastructures
destinées aux trois paliers de l’enseignement, a-t-on indiqué mardi à la direction
de l’Education. Il s’agit entre autres de
la réception de cinq lycées, de quatre
collèges d’enseignement moyens
(CEM) et de neuf écoles primaires, a-ton précisé de même source, faisant part
de l’importance de ces «acquis»
dans l’amélioration des conditions de
scolarisation des élèves à travers
notamment l’atténuation du problème de
surcharge des classes.
Les chantiers de réalisation de ces
nouvelles infrastructures scolaires
implantées dans plusieurs communes de
la wilaya (Ain Smara, Hamma
Bouziane, Didouche Mourad, El Khroub
et Constantine) font l’objet de tournées
d’inspection régulières effectuées par
les autorités locales afin d’assurer leur
réception dans les délais impartis, a-t-on
ajouté de même source. Au cours d’une
tournée, hier, sur ces chantiers, le secrétaire générale de la wilaya, Abdelkhalak
Seyouda, a donné des instructions
fermes aux entreprises de réalisations
pour livrer l’ensemble des chantiers
«avant la prochaine rentrée scolaire».
Il a prévenu que de «lourdes sanctions»
seront infligées aux entreprises
retardataires, d’autant, a-t-il ajouté, que
toutes les facilitations nécessaires
ont été assurées par l’administration
locale.
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8
Mercredi 3 août 2016
C O N J O N C T U R E
APRÈS UNE ANNÉE DE TRANSITION
UN EMPRUNT
OBLIGATAIRE DE
20 MILLIARDS DE
DOLLARS EST LANCÉ
2017 s’annonce mieux pour Airbus
L
comme elle le fait déjà au
Mexique. L’effort d’Uber en la
matière ne date pas d’hier. La cartographie constitue même «la
colonne
vertébrale»
de l’entreprise d’après Brian
McClendon, ancien vice-président
de Google Maps et Earth
travaillant pour Uber depuis un an.
C’est pourquoi l’entreprise multiplie les investissements dans ce
domaine depuis un moment.
L’année dernière, Uber a notam-
ment racheté Bing Maps à Microsoft. Il a également acquis deCarta,
spécialisé dans la cartographie, et
signé un partenariat avec DigitalGlobe, expert en photographies
aériennes haute définition, pour
renforcer ses images satellite.
Derrière les investissements
d’Uber, il y a également la volonté
de s’émanciper de Google et ses
cartes, qui a pourtant été l’un des
premiers investisseurs du service
de VTC. Mais d’une part, Google a
augmenté les tarifs de ses services
de localisation, et d’autre part,
Uber concurrence désormais le
géant de la recherche dans le
domaine des voitures autonomes. Il
devient donc de plus en plus
important pour le leader des VTC
de développer ses propres outils de
cartographie, et de prendre de la
distance vis-à-vis de son ancien
investisseur.
K. A-K.
In cnetfrance.fr
LE GÉANT AMÉRICAIN
du logiciel se permet le cinquième plus gros emprunt obligataire de l’histoire : 20 milliards
de dollars. Mais Microsoft fait
partie des entreprises les mieux
notées par S&P et Moody’s, un
atout pour convaincre les investisseurs de l’aider à s’offrir
LinkedIn. Microsoft a choisi de
s’endetter fortement pour financer
le coûteux rachat du réseau social
professionnel Linkedin, évalué à
26 milliards de dollars. Il a décidé
d’émettre pour l’équivalent de
19,75 milliards de dollars
(17,6 milliards d’euros) d’obligations en sept tranches, dont les
échéances s’étalent de 2019 à
2056. La souscription est ouverte
jusqu’au 8 août 2016. L’emprunt
obligataire de Microsoft est le
cinquième le plus important
jamais réalisé aux Etats-Unis et la
troisième opération de cette
envergure en 2016, après les
emprunts de Dell, toujours dans
l’informatique, de l’ordre de
20 milliards de dollars et celui du
brasseur Anheuser-Bush In Bev,
évaluée à 46 milliards de dollars.
Pour le géant informatique
américain, recourir à un emprunt
obligataire pour financer la plus
importante acquisition de son histoire, est d’autant plus logique
qu’il est l’une des rares grandes
firmes non-financières émettrices
bénéficiant encore du «AAA», la
note suprême attribuée par les
agences de notation Standard &
Poor’s et Moody’s. Compte tenu
de cette excellente notation,
Microsoft n’aura aucun mal à
placer son emprunt obligataire,
les demandes de souscription
s’élevant à 50 milliards de dollars, selon le quotidien anglais
Financial Times. Le rachat de
Linkedin, rendu public en juin
2016, avait été jugé comme
particulièrement stratégique pour
Microsoft. L’éditeur de logiciels
met la main sur un gigantesque
annuaire de 433 millions de
professionnels (dont 9 millions en
France), avec leur CV et leurs
préférences, souvent engagés
dans les nouvelles technologies.
L’association entre les deux
firmes, sur le papier, est
complémentaire. Microsoft qui
avait approché Facebook en
2007 n’a jamais réussi à
s’imposer dans l’univers des
réseaux sociaux.
L’ESPAGNE a connu le mois
dernier un afflux record de touristes qui s’est traduit par une
hausse des emplois saisonniers,
entraînant la plus importante baisse
du chômage pour un mois de juillet
en près de vingt ans, ont montré,
hier, des données du ministère du
Travail. Le nombre record de
visiteurs étrangers a profité aux
secteurs de l’hôtellerie, de la
restauration et des centres de
vacances, favorisant l’activité économique dans une période d’incertitude politique. L’Espagne se
trouve sans gouvernement depuis
les élections du 20 décembre qui
ont marqué une fragmentation de
la classe politique, aucune majorité
stable ne pouvant être dégagée au
Parlement. De nouvelles élections
législatives organisées le 26 juin
n’ont pas permis de sortir de
l’impasse, aucun parti ne disposant
de la majorité. Les négociations en
vue de former une coalition se
sont, pour l’instant, révélées
infructueuses.
L’Espagne connaît une reprise
économique progressive, soutenue
par un rebond de la demande lors
des six premiers mois de l’année,
après une forte récession qui avait
fait bondir les chiffres du chômage. Le nombre de demandeurs
d’emploi a chuté de 2,23% en
juillet par rapport au mois
précédent, soit 83 993 chômeurs
de moins pour un total de
3,68 millions de personnes
inscrites, indique le ministère du
Travail. Il s’agit de la plus forte
baisse pour un mois de juillet
depuis 1997. La baisse a
concerné les services (-2,06%)
mais aussi le secteur de la
construction (-2,59%) et l’industrie
(-2,85%).
2017 sur une forte reprise à
4,15 euros (+ 26,9%). Est-ce à dire
que pour Airbus, le plus dur serait
passé ? Telle est l’opinion d’un
bureau d’études comme Oddo
Securities.
Les analystes relèvent que les
comptes que le groupe a publiés
pour le 2e trimestre 2016 ont
dépassé les attentes moyennes de
12%. «La consommation de cash
est également moins importante
que prévu», ajoutent les spécialistes, qui relèvent aussi la confirmation de ses objectifs par le
groupe de ses objectifs 2016.
«Ces résultats sont plutôt de
nature à rassurer, avec par
exemple un travail notable
réalisé sur le besoin de fonds de
roulements en dépit de retards de
livraisons sur l’A320neo et
l’A350», indique une note de
recherche, sans oublier «les
impacts visibles des différents
plans d’économies et une
amélioration de l’exécution
de certains programmes». A
l’achat sur la valeur, Oddo vise
70 euros.
Même son de cloche chez
Natixis à propos des comptes de la
première moitié de l’année :
«Airbus Group a été en mesure de
délivrer de bons chiffres, meilleurs
qu’attendu, malgré le caractère
exceptionnel de cette année 2016»
et les aléas que constituent les programmes A350XWB et A320neo.
Les analystes estiment aussi que
«les programmes à problèmes
sont en voie de résolution».
Et Natixis d’avancer l’argument
que «même si les défis restent nombreux sur 2016, il nous semble que
le plus gros risque est derrière
nous quant aux programmes
majeurs du groupe. Le marché
devrait logiquement plus s’intéresser aux années futures de forte
croissance»,à commencer par
2017.
Ultime idée : si par le passé, la
capitalisation d’Airbus
(39,8 milliards d’euros à ce jour) a
représenté jusqu’à 10% de son
carnet de commandes
(978 milliards d’euros à fin juin),
ce taux n’est plus pour l’heure que
de 4%. «Même en tenant compte
d’une marge d’exploitation passée
de 7% à 6% entre 2004/2005 et
2016, le compte n’y est pas,
d’autant que nous anticipons une
forte remontée de la marge dans les
années à venir», estime Natixis,
qui vise 80 euros sur l’action
Airbus. Soit un potentiel de hausse
de plus de 50% !
Des opinions que le consensus
compilé par FactSet semble
partager peu ou prou : sur les
31 analystes suivant le titre Airbus,
21 sont à l’achat. Et l’objectif
moyen se situe 69,4 euros, ce qui
augure de nouveaux sommets.
In cerclefinance.com
POUR S’ÉMANCIPER DE GOOGLE MAPS
Uber : 500 millions de dollars
dans la cartographie
Par
Karyl Aït-Kaci
Le développement d’Uber passera par un nouvel outil de cartographie. C’est ce que rapporte le
Financial Times, qui affirme que
l’application de réservation de
véhicules de tourisme avec chauffeur (VTC) va investir 500 millions de dollars pour améliorer ses
cartes. Uber, qui utilise plusieurs
outils de localisation, dont Google
Maps et son propre service,
explique sur son blog que les
cartes actuelles manquent d’informations et en détiennent d’autres
qui ne lui sont pas vraiment utiles.
Le nouvel outil devrait alors lui
permettre de concevoir des cartes
plus adaptées à ses besoins, disposant de plus d’informations sur le
trafic et d’une localisation plus
précise dans les régions du monde
où la cartographie est difficile.
Pour cela, l’entreprise devrait
notamment s’appuyer sur les
données de localisation issues des
smartphones de ses chauffeurs,
Microsoft
va profiter de son
AAA pour racheter
LinkedIn
Photo : DR
e 1er décembre dernier, l’action Airbus Group atteignait
son sommet historique, à
68,5 euros. Depuis lors, le titre de
l’avionneur européen a perdu le
quart de sa valeur à 51,3 euros à ce
jour, une performance largement
pire que celle du marché dans son
ensemble : - 11,5% pour l’indice
CAC 40, et - 12,2% pour le Stoxx
600. Mais les difficultés rencontrées par Airbus pourraient toucher
à leur fin et d’ailleurs, les analystes
sont confiants.
Que s’est-il passé depuis
décembre dernier pour Airbus ?
Schématiquement, deux grands
éléments ont pesé sur le titre. Tout
d’abord, les propres prévisions
d’Airbus désignent depuis longtemps 2016 comme une «année de
transition» marquée par la montée
en puissance de nouveaux programmes,
l’A350XWM
et
l’A320neo. Autant dire qu’on
savait déjà que les aléas industriels
risquaient d’émailler cette année.
En effet, l’augmentation des
cadences de production peut poser
des difficultés techniques au sein
d’Airbus, d’autant que les premiers
pas d’une nouvelle série
d’appareils sont consubstantiels à
des «recalibrages» en cours de
route. Sans oublier que les
problèmes d’Airbus peuvent aussi
provenir de ses très nombreux - et
indispensables - équipementiers,
dont certains peuvent avoir du mal
à suivre.
Et cela n’a pas manqué, tant sur
l’A350XWB (aménagement des
cabines) que sur l’A320neo
(moteurs), d’où des décalages de
livraisons par rapport au calendrier
initial. Sans oublier que le gros
porteur militaire A400M a de nouveau fait parler de lui, via des
dépréciations.
Ce qui ne semble pas avoir
échappé au consensus : après un
bénéfice récurrent de 3,41 euros
par action Airbus en 2015, le
marché table sur 3,27 euros en
2016 (- 4,1%), mais aussi en
La bonne santé du tourisme fait baisser le chômage en Espagne
C O N J O N C T U R E
Mercredi 3 août 2016
9
POUR RANIMER UNE ÉCONOMIE ATONE
Japon : un massif plan de relance approuvé
Par
une reprise déjà fragile. Parallèlement, la Banque du Japon (BoJ)
a procédé vendredi à des ajustements de sa politique monétaire
ultra-accommodante.
Plus de trois ans après le lancement de la stratégie «abenomics», articulée autour de trois
flèches (budgétaire, monétaire et
structurelle), Shinzo Abe et le
gouverneur de la BoJ, Haruhiko
Kuroda, n’ont toujours pas réussi
à vaincre la déflation et à
accroître le potentiel de croissance de l’archipel. «On peut
attendre un certain effet d’impulsion», a commenté pour l’agence
Bloomberg Masaki Kuwahara,
économiste chez Nomura Securities, mais «ce dont le Japon a
besoin, c’est de doper la
demande et d’augmenter la productivité via la dérégulation»,
autrement dit via des réformes
structurelles.
«Il n’y a rien de révolutionnaire», ont renchéri des analystes
de Mizuho dans une note. Depuis
l’explosion de la bulle en 1990,
«quelque 26 plans de relance ont
été recensés», ont-ils rappelé,
avec des effets très limités sur la
croissance.
Dans un récent document
publié à l’issue d’une mission
dans l’archipel, le Fonds monétaire international (FMI), qui
anticipe une modeste croissance
de 0,3% en 2016, s’inquiétait
d’un «dynamisme économique
qui flanche après les succès initiaux des abenomics». Ses préconisations : pousser les salaires à
la hausse et réduire les inégalités
du marché du travail pour agir
sur la consommation des
ménages, dans les limbes depuis
des mois. Le gouvernement doit
par ailleurs annoncer aujourd’hui
un remaniement de petite
ampleur, mais les hommes forts
devraient rester à leur poste,
selon des informations de presse,
à l’image du ministre de la Revitalisation économique Nobuteru
Ishahara, de son collègue des
Finances Taro Aso ou encore du
chef de la diplomatie Fumio
Kishida.
AFP
Anne Beade de l’AFP
e gouvernement japonais a
validé, hier, un massif plan
de relance de 28 000 milliards de yens (240 milliards
d’euros), mais un quart du montant seulement correspond à de
nouvelles dépenses, pas de quoi
ranimer une économie atone
selon des analystes. «Nous avons
pu assembler un plan solide qui
comprend d’audacieux investissements pour l’avenir», s’est félicité le Premier ministre Shinzo
Abe. Il avait annoncé le principe
et le montant de ce programme la
semaine dernière, sans livrer plus
de détails, espérant à travers cette
initiative revigorer la troisième
économie mondiale. Comme le
pronostiquaient les observateurs,
les investissements directs de
l’Etat et des collectivités locales
sont finalement très réduits : ils
se limitent à 7 500 milliards
(65 milliards d’euros), dont
4 600 milliards de yens de rallonge budgétaire pour l’exercice
en cours qui s’achèvera en avril
2017. Les grandes lignes ont été
approuvées par l’équipe gouvernementale hier, mais il restera à
les faire avaliser via une loi de
Finances au Parlement courant
septembre. Une formalité a
priori, la coalition réunie autour
de M. Abe ayant encore consolidé sa majorité lors des élections
sénatoriales du 10 juillet. Cette
nouvelle offensive, qui s’étend
sur plusieurs années, a pour
Photo : DR
L
objectif de lutter contre le déclin
démographique en facilitant
notamment la garde d’enfants au
pays de la dénatalité, où les plus
de 65 ans représentent près de
27% de la population.
Autres priorités, favoriser le
tourisme et l’agriculture ou
encore aider les régions sinistrées
par les séismes de mars 2011
(nord-est) et d’avril (sud-ouest).
Un autre volet est dédié au soutien des entreprises affectées par
le vote sur le Brexit, alors que la
décision des Britanniques de
quitter l’Union européenne a provoqué un raffermissement du yen
préjudiciable aux sociétés expor-
tatrices. Le plan, qui comprend
en outre 6 000 milliards de prêts
à bas coûts, entend aussi promouvoir de grands projets d’infrastructures (ports, aéroports...). Il
s’agit par exemple d’accélérer la
construction de la ligne Maglev,
futur train japonais à sustentation
électromagnétique devant relier
Tokyo à Osaka via Nagoya, à
une vitesse de 500 km/heure.
Ces largesses budgétaires,
énièmes d’une longue série dans
un pays surendetté (près de 250%
du PIB), s’inscrivent dans un
contexte international difficile,
entre Brexit et ralentissement des
pays émergents, qui compromet
SUR DÉCISION DU MINISTÈRE SUD-CORÉEN DE L’ENVIRONNEMENT
Séoul suspend la vente de 80 modèles
Volkswagen
novembre, soit 68% des véhicules que le constructeur a
vendus dans le pays depuis
2007, précise le ministère
sud-coréen de l’Environnement.
Si la Corée du Sud représente
un marché relativement restreint
pour Volkswagen, il en va autrement pour les marques de luxe
que sont Audi et Bentley, dont
certains modèles pourraient être
absents de la vente pendant plus
d’un trimestre. «L’homologation
d’un véhicule prend en général
trois mois mais cela pourrait
prendre plus de temps pour
Volkswagen car nous allons
procéder de manière
approfondie», a dit Hong
Dong-Gon, un responsable du
ministère de l’Environnement.
Tout retard dans le rappel de
véhicules concernés par les
manipulations des émissions polluantes pourrait être assorti de
l’obligation de fournir un véhicule de remplacement, a ajouté
ce responsable.
Dans une lettre à ses clients
mise en ligne sur son site
internet sud-coréen, Volkswagen
qualifie la sanction de «particulièrement sévère» et dit envisager un recours en justice pour
solliciter une «suspension à exécution».
Le constructeur allemand
pourrait également engager des
poursuites contre le gouvernement sud-coréen «si cela aide à
rétablir la réputation commerciale de l’entreprise et que cela
bénéficie à aux consommateurs,
distributeurs et autres partenaires». La justice sud-coréenne
avait émis le mois dernier un
mandat d’arrêt contre un
dirigeant du groupe. Volkswagen
avait suspendu depuis le
25 juillet la vente de la plupart
de ses modèles en Corée du Sud,
anticipant la décision du gouvernement.
In challenges.fr
ENCORE un trimestre
médiocre pour le marché mondial des tablettes qui n’en finit
pas de dévisser. Selon les
chiffres d’IDC, les livraisons ont
reculé de 12,3% au deuxième trimestre à 38,7 millions d’unités.
Canalys est plus pessimiste avec
une baisse de 16% à 35 millions
d’unités. Le secteur est soumis à
une double pression : la concurrence des smartphones et le
succès croissant des PC hybrides
2-en-un. Apple continue à
dominer le marché mais ses
ventes sont encore et toujours en
baisse : -9,2% à 10 millions
d’unités pour une part de marché
qui gagne néanmoins 0,9 point à
25,8%. Les iPad Pro permettent
à la pomme d’afficher un prix
moyen en hausse. Samsung
souffre également, encore plus,
avec des livraisons en repli de
24,5% à 6 millions d’unités pour
une part de 15,6% (-2,6 points).
Comme dans les smartphones,
les fabricants chinois tirent leur
épingle du jeu, ainsi qu’Amazon
qui connaît une croissance
record. Lenovo a écoulé
2,5 millions de tablettes, soit une
croissance annuelle de 3,1%),
Huawei est juste derrière
(2,2 millions, +71%). Les ventes
d’Amazon ont bondi de 1209% à
1,6 million d’unités. Une explosion qui s’explique en partie par
le fait que les tablettes 6 pouces
de l’américain vendues il y a un
an n’entraient pas dans les
critères d’IDC. Côté OS,
Android domine évidemment le
marché avec une part de
65% contre 26% pour iOS
d’Apple. Mais c’est Windows
qui progresse le plus avec une
part de 9%, soutenu par le succès
des Surface Pro ainsi
que des formats hybrides
proposés par de plus en plus de
fabricants.
Photo : DR
LA CORÉE du Sud a suspendu, hier, la vente de la plupart des modèles du Groupe
automobile allemand Volkswagen qui tente de redorer son
image sur le marché mondial
après le scandale des moteurs
truqués pour minimiser les
mesures d’émissions polluantes.
Les autorités sud-coréennes
ont révoqué l’homologation de
80 modèles de Volkswagen et de
deux filiales du Groupe, Audi et
Bentley. Le ministère sud-coréen
de l’Environnement a en outre
condamné le Groupe de Wolsfburg à payer une amende de
17,8 milliards de wons
(14,4 millions d’euros) pour falsification présumée de tests d’émissions polluantes et de
niveaux sonores.
Cette décision risque de
porter un coût sérieux aux ventes
du premier constructeur automobile européen sur le marché asiatique qui avait vu sa filiale locale
plus que tripler son chiffre d’affaires à 2.820 milliards de wons
(2,2 milliards d’euros) au cours
des cinq années précédant le
scandale des émissions polluantes.
Au total, ce sont 209 000
véhicules Volkswagen qui ont
perdu leur homologation en
Corée du Sud depuis le mois de
Tablettes : le marché boit encore la tasse au 2e trimestre
10
F O C U S
Mercredi 3 août 2016
LES INCERTITUDES ET LES RISQUES LIÉS AU BREXIT MENACENT L’UE
Un projet d’avenir pour l’Europe
Par
Nouriel Roubini*
a réaction des marchés au
Brexit est relativement
modérée en comparaison à
ce qu’elle a été lors de deux
autres périodes récentes de
volatilité. L’une concerne les
craintes relatives à un atterrissage brutal de l’économie
chinoise à l’été 2015, l’autre se
rapporte aux inquiétudes renouvelées suscitées par la Chine et
par d’autres risques extrêmes au
cours des deux premiers mois de
cette année. Le choc du Brexit a
été régional et non pas mondial,
l’impact sur les marchés se
faisant sentir essentiellement au
Royaume-Uni et en Europe. La
situation est restée volatile
durant seulement une semaine,
alors qu’elle a persisté environ
deux mois lors des deux phases
précédentes au cours desquelles
les investisseurs voulaient éviter
toute prise de risque, ce qui a
conduit à une forte correction
boursière aux USA et dans le
monde.
Pourquoi alors une réaction
aussi modérée et aussi brève au
Brexit ?
Tout d’abord le RoyaumeUni ne représente que 3% du
PIB mondial, alors que la Chine,
seconde économie mondiale,
compte pour 15% de la production mondiale et pour plus de la
moitié de la croissance de la
planète.
Par ailleurs, la démonstration
d’unité de l’UE après le
référendum sur le Brexit ainsi
que le résultat des élections en
Espagne ont apaisé les craintes
d’un éclatement prochain de
l’UE ou de la zone euro. Et le
rapide changement de gouvernement au Royaume-Uni fait
espérer que les négociations sur
la sortie de l’UE, même si elles
sont difficiles, aboutiront à un
accord qui maintiendra les principales relations commerciales
entre l’UE et le Royaume-Uni le maintien substantiel de l’accès
au marché unique étant accordé
en échange de limitations
modestes de la libre circulation
des personnes.
Photo : DR
L
croissance et sur les marchés. Un
divorce dans de mauvaises
conditions pourrait aussi amener
l’Ecosse et l’Irlande du Nord à
quitter le Royaume-Uni. Dans ce
contexte, la Catalogne pourrait
aussi chercher à se détacher de
l’Espagne. Et en raison de la
sortie du Royaume-Uni, le
Danemark et la Suède qui
n’envisagent pas de rejoindre la
zone euro pourraient devenir des
membres de second ordre de
l’UE, avec pour effet de les
inciter à considérer eux aussi une
séparation.
Les élections qui s’approchent dans nombre de pays pourraient être un champ de mines
politique. En Autriche, l’élection
présidentielle qui s’est jouée au
coude à coude ayant été annulée,
il y en aura une nouvelle en septembre, ce qui offrira une nouvelle chance de victoire à
Norbert Hofer du parti de la
liberté d’Autriche, d’extrêmedroite. Le mois suivant aura lieu
en Hongrie un référendum à
l’initiative du Premier ministre
Viktor Orban pour refuser les
Photo : DR
Mais surtout, les marchés
ont rapidement estimé que le
choc du Brexit conduirait les
principales Banques centrales à
se montrer bien plus conciliantes. Comme lors des deux
précédentes phases d’aversion
aux risques, les Banques
centrales sont venues au secours
des marchés et de l’économie au
moyen de liquidités.
Néanmoins, le risque de
volatilité en Europe et dans le
monde n’est probablement que
brièvement repoussé. Il faut
compter avec les risques
globaux, notamment un
fléchissement de la croissance
américaine déjà médiocre, la
prolongation de la crainte d’un
atterrissage brutal de l’économie
chinoise, la faiblesse du prix du
pétrole et des matières premières
et la fragilité des marchés des
pays émergents. Mais au-delà de
ces risques, l’avenir de l’UE et
de la zone euro est préoccupant.
Si les négociations sur le
divorce du Royaume-Uni et de
l’UE traînent en longueur et se
tendent, cela retentira sur la
quotas de migrants qui figurent
dans le plan européen de
répartition des réfugiés. Mais la
consultation clé se tiendra au
mois d’octobre en Italie : un
référendum sur une réforme de la
Constitution qui en cas de rejet
pourrait remettre en question
l’appartenance du pays à la zone
euro.
L’Italie est actuellement le
maillon le plus faible de la zone
euro. Le gouvernement du
Premier ministre Matteo Renzi
est de plus en plus fragile, la
croissance est anémique, les
banques sont en manque de
capitaux et il sera difficile à
l’Italie d’atteindre les objectifs
budgétaires fixés par l’UE sans
provoquer une nouvelle récession. Si Renzi échoue - ce qui
paraît de plus en plus plausible le mouvement anti-euro Cinq
étoiles qui a remporté un succès
indéniable lors des élections
municipales pourrait accéder au
pouvoir dès l’année prochaine.
Si ce scénario se réalisait,
l’inquiétude qu’il susciterait
serait d’une toute autre ampleur
que celle de l’année dernière
relative à une sortie de la Grèce.
L’Italie, troisième membre le
plus important de la zone euro,
est bien trop grande pour
connaître ce sort. Mais avec une
dette publique 10 fois plus
élevée que celle de la Grèce, elle
est aussi trop grande pour que
l’UE vienne à son secours.
Aucun programme européen ne
permettrait de renflouer un pays
dont la dette publique s’élève à
2 000 milliards d’euro (135% de
son PIB).
Enfin, les élections de l’année
prochaine en France, en Allemagne et aux Pays-Bas ajoutent
encore aux incertitudes. Une
croissance faible et un chômage
élevé dans une grande partie de
l’Europe favorisent les partis
populistes (de droite au sein de
la zone euro, de gauche à sa
périphérie) hostiles à l’euro, aux
immigrés et aux musulmans.
Quant aux pays voisins de
l’Europe, leur situation ne fait
que s’aggraver. La Russie
révisionniste s’impose de plus en
plus en Ukraine, mais aussi dans
les pays de la Baltique et dans
les Balkans. L’instabilité et les
violences prolongées au
Moyen-Orient ont au moins deux
conséquences : d’une part
l’intensification du terrorisme en
France, en Belgique et en
Allemagne, ce qui à la longue
pourrait nuire à l’activité
commerciale et affecter la
confiance des consommateurs,
d’autre part une crise des
réfugiés qui nécessite une coopération étroite avec la Turquie qui
elle-même est devenue instable
depuis le coup d’Etat manqué.
Dans l’attente de la fin du
cycle d’élections qui va débuter
prochainement, l’UE ne va sans
doute ni faire ni accélérer les
réformes structurelles destinées à
achever la construction
d’une union monétaire encore
incomplète en encourageant la
convergence économique.
Compte tenu de la lenteur des
réformes et du vieillissement de
la population, le potentiel de
croissance reste faible, tandis
que la croissance réelle est dans
un modeste cycle de reprise,
menacé par les incertitudes et les
risques liés au Brexit. Le
niveau élevé des déficits et de
l’endettement et la réglementation de la zone euro restreignent
le recours à des mesures
budgétaires pour relancer la
croissance - ceci au moment où
la Banque centrale européenne
atteint sans doute les limites
de ce qu’elle peut faire pour
alimenter la reprise avec sa
politique monétaire non
orthodoxe qui pourrait être son
outil de dernier recours.
La zone euro et l’UE ne vont
probablement pas se désintégrer
soudainement. La plupart des
risques auxquelles l’une et
l’autre sont confrontées ne sont
pas immédiats. Or un nouveau
projet politique qui combine
la nécessité d’une plus
grande intégration et le désir
d’autonomie et de souveraineté
nationale sur un ensemble de
questions pourrait éviter la
désintégration.
Trouver le moyen de parvenir
à une intégration démocratique
acceptable sur le plan politique
est d’importance vitale. Le
manque de stratégie claire a
conduit à un équilibre instable
qui ne peut qu’aboutir à la
désintégration de l’UE et de la
zone euro. Pour l’éviter,
étant donné les multiples risques
auxquels l’Europe est
confrontée, il lui faut de toute
urgence bâtir un projet d’avenir.
N. R. (Traduit de l’anglais
par Patrice Horovitz)
*Professeur à la Stern
School of Business NYU et
président de Roubini Associés
Macro. Travaille pour le Fonds
monétaire international, la
Réserve fédérale américaine et
la Banque mondiale.
In project-syndicate.org
T
E M
H
A
SUPPLÉMENT HEBDOMADAIRE DE LA TRIBUNE
P13
P12
Le manque de structures d'accueil chasse
les touristes
Inconfortable littoral à l'Est du pays
P15
Annaba
Afin d'assurer une bonne saison estivale
La sécurité est là, le civisme toujours
absent
Le ministre de l'Intérieur mise
sur des plages sécurisées et animées
RETOUR À UNE VIE NORMALE SUR LES PLAGES… INHOSPITALIÈRES
La réalité nous renvoie à la
qualité des opérateurs présents
sur place, du service et des
prestations offertes, de l’accueil,
de l’environnement... En somme,
d’une culture qui, non seulement
s’est effilochée, mais a
littéralement disparu. Pour
argument, de manière plus simple,
nous donnons l’exemple de ces
familles moyennes algériennes, et
elles son nombreuses, qui
économisent durant toute l’année
pour profiter de dix jours de
vacances en Tunisie. Elles
trouvent toujours où loger : un
appartement, un hôtel ou, mieux,
un étage de villa… Et elles en
auront pour leur argent : eau à
profusion, senteurs aromatiques
dignes d’un conte des mille et une
nuit, propreté des lieux et surtout
de l’environnement à perte de vue,
calme et sérénité aussi bien de
jour que de nuit, effacement total
des prestataires, respect
incommensurable des
commerçants, et pour cause,
plages extrêmement propres,
surveillance effective et discrète.
Tout cela pour un coût nettement
inférieur en comparaison d’une
même durée de séjour n’importe
où sur l’ensemble du littoral
algérien qui, s’il est sécurisé,
reste cependant toujours
inhospitalier
Photo : DR
La gratuité des plages, et après !?
Par
A. Lemili
a sécurisation pérenne des plages
durant la saison estivale est un
gage certain pour un retour à la
normale du tourisme populaire d’abord, national ensuite et étranger enfin.
Il y a lieu de concéder que la période
d’instabilité traversée au début des
années 1990 par le pays a rompu de
façon dramatique aussi les traditions
locales en matière de loisirs, déplacements, manifestations festives... que
l’attrait qu’avaient pour les étrangers
notamment français, hollandais,
suédois et belges le littoral algérien et
plus particulièrement parce qu’il est
pratiquement resté en l’état depuis
l’indépendance. Si les complexes
L
balnéaires ne désemplissaient pas, les
routards étaient encore plus nombreux
à tenter toutes les aventures possibles
pour rallier des villes comme Béjaïa et
Collo pour la qualité de leurs rivages
mais aussi pour la beauté de sites
naturels incomparables.
Il est vrai que tout ce monde n’avait
alors aucune inquiétude à se faire et il
n’y avait justement aucune raison pour
cela compte tenu du formidable sens de
l’hospitalité et surtout de la générosité,
excessive même parfois, de nos
concitoyens.
Nous sommes en 2016 et d’emblée,
il est clair qu’il est difficile de revenir à
la période exceptionnelle des années
1990 mais il est tout aussi inquiétant de
constater que plus de quinze années
après l’éradication du terrorisme et le
retour à une vie normale, le littoral
algérien n’arrive plus à recréer ce
déclic qui aiderait à faire en sorte
comme si tout ce qui s’est passé de
tragique n’a été qu’un avatar de
l’histoire désormais remisé.
Car, ne faudrait-il pas faire des
parallèles avec nos voisins, la Tunisie
ébranlée à plusieurs reprises par des
actes terroristes de grande gravité parce
qu’ils ont ciblé des étranges qui plus
font partie de ceux qui, vaille que
vaille, contribuent au développement
national parce que leur présence booste
un pan important si ce n’est le plus
important de l’économie national à
savoir le tourisme.
Suite en pages 12-13
12
T H E M A
Mercredi 3 août 2016
Mercredi 3 août 2016
13
ANNABA
La sécurité est là, le civisme toujours absent
De notre correspondant à Annaba
Mohamed Rahmani
rès de 42 000 gendarmes ont été
déployés à travers le territoire national
dans le cadre du plan Delphine, une
mobilisation tous azimuts de ce corps de sécurité en cette saison estivale 2016. Les gendarmes omniprésents, sur les routes dans les
airs - des hélicoptères surveillant plages et
routes - interviennent à tout moment pour
protéger les citoyens et leurs biens, ce qui est
et il faut le dire apprécié par tous.
A Annaba, avec l’afflux des touristes au
niveau de la quinzaine de plages ouvertes à la
baignade mais aussi celles non surveillées, sur
les routes avec les brigades motorisées qui
contrôlent véhicules et passagers ou encore
celles pédestres qui sillonnent les rivages, les
éléments de cette institution, près d’un millier
de gendarmes a été déployé de sorte à couvrir
tous ces espaces et ainsi sécuriser les lieux.
En tenue d’été, les gendarmes font des
rondes sur toute la longueur de la plage s’intéressant à tout et repérant toute infraction pour
intervenir immédiatement et rétablir la situation. Les familles arrivées sur les lieux ne
craignent plus pour leurs biens, rassurées
qu’elles sont par cette présence dissuasive et
sécurisante. Ces agents disponibles pour toute
requête formulée par les estivants font de leur
mieux pour y répondre rapidement. Nous
avons assisté il y a quelques jours à la plage
d’El Chatt à une recherche entreprise par deux
gendarmes accompagnés par une mère en
pleurs suite à la disparition de son enfant de
4 ans qui jouait près de l’eau. Les deux agents
ont passé au peigne fin la plage qui grouillait
de baigneurs pour retrouver une heure
plus tard le disparu qui jouait avec
d’autres enfants de son âge à quelque
400 mètres plus loin. La mère avait éclaté en
sanglots à la vue de son enfant ramené par les
gendarmes que l’un d’entre eux avait pris
dans ses bras pour ensuite remercier vivement
ces deux agents tout en priant Dieu de les
protéger et de leur donner tout le bonheur
qu’ils espèrent dans la vie. La mère retourna à
la place qu’elle occupait pour être ensuite
entourée par d’autres femmes qui la
consolaient.
Une autre intervention à laquelle nous
avons assisté sur le même site consistait à
Inconfortable littoral à l’Est du pays
a ruée vers la Tunisie bat son plein.
Malgré les tarifs de séjour revus à la
hausse à la faveur d’une demande
croissante, la destination préférée des
Algériens reste sans conteste le pays du
jasmin. «Un séjour écourté vaut le détour,
mieux que des vacances de longue durée dans
le pays. Hélas, c’est une réalité. Le tourisme
national n’a pas encore atteint sa vitesse de
croisière, à commencer par le manque d’infrastructures d’accueils dans le littoral de
l’Est et des coûts appliqués donnant le tournis
pour une prestation assez modeste, pour ne
pas dire médiocre», nous dira un père de
famille qui a programmé un mini circuit à
Sousse avec sa femme et leurs trois enfants.
«Après avoir étudié plusieurs formules et propositions, il s’avère que les vacances en
Tunisie me coûteront moins cher qu’un séjour
dans mon propre pays», ajoutera-t-il. Et ils
sont nombreux à faire le même constat.
D’ailleurs, les agences de voyages «zappent»
systématiquement la destination locale ou
nationale faute de formules de vacances
L
concurrentielles proposées par les villes du
littoral. C’est plus rentable pour elles de
vendre le produit tunisien dont les tarifs sont
compétitifs en l’absence de concurrence,
même si parfois des surprises surviennent à
l’arrivée…
Pourtant, la côte algérienne dispose d’un
potentiel renversant qui pourrait drainer des
millions de touristes annuellement et, du
coup, renflouer les caisses en devises. Un
gisement vierge à la recherche d’investisseurs, pour le moins, des spécialistes versés
dans le domaine pour faire naître des villages
de vacances de hautes factures avec les commodités requises (accueils, hébergements,
distraction, restauration…).
Les responsables peinent à rendre les
plages attrayantes, si ce n’est la belle toile
naturelle offerte à celles-ci. La chute des prix
de l’or noir aura donné réflexion : capitaliser
et relancer le secteur du tourisme reste un
vœu moult fois ressassé par les pouvoirs
publics. Il y a plus d’un mois le ministre de
l’Intérieur et des collectivités, Nouredine
Bedoui, instruisait à Constantine les walis des
wilayas de l’est (Annaba, Skikda, Jijel…) de
revoir la copie du tourisme balnéaire.
Autrement dit songer à assoir une stratégie
qui se prolonge au-delà de la saison estivale
afin d’amorcer une dynamique économique
spécifique aux caractéristiques de chaque
localité. L’idée demeure intéressante, voire
nécessaire. Faudra-t-il assez de volonté
et casser davantage de verrous de la
bureaucratie pour atteindre ces objectifs.
Cela dépendra aussi beaucoup plus des
innovations pouvant émaner des élus et
exécutifs. Les gestionnaires ont activé la
mesure d’interdire la concession des plages.
C’est une bonne décision, mais qui ne résout
pas le problème de l’accueil.
Partout ailleurs, le confort, la qualité de
service et des prestations et l’accueil se
payent, surtout s’il s’agit de profiter de
moments de quiétude. Eradiquer le diktat des
squatteurs de plages est une action des
pouvoirs publics à applaudir.
Mais offrir des plages à l’état sauvage,
sans la moindre installation repose le
problème autrement. On a vidé les points
noirs, sans songer à remplir le vide laissé
pour permettre aux citoyens de déguster leur
repos sans contrainte. La majorité des plages
souffrent d’un manque flagrant d’hygiène,
aggravé par l’incivisme des individus. Les
quelques espaces relevant des hôtels s’avèrent
insuffisants pour contenir le flux des
visiteurs, sinon dépourvus d’accessoires. A
vrai dire, la région de l’est notamment la
wilaya de Jijel, dont le littoral s’étend sur
plusieurs kilomètres, est démunie
d’infrastructures aux normes. Les familles se
rabattent chaque année sur des formules de
locations d’appartement ou des fragments de
maisonnettes inachevées. Les édifices tardent
à s’ériger dans cette contrée assez prisée par
les habitants des villes intérieures.
Le tourisme estival est un ensemble
requérant ses moyens, ses idées fraîches et ses
ressources humaines qui doivent être
caractérisées par le professionnalisme pour
en générer une plus-value, soulignent des
observateurs. «Matérialiser ce type de
tourisme interpelle les collectivités locales,
qui doivent concourir au schéma global de la
cartographie des plages pour concevoir une
attraction optimale durant l’été pour espérer
viser autant de visiteurs», suggèrent-ils. Dans
le cas contraire, les étés se ressembleraient et
la plus-value profiterait aux pays voisins.
N. H.
enjoindre à un estivant de déplacer son
véhicule pour aller le stationner au parking, ce
qui a été exécuté sur le champ. Le véhicule en
question est un 4X4 qui avait roulé sur le
sable pour aller se garer sur une petite hauteur
surplombant la plage pour être plus près du
lieu où le conducteur s’était installé avec sa
famille. L’interdiction faite aux véhicules
d’accéder sur le sable et y rouler a été
appliquée à la lettre. Ce qui est à noter dans
cette intervention est que les gendarmes se
sont adressés poliment à cet estivant qui a
obtempéré tout en s’excusant expliquant qu’il
ne savait pas que cela était interdit.
Si la gendarmerie fait son travail du mieux
qu’elle peut avec cependant quelques
«omissions» concernant le diktat de certains
loueurs de parasols particulièrement dans les
plages non ouvertes officiellement à la
baignade, il faut dire que côté communes rien
n’est fait ou presque pour valoriser ces plages
et les rendre attrayantes. Pas de douches, pas
de toilettes publiques, pas d’infrastructures à
même de prendre en charge les besoins des
La gratuité des plages, et après !?
Suite de la page 11
Le Maroc, à un degré moindre, a également été éprouvé mais ces turbulences n’ont remis que
provisoirement l’attractivité exercée par ces deux pays à l’endroit du touriste étranger. Et si ceux de l’Europe
de l’ouest ont préféré voir ailleurs, ceux de l’est sont bien au contraire devenus les clients privilégiés de la
Tunisie particulièrement en plus de la formidable présence des Algériens... Ce qui est pour le moins paradoxal
et nous incite néanmoins à nous poser la question de cette étrange réalité.
Là, encore une fois, la réalité nous renvoie à la qualité des opérateurs présents sur place, des prestataires, de
la cherté des prix. En somme, d’une culture qui, non seulement s’est effilochée, mais a littéralement disparu.
De manière plus simpliste, et nous en donnons l’exemple d’une famille moyenne algérienne qui a l’avantage
de profiter de dix jours de vacances en Tunisie logée dans un étage d’une superbe villa, eau à profusion,
senteurs aromatiques dignes d’un conte des mille et une nuit, propreté des lieux et surtout de l’environnement à
perte de vue, calme et sérénité aussi bien de jour que de nuit, effacement total des prestataires, respect
incommensurable des commerçants, et pour cause, plages extrêmement propres, surveillance effective et
discrète. Tout cela pour un coût nettement inférieur en comparaison d’une même durée de séjour n’importe où
sur l’ensemble du littoral algérien.
Et quand des communiqués de presse rapportent que «les services de la Gendarmerie nationale de la
wilaya d’Alger ont mobilisé 1 400 gendarmes pour l’exécution, le 29 juillet 2016, de l’opération assainissement des plages de la capitale des bandes de malfaiteurs», autant se dire qu’il n’est qu’évident que c’est le
meilleur moyen de dissuader toute bonne intention chez un touriste étranger et pis celle de nos concitoyens et
nous en donnons encore une fois la preuve par leur déferlement par milliers en Tunisie.
Nous passerons bien entendu sur le stress induit par un séjour en bord de mer avec les pratiques des bandes
de jeunes monopolisant les parkings et la plage et même si l’Etat a décidé pour cette saison de la gratuité
in-situ, il n’en demeure pas moins que cette mesure n’est en réalité applicable qu’en certains endroits et nous
pouvons affirmer qu’à quelques bords de mer près, le diktat des groupes précédemment évoqués est toujours
en l’état... Ceci avec la complicité des pouvoirs publics locaux notamment les élus. Ce qui est encore
plus grave.
A. L.
Photo : Archives
Nasser Hannachi
Photo : DR
De notre correspondant à Constantine
Photo : DR
LE MANQUE DE STRUCTURES D’ACCUEIL CHASSE LES TOURISTES
Photo : S. Zoheir
P
estivants qui affluent des quatre coins du
pays.
Situation qui a donné lieu à des
comportements qui ont aggravé encore plus
cette situation qui a fait fuir des centaines de
personnes venues passer la journée à la plage.
En effet, juste sur les hauteurs surplombant la
plage comme c’est le cas à Aïn Achir, dans la
végétation constituée d’arbustes, des
déjections emplissent les lieux dégageant des
odeurs nauséabondes, des bouteilles en plastique vides, des couches bébé et des papiers
salis sont jetés et accrochés à la végétation.
Des «toilettes» publiques à ciel ouvert. Ce
n’est pas tant la faute des estivants qui somme
toute sont contraints de satisfaire un besoin
naturel dans la nature et ce en l’absence de
lieux d’aisance qui normalement doivent être
mis à disposition par ceux qui ont en charge la
gestion des plages.
L’autre problème qui transforme ces lieux
féériques, une mer bleue, un sable fin et doré,
une végétation toute proche avec son ombre
rafraichissante, ce don de la nature, est cette
saleté qui a tout envahi. Les citoyens qui
arrivent le matin trouvent une plage toute
propre avec un sable aplani que lèchent les
vagues donnant envie de se baigner, en
rentrant le soir, ils laissent derrière eux, un
dépotoir grandeur nature. Des sachets, des
restes d’aliments, des boîtes de thon ouvertes,
des bouteilles et des cannettes, des gobelets,
des milliers de mégots jonchent la plage lui
donnant une image de saleté à perte de
vue. Les poubelles plantées ça et là sont
curieusement vides, les panneaux appelant à
la propreté et à la préservation des lieux sont
ignorées. Superbement. Au bord de la route,
ce sont des centaines de bouteilles en
plastique qui traînent, les baigneurs les ayant
remplies d’eau pour se laver les pieds du
sable, les abandonnent sur place. Les
campagnes de sensibilisation lancées à
travers la radio ou par les associations n’ont
visiblement pas porté et la situation perdure.
L’incivisme des citoyens «se maintient»
malgré tout et continue son bonhomme de
chemin pour persévérer dans cette voie. M. R.
14
T H E M A
Mercredi 3 août 2016
ÉTÉ
TIZI OUZOU
Incivisme et manque d’hygiène découragent
le développement du tourisme balnéaire
De notre correspondant à Tizi Ouzou
Malik Boumati
es éléments des services de sécurité
sont mobilisés sur les plages du
pays pour sécuriser le quotidien des
estivants et pour faire appliquer les dernières directives du gouvernement en ce
qui concerne notamment la gratuité de
l’accès aux plages et l’attitude des jeunes
qui proposent des parasols et des tentes en
squattant une large partie de la plage. La
police et la gendarmerie sont donc sur le
qui-vive sur les 1 200 kilomètres du littoral algérien. Mais est-ce suffisant pour
rendre agréables les vacances de ceux qui
paient les yeux de la tête pour faire un
break après une année de dur labeur ? Estce suffisant pour faire du tourisme une
réalité rentable en Algérie ?
Il est clair que l’Algérie est loin de
pouvoir devenir une destination touristique grâce à son littoral. Que les communes côtières ne sont pas encore prêtes à
engranger des revenus en accueillant des
touristes notamment étrangers. Parce que
tout simplement, un petit tour sur les
plages et dans les villes côtières nous
renseigne sur le manque de culture touristique en vigueur chez les responsables de
l’Etat et les habitants, mais aussi chez les
estivants nationaux. Le manque
d’hygiène, l’incivisme et le manque
d’infrastructures hôtelières sont autant de
refouloirs pour les touristes que les
constructions qui enlaidissent le littoral et
qui mettent fin au rêve de voir les zones
touristiques se réaliser.
C’est le cas dans la wilaya de Tizi
Ouzou où les huit zones d’expansion touristique (ZET) inscrites depuis plus de
vingt ans sont mises aux oubliettes. Entre
temps, la ville de Tigzirt et sa périphérie a
Photo : DR
L
citoyens a encore la peau dure dans nos
contrées. L’on peut encore voir des gens
jeter une bouteille, une canette, un gobelet
ou un emballage de tabac par les fenêtres
des voitures en mouvement. Sur les
plages, il n’est pas rare de croiser des
couches pour bébés usagées, des
bouteilles d’eau et d’autres boissons et
toutes sortes de détritus tels les sacs en
plastique ou des restes de nourriture.
Pourtant, les estivants ont utilisé des sacs
pour ramener tous ces effets. N’est-ce pas
plus indiqué de remettre les restes dans le
même sac et de jeter ensuite dans les
brands bacs qui servent de poubelles ?
A ce titre, des campagnes de sensibilisation sont nécessaires pour convaincre
les Algériens de cesser de salir leur
environnement. Des campagnes qui doivent être plus agressives. Elles doivent
été défigurée par les centaines de bâtiments érigés de façon anarchique et sans
respect des règles urbanistiques.
D’ailleurs, Tigzirt est condamnée à
n’accueillir que les estivants locaux, tant
il n’y a plus d’espaces pour accueillir de
vrais projets d’infrastructures touristiques.
Les pouvoirs publics ont encore la
possibilité d’encourager des investissements à l’extérieur de la ville ou au
niveau des communes voisines de
Mizrana et Iflissen qui disposent de
plages susceptibles d’intéresser des touristes plus ou moins exigeants.
Mais le manque d’infrastructures
d’accueil n’est pas le seul handicap du
tourisme en Algérie en général et dans la
wilaya de Tizi Ouzou en particulier.
L’hygiène reste un handicap majeur sur
les plages du pays. L’incivisme des
également être accompagnées de coercition, notamment à l’égard des adultes qui
donnent le mauvais exemple aux enfants.
A leurs propres enfants. Il est inutile de
rappeler que sans l’hygiène, le tourisme et
toutes ses retombées économiques sur les
communes et les habitants ne seront qu’un
vœu pieux. Les Algériens devraient revoir
leur comportement avec leur environnement et il ne s’agit pas seulement de se
mobiliser à la veille de la saison estivale
pour nettoyer les plages mais d’avoir le
réflexe de ne pas salir son environnement,
parce que la préservation de la propreté
est un acte quotidien. De tous les jours.
C’est ainsi que les villes côtières
pourraient devenir un jour des villes
touristiques. Bien entendu, après que
l’Etat ait encouragé les investissements
sérieux dans le secteur.
M. B.
PLAN «DELPHINE» ET GRATUITÉ DE L’ACCÈS AUX PLAGES
La Gendarmerie agit avec doigté à Béjaïa
Kamel Amghar
LA GENDARMERIE nationale
lance, à chaque début de la saison
estivale, le fameux plan «Delphine» dauphin en arabe) pour sécuriser les villes
côtières. Les routes, les plages et les
attractions touristiques sont, alors, passées
au peigne fin pour prévenir les multiples
menaces qui guettent des centaines de
milliers estivants qui y affluent pour de
courts séjours vacanciers au bord de l’eau.
Cette année, les darkis (gendarme en
arabe) ont fait de la traque des squatteurs
de plages une priorité de leur opération.
Plus de trois cents gendarmes ont été
mobilisés à Béjaïa pour mettre de l’ordre
sur toute la façade maritime, longue d’une
centaine de kilomètres. Au mois de juin,
Photo : DR
De notre correspondant à Béjaïa
de faux plagistes avaient audacieusement
pris leurs quartiers sur les lieux comme
d’habitude et se préparent à racketter les
baigneurs pour le reste de l’été. Des parkings ont été improvisés. Les meilleures
portions de plage ont été occupées, en
dressant dessus tables, chaises et
parasols. Un parasitage révoltant qui perdure depuis des années, rendant caduque
la décision gouvernementale consacrant
l’accès gratuit à la mer pour tout le
monde. L’intervention des gendarmes,
discrète à ses débuts, consiste à déloger
«gentiment» les usurpateurs qui, pour la
majorité, se plient à la loi et acceptent de
plier leurs bagages sans faire de trop de
bruit. Cette stratégie de la persuasion a
évidemment permis d’identifier et d’isoler
les récalcitrants.
Durant cette période, coïncidant avec
le mois sacré de Ramadhan, la fréquentation était faible, mais elle se prête bien
aux préparatifs. A partir de la mi-juillet,
marquant le début effectif de la saison
estivale, les darkis emploient les gros
moyens pour débusquer les plus obstinés.
Sur les plages de Meghra et Djebira,
relevant de la commune de Boukhelifa
(région de Tichy), les services de sécurité
avaient procédé au démantèlement des
baraquements de fortune et des parkings
sauvages. Une opération qui a été vivement saluée par les riverains et les esti-
vants. Désavoués de toutes parts, les
squatteurs ont vainement tenté de répliquer en recourant à la fermeture de la
RN9. Ce «succès» a grandement changé
la donne.
Dans les autres localités côtières, de
nombreux imposteurs ont dû renoncer à
leur projet. Cependant, certains indélicats
profitent encore des moments de grande
affluence, quand les gendarmes sont
occupés sur les axes routiers, pour
s’adonner momentanément à leur «business» favori. Par ailleurs, cette présence
renforcée de la gendarmerie a été aussi
efficace dans la régulation des flux automobiles, la lutte contre les infractions au
code de la route et l’intervention instantanée en cas de sinistre.
Il va sans dire aussi que le plan
«Delphine» couvre aussi les sites naturels
les plus fréquentés par la même l’occasion
(forêts, cascades et villages typiques). On
doit souligner, à ce propos, le professionnalisme et l’attitude citoyenne des équipes
opérationnelles affectées à cette mission.
D’où l’adhésion totale des populations.
Seulement, les communes n’ont pas su
profiter de ce retour à l’ordre pour marquer leur présence à travers l’amélioration
des conditions d’accueil au niveau des
plages. Leur image en souffre
énormément.
K. A.
T H E M A
Mercredi 3 août 2016
15
ÉTÉ
AFIN D’ASSURER UNE BONNE SAISON ESTIVALE
Le ministre de l’Intérieur mise
sur des plages sécurisées et animées
Par
Fatiha Ouidir
fin d’assurer le bien être des
estivants en matière de commodités et de sécurité au niveau des
plages autorisées à la baignade, le
ministre de l’Intérieur et des Collectivités
locales, Nouredine Bedoui, a décidé luimême de prendre en main le dossier. Il a
envoyé un courrier aux 14 walis des
régions côtières pour leur demander de
surseoir aux concessions des plages
durant la saison estivale et pour renforcer
ainsi la sécurité. Et pour bien occuper les
jeunes lors de la saison estivale, le
ministre a instruit les responsables locaux
de concocter un programme culturel et
sportif. Il a indiqué à la presse que ce programme doit mettre dans les meilleurs
délais, à la disposition de la jeunesse, une
panoplie d’activités, saines et attractives,
devant réduire le champ de l’oisiveté,
porteur de risques et de dangers pour la
santé mentale des jeunes et de l’enfance.
Pour cette saison estivale, près de
70 plages dotées de toutes les commodités
ont été aménagées pour assurer le
bien-être et détente aux estivants. Ces
plages sont dotées de tous les équipements
nécessaires tels des postes de sûreté,
parkings, vestiaires et douches en plus
d’un nombre important d’agents de
sécurité et de maîtres-nageurs.
Par ailleurs, 17 autres plages ne sont
pas autorisées à la baignade y compris
Azur-Plage qui a été fermée pour des
travaux. Toutefois le wali d’Alger
Abdelkader Zoukh a indiqué récemment à
la presse que 22 plages seront dotées de
l’éclairage public nocturne notamment les
plages de Sidi Fredj, Khelloufi 1 et
2, Terfaya (Aïn Taya), les Palmiers, les
Sirènes 1 et 2 (Bordj el-Kiffan),
El-Bahdja (Aïn Benian) et Deka-Plage où
les estivants pourront assister à des galas.
Photo : Archives
A
nettoyage des plages, la wilaya d’Alger
veille à mettre fin aux dépassements en
garantissant l’accès gratuit aux plages, et
en améliorant les infrastructures, les
prestations, la sécurité et la propreté des
plages, a indiqué le wali d ’Alger lors de
ses récentes sorties sur le terrain.
«14 parkings d’une capacité de
9 000 véhicules ont été aménagés au
niveau des plages de la wilaya d’Alger
autorisées à la baignade», a affirmé le
directeur général de l’Etablissement de
gestion de la circulation et des transports
urbains de la wilaya d’Alger, Ali Saidani.
Le directeur de l’Agence urbaine pour la
promotion et la protection du littoral
algérois, Youcef Saâdi, a indiqué que la
wilaya d’Alger veillait au quotidien à
nettoyer les plages, à contrôler la qualité
de l’eau de mer et des piscines et à
Par ailleurs, 2 200 agents veilleront à la
sécurité des estivants, a souligné le même
responsable précisant que la sécurité des
lieux avait été confiée à la wilaya.
«Quelque 280 agents de sécurité sont
présents depuis le 2 mai 24/24h au niveau
de 11 plages», a-t-il fait savoir rappelant
que les services de la wilaya étaient
intervenus au niveau des plages afin
d’endiguer progressivement certains
comportements de la part de personnes
qui veulent s’approprier illicitement les
plages. Ces opérations visent à dissuader
les particuliers de gérer les plages en
imposant des tarifs exorbitants
aux estivants et à les confier à des
établissements publics qui assureront un
accès gratuit aux plages ainsi que les
tables, chaises et parasols. Outre le
lancement d’une vaste campagne de
dénoncer tout dépassement, notamment en
ce qui concerne le non respect de la
gratuité d’accès aux plages. Le directeur
général de l’Office des parcs de sports et
loisirs d’Alger (Opla), Redha Attab, a
affirmé que l’office avait été chargé par le
wali d’Alger de garantir les équipements
nécessaires, outre l’organisation
d’activités artistiques au niveau des
plages. Pour sa part, le directeur général
de l’Entreprise de l’immobilier d’urbain
de la wilaya d’Alger (ex- Ateliers
d’Alger), Nabil Heddad a indiqué que
l’objectif de l’entreprise était d’assurer
des postes de contrôle au profit des
éléments de la Protection civile et de la
Gendarmerie nationale pour garantir la
sécurité au niveau des plages, ainsi que
des vestiaires et cabines au profit des
estivants.
F. O.
LA DEMANDE EST PLUS FORTE QUE L’OFFRE
Grande pression sur les piscines à Batna
Algérie presse service
UNE GRANDE pression est
enregistrée chaque été sur les six piscines
ouvertes dans la wilaya de Batna,
fréquentées mensuellement par
25 000 personnes de tous les âges, selon la
Direction de la jeunesse et des sports
(DJS) de la wilaya. Des efforts sont
déployés pour faire face à cette situation,
assure le directeur du secteur, Ismaïl
Boukherissa, qui fait état de deux piscines
en chantier à Aïn Yagout et à Bitam. Le
Photo : DR
Par
premier bassin dont le taux d’avancement
des travaux est de 80% sera réceptionné
fin septembre prochain alors que le
second, qui affiche 40% de taux de progression des travaux, sera livré en avril
2017, ajoute ce responsable qui estime à
120 millions de dinars le coût de chacun
de ces deux projets.
Trois des piscines opérationnelles se
trouvent au chef-lieu de wilaya, une au
pôle urbain Hamla-3 (commune d’Oued
Chaâba), une à Arris et une autre à Barika,
rappelle le même cadre qui estime que ce
nombre fait de Batna une des wilayas les
mieux loties en termes d’infrastructures de
natation. Toutefois, la pression estivale
sur ces installations reste grande et la
stricte application des restrictions d’accès
priverait un grand nombre de jeunes de la
possibilité d’y accéder, ajoute
M. Boukherissa qui assure que la piscine
de la cité Kéchida, fermée suite à une
panne dans la salle des moteurs, rouvrira
ses portes dans les prochains jours. De son
côté, Lazhar Bekhouch, directeur de
l’Office du complexe 1er Novembre-1954
qui chapeaute 35 structures de sport,
souligne que 2 372 enfants et jeunes
affiliés à 19 clubs de la ligue de wilaya de
natation fréquentent à titre prioritaire ces
piscines le long de l’année jusqu’à fin
juin, date de fermeture des bassins pour
besoin d’entretien avant leur réouverture
au public du 10 juillet au 10 septembre.
Pour les entraînements des clubs de natation, ce nombre de piscine est amplement
suffisant mais reste bien faible pour une
exploitation de loisirs ouverte au grand
public, ajoute ce cadre qui fait état de
703 personnes dont 403 filles qui
fréquentent les week-ends ces piscines sur
indication médicale.
L’ouverture en 2009 de l’Aquaparc de
Djerma, à 20 km au Nord-est du chef-lieu
de wilaya Batna, est venue diversifier
l’offre en structures de loisirs et
divertissement dans la wilaya. Fruit d’un
investissement privé, cet espace s’est
affirmé comme destination préférée d’un
grand nombre de jeunes de Batna mais
aussi de ceux des grandes villes de la
région qui y trouvent une alternative au
séjour en mer. Cinq piscines et sept
distractions aquatiques avec toboggans
sont proposées aux adeptes des
divertissements aquatiques par
Lompifamily park qui ouvre du 1er juin
au 31 août chaque jour de 10h à 19h. Les
gestionnaires des lieux misent sur un
minimum de 1 800 visiteurs par jour. APS
16
M O N D E
Mercredi 3 août 2016
LE CONSEIL ÉLECTORAL DU VENEZUELA A DONNÉ SON ACCORD
Feu vert pour le référendum anti-Maduro
Le CNE n’a pas encore communiqué les dates de la phase suivante où quatre millions de signatures
doivent désormais être recueillies et validées afin que le référendum soit enfin convoqué
Par
Agence France presse
e Conseil national
électoral (CNE) du
Venezuela a donné, lundi
dernier, son feu vert au projet de
référendum pour révoquer le
président Nicolas Maduro, mais
la consultation populaire portée
par l’opposition semblait encore
loin dans ce pays en pleine
débâcle économique. Après
avoir recueilli près de deux
millions de signatures pro-référendum, dont seules 1,3 million
ont été validées par le CNE, au
moins 200 000 signataires
devaient confirmer leur choix, en
personne, fin juin. C’est sur ce
point précis que le CNE a donné
son feu vert. Après une période
d’audit qui a duré un mois,
399 412 signatures ont été
validées, soit le double du
minimum demandé.
Mais si l’autorité électorale a
validé une nouvelle étape de ce
long et complexe processus, les
antichavistes (du nom de
l’ex-président Hugo Chavez,
1999-2013) devront encore
franchir plusieurs obstacles avant
que cette consultation populaire
ne voit le jour. En effet, le CNE
n’a pas encore communiqué les
dates de la phase suivante où
quatre millions de signatures
doivent désormais être
recueillies et validées afin que le
référendum soit enfin convoqué.
Pour destituer Nicolas
Maduro, le «oui» devra dépasser
son score à la présidentielle de
2013 (7,5 millions de voix).
Elu en 2013 pour un mandat
Photo : DR
L
courant jusqu’en 2019, le chef de
l’Etat socialiste fait face depuis
les élections législatives de
décembre 2015 à un Parlement
contrôlé par une coalition de
centre droit, la Table de l’unité
démocratique (MUD).
L’opposition veut organiser
d’ici à fin 2016 un référendum
contre M. Maduro, qu’elle rend
responsable des pénuries alimentaires et de la situation de plus en
plus chaotique au Venezuela.
Bien que disposant des plus
grandes réserves de pétrole du
monde, ce pays subit de plein
fouet la chute des cours du brut.
«Le référendum révocatoire,
c’est pour en finir avec les files
d’attente (devant les supermar-
chés, ndlr), pour qu’il y ait de la
nourriture et des médicaments,
suffisamment d’argent pour
chacun, et de la sécurité»,
affirme l’un des leaders de
l’opposition, Henrique Capriles,
ancien candidat à la présidentielle. «Ce n’est pas avec
Maduro que nous allons
résoudre la crise, c’est pourquoi
il faut le révoquer», assure-t-il.
Dans un climat de mécontentement social croissant, le CNE
doit ouvrir «la soupape d’échappement», estime l’analyste
Benigno Alarcon, car si le référendum révocatoire n’a pas lieu,
«la pression s’exprimera par
d’autres voies», met-il en garde.
«Il y a deux options à l’heure
actuelle: le bon sens, ou bien la
crise se prolonge et le pays peut
exploser à tout moment», a
ainsi averti Julio Borges,
député et chef de la majorité
parlementaire, clamant que
«tout le pays compte sur un
changement».
Mais malgré un taux de
mécontentement élevé (sept
Vénézuéliens sur dix réprouvent
la gestion du président), la MUD
a bien du mal à faire descendre
en masse la population dans la
rue pour protester contre le
gouvernement. Il est probable
que les divisions internes de
l’opposition expliquent en partie
cette faible mobilisation des
habitants, dont beaucoup sont
trop occupés à patienter des
heures devant les magasins et les
pharmacies. Ils craignent aussi
pour leur sécurité, en raison de
l’imposant déploiement policier.
A cet égard, l’organisation de
défense des droits de l’Homme
Human Rights Watch (HRW)
a rapporté mercredi des
déclarations d’opposants à
Nicolas Maduro, qui disent avoir
été arrêtés et torturés en raison
de leurs activités politiques.
Par ailleurs, le chef de la
diplomatie américaine John
Kerry a demandé, lundi dernier,
au Venezuela de «ne pas jouer la
montre» sur le référendum. Pour
l’opposition, il est crucial que le
référendum ait lieu avant
le 10 janvier 2017, car si
M. Maduro est révoqué avant
cette date, il y aura des élections
anticipées. En revanche, si la
consultation se déroule après et
si le chef de l’Etat la perd, il
pourra désigner son
vice-président pour le remplacer.
Nicolas Maduro lui-même a
intenté un recours pour fraude
devant le Tribunal suprême de
justice (TSJ), que l’opposition
accuse également d’être au
service de l’exécutif. Et le camp
du gouvernement a demandé au
CNE d’invalider la coalition
d’opposition, à laquelle elle
reproche des «fraudes» pendant
la collecte des premières
signatures en faveur de la
consultation, une «stratégie
politique pour faire durer le
processus du référendum» selon
Eugenio Martinez, expert en
matière d’élections.
AFP
UN MILLION DE RÉSERVATIONS TOURISTIQUES ANNULÉES
LA TENTATIVE de coup
d’Etat militaire du 15 juillet a
coûté à l’économie turque près
de 90 milliards d’euros et
conduit à l’annulation d’un
million de réservations
touristiques, a déclaré le ministre
du Commerce cité par la presse
turque hier. «Si nous prenons en
compte tous les avions de
chasse, les hélicoptères, les
armes, les bombes et les
bâtiments (endommagés), le coût
est de 300 milliards de lires au
minimum, selon nos premiers
calculs», a précisé au quotidien
Hurriyet M. Bulent Tüfenkci,
mentionnant également
l’annulation de commandes de
l’étranger et de séjours
touristiques.
Dans la nuit du 15 au
16 juillet, un groupe de militaires
a tenté de renverser le président
turc Recep Tayyip Erdogan et
son gouvernement, s’emparant
de chars, tirant sur la foule et
bombardant plusieurs objectifs
dont le Parlement à Ankara. Les
putschistes ont été mis en
échec mais les violences ont fait
271 morts (dont 34 mutins).
Le ministre a souligné que le
coût pour l’économie turque
risquait encore d’être plus élevé
à moyen terme en raison de son
impact sur le tourisme et les
échanges avec l’étranger. «De
nombreuses commandes de
l’étranger ont été annulées et
beaucoup d’étrangers ont cessé
de visiter la Turquie. Malheureusement, les putschistes ont
donné de la Turquie l’image
d’un pays du tiers monde avec
des chars dans les rues», a-t-il
ajouté.
Selon lui, un million de
réservations ont été perdues dans
le tourisme, une grande partie
d’entre elles s’expliquant par la
décision du gouvernement
d’annuler les congés de trois
millions de fonctionnaires après
le coup de force afin de faire
face aux purges ou d’éviter
d’éventuelles fuites à l’étranger
de personnes soupçonnées d’être
liées au putsch avorté.
Ce secteur était déjà très
durement affecté par les attentats
attribués aux jihadistes ou à la
guérilla kurde puisque les
arrivées de touristes étrangers en
Turquie ont chuté de 40% en
juin par rapport au même mois
Photo : DR
Le putsch manqué coûterait près de 90 milliards d’euros à la Turquie
de l’an dernier. Le ministre s’est
malgré tout réjoui d’un rapide
retour à la normale dès le lundi
qui a suivi la tentative de putsch
perpétrée un vendredi. Le taux
de change de la lire turque est
resté relativement stable, selon
M. Tüfenkci, et les chiffres des
exportations ou de la croissance
économique n’ont pas été
révisés, a-t-il affirmé.
La Turquie a connu une
croissance de 4% en 2015, un
taux que le Fonds monétaire
international (FMI)
prévoyait peu ou prou pour cette
année.
«Les pertes immédiates en
termes de baisse du nombre
des visites touristiques et
d’investissements différés
ralentiront probablement la
croissance» en 2016 et 2017,
avait prévenu la semaine
dernière l’Institute of International finance (IFF), un lobby
ayant son siège à Washington et
regroupant 500 établissements
bancaires.
AFP
17
M O N D E
Mercredi 3 août 2016
L’OPÉRATION A ÉTÉ EFFECTUÉE AVEC L’ACCORD DU GOUVERNEMENT LIBYEN
L’armée américaine bombarde l’EI à Syrte
C’est une première dans l’offensive des forces américaines contre l’organisation Daech en Libye. Faïez
Sarraj, chef du gouvernement libyen d’union nationale (GNA), a annoncé que les Etats-Unis ont procédé
à des frappes aériennes contre des positions de l’organisation dans son fief de Syrte
Par
la Rédaction Internationale
es premières
frappes américaines
contre des cibles
précises de Daech ont eu lieu
aujourd’hui» à la demande du
GNA, «infligeant de lourdes
pertes à Syrte», située à
450 kilomètres à l’est de
Tripoli, a dit le chef du gouvernement Sarraj. Ce dernier a
fait remarquer que les forces
américaines ne seraient pas
déployées au sol. Un peu plus
tard le Pentagone confirmait :
«A la demande du gouvernement d’union nationale libyen,
les forces armées des EtatsUnis ont procédé à des frappes
précises contre des cibles de
Daech à Syrte.» En juin 2015,
Daech s’était emparé de Syrte
à la faveur du chaos dans
lequel est plongée la Libye
depuis l’intervention de l’Otan
en août 2011. Syrte est
considérée comme l’un des
principaux bastions de l’organisation extrémiste en dehors
de la Syrie et de l’Irak. Le
12 mai, une coalition de brigades et milices ayant prêté
allégeance au gouvernement
de Sarraj a déclenché l’offensive contre Syrte. Les raids
américains sont menés alors
Photo : DR
«L
que les forces résiduelles de
Daech à Syrte opposent une
résistance meurtrière. Si ces
raids sont une première depuis
le déclenchement de l’offensive contre Syrte, les forces
américaines étaient en fait déjà
présentes sur le terrain. Les
officiels de Misrata ne
cachaient plus la présence à
leur côté de forces spéciales
américaines et britanniques.
Une présence française est
aussi active du côté de
Benghazi. Une présence peu
appréciée par la population. La
confirmation le 20 juillet par le
ministère de la Défense de la
France que trois sous-officiers
ont péri dans un accident d’hélicoptère à proximité de
Benghazi a suscité à Tripoli
une vive protestation de la part
de Sarraj, qui s’est dit non
informé de cette présence
française. L’activisme des
forces spéciales occidentales
sur le terrain libyen suscite des
interrogations sur les desseins
de leurs Etats. Sur le terrain le
général Haftar ne reconnaît pas
les autorités du gouvernement
d’union nationale de Tripoli, et
a même tout fait pour éviter
que ce gouvernement soit légalisé par le Parlement siégeant à
Tobrouk. Les forces progouvernementales libyennes ont
repris un quartier important du
centre de la ville de Syrte, resserrant davantage l’étau autour
des positions du groupe Daech.
«Nos forces ont pris le
contrôle total du quartier
Al-Dollar après l’assaut lancé
dimanche par les forces
loyales» au gouvernement
d’union nationale (GNA) installé à Tripoli et reconnu par la
communauté internationale», a
indiqué le bureau médiatique
des forces pro-GNA. Cinq
membres des forces progouvernementales ont péri dans
les combats pour la reprise du
quartier, selon un bilan du
commandement militaire de
l’opération pour la reprise de
Syrte.
R. I.
LES AVIONS RUSSES RALENTISSENT L’AVANCÉE DES GROUPES ARMÉS
L’armée syrienne repousse une attaque à Alep, 800 terroristes éliminés
syriennes ralentissant l’offensive des groupes armés qui tentent de desserrer le siège
imposé à leurs quartiers dans
cette deuxième ville du pays en
guerre. Il s’agit de la plus
importante offensive menée par
les groupes armés d’Alep
depuis celle en 2012 qui leur
avait permis de conquérir la
moitié de la ville. La bataille
d’Alep est devenue un enjeu
majeur du conflit très complexe
qui ravage la Syrie depuis
2011. Alep est contrôlé par
différents groupes armés
aujourd’hui totalement assiégés
par l’armée depuis le 17 juillet.
Dans cette bataille, l’armée est
aidée par l’aviation russe et au
sol par des combattants du
mouvement de résistance
Hezbollah libanais.
Une trentaine de civils ont
été tués lundi par les groupes
armés. Les groupes armés tentent d’ouvrir un nouvel axe de
ravitaillement vers leurs quartiers. Par ailleurs des dizaines
de familles étaient sorties des
quartiers des groupes armés
assiégés d’Alep à travers les
couloirs humanitaires ouverts
depuis jeudi. Plusieurs familles
sont déjà sortis et la reddition
ainsi que la reddition d’éléments des groupes armés.
Plus de 280 000 personnes
ont été tuées depuis le début du
conflit en Syrie en mars 2011
qui s’est complexifié avec la
montée en puissance de
groupes extrémistes notamment
l’organisation Daech. Lundi,
cinq soldats russes sont morts
dans la chute de leur hélicoptère abattu dans le nord-
ouest de la Syrie dans l’attaque
la plus sanglante contre les
militaires russes depuis le début
de leur intervention en septembre 2015.
R. I.
Photo : DR
PLUS de 800 terroristes ont
été tués par les forces
syriennes, qui ont repoussé,
avec l’appui de l’aviation russe,
une attaque des groupes armés
près d’Alep. Néanmoins, selon
des responsables sécuritaires,
les pertes infligées aux terroristes ne semblent pas les
freiner. «En effet, les groupes
armés multiplient les attaques
contres les troupes gouvernementales pour les empêcher
d’avancer dans la région
d’Alep, font obstacles aux civils
qui tentent de quitter les zones
de combats, et les utilisent
comme bouclier humain», se
sont alarmés les responsables.
Par ailleurs, sept routes humanitaires ont été ouvertes à Alep
pour les civils et les extrémistes
ayant décidé de rendre les
armes. Jeudi, l’armée russe
avait annoncé le lancement
d’une «opération humanitaire
de grande ampleur» avec les
forces gouvernementales qui
assiègent les quartiers contrôlés
par les groupes armés à Alep,
deuxième ville du pays et enjeu
majeur du conflit syrien.
Les avions russes ont mené
hier d’intenses raids au sud
d’Alep en appui aux forces
18
Mercredi 3 août 2016
C U L T U R E
«LES NUITS DU CINÉMA EN PLEIN-AIR»
SUR L’ESPLANADE DE L’OREF
Eyes of Thief de la Palestinienne
Najwa Najjar à l’affiche
Par
Sihem Bounabi
ans le cadre de la manifestation «Les nuits du
cinéma en plein air» qui
se déroule au niveau de l’esplanade de Ryadh El Feth,
l’Agence algérienne pour le
rayonnement culturel (Aarc),
convie les cinéphiles, pour la
soirée du 4 août, dès 21h30, à
la projection en avant-première
grand public de Eyes of thief
(les yeux du voleur) de la réalisatrice palestinienne Najwa
Najjar avec notamment Souad
Massi à l’affiche. Dans le
synopsis du film, il est précisé
qu’inspirée d’une histoire vraie,
Eyes of thief est un drame psychologique qui relate l’histoire
d’un père qui part à la
recherche de la fille qu’il avait
abandonnée. Il retrouve un lieu
radicalement changé et rempli
de secrets. Le sens de la certitude morale laisse place aux
discutables choix individuels
sans réponses faciles.
Le long métrage qui est une
coproduction entre la Palestine,
D
l’Algérie, la France et l’Islande,
a déjà eu un bon écho lorsqu’il
a été présenté aux festivals de
Rio de Janeiro, du Caire et de
Londres.
Dans ses déclarations aux
médias, la réalisatrice palestinienne avait confié qu’en plus
de gérer un tournage en territoire occupé, le plus problématique était de faire venir en
Cisjordanie son acteur principal, la star égyptienne Khaled
Abol Naga. Elle avait expliqué
à ce propos que «sans les
acteurs et sans le cinéma, notre
société ne pourrait plus se
regarder et quand on n’est plus
capable de se regarder, c’est
qu’on n’est pas très loin de la
disparition. C’est un métier
merveilleux et terrible à la fois.
Merveilleux par la joie qu’il
nous procure de travailler en
équipe et de faire passer des
messages au public». Il est à
noter que ce rendez-vous en
plein-air du 7e art est organisé
sous l’égide du ministère de la
Culture, l’Agence algérienne
pour le rayonnement culturel
qui organise les projections
en plein air au niveau de
l’Esplanade Ryad El Feth, en
partenariat avec l’Office Ryad
El Feth (Oref), Centre national
du cinéma et de l’audiovisuel
(Cnca), l’Office national des
droits d’auteur et des droits voisins (Onda). Le coup d’envoi
du programme «Les nuits du
cinéma en plein air» a été
donné le 30 juillet dernier avec
la projection en avant-première
du long métrage Chroniques de
mon village de Karim Traidia,
en présence du réalisateur et
des comédiens. Au programme
de cette manifestation, le grand
public est convié à découvrir ou
à redécouvrir sur grand écran
les Vacances de l’inspecteur
Tahar de Moussa Haddad,
El Mektoub de Lamia Brahimi,
Le Puits de Lotfi Bouchouchi,
Point de fuite de Mehdi
Laabidi, Tales of Africa de
Djilali Beskri et Passage à
niveau d’Anis Djaâd.
Les organisateurs soulignent
également que la 2e édition du
programme «Ciné-Plage» se
poursuivra jusqu’au 14 août
prochain sur les plages de
Photo : DR
Les organisateurs soulignent que la 2e édition du programme
«Ciné-plage» se poursuira jusqu’au 14 août prochain
sur les plages de Béjaïa, Aïn Témouchent, El Taref,
Tlemcen et d’Annaba
Béjaïa, Aïn Témouchent, El
Taref, Tlemcen et Annaba. Les
cinéphiles pourront ainsi
découvrir les pieds dans l’eau
le Hublot et Passage à niveau
d’Anis Djaâd Fadhma
N’soumer de Belkacem
Hadjajd, El Mektoub de Lamia
Brahimi, Mista et Papillon de
Kamel Iaiche, Le Puits de Lotfi
Bouchouchi, et Point de fuite
de Mehdi Laâbid.
S. B.
L’ÉDITION EST MARQUÉE PAR LA SUPPRESSION DU CONCOURS
13e Festival de la chanson bédouine et de la poésie populaire à Tissemselit
LE COUP d’envoi de la
13e édition du Festival national
de la chanson bédouine et de la
poésie populaire a été donné,
dans la soirée lundi dernier, au
théâtre de verdure de la ville de
Tissemsilt. Le commissaire du
festival, Mohamed Dahel, a
souligné, dans son intervention,
que la particularité de cette
nouvelle édition réside dans le
fait qu’elle est ouverte à tous
les artistes qui exprimeront haut
et fort leur amour pour
l’Algérie et qu’aucun prix ne
sera décerné à l’issue du festival.
La cérémonie d’ouverture de
cette manifestation culturelle
qui se poursuivra durant quatre
jours, s’est déroulée en pré-
Photo : DR
Par
Rédaction culturelle
sence du wali de Tissemsilt,
Abdelhamid El Ghazi, de
figures culturelles et artistiques
locales ainsi que d’un public
nombreux, amateur de ce genre
artistique séculaire.
A l’ouverture de ce traditionnel rendez-vous culturel, un
spectacle, auquel ont pris part
des chanteurs du genre bédouin
et des poètes, a été présenté au
public qui a fortement ovationné la prestation des participants.
Le commissaire du festival a
indiqué à l’APS que cette nouvelle édition voit la participation de 27 troupes de musique
bédouine et 70 poètes venus de
34 wilayas.
Outre la déclamation de
poèmes et le passage de troupes
musicales sur scène, l’évènement prévoit des ateliers et
conférences sur différents
thèmes qui seront animés par
des universitaires de Tipasa,
Relizane, Mostaganem et
Tissemsilt, a souligné le même
responsable.
Le festival ambitionne d’être
une opportunité pour que toute
la région de Tissemsilt mette la
vertu, la noblesse et la richesse
du patrimoine national culturel
au service de la culture, la paix
et de la prospérité, pour un
retour aux traditions et à l’authenticité
Rappeler enfin que les autorités locales envisagent de
mettre tous les moyens pour
réussir ce festival. «Ce festival
national se déroulera selon la
nouvelle constitution pour évaluer les mécanismes de fonctionnement et de la sauvegarde
intangible du patrimoine matériel et immatériel», dira le commissaire du festival et directeur
de la culture, Mohamed Dahel.
Pour rappel, la 12e édition du
festival national de la poésie
populaire et de la chanson
bédouine, a été marquée un
concours organisé dans le cadre
de cette manifestation. La
première place avait été remportée par Mekassi Djamel de
Tissemsilt et Abdelkader Atoui
de M’sila ex-equo. Lors de l’édition 2015 un vibrant hommage a été rendu à l’un des
fondateurs de ce festival
culturel et ex-directeur de la
maison de la culture de
Tissemsilt, le défunt Mohamed
Adane dont la salle de conférences de cet établissement
porte le nom.
R. C.
19
S P O R T S
Mercredi 3 août 2016
COMMUNICATION, TALON D’ACHILLE D’AMAR BRAHMIA
La sérénité baigne les rangs des Olympiens algériens
Les propos tenus par le chef de mission de la délégation algérienne aux Jeux olympiques 2016,
Ammar Brahmia, donnent l’impression d’anticiper sur un alibi en cas d’échec des olympiens retenus
pour la manifestation
Par
A. Lemili
e chef de mission de la
délégation algérienne
aux Jeux olympiques
2016, Amar Brahmia, a affirmé
lundi à Rio de Janeiro que le
séjour des athlètes dans le village
olympique est des plus agréables
par rapport à plusieurs pays et
qu’il n’existe aucun problème
interne.» Encore une fois, une
déclaration maladroite d’un responsable sportif car même si les
problèmes existent, ces derniers
n’ont pas besoin d’être étalés sur la
place publique et plus indélicat
encore avant le démarrage d’une
compétition dans laquelle les
maîtres mots sont communion,
solidarité, esprit de groupe et
surtout renvoyer la meilleure
image de l’Algérie. Qu’il s’agisse
des résultats autant que faire se
peut, que du comportement de la
délégation.
Par cette déclaration faite à nos
confrères de l’APS, le responsable
de la délégation suscite plus d’interrogations qu’il n’apporte de
réponses à des questions qui n’ont
nullement été posées et qui
logiquement ne se posent pas. Du
Photo : DR
«L
moins tant que les Jeux olympiques
n’auront pas pris fin. D’ailleurs, en
quoi importerait-il aux Algériens
d’apprendre que nos athlètes sont
les «mieux lotis par rapport à
plusieurs autres délégations
présentes au village» ? «Toutes les
demandes ont été satisfaites. Nous
sommes ici pour apporter le
soutien nécessaire à toutes les
fédérations et tout le monde est
content», ajoutera-t-il. Toutefois,
ces déclarations toutefois, semblent
être faites dans le but d’amortir
quelque peu celles contradictoires
et/ou mitigées, quelques jours
auparavant, par d’autres
responsables au sein de la
délégation.
En réalité, les propos tenus
par Ammar Brahmia donnent
l’impression d’anticiper sur un
alibi en cas d’échec des Olympiens
retenus pour la manifestation et
surtout en ce qui concerne Taoufik
Makhloufi sur lequel repose
l’espoir d’une confirmation de sa
prestation à Londres 2012 et donc
d’une potentielle médaille d’or ou
du moins une place sur le podium.
Néanmoins, en soulignant que
le coureur algérien bénéficie
d’un traitement particulier telle la
disponibilité d’une chambre de
champion mais également, ce qui
somme toute est normale, ordinaire
et même essentielle, de la présence
d’un kinésithérapeute particulier
peuvent effectivement être à
l’origine de tiraillements chez les
autres. Alors, sommes-nous tentés
de le penser, ces problèmes
n’existent-ils pas effectivement ?
A. L.
FOOTBALL, JO-2016
Algérie-Honduras : les choses sérieuses commencent à Rio
LA SÉLECTION algérienne
de football poursuit sa préparation
à Rio de Janeiro en prévision de
son match contre le Honduras,
prévu demain pour le compte de la
première journée du tournoi olympique 2016 (groupe D). A pied
d’œuvre depuis jeudi dernier à Rio,
les hommes de Pierre-André
Schürmann ont entamé, depuis,
leur préparation pour cette
première sortie officielle contre un
adversaire décidé à jouer les
trouble-fête dans le groupe D qui
compte également l’Argentine et le
Portugal, les deux favoris pour les
deux places qualificatives.
Sous la houlette du
duo Schürmann-Tasfaout, les
partenaires du capitaine Ayoub
Abdelaoui ont multiplié les séances
d’entraînement à Rio, tantôt dans
une caserne militaire, tantôt au
stade annexe du prestigieux club de
Botafogo avec des fois du biquotidien, en présence des 18 joueurs
retenus pour ce tournoi. «L’équipe
se prépare dans de bonnes conditions grâce aux efforts de la Fédération algérienne de football qui a
pris toutes ses dispositions avant
même notre arrivée à Rio. Les responsables du Comité olympique et
sportif algérien sont également à
féliciter pour leur aide», s’est
réjoui Schürmann lors d’un point
de presse animé lundi à Rio.
A trois jours de la première
sortie de son équipe dans le tournoi
après 36 ans d’absence, le coach
suisse est en train de mettre en
place les différents schémas tactiques pour contrer un adversaire
qui a réalisé, selon lui, de nets progrès depuis le tirage au sort en avril
dernier. «Il nous reste encore
quelques jours de travail pour
peaufiner notre stratégie et
aborder cette rencontre dans les
meilleures conditions contre un
adversaire hondurien qui compte
dans ses rangs cinq joueurs évoluant dans l’équipe première.
Certes, ses dernières rencontres
amicales ne plaident pas en sa
faveur mais ce ne sont que des
matchs-test», estime le technicien
suisse.
Pierre André-Schürmann, qui
regrette toujours l’indisponibilité
de Chita et Gaaga, convalescents
depuis plusieurs mois à cause de
graves blessures, sans oublier la
radiation à vie des équipes
nationales de Zineddine Ferhat,
comptera à Rio sur l’expérience et
l’efficacité de son attaquant
Baghdad Bounedjah, appelé en
renfort pour secouer les filets
adverses. Les dernières rencontres
amicales contre l’Irak (à deux
reprises), l’équipe réserve de
Valence et Grenade (Espagne) ont
permis à l’entraîneur de passer en
revue son effectif afin d’être fixé
sur le onze idéal qui débutera le
tournoi jeudi. Une certitude,
l’entraîneur helvétique abordera la
compétition sereinement et sans
mettre de pression sur son groupe,
une recette qui a donné ses fruits
lors du championnat d’Afrique des
U23 au Sénégal, où l’équipe
algérienne avait atteint la finale.
«Il faut prendre le tournoi match
par match. Les joueurs doivent
profiter de ces moments historiques dans leur carrière. Nous
aborderons la compétition dans la
peau d’un outsider mais avec
l’objectif de réaliser le meilleur
parcours possible», a-t-il dit. Une
mission qui s’annonce des plus difficiles face à des sélections plus
aguerries à l’instar de l’Argentine
et du Portugal, deux grandes
nations du football mondial. Mais
pour le président de la Ligue de
football professionnel, Mahfoud
Kerbadj, présent à Rio en tant que
chef de délégation des footballeurs,
la sélection algérienne a un coup à
jouer dans ce tournoi. «Je suis avec
le groupe depuis son arrivée à Rio
et je peux vous assurer que l’ambiance est excellente et les joueurs
se donnent à fond à l’entraînement
avec l’envie de réussir quelque
chose au Brésil», a-t-il estimé. APS
ONZE CLUBS algériens du
championnat de Ligue 1 Mobilis
de football ont opté pour la Tunisie
pour préparer la prochaine saison
2016-2017, alors que quatre formations ont choisi de rester au pays.
Les villes tunisiennes, particulièrement Aïn Draham et Sousse, sont
devenues d’ailleurs les lieux privilégiés des dirigeants des clubs
algériens pour accueillir les stages
d’intersaison de leurs formations
respectives.
Confrontés à des problèmes
financiers en cette période de
vaches maigres, la majorité des
clubs ont opté pour le pays voisin
aux dépens de pays européens qui
ont accueilli cet été les deux
formations algéroises du MC Alger
(Pologne) et de l’USM Alger
(France).
Les deux rivaux ont choisi la
Tunisie comme dernière étape préparatoire avant le début de la
compétition fixée au 19 août. Le
centre d’Aïn Draham, pas loin des
frontières algériennes, abrite le
plus souvent plusieurs formations
algériennes des deux paliers
professionnels. La présence d’un
grand nombre de pensionnaires
des deux Ligues algériennes en
Tunisie leur permet de disputer le
maximum de rencontres entre eux.
Le CR Belouizdad a dérogé à la
règle pour aller plutôt du côté de
l’Ouest, d’abord avec un premier
stage effectué à Tlemcen avant de
passer les frontières pour s’installer
dans la région d’Ifrane au Maroc,
comme ce fut le cas d’ailleurs lors
du précédent exercice. Sous la
houlette du revenant Fouad Bouali,
le Chabab est le seul club algérien
à choisir le Maroc avec au menu
une série de matchs amicaux
contre des pensionnaires de la
«Botola Pro». Les coéquipiers de
Mohamed Derrag ont disposé
lors de leur premier test du Raja
Casablanca (4-1).
La JS Saoura, vice-championne
d’Algérie et l’un des deux représentants algériens dans la prochaine édition de la Ligue des
champions, a également suivi la
tendance pour aller du côté
de la Tunisie. En revanche, les
formations de l’USM Harrach, du
MC Oran, du RC Relizane et du
MO Béjaia ont préféré rester au
pays. Le MCO et le RCR ont opté
pour la région des Hauts-Plateaux
et précisément l’Ecole des sports
olympiques d’El-Baz (Sétif) pour
peaufiner leur préparation alors
que l’USMH est restée fidèle
à la ville d’Ain-Témouchent
(Ouest). Le MOB, engagé en phase
de poules de la Coupe de la
Confédération, a été contraint de
débuter la préparation tôt, avant
toutes les autres équipes, se
contentant de rester à Béjaïa pour
affûter ses armes en prévision de
l’épreuve continentale où il est
bien parti pour arracher son
billet pour les demi-finales.
Le MC Alger est le seul club de la
Ligue 1 à effectuer trois stages,
tous à l’étranger sous la conduite
de l’entraîneur Djamel Menad.
APS
La Tunisie, destination privilégiée des clubs algériens
Lieux de préparation des clubs algériens
USM Alger : France - Tunisie
MC Alger : Tunisie - Pologne - Tunisie
CR Belouizdad : Tlemcen - Maroc
USM Harrach : Aïn Témouchent
MC Oran : Sétif
JS Kabylie : Tunisie
Olympique Médéa : Tunisie
USM Bel-Abbès : Tunisie
CA Batna : Tunisie
RC Relizane : Sétif
CS Constantine : Tunisie
ES Sétif : Sétif - Tunisie
NA Hussein Dey : Sétif - Tunisie
MO Béjaia : Béjaïa
JS Saoura : Aïn Témouchent - Tunisie
DRB Tadjenanet : Tunisie.
S A N T É
Mercredi 3 août 2016
POUR LA RECHERCHE SUR DE NOUVEAUX TRAITEMENTS CONTRE
LES MALADIES LIÉES À L'ÂGE
UNE ÉTUDE A ÉTÉ MENÉE
PAR DES CHERCHEURS DE
HARVARD PENDANT 30 ANS
Des scientifiques font pousser
des mini cerveaux humains
Les protéines
végétales réduisent
le risque de décès
prématuré
Photo : DR
Des chercheurs
sont parvenus à
reproduire une
partie miniaturisée
de notre cerveau en
laboratoire. Cette
avancée pourrait
aider les
recherches sur de
nouveaux
traitements contre
les maladies liées à
l’âge, notamment
la maladie de
Parkinson
Par
Samy Perrot
e n’est pas la taille qui
compte. Des scientifiques
de Singapour viennent en
effet de réussir à faire pousser
des mésencéphales miniatures
tout aussi fonctionnels que les
nôtres. Le mésencéphale, aussi
appelé «cerveau moyen», est une
petite partie du cerveau qui régit
des fonctions élémentaires
comme l’attention, l’habituation,
le sommeil ou le réveil.
Vision, audition, mouvements
du corps : le «cerveau moyen»
est en quelque sorte une véritable
autoroute de l’information. De
plus, il permet la production de
dopamine, une hormone qui
intervient entre autres dans notre
capacité à agir et à utiliser nos
C
fonctions motrices. Des niveaux
bas de dopamine entraînent par
exemple des réactions lentes et
des troubles neurologiques,
comme la Maladie de Parkinson
. Le mésencéphale est pour ainsi
dire le centre principal de l’activité chez l’humain. «C’est
remarquable à quel point notre
«organoïde» imite le développement du mésencéphale humain
(…). Nous allons maintenant
pouvoir tester comment ces minicerveaux réagissent aux médicaments existants ou aux nouveaux
avant même de traiter les
patients, cela va beaucoup
changer notre façon de développer les médicaments», se
réjouit le professeur Shawn Je,
ayant travaillé sur ce projet. La
prouesse de l’équipe de scientifiques est d’avoir utilisé des cellules souches pour créer le tissu
cérébral. Cela a permis à «l’organoïde» de se développer normalement et d’imiter les
caractéristiques principales du
mésencéphale humain malgré le
fait qu’il ne mesure que 2 à
3 mm (environ 6 fois moins
qu’un vrai). «En considérant
qu’un de nos plus grands défis
dans la recherche sur la maladie
de Parkinson est le manque
d’accessibilité au cerveau
humain, nous avons réalisé un
grand pas en avant. Nos ‘‘organoïdes’’ pourraient rapidement
remplacer les cerveaux animaux
habituellement utilisés dans ces
types de recherches. Nous
pouvons maintenant utiliser ces
cerveaux en culture pour améliorer notre compréhension et les
recherches sur cette maladie,
peut-être même sur d’autres»,
conclut le Professeur Ng Huck
Hui, directeur exécutif à l’Institut de génomique de Singapour
(GIS).
A terme, les études pourront
être directement conduites en
laboratoire plutôt que de passer
par des simulations ou des tests
sur animaux. Ces cerveaux
miniatures pourraient être la clé
de grandes avancées dans la
recherche de traitements contre
la maladie, qui touche 7 à
10 millions de personnes dans le
monde.
S. P.
In topsante.com
SELON UNE ÉTUDE PUBLIÉE DANS LA REVUE NEUROIMAGE
Un cerveau virtuel pour mieux comprendre l’épilepsie
UN CERVEAU virtuel
capable de reconstituer
l’épilepsie a été réalisé par les
chercheurs de l’Inserm et du
Cnrs, selon les résultats d’une
étude publiée dans la revue
médicale Neuroimage. Ce développement technologique aide à
mieux comprendre la maladie et
à préparer les interventions chirurgicales. L’épilepsie touche
1% de la population mondiale,
mais de façon très différente et
suivant des mécanismes très
nombreux. Le besoin d’un traitement personnalisé est une réalité
de santé publique d’autant plus
que la moitié des malades ne
présentent aucun signe visible
grâce à un IRM, la cause de leur
épilepsie restant inconnue.
Grâce à ce cerveau virtuel et à
des modèles mathématiques, les
scientifiques ont réussi à reproduire le lieu d’initiation des
crises d’épilepsie et leur mode de
propagation. «Ce cerveau a donc
une véritable valeur de prédic-
tion du fonctionnement des
crises pour chaque patient, ce
qui offre un diagnostic beaucoup
plus précis», rappelle le communiqué du Cnrs.
Dans cette étude, les chercheurs rappellent que 30% des
patients ne peuvent pas être
traités par des médicaments, ils
sont donc contraints de subir une
opération. Grâce à ce cerveau
virtuel, les chirurgiens pourront
préciser la zone d’intervention et
répéter les gestes de l’opération
pour intervenir le plus précisément possible, réduisant ainsi les
risques d’actions invasives. Les
chercheurs travaillent actuelle-
ment sur des essais cliniques,
afin de conforter les résultats de
leur découverte. Cette technologie est par ailleurs à l’essai sur
d’autres pathologies affectant le
cerveau, comme l’AVC, la
maladie d’Alzheimer, les maladies neurodégénératives ou la
sclérose en plaques.
21
LES PROTÉINES végétales
réduisent le risque de décès prématuré, alors que la consommation de protéines grasses ou
animales l’augmenterait, selon
les résultats d’une étude publiée
dans le journal de l’association
médicale américaine de médecine interne. Ce risque serait
accru chez les individus qui multiplient les facteurs de risque
comme le tabagisme, la sédentarité, l’excès d’alcool. Les chercheurs de l’université Harvard
aux Etats-Unis ont mené une
étude pendant 30 ans avec
13 000 participants pour étudier
les effets sur la santé des
protéines végétales (noix, légumineuses) et ceux des protéines
animales (viandes rouges, poissons, viandes blanches, œufs,
produits laitiers). Les volontaires
ont rempli un questionnaire sur
leur consommation (régularité et
quantité) de protéines animales et
végétales. Les scientifiques ont
observé qu’une hausse de 10%
de la consommation de protéines
animales ferait augmenter de 2%
les risques de mortalité en
général et de 8% les risques de
décès provoqués par des pathologies cardiaques. En revanche, les
protéines végétales seraient un
vrai aliment santé, car augmenter
sa consommation de légumineuses, d’oléagineux de seulement 3% réduirait le risque de
mortalité toutes causes de 10% et
diminue de 12% le risque de
décès liés à maladies cardiovasculaires. Pour les amateurs de
protéines animales, les chercheurs recommandent de privilégier les protéines maigres,
poissons et viandes blanches.
«Quand nous avons regardé les
données de plus près, nous avons
constaté que le groupe des personnes ayant un mode de vie
malsain consommait plus de
viandes rouges, d’œufs et de produits laitiers riches en matières
grasses, explique Mingyang
Song, chercheur au Massachusetts General Hospital, alors que
le groupe des personnes ayant un
style de vie sain consommait plus
de poisson et de volaille.» Les
chercheurs conseillent de
préférer la consommation des
protéines présentes dans les
céréales, les pâtes, les haricots,
les noix et les légumineuses.
Et si vous arrêtiez de procrastiner ?
PRENDRE rendez-vous chez
le dentiste, boucler un dossier,
faire des longueurs de piscine…
A en croire une récente étude,
87% des Français ont tendance à
remettre à demain ce qu’ils
pourraient faire aujourd’hui,
dont 7% systématiquement.
Pourquoi ? Parce que nous
sommes des êtres humains, et
non des machines qu’il suffirait
de programmer pour que les
tâches soient exécutées ! Mais il
existe d’autres explications : le
manque d’intérêt pour la tâche
prévue, la crainte de ne pas y
arriver ou, paradoxalement, la
peur de réussir, un excès de perfectionnisme, des difficultés de
concentration, de la fatigue, des
objectifs trop ambitieux… Il
n’existe pas de recette magique
et unique pour arrêter de
procrastiner, cette démarche
nécessite du temps, de la
réflexion et surtout elle est
propre à chacun. Nous ne
procrastinons pas tous dans les
mêmes domaines : pour certains,
seule la sphère professionnelle
est affectée, pour d’autres c’est
uniquement l’administratif, pour
d’autres encore tout ce qui est en
lien avec la santé… Nous ne procrastinons pas non plus pour les
mêmes raisons.
Voilà pourquoi Diane
Ballonnad Rolland, consultante
et formatrice en organisation,
gestion du temps et du stress,
propose dans son livre J’arrête
de procrastiner (Eyrolles), un
programme sur 21 jours afin de
permettre à chacun de
reconnaître ses freins, de définir
ses objectifs et d’élaborer ses
propres solutions. Pourquoi
21 jours ? «Depuis les années
60, les spécialistes du développement personnel ont coutume de
dire que notre cerveau a besoin
de 21 jours pour adopter une
nouvelle habitude», précise
Diane Ballonnad Rolland.
«Même si d’après une étude
publiée en 2009 il faudrait plutôt
compter 66 jours. Trois
semaines, ça reste malgré tout
un bon compromis : c’est
suffisamment
long
pour
commencer à faire bouger les
lignes… sans être non plus trop
long et donc décourageant par
avance.»
www.latribunedz.com
PLUSIEURS FESTIVITÉS ESTIVALES SONT ANNULÉES
Mercredi 3août 2016
MÉTÉO
Le risque d’attentats terroristes
plane toujours sur la France
Centre Max. 31° ensoleillé
Min 20°
Ouest
Max. 34°
ensoleillé
Min 23°
Est
Max. 34°
ensoleillé
Min 16
Sud
Max. 42°
ensoleillé
Min 26°
Par
Algérie presse service
lusieurs festivités
estivales ont été annulées
en France en raison de la
situation sécuritaire prévalant
notamment après l’attentat du
14 juillet dernier à Nice qui a
fait 84 morts, dont 5 Algériens,
et des centaines de blessés.
«Nous sommes en situation de
guerre. Donc, par moment, il
faut interdire des manifestations
si les normes de sécurité ne
sont pas respectées», a justifié
le ministre de la Défense,
Jean-Yves Le Drian, hier, lors
de sa rencontre avec des militaires participant à l’opération
«Sentinelle» dans le cadre de la
lutte contre le terrorisme. Pour
cet été, les services de sécurité
ont été d’ailleurs contraints de
décaler ou d’annuler leurs
vacances.
Dans le dispositif actuel de
sécurisation du territoire
français, le gouvernement a
augmenté le nombre des
réservistes opérationnels de
gendarmerie et de police de
12 000 à 15 000. Le ministre de
la Défense a adressé des directives à tous les responsables territoriaux de la gendarmerie
pour mobiliser les 28 000 titulaires d’un contrat d’engagement «pour qu’ils se tiennent
prêts pour les prochaines
semaines».
Du côté des festivités
traditionnelles ou culturelles,
on annonce plusieurs annulations comme à Nice, encore
endeuillée, la mairie a décidé
d’annuler la Prom’Party, un
festival de danse à la
Promenade des Anglais, prévu
du 15 au 28 août. Un feu
d’artifice, prévu le 15 août à la
Baule, une station balnéaire sur
P
Source
http://fr.weather.yahoo.com
Horaires des prières
Fedjr...........04.06
Echourouk ...05.29
Dohr...........12.55
Assar ..........16.43
Maghreb ....19.58
Icha ............21.30
Photo : DR
„ 59 morts et plus de 2 000 blessés sur les routes en une semaine
la côte atlantique, a été annulé
pour ne pas faire prendre, selon
la mairie, «aucun risque au
public». Dans la ville
phocéenne, la mairie a annoncé
l’annulation du meeting aérien
de la patrouille de France le
13 août, où 100 000 visiteurs
étaient attendus. Il en est de
même pour la «Nuit des
étoiles», un festival prévoyant
l’observation du ciel, prévue
dans plusieurs villes de France.
Il faut rappeler que le Festival
du cinéma en plein-air a été
déjà annulé. Les autorités de la
ville de Grasse (Alpes-Maritimes) ont renoncé à leur 70 e
fête du jasmin, qui devait
accueillir plus de 5 000 visiteurs, alors qu’Avignon ne
fêtera pas l’anniversaire de sa
libération avec les feux d’artifice. Les plages musicales de
Berck-sur-Mer (Pas-de-Calais)
sont également annulées, a
annoncé, hier, la préfecture.
Ce festival devait se dérouler
du 4 au 7 août.
Le soir de la fête nationale,
le 14 juillet, un Français d’origine tunisienne de 31 ans à
bord d’un camion de 19 tonnes
fonçait sur la foule en pleine
Promenade des Anglais de
Nice. Le dernier bilan, toujours
provisoire, faisait état de
84 morts et 35 personnes
blessées, dont 47 encore
hospitalisées. Face à la menace
terroriste, les vacances ont été
réduites pour les membres du
gouvernement pour seulement
quelques jours en famille.
Le président François Hollande
a décidé, selon l’Elysée, de
tenir un Conseil de défense
hebdomadaire avec son Premier
ministre et les ministres de la
Défense, de l’Intérieur, de la
Justice et des Affaires
étrangères. Le 10 mai dernier,
le premier responsable de la
Direction générale de la
sécurité intérieure (Dgsi),
Patrick Calvar, avait indiqué
devant la commission de la
Défense nationale et des Forces
armées de l’Assemblée
française, que la France reste le
pays «le plus menacé» par les
groupes terroristes appartenant
à Daech et al-Qaïda. Il avait
averti que Daech «planifie de
nouvelles attaques, en utilisant
des combattants sur zone, en
empruntant les routes qui facilitent l’accès à notre territoire,
et que la France est clairement
visée».
APS
Nihal Si Mohand : les résultats des analyses
ne sont pas encore connus
Suite de la page 1
Mais jusqu’en fin d’après-midi d’hier, il n’y a
eu ni conférence de presse ni communiqué de
l’institution judiciaire et les éléments de la presse
locale sont restés livrés aux rumeurs et à
toutes sortes d’informations scabreuses et
contradictoires. Pire encore, les journalistes sont
stigmatisés dans cette affaire, alors qu’ils
trouvent toutes les portes fermées pour faire un
travail correct. Même le père de la petite Nihal,
Mokrane Si Mohand, a exprimé sa colère, hier,
après que le décès de sa fille ait été annoncé.
«Les médias compliquent cette affaire avec de
fausses informations», a-t-il affirmé, précisant
que pour l’instant, les services de sécurité sont
en train d’analyser le sang trouvé sur la robe
retrouvée dimanche dernier. «Cette affaire est
humanitaire et non commerciale. On ne doit pas
chercher à donner un scoop avant de confirmer
l’information», a-t-il ajouté, visiblement épuisé
par ce tragique drame de disparition, en invitant
tout un chacun d’attendre les résultats de
l’analyse des indices.Donc, jusqu’à hier en fin
d’après-midi, il n’y a rien de nouveau concernant
la disparition de la petite Nihal.
Du moins officiellement. La présence de la
gendarmerie dans la région d’At Toudert, plus
précisément dans les alentours du village
At Abdelwahab, a été renforcée depuis dimanche
dernier, jour de la découverte de la robe et d’une
tête méconnaissable dans les bois limitrophes.
Le lendemain, lundi, des restes humains ont
également été découverts dans les environs, mais
cette information n’est pas donnée de façon
officielle.
Ils ont été acheminés vers le CHU NedirMohamed de Tizi Ouzou et vers l’Institut
national de criminalistique et de criminologie
d’Alger dans le but de vérifier s’ils appartiennent
à la fillette disparue. L’angoisse est toujours
aussi grande au sein de la famille Si Mohand et
parmi les proches et les villageois, en attendant
les résultats des analyses.
M. B.
59 personnes ont trouvé la mort et 2 285 autres ont été blessées dans 1 761 accidents de la
circulation, survenus du 24 au 30 juillet, au niveau national, a indiqué un communiqué de la
Protection civile. La wilaya de Tlemcen déplore le bilan le plus lourd avec onze personnes
tuées et 51 autres blessées, suite à 46 accidents de la route.
„ Hadj 2016 : le 18 août dernier délai pour le dépôt du dossier de visa
La date limite du dépôt du dossier relatif à la demande de visa spécial Hadj 2016, est fixée au
jeudi 18 août, a indiqué, hier, le ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales, dans un
communiqué. «La demande de visa Hadj est directement liée au paiement du pécule Hadj ainsi
que l’achat du billet d’avion», précise le communiqué, ajoutant qu’ «après les délais
préalablement cités, aucun dossier ne sera accepté».
„ Tramway d’Oran : le trafic toujours interrompu
Le trafic du tramway d’Oran demeure toujours interrompu sur l’axe Place des frères Moulay
(Haï el Makkary) et Place Mokrani (Ex-Valero), touché par le déraillement d’une rame survenu
lundi aux environs de 4 heures du matin. Selon le chargé de la communication par intérim de
la Société d’exploitation du tram d’Oran (Setram), «le rétablissement total du trafic ne se fera
qu’après l’achèvement définitif de la maintenance du circuit et essais sur les rails et rames du
tronçon touché afin d’assurer la sécurité totale des usagers».
„ Arrestation d’un hacker à Alger
Un hacker ayant réussi à pénétrer dans la base de données du ministère de la Poste et des
TIC a été arrêté dernièrement, a indiqué, hier, le Groupement territorial de la Gendarmerie
nationale d’Alger. La section de recherche et d’investigation d’Alger a réussi le 27 juillet 2016 à
arrêter le dénommé (T.A.), âgé de 28 ans et titulaire d’un Master (2) en informatique, qui a
réussi à pénétrer frauduleusement dans la base de données du ministère de la Poste et TIC.
Le hacker a développé un virus informatique qu’il a introduit dans le système de traitement
automatique des données du ministère concerné. Le prévenu a déjà pénétré dans les sites
électroniques de l’université des Sciences et Technologies Houari-Boumediene et du Centre
de recherches et d’études en informatique.
„ Saisie de plus de 14 quintaux de kif à l’ouest du pays
La section de recherche de la Gendarmerie nationale d’Oran, en coordination avec un
détachement de la 2e Région militaire (RM), a procédé à la saisie de 14,3 quintaux de kif traité
dans les wilayas d’Oran et Relizane, a indiqué, hier, la 2e RM. Les gendarmes ont procédé, au
domicile d’un suspect, à la saisie de 1,30 quintal de kif, dissimulé dans une chambre. Deux
autres quintaux de drogue ont été découverts dans la malle d’un véhicule. La seconde prise a
été opérée dans la wilaya de Relizane par un détachement de l’ANP qui a intercepté, au douar
Kiyayba, dans la commune de Sidi Khattab, un camion chargé de 11 quintaux de kif.
„ Saisie de 40 turbines et moteurs de voitures usagés à Tlemcen
Les éléments du service régional de lutte contre les stupéfiants de Tlemcen ont mis en échec
une tentative d’introduction sur le territoire national de quelque 40 turbines et moteurs de
voitures usagés, a indiqué hier un communiqué de la direction régionale des Douanes de la
wilaya de Tlemcen. Ces équipements ont été découverts à bord d’un fourgon, intercepté à un
barrage érigé lundi sur la RN 35, reliant les villes de Maghnia et d’Aïn Temouchent. La valeur
de la marchandise saisie a été estimée de 2,7 millions DA.
„ Quatre contrebandiers arrêtés à In Guezzam et Bordj Badji Mokhtar
Quatre contrebandiers ont été arrêtés et des détecteurs de métaux, des marteaux piqueurs,
ainsi qu’une quantité de dynamite et des moyens de détonation ont été saisis par des
détachements de l’Armée nationale populaire (ANP) à Bordj Badji Mokhtar et In Guezzam, a
indiqué, hier, un communiqué du ministère de la Défense nationale. Sept détecteurs de
métaux, trois marteaux piqueurs, trois groupes électrogènes, 650 grammes de dynamite, des
moyens de détonation et quatre motos ont été saisis.
„ Mouvement de protestation à l’hôpital de Chréa
Les médecins et autres personnels de l’hôpital Mohamed-Chbouki de Chréa (45 km de la ville
de Tébessa) ont observé, hier, un mouvement de protestation contre «les agressions
répétées» dont ils sont victimes. Les protestataires, qui ont observé ce mouvement de
protestation suite à l’agression d’un médecin urgentiste survenue lundi, ont réclamé que des
mesures soient prises pour permettre au staff médical et paramédical d’exercer leur fonction
en toute sécurité.
„ Deux employés de la poste de Boukhadra écroués
Un receveur du bureau de poste de la commune de Boukhadra et un autre employé ont été
placés sous mandat de dépôt dans une affaire de malversation sur les comptes d’épargnants, a
indiqué, hier, le chargé du service de la communication à la sûreté de wilaya. Suite à des
informations parvenues à la Brigade de la recherche et des interventions (BRI) de la police
judiciaire de la sûreté de wilaya faisant état que des clients auprès du bureau de poste de
Boukhadra ont été victimes de détournement de leurs comptes, une enquête a été
déclenchée et les investigations ont permis d’identifier 40 victimes, clients auprès du bureau
de poste de Boukhadra. Le montant de l’argent détourné des comptes des victimes s’élève à
6,3 millions de dinars.
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