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Another Tous les jours la même chose. Toujours le même train

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Another
Tous les jours la même chose. Toujours le même train-train quotidien. La même routine
si ennuyante. Une répétition infernale, qui a pour but d’abrutir les esprits simples. J’irais jusqu’à
dire que nous sommes devenus des Sisyphe des temps modernes.
Qu’est-ce que je fais là ? Je me disais souvent cela, quand j’étais plus jeune. A une époque où
on me disait déjà « Il faut penser à ton avenir » ou « Tu as décidé quel métier tu feras, après tes
études ? ». Le genre de questions qu’on aime poser à des gamins de seize ans, qui sont plus
préoccupés de savoir qui est la fille la plus sexy avec qui sortir. A ce stade de la vie, autant leur
demander de sauter dans le vide, sans savoir se servir d’un parachute.
Moi ? Qui suis-je ? Une excellente question… Appelez-moi Another. Et disons… Oui, disons
que je suis juste n’importe quel type que vous croisez dans la rue. Un gars qui a dû faire des
choix dans sa vie et qui, au final, à finit par se perdre dans un océan de possibilités.
A moins que je ne sois juste un gars qui se contente de vous exposer ce que vous savez déjà,
mais que vous choisissez d’ignorer. Les raisons ? Oh, j’en vois pleins. Vous ne voulez pas
chambouler votre vie programmée, vous n’aimez pas ce que vous entendez parce que c’est vrai
ou alors, vous savez que c’est vrai mais vous ne voulez pas l’accepter, car cela viendrai à avouer
que vous n’êtes qu’un pantin d’un système qui engendre d’autres pantins qui vous forcent à
penser comme eux. Vous pensez que j’exagère ? Que ma tirade est digne d’un personnage d’un
film de Fincher ? Irréaliste ? Peut-être que oui, peut-être que non. Vous êtes seul juge. Utilisez
votre libre arbitre pour décider, à supposer que vous savez encore vous en servir. A supposer
d’ailleurs que vous savez vous en servir, d’ailleurs.
Mais parlons de choses moins sérieuses. Parlons de moi.
Tous les jours, c’était la même chose. Je me levais, je me préparais, j’allais au boulot,
etc… Les mêmes conneries encore et toujours, pendant des années. Des années où je ne me suis
jamais remis en question, pensant que ma situation était tout à fait normale. Pensez-y : on définit
comme normal le fait de répéter encore et toujours les mêmes actions tous les jours que cette
vie fait. Selon Einstein, c’est la description même de la folie. The definiton of insanity, comme
j’aime à le dire. Bref, je vivais mon train-train quotidien sans me poser de question. Sans doute
étais-je trop blasé par la vie pour m’en poser. Quand j’étais petit, je posais toujours des milliers
de questions pour comprendre ce qui se passait autour de moi. Plus j’ai grandi, moins je posais
de question. Ce n’était pas parce que je comprenais comment le monde fonctionnait, non.
C’était parce que le monde me faisait savoir que si je ne comprenais pas comment il marche à
mesure que je grandissais, je n’étais qu’un attardé qui méritait d’être jeté au rebus, dans l’espoir
que je sois recyclable. Du moins, c’est comme ça que je perçois les choses aujourd’hui. Mon
quotidien ne me suffisait plus, et je le faisais savoir à qui voulait m’entendre. Vous savez quel
a été leur réaction ? Soit on m’a dit sans réel conviction que j’avais absolument raison, soit on
m’a regardé comme si j’étais un fou échappé d’un asile psychiatrique. Même ma famille avait
ces réactions. Je ne sais toujours pas ce qui était le pire, je l’avoue.
C’est là que j’ai eu le déclic, que j’ai commencé à me remettre en question. Est-ce que c’était
vraiment la vie que je voulais, quand j’étais gamin ? Je ne pense pas. Je ne l’imaginais, à cette
époque. Quand j’étais petit, j’avais des rêves pleins la tête et on m’encourageait à les poursuivre.
C’était très motivant. Mais alors, que s’est-il passé ? Pourquoi, au fur et à mesure que je
grandissais, on me disait d’arrêter de rêver et d’être un peu plus réaliste. Comme si imaginer la
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vie idéale était devenu un crime. Pas un crime punit par la loi, mais punit par une société ou
une communauté. Vous pensez que je délire, que de nos jours, ce genre de comportement
n’existe plus. Je dis que votre naïveté est touchante. Ou à vomir. Au choix.
J’étais perdu. Je l’avoue sans honte, j’étais perdu. Je ne savais plus où j’allais dans la vie. Depuis
que j’avais commencé à regarder en arrière, je me demandais sans cesse si j’avais pris les bons
chemins pour en arriver là où j’étais. Peut-être que oui, peut-être que non. Je n’en savais rien,
à ce moment. Mon entourage ne m’aidait pas vraiment, et j’ai ainsi pris la décision de plus
compter sur eux pour ce genre de question. Cela peut paraître insensible de ma part mais croyezmoi, c’était la solution la plus logique à ce problème. Et puis, une remise en question comme
celui-ci… Si votre entourage ne vous aide pas, considérez-le comme inutile. Carrément. Mais
où en étais-je ? Ah oui. J’étais perdu. Je ne savais plus quoi faire. Alors je faisais n’importe
quoi. Je faisais des choses que je n’avais jamais pensé faire, avant. Je ne vais pas lister tout ce
que j’ai fait à l’époque, mais sachez que tout était légal mais mal vu par la société. Il est pas
beau, notre monde ? Tu peux faire des choses que la loi ne punis pas, mais on te le reproche
quand même parce que cela ne plaît pas au sens moral commun. Ma vie partait donc dans tous
les sens, on me le reprochait sans cesse et certains m’ont sommé de rentrer dans le rang. Pas
conseillé mais ordonné. Comme quoi, on a beau vivre en démocratie, il y a un fasciste qui vit
en chacun de nous.
En tout cas, mes actions m’ont fait perdre mon travail, m’avait coupé d’une bonne partie de
mes connaissances et je n’étais pas loin de perdre le reste. Oui, je sais que je vous dresse un
portrait plutôt négatif de ma vie ; de la vie en générale. Faîtes avec, pour le moment. La vie
n’est pas toujours rose avec des petits poneys, et il faut l’accepter.
Alors que j’étais non loin de plonger dans le gouffre – oui, je n’étais pas au fond du
gouffre, comme beaucoup le pensait jusqu’ici. Non, non, non. Si j’avais touché le fond du
gouffre, je vous aurais dit que j’étais en train de me piquer dans un cloaque immonde, en
compagnie d’inconnus tous défoncé au crack ou au liquide vaisselle. Donc, j’allais sauter tête
la première dans le gouffre, quand je me suis mis à faire quelque chose que les gens devraient
faire plus souvent : je me suis mis à réfléchir. J’ai réfléchis à ce que je devrais faire de cette vie
que j’avais gâché, en suivant un chemin prédéfini. Oui, j’avais pris un chemin complètement
balisé. Alors pourquoi ne pas en suivre un beaucoup plus libre ? J’ai donc pris la décision de
retourner vers ma passion que j’avais délaissée avant de trouver un emploi. Passion que je ne
vous dévoilerai pas parce que dans le fond, c’est pas vos oignons. Bref, je suis retourné à ma
passion. Vous connaissez la chanson après : la passion m’a conféré la force, cette force m’a
conféré la puissance de poursuivre, cette puissance me conféré le pouvoir de réussir et ce
pouvoir m’a conféré la victoire sur ces langues de vipères qui m’ont jugés irresponsable. Oui,
c’est bien le mot qu’ils ont employés : irresponsable. Le fait d’avoir renoncé à une certaine
forme de conformisme pour suivre une voie plus en accord avec ses envies et désirs est
considéré comme irresponsable, pour certaines personnes. Comme quoi, l’idiotie ne meurt
jamais, qu’importe le temps qui passe. Et oui, je me permets d’insulter des masses, parce que
la liberté d’expression devrait me permettre justement d’exprimer librement mon ressenti sur
un ou des individus si j’en ai envie.
Alors, mon « irresponsabilité » m’a permis de trouver un nouveau travail, plus adéquat avec ce
que j’aime faire. Encore une fois, je ne donnerais pas les détails parce que cela ne vous regarde
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en rien. Ou vous vous en foutez. C’est possible aussi. Mais si cela peut rassurer ceux qui ont un
balai dans le cul, c’est légal. J’ai ainsi repris ma vie en main. Je vis toujours dans un monde
plus proche de l’enfer qu’autre chose, mais c’est toujours mieux que rien. J’ai pu me forger
mon vrai petit monde à moi et j’en suis content, car maintenant, je suis plus en paix avec moimême. Pas avec le monde, mais c’est déjà un bon début. Oui, je me suis bien perdu en chemin.
Un chemin tracé par d’autres et que des moutons ont suivis, en bêlant à qui voulait l’entendre
que c’était le chemin parfait. Et pourtant, il arrive parfois qu’un mouton noir, comme moi,
décide de prendre un chemin tout à fait inconnu, pour enfin trouver la voie qui lui convient.
Allez-y, riez. Riez autant que vous le voulez. Certains penseront que je ne fais que vous racontez
un petit conte. Mais si c’était bien plus que ça ? Si je vous offrais l’occasion de vous arrêter un
instant, pour faire un bilan sur votre existence et vous demander si votre vie, votre misérable
petite vie, vous convient comme elle est. Si oui, tant mieux pour vous. Je ne le pense pas
sincèrement mais bon, beaucoup se contente d’une forme polie que de la vérité. Dans le cas
présent, je vous donne les deux. Faîtes-en ce que vous voulez.
Mais imaginez-ça. Un homme, jugé irresponsable parce qu’il n’a pas voulu faire le
mouton, se retrouve à faire un boulot complètement différent de celui qu’il avait avant, un
travail qu’il aime vraiment et proche de sa passion. Beaucoup pensait que c’était l’échec assuré,
certains riait de moi et disait qu’ils paieraient cher pour me voir me vautrer en beauté. Quel
plaisir de leur avoir rabattu leur caquet, à ces vipères qui crachent leur venin dans le dos. Ces
gens qui critiquent facilement et qui se transforment en lâche, une fois confronté à leur sujet de
moqueries. Ah, je ris quand je pense à la toute la bêtise qu’on me sert depuis toujours et qu’on
se permet de dire que mes actions, fruits de mûrs réflexion, deviendront dans peu de temps la
plus grande erreur de ma chienne de vie.
Où est-ce que je veux en venir avec tout ça ? Qu’il faut suivre ses rêves et ses passions ?
Que si votre situation ne vous convient pas, vous pouvez la changer à force d’efforts et de
volonté ? Hahaha… Je ne suis pas si gentil, mes petits moutons. Il y a quelques instants, je vous
ai raconté une petite histoire, avec une petite morale à la fin. Comment l’avez-vous interprétez ?
Une vérité ? Un moyen de prise de conscience ? Les déblatérations d’un fou furieux évadé d’un
asile ? Alors, déjà, je ne vous permets pas. Ce n’était pas du tout un asile mais un hôpital. Je
venais pour me faire soigner un lupus.
Pour en revenir à vous, mes moutons, vous pensez réellement pour évangile ce que je
viens de vous raconter ? Vous savez que toutes les religions commencent comme ça ? Ah,
j’imagine très bien le tableau : une bande d’attardés décidant de diffuser ma bonne parole aux
quatre coins du monde, afin de réunir une armée de fidèle qui m’élèverait au rang de dieu
vivant ! Nom de Dieu, que ce serait jouissif ! S’il-vous-plaît ! Faîtes-le ! Mon ego ne demande
que ça ! Il ne fait que le réclamer ! A ce propos, quand viendra l’élaboration du culte voué à ma
majesté, n’oubliez pas d’inclure l’offrande de vierge séduisante et le sacrifice de nourrisson,
vous serez bien gentil.
Quoi ? Vous pensez que j’en fais trop ? D’accord, je l’admets. Ceux qui diffusent leur religion
ne sont pas tous des attardés. Mais il ne faut pas se voiler la face non plus. Pour autant de gens
bien, toutes religions confondues, il y a autant d’attardés.
Et je sens que je me dérange vers un sujet polémique prise de tête. Et moi, les prises de têtes, je
n’en suis pas particulièrement fan. Alors, je vous propose de changer rapidement de sujet. Non,
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en fait, je ne vous propose pas, je vous l’impose. Et ce n’est pas la peine de rouspéter ou de
faire des réclamations. Je ne vous entends pas. Ce n’est qu’un texte. Vous pensez réellement
qu’un texte va vous répondre ? Oh, bon sang… Vous êtes encore plus bête que je ne le pensais.
Vous trouvez que je me conduis comme un misanthrope ? Oh, mais c’est normal ! Je suis un
misanthrope ! Je n’ai aucun respect pour tout ce qui compose l’humanité, depuis sa création
jusqu’à son extinction prochaine. Oui, parce que selon certains scientifique, l’humanité va
disparaître ce siècle-ci. En même temps, avec l’équilibre de la terreur, je doute que plus de 2%
de la population mondiale survive à un holocauste nucléaire. Et à côté, on nous sert des types
qui nous balancent des « I don’t want to set the world on fire », comme le disait les autres
ringards. Personnellement, je serais plus adepte du « I just want to watch the world burn ».
Dîtes, en parlant d’apocalypse, imaginons cinq minutes que plus de 2% de l’humanité
survive à l’holocauste nucléaire. Oui, je sais que c’est un exercice très difficile pour vos
cerveaux atrophiés, abruti par le culte de la soi-disant télé réalité et de celui de l’effet de mode,
mais faite un effort. Imaginez. La Terre est hautement irradié, cela va lui prendre des centaines
d’années pour rendre l’environnement ne serait-ce que supportable pour les espèces
organiques… Admettons, que malgré l’improbabilité colossale existante, l’humanité réussisse,
par je ne sais quel prouesse, à perdurer jusqu’à là. Qu’est-ce qu’on va bâtir ? D’accord, on
pourra sans doute faire un peu de récupération sur les ruines de l’ancienne civilisation mais si
c’est pour répéter, les mêmes conneries, je ne sais pas si cela vaudra le coup. Quitte à provoquer
la destruction de l’humanité, autant faire le boulot correctement. Arrêtons de faire du lifting et
faisons une bonne ablation chirurgicale pour régler le problème ! Ah, la mort de l’humanité…
Quel doux rêve.
Oui, je suis parfaitement conscient que je rêve. Je ne verrais jamais cela arriver. Du moins, de
mon vivant. Mais vu comment l’Histoire a la fâcheuse tendance à se répéter, ça ne m’étonnerait
pas que mon scénario digne d’un blockbuster débile d’Hollywood se concrétise. Je sais que ça
fait peur mais il faut accepter que le plus horrible puisse arriver. Qu’importe que vous mettiez
des œillères et des boules quies, pour pouvoir ainsi prétendre ne pas être au courant, c’est inutile.
Ça arrivera, que vous le vouliez ou non. Alors repentez-vous ! Repentez-vous, misérables
hérétiques, et vénérez le grand et surpuissant Another ! Vénérez-moi ! C’est un ordre !
Vous êtes encore là ? Je ne penserais pas qu’il y aurait quelqu’un d’assez bête pour lire
ça jusqu’au bout. Quoi ? La suite ? Quelle suite ? Non mais vous pensez que j’ai prévu une
suite pour ce pavé que j’ai sorti vite fait de mon chapeau ? Of course, not ! Déjà que j’ai sué
sang et eau pour savoir quoi vous servir, bande de rapaces ! Non, il n’y aura pas de suite ! Non !
Non, non et non ! Pas de suite ni de conclusion à tout cela !
Quoi ? Vous êtes… perdu dans ce texte ? Ben, c’est le but. Oui. Non, sérieusement. Le but de
toutes ces conneries, c’est de vous perdre. Je vous ai pris de votre zone de confort et je vous ai
envoyé vous perdre de ma forêt de pensées et réflexions. Reste à savoir si ma forêt sera la forêt
d’Aokigahara pour vous… Enfin, je parle pour ceux qui utilisent leur cerveau une fois sur deux,
en moyenne. Quoi ? Moi, irrespectueux ? Noooon. Du tout. Je ne fais qu’énoncer une vérité qui
vous dérange, tout simplement. Ce n’est pas moi qui suis dérangeant, c’est la vérité. Moi, je me
contente d’être dérangé. C’est beaucoup plus simple. Et entre nous, juridiquement, j’ai plus de
chance comme de finir en hôpital psychiatrique qu’en prison si je commettais un crime grave.
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Eh oui. Pas bête, celui-qui-manque-des-pages-à-son-cahier. Avouez, hein. Allez, avouez ou
sinon… je vous retrouverai. D’une manière ou d’une autre, je vous retrouverai et… je ferais
sans doute quelque chose mais pour l’instant, je ne sais pas encore quoi. Attention ! Je vous ai
à l’œil !
Vous êtes encore là ? Ce que vous pouvez être pénible, les humains… Foutez-moi la paix. Je
veux juste manger mon dîner et aller me coucher. Est-ce trop demandé, bande de dégénérés ?
Laisse-moi déguster ma viande au cola tranquillement et… La viande au cola. Oui, c’est ce que
j’ai dit… Comment on prépare ça ? Oh, c’est simple. Fais mariner ta viande dans du Coca puis
tu fais bouillir le tout dans une marmite. La viande va absorber ce qu’elle peut et… qu’est-ce
que je suis en train de faire, à cet instant !? Je ne suis pas là pour faire un cours de cuisine ! Je
suis ici pour vous donner un sens à votre minable vie. Non, j’ai dit un sens à VOTRE vie. Le
sens de la vie, ce n’est pas la même chose. Non, je ne vous donnerai pas le sens de la vie.
Trouvez-le vous-même. Je n’ai pas à le faire pour vous. C’est une quête spirituel qui s’étend
sur de nombreuses années de remises en question et de perte dans la pensées profonde qui
compose votre… 42. Le sens de la vie, c’est 42. Vous vous attendiez à quoi ?
Toujours là ? On peut dire ce qu’on veut de vous, mais vous êtes coriaces. Je ne sais pas si c’est
de la persévérance ou de l’idiotie. Bien que personnellement, je penche plus pour la deuxième
supposition. Vous ne voulez vraiment pas vous en allez ? Non mais il n’y a plus rien, là. Y’aura
pas de rappel comme au théâtre ou autre connerie dans le genre. C’est vraiment fini. Pitié, fichez
le camp. Je n’en peux plus de vous divertir, bande d’homo sapiens. Laissez-moi retourner dans
ma grotte – ma grotte, comprenez mon appartement où j’entrepose mes vivres et mes
divertissements. La raison ? Mais nom d’un chien ! Je n’ai pas besoin de raisons pour dire que
j’ai plus envie de voir vos sales faces ! Allez embêter quelqu’un d’autre ! Ça fait des lignes et
des lignes que je supporte votre présence ! Je n’en peux plus ! Je n’en peux vraiment plus ! Que
quelqu’un les achève, par pitié. Je suis là, à faire le bouffon devant une bande de primates
capable de s’esclaffer devant une prétendue humoriste qui joue les pochtronnes pour faire rire,
alors que je pourrais faire des choses bien plus productives. Du genre, trier mes chaussettes. Ça
vous plait, ce plaisir pervers, de jouer les voyeurs en disséquant les pensées intimes d’un être
humain dont vous aurez oubliez l’existence, la prochaine fois que vous irez sur le trône
démouler un étron fumant et malodorant ? Mais suis-je bête… Oui, ça vous plait ! Je demande
ça à une bande de malade qui pardonne à une femme d’avoir attaqué au couteau son petit-ami,
sous prétexte que c’est une célébrité. Et les célébrités, c’est sacré. Oh God… Rien que d’y
penser, je me sens déprimé… Bill, pistolet. Bill ? Bi… Ah oui. Bill n’existe pas. Pourtant,
j’aimerais bien parce que j’ai bien besoin d’un pistolet. Quitte à savoir si c’est pour me tirer une
balle ou en l’air pour vous faire déguerpir, il n’y a qu’un pas que je ne franchirai pas. Du moins,
pas avant d’avoir eu le dit objet entre les mains.
Mais fichez le camp, à la fin ! Vous êtes… ! Vous êtes… ! Comme des vautours qui ont arrachés
les derniers morceaux de chair sur mon cadavre, et qui attendent que la viande repousse. Non !
La viande ne pousse pas ! Ce n’est pas comme les plantes ! Y’aura rien d’autre qui viendra
après ! Alors tirez-vous ! TIREZ-VOUS !!! Disparaissez de ma vie, bordel de merde ! Oui, je
deviens vulgaire ! Mais je n’en peux plus ! J’ai les nerfs à vif ! Qu’on me passe une lame de
rasoir aiguisé, que j’en finisse avec ces conneries ! Je vais le faire ! Je vais le faire ! Je le jure !
I’m gonna do this ! I swear !
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Bien. Vous avez tenu jusqu’ici et… Quoi ? Vous voulez une médaille ? Ben voyons…
Donc, je disais que vous aviez tenu jusqu’ici. Bravo, félicitations, blablabla… Vous connaissez
la musique, etc… Vous vous sentez perdu. Encore une fois, c’est normal. C’était le but. Et là,
à ce moment précis, vous vous demandez dans quel but je vous ai fait ça ! Vous avoir fait perdre
votre temps et votre esprit, dans ce long et lourd texte qui ne semble n’avoir ni queue ni tête.
Certains doivent même se dire qu’il n’y a aucune raison valable pour avoir fait ce que j’ai fait.
Alors, tout d’abord, je vous trouve bien médisant envers ma majestueuse personne. Ensuite, il
y a une raison toute simple à ma démarche. Et je vous l’ai déjà énoncé dans tout ce texte. Oh,
vous savez de quoi je parle. C’est simple. C’est
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