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Comment serait la vie sans les pompiers ?

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BLIDA
Il tue son
frère pour
une histoire
d’héritage
Le Quotidien
Lire en page 2
Jeudi 11 Août 2016 n°4818 - Prix : Algérie 15 DA — http://www.lexpressiondz.com — ISSN 1112-3397 — Directeur Fondateur : AHMED FATTANI
LES VRAIES RAISONS
DE LA DISCORDE
SUBVENTIONS, BINATIONALITÉ ET PEINE DE MORT
Lire en page 3 l’article de Saïd Boucetta
La fracture n’est
certainement
pas résorbée
et la «guerre
des mots» entre
les leaders
promet
des épisodes
très intenses.
ILS FONT FACE AUX NOYADES, FEUX DE FORÊTS ET ACCIDENTS DE LA ROUTE
Comment serait la vie
sans les pompiers ?
Lire en page 24
l’article de
Walid Aït Saïd
L’ALGÉRIE EST CAPABLE DE RÉDUIRE SA DÉPENDANCE AU PÉTROLE
PLAIDOIRIE DU FMI
Le chef de mission du FMI pour l’Algérie a mis en exergue
le bien-fondé des réformes engagées par le gouvernement pour
la mise en œuvre d’un nouveau modèle de croissance économique.
Lire en page 4 l’article de Mohamed Touati
IL SERA ALIGNÉ DEMAIN SUR LE 800 M ET LUNDI SUR LE 1 500 M
MAKHLOUFI :
UN APPÉTIT EN OR
Trois des 15 athlètes de la sélection nationale d’athlétisme engagés
à Rio, effectueront leur entrée en lice demain, il s’agit de Mohamed
Belferar, Yacine Hethat (800m) qui concourront
aux côtés de Makhloufi.
Lire en page 13 l’article de Saïd Mekki
ALORS QUE LES MARIAGES SONT EN RECUL
42 390 interventions ont été
effectuées par la Protection
civile dans les plages et
retenues d’eau où elle a réussi à
sauver 28 417 personnes.
Les divorces explosent
Le corollaire du dur apprentissage de l’indépendance et de
l’autonomie se paye ainsi cash et se solde par l’impressionnant
nombre de 60 000 divorces sur 396 000 mariages.
Lire en page 6 l’article de Salim Benalia
L’Actualité
JEUDI 11 AOÛT 2016
HOLLANDE DANS SON MESSAGE À BOUTEFLIKA
LE DÉCRET EXÉCUTIF
PUBLIÉ AU JOURNAL
OFFICIEL
«Le terrorisme est un ennemi commun»
FRANÇOIS HOLLANDE a souligné que « ces tristes circonstances marquent plus que jamais
la nécessité d’une coopération bilatérale approfondie en matière de lutte contre le terrorisme
et de déradicalisation, au service de la protection de nos citoyens ».
Bateau-rrestaurant :
c’est ouvert !
Les conditions et les modalités
d’exercice des activités de
transport maritime urbain et de
plaisance maritime à but lucratif
sont désormais définies par un
décret exécutif publié au Journal
officiel n° 44. Ce décret concerne
le transport maritime urbain, le
pescatourisme, la balade en mer,
le bateau-restaurant et la plaisance sur des engins nautiques à
moteur. Le texte précise que ces
activités doivent être exercées par
des personnes physiques de nationalité algérienne ou morales de
droit algérien, qui ne figurent pas
dans le fichier national des fraudeurs. L’exercice de ces activités
est subordonné à l’obtention
d’une autorisation délivrée par
les services compétents relevant
du ministère chargé de la marine
marchande, après avis conforme
de la commission territorialement compétente, et à la souscription à un cahier des charges.
Il est ainsi institué trois commissions régionales d’Alger (couvrant Alger, Tipasa, Chlef,
Boumerdès et Tizi Ouzou),
d’Oran (Oran, Tlemcen, Aïn
Témouchent et Mostaganem) et
d’Annaba (Annaba, Béjaïa, Jijel,
Skikda et El Tarf) chargées d’examiner et de statuer sur les
demandes d’autorisation et d’annulation des autorisations d’exploitation. L’exploitant de l’une
de ces activités est tenu de la lancer dans un délai n’excédant pas
les six mois qui suivent l’obtention de l’autorisation, de veiller à
la conformité des navires et des
engins nautiques à moteur
concernés par ces activités. Il est
tenu également de respecter le
nombre de passagers autorisé à
embarquer à bord des navires et
sur les engins nautiques à
moteur, de souscrire à une police
d’assurance destinée à couvrir
aussi bien les personnes que le
navire ou l’engin nautique à
moteur. En outre, l’exploitant
doit veiller au respect des règles
d’hygiène, de salubrité publique
et de la qualité des prestations,
informer le public sur les dessertes, les itinéraires, les dates, les
horaires, les tarifs et les lieux
d’embarquement et de débarquement.
BLIDA
! SALIM BENALIA
«
C
es tristes circonstances
marquent plus que
jamais la nécessité
d’une coopération bilatérale approfondie en matière de lutte contre le
terrorisme et de déradicalisation,
au service de la protection de nos
citoyens », a signifié le chef de l’Etat
français. Le président français,
François Hollande, a souligné dans
un message de remerciements
adressé au président de la
République, Abdelaziz Bouteflika
pour les condoléances qu’il lui a
exprimées suite à l’attentat terroriste commis dans l’église de SaintEtienne-du-Rouvray, le président
français, François Hollande a souligné que « ces tristes circonstances
marquent plus que jamais la nécessité d’une coopération bilatérale
approfondie en matière de lutte
contre le terrorisme et de déradicalisation, au service de la protection
de nos citoyens ». « Au nom du peuple français et en mon nom personnel, je vous remercie pour les condoléances que vous avez exprimées
après l’ignoble attentat terroriste
perpétré dans l’église de SaintEtienne-du-Rouvray en SeineMaritime », a noté le président
français dans son message. « J’ai
été particulièrement sensible à votre
témoignage de compassion et de
solidarité qui vient d’un pays ami et
qui a lui-même été profondément
meurtri par la violence terroriste »,
a indiqué M. Hollande. « Le fléau
terroriste est notre ennemi commun.
L’affronter constitue une priorité
pour nos deux pays. Nous aurons
besoin de travailler davantage
ensemble. Je sais l’engagement de
votre pays dans cet objectif », a-t-il
relevé. M. Hollande a indiqué que
« ces actes barbares n’ont rien à voir
avec l’islam », ajoutant que « la
République rejette totalement la
logique des terroristes qui ne visent
qu’à semer la division et la haine, et
Une entente mutuelle parfaite
veulent prendre les musulmans de
France en otage. Or, aujourd’hui,
c’est tout l’islam de France qui est
mobilisé pour lutter contre ceux qui
s’en prennent à notre pays et à ses
valeurs, en invoquant une conception funeste de la religion ». « Nous
ne les laisserons pas faire. Nous
ferons bloc car c’est ainsi que nous
gagnerons cette guerre », a souligné
le président français qui a au préalable évoqué la nécessité d’une
« coopération bilatérale approfondie » entre l’Algérie et la France en
matière de lutte contre le terrorisme, estimant que « le terrorisme
est un ennemi commun ».
Rappelons que le président français
avait adressé un précédent message
à son homologue algérien, suite à
l’attentat qui avait frappé la ville
balnéaire de France, Nice, lors de la
fête du 14 Juillet. Il s’est dit alors
« particulièrement sensible » au
témoignage de soutien de l’Algérie
suite à l’attentat qui avait frappé
cette ville. « J’ai été particulièrement sensible au témoignage de
soutien que vous m’avez adressé à
la suite du tragique attentat qui a
frappé la France dans sa chair, à
Nice, le jour de sa fête nationale. Je
tiens à vous en remercier sincèrement», a écrit le président Hollande
dans son message. « Votre message
d’amitié, comme la solidarité internationale qui s’exprime à l’égard de
notre pays, sont autant de soutiens
précieux qui renforcent notre cohésion, notre amitié et notre détermi-
nation », a souligné le président
français. « Face à cet acte d’une violence absolue, nos pensées vont d’abord aux victimes françaises et
étrangères et à leurs familles », a
poursuivi M Hollande dans son
message, relevant qu’ » une fois
encore, ce sont les valeurs qu’incarne la France, celles des droits de
l’homme et de la liberté, qui ont été
prises pour cibles ». « Rien ne nous
fera céder dans la lutte que nous
menons contre le terrorisme. Ce
combat sera long mais, en faisant
bloc autour des idéaux que nous
défendons, en restant fidèles à
l’esprit du 14 Juillet, nous serons
toujours plus forts que ces fanatiques », a encore ajouté M.
S. B.
Hollande.
LOUISA HANOUNE À PROPOS DES LÉGISLATIVES
«Le sujet est prématuré»
CE N’EST PAS l’application de la peine de mort qui mettra un terme au phénomène des kidnappings.
C’est l’amélioration des conditions de vie qui s’en chargeront.
Il tue son frère pour
une histoire d’héritage
! MADJID BERKANE
La wilaya de Blida a enregistré
ces derniers temps une
augmentation remarquable
d’acte de criminalité. Avant-hier
un jeune a tué avec sang-froid
son propre frère, en complicité
avec son ami dans la région de
Beni Tamou au nord-est et ouest
de la wilaya de Blida. La victime
a été conduite dans un lieu isolé
afin de lui trancher la tête avec
un objet pointu en le laissant
baigner dans le sang.
Les services de la gendarmerie
relevant de la brigade de Beni
Tamou qui se sont déplacés ont
pu arrêter l’auteur de cet
assassinat et son complice
avant de les traduire en justice,
en attendant le résultat de
l’enquête diligentée par les
services de sécurité de la wilaya
de Blida sur l’ordre du procureur
de la République. Le seul motif
pouvant expliquer ce meurtre
avec préméditation n’est autre
qu’un problème d’héritage selon
les services de sécurité. Les
habitants de la région ont été
sous le choc, l’enterrement de la
victime a eu lieu, avant-hier,
dans un climat de consternation
et d’indignation.
es prochaines échéances électorales ne
sont pas encore à l’ordre du jour au PT, a
hier,
la
secrétaire
souligné,
générale du parti. Mais Louisa Hanoune n’entend pas pour cela le report des élections législatives ou leur annulation. «Les élections législatives ne sont pas une priorité pour l’Algérie. Nous
sommes dans un contexte de guerre. Parler de ce
sujet en ce moment, c’est précipiter l’avènement de
cette guerre», a répondu hier la secrétaire générale du Parti des travailleurs à une question portant sur ce sujet, à l’occasion d’une conférence de
presse qu’elle a animée au siège de son parti à
Alger.
Quant à l’éventualité d’un changement de la
carte politique nationale après les élections législatives prévues pour le mois de mai de l’année
2017 à la lumière de la nouvelle loi adoptée sur
les élections et la participation des partis politiques, Hanoune dira : «Je ne vois aucun changement. Cependant, je préviens les partis politiques
ayant l’habitude d’acheter des voix des électeurs
que le contexte de l’Algérie en 2016 n’est pas le
même que celui de 2012 », a-t-elle averti.
Parlant ensuite du sujet qui marque le plus
actuellement l’actualité nationale, à savoir le
débat sur la peine de mort, Hanoune précise
qu’elle n’est pas pour son application. «Je crains
que l’application de cette peine servira d’alibi à la
justice algérienne et aux personnes influentes de
l’utiliser pour régler des comptes personnels.»
Pour Hanoune, ce n’est pas l’application de cette
L
peine qui va mettre un terme au phénomène des
kidnappings des enfants en Algérie. «C’est l’amélioration des conditions de vie qui viendra au
bout de ce phénomène qui après tout n’est pas propre à l’Algérie. Il est monnaie courante aux EtatsUnis et en Inde où chaque 20 minutes il y a un
enfant qu’on kidnappe», a-t-elle expliqué, demandant aux pouvoirs publics d’assister psychologiquement la famille de la fillette Nihal Si Mohand
kidnappée puis tuée à Ouacifs, dans la wilaya de
Tizi Ouzou.
Pour Louisa Hanoune, ces deux sujets sont de
moindre importance par rapport au risque d’instabilité qui plane sur l’Algérie, notamment au
niveau de ses frontières avec la Libye, la Tunisie
et le Mali. «La stabilité de l’Algérie est menacée
aujourd’hui plus que jamais. Les forces américaines qui vont envahir en force dans les jours
prochains la Libye à la demande du gouvernement de ce pays pour chasser les terroristes n’hésiteront pas pour demander de rentrer dans le territoire algérien pour les poursuivre», affirme la
secrétaire générale du PT, qui soutient que
l’Armée nationale algérienne aussi forte, expérimentée et professionnelle soit-elle, ne sera pas en
mesure de faire face à cette invasion. «L’armée
algérienne ne pourra rien faire à elle seule face à
l’invasion des forces américaines. Elle a besoin
d’un soutien de la population», a-t-elle indiqué.
Ce soutien populaire ne sera en aucun au rendezvous, si l’Etat ne prend pas des mesures immédiatement dans le sens de remédier à la situation
explosive que vit la société algérienne, en raison
de la politique d’austérité et la cherté de vie.
La politique d’austérité selon Louisa
2
Hanoune a touché tous les secteurs : la solidarité,
la culture, la santé, l’éducation nationale, l’agriculture. «Cette politique est improductive st porteuse de détresse, de guerre et de fléaux sociaux.»
Toucher au budget de la culture qui est inférieur
à 1 %, c’est renoncer aux valeurs de la société
algérienne et aux principes pour lesquels les
moudjahidine se sont battus. En tout, le dernier
rapport de la Gendarmerie nationale faisant état
de la hausse de la criminalité sous toutes ses formes, est la meilleure preuve que «l’Etat est en
train de se suicider», a-t-elle conclu.
M. B.
LE MAIRE DE KOUBA SUSPENDU
Les explications
de Hanoune
La suspension conservatoire du P/APC de
Kouba, d’obédience politique du PT, hier, de
ses fonctions par le wali d ’Alger n’a pas pour
raisons le détournement des biens publics ou
la corruption. « Ce sont trois personnes
mécontentes suite à leur empêchement par le
maire d’effectuer des travaux d’extension
pour leurs habitations, sises sur des terrains
appartenant à l’APC qui ont déposé plainte
contre lui. » Le maire est toujours en congé. Il
a pris connaissance de cette suspension par
un coup de téléphone. « Le maire est censé
être innocent jusqu’à preuve du contraire »,
souligne Louisa Hanoune.
M. B.
L’Actualité
JEUDI 11 AOÛT 2016
SUBVENTIONS, BINATIONALITÉ ET PEINE DE MORT
Les vraies raisons de la discorde
LA FRACTURE n’est certainement pas résorbée et la «guerre des mots» entre les leaders promet des épisodes très intenses.
! SAÏD BOUCETTA
Ph : R. Boudina
L
es deux partis au pouvoir ont
fait bloc lors du vote de la loi
de finances 2016. Devant
une opposition survoltée, le FLN et
le RND ont tenu bon et tenté de
défendre le projet du gouvernement
avec plus ou moins de réussite dans
le discours, mais une «volonté de
fer», lorsqu’il s’est agi de dire «oui»
à la mouture présentée par
l’Exécutif. Pourtant, quelques heures avant le vote, les couloirs de
l’APN bruissaient de rumeurs sur
une probable volte-face du FLN sur
certains aspects de la loi de finances, concernant l’aspect social. Les
députés du vieux parti ne pouvaient
pas garder leur «sang-froid» devant
les hausses des taxes de produits
énergétiques.
Une «révolte» sourde au sein du
groupe parlementaire et quelques
chuchotements confiés à des confrères du PT et du FNA ont suffi à
faire naître dans les rangs de l’opposition un « petit » espoir de changement d’attitude des parlementaires du parti majoritaire. Il n’en
était rien et les mesures gouvernementales ont été votées, telles que
préconisées par le Conseil des
ministres. Mais, il est un fait qu’un
petit courant d’air a effectivement
soufflé sur l’institution législative,
marquant une valse-hésitation des
élus du FLN. Il n’est certes pas dit,
pour autant, qu’une tempête politico-idéologique est aux portes,
mais di-sons que le FLN ne semble
pas très à l’aise avec le virage négocié par le gouvernement par rapport à la levée des subventions sur
les produits de large consommation.
Au contraire du vieux parti, son
allié au pouvoir, le RND a pleine-
Le siège du FLN à Hydra (Alger)
ment assumé son vote et les cadres
du RND ont fait montre d’une discipline «exemplaire» au moment du
vote de la loi de finances et lors des
débats à la plénière, apportant une
note discordante à celle des députés
FLN qui s’en étaient pris, pour certains, au gouvernement.
L’autre divergence entre le
RND et le FLN sur la question de la
politique sociale, tient aux déclarations de leurs leaders respectifs.
Ainsi, autant Amar Saâdani évacue
le sujet dans ses discours, lui préférant d’autres thèmes, autant
Ahmed Ouyahia assume pleinement l’orientation de l’Exécutif et
va même plus loin que la loi de
finances en ouvrant le dossier des
subventions. Il préconise un ciblage
des catégories sociales devant bénéficier d’une aide directe ou indirecte
de l’Etat. Cette différence d’appréciation illustre une fracture nette
entre les deux formations au pou-
voir qui s’exprimera sans doute
plus clairement à l’occasion de la
prochaine campagne électorale
pour les législatives.
Ce «souci» qui risque de créer
des grincements entre les deux partis vient confirmer une autre fracture plus visible. Il s’agit de la place
des
binationaux
dans
la
Constitution.
Le coup de feu, émanant de
Saâdani, a tonné dans le ciel de la
majorité présidentielle, lorsqu’au
lendemain de l’annonce de la révision de la Constitution, le secrétaire
général du FLN dénonce l’article 51
du projet de la Loi fondamentale
qui stipule en substance que les
binationaux sont exclus des postes
de la haute administration du pays.
Il n’en fallait pas plus pour que les
deux hommes s’écharpent par
médias interposés. Le patron du
RND défend bec et ongles cette
disposition
de
la
nouvelle
Constitution, au moment où
Saâdani la critique vertement, se
promettant d’en revoir l’application à la rentrée sociale. Entretemps, les deux chambres réunies
en
congrès
adoptent
la
Constitution telle que présentée
par le Conseil des ministres. Les
députés du FLN s’étaient-ils fait
violence comme pour le vote de la
loi de finances 2016 ? Il serait
hasardeux de répondre par le positif, tellement les cadres du FLN se
font discrets sur le sujet, laissant à
leur chef, le soin de revendiquer la
suppression de la mesure antibinationaux.
Les deux questions, la gestion
des subventions et celle des binationaux vont rebondir à la prochaine rentrée parlementaire.
L’arrivée du projet de loi en plénière de l’APN à la prochaine session parlementaire après son adoption, dernièrement en Conseil des
ministres et le débat sur la loi de
finances 2017, constitueront les
temps forts de la «bataille des
alliés», au niveau de l’hémicycle,
mais également au niveau des commissions.
C’est dire que la fracture n’est
certainement pas résorbée et la
«guerre des mots» entre les leaders, promet des épisodes très
intenses. Un autre dossier est venu
très récemment accentuer les différends des frères ennemis. Il s’agit
de la peine de mort contre les
agresseurs d’enfants réclamée par
une partie des Algériens.
L’affaire Nihal qui a secoué la
société s’est imposée à la classe
politique et c’est sans tarder que le
RND a pris position sur le sujet,
affichant son approbation au
retour de la peine capitale contre
ce genre de criminels. En face, le
FLN hésite à s’exprimer officiellement sur le sujet.
Bien que la question ne soit pas
censée constituer un différend
entre les deux formations, elle
reste pendante, tant que le vieux
parti ne s’est pas positionné..
S. B.
E
L’ DITORIAL
LE TEMPS
DES CHARLATANS
RÉCLAMANT UNE COMMISSION POUR GÉRER LE FLN
! CHAABANE BENSACI
Les opposants s’en remettent à Bouteflika
égulièrement, ils défraient la chronique, sans doute à leur
corps défendant. Car s’ils se prêtent volontiers aux feux de la
rampe médiatique dans l’espoir d’élargir davantage leur
audience, ce n’est certes pas pour s’y brûler et prêter le flanc à un
quelconque début d’opprobre. Ils, ce sont les charlatans de plus en
plus nombreux dont on entend parler souvent avec force louanges
au point que certaines télévisions et certains tabloïds n’hésitent pas
à leur consacrer une place conséquente. Usant et abusant de la
crédulité des lecteurs comme des téléspectateurs, on présente des
charlatans comme des faiseurs de miracles en matière de santé
physique et mentale ! Au diable, la médecine, il n’y a pas mieux que
les « sciences occultes », ne serait- ce que parce qu’elles coûtent –
en théorie seulement – moins cher. L’essentiel est que le « raqqi »,
dont les connaissances théologiques sont souvent lamentables, tire
le profit maximal de cette lucrative activité. Après les « chouaffa »,
« guezana » et autres taleb, voici le temps du « raqqi » qui tend ses
bras pleins de commisération vers tous les désespérés, qui pour se
marier, qui pour enfanter, et, bien sûr, qui pour soigner un mal
incurable aux yeux des médecins ordinaires. Avec eux, point de
migraine, ni d’ulcère ni même de…cancer ! La chose est toute
récente et des médias ont révélé, toute honte bue, ce prétendu
miracle dont toute la planète devrait, en principe, tirer avantage
immédiatement ! Pitoyable misère morale que celle des adeptes de
ces pratiques et quelle responsabilité que celle de leurs zélateurs !
Comme si les années terribles n’y suffisaient pas, on travaille à
saper sans cesse les fondements de la pensée rationnelle, flattant
dans le sens du poil les tendances archaïques et la propension au
mysticisme sacrificiel qui grève la personnalité de base de tout un
peuple. Les mises en garde des autorités religieuses, aussi
fréquentes et sévères qu’elles puissent être, ne peuvent suffire à
endiguer un pareil phénomène. La société est tout entière gangrenée
par ces pulsions ataviques et, depuis quelques années, on observe
qu’elles sont même encouragées, ici et là, sous couvert de pratiques
cultuelles vertueuses. Le bien est l’ennemi du mal, mais la frontière
qui les sépare est toujours infinitésimale. Le seul et vrai combat
consiste à « désindigéniser », comme l’expliquait en son temps
Malek Bennabi, des populations entières, engluées dans ces
croyances d’un autre temps lorsqu’une autre partie de l’humanité
travaille déjà à vivre sur Mars ! Le seul et vrai combat, pour sortir de
la longue nuit coloniale contre laquelle Ben Badis a lutté de toutes
ses forces en excommuniant la zerda et autres rassemblements
sabbatiques, incombe à l’école et à elle seule. Et là, on comprend
pourquoi Mme Benghebrit a réussi l’exploit de liguer contre elle tant
de forces occultes…
C. B.
RESSOUDER LES MORCEAUX éparpillés du FLN en prévision
des législatives de 2017 et l’élection présidentielle de 2019.
! MOHAMED BOUFATAH
U
ne concertation entre les membres de la direction unifiée du FLN a été menée avant-h
hier
dans une sorte de conclave à Chlef. Cette
grand-messe a eu lieu avant-hier plus exactement à
Ténès. A travers le communiqué sanctionnant cette
rencontre, les membres de la direction unifiée du FLN,
parmi les députés, sénateurs, élus locaux et militants,
venus de plusieurs wilayas du pays « exhortent le président de la République , le frère Abdelaziz Bouteflika
d’user de ses prérogatives que lui confèrent les lois
régissant le parti pour remettre le FLN sur les rails ».
Ils considèrent que « les dérives de la direction
actuelle, ont mené le parti vers l’impasse et le statu
quo ». Dans ce contexte, ils estiment que « de par son
combat inlassable, militantisme et abnégation à protéger et à immuniser le FLN, le chef de l’ Etat est seul
habilité à mettre fin aux dépassements, dérives et
confiscation perpétrés par des usurpateurs du FLN ».
D’ailleurs, indiquent-ils, « en reconnaissance à ses hautes qualités et principes énumérés plus haut, le peuple
algérien s’est fédéré autour de lui pour soutenir sa candidature au 4e mandat ». Ne tarissant pas d’éloges sur
le président de la République, les opposants de Saâdani,
ajoutent que « le 4e mandat est venu compléter et couronner les extraordinaires réalisations accomplies par
le président, à leur tête le projet de la Réconciliation
nationale qu’ils ont soutenu hier et soutiendront
aujourd’hui et demain ». Par conséquent, ils gardent
un grand espoir, que leur vœu puisse être exaucé :
« Instituer une commission nationale qui se chargera
de gérer le parti. » Cette proposition de sortie de crise
prônée par le groupe de Belayat auquel s’est s’associé
l’ex-secrétaire général du parti déchu, Abdelaziz
Belkhadem, permettra « de recoudre le FLN en lam-
beaux. » Il s’agira, selon eux, « de ressouder les morceaux éparpillés du FLN en prévision des législatives de
2017 et l’élection présidentielle de 2019 ». Après plusieurs rencontres dans plusieurs régions du pays, les
dissidents du FLN, à leur tête Abderrahmane Belayat,
ont organisé, avant-hier, une rencontre nationale à
Ténès. Un regroupement similaire a été organisé à
Bordj Bou Arréridj, Batna…etc. Ce groupe de redresseurs du Front de libération nationale (FLN), revient à
la charge pour revendiquer le départ de l’actuel secrétaire général du Front de libération nationale. Le changement à la tête de la direction actuelle du parti viendra après l’annulation de la session du comité central
du 29 septembre 2013 et du Xe congrès de fin mai 2015
qui a propulsé Saâdani pour la seconde fois à la tête du
parti. Ils ne reconnaissent pas la légitimité de Amar
Saâdani, son intronisation, ni les décisions issus du Xe
congrès ainsi que toutes les nouvelles mouhafadhas et
structures installées par ce dernier sous son règne.
Enfin, Abdelkrim Abada a fait son apparition avanthier à Boumerdès. Il a affirmé qu’il n’est pas concerné
par la rencontre tenue hier à Chlef par Abderrahmane
Belayat. S’il considère que le groupe du président de
l’instance exécutive de la direction unifiée du parti,
Abderrahmane Belayat est libre d’avoir sa vision et sa
position par rapport à la crise du FLN, en revanche, il
s’oppose au fait que ces derniers ont tendu la main à
Abdelaziz Belkhadem. Pour cause, «ce dernier est en
partie responsable de la situation de crise multidirectionnelle à laquelle est parvenu actuellement le FLN»,
estime-t-il. Le groupe d’Abada et celui de Belayat divergent sur le diagnostic de la crise mettant le FLN dans
l’œil du cyclone. La direction unifiée réclame la tête de
Saâdani, tandis que les redresseurs refusent de personnaliser cette crise en revendiquant, pour sauver le
FLN, le retour à l’urne pour élire et le secrétaire généM. B.
ral du parti et les mouhafedhs.
3
R
L’Actualité
JEUDI 11 AOÛT 2016
L’ALGÉRIE EST CAPABLE DE RÉDUIRE SA DÉPENDANCE AU PÉTROLE
LA PLAIDOIRIE DU FMI
LE CHEF DE MISSION du FMI pour l’Algérie a mis en exergue le bien-fondé des réformes engagées par le gouvernement
pour la mise en œuvre d’un nouveau modèle de croissance économique.
! MOHAMED TOUATI
U
n rapport en chasse un autre. Comme
le soleil qui chasserait l’orage. La
récente sortie médiatique du chef de
mission du Fonds monétaire international
pour l’Algérie annihile sans coup férir les noires perspectives de la Banque mondiale pour
l’économie nationale. « L’Algérie sera appelée à
vivre le vrai choc financier et économique en
2018, avec des réserves de changes qui se situeront à 60 milliards de dollars », prévoit la BM
dans un rapport publié fin juillet. L’institution
de Bretton Woods n’a même pas laissé pousser
le fruit qu’elle l’a déjà cueilli. Ce qui a donné du
grain à moudre aux fossoyeurs de l’Algérie qui
s’en sont donné à cœur joie à l’idée de voir le
pays trépasser sous les fourches caudines du
FMI. Des intentions « sadiques » que ce dernier
se défend d’afficher à l’encontre de notre pays.
Bien au contraire, malgré que sa trésorerie ait
été sévèrement impactée par la dégringolade
des prix du pétrole, le Fonds monétaire international a mis en exergue la robustesse de l’économie nationale. « L’Algérie avait réussi à
absorber le choc pétrolier grâce aux volants de
sécurité en place sous forme d’épargne budgétaire, de réserves internationales et d’un faible
niveau d’endettement. », a indiqué le chef de
mission du FMI pour l’Algérie dans un entretien accordé au blog du FMI. Jean François
Dauphin souligne que l’Algérie se trouve
devant une « occasion exceptionnelle » pour
passer à une croissance durable et réduire sa
dépendance aux hydrocarbures. « Le pays
(l’Algérie) a devant lui une occasion exception-
L’Algérie ne peut pas trouver meilleur avocat
nelle de se concentrer sur la mise en oeuvre de
ces réformes essentielles et de refaçonner ainsi
son économie sur un modèle plus pérenne », at- il indiqué. Il a en outre estimé que l’Algérie
pouvait « encore réduire sa dépendance à l’égard des recettes pétrolières et diversifier son
économie ». L’adaptation à ce choc était diffi-
cile, mais nécessaire et constituait une occasion
de promouvoir un modèle de croissance plus
pérenne, a relevé le responsable du FMI. Il
reposerait sur deux piliers. Quels sont ils ? « Le
premier est un rééquilibrage budgétaire visant
à rétablir la santé de l’économie en résorbant
les déficits public et extérieur », a t il précisé.
Et le second ? « Le deuxième consiste en de
vastes réformes structurelles qui contribuent à
libérer le potentiel du secteur privé, à diversifier l’économie et à favoriser durablement une
plus forte croissance et davantage d’emplois »,
a-t-il poursuivi. L’Algérie en prend-elle le chemin ? Il semblerait que oui. Le chef de la division Maghreb du département Moyen-Orient
et Asie centrale du FMI, a confirmé le bienfondé des réformes engagées par le gouvernement pour la mise en œuvre d’un nouveau
modèle de croissance économique. « Les autorités (algériennes) sont parfaitement conscientes de la nécessité de cette évolution et ont très
récemment adopté une stratégie pour recadrer
le modèle de croissance du pays », a souligné
Jean-François Dauphin qui a cité les réformes
mises en oeuvre par l’Exécutif portant sur la
diminution progressive des subventions énergétiques « coûteuses et inéquitables », l’amélioration du climat des affaires et l’adoption d’un
nouveau Code des investissements. «Grâce aux
marges accumulées par le passé, l’Algérie a la
possibilité de mener l’ajustement au choc
d’une manière progressive et de reconfigurer
son modèle de croissance, malgré la détérioration des soldes budgétaires et extérieurs »,
avait affirmé le Fonds monétaire international
dans son rapport annuel consacré à l’économie
algérienne. Un chantier en devenir qui a pour
bâtisseurs : l’Ugta, le patronat, les pouvoirs
publics… La dernière mission effectuée par
une délégation du FMI en Algérie, dont a fait
partie Jean-François Dauphin a pu constater
que l’édifice repose sur un socle en béton armé.
M. T.
RAPPORT DE L’UE SUR L’ENTREPRENEURIAT ET LES JEUNES ALGÉRIENS
Cet échec qui fait peur…
« 39,50% DES JEUNES HOMMES et 44,20% des jeunes femmes sont réticents à démarrer une entreprise à cause de la peur de l’échec en Algérie .»
! ABDELLAH BOURIM
L
a politique du gouvernement
visant à l’encouragement et
l’accompagnement des jeunes dans la création de leurs petites
et moyennes entreprises respectives à travers les différents programmes de soutien à l’emploi ne
semble pas inciter davantage les
concernés à en croire le rapport du
projet Sahwa, financée par l’Union
européenne, publié hier. Plus de
39,50% des jeunes hommes et
44,20% des jeunes femmes sont
réticents à démarrer une entreprise
à cause de la peur de l’échec en
Algérie. Avec un taux de chômage
évident chez les jeunes, l’Algérie,
constatent les rédacteurs du rap-
port en question, est confrontée à
plusieurs défis, en particulier celui
de l’amélioration de son économie
qui demeure dépendante de la
rente pétrolière. Le rapport du projet Sahwa sur l’appui à l’entrepreneuriat dans cinq pays méditerranéens, dont l’Algérie, le Maroc, la
Tunisie l’Egypte et le Liban, sous la
thématique « Renforcer les capacités des jeunes entrepreneurs dans
les pays arabes: meilleures pratiques et recommandations », constate que « le marché de l’emploi du
secteur public, et les investissement directs sont rétrécis pour des
contraintes budgétaires », et ce, en
dépit, de la mise en œuvre des
mesures politiques telles que
l’Ansej, Cnac et Angem pour encourager les jeunes à l’auto-emploi,
visant à la fois les jeunes instruits
et non instruits. « Ces mesures se
concentrent principalement sur
l’augmentation de l’accès aux prêts
de financement et de banque ». A
présent l’objectif escompté, celui de
booster la création des entreprises
privées, n’est pas atteint. « Les études montrent qu’un grand nombre
de nouvelles entreprises font face à
une interruption d’activité, ce qui
pourrait suggérer qu’un renforcement des capacités et des conseils
techniques sont également nécessaire» ajoute la même source. Ce
qui rend le programme du gouvernement, destiné à la diversification
de son économie, de plus en plus
difficile à réaliser sur le terrain.
« Avec un taux de chômage
élevé, en particulier chez les jeunes,
l’Algérie comme les autres pays de
la Méditerranée est confrontée à
plusieurs défis, améliorer leur
situation économique pour sortir de
cette dépendance de la rente pétrolière», lit-on dans le rapport en
question. Pour remédier à cette
situation, les rédacteurs du rapport
en question suggèrent le passage au
renforcement et encouragement de
l’innovation et l’esprit d’entreprise.
En effet, le gouvernement semble
avoir pris au sérieux cette problématique en adoptant récemment
un nouveau projet de loi visant à
l’encouragement de l’investissement et la création des PME. Une
série de textes de loi dont la finalité
est l’accompagnement des jeunes
entrepreneurs dans leur mission, et
ce dans le cadre de la politique du
gouvernement visant à diversifier
l’économie du pays. « Des efforts
ont été consentis par le gouvernement pour l’encouragement et l’accompagnement des jeune entrepreneurs dans la création de leurs
PME respectives comme seul
moyen de lutte contre le chômage,
mais aussi de diversifier son économie dépendante de la rente pétrolière» indique un haut responsable
du ministère de l’Industrie. Pour
rappel, le projet Sahwa propose une
analyse des programmes de soutien
à l’emploi, à l’entrepreneuriat et les
principales politiques mises en
place pour favoriser le développement de programmes de soutien à
l’entrepreneuriat et les meilleures
pratiques destinées aux étudiants
A. B.
et entrepreneurs.
DIVERSIFICATION DES PARTENAIRES ÉCONOMIQUES DE L’ALGÉRIE
La Caci prend les choses en main
LES ENTREPRISES SOUHAITANT prendre part aux travaux de nombreuses journées avec des étrangers sont invitées à confirmer
leur participation auprès de la Caci.
! ALI TIRICHINE
C
’est ainsi que les opérateurs économiques algériens sont informés dès à
présent par la Chambre algérienne de
commerce et d’industrie qu’elle organisera
en collaboration avec l’ambassade d’Autriche
en Algérie et l’organisme Advantage Austria
une journée d’information sur le marché
autrichien, le 27 septembre prochain à Alger.
C’est dans l’optique de diversifier les partenaires économiques de l’Algérie, que cette
journée d’information est prévue. Elle a aussi
pour objectif de présenter les opportunités
d’affaires et de partenariat avec les entreprises autrichiennes et également de faire
connaître aux opérateurs économiques algériens les possibilités de placement de leurs
produits sur le marché autrichien.
Dans le même ordre d’idées, il y aura
aussi le renforcement de la coopération économique algéro-portugaise. La Chambre de
commerce organise, en collaboration avec la
Chambre de commerce arabo-portugaise
(Cciap), un forum d’affaires regroupant les
communautés d’affaires algérienne et portugaise. Ce sera le 19 septembre, toujours à
Alger. Le programme du forum prévoit la
tenue d’une séance plénière suivie de rencontres d’affaires directes (B to B) entre les
entreprises algériennes et leurs homologues
portugaises.Toujours en septembre, des opérateurs économiques algériens se déplaceront
en délégation d’hommes d’affaires à Berlin à
l’occasion de la tenue du 3ème Forum économique algéro-allemand sous le thème de
« Partenariat pour une croissance durable ».
Le 26 septembre, cet évènement donnera
de l’élan aux entreprises algériennes souhaitant concrétiser des partenariats économiques lucratifs et structurants. Il s’agit
aussi de créer avec leurs homologues allemandes des projets d’investissement
gagnant-gagnant et bénéficier du transfert de
technologie. La tenue du 3ème Forum économique algéro-allemand sera l’occasion de visites d’entreprises allemandes à Berlin et
Potsdam. Les opérateurs économiques algé-
riens sont intéressés à prendre part à ces évènements. En Allemagne, les entrepreneurs
peuvent même s’inspirer de l’expérience du
pays dans le cadre de l’économie verte et de
l’utilisation d’une énergie propre, l’ère de la
rareté des ressources pétrolières et de la
chute de leur prix à l’international.
D’ailleurs, c’est avec le soutien du bureau
d’Alger de l’allemand GIZ que la Caci organise en collaboration avec l’Agence nationale
des déchets, le Salon international de la récupération et de la valorisation des déchets
industriels (Revade) et qui est dédié à la collecte, au tri, au transport, au traitement, à la
valorisation et au recyclage des déchets
industriels. Le salon Revade se tiendra du 5
au 8 octobre 2016 au Palais des expositions
d’Alger. A rappeler que dans l’objectif de
développer davantage les relations algériennes avec d’autres pays, une importante délégation d’hommes d’affaires et opérateurs économiques algériens se sont rendus à Malte,
en mai dernier. Tous ces déplacements ont
été organisés sous l’égide de la Chambre de
4
commerce dans une perspective de développement continu des relations économiques et
commerciales avec des opérateurs économiques étrangers. Le président de la Caci,
Mohamed Laïd Benamor, avait affirmé que
ces déplacements ont pour but de continuer
les discussions entre les responsables des
autres pays concernant les opportunités d’investissement en Algérie. Les entreprises et
les opérateurs économiques du pays veulent
aussi voir de plus près les opportunités d’affaires offertes par les marchés étrangers.
La Caci a alors programmé des visites et a
prévu l’organisation de forums d’affaires qui
sont suivis par des rencontres B2B et des visites de sites industriels. Ce sont des occasions
de renforcer le partenariat entre les communautés d’affaires à travers les rencontres de
mise en relation d’affaires entre les opérateurs économiques algériens et leurs homologues étrangers sachant malheureusement
que les relations de partenariat entre
l’Algérie et d’autres pays sont très en deçà
A. T.
des potentialités existantes.
De Quoi j’me Mêle
JEUDI 11 AOÛT 2016
L’un des secrets de la sclérose en
plaques percé au CHU de Constantine
C’EST DANS LE CADRE d’une
coopération avec le service de
neurobiologie du CHU de
Constantine, sous la direction du
professeur Hamri Abdelmadjid et le
laboratoire de biochimie, génétique
et biotechnologie végétale, sous la
direction du professeur Khelifi
Douadi, qu’une jeune étudiante a
mis en évidence la présence de
biomarqueurs spécifiques à la
sclérose en plaques, sous le regard
bienveillant de ses deux
encadreurs, le Dr Belil Soraya et le
Dr Benhamada Samia. L’objectif de
l’étude était de mettre en évidence
la présence de biomarqueurs grâce
à l’électrophorèse
monodimensionnelle, en utilisant
des sérums de patients atteints de
la sclérose en plaques et en les
comparant à ceux des témoins
(sujets sains).
Un bus de journalistes
pris pour cible à Rio
UN BUS OFFICIEL transportant des journalistes accrédités aux
JO de Rio a été pris pour cible mardi soir et les autorités
enquêtaient pour déterminer si des balles avaient été tirées de la
célèbre favela «Cité de Dieu». Les organisateurs des Jeux ont
indiqué que deux journalistes avaient été légèrement blessés,
quatre jours après qu’une balle perdue a percé le toit d’un
barnum abritant une salle de presse dans le nord de la ville. Les
journalistes se sont jetés au sol dans le véhicule pour se
protéger après l’explosion de deux vitres. L’organisation
Rio-2016 a indiqué que la police et l’armée étaient mobilisées
sans donner plus d’explications, dans une ville connue pour sa
criminalité endémique. «Nous avons entendu des impacts du
côté droit du bus, deux fenêtres se sont brisées. Un journaliste
du Belarus a été blessé à la main par les bris de verre», a déclaré
à l’AFP Gaston Sainz, journaliste du quotidien argentin
La Nacion.
Les USA ont
armé Daesh
en Afghanistan
TOURISME : OUARGLA SE
RAPPROCHE DES STANDARDS
SEIZE STRUCTURES
touristiques d’une
capacité d’accueil
globale estimée à 3 300
lits sont projetées dans
la wilaya d’Ouargla. Ces
nouvelles structures
(villages de vacances,
hôtels et motels) qui sont
actuellement à différents
taux d’avancement de
leurs chantiers, vont
permettre de renforcer et
de promouvoir les
prestations touristiques à
Ouargla, assurées
actuellement par 27
hôtels, totalisant quelque
1 700 lits. Devant générer
une fois opérationnels
quelque 3 060 emplois,
ces investissements
privés sont localisés
dans les communes
d’Ouargla (5 projets),
Nezla (4), El-Hadjira (3),
Touggourt et HassiMessaoud (2 chacune),
a-t-on fait savoir.
LE PENTAGONE a indiqué
mardi dernier que les soldats
des forces spéciales travaillant
avec leurs partenaires afghans
dans la province de Nangahar
avaient dû abandonner une
partie de leur matériel lorsqu’ils
se sont fait attaquer par des
terroristes du groupe
autoproclamé Etat islamique
(EI/Daesh). Selon le Pentagone,
les troupes américaines,
présentes à un hôpital de
campagne, ont été prises pour
cible par une offensive des
terroristes. «En résultat, cet
hôpital de campagne a été
déplacé vers un endroit plus sûr
et lors du mouvement de
troupes, des équipements ont
été laissés sur place», a
expliqué un porte-parole du
Pentagone, Adam Stump. «Pour
des raisons que l’on comprend
aisément, nous n’avons pas mis
des vies de soldats en danger
pour récupérer ces équipements
avant l’opération d’exfiltration
de cette zone qui avait déjà été
planifiée», a-t-il ajouté.
Le quart des
médecins
français
étrangers sont
algériens
LE TABLEAU DE L’ORDRE des
médecins français recense (année
2014) 54 168 médecins nés dans
un pays européen ou extra, ce qui
représente 19,6% de l’ensemble
des médecins inscrits au tableau
de l’Ordre. A lire la source de ce
rapport : 43,6% des médecins
français étrangers exerçant en
France sont nés au « Petit
Maghreb « ; ce qui fait référence à
l’Algérie (25%), le Maroc (11,5%) et
la Tunisie (7,1%) ; l’origine
géographique des médecins nés en
Europe ou en extra-Europe : les dix
principaux pays (par ordre
décroissant) Algérie 25%,
Allemagne 14,3%, Maroc 11,5%,
Vietnam 3,7%, Tunisie 7,1%,
Belgique 3,2%, Roumanie 7%,
Syrie 3,1%, Liban 4,4%,
Italie/Madagascar 2,4%. 59% des
diplômés algériens ont fait leur
doctorat en Algérie et le reste a fait
ou refait ses diplômes en France.
HOLLANDE À BOUTEFLIKA : «FAISONS BLOC !»
! ZOUHIR MEBARKI
L’ENVERS
DU
DÉCOR
I
C’est la première fois dans la longue histoire entre nos deux pays, qu’un chef d’Etat français déclare
que son pays et l’Algérie font l’objet d’une même menace. Le président Hollande, dans son message
au président Bouteflika, mardi dernier, affirme « ne pas se laisser faire » par le terrorisme.
Il propose à notre président de « faire bloc contre l’ennemi commun ». Un voile se lève…
dentification. Il y a plusieurs groupes terroristes, mais un seul terrorisme.
Du
GIA
à
Daesh
en passant par Al Qaïda et toutes les
autres filiales, le monstre est le même.
Il a commencé à s’illustrer en Algérie
durant toute la décennie des années
1990. Le monde qui n’avait pas encore
saisi la nature de ce fléau a laissé les
Algériens seuls face à leur agresseur.
Après 200 000 morts et des pertes
matérielles considérables, l’Algérie a
fini par prendre le dessus sur le fléau
grâce à l’arrivée à la tête de l’Etat du
président Abdelaziz Bouteflika en
1999. La prise de conscience de
l’Occident sur les moyens et les objectifs de cette multinationale du crime
n’est intervenue qu’après les attentats
du 11 septembre 2001 qui ont détruit
les tours jumelles de New York. Sans
percer, cependant, son organisation ni
sa
véritable
appartenance.
Ou
du moins sans s’interroger sérieusement sur son « ADN ». Pour des raisons
d’une stratégie bien élaborée, le terrorisme s’est faussement drapé de la religion musulmane.
Alors même que ses principales victimes étaient et sont toujours les
populations musulmanes à travers le
monde. A ce jour, en effet, tous les
milieux
politico-médiatiques
en
Occident font semblant d’ignorer que
le terrorisme actuel découle d’un
savant dosage de l’organisation des
sectes et de la mafia. Les sectes par
leur recrutement de personnes vulnérables aptes à être poussées au suicide. Comme celui de la secte du
« Temple du Peuple » de Guyanna en
Amérique du Sud qui a été surmédiatisé et a coûté la vie, en 1978, à plus de
900 membres dont le tiers étaient des
enfants. Ou celui des « Davidiens » qui,
entraînés par leur gourou David
Koresh, périrent en 1993 dans le Texas.
Ou encore ceux de l’ordre du Temple
solaire au Québec en 1994. De « la
porte du paradis » en 1997 aux EtatsUnis. De la secte « pour la restauration
des dix commandements » et le suicide
de centaines de ses membres en
Ouganda en l’an 2000. La liste est longue. Ceci pour la composante. Quant à
la structuration, elle est calquée sur
celle de la mafia dont chacun sait
qu’elle n’est pas seulement italienne,
mais a plusieurs branches réparties
dans plusieurs pays.
Elle se « nourrit » de trafics en tous
genres dont celui de la drogue et le
5
blanchiment d’argent. Le tout par la
violence et la loi du silence. C’est exactement avec ses deux « mélanges » que
fonctionne le terrorisme transfrontalier qui sévit actuellement sur la planète. A cette différence d’y avoir ajouté
le « label » islamiste pour dresser le
monde entier contre l’Islam.
A cette différence aussi que les gourous du terrorisme poursuivent des
objectifs politiques tout en laissant
leurs recrues faire la rapine avant de
les envoyer au casse-pipe. Ce rapide
flash-back était nécessaire pour mieux
comprendre les propos du président
français qui dans son message de
mardi souligne que « ces actes barbares n’ont rien à voir avec l’Islam… (Il
rejette donc) La logique des terroristes
qui ne visent qu’à semer la division et
la haine et veulent prendre les musulmans de France en otage ». Le président s’arrête là. Il ne dit pas pour quels
profits les commanditaires du terrorisme sèment « la division et la haine »
dans les pays qu’ils ciblent.
Mais en procédant par élimination,
il soulève le voile. Il le soulève encore
un peu plus lorsqu’il affirme que « Le
fléau terroriste est notre ennemi commun. L’affronter constitue une priorité
pour nos deux pays. Nous aurons
besoin de travailler davantage ensemble. Je sais l’engagement de votre pays
dans cet objectif ».
Un bon observateur de la vie politique est vite mis dans la voie. Il est
vrai qu’il faut des preuves formelles
pour désigner nommément les commanditaires. L’omerta de la mafia et le
cloisonnement structurel qui bloque
toute remontée jusqu’aux vrais donneurs d’ordres ne simplifient pas la
tâche. Il n’en demeure pas moins que
la question « à qui profite le crime ? »,
placée dans le contexte de globalisation et d’interconnections des conflits,
permet a minima, de chercher dans la
bonne direction.
Surtout si l’on se donne la peine de
« plonger » dans l’histoire contemporaine. Avoir un ennemi commun alors
que toutes les apparences plaidaient
pour le contraire, depuis au moins le
XVIIe siècle, a de quoi surprendre. Les
propos du président Hollande sont
mesurés et choisis avec rigueur. De
quoi donner au message de l’Elysée
une dimension historique!
Z. M.
(zoume6@hotmail.com)
L’Actualité
JEUDI 11 AOÛT 2016
ALORS QUE LES MARIAGES SONT EN RECUL
LES DIVORCES EXPLOSENT
LE COROLLAIRE du dur apprentissage de l’indépendance et de l’autonomie se paye ainsi cash et se solde par l’impressionnant
nombre de 60 000 divorces sur 396 000 mariages.
!
SALIM
BENALIA
I
l est un fait que confirment
les statistiques. Les mariages
sont en net recul en Algérie,
alors que les divorces affolent les
statistiques qui citent, de source
judiciaire, 60 % de cas de séparations.
Ces dernières ont lieu sur
impulsion de la partie masculine
du couple est il confirmé.
Toutefois les autres formes de
ruptures prennent la forme
encouragée par la nouvelle loi, à
savoir le fameux «khoulaâ,» alors
que les situations de désunion par
consentement mutuel sont également légion. A en croire les études qui révèlent cette réalité qui
tend de plus en plus à se banaliser
en Algérie, les motifs qui mettent
fin à l’union conjugale sont essentiellement d’ordre économique et
social, puisque l’on invoque le
chômage et la crise de logement
dans la plupart des cas recensés.
La famille qui était jadis sacralisée et entourée de tous les remparts à même de la prémunir des
dangers, tel le divorce, se voit
aujour-d’hui subir une nouvelle
forme d’existence dans une
Le phénomène du divorce devient inquiétant
société qui accepte désormais le
modèle occidental, c’est-à-dire
l’indépendance du couple et son
détachement,
finalement
consommé, des liens de la grande
famille. Le corollaire du dur
apprentissage de l’indépendance
et de l’autonomie se paye ainsi
cash et se solde par l’impressionnant nombre de 60 000 divorces
sur 396 000 mariages, selon les
derniers éléments communiqués
par l’Office national des statistiques (ONS) et qui attestent que
le phénomène de la désunion
reste
une
donne
sociale
incontournable. Aussi, le mariage
marque-t-il le pas en Algérie,
selon ce même organisme qui
révèle un net recul des unions,
lequel est de l’ordre de 4.5%; ce
phénomène se conjugue à une
hausse des décès et une tendance
au vieillissement de la population,
ajoute la même source qui se
réfère à l’année 2015.
En effet, il est révélé que cette
dernière aura connu un sensible
recul des alliances. L’on ajoute
que les services de l’état civil ont
enregistré 396 000 mariages, avec
en parallèle, une baisse du nombre de divorces comparativement
aux années précédentes, ce qui se
traduit par 60 000 cas de désunions. Ainsi, la moyenne brute des
engagements maritaux s’est soldée par un net repli en 2015 VS
2014. Ce déclin va de 9,88 pour
mille à 9,24 pour mille pour ladite
période. C’est dans ce sillage justement que le rapport de l’ONS
indique que les cas de divorces
relevés par les ser-vices du ministère de la Justice s’évaluent à
60 000 cas, d’où une moyenne
brute de divorce de 1,50 pour
mille. Cette moyenne est le quotient de la division du nombre de
divorces durant l’année par le
nombre d’habitants de la même
S. B.
année.
NÉGOCIATIONS ENTRE LE FRONT POLISARIO ET LE MAROC
Le Conseil de sécurité en appel
LE CONSEIL DE SÉCURITÉ a été interpellé, hier, à partir de Boumerdès où se tient l’université d’été des cadres de la Rasd, pour
« faire pression sur le Maroc pour plus de sérieux dans le règlement de la cause sahraouie ».
! MOHAMED TOUATI
L
e Front Polisario se tient prêt à
reprendre les négociations avec le
Maroc. Mais pas dans n’importe
quelles conditions. Le Maroc qui fait tout
pour les contrarier doit être rappelé à l’ordre. Discuter de bonne foi, ce qui n’a pas
été le cas jusqu’à l’heure actuelle.
Le Conseil de sécurité a donc été interpellé, hier, à partir de Boumerdès où se
tient l’université d’été des cadres de la
Rasd.
Le Conseil de sécurité doit « faire pression sur le Maroc pour plus de sérieux dans
le règlement de la cause sahraouie », a
déclaré le conseiller à la présidence de la
République sahraouie, Lahritani Hocine
hier à partir de Boumerdès (45 km à l’est
d’Alger) où se tient la 7ème université
d’été des cadres de la Rasd.
Le « Conseil de sécurité est appelé à
faire pression sur le Maroc pour plus de
sérieux dans les négociations entre les parties au conflit et le règlement de la cause
sahraouie, conformément à son processus
légitime visant la décolonisation de la dernière colonie en Afrique », a précisé le
responsable sahraoui.
La direction du Front Polisario est
« prête » à recevoir le représentant personnel du SG de l’ONU, Christopher Ross lors
de sa prochaine visite dans la région et à
« coopérer avec lui dans le cadre du processus légitime de décolonisation afin de permettre au peuple sahraoui d’exercer son
droit à l’autodétermination en organisant
un référendum libre et régulier », a-t-il
souligné. Il faut rappeler que dans une lettre adressée au numéro un de
l’Organisation des Nations unies, l’ex- président sahraoui par intérim, Khatri
Addouh, avait plaidé pour la mise en place
d’un plan de pourparlers, directs et de haut
niveau, avec un calendrier défini, entre le
Maroc et le Front Polisario.
«L’ONU est appelée aujourd’hui plus
que jamais à élaborer un plan pour le processus de pourparlers directs, intenses et
de haut niveau entre le Front Polisario et
le Maroc, en présence des acteurs principaux des deux parties, conformément aux
résolutions du Conseil de sécurité de
l’ONU et de l’assemblée générale en vue de
résoudre le conflit du Sahara occidental à
la fin de 2016», avait écrit le dirigeant sah-
raoui dans une missive destinée au SG de
l’ONU dont le but ultime est l’organisation
d’un référendum d’autodétermination. Ce
n’est pas la première fois que le Front
Polisario affiche sa volonté de négocier
pour mettre fin à plus de 40 années d’occupation marocaine, de façon pacifique et
dans le respect de la légalité internationale.
«Alors que nous célébrons la déclaration
historique des Nations unies sur l´octroi de
l´indépendance aux pays et peuples coloniaux...je vous demande de mettre votre
main dans la nôtre pour instaurer une véritable paix et pour un meilleur avenir dans
la région», avait écrit dans une lettre
ouverte, adressée au roi Mohammed VI, le
président sahraoui Mohamed Abdelaziz,
récemment disparu.
M. T.
FACILITER LE QUOTIDIEN DES CITOYENS
L’IMPÉRATIF D’ALLER QUELQUE PART !
D
ans un précédent papier,
nous avons raconté comment nos malades subissent
mille et une bêtises, inventées et
honteusement mises en place par des
gens sans le moindre bon sens, avant
d’obtenir un rendez-vous chez un
médecin spécialiste.
Si nos faux problèmes s’arrêtaient là, nous serions sans doute les
plus heureux sur cette terre. Chez
nous, nous avons « l’impératif de
nous rendre ! ». Eh oui, nous devons
obligatoirement nous rendre quelque
part lorsque nous avons besoin de
quelque chose. Notre conception du
service est si archaïque qu’il est difficile de la dater. Pas même au carbone 14.
Comme dans les années cinquante, nous continuons toujours à
aller payer notre consommation d’électricité à la caisse de l’entreprise
avec ces différences que, dans les
années cinquante, il n’y avait pas
foule devant le guichet et l’on pou-
vait même payer l’agent qui délivrait
la facture si on voulait éviter le
déplacement alors que, de nos jours,
il faut impérativement y aller et
attendre patiemment notre tour.
Comme dans les années quarante, nous continuons à nous rendre
à la banque pour retirer notre argent
ou pour toute autre opération. La
chaîne est de plus en plus longue
devant les guichets et l’attente aussi.
La différence avec les années quarante, c’est qu’il n’y avait pas d’attente et qu’il y avait moins de bruit
alors que les files d’attente dans nos
banques ressemblent à un marché où
l’on entend de tout, à haute voix.
Comme dans les années trente, nous
continuons à nous rendre sur les
lieux pour payer notre consommation d’eau, nous continuons à nous
bousculer les uns les autres devant
les guichets des mairies, bien que
celles-ci ont effectivement fait beaucoup d’efforts pour améliorer les
choses. Mais, « Allah ghaleb », par
coutume ou par entêtement, nous
continuons encore à être obligés de
nous rendre sur place pour retirer un
acte de naissance, une résidence, un
acte de mariage ou un acte de décès.
En fin de compte, nos mairies sont
toujours pleines malgré les énormes
allègements de ces dernières années.
Comme dans les années vingt, nous
continuons à faire la queue devant
les guichets de ce qui était le receveur des contributions diverses, pour
payer nos amendes, nos impôts, nos
taxes ou nos autres pénalités avec
cette différence que les gens de l’époque étaient plus courtois et vous
faisaient volontiers un sourire en
contrepartie. Comme dans le lointain
passé, nous continuons à aller sur
place pour prendre un ticket de
train, un billet d’avion ou pour nous
informer à propos d’un horaire. Nos
agences de voyage nous obligent à
rendre visite à leurs bureaux, nos
avocats à les chercher dans des ruelles parfois mal signalées, nos restau-
6
rants à prendre place à leurs tables
pour connaître le menu et les prix,
nos assurances à patienter de longs
moments pour nous informer quant
à leurs offres etc…, etc. Ailleurs,
dans des pays auxquels nous n’avons
pourtant rien à envier, tout se passe
autrement. Nul n’est plus tenu de se
rendre quelque part. Les gens ne
vont plus aux banques qu’exceptionnellement. Les cartes de paiement et
l
e
s
services « on line » leur évitent les
déplacements inutiles et les attentes
idiotes. Ils ne vont nulle part pour
payer leur consommation d’électricité ou d’eau, pour payer les tranches de leurs crédits, pour effectuer
des transferts, payer leurs taxes ou
leurs amendes, envoyer des mandats… tout se fait « en ligne », tout
s’effectue à partir de chez soi, voire
avec un simple smartphone. Rendre
la vie plus facile aux citoyens est, en
effet, un des objectifs majeurs des
responsables de notre temps. Les
technologies modernes d’information et de communication ont vraiment rendu la vie des gens plus simple et plus facile là où elles ont été
introduites.
Elles n’ont rien de gadgets.
Ailleurs, on fait des réservations de
vol, on retire sa carte d’accès sans
bouger de chez soi. On cherche, on
choisit sa destination pour les prochaines vacances, on effectue les
réservations, on paie et on reçoit la
facture sans bouger de chez soi.
On retire un acte de naissance ou
tout autre papier sans sortir de chez
soi, on achète, on commande… bref
on fait tout ou presque sans jamais
être obligé de rendre impérativement quelque part.
A quand ce sera notre tour de
mettre un pied dans la modernité ?
En tout cas, pas tant que nous continuons à croire et à chanter sur tous
les toits que nous avons développé
notre pays mieux et plus que les
autres.
A.H.
L’Actualité
JEUDI 11 AOÛT 2016
AZROU N THOR OU L’ASCENSION KABYLE
LE PÉLERINAGE DU MONTAGNARD
LORS DES TROIS PREMIERS vendredis d’août, des processions de femmes, d’hommes et d’enfants se retrouvent pour gravir
! ABDENNOUR ABDESSELAM
C
haque été et durant le mois
d’août une gigantesque
manifestation considérée
comme étant le plus grand rendezvous spirituel et culturel de Kabylie
est organisée à tour de rôle par trois
villages que sont : Zoubga, At Atsou
et At Atelli dans le Arch des
At Yellilten. Ainsi lors des trois premiers vendredis d’août des processions de femmes, d’hommes et d’enfants se retrouvent pour gravir le
lieu dit Azrou n Thor (le Rocher de
l’aube) un pic du mont majestueux
du Djurdjura situé sur la ligne de
crête dominant les wilayas de
Bouira, Béjaïa et Tizi Ouzou à plus
de 1400 mètres d’altitude. Toute la
population kabyle résidente en
Kabylie et partout où elle se trouve
en Algérie et à l’étranger accomplit
dans la communion la plus totale ce
véritable pèlerinage qu’il est
convenu maintenant d’appeler l’ascension kabyle. En ce haut lieu d’union, de rencontres, de retrouvailles, d’ouverture et de découverte Azrou n Thor offre des
moments immémoriaux et mémorables à toute une population dont la
tradition remonte très loin dans
l’histoire. Jamais aucun autre
regroupement d’une telle grandeur
n’a eu lieu dans la région. Ce rendez-vous est considéré comme étant
l’événement le plus immense, le
Ph : R. Boudina
le lieudit Azrou n Thor (le Rocher de l’aube) un pic du mont majestueux du Djurdjura
De la joie et de la convivialité sur les cimes du Djurdjura
plus important mais surtout le plus
utile et le plus instructif culturellement, spirituellement et humainement. Une recherche plus approfondie sur ses origines, sa consolidation
et son développement demeurent
nécessaires et indispensables à
réaliser. Mais l’événement réclame
aujourd’hui un réajustement global
et en profondeur au plan aménagement, réorientation des espaces,
conditions phytosanitaires qui laissent à désirer et l’étude d’un pro-
gramme d’animations culturelles
qu’il y a lieu de mettre en adéquation avec la dynamique du temps,
l’évolution des mentalités et les
nouveaux besoins sociologiques.
L’institut d’architecture de l’université Mouloud Mammeri de Tizi
Ouzou ne refusera pas d’entreprendre une étude appropriée selon des
normes pour l’organisation du plan
de masse. Ce sera certainement un
véritable exercice pratique grandeur
nature pour les étudiants qu’il y a
lieu seulement de consulter. Ainsi
seront alors dégagées des zones bien
mieux fonctionnelles et aménagées
pour une utilité publique certaine
comme les parkings, les campings
familiaux, la refonte du théâtre de
verdure, la création de circuits
pédestres, l’aménagement des cuisines, la conception de huttes en toit
de chaume un préau pour la restauration, les sanitaires, un centre de
soins et de secours etc. Le plus
urgent reste l’amélioration du cir-
cuit de l’ascension qui mène aux
bâtisses très vétustes et à grands
risques situées sur le pic même
d’Azrou n Thur. Le programme d’animation tel qu’il se déroule actuellement recèle des insuffisances
criardes.
Il n’y a qu’un geste presque
automatique qui, selon les témoignages recueillis, rend monotone la
sortie. En effet les visiteurs arrivent, stationnent, procèdent à l’offrande en spiritualité, se restaurent
dans une ambiance qui gagnerait à
être améliorée. Intervient ensuite
l’escalade vers le pic montagneux à
travers un accès, comme signalé
plus haut, pour le moins très risqué
malgré la très bonne surveillance
des chargés de la sécurité. D’autre
part sur tout le long du chemin ont
lieu à ciel ouvert des ventes des produits alimentaires exposés aux
poussières et dans des conditions
d’hygiène très défavorables et très
peu sûres pour la santé des visiteurs. La route caillouteuse qui
mène au pic devrait quant à elle être
goudronnée sinon rendu plus praticable. Un tel engouement et enthousiasme de la population kabyle
gagnerait à être exploité à travers
une amélioration globale du service
offert et de l’animation. Cela contribuera grandement à renforcer une
tradition encore unique en son
genre en Kabylie et peut-être même
A. A.
en Algérie.
COLÈRE À MAÂTKAS, BOUZEGUENE, TIGZIRT ET À BOUDJIMA
Ça bouillonne dans les villages
LES VILLAGEOIS d’Ouizgane, dans la daïra de Bouzeguene, ont procédé à la fermeture de la mairie
et du siège de l’ADE pour le même problème.
! KAMEL BOUDJADI
L
es actions de colère causées par le
manque d’eau potable se poursuivent
à travers les communes et les villages
de la wilaya de Tizi Ouzou. C’est au tour des
citoyens du village Siouane situé dans la
commune de Maâtkas de manifester leur
mécontentement. Le recours à l’action a été
rendu nécessaire, expliquent les responsables
du village, par l’absence d’eau potable depuis
plusieurs semaines. Les maintes réclamations introduites au niveau de l’antenne
locale de l’ADE et de la mairie n’ont reçu
aucune réponse, ajoutent-ils. De leur côté, les
responsables se rejettent la balle. Les élus
affirmaient, pour leur part, que le problème
est du ressort des services de l’ADE et de
l’hydraulique, alors que ces derniers font
savoir que la gestion du dossier de l’eau est
du ressort des élus qui connaissent mieux
que quiconque leurs communes respectueu-
ses et ses villages. En fait, le manque d’eau
potable ne concerne pas uniquement le
village Ighil Siouane, mais plusieurs localités
de cette commune. Le siège de l’antenne ADE
et de celui de la mairie ont bien été fermés
par des villageois en colère, il y a une
semaine, pour les mêmes raisons. De l’autre
côté de la wilaya de Tizi Ouzou, au Nord-Est,
ce sont les villageois d’Ouizgane dans la daïra
de Bouzeguene qui ont procédé à la fermeture de la mairie et du siège de l’ADE pour le
même motif. Les habitants de ce petit village
précisent que leurs doléances ont été maintes
fois transmises aux responsables de l’agence
locale sans que pour cela ne soit apportée une
quelconque solution. La gestion de la distribution de l’eau potable est un véritable cassetête pour la wilaya de Tizi Ouzou. Dans beaucoup de communes, les villages souffrent car
ce problème perdure. Pis encore, dans certains cas, le manque d’eau ne pénalise pas
uniquement les ménages mais toute l’activité
économique et commerciale comme c’est bien
le cas dans la ville de Tigzirt. Connue comme
étant une ville touristique par excellence,
cette cité antique souffre de l’absence d’alimentation en eau potable en pleine saison
estivale. Cette situation pénalise gravement
les commerçants de la ville ainsi que leur
clientèle constituée essentiellement d’estivants qui affluent par centaines de milliers
vers ses plages. C’est un véritable point noir
dans la gestion de cette ville qui ne vit que de
la saison estivale. Le manque d’eau potable
s’éternise à Tigzirt depuis plusieurs décennies malgré les incessantes actions de colère
des commerçants qui ont fermé tous les sièges susceptibles de faire entendre leur voix.
Par ailleurs, il convient de signaler que le
manque d’eau dans les robinets de la wilaya
n’est pas dû au manque de débit ou de quantités destinées à la population locale. La
preuve en est quotidiennement donnée par
les énormes fuites d’eau qui se perdent à
cause des pannes des réseaux d’alimentation.
Dans certaines communes comme Boudjima,
7
les quantités perdues qui retournent dans les
rivières dépassent de loin celles qui parviennent aux robinets. Les causes sont multiples.
Dans certains cas, l’ADE rejette la balle, non
sans raison, du côté des services de l’hydraulique pour défaillance dans le réseau d’alimentation. Les élus, quant à eux, accusent
les entreprises réalisatrices des projets d’alimentation en gaz de ville de manque de synchronisation dans leur travail. Souvent les
pertes d’eau sont causées par les travaux de
réfection des routes ou du réseau de gaz de
ville ou de la Sonelgaz. Enfin, notons aussi
que les responsables ont évoqué de prochaines lois à même de juguler ce problème, mais
qui n’ont pas encore vu le jour. Pour le
moment, la seule victime est le citoyen qui
reste sans eau durant les journées caniculaires de l’été. Le rapport de la gendarmerie
confirme d’ailleurs cette tendance au recours
aux actions de colère pour se faire entendre
car, selon les statistiques données, les actions
K. B.
en question ont augmenté de 78%.
Publicité
JEUDI 11 AOÛT 2016
République Algérienne Démocratique et Populaire
Ministère de la Communication
Prix du Président de la République,
du Journaliste Professionnel
Deuxième édition, 22 octobre 2016
« La femme algérienne,
acteur majeur du développement économique et social »
Le Ministère de la Communication annonce le lancement du «Prix du Président de la République, du Journaliste Professionnel», dans
sa deuxième édition, comptant pour l’année 2016, qui sera décerné à l’occasion de la célébration de la Journée nationale de la Presse le
22 octobre 2016.
Ce prix annoncé par Son Excellence Monsieur le Président de la République à l’occasion de la Journée mondiale de la presse le 03
mai 2015, a été institué par décret présidentiel N° 15-133 du 02 Chaâbane 1436 correspondant au 21 mai 2015, en signe de
reconnaissance au valeureux parcours des journalistes Algériens durant la guerre de Libération nationale et d’appui aux efforts des
professionnels de la presse nationale qui contribuent à la promotion du droit du citoyen à une information objective et crédible à travers
la presse écrite, audiovisuelle et électronique.
Objectifs :
- Encourager et promouvoir la production journalistique nationale sous toutes ses formes
- Stimuler l’excellence, la création et la professionnalisation au sein de la presse nationale en instaurant la culture du mérite.
- Récompenser les meilleures œuvres individuelles ou collectives ayant trait à la thématique retenue.
Catégories du prix :
- L’information écrite : article de fond, critique, éditorial, reportage ou enquête.
- L’information télévisuelle : reportages, enquêtes d’investigation, documentaires, bandes d’actualités filmées.
- L’information radiophonique : émission d’information, reportages, et enquêtes.
- La presse électronique : meilleure œuvre d’information diffusée sur le Net.
- L’illustration : photographies, dessins et caricatures de presse publiés par un organe de presse nationale.
Conditions de participation :
- Etre de nationalité Algérienne ;
- Etre titulaire de la carte nationale de journaliste professionnel ;
- Ne pas être membre du jury ;
- Le candidat peut présenter sa candidature à titre individuel ou collectif.
- Le candidat n’est autorisé à participer que dans une seule catégorie et par une seule œuvre, à l’exception du prix d’illustration dont le
nombre peut atteindre dix (10) exemplaires de photographies, dessins ou caricatures de presse.
- Les œuvres présentées doivent faire l’objet de diffusion ou de publication par un organe de presse national durant la période 2015 2016.
Thème du concours : « La femme algérienne, acteur majeur du développement économique et social »
Modalités d’attribution du prix :
Le jury procèdera à la sélection des trois lauréats dans chacune des 05 catégories. Le prix sera décerné à la meilleure œuvre des trois
lauréats. En plus du certificat de mérite, les lauréats des quatre premières catégories bénéficieront d’une récompense financière dont le
montant est fixé comme suit :
- Un million de dinars (1.000.000DA) pour le 1er lauréat
- Cinq cent mille dinars (500.000DA) pour le 2e lauréat
- Trois cent mille dinars (300.000DA) pour le 3e lauréat
Pour la cinquième catégorie, l’auteur de la meilleure illustration bénéficiera d’une récompense financière de l’ordre de cent mille dinars
(100.000 DA).
Dossier de candidature :
Les dossiers de candidatures doivent contenir les documents et pièces qui suivent :
a) Pièces administratives :
- Copie de la carte nationale du journaliste professionnel.
- Copie de la carte nationale d’identité.
- Certificat de nationalité
- Attestation de travail datée de moins de trois mois.
b) Oeuvre objet de participation :
- L’œuvre faisant objet de participation doit être remise dans les conditions et les normes techniques requises.
c) Formulaire de candidature portant ce qui suit :
- Données personnelles sur le candidat ;
- Données relatives à l’œuvre objet de participation ;
- Justificatif de diffusion ou de publication de l’œuvre, signé conjointement par le candidat et la direction du media employeur.
Dépôt des dossiers :
Les dossiers de participation seront adressés au président du jury du Prix du Président de la république du journaliste professionnel,
Ministère de la Communication, avenue des 3 frères Bouaddou, Bir Mourad Raïs, Alger.
- Par voie postale, le cachet de la poste faisant foi,
- Par dépôt au bureau d’ordre général (B.O.G) du Ministère de la Communication
La date limite du dépôt des dossiers est fixée au 1er septembre 2016.
Formulaire de candidature :
Voir le lien de téléchargement sur le site Web du Ministère de la Communication :
http://www.ministerecommunication.gov.dz/fr
L'Expression le 11/08/2016 - ANEP ALGER
8
S ports
OLYMPIQUE LYONNAIS
West Ham met 8 millions
d’euros sur Ghezzal
L’attaquant algérien de l’OL,
Rachid Ghezzal, intéresse
sérieusement les Anglais de West
Ham qui ont émis une proposition
d’achat au club de Lyon avant-hier.
Selon le journal l’Equipe, les
Londoniens ont proposé 8 millions
d’euros pour s’attacher les services
de l’attaquant algérien qui est sous
contrat jusqu’en 2017 avec Lyon,
mais dont il refuse pour le moment
l’offre de prolongation. L’intérêt du
club de Premier League peut
surprendre lorsque l’on sait qu’en
plus de Dimitri Payet, ils ont acheté
cet été Sofiane Feghouli et André
Ayew qui évoluent tous sur les
flancs de l’attaque.
HAVRE AC
Ferhat double passeur
face à Reims
Le Havre a éliminé Reims au
premier tour de la coupe de la
Ligue avant-hier soir en s’imposant
2-5 après avoir été mené 0-1 à la
mi-temps. Au retour des vestiaires,
Dembelé et Mendy vont donner le
tournis à une défense rémoise qui
se cherche depuis le départ de
Mandi. Après avoir égalisé par à la
48e par un csc sur un centre de
Mendy, Ferhat lance Dembelé qui
est fauché dans la surface (51’), il
transforme le penalty, 1-2.
Dembélé ajoute le troisième à la
54e minute avant que Mendy de
nouveau touche un joueur de
Reims qui marque le quatrième
(61e). Après une réduction du
score des locaux, sur un une-deux
avec Ferhat, Fontaine clot le score,
5-1 (66’).
LA LFP A PUBLIÉ LE CALENDRIER
DE LA LIGUE 1
Fin de la phase aller le
24 décembre 2016
La 15e et dernière journée de la
phase aller de la Ligue 1 Mobilis
aura lieu les vendredi 23 et samedi
24 décembre 2016, a annoncé la
Ligue de football professionnel.
Deux journées (1ère et 2e) ont été
programmées au mois d’août,
quatre en septembre, trois au mois
d’octobre, trois en novembre et
trois pour le mois de décembre,
selon le calendrier publié par la
LFP sur son site. Trois journées
complètes sont prévues le même
jour (6e, 13e et 14e), selon le
programme de la LFP qui a
confirmé la tenue de la Supercoupe
d’Algérie entre le MC Alger et
l’USM Alger le 1er novembre 2016.
Un match pour le compte de la
mise à jour de la 2e journée est
programmé pour le samedi 3
septembre. Les 32es de finale de
la coupe d’Algérie 2016/2017 se
joueront les 25 et 26 novembre, les
16es de finale de « Dame coupe »
seront disputés les 16 et 17
décembre, alors que les 8es de
finale ont été programmés pour les
deux derniers jours de l’année (30
et 31 décembre).
LIGUE 1 (1ère JOURNÉE)
Sept matchs fixés
au 20 août
Les rencontres de la 1ère journée
de la Ligue 1 Mobilis se
dérouleront le samedi 20 août à
l’exception du match USM AlgerMO Béjaïa prévu vendredi (19h15)
au stade Omar-Hammadi d’Alger,
selon le programme publié avanthier par Ligue de football
professionnel sur son site. Les
matchs de la journée inaugurale de
Ligue 1 se joueront à des horaires
différents. CS Constantine-ES Sétif
et JS Kabylie-MC Alger seront
retransmis par la télévision
nationale, précise la LFP.
JEUDI 11 AOÛT 2016
ELIMINATOIRES DE LA CAN 2017
IL A RETENU 26 JOUEURS POUR SA PREMIÈRE LISTE
Bennacer et Ferhani : les nouveautés de Rajevac
L’ancien sélectionneur du Ghana a choisi de placer sa confiance dans le même groupe qui avait
participé aux précédents matchs de l’EN sous la houlette de Christian Gourcuff, avec tout de
même des retours et deux nouveautés.
Gourcuff. A noter que les Verts
entameront en octobre prochain un
nouveau challenge important en
qualifications du Mondial 2018,
avec le début de la phase de poules
et un match très important contre
le Cameroun à Blida, le Nigeria et la
Zambie étant les deux autres adversaires de l’Algérie dans le groupe B.
L. M.
! LOUNÈS MEBERBECHE
A
près avoir tenu sa toute première conférence de presse
au mois de juillet dernier où
il a dressé les grandes lignes de sa
politique et ses objectifs avec la
sélection algérienne, le nouveau
sélectionneur des Verts, le Serbe
Milovan Rajevac, a annoncé hier,
via le site officiel de la FAF, sa toute
première liste des joueurs retenus
pour disputer le match face au
Lesotho, comptant pour la 6e journée des éliminatoires de la CAN
2017 au Gabon. Le coach de l’EN a
donc convoqué 26 éléments pour
cette joute officielle mais qui n’aura
aucun enjeu pour les partenaires de
Slimani, étant déjà qualifiés pour ce
tournoi, si ce n’est consolider son
statut de leader de son groupe et
celui du classement de la FIFA pour
la zone Afrique. Ainsi, les Verts
disputeront ce match face au
Lesotho, le 4 septembre prochain à
20h30 au stade Mustapha Tchaker
de Blida sans pression avant de
boucler cette phase des éliminatoires et ensuite se concentrer sur
ceux du Mondial 2018 en Russie.
Pour préparer ce match, un stage
est programmé du 29 août au 6 septembre à Sidi Moussa sous la houlette du nouveau coach national. Ce
dernier a fait confiance aux habitués qui étaient appelés sous l’ère
Christian Gourcuff mais avec tout
de même deux nouveautés. Sur
cette liste des 26 éléments, deux
feront leurs grands débuts chez les
Verts, en l’occurrence le talentueux
jeune d’Arsenal, Ismaël Bennacer,
qui évolue dans l’équipe réserve et
du latéral gauche de la JS Kabylie
Houari Ferhani. Ces deux joueurs
La liste des 26 joueurs:
ont été retenus pour la première
fois. Par ailleurs, plusieurs retours
parmi le groupe de l’EN ont été
enregistrés sur cette liste, à savoir
celui de Liassine Cadamuro qui évolue au Servette Genève (Div. 2,
Suisse), Mehdi Tahrat, qui a quitté
cet été le Paris FC pour le Red Star
(Ligue 2), ajoutés à ceux de Nabil
Bentaleb de Tottenham et Adlène
Guedioura du FC Watford. Pour le
jeune des Gunners, après avoir
réglé son cas auprès de la FIFA, les
responsables de la FAF ont rapidement convoqué le jeune de 18 ans et
devancer ainsi les sélections française et marocaine qui le voulaient à
tout prix. Pour l’autre nouveauté de
Milovan Rajevac, il s’agit du latéral
gauche de la JSK, Ferhani, qui a
brillé lors des matchs de l’EN U23
aux JO 2016 malgré l’élimination.
Ferhani sera très certainement la
future doublure de Faouzi Ghoulam
sur le flanc gauche. Quant au retour
des Bentaleb, Cadamuro, Tahrat et
Guedioura, ils se feront sur le dos
des
Boudebouda,
Khoualed,
Demmou et enfin Bendebka qui
étaient présents lors du dernier
match face aux Seychelles. Pour le
reste de l’effectif, l’ancien sélectionneur du Ghana a choisi de placer sa
confiance dans le même groupe qui
avait participé aux précédents
matchs de l’EN sous Christian
Gardiens de but :
Raïs
Ouhab
M’bolhi
(Antalyaspor), Azzeddine Doukha
(NA Husseïn-Dey), Malik Asselah
(JS Kabylie)
Défenseurs :
Aïssa Mandi (Betis Séville),
Carl Médjani (CD Leganès),
Faouzi Ghoulam (SSC NaplesItalie), Mehdi Zeffane (Stade
Rennais), Hicham Belkaroui (ES
Tunis),
Liassine
Cadamuro
(Servette Genève), Houari Ferhani
(JS Kabylie), Mohamed Khoutir Ziti
(ES Sétif), Jean Mehdi Tahrat (Red
Star)
Milieux de terrain :
Saphir Taïder (Bologne FC),
Nabil Bentaleb (Tottenham), Walid
Mesloub (FC Lorient), Adlène
Guedioura (Watford FC), Yassine
Brahimi (FC Porto-Portugal),
Sofiane Feghouli (West Ham),
Ryad Boudebouz (Montpellier),
Ismaël Bennacer (Arsenal)
Attaquants :
Islam
Slimani
(Sporting
Lisbonne), Hillal El Arabi Soudani
(Dinamo Zagreb), Sofiane Hanni
(RSC Anderlecht), Yassine Benzia
(Lille LOSC), Riyad Mahrez
(Leicester City), Rachid Ghezzal
(Olympique Lyonnais).
L’ES SÉTIF BOUCLE SON STAGE À GAMMARTH
Amrani prévoit les ultimes réglages
Hassan Hammar et Azzedine Arab ont ainsi tenu à marquer de leur présence à Gammarth, un stage
d’avant-saison au terme duquel le coach Amrani a établi un premier bilan globalement satisfaisant.
! BACHIR BOUTEBINA
A
l’instar des ténors qui ont regagné le pays,
ou bien ceux qui sont sur le point de rentrer au bercail à partir de Tunis, c’est au
tour de l’Entente sétifienne de rejoindre Sétif, via
Alger, aujourd’hui à partir de l’aéroport TunisCarthage. Les Ententistes mettent fin à leur
ultime regroupement d’avant-saison effectué à
Gammarth, ponctué par un dernier match amical
livré avant-hier, et perdu face à l’ES Tunis sur le
score de 2 à 0. Un dernier stage précompétitif au
cours duquel le club phare des Hauts-Plateaux de
l’est a séjourné dans la banlieue de la capitale tunisienne, aura été identique à celui de l’ensemble des
ténors de la Ligue 1 Mobilis qui ont fait le choix de
préparer le championnat 2016-2017 en Tunisie.
Abdelkader Amrani qui n’était pas du tout en terre
étrangère, va désormais entamer à partir de
dimanche prochain à Sétif, les ultimes réglages,
notamment en prévision du choc prévu à
Constantine, le 20 de ce mois à 21h contre les
Sanafir de Cirta. Un premier derby de la saison qui
se profile à l’horizon, et qui constituera sans aucun
doute une entrée en matière des plus consistantes
pour l’Entente. Pour preuve, lors du stage de
Gammarth qui vient de prendre fin ce matin, le
coach Amrani a clairement fait savoir à ses joueurs
qu’il exigeait d’eux les points de la victoire contre
le CS Constantine. Côté administration du club, le
président Hammar et son premier assistant, en
l’occurrence Arab, ont fait de leur mieux pour
veiller au grain, en organisant un dîner à
Gammarth, et au cours duquel les deux actuels
principaux responsables de l’Entente, ont surtout
saisi l’occasion pour rassurer les joueurs, quant à
leur argent. Hassan Hammar et Azzedine Arab ont
ainsi tenu à marquer de leur présence à
Gammarth, un stage d’avant-saison au terme
duquel, le coach Amrani a établi un premier bilan,
globalement satisfaisant. Il n’en demeure pas
moins qu’à l’approche du jour J, Abdelkader
Amrani ne va pas manquer de hausser sérieusement le ton. Après le départ vers le MC Oran, de
l’emblématique capitaine Mourad Delhoum,
Amrani sait pertinemment que l’Aigle noir a perdu
un véritable leader de groupe, au sein d’un ténor
réputé de longue date pour son orgueil et surtout
pour son statut. Avec un palmarès des plus étoffés,
le coach Amrani va devoir apporter tout son savoirfaire, pour donner une nouvelle dimension à un
club qui a quelque peu perdu de son légendaire
panache. Le locataire du stade du 8-Mai 1945 n’est
plus invincible, et le public sétifien aura tout intérêt à être derrière son équipe, au lieu de la blâmer
sans cesse. Après avoir perdu gros en phase des
poules de la prestigieuse Ligue des champions, les
Djabou, Bouchar, Hachi, Djahnit, Aroussi, Lamri,
Aït Ouameur, Ziti, Nadji, Boulemdaïs, Tam Bang,
et autres le portier Khédaïria, sont tous désormais
en quête d’un nouveau souffle. L’Entente qui entamera la nouvelle saison dans la peau d’un habituel
prétendant au sacre que lui a ravi l’USM Alger, ne
pourra pas se permettre le luxe de rater le coche,
dès son retour à la compétition officielle. Amrani
l’a d’ailleurs très clairement signifié autour de lui.
B. B.
LE COACH DE LILLE NE COMPTE PAS VRAIMENT SUR LUI
A
Montpellier espère le prêt de Benzia
quelques jours du démarrage
du championnat de France
de Ligue 1, Montpellier n’a
toujours pas bouclé son mercato et
recherche activement une solution
offensive. Le club de Loulou
Nicollin songe ainsi sérieusement à
se faire prêter l’attaquant algérien
de Lille, Yassine Benzia.
L’ex-attaquant de l’OL rejoin-
dra-t-il son compatriote Ryad
Boudebouz ? fort possible, puisque
ces jours-ci, ça s’agite en coulisses
au sein du club de la Paillade qui
devrait connaître des jours assez
animés à quelques encablures de la
reprise du championnat. A la
recherche d’un attaquant supplémentaire, le club du président Louis
Nicollin étudie sérieusement la
11
piste de Benzia (21 ans). Ce n’est
pas un secret, l’attaquant du LOSC
n’est pas une priorité de son entraîneur Frédéric Antonetti et pourrait
donc se voir accorder un bon de sortie sous forme de prêt. Selon une
information du Foot365, l’attaquant
algérien, auteur de cinq buts en
Ligue la saison dernière et sous
contrat avec Lille jusqu’en juin
2019, pourrait obtenir de ses dirigeants après l’élimination précoce
en Europa League. La venue de
Benzia à Montpellier serait assurément bénéfique pour la sélection
nationale avec une association en
club pouvant permettre de parfaire
les automatismes entre deux éléments offensifs talentueux que sont
Boudebouz et Benzia.
S ports
VOILE
Les Algériens
toujours aux
dernières places
Les trois athlètes algériens
engagés dans les épreuves de
voile des Jeux olympiques 2016,
occupent toujours les dernières
positions du classement de leurs
spécialités respectives, à l’issue
de la deuxième journée de
régate disputée avant-hier dans
la baie de Rio de Janeiro. Dans
la spécialité Laser Radial
femmes, Imene-Ouneyssa
Cherif Sahraoui occupe la 37e
et ultime place, loin derrière la
Chinoise Xu Lijia qui domine les
épreuves. Même scénario pour
Hamza Bouras, 36e et bon
dernier dans les épreuves de
RSX messieurs, dominées par
le Britannique Nick Dempsey,
tandis que sa compatriote Katia
Belabbas est 26e dans la même
compétition féminine où plane
l’Italienne Flavia Tartaglini.
Dempsey, leader quasi
intouchable et grand favori pour
le titre, a connu une 3e manche
plus délicate, après avoir
empoché la première de la
journée. Hier soir, les
véliplanchistes étaient au repos,
les catamarans Nacra 17
devaient faire leur entrée, tout
comme les 470 hommes et
femmes. La compétition, qui se
déroule au Maringa Da Gloria
(Rio), se poursuivra jusqu’au 15
août. A rappeler qu’il s’agit de la
première participation de la voile
algérienne à des Jeux
olympiques.
NATATION
(100M NAGE LIBRE)
Sahnoune éliminé
dans les séries
Le nageur algérien Oussama
Sahnoune a été éliminé en
qualifications du 100m nage
libre des Jeux olympiques 2016,
malgré sa victoire lors de la 3e
série, disputée avant-hier dans
le bassin de Rio. Sahnoune,
avec un chrono de 49.20, a
devancé l’Irlandais Ryan Shane
(49.82) et le Biélorusse
Aleksander Nikolov (50.26).
Pour disputer les demi-finales
du 100m nage libre, prévues
dans la nuit de mardi à
mercredi, le chrono de
Sahnoune devait figurer parmi
les 16 meilleurs temps des
8 séries de qualifications. Aux
JO 2016, Sahnoune, seul
nageur algérien en lice, participe
à deux courses, le 100 m et le
50 m nage libre avec l’objectif
d’essayer de décrocher une
place dans une demi-finale du
50m qui reste sa course de
prédilection et où il avait réalisé
les minima A de participation.
NATATION
21e médaille d’or
pour Phelps
Le nageur américain Michael
Phelps s’est adjugé sa 21e
médaille d’or olympique en
gagnant le 4x200 m avec le
relais américain, avant-hier aux
jeux de Rio, un peu plus d’une
heure après avoir décroché en
individuel son 20e titre sur
200 m papillon. Le relais
américain, composé de Conor
Dwyer, Townley Haas, Ryan
Lochte et Phelps, a bouclé la
distance en 7 min et 66/100,
trois secondes devant la
Grande-Bretagne, médaillée
d’argent, et le Japon, médaillé
de bronze. Phelps (31 ans), déjà
l’athlète le plus titré de l’histoire
des JO, compte désormais 25
médailles olympiques tous
métaux confondus.
JEUDI 11 AOÛT 2016
JEUX OLYMPIQUES 2016
PLUSIEURS PUGILISTES ALGÉRIENS SUR LE RING AUJOURD’HUI ET DEMAIN
Benbaziz face à Otgondalai pour le rêve
Outre Benbaziz, Abdelkader Chadi tentera de décrocher une place en quarts de finale au même
titre que Abdelhafid Benchebla et Lyès Abbadi qui feront leur entrée en lice aujourd’hui et demain.
L
e boxeur algérien Reda
Benbaziz s’est brillamment
qualifié pour les quarts de
finale de la catégorie des 60 kg en
dominant le Russe Abdurashidov
Adlane à l’unanimité des juges
(3-0) avant-hier soir au Rio
Centro pour le compte des 8es de
finale du tournoi des Jeux olympiques 2016. Plus d’une année
après leur première confrontation
en WSB, compétition semi-professionnelle, le boxeur algérien a
confirmé sa supériorité contre un
adversaire russe, certes offensif,
mais qui n’a jamais réussi à bousculer Benbaziz serein et dominateur lors des trois rounds. « J’ai
tout donné contre le Russe, je voulais tellement cette victoire, j’ai
bataillé dur lors de ce combat,
Dieu merci j’ai réussi à me qualifier pour les quarts de finale. Je
suis très heureux d’atteindre ce
tour de la compétition, c’est une
belle performance mais je n’ai
encore rien gagné », a déclaré
Benbaziz à l’envoyé spécial de
l’APS à Rio. De son côté, Rabah
Hamadache, l’un des membres du
staff technique de la sélection
algérienne de boxe a estimé que
Benbaziz méritait largement sa
qualification pour les quarts tant
il a dominé le combat de bout en
bout. « Reda a boxé intelligemment, il était supérieur à son
adversaire qui a tenté à plusieurs
reprises des coups irréguliers,
heureusement que l’arbitre a été
vigilant en infligeant un avertissement au boxeur russe pour son
troisième coup de tête », a-t-il
expliqué.
En quarts de finale prévus
demain à 22h (heure algérienne),
Benbaziz affrontera Dorjnyambuu
Otgondalai (Mongolie), qui a
battu de son côté le Néerlandais
Après l’élimination de Bouloudinat, tous les espoirs de la boxe
algérienne reposent sur Benaziz pour une place en demi-finale
Lacruz Enrico dans la catégorie
des 60kg (poids léger).
Pour Hamadache, le boxeur
algérien possède les qualités pour
passer l’écueil de son adversaire.
« Je pense que Benbaziz est bien
armé pour battre son adversaire.
Nous allons visionner son combat
pour mettre en place le dispositif
tactique. L’adversaire de Reda est
un frappeur, donc il faut éviter de
s’approcher de lui », a-t-il estimé.
Benbaziz est le second boxeur
algérien à se qualifier au prochain
tour après Lyès Abbadi qui avait
composté son billet pour les 8es de
finale en battant le Congolais
Ngamissengue Bmpi Annauel
avant-hier. Abbadi sera opposé
demain à 17h30 (heure algérienne)
au
Kazakhstanais
Zhanibek Alimkhanuly pour une
place en quarts de finale dans la
catégorie de 75kg (moyen).
En
revanche,
Chouaïb
Bouloudinat et Keddache Zohir
ont été éliminés dès le premier
tour de la compétition. Par
ailleurs, le pugiliste Abdelkader
Chadi (64 kg/super léger) fera son
entrée en lice aujourd’hui à 16h15
(heure algérienne) face au
Brésilien Joedison Teixeira, âgé
de 22 ans. Chadi tentera de décrocher une place en quarts de finale
au même titre que son compatriote
Abdelhafid
Benchebla
(81 kg/poids mi-lourd) qui sera
opposé aujourd’hui à 17h45
(heure algérienne) au Vénézuélien
Albert Ramon Ramirez pour le
compte des éliminatoires.
BOUYACOUB FERA SON ENTRÉE AUJOURD’HUI (JUDO)
«Gagner une médaille et me retirer»
Considéré comme l’un des meilleurs de sa catégorie, Bouyacoub débutera la compétition contre
Ivan Remarenko, un judoka émirati d’origine russe en 16es de finale.
L
e judoka algérien Lyes Bouyacoub (-1
100
kg) entame aujourd’hui au Carioca Arena
les qualifications du tournoi des Jeux
olympiques de Rio de Janeiro 2016 avec l’ambition de remporter une médaille avant de prendre
sa retraite. « Je veux gagner une médaille olympique avant de mettre un terme à ma carrière
sportive. J’ai bien réfléchi à la question et dans
ma tête c’est quasiment décidé, une médaille et
ce sera la retraite.
Ce sera un difficile défi mais je vais me donner à 200% pour l’atteindre avec l’aide de Dieu »,
a déclaré Bouyacoub qui s’apprête à participer au
rendez-vous olympique pour la première fois de
sa carrière. Considéré comme l’un des meilleurs
de sa catégorie, Bouyacoub débutera la compétition contre Ivan Remarenko, un judoka émirati
d’origine russe en 16es de finale. « Tous les judokas présents à Rio sont de qualité, ce sont les
meilleurs au monde, donc la compétition s’annonce difficile. Je connais bien l’athlète émirati,
ce sera ma première confrontation contre lui .Il
est connu sur le circuit mondial. Je l’ai suivi à
travers la presse et les réseaux sociaux. Il me
connaît et je le connais », a précisé Bouyacoub à
l’APS. Interrogé sur sa forme avant son premier
combat, l’athlète algérien s’est montré confiant
et serein.
« La pression monte crescendo avec l’approche de la compétition, mais grâce à mon expérience, je sais comment gérer ces situations. Tout
va bien pour le moment », a assuré le vicechampion d’Afrique à Tunis-2016.
En prévision des Jeux olympiques de Rio de
JUDO
Benamadi éliminé
en 16es de finale
Le
judoka
algérien
Abderrahmane
Benamadi, a été battu par l’Ouzbek Jarev
Sheryali hier à la salle Carioca Arena à Rio
de Janeiro, quittant dès le premier tour le
tournoi des Jeux olympiques 2016. Dans un
combat équilibré, la qualification est revenue à Sheryali averti une seule fois contre
deux Shido pour Benamadi. Lyès Bouyacoub
(-100 kg), meilleur algérien classé sur le
plan mondial, entame aujourd’hui la compétition en affrontant en seizièmes de finale,
Ivan Remarenko, un judoka émirati d’origine russe. Demain, Tayeb Mohamed Amine
sera opposé au Mongol Battulca Temuulen
en seizièmes de finale de la catégorie de plus
de 100 kg. Asselah Sonia (+78 kg) rencontrera également demain la Chinoise Yu Son
en huitièmes de finale. Pour Houd Zourdani
(-66 kg), premier algérien engagé dimanche,
il a été éliminé en 8e de finale après avoir
perdu son combat face au Mongol,
Davaadorj Tumurkhuleg, vice-champion du
monde de la catégorie. Zourdani avait auparavant passé l’écueil de Kopinsky Yigal
(Surinam) lors d’un combat comptant pour
les 16es de finale.
12
Janeiro, Bouyacoub, à l’instar des quatre autres
judokas algériens qualifiés, a effectué un ultime
stage de préparation à Sao Paulo qui a été « bénéfique », selon lui. « Nous avons effectué un stage
acceptable au Brésil pour maintenir notre forme
et notre poids.
Ça s’est bien passé dans l’ensemble, mais il
faut dire que la préparation des Jeux exige une
planification à moyen et long termes pour permettre à l’athlète d’être au top le jour J », a expliqué Bouyacoub.
Bien que sa mission soit des plus ardues, le
judoka algérien est bien décidé à jouer à fond ses
chances pour décrocher le Graal : « Je veux offrir
à l’Algérie une médaille olympique, j’espère être
à la hauteur de la confiance placée en moi. Je
suis prêt pour le défi. »
ESCRIME (FLEURET DAMES)
Khelfaoui sortie
au premier tour
L’escrimeuse algérienne, Anissa Khelfaoui a été éliminée hier dès son entrée en lice aux 16es de finale de
fleuret féminin individuel des Jeux olympiques de Rio
de Janeiro 2016 en s’inclinant devant la Canadienne
Harvey Eleanor (15-6). Khelfaoui (24 ans), dont il s’agit de la troisième participation aux JO pour après les
éditions de 2008 (Pékin) et 2012 (Londres) n’a pu rivaliser avec la Canadienne âgée de 21 ans, médaillée
d’argent au Championnats du monde (juniors) en
2014 et 2015. L’escrime algérien perd ainsi ses deux
représentants à Rio après l’élimination dès les 32es de
finale de Hamid-Victor Sintès devant le Britannique
Kruse Richard (15-4).
S ports
TENNIS
Serena Williams
éliminée au 3e tour
L’Américaine, numéro un
mondiale et championne
olympique en titre, Serena
Williams a été éliminée au
troisième tour du tournoi
olympique des Jeux de Rio
avant-hier par l’Ukrainienne
Elina Svitolina, 20e mondiale,
en deux sets 6-4, 6-3. Sa
défaite précoce est une énième
surprise dans une compétition
folle où la championne de
Roland-Garros, l’Espagnole
Garbiñe Muguruza, a aussi été
éliminée au troisième tour en
s’inclinant lourdement (6-1, 6-1)
face à la Portoricaine Monica
Puig quelques heures plus tôt.
Ajoutée au faux pas d’entrée en
simple du numéro un mondial
Novak Djokovic et aux forfaits
avant le tournoi des Suisses
Roger Federer (genou) et Stan
Wawrinka (dos), les têtes
d’affiche se font de plus en plus
rares à Rio. Il reste l’Espagnol
Rafael Nadal et le Britannique
Andy Murray, tenant du titre
chez les messieurs, qui ont
rallié le troisième tour sans trop
de difficultés plus tôt dans la
journée.
CYCLISME (CONTRELA-MONTRE)
3e sacre olympique
pour Armstrong
L’Américaine Kristin Armstrong
a décroché son troisième titre
olympique dans le contre-lamontre, en remportant hier la
course disputée sur le parcours
de Pontal à Rio De Janeiro.
Armstrong (43 ans), la plus
âgée des championnes
olympiques de cyclisme, s’était
déjà imposée en 2008 et 2012.
A Rio, l’Américaine a battu la
Russe Olga Zabelinskaya de 5
secondes et la Néerlandaise
Anna van der Breggen de 11
secondes au terme des 29,7
kilomètres d’un parcours rendu
très glissant par la pluie.
Armstrong, pointée à 2
secondes de Zabelinskaya au
deuxième pointage
intermédiaire (km 19,7), a tout
donné dans le final. Chavirée
de bonheur, elle s’est effondrée
sur la chaussée mouillée après
la ligne.
BOXE-DOPAGE
L’Irlandais O’Reilly
exclu des Jeux
Le boxeur irlandais Michael
O’Reilly, dont un contrôle positif
avait été révélé la veille de la
cérémonie d’ouverture des
2016, a été exclu de la
délégation irlandaise hier, a
annoncé le Comité olympique
irlandais (OCI). « L’OCI
confirme que Michael O’Reilly
ne conteste plus la suspension
provisoire qui lui était imposée
depuis le 4 août 2016 et qu’il ne
prendra pas part aux Jeux
olympiques de Rio », a écrit
l’OCI dans un communiqué
avant-hier soir. O’Reilly (23
ans), qui avait remporté les
Jeux européens 2015 dans la
catégorie des poids moyens,
devait débuter la compétition
olympique vendredi contre le
Mexicain Misael Rodriguez. Ce
dernier bénéficie donc d’un
forfait pour passer au tour
suivant. A la veille des Jeux, la
Fédération irlandaise de boxe
avait suspendu provisoirement
le boxeur, médaillé de bronze
aux Mondiaux 2015, à la suite
de la notification d’un contrôle
positif par Sport Ireland,
l’instance qui chapeaute le
sport en République d’Irlande.
JEUDI 11 AOÛT 2016
JEUX OLYMPIQUES 2016
IL SERA ALIGNÉ DEMAIN SUR LE 800 M ET LUNDI SUR LE 1 500 M
Makhloufi un appétit en or
Trois des 15 athlètes de la sélection nationale d’athlétisme engagés à Rio, effectueront
leur entrée en lice demain, il s’agit de Mohamed Belferar, Yacine Hethat (800m) qui concourront
aux côtés de Makhloufi.
! SAÏD MEKKI
I
l faut juste préciser d’emblée
que pour l’Algérie, l’athlétisme
est la discipline qui a réussi à
qualifier le plus grand nombre
d’athlètes (15).
Les espoirs de podium reposent
sur Taoufik Makhloufi (1500m) et
Larbi Bouraâda (décathlon).
Ensuite, il est important de
noter que la délégation algérienne
s’est complétée mercredi dernier
avec l’arrivée de la dernière qualifiée la marathonienne Souad Aït
Salem, alors que la veille on avait
enregistré l’arrivée de Salim
Keddar, qualifié sur le 1 500m, en
provenance de Paris après un stage
de longue durée à Font-Romeu en
France en compagnie de Taoufik
Makhloufi, le champion olympique
en titre du 1 500m à Londres.
L’athlétisme algérien est représenté aux Jeux olympiques de Rio
de Janeiro par 15 athlètes dont
trois dames.
Les épreuves débuteront donc
demain au stade olympique JoaoHavelange avec l’entrée en lice de
nos deux athlètes Beklferar et
Hethat sur le 800m. Le sprinter
algérien Amine Belferar a réalisé le
9 juin dernier à Barcelone les
minima de cette distance le 800m
des championnats d’Afrique d’athlétisme et des Jeux olympiques
2016 à Rio de Janeiro (Brésil).
Engagé sur le 800m du critérium
Josep Campmanay à Barcelone
(Espagne), Belferar s’est adjugé la
deuxième place de la course avec
un chrono de 1:45.63 juste derrière
le vainqueur, l’Egyptien Mohamed
Hammouda Mohamed (1:44.55).
De son côté, le coureur algérien
Yacine Hathat a réussi à arracher
les minima des Jeux olympiques de
Rio de l’épreuve du 800 m, le 1er
juillet dernier au meeting de
Barcelone (Espagne). Hathat a terminé la course à la 2e place avec un
chrono de 1:45.00 devant le
Britannique Michael Rimmer
(1:44.93).
Outre Yacine Hathat, la course
a enregistré la participation d’un
autre athlète algérien : Amine
Belfarar qui a couvert la distance
en 1:45.01, confirmant ainsi les
minima qu’il a déjà enregistrés
auparavant.
Ainsi donc, l’entraîneur de
Yacine Hathat et Mohamed Amine
Belfarar a estimé à ce moment-là
que les deux athlètes méritent leur
qualification qui résulte de tout le
travail qu’ils ont effectué.
« La qualification de Yacine
Hathat et la confirmation de
Mohamed Amine Belfarar des
minima sur le 800 m des JO 2016
sont le fruit d’un travail de longue
haleine », avait alors déclaré leur
Le champion olympique sera engagé sur la course du 800m demain aux côtés de Belferar et Hethat
entraîneur Amar Benida. « J’ai
toujours cru en les qualités de
Hathat et Belfarar. Avec ces deux
athlètes, on a travaillé durement
cette saison avec de longs stages
dont quelques-uns à l’étranger », a
souligné M. Benida, qui a salué le
soutien de la fédération, notamment dans les moments difficiles.
Interrogé sur les chances de
Hathat et Belfarar à Rio, l’entraîneur Benida a assuré qu’ils « iront
à Rio pour défendre dignement les
couleurs nationales, surtout, après
tant de sacrifices. Il faut aussi
savoir que les deux athlètes qui
n’ont pas de club s’entraînaient
durement pour être prêts à ces joutes olympiques dont rêve de participer tout athlète.
Concernant les deux athlètes
sur lesquels reposent les chances
de podium de l’athlétisme algérien
à savoir Taoufik Makhloufi et
Larbi Bouraâda (décathlon), leur
entrée en lice est prévue, respectivement, demain et mercredi prochain.
En effet, indécis quant au choix
de s’aligner sur le 800m ou le
1 500m à Rio, le champion olympique algérien Taoufik Makhloufi a
finalement pris sa décision hier
matin en concertation avec son
entraîneur et les responsables de
sa fédération. Il s’alignera au final
sur les deux épreuves. Makhloufi
débutera les JO en s’engageant sur
le 800m demain tout en maintenant son engagement pour l’épreuve du 1 500m dont les séries
débutent le lundi 15 août. Triple
champion d’Algérie, champion
d’Afrique du 800m, et surtout
champion olympique du 1 500m en
2012, Makhloufi tentera de décrocher une médaille sur ces deux
épreuves qu’il affectionne.
D’autre part et aux dernières
nouvelles, les athlètes présents à
Rio se préparent dans une grande
sérénité. « Nos athlètes se préparent dans de très bonnes conditions
animées par une solidarité et dans
une totale sérénité » a indiqué
Amar Bénida.
Le groupe des techniciens dépêché à Rio veille au grain et coor-
donne et supervise les entraînements de tout un chacun, selon M.
Benida qui a précisé que « le
groupe bénéficie de très bonnes
conditions d’hébergement, de restauration et de transport. Le technicien a rassuré que tous les athlètes se portent très bien et qu’aucune blessure n’a été signalée.
Quant à la première femme qui
sera en lice, et il s’agit d’Amina
Bettiche, elle sera en piste samedi
prochain sur le 3 000m steeple
(voir programme complet ci-dessous).
S. M.
Programme complet des Algériens
Demain à 14h10:
Mohamed El Amine Belferar et Yacine Hethat (800 m série)
Samedi 13 août à 14h05 :
Amina Bettiche (3000 m steeple-série)
Dimanche 14 août à 13h30 :
Souad Aït Salem et Kenza Dahmani (marathon finale)
Lundi 15 août à 14h25 :
Ali Messaoudi et Bilal Tabti et Hichem Bouchicha (3000 m steeple série)
Abdelmalik Lahoulou et Miloud Rahmani (400 m haies à 15h35)
Mardi 16 août à 14h30 :
Taoufik Makhloufi et Salim Keddar (1500 m)
Mercredi 17 août :
Larbi Bouraâda (décathlon: 100 m à 13h30, longueur à 14h35, poids à
16h15, hauteur à 21h45)
Jeudi 18 août :
Larbi Bouraâda (décathlon: 400 m à 1h20, 110 m haies à 13h30, disque
à 14h25 ou à 15h40, perche à 17h25, javelot à 22h35 ou 23h45
Vendredi 19 août :
Larbi Bouraâda (décathlon: 1500 m 1h45)
Dimanche 21 août à 13h30:
El Hadi Laameuch et Hakim Sadi (marathon).
IL COMBATTRA VARGAS EN NOVEMBRE
Un ultime défi pour Pacquiao avant la retraite
L
’icône philippine de la boxe Manny
Pacquiao, récemment élu sénateur dans
l’archipel, a confirmé hier qu’il allait
sortir de sa retraite sportive pour combattre en
novembre le champion WBO des welters Jessie
Vargas.
L’octuple champion du monde, âgé de 37
ans, a fait cette annonce au lendemain d’une
rencontre à Manille avec le promoteur américain Bob Arum.
« Oui le combat aura lieu. J’ai accepté un
combat le 5 novembre contre le champion en
titre WBO des welters Jessie Vargas », a
déclaré le boxeur philippin dans un communiqué à l’AFP.
« La boxe est ma passion. Cela me manque
de ne plus être dans la salle de sport et sur le
ring. » Après avoir battu en avril l’Américain
Timothy Bradley, Pacquiao avait pris sa
retraite pour se consacrer à la politique.
Jusqu’alors membre de la chambre des représentants, le jeune retraité s’était fait élire en
mai au Sénat. Mais avant même son investiture, il s’était montré ouvert à l’idée de remonter sur le ring.
« La boxe est ma principale source de reve-
13
nus. Je ne peux pas compter que sur mon
salaire de responsable public », a-t-il expliqué
dans le communiqué.
« Je viens en aide à la famille de ma femme
et à ma propre famille. Beaucoup de gens viennent me demander de l’aide et je ne peux pas
les ignorer. »
Vargas, 27 ans, s’est emparé du titre WBO
vacant le 5 mars à Washington, grâce à sa victoire contre Sadam Ali.
L’Américain d’origine mexicaine affiche 27
victoires, dont 10 avant la limite, et une défaite
à son compteur.
S ports
JEUDI 11 AOÛT 2016
MONTPELLIER
Boudebouz confirme l’intérêt de la Lazio de Rome
L
e milieu international algérien de
Montpellier Ryad Boudebouz a
confirmé l’intérêt porté pour ses
services par la Lazio de Rome, qualifiant de
« flatteur » d’être dans le viseur d’un
« grand club ». « Effectivement, il y a des
contacts avec certains clubs dont la Lazio de
Rome qui a discuté avec mon agent. C’est
flatteur d’être convoité par un grand club
comme la Lazio, cela prouve que j’ai réalisé
une belle saison », a indiqué Boudebouz à la
chaîne BeIN Sports. Le joueur algérien s’est
fortement distingué avec le club de l’Hérault
la saison dernière en inscrivant 2 buts et distillant surtout 12 passes décisives, terminant l’exercice à la troisième place au clas-
sement des passeurs derrière l’Argentin
Angel Di Maria (18 passes) et Zlatan
Ibrahimovic (13 passes) qui portait les couleurs du PSG avant de rejoindre cet été
Manchester United. « Si un accord était
trouvé à propos d’un éventuel transfert au
club romain, je serais heureux, ce sera une
belle occasion pour moi de franchir un nou-
ARSENAL AURAIT OFFERT
35 MILLIONS D’EUROS
Leicester pas près
de lâcher Mahrez
L’insistance des supporters auraitelle fait fléchir Arsène Wenger !
Quoi qu’il en soit, le club
londonien aurait fait une offre pour
s’attacher les services de
l’international algérien Riyad
Mahrez. Selon les derniers échos,
Arsenal a formulé une offre de 35
millions d’euros pour s’attacher les
services de l’ailier de Leicester.
Une offre repoussée directement
par le champion d’Angleterre.
Alors qu’il a été aperçu dans un
hôtel londonien hier soir, Mahrez
veut jouer pour les Gunners, son
agent est actuellement à Leicester
pour tenter de débloquer la
situation et même si Ranieri a
affirmé hier matin que son joueur
ne bougerait pas, il semble
maintenant évident que Mahrez
devrait évoluer sous d’autres
cieux d’ici la fin du moins. Arsenal
serait déjà en train de formuler
une nouvelle offre pour infléchir la
décision des dirigeants des
Foxes.
SWANSEA VEUT L’ALGÉRIEN
POUR 20 MILLIONS D’EUROS
Le Sporting veut 30
millions d’euros pour
Slimani
Le Sporting Lisbonne, vicechampion de Portugal, a refusé
une offre de 20 millions d’euros
émanant de Swansea City, pour
bénéficier des services de
l’attaquant algérien Islam Slimani,
a indiqué hier le journal Ojogo. Lié
encore pour deux autres saisons
de contrat avec le Sporting,
Slimani est annoncé sur le départ
depuis le début du mercato
estival. Mais la direction du club
lisboète a affiché son intention de
garder son joueur, tout en fixant à
30 millions d’euros le prix de sa
libération. L’agent de Slimani avait
déclaré récemment que son
poulain disposait de trois offres de
clubs européens sans pour autant
dévoiler leurs noms.
AS MONACO
Bahlouli écarté de la
Ligue des champions
Le Franco-Algérien Farès
Bahlouli, sociétaire de l’AS
Monaco, n’affrontera pas Villarreal
(aller le 17 août en Espagne et
retour le 23 au stade Louis-II)
dans le cadre des barrages de la
Ligue des champions d’Europe, a
rapporté le site du club de Ligue 1
française. Bahlouli (21 ans) a été
écarté de la liste pour le match de
Villarreal, même s’il faisait partie
du groupe de Monaco qui avait
éliminé Fenerbahçe dans le cadre
du troisième tour préliminaire de
la Ligue des champions. Le staff
technique monégasque a modifié
légèrement cette liste et c’est le
Franco-Algérien, seul, qui a été
remplacé. Leonardo Jardim a
préféré le champion d’Europe, le
milieu portugais Joao Moutinho,
qui a fait son retour à la Turbie
cette semaine, conclut la même
source.
14
veau cap dans ma carrière », a ajouté le
joueur algérien qui a également fait part de
l’intérêt du club espagnol du Celta Vigo.
« Même si je venais à rester à Montpellier, ça
ne me dérange pas, je me sens bien ici. Dans
le cas de contacts officiels, je dois absolument bien réfléchir à propos de mon avenir»,
a-t-il conclu.
Analyse
JEUDI 11 AOÛT 2016
LES ÉLITES ARABES OCCIDENTALISÉES
Le logiciel de la soumission intellectuelle en action
« L’Europe ne dit pas ce qu’elle fait ;
elle ne fait pas ce qu’elle dit. Elle dit
ce qu’elle ne fait pas ; elle fait ce
qu’elle ne dit pas. Cette Europe qu’on
nous construit, c’est une Europe en
trompe-l’œil. »
Pierre Bourdieu.
! PROFESSEUR
CHEMS EDDINE CHITOUR*
L
a haine de soi c’est ainsi que l’on peut
qualifier les positions à géométrie
variable des élites arabes installées
confortablement en Occident et sommées de réagir selon un deal invisible,
non écrit pour gloser et pis encore pour porter
atteinte d’une façon ou d’une autre à leur paléoidentité arabe, voire religieuse. Régulièrement, ils
écrivent sur commande pour faire allégeance et
d’une certaine façon faire partie de ce qu’on
appelle les bons Arabes éclairés par les
« Lumières » comme au bon vieux temps des
colonies. Ce qui me fait réagir est l’hallali à cause
de tueurs qui ont endeuillé la France en 20152016, notamment l’attentat abject de Nice. Le
courage de ces bons Arabes ne va pas jusqu’à –
au-delà de la compassion tout à fait naturelle- tenter de décrire les prémices de ces attentats et dire
à la face du monde et en pleine conscience qu’il
n’y a pas de fumée sans feu. Rien de tout cela,
nos brillants intellectuels autoproclamés font
assaut d’allégeance. Il y a ceux qui comparent les
terroristes aux icônes de la révolution algérienne,
rien que cela ! Il y a ceux qui font dans la haine
de soi en chargeant les Arabes et les musulmans
– ils s’oublient au passage- de psychopathes par
qui Cologne est arrivée. Il y a aussi ceux qui intiment aux Arabes à bien se tenir – comme l’avait
fait Roger Cukierman président du Crif suite aux
élections gagnées par Jean-Marie Le Pen- sinon ils
auraient vocation à quitter ce beau pays qu’est la
France, mettant dans le même sac pour les
besoins de la cause son propre vécu d’émigré et
la situation de Français musulmans nés sur le sol
français et pour qui la France est leur patrie. Il
y a encore ceux qui s’attaquent d’une façon violente aux fondements de l’islam traitant cette religion de fascisme vert comme le proclame le prophète paléo-égyptien installé confortablement et
courageusement en Allemagne avec une panzer
division pour le protéger. Il y a enfin l’intellectuel
lisse sans aspérités qui prône un Islam de salon
laïco-compatible qui veut gagner sur tous les
fronts, qui dans la plus pure tradition du y a-qu’à,
à distance, naturellement fait injonction pour sortir de la glaciation actuelle.
A contrario je rapporterai aussi la position
scientifiquement honnête d’un intellectuel de
notre point de vue autrement plus articulé, plus
fécond dans la droite ligne des Feraoun,
Mammeri, Dib, mais qui n’est pas en odeur de
sainteté par les biens-pensants en France, ce qui
lui ferme toutes les portes des Goncourt et autres
hochets inventés par la doxa occidentale pour
dociliser ses élites, mais qui lui ouvre plus que
jamais droit à la reconnaissance des sans-voix
Que deviennent les Français lambda nés musulmans pratiquants ou non, mais tous dans le
même sac par un martelage des médias à qui on
dit qu’on est en guerre sous-entendu contre
vous ? Et que vous n’en faites pas assez pour
mériter d’être français. Ils ont beau faire assaut de
bonne volonté et aller prier d’une façon naturelle
dans les églises par compassion, il n’empêche
qu’ils sont marqués au rouge et leur avenir est
sombre. Ils ne peuvent éviter qu’à leur encontre
les amalgames seront légion.
Religions et «idéologies meurtrières»
Dans un écrit objectif et cohérent, Henri Tinq
explique que les religions du « Livre ont le même
soubassement ; l’extrémisme musulman, n’est
donc pas une singularité ». Nous l’écoutons :
« Dans les pays arabes, les rêves de liberté et de
démocratie ont sombré dans le terrorisme islamiste le plus barbare. En réseau ou isolés, de jeunes djihadistes puisent dans la lettre du Coran
une irrépressible haine de soi et des Autres. Le
plus souvent réduites –très injustement– à leurs
expressions fanatiques, les religions «monothéistes», improprement appelées «religions du Livre»,
à distinguer de l’hindouisme et du bouddhisme
qui ont aussi leurs extrémistes, sont réunies sur le
même banc d’infamie. On verra que si le «sacré»
a toujours produit de la violence, de tout temps
aussi, l’homme a instrumentalisé le «sacré» pour
justifier et légitimer sa propre violence. Les «guerres saintes» n’ont jamais eu d’autre but que de
mobiliser les ressources spirituelles pour une prétendue noble cause… » (1)
Des artifices pour dociliser les élites
La responsabilité des Occidentaux
Le soir même de l’attaque de Nice, les avions
français bombardaient Daesh en Syrie. Résultat :
plus de 150 morts civils ; la Syrie a protesté en
vain au Conseil de sécurité. Les médias français
ont naturellement zappé cela, les enfants les
femmes syriens ne méritent pas de compassion.
Mieux que cela, on déclare que Djebhet Nosra
qui « faisait du bon bouleau » est terroriste mais
les Occidentaux continuent à soutenir les mouvements terroristes à Alep, l’Occident fait sa
guerre dans le silence, presque honteusement.
Les grands médias tentent bien d’applaudir les
petits exploits des terroristes, mais seulement du
bout des lèvres. Ils ne peuvent pas s’en empêcher, mais ne peuvent pas non plus encenser trop
ouvertement ceux que leurs gouvernements ont
condamnés officiellement comme responsables
des attentats de Nice, (…) Les deux programmes,
L’islamophobie dans le monde occidental d’un
côté, et la conquête du Levant de l’autre, ne semblent plus vouloir fonctionner sans couacs. » (2)
Les allégeances coupables
Tahar Ben Djelloun s’est fendu d’un texte
dans Le Monde du 30 juillet. Il demande en gros
aux musulmans de se tenir à carreau ou de faire
leurs valises. Dans une réponse percutante, l’écrivain Mabrouck Rachedi répond à la lettre de
Tahar ben Jelloun qui fait injonction aux musulmans de rentrer dans le moule ou de rentrer chez
eux même s’ils sont nés en France. Il écrit : «
Dans Le Monde daté du samedi 30 juillet, Tahar
Ben Jelloun écrit une lettre aux musulmans.
M. Ben Jelloun souhaite dégager L’islam des griffes de Daesh. Le véritable échec serait dans une
absence de réaction des citoyens français, en particulier musulmans : la mobilisation, des musulmans et autres, je la vois tous les jours autour de
moi. Certains sont plus visibles que d’autres : tout
le monde n’a pas la chance d’avoir accès à des
tribunes médiatiques comme M. Ben Jelloun,
M. Ben Jelloun énumère la liste des devoirs des
musulmans dont le premier : « Nous devons
renoncer à tous les signes provocants d’appartenance à la religion de Mahomet. Nous n’avons
pas besoin de couvrir nos femmes comme des
fantômes noirs qui font peur aux enfants dans la
rue. » M. Ben Jelloun va plus loin : « Nous n’avons pas le droit de laisser faire des criminels qui
ont décidé que leur vie n’a plus d’importance et
qu’ils l’offrent à Daesh. » Est-ce à dire que
« nous » laissons faire des criminels ? L’accusation
de passivité est non seulement injuste, mais aussi
dangereuse, parce qu’elle rend les musulmans
responsables d’actes dont M. Ben Jelloun reconnaît qu’ils sont aussi parmi les victimes. Si
« nous » regardions passivement ce qui se trame
devant nous, « nous » serions déjà complices de
ces assassins. M. Ben Jelloun finit sa lettre par
« sinon il ne nous restera plus qu’à faire nos valises et retourner dans le pays natal ». J’ai peur que
M. Ben Jelloun emprunte aux discours de certains
partis politiques peu fréquentables. Faut-il lui rappeler que des millions de musulmans sont nés en
France ? Mon pays natal, c’est la France. Je
réponds à M. Ben Jelloun en tant que Français
(…) » (3)
Le texte de Ben Jelloun me rappelle les
contorsions d’un autre intellectuel maghrébin
Abdelwahab Meddeb qui a été décoré par Ben
Ali et qui devint révolutionnaire en 2011 quand
le vent a tourné. Alain Gresh nous en parle :
« ( ;..) Ce qui est frappant dans l’ouvrage, c’est sa
«pudeur» concernant ses positions sur le régime
de Ben Ali. Dans son ouvrage Contre-prêches (2006), il consacre une chronique à la
Tunisie : « Lorsqu’on se promène à Tunis dans
16
cette atmosphère d’amitié entre les sexes, on se
dit que la solution est simple, que le remède à la
maladie [de L’islam] est à portée de main, (…)
Mais on se demande aussi pourquoi l’exemple
tunisien n’est pas davantage connu, pourquoi il
ne constitue pas une référence (sic), pourquoi il
ne s’érige pas lui-même en modèle (re-sic). Dans
son best-seller, La Maladie de l’islam,
Abdelwahab Meddeb se livre ainsi à un véritable
hymne à la Tunisie sous le Protectorat français,
« Il faut le reconnaître, le modèle européen dans
lequel j’ai grandi, celui qui émane des Lumières
françaises et qui m’a formé, à travers un enseignement franco-arabe, n’est plus attractif. […] J’ai
assisté dans mon enfance (dans les années 1950),
dans cette citadelle de l’islam qu’est la médina de
Tunis, au dévoilement des femmes au nom de
l’occidentalisation et de la modernité ; cela a
concerné les femmes, les filles et les sœurs des
docteurs de la Loi qui tenaient chaire dans la
millénaire université théologique de la
Zitouna » Cette célébration de “l’islam des
Lumières” pense Geisser, ( cité par Alain Gresh)
évoque parfois les accents fortement assimilationnistes de certaines élites indigènes profrançaises pendant la période coloniale. Abdelwahab
Meddeb n’hésite pas à se réclamer ouvertement
du penseur nationaliste Ernest Renan :«C’est ce
désir qui m’a fait choisir la communauté française, où je continue d’entretenir ma généalogie
islamique et de la croiser avec mon autre généalogie européenne. Ainsi l’hérité et le choisi se
combinent à l’intérieur d’un seul et même être.»
(4)
Jacques Marie –Bourget analysant le texte
infâme de Kamel Daoud sur la propension des
Arabes, dont il fait partie, à être des psychopathes
s’oubliant au passage et que c’est la nature
humaine qu’il devrait insulter en général écrit : «
Toute la France qui pense bien est tombée amoureuse de Kamel Daoud, un Algérien qui a le courage d’écrire la vérité sur les Arabes et autres
musulmans. C’est-à-dire que ces êtres humains
sont à vomir, la lie de la terre. Ahmed Bensaâda,
dans son livre «Cologne contre-enquête» nous
montre le visage du vrai Daoud, ennemi des
Palestiniens et lui-même ancien barbu. Cet essai
est remarquable. (…), un nommé Kamel Daoud
va être recyclé par les élites de Paris qui en fait
une tête de gondole. Voilà un nouveau héros,
martyr d’une fatwa en peau de lapin. Après avoir
été lui-même, jusqu’au moment de la fondation
du Front islamique du salut, un barbu affirmé, il
dit qu’il n’y pouvait rien, qu’à l’époque il n’a pas
vu s’organiser les « fascistes » verts, (…) Voilà le
livre d’Ahmed Bensaâda. Il nous dit que, même
pour l’incurable athée que je suis, insulter des
peuples au nom de leur religion supposée est un
crime. (5)
La réalité des choses.
On le voit, les auteurs cités – il y en a
d’autres !- n’essaient pas de comprendre les raisons premières. A la place de ce syndrome autoculpabilisant, je préfère les mots de Rachid
Boudjedra sur les prémices de cette anomie mondiale. Nous l’écoutons : « Après la défaite de l’armée nationale afghane, soutenue par l’armée
soviétique appelée en renfort par le président
Najibullah au milieu des années 1980, l’armée
américaine va s’installer en Afghanistan pour
chasser les taliban. Rambo est arrivé ! Mais, après
trente ans de guerre, le résultat américain est égal
à zéro. Et c’est de l’Afghanistan des taliban et
avec les dollars saoudiens que les terroristes algériens, formés à tuer à Kaboul et à Peshawar, ont
déferlé sur l’Algérie dès le début des
années 1990. L’Algérie a été ainsi le premier pays
à être le laboratoire de la CIA et du roi d’Arabie
pour mettre à l’épreuve cette arme nouvelle, le
terrorisme islamiste. L’Algérie, durant dix ans, a
été le premier pays à être dévasté par le terrorisme, dans l’indifférence des puissances occidentales, la France à leur tête. C’était l’époque de
Mitterrand qui a cru prendre sa revanche sur
l’Algérie qui a défait la France en 1962. Ce sont
ses services qui ont créé la fable du « Qui-tue-qui
? », qui ont innocenté les islamistes pour affirmer
et aboyer pendant une dizaine d’années que les
coupables des crimes atroces commis par les terroristes algériens étaient l’œuvre de l’armée algérienne. Aujourd’hui, Mitterrand est mort, le terrorisme islamiste aussi (en Algérie), mais il s’est
propagé en Europe et aux États-Unis. Et nous ne
disons pas : « Qui tue qui ? » Et nous ne nous
réjouissons pas de ces massacres odieux parce
que nous disons que l’Occident avec son Otan,
sa CIA et ses États-Unis, a semé et sème les guerres partout (la haine d’un Hollande contre Bachar
Al Assad est de l’ordre pathologique !) et depuis
toujours. Et il ne fait que récolter une énorme
tempête. Ce sont les pouvoirs politiques occidentaux qui sont – d’abord – responsables des
massacres odieux que vivent leurs citoyens. Eux,
ces responsables, qui ont pendu Najibullah à un
arbre dans une ruelle de Kaboul. Eux qui ont
pendu Saddam. Eux qui ont massacré à mort
Kadhafi à coups de pierres. Eux qui n’ont pas
compris que l’Histoire n’oublie jamais. Ce que
nous voulons, nous, pacifistes et progressistes du
monde, c’est que la notion même de guerre soit
à jamais abolie. »(6)
Ce que je crois
Les constructions intellectuelles fictives de
ces planqués qui vivent dans des bulles bien au
chaud ne savent pas ce que c’est que la terreur. A
la première alerte, pour la plupart, ils sont allés
rejoindre la mère-patrie des droits de l’homme à
géométrie variable. Certains autres ont pris sur le
tard le train de la reddition intellectuelle et de la
défaite de la vraie pensée, leur islam soft, docile,
sans aspérités en France comme un fonds de
commerce, ne sert à rien. Ils n’ont pas de mon
point de vue l’honnêteté intellectuelle, à l’instar
d’un Rachid Boudjedra de dire les quatre vérités
et expliquer qu’au lieu de traiter les effets il faut
remonter aux causes. Les quartiers sensibles,
devenus par la grâce des boutefeux des zones de
non-droit, puis des territoires perdus de la
République, qu’un ancien ministre de l’Intérieur
promettait d’aseptiser au Karcher. Ce sont pourtant des enfants de la République victimes de
tous les maux de la société, la mal-vie, les perditions scolaires, le chômage et l’horrible plafond
de verre qui fait que même si vous christianisez
votre nom cela ne passe pas, vous êtes rendus à
votre condition de bougnoule au premier
contrôle récurrent de délit de faciès. L’islam est
devenu un thème vendeur. Très vendeur même.
L’islam a bon dos. L’islamisme est une construction idéologique occidentale dont les buts sont
connus. Instaurer partout un néolibéralisme sans
état d’âme, s’emparer du pétrole, pour cela reformater le Moyen-Orient, cent ans après SykesPicot. En fait, combattre l’islamisme c’est s’attaquer à l’ignorance. On ne peut que désapprouver
les attaques terroristes comme également les
manipulations, les auto flagellations « payantes »
démonétisent les peuples et s’attaquent à L’islam
pour quelques euros de plus. Dans le Coran, c’est
la tolérance qui est recommandée ce verset
«lakoum dinakoum oua lia dini», « vous avez
votre religion, j’ai la mienne ».
Seule l’éducation à marche forcée et les
sciences pourront permettre à L’islam de donner
la pleine mesure de son talent. Il faut pour cela
que les musulmans soient gouvernés par des élites légitimement élues qui n’instrumentent pas la
religion. Il faut que ces élites contribuent par le
savoir à un nécessaire aggiornamento in situ par
les élites. L’islam devrait tenir compte des autres
spiritualités de 5,5 milliards d’individus et trouver un vivre ensemble où chacune des religions
apporte une part d’espérance car les vraies
causes pour lesquelles il faut se mobiliser c’est
comment donner un fondement éthique aux
conquêtes de la science et trouver par exemple
une réponse cohérente à ceux tentés de créer les
premières cellules de vie prélude à la création
humaine ou encore l’immortalité telle que nous
C. E. C.
la promet la science pour 2045.
* Ecole nationale polytechnique
1.http://www.slate.fr/story/106487/comment-les-religionssont-redevenues-des-ideologies-meurtrieres
2. http://reseauinternational.net/quest-ce-qui-se-passe-a-alep/
3.http://www.huffingtonpost.fr/mabrouck-rachedi/luttedaech-tahar-ben-jelloun_b_11294166.html
4.http://blog.mondediplo.net/2011-07-27-La-maladie-dAbdelwahab-Meddeb-et-la-revolution
5. http://www.lepoint.fr/societe/hamed-abdel-samad-l-islamisme-est-present-dans-la-naissance-meme-de-l-islam-page2-04-08-2016-2059021_23.php#xtatc=INT-500
6.http://www.humanite.fr/alger-nice-alep-munich-souffrentdun-cancer-effrayant 613160?ref=yfp
Internationale
JEUDI 11 AOÛT 2016
RUSSIE - TURQUIE
MOSCOU
Le FSB aurait déjoué
des attentats en
Crimée
La Russie a affirmé hier avoir
déjoué en Crimée des «attentats
terroristes» préparés, selon les
services secrets russes (FSB), par
l’Ukraine pour «déstabiliser»
cette péninsule, une
déclaration aussitôt démentie
par Kiev.»Le FSB a déjoué en
Crimée des attentats terroristes,
qui avaient pour cible des
éléments cruciaux de
l’infrastructure et du
ravitaillement de cette
péninsule» annexée en 2014 par
la Russie, ont annoncé les
services russes dans un
communiqué, en précisant qu’un
agent du FSB et un militaire
russe avaient été tués lors de
deux opérations visant à arrêter
des «saboteurs» ukrainiens. Un
premier groupe de «saboteursterroristes» a été découvert près
de la ville d’Armiansk, en
Crimée, dans la nuit du 6 au 7
août, selon le communiqué. «Un
agent du FSB a été tué dans un
échange de tirs lors de
l’opération visant à arrêter ces
terroristes», indique-t-il,
ajoutant que 20 engins explosifs
artisanaux et plus de 40 kilos de
TNT avaient été saisis sur les
lieux. Le FSB affirme également
avoir empêché deux autres
groupes de «saboteursterroristes», appuyés par des
«tirs massifs et des blindés des
forces armées ukrainiennes», de
pénétrer en Crimée dans la nuit
du 7 au 8 août.»Un militaire
russe a alors été tué» dans les
affrontements, précise le
communiqué.Le service de
sécurité ukrainien (SBU) a
fermement démenti ces
accusations, alors que l’étatmajor ukrainien les a qualifiées
de «provocation».
ALLEMAGNE
«Effrayant», si Trump
était élu, selon le chef
de la diplomatie
Le chef de la diplomatie
allemande Frank-Walter
Steinmeier juge que ce serait
«effrayant» que le candidat
républicain à la présidentielle
américaine Donald Trump soit
élu, a indiqué
Sawsan Chebli, la porte-parole
du ministère allemand des
Affaires étrangères.
M. Steinmeier n’est «pas neutre
sur cette question (...) son
opinion est que lorsqu’on suit
les déclarations de Trump, on
peut être vraiment effrayé de ce
que le monde pourrait devenir
si Trump devenait vraiment
président», a-t-elle dit lors
d’une conférence de presse
régulière, alors que le chef de
la diplomatie a déjà par le
passé qualifié le milliardaire
américain de «prédicateur de
haine». De son côté, la porteparole de la chancelière
conservatrice Angela Merkel a
insisté sur la neutralité de la
dirigeante allemande. «Elle ne
se mêle pas de la campagne
électorale et ne la commente
pas», a dit Ulrike Demmer. Mme
Chebli a, elle, jugé que
M. Steinmeier, un socialdémocrate, était «dans son bon
droit» en prenant position.
M. Trump a déclenché une
nouvelle polémique mardi en
affirmant que seuls les
défenseurs du port d’arme
étaient à même de stopper son
adversaire démocrate Hillary
Clinton ou les juges qu’elle
pourrait nommer à la Cour
suprême américaine.
Poutine et Erdogan promettent une «difficile» réconciliation
LORS DE LEUR CONFÉRENCE de presse commune mardi dernier, ils ont évité d’insister
V
sur les sujets qui fâchent, et notamment leurs désaccords sur la Syrie.
ladimir Poutine et Recep
Tayyip Erdogan ont promis
de s’atteler à la tâche «difficile» de recoller les morceaux, lors
de leur première rencontre après
des mois d’une crise provoquée
par la destruction d’un bombardier russe par l’armée turque. Un
mois après leur réconciliation permise par les «regrets» exprimés
par le président turc, les deux
chefs d’Etat, hommes forts dans
leur pays et aux relations tendues
avec les Occidentaux, se sont
encore rapprochés à l’occasion du
putsch manqué du 15 juillet, suivi
de purges sans précédent que
Moscou s’est gardé de critiquer.
Lors de leur conférence de
presse commune mardi, ils ont
évité d’insister sur les sujets qui
fâchent, et notamment leurs désaccords sur la Syrie, pour se
concentrer sur leur priorité: rétablir des échanges économiques
plombés par près de neuf mois de
brouille. Le président russe a
assuré que la rencontre, dans le
somptueux
palais
Konstantinovski, à 15 km au sud
de Saint-Pétersbourg, avait été
«constructive»
et
«franche».
«Nous avons traversé une période
très difficile dans nos relations et
nous voudrions, et nous sentons
que nos amis aussi le voudraient,
la surmonter», a estimé M.
Poutine, assurant que ce rapprochement n’était pas dicté uniquement par le «pragmatisme» mais
par les «intérêts des peuples».Il a
cependant prévenu qu’il faudrait
«un travail difficile à faire pour
réanimer la coopération économique et commerciale». Il s’agit
de la première visite à l’étranger
du chef de l’Etat turc depuis le
putsch manqué du 15 juillet, suivi
de purges très critiquées par les
Occidentaux dont les relations
avec la Turquie se sont considérablement
tendues.
Vladimir
Poutine a été l’un des premiers
responsables étrangers de premier
plan à appeler au téléphone M.
Erdogan pour condamner ce coup
de force et, sans surprise, il n’a pas
eu les mêmes états d’âme que les
Une réconciliation difficile
dirigeants européens face aux
répressions en cours. Mardi dernier, M. Poutine a réaffirmé que la
Russie était «catégoriquement
opposée à toute tentative d’agir de
manière
inconstitutionnelle».
Pour sa part, M. Erdogan qui avait
annoncé se rendre en Russie pour
«un départ à zéro» avec son homologue russe, a remercié de manière
appuyée son «ami» Vladimir
Poutine avec qui il partage désormais ses critiques véhémentes de
Washington. Ce coup d’Etat manqué, dont Ankara accuse le prédicateur Fethullah Gülen qui s’est
exilé aux Etats-Unis d’être l’organisateur, a en revanche envenimé
les relations turco-américaines.
«Si Gülen n’est pas extradé (en
Turquie), les Etats-Unis sacrifieront les relations (bilatérales) à
cause de ce terroriste», a prévenu
mardi le ministre turc de la
Justice, Bekir Bozdag. La porteparole du département d’Etat
Elizabeth Trudeau a dénoncé
mardi dernier à Washington une
«sorte de théorie du complot, une
rhétorique incendiaire absolument
inutile».Ankara a envoyé de nombreux éléments aux Etats-Unis
pour le dossier d’extradition, que
Washington ne semble pas pressé
de traiter, invoquant la nécessité
d’avoir des «preuves» juridiques.
Après avoir levé les sanctions
dans le secteur touristique, crucial
pour la Turquie très affectée par la
désertion des Russes, Moscou et
Ankara ont réanimé mardi le projet de gazoduc TurkStream, même
s’il sera limité au marché turc et
non destiné pour l’instant au marché européen faute des «garanties» voulues par M. Poutine de
Bruxelles. TurkStream «sera
réalisé le plus vite possible», a
assuré M. Erdogan, tandis que le
chantier de la centrale nucléaire
d’Akkuyu, de conception russe,
aura désormais un «caractère stratégique». Lors d’une rencontre
avec des acteurs du monde économique, le président russe a cependant insisté sur le fait que le réta-
blissement des relations commerciales se ferait «par étapes».
Aucun contrat ferme n’a été signé
mardi dernier et l’embargo russe
imposé sur certains fruits et légumes turcs reste en place bien
qu’une possible levée d’ici à la fin
de l’année ait été évoquée par des
responsables russes. Le ministre
de l’Economie Alexeï Oulioukaïev
a prévenu que rétablir le niveau
des échanges commerciaux pourrait prendre jusqu’à deux ans. Sur
l’épineux dossier syrien, les deux
dirigeants ont décidé de rester discrets en public. Moscou reste un
allié du régime du président syrien
Bachar al-Assad, alors que le chef
de l’Etat turc insiste toujours sur
son départ du pouvoir.»Nos points
de vue sur le problème syrien ne
coïncident toujours pas (...), mais
nous avons un objectif commun,
celui de régler la crise syrienne
(...). Et nous allons chercher une
solution commune acceptable pour
tout le monde», a expliqué
M. Poutine.
LIBYE : SIX PAYS OCCIDENTAUX EXIGENT LEUR CONTRÔLE PAR LE GNA
Les infrastructures pétrolières, enjeu majeur de la guerre
LES FORCES DU GNA tentent, à la faveur d’une opération militaire lancée le 12 mai, de reprendre le
contrôle de Syrte, cette ville côtière située à 450 kilomètres à l’est de la capitale Tripoli.
S
ix pays occidentaux ont exigé que le
contrôle de toutes les installations pétrolières en Libye revienne «sans réserve ni
délai» au gouvernement d’entente nationale
(GNA), dans une déclaration conjointe. Les gouvernements de l’Allemagne, de l’Espagne, des
États-Unis, de la France, de l’Italie et du
Royaume-Uni demandent que le contrôle de
toutes les installations pétrolières revienne
«sans condition préalable, sans réserve ni délai
aux mains des autorités nationales légitimes
(...)» du GNA, selon cette déclaration. Ces six
pays «appellent toutes les parties à s’abstenir de
tout acte d’hostilité et à éviter toute action susceptible d’endommager ou de perturber les
infrastructures énergétiques de la Libye». Ils
expriment en particulier «leur préoccupation
face à la tension croissante signalée près du terminal de Zueitina», l’une des principales infrastructures pétrolières sur la côte est du pays, à
environ 80 km au sud-ouest de la ville de
Benghazi.
Les forces fidèles au général Khalifa Haftar,
basées dans l’est libyen et opposées au GNA,
menacent d’intervenir à Zueitina, actuellement
pour l’essentiel sous le contrôle d’une faction
rivale, les Gardes des installations pétrolières
(GIP). Le GNA a annoncé son intention de
reprendre les exportations de brut libyen, à l’arrêt depuis plusieurs mois à cause de divergences
politiques et d’attaques terroristes.Mais ces
réexportations sont contesté par les autorités
parallèle de l’Est du pays, soutenues par l’armée
nationale libyenne (ANL) du général Haftar.
Le 26 juillet, ses forces ont menacé de «frapper» les pétroliers en transaction avec l’autorité
de Tripoli, et mobilisé des dizaines de blindés
depuis la ville d’Ajdabiya (900 km à l’est de
Tripoli), proche de Zueitina, suscitant l’inquiétude d’un affrontement imminent. Devant ces
tensions, l’Allemagne, l’Espagne, les États-Unis,
la France, l’Italie et le Royaume-Uni «expriment
leur soutien au GNA pour les efforts qu’il a
déployés afin de trouver une solution pacifique
aux perturbations touchant les exportations
énergétiques de la Libye».»Il est dans l’intérêt
de tous les Libyens d’apporter leur plein soutien
aux efforts menés par le GNA pour fournir ces
services de base au peuple libyen», ajoute la
déclaration conjointe, qui juge «cruciale» la
reprise des exportations de pétrole est cruciale.
Parallèlement, le Premier ministre du gouvernement d’entente nationale (GNA) libyen
Fayez al-Sarraj a affirmé hier son opposition à
toute présence étrangère au sol. «Nous n’avons
pas besoin de troupes étrangères sur le sol
libyen» a-t-il rappelé, en écho au Washington
Post qui a révélé mardi que des forces spéciales
américaines ont apporté pour la première fois
un soutien direct aux forces libyennes combattant l’EI à Syrte, aux mains de l’EI depuis plus
d’un an. «J’ai demandé seulement l’intervention
avec des attaques aériennes américaines qui doivent être très chirurgicales et limitées dans le
17
temps et dans les zones géographiques, toujours
en coordination avec nous» affirme M. Sarraj.
«Nos hommes peuvent faire seuls, une fois obtenue la couverture aérienne» assure le chef du
gouvernement libyen d’entente nationale.
Les forces du GNA tentent, à la faveur d’une
opération militaire lancée le 12 mai, de reprendre le contrôle de cette ville côtière située à 450
kilomètres à l’est de la capitale Tripoli. M et aux
mains de l’EI depuis juin 2015. A la demande du
GNA, les Etats-Unis effectuent depuis le 1er
août des frappes aériennes contre des cibles terroristes à Syrte. Selon le Washington Post, les
troupes américaines travaillent de concert avec
les Britanniques, aident à coordonner les frappes aériennes et fournissent du renseignement à
leurs partenaires. M. Sarraj met en garde contre
la «dangerosité» du groupe Etat Islamique,
«prêt à utiliser tous les moyens pour envoyer ses
militants en Italie et en Europe» et affirme qu’il
«ne serait pas surpris» d’apprendre que des
«militants du groupe EI se cachent parmi les
migrants sur les embarcations» dirigées vers les
côtes italiennes. L’Italie, qui reconnaît le gouvernement d’union nationale de M. Sarraj, a
autorisé les Etats-Unis à utiliser ses bases et son
espace aériens pour des frappes en Libye contre
l’Etat islamique. Le chef du GNA affirme par
ailleurs qu’il «pourrait» se rendre en Russie
«prochainement», assurant que son gouvernement entretient de «bonnes relations» avec
Moscou, sans donner plus de détails.
Culture
JEUDI 11 AOÛT 2016
SOFIA BOUTELLA
IN
LIVE UNE ARTISTE CAMÉLÉON
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MINNEAPOLIS
Concert en hommage à Prince
Un concert en hommage à Prince
Rogers Nelson dit Prince, icône de
la pop décédée en avril dernier,
sera rendu en octobre à
Minneapolis (Etats-Unis), a
annoncé mercredi dernier sa
famille. Le spectacle auquel
participeront de nombreux artistes
se déroulera dans le nouveau stade
US Bank Stadium, a précisé la
sœur du chanteur, Tyka Nelson,
citée par l’AFP. Ce concert
devrait être le seul hommage
public pour commémorer la
mémoire du chanteur, décédé le
21 avril dernier d’une overdose de
médicaments. Musicien, acteur,
réalisateur et danseur, Prince a
entamé sa carrière dans la
musique en 1978. Au total, trente
recueils studios sont parus durant
sa carrière dont le fameux album
«Purple rain» (1984), «Pop life»
(1985) et «The Hits 25 (1993).
Dans le cinéma où il a également
fait ses preuves, Prince a réalisé
notamment la bande originale de
«Batman» de Tim Burton et mis
en scène trois films dont «Graffiti
Bridge».
MILA
Parution de Les marionnettes,
de l’écrivaine Ilham Mazyoud
Les marionnettes est le titre de la
première nouvelle de la jeune
écrivaine Ilham Mazyoud,
présentée lundi dernier au centre
culturel islamique de Mila, dans le
cadre d’une rencontre littéraire.
L’ouvrage, en langue arabe, paru
aux éditions El Mothakkaf est une
collection de 23 nouvelles traitant
des sujets sociaux en rapport
notamment avec l’enfance, la
femme et l’émigration, a précisé
Mazyoud lors de ce rendez-vous
culturel. C’est un homme, Le
vendeur de bonheur, Le succès
défaillant Moi et l’autre, Sois
humain, et La terre figurent parmi
les titres de Les marionnettes, une
nouvelle de 101 pages, a révélé
l’auteur. Enseignante de la langue
française, l’écrivaine a souligné sa
passion pour la littérature arabe.
Au cours de cette rencontre,
rehaussée par la présence d’un
public avide des belles-lettres, la
jeune écrivaine s’est étalée sur
son expérience dans l’écriture et
sa passion pour le verbe.
« LAYALI MEZGHENA »
Spécial été 2016
L’Etablissement Arts et Culture
de la wilaya d’Alger a concocté
pour la saison estivale de l’année
2016, une palette artistique riche
et diversifiée, choisie
soigneusement pour mettre en
valeur le patrimoine musical
algérien.C’est un programme qui
prendra le public dans un univers
100% musical sous le thème «
Layali Mezghena », conjugué dans
tous les styles des temps et qui
traduisent la richesse et la
diversité de notre culture
algérienne. Par ailleurs, des
artistes talentueux seront tous à
l’honneur pour répondre aux
attentes du public et le satisfaire,
tel est l’objectif d’une culture de
continuité appartenant à un
établissement ponctuel, et ce à
partir du 21 juillet 2016 jusqu’à la
fin du mois d’août, à la salle Ibn
Khaldoun (16, rue Docteur
Saâdane – Alger. C’est
certainement un florilège au menu
d’Arts et Culture qui offrira la
meilleure palette artistique pour
un meilleur souvenir d’été 2016.
Parmi les interprètes, on citera
Nassima Shems, Célia Ould
Mohamed, Mok Saïb, Meryem
Benallal etc.
APRÈS LA DANSE, l’artiste-acrobate continue à flirter avec le cinéma. Elle est à l’affiche du film
Star Trek, Sans limites qui sortira en France le 17 août. Et pourquoi pas chez nous ?
! O. HIND
A
pres la danse où elle a
excellé haut la main,
Sofia Boutella , la digne
fille de son père Safy, continue à
gravir les échelons vaillamment, doucement, mais sûrement. Le cinéma a tôt frappé à
sa porte. Souvenez-vous de son
premier rôle au cinéma, dans Le
Défi (2002), qu’elle a eu grâce à
la célèbre chorégraphe espagnole Blanca Li, qui l’avait
repérée. La suite s’enclenchera
très vite. Repérée outreAtlantique par Jamie King,
directeur artistique et chorégraphe ayant collaboré avec les
plus grandes popstars internationales, elle devient l’égérie
d’une grande marque de vêtements de sport. La jeune femme
voit enfin son rêve se réaliser et
ne tarde pas à recevoir des propositions alléchantes. Rihanna,
Mariah
Carey,
Michael
Jackson... tout le gratin de la
musique se bouscule pour l’avoir dans son vidéo-clip ou sa
tournée de concerts. De cette
liste, se démarque la chanteuse
Madonna, au côté de qui Sofia
Boutella enchaînera les tournées et fera le tour du monde.
Mais le 7e art l’a rattrapée et la
voit presser sa voix dans le célèbre film d’animation Azur et
Asmar de Michel Ocelot, puis
c’est autour du film Street dues
de la faire exploser dans ce
qu’elle sait mieux faire, danser
tout en jouant et en étant sexy.
Aussi en 2015, ses talents de
danseuse-acrobate
feront
encore leur preuves dans
Une comédienne au talent avéré
Kingsman : Services secrets,
film d’espionnage « british »
signé Matthew Vaughn. Le
cinéma continue à draguer
notre belle brune mutine qui
sait se transformer au gré des
personnages. Femme caméléon,
elle est ainsi un Alien dans le
troisième opus de la saga de
science-fiction Star Trek dont la
sortie en salle française est
imminente, soit le 17 août prochain ! Avec un costume et un
maquillage hors pairs, elle est
métamorphosée en Jaylah , une
guerrière barbare. Récemment,
cet été, c’est à londres qu’elle a
été remarquée plus exactement
sur le plateau du film The
Mummy, premier reboot des
Universal Monsters. Sofia
Boutella en costume a été prise
en photo au cours d’une
curieuse scène de sorcellerie.
Elle y jouera aux côtés de Tom
Cruise . Quatre-vingt-quatre
ans après le film d’origine – où
la momie était incarnée par le
célèbre Boris Karloff – et dixsept ans après le reboot avec
Brendan Fraser, le pharaon
défunt s’apprête donc à ressusciter à nouveau. Sofia Boutella
jouera la nouvelle momie qui se
réveille quelques millénaires
après son embaumement avec
une vengeance à assouvir. Face
à elle, Tom Cruise fera équipe
avec
Annabelle
Wallis
(Annabelle), Jake Johnson
(Jurassic World) et Courtney B.
Vance (American Crime Story :
The People vs. OJ Simpson). La
sortie de The Mummy, réalisé
par Alex Kurtzman, est prévue
pour le 7 juin 2017. Et comme
les films de science-fiction sont
légion actuellement, on verra
l’artiste dans une autre franchise du même genre, à savoir
Monsters : Dark Continent,
suite direct de Monsters, une
histoire d’invasion extra-terrestre. Aussi, pour l’heure on
attend que la boîte MD Ciné
continue son beau travail de
distribution des films hollywoodiens et nous ramène Star Trek
Sans limites. Ce serait cool
O. H.
non ?
ASSOCIATION « HÉRITAGE ALGÉRIE »
Un grand projet en vue
! ABDENOUR MERZOUK
D
ans son programme prévisionnel
pour l’année prochaine, l’association nationale Héritage Algérie a
retenu un intéressant concours national.
Avant d’aborder le sujet rappelons que
cette association défend bec et ongles le
patrimoine national. Elle tente à travers
des échanges et des stages de faire valoir les
monuments qui font la particularité d’une
région et qui caractérisent la spécificité
nationale et parfois régionale.
L’association qui compte des adhérents à
travers le territoire national a initié plusieurs regroupements et des stages et a
formé des guides spécialisés dans le « tourisme historique ». Récemment et à l’occasion d’une réunion de son exécutif, élargi à
18 wilayas, l’association a retenu un projet
d’envergure national sous le thème « visite
des musées algériens ».
L’activité est un concours destiné aux
élèves scolarisés au cycle moyen. Les postulants seront invités à visiter des musées en
Algérie et à rédiger individuellement un
compte rendu sur cette visite. Les meilleurs
travaux seront primés. Dans son appel, le
bureau
de
l’association
Héritage
Algérie insiste sur la portée de cette activité. « Elle vise d’abord à faire connaître les
musées, à cultiver l’amour muséale dans les
milieux scolaires, développer le sens de la
recherche et de la curiosité intellectuelle
chez nos apprenants… », retiendra le docteur Djeridane Hanine, président de l’association. En attendant la rédaction du règle-
ment intérim de ce concours, les concepteurs lancent un appel pressant aux ministères de l’Intérieur et des Collectivités locales, de l’éducation, de la Culture, du
Tourisme, des Moudjahidine, de la Jeunesse
et des Sports pour s’y impliquer. « Ce
concours est à la fois culturel, éducatif,
sportif, historique… », a ajouté le président.
Sur un autre plan, la direction de l’association qui envisage de faire perdurer cette
activité dans le temps, recherche des partenaires financiers. Elle lance un appel aux
investisseurs locaux, aux organes de presse,
aux opérateurs actifs sur le territoire national pour être partie prenante de ce projet
qui allie l’utile, soit l’apprentissage de la
rédaction chez nos enfants, à l’agréable,
soit un moment de détente au milieu de
l’histoire.
A. M.
ART ET CULTURE
Exposition d’artisanat
Une exposition d’artisanat se tiendra du
8 août au 5 septembre à
Alger-Centre, à l’initiative de l’établissement
Arts et Culture.
Le Centre culturel
Mustapha-Kateb (5, rue
Didouche-Mourad)
accueillera une exposition collective d’artisanat et ce, du 7 août au
5 septembre 2016, de 9h
à 16h, chaque jour hormis le vendredi.
Cette
exposition
réunira des œuvres d’artisanat, allant de la
joaillerie à la poterie en
passant par la broderie,
un panel de produits
faits main sera à retrouver. L’entrée à l’événement est libre et gratuite
21
sur internet http://www.lexpressiondz.com
ILS FONT FACE AUX NOYADES, FEUX DE FORÊTS ET ACCIDENTS DE LA ROUTE
Comment sera la vie sans les pompiers ?
DERNIÈRE
HEURE
33 000 PERSONNES TUÉES PAR
LES TERRORISTES EN 13 ANS
42 390 INTERVENTIONS ont été effectuées par la Protection civile dans les plages et retenues
d’eau où elle a réussi à sauver 28 417 personnes.
! WALID AÏT SAÏD
Un feu pour chaque
commune…
Il a ainsi appelé les citoyens à
faire preuve de plus de vigilance,
respecter les couleurs des drapeaux
qui autorisent ou interdisent la baignade, ne pas laisser les enfants
sans surveillance et surtout ne pas
nager dans des plages interdites à
la baignade ou les barrages et des
retenues d’eau. « Ces derniers sont
faciles d’accès et existent pratiquement dans toutes les villes et villages du pays. Les parents doivent
nous aider en sensibilisant au
maximum leurs enfants sur ces
dangers », a-t-il souligné avant de
passer au second phénomène qui
est en train de « pourrir » l’été : les
feux de forêts.
Le nombre de ces feux de forêts
égale presque le nombre de communes dans le pays. La Protection
civile a intervenu 1 058 fois pour
sauver Dame nature des flammes.
Depuis le début des grandes chaleurs, les feux n’ont épargné
aucune forêt du pays. Ils se sont
propagés aidés par les vents forts
qui soufflaient ces derniers temps.
Les villes et villages avoisinants
ont été submergés par d’épaisses
fumées et une chaleur des plus suffocantes.
Des centaines d’hectares ont
brûlé, mais des milliers ont été sauvés grâce à l’intervention rapide et
énergique des hommes de Lahbiri.
Sans relâche, les hommes du feu
ont passé plusieurs jours d’affilée à
combattre les flammes pour sauver
ce qui reste de notre environnement. Ils sont d’ailleurs toujours
au front du fait qu’ils combattent
depuis le 7 août quatre incendies à
Ph : R. Boudina
S
’il y a un corps qui ne prend
jamais de répit, c’est bien la
Protection civile. Pendant
que tout le monde va se prélasser
en vacances, elle est mobilisée 24h
sur 24 pour apporter assistance
aux citoyens et même à la…nature.
Ses représentants sont sur tous les
fronts : noyades, accident de la circulation et feux de forêts. Leurs
bilans sont là pour mettre en évidence leur travail très discret.
Ainsi, rien que depuis le début de la
saison estivale, ils ont réussi à sauver 28 417 personnes de la noyade
en effectuant 42 390 opérations de
sauvetage. Un travail héroïque qui
est suivi par de grandes campagnes
de sensibilisation. Car, même s’ils
ont réussi à sauver la majorité des
personnes noyées, 170 ont péri
depuis le début de la saison estivale. La majorité dans des barrages
ou des plages non surveillées. « 96
personnes sont mortes noyées dans
nos plages, sur ces 96 noyades 60
ont eu lieu dans des plages non surveillées. 74 personnes sont décédées
dans des barrages et retenues
d’eau. Au total, 170 personnes sont
mortes depuis le début de la saison
estivale » , a révélé, hier à Alger, le
colonel Farouk Achour, directeur
des statistiques et de l’information
à la direction générale de la
Protection civile (Dgpc). Ce dernier, sur ordre du directeur général
de la Protection civile, Mustapha
Lahbiri, a convoqué la presse pour
leur communiquer les effroyables
chiffres de leurs interventions,
dans l’espoir de sensibiliser les
citoyens sur les trois dangers qui
les guettent durant l’été, à savoir
les noyades, les feux de forêts et
accidents de la circulation.
Une étude américaine publiée
mardi dernier a relevé que le
groupe terroriste autoproclamé
Etat islamique (EI/Daesh), les
organisations qui l’ont précédé,
qui y sont affiliées ou les
individus qu’il a inspirés, ont
mené plus de 4 900 attaques
dans le monde entre 2002 et
2015, faisant plus de 33 000
morts. Selon ce décompte,
publié mardi dernier par le
consortium «Study of terrorism
and response to terrorism
(Start)», de l’université du
Maryland, cela représente 13%
des actions terroristes menées
dans le monde sur cette période,
et 26% des tués.
L’AMBASSADEUR D’ALGÉRIE
À WASHINGTON EN APPELLE
AUX INVESTISSEURS
La rançon d’un noble métier
l’ouest du pays. Deux à Tissemsilt,
un à Relizane et un à Mostaganem.
Les pompiers mettent donc en danger leur vie pour sauver nos forêts,
quand ce n’est pas nos vies. Des
périls qui pourraient être réduits
considérablement si les citoyens
faisaient preuve d’un peu plus de
civisme en évitant d’allumer des
feux anarchiques et surtout en ne
jetant pas leurs ordures dans les
rues et forêts. « En plus, des feux
anarchiques les ordures sont parmi
les causes principales des feux de
forêts », a de son coté mis en garde,
le colonel Mohamed Tighristine,
directeur de la Protection civile de
la wilaya d’Alger. Présentant les
1,5 hectare de forêts qui ont brûlé
au parc zoologique de Ben Aknoun,
le colonel Tighristine a profité pour
lancer un appel fraternel aux
Algériens. « Evitez de jeter des
ordures. Les conséquences sont par
la suite dramatiques. Regardez… »,
a-t-il soutenu en montrant du doigt
les dégâts laissés par ce gigantesque incendie, et qui était
entouré par des tas d’ordures
« abandonnées » par les promeneurs…
Cette petite virée qui s’est
transformée en campagne de sensibilisation grâce au sens de l’improvisation de ces hommes caméléons,
ne pouvait se terminer sans évoquer les accidents de la route.
Le colonel Achour a ramené
avec lui des chiffres qui donnent
froid dans le dos en ce qui concerne
ces accidents, et ce, dans l’espoir de
peut-être réveiller quelques consciences. Ainsi, il fait savoir que
49 049 accidents ont été enregistrés depuis le début de l’année, jusqu’au 6 août dernier. « Ces accidents ont tué 1 306 personnes et
blessé 45 551 autres », souligne-t-il
effaré. Surtout qu’il faut signaler
qu’en ce qui concerne les décès, ces
chiffres ne prennent en compte que
les personnes mortes sur le coup.
1 306 morts déjà
Un énième appel à la vigilance
est lancé par nos pompiers qui
veillent au grain. Ils sont et ont
toujours été aux premières loges
chaque fois que le pays a eu besoin
d’eau, et ce au même titre que les
autres corps des services de sécurité. Lors de la décennie noire, ils
étaient là. Al Asnam (Chlef), Bab
El Oued, Boumerdès,...Ils étaient
aussi là!Ils sont aussi tous les jours
à l’affût pour porter aide et assistance aux citoyens en détresse.
Leur responsabilité vise à aider les
gens. Vous pouvez toujours compter sur ces héros en cas de besoin.
Nos pompiers, sont notre fierté
nationale. Ils symbolisent les
valeurs républicaines de fraternité
et de solidarité! Ils honorent aussi
la nation à l’étranger en participant activement à des missions de
secours de populations en détresse
après avoir subi la furie de la
nature ou de l’homme. Il faut aussi
reconnaître que derrière la réussite
de ces hommes, il y a un maestro
qui mène son orchestre d’une main
de maître. Discret, cet homme aux
cheveux grisonnants, est doué
d´un grand sens de l´observation.
C’est un personnage devenu
incontournable après les inondations de Bab El Oued, le séisme de
Boumerdès et la côte Est d´Alger.
Vous l’avez bien reconnu, c’est
Mustapha Lahbiri. Décrire cet
homme aux yeux verts et légèrement voûté n´est pas une sinécure.
Avant d´arriver à la tête de la
Protection civile en 2001, il a fait
carrière dans l´ANP où il a comptabilisé 40 ans de bons et loyaux
services. Avec le grade de colonel,
Lahbiri semble échapper à l´image
classique qu´on s´est forgée des
militaires de carrière du genre:
«Les mains sur la couture du pantalon et que je ne vois qu’une seule
tête.» Pas très loquace, juste ce
qu´il faut, car l´institution qu´il
gère se doit, avant tout, d´être efficace. La réputation que s´est forgée cet homme qui cultive la discrétion, tient en premier lieu à la
performance et à l´efficacité de sa
politique au sein du corps qu´il
dirige. Le travail de terrain est là
pour en être témoin...
W. A. S.
LE GANG DE BOGHNI ARRÊTÉ PAR LES GENDARMES
UNE FEMME PARMI LES COUPEURS DE ROUTE
! AOMAR MOHELLEBI
I
ls ne séviront plus, ces coupeurs de route qui terrorisaient les automobilistes de la wilaya de Tizi
Ouzou. Ils s’agit d’un groupe de malfaiteurs dont
les services de sécurité viennent de mettre un terme
à la cavale. En effet, cette bande de malfaiteurs constituée de cinq éléments a été démantelée par les éléments du groupement de la gendarmerie de la wilaya
de Tizi Ouzou. Ainsi, les services de la gendarmerie
de la wilaya de Tizi Ouzou, ont procédé à « l’arrestation de cinq individus, membres d’une association
de malfaiteurs activant sur le chemin de wilaya 128,
reliant la daïra de Boghni au chef-lieu de la wilaya de
Tizi Ouzou ». La même source a révélé que ces interpellations ont fait suite à un appel téléphonique reçu
dans la nuit du 6 août dernier par les éléments de la
brigade de gendarmerie de Tirmitine faisant état de la
présence d’un groupe d’individus sur le CW 128
reliant la localité de Boghni à la RN 25 (entre Aït
Yahia Moussa et Draâ El Mizan). Ces malfaiteurs
agressaient et rackettaient les usagers de ce tronçon
routier, a précisé la gendarmerie dans un communiqué.
« Une patrouille de la gendarmerie a été mobilisée
dans l’immédiat et un plan d’action mis en place
dans le but de faire tomber tous les membres du
groupe qui, pour les contraindre à s’arrêter, lançaient
des pierres sur les véhicules des passants », précise-t-on au même sujet. Les services concernés de
la gendarmerie de Tizi Ouzou ont arrêté cinq personnes en état d’ivresse dont quatre hommes âgés entre
20 et 28 ans et une jeune femme de 32 ans qui
avaient déjà agressé cinq citoyens, a-t-on appris de
même source.
A. M
« Les portes sont ouvertes aux
investisseurs américains. »
L’ambassadeur d’Algérie à
Washington, Madjid Bouguerra,
a indiqué que les portes de
l’Algérie sont ouvertes aux
entreprises américaines qui
devraient saisir les opportunités
économiques offertes par le
pays. «Ce que nous demandons
aux Etats-Unis c’est de faire en
sorte que la communauté
d’affaires américaine et les
entreprises américaines aient
leur part des opportunités
offertes par l’Algérie», a déclaré
l’ambassadeur
dans
un
entretien accordé en juin dernier
à
Al-Monitor,
un
site
d’information spécialisé dans
les affaires du Moyen-Orient.
«Les portes leur sont ouvertes
dans plusieurs secteurs», a
ajouté M. Bouguerra.
DEUX MINES DÉTRUITES
À BOUMERDÈS
Deux mines de confection
artisanale ont été détruites,
mardi
dernier,
par
un
détachement
de
l’Armée
nationale populaire (ANP), lors
d’une opération de ratissage
menée au niveau de la forêt de
Sidi Ali Bounab, wilaya de
Boumerdès, dans le cadre de la
lutte antiterroriste, a indiqué hier
un communiqué du ministère de
la Défense nationale (MDN).
«Dans le cadre de la lutte
antiterroriste, un détachement
de l’ANP a découvert et détruit,
le 9 août 2016, deux mines de
confection artisanale au cours
d’une opération de ratissage au
niveau de la forêt de Sidi Ali
Bounab, wilaya de Boumerdès
(1ère Région militaire)», note le
communiqué.
RECRUTE
Correcteur
professionnel
S’adresser au journal
à la Maison de la presse
de Kouba à partir de 10h.
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