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Bilan des comptages croûle 2016 - Fédération des chasseurs de la

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« Destination croule »
Edition 2016
Contexte
Initiée en 2015, cette action a pour vocation de mettre en exergue le potentiel d’accueil de la haute
Margeride pour la nidification de la bécasse des bois. De plus ces rendez-vous crépusculaires sont
l’occasion de fédérer les chasseurs et le grand public en général autour d’un thème souvent méconnu,
à savoir celui de l’avifaune nicheuse et migratrice inféodée aux forêts d’altitude.
Pour cette seconde édition, 99 participants ont répondu à l’appel de la Fédération des chasseurs, le
lycée agricole de Terre Nouvelle, l’Office National des Forêts, les représentants des deux associations
de chasseurs de bécasses spécialisés de Lozère (CNB et BDF) ainsi que de nombreux chasseurs et
accompagnants.
A Estables la logistique fut assurée par Pierre Cathébras, administrateur de la FDC et président de la
société de chasse locale, tandis qu’au Malzieu Forain l’essentielle de la mobilisation est à mettre à
l’actif du recrutement de Gilles Deloustal, le responsable de l’association de chasse.
Deux syllabes
caractérisent les cris émis
durant ces vols, un « crou
crou » grave, à l’origine
du nom et un « psitt »
court et aigu.
Lucas caussade
Définir un potentiel de reproduction d’après la croule (*)
Deux phénomènes distincts mais bien entendu liés sur le plan biologique, marquent le début de la
période de reproduction chez la bécasse des bois : les vols crépusculaires des mâles, ou croule, et la
ponte des premiers œufs.
La croule désigne à la fois le comportement crépusculaire des mâles au printemps-été et la période
journalière ou annuelle pendant laquelle ce comportement peut être observé. La croule dure moins
longtemps le matin que le soir, de plus la croule du soir est plus confortable et plus agréable pour
l’observation des oiseaux. La durée journalière la plus longue s’observe dans la première quinzaine
de juin. C’est durant cette période que les soirées de comptage sont planifiées.
Chaque mâle effectue son vol indépendamment des autres. Mais les rencontres sont possibles et une
certaine agressivité se caractérise à ce moment précis. La fréquence des rencontres est seulement liée
à l’abondance des oiseaux.
Le mâle semble papillonner
en scrutant le sol, en
particulier au-dessus des
espaces ouverts comme les
clairières et coupes feu.
Méthode de comptage
Des études ont montré qu’un individu survolait quelques dizaines d’hectares chaque soir de croule,
si bien qu’il est possible de penser que des clairières même faiblement espacées sur un linéaire
forestier, accueillent des individus probablement différents. De plus, les parcours de croule ont une
structure assez complexe et ne se limitent pas à une simple boucle, tout en sachant que chaque soir
un mâle ne survole pas plus de 20% de son aire de croule, il est donc primordial d’agir en simultané
sur l’essentiel des clairières d’une zone de comptage pour être certain d’établir l’importance de
l’activité de reproduction.
C’est l’intensité de croule qui influence le nombre de contacts relevé au sein d’une même clairière.
Cette intensité peut varier énormément au cours de la période de reproduction. Le nombre de contacts
de bécasses n’est pas égal aux nombre d’oiseaux différents. En effet chaque oiseau peut être observé
plusieurs fois dans la même soirée et ceci d’autant plus que nous utilisons la période de pic de croule.
Même si de nombreux biais existent (intensité de croule, météo, nombre d’observateurs…) et peuvent
aller à l’encontre du protocole utilisé, il n’en demeure pas moins que les résultats obtenus restent
uniques en la matière et viennent révéler toute l’importance de cet espace forestier pour la
reproduction de la bécasse des bois.
Ambiance « croule » dans une clairière
forestière de Sainte Eulalie.
Paramètres de suivi et évolution interannuelle
2015
2016
Dates des
comptages
18 et 22 juin 2015
10 et 15 juin 2016
Conditions
météorologiques
Calme, beau et
températures
douces
Calme, tendance
orageuse,
températures
douces
61
99
26
36
11
20
14
16
27
80
2.45
4
21h45
21h26
2
2
7
15
Nombre total de
participants
Nombre d’équipes
constituées
Nombre de sites
prospectés positifs
Nombre de sites
prospectés négatifs
Nombre total de
contacts
Moyenne du
nombre de contacts
par sites positifs
Horaire moyen des
contacts
Maximum
d’individus observés
en simultané
Maximum de
contacts sur un site
2017
2018
Détails par commune en 2016
Commune
Arzenc de Randon
Estables
La Villedieu
Saint Paul le Froid
Sainte Eulalie
Lajo
Le Malzieu Forain
Saint Privat du Fau
Nombre de sites
prospectés
6
4
8
3
3
3
6
3
36
Nombre de sites
positifs
3
2
8
1
1
1
2
2
20
Nombre de contacts
3
19
35
7
4
2
4
5
80
Distribution des sites de comptage et caractérisation des résultats
Les rencontres sont le fruit
du hasard, quelques
houspillements et chacun
reprend son chemin.
Romain Monlong
Le mot de la fin
En règle générale, plus les massifs forestiers sont étendus, plus les densités de bécasses des
bois nicheuses sont élevées. Le continuum forestier que constitue les crêtes de la haute Margeride
représente un habitat intéressant d’où le choix de ce secteur échantillon. La longueur des lisières, la
structure forestière et la diversité des essences dans les peuplements sont des critères de choix
importants pour l’installation des nids. Plus le milieu est hétérogène, en mosaïque, plus il sera
attractif. Etant loin d’être spécialiste en matière de gestion forestière et autres techniques de
sylviculture, nous de développerons pas ce sujet particulièrement complexe, toutefois nous relèverons
singulièrement que l’essentiel des sites positifs a été décelé sur des forêts domaniales ou sectionnales
et soumises au régime forestier sous la gestion ONF.
Une édition 2016 riche en surprises et qui en appelle d’autres !
Le service technique de la FDC48, juillet 2016
(*) Extrait de « La bécasse des bois, histoire naturelle » Yves Ferrand et François Gossmann
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