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Espace(s) n°14 : Appel à contributions
La revue Espace(s) se veut, depuis son origine en 2004, à l’avant-poste de la création littéraire
inspirée par l’Espace. Cette démarche semble aujourd’hui plus que jamais pertinente et se
renforce en ouvrant encore plus grand ses pages à toutes les formes d’écriture. La revue
accueille désormais aussi bien des travaux d’artistes que des textes littéraires, Elle matérialise
ainsi un mouvement qui témoigne d’une aventure pluridisciplinaire inédite, susceptible de
nous éclairer sur notre condition terrestre.
Devant les propositions de textes de qualité toujours plus nombreuses, la revue Espace(s),
jusqu’ici annuelle, devient semestrielle, pour rendre compte au plus près d’expériences de
création s’inspirant ou se déroulant dans l’Espace. Nouveau positionnement, nouvelle
périodicité, la revue poursuit sa mutation et adopte donc un nouveau format plus grand (20 x
26 centimètres).
Il est donc désormais possible de soumettre autant des textes littéraires que des contributions
d’arts visuels (photos, dessins, etc..) qui seraient en rapport avec le thème de l’appel du
numéro, en l’occurrence pour le 14 : « l’Espace, lieu d’utopies ». Ces contributions, qui
doivent être dans tous les cas inédites, seront examinées et choisies collectivement par le
comité de rédaction de la revue composé d’artistes, d’écrivains et de membres de
l’Observatoire de l’Espace du CNES.
Thème : « Espace, lieu d’utopies »
Ce qui semblait encore irréel au XXe siècle a acquis soudain aujourd’hui une autre épaisseur :
des personnes non entrainées au vol spatial accèdent à la condition de voyageurs spatiaux ;
des moyens technologiques qui paraissaient hors de portée du public, s’avèrent par le biais
d’investisseurs privés, pouvoir s’inscrire dans notre quotidien ; des sociétés effectuent des
vols suborbitaux et d’autres se préparent à emporter des voyageurs en orbite terrestre. Nombre
de ces nouveaux acteurs du monde spatial ont comme perspective le voyage vers Mars et à
plus long terme de proposer des séjours sur cette planète.
Déjà, à l’instar des autres révolutions technologiques dans le domaine des transports,
l’aventure spatiale modifie les paysages terrestres : la construction d’astroports privés comme
celui de Virgin Galactic au Nouveau Mexique conçu par Norman Foster en est un des
premiers signes. Préfigurant ce mouvement au XXe siècle, des ingénieurs, des architectes et
des designers s’étaient prêtés à imaginer ce à quoi ressemblerait la vie dans le cosmos lorsque
le voyage spatial serait devenu possible et banal. Constantin Tsiolkovski et le mouvement du
cosmisme russe, Hermann Oberth, Raymond Loewy, Galina Balachova ou encore Werhner
Von Braun pour n’en citer que quelque uns l’avaient imaginé en leur temps. En 2017, 60 ans
après le premier lancement d’un satellite artificiel, Spoutnik, il est à nouveau légitime de
méditer sur l’expansion de l’humanité dans l’Espace, que ce soit dans des cités en orbite
terrestre ou dans des habitats complexes sur d’autres planètes, et ses raisons.
Ce désir profond de quitter la Terre puise son origine dans quelle nécessité, et pour
s’affranchir de quelle situation ? D’ailleurs, dans l’Espace, l’individu deviendra-t-il
fondamentalement différent et sa vie quotidienne en sera-t-elle modifiée ? Les relations seront
certainement différentes entre les humains mais se révéleront peut-être pires que sur Terre.
Encore faudrait-il savoir quels seront les critères de sélection de ces individus à l’avenir : les
plus riches, les plus méritants, voire ceux que la société souhaiterait éloigner ?
© Observatoire de l’Espace du CNES/ Revue Espace(s) 14 / juillet 2016
Certainement, du fait de la nouveauté, on s’y ennuiera moins ; au début peut-être, mais
ensuite, une autre quotidienneté ne manquera pas de s’installer, pétrie de nouvelles
contraintes. On vivra autrement en pesanteur réduite ou en hyperpesanteur, mais de quelle
façon ? Voudra-t-on retrouver la manière de vivre sur Terre en usant d’artifices
technologiques ou chercher d’autres modalités ? Dans l’Espace, est-ce que la nature nous
manquera : les arbres, les animaux, les pierres et sinon quelle nature allons-nous désirer
reconstituer et quels rapports vont s’instaurer avec elle ?
Enfin reste la question, et non des moindres, de la possibilité d’une humanité détachée de sa
planète natale. A quelle distance émotionnelle, physique, conceptuelle, communicationnelle
de la Terre une nouvelle société peut-elle se construire et être véritablement autonome ? Et
qu’emporte-t-on de son milieu d’origine quand il s’agit d’imaginer de nouvelles utopies ?
Outre nos besoins vitaux, la culture et l’histoire sont essentiels à la constitution d’une
communauté où, précisément, se développe à travers les générations un patrimoine commun.
Le désir de créer une société entièrement nouvelle est-il conciliable avec ce qui forme
l’humanité ? N’y a-t-il pas risque de perte de celle-ci ou n’évoluera-t-elle pas inéluctablement
vers un certain totalitarisme ? Et d’ailleurs, au prisme de l’histoire, l’utopie spatiale ne s’estelle pas souvent révélée un projet de propagande qui s’adresse à un public précis plutôt
qu’une construction collective susceptible d’améliorer la société ? Le fait de s’interroger sur
cet état futur et parfois de développer des dispositifs technologiques ou de simulation pour
esquisser des réponses à ces questions va certainement déjà influencer notre vie sur Terre au
XXIème siècle mais plus largement les arts et la culture comme a pu le faire l’aéronautique lors
de son essor.
Ce numéro de la revue Espace(s) souhaite réactiver joyeusement la notion d'utopie dès lors
que l’on envisage, l’Espace comme un lieu privilégié pour la penser.
Lignes éditoriales
L’Espace est ici entendu comme l’ensemble, sur Terre ou au-delà, des acteurs, des actions et
des objets, réels ou imaginaires, qui contribuent à des transports à travers la stratosphère, dans
un sens ou l’autre, de matière, d’énergie, d’informations, de temps, du vivant, de mesures ou
de point de vue. Loin de tout enfermement ou limitation disciplinaire, il s’affirme présent
dans un nombre toujours plus grand de champs du savoir, de la création, de la pensée et des
activités humaines. Dans ce sens c’est un objet anthropologique apparu dans l’histoire au XXe
siècle qui continue de se construire.
Pour ce qui concerne, les textes, un écrit publié dans la revue Espace(s) se devrait de satisfaire
idéalement à plusieurs critères. La première exigence est celle d’une écriture littéraire qui
témoigne d’un style, d’un ton, d’un regard, d’une recherche d’auteur qui ne craint pas de
s’adresser à un public averti de lecteurs, en échappant à plusieurs pièges qui se forgent quasiautomatiquement dès que les mots d’Espace et d’activités spatiales sont prononcés.
Humour, ironie, acidité, et même méchanceté ou violence, prise de risque formelle, ouverture
du sens, attention aux détails, au quotidien, au matériau verbal spécifique, sont des voies
possibles pour s’éloigner des tentations de formules trop grandiloquentes quand l’Espace est
en jeu. Sinon, toute orientation est a priori recevable, de l’abstraction à la narration incarnée, à
condition de proposer un travail manifeste et personnel de la langue et de l’écriture, de
préférence économe et dense.
© Observatoire de l’Espace du CNES/ Revue Espace(s) 14 / juillet 2016
Etant donné le lien institutionnel qui fait que l’Observatoire de l’Espace du CNES n’est pas
une maison d’édition indépendante d’un cadre légitime d’action lié à l’Espace et à l’image du
CNES, ce dernier et les personnes qui y sont rattachées et encore vivantes ne sauraient être
désignées explicitement. Dans ce cadre également, toute proposition à visée raciste ou
pornographique, indépendamment de tout jugement sur la qualité de la création textuelle, ne
pourra être acceptée en l’état, tout en ayant bien conscience que ces questions sont à traiter au
cas par cas, que la limite par exemple entre érotisme et pornographie ne saurait être définie a
priori, mais qu’en fin de compte la perception et la responsabilité éditoriale ne peuvent qu’être
assumées en ce domaine. Cette exigence d’écriture peut conduire à ce que le texte proposé
soit susceptible d’être refusé ou de provoquer des demandes de réécriture ou de corrections.
Ces précisions sont applicables à l’ensemble des contributions proposées.
Conditions d’édition et perspectives de collaboration
Ces contributions n’étant pas rémunérées, elles peuvent refléter un travail en cours
d’élaboration, ou être un extrait d’un travail plus vaste. Dans ce cas la contribution devra
refléter une certaine cohérence. Il n’y a pas de longueur ou de taille imposée. La rédaction
d’Espace(s) se proposant de revenir vers les auteurs, une fois la contribution envoyée et
acceptée par le comité de rédaction. Dans tous les cas ces contributions devront être inédites
et n’avoir jamais été publiées ou exposées y compris sous forme numérique. Une seule
contribution sera admissible. Les textes seront en format Word ou rtf. Le nom du fichier devra
contenir le nom de l’auteur et le titre abrégé du texte.
L’objet du mail d’envoi devra être rédigé selon la structure suivante :
Revue Espace(s)14/Rubrique exploration/ Nom de l’auteur
Les contributions publiées dans Espace(s) ouvrent également plusieurs possibilités pour les
auteurs :
- Demander à participer au programme « Création et imaginaire spatial » de l’Observatoire
de l’Espace afin de bénéficier à l’accès à des corpus documentaires, des archives, découvrir
des lieux, avoir des rencontres avec des acteurs du monde spatial, etc…
- Candidater à la résidence « des auteurs en impesanteur » à bord de l’airbus ZERO G
- Certains textes pourront être mis en voix ou certains travaux plastiques exposés lors de la
septième édition du festival Sidération, le festival des imaginaires spatiaux, en mars 2017.
Les contributions sont à envoyer avant le 17 octobre 2016.
Par mail : observatoire.espace@cnes.fr
(Le poids total ne doit pas excéder 5 Mo pour un envoi par e-mail ; sinon, envoyer la
contribution par un système de transfert)
Par courrier :
Observatoire de l’Espace
CNES
2, Place Maurice Quentin
75039 Paris Cedex 01
© Observatoire de l’Espace du CNES/ Revue Espace(s) 14 / juillet 2016
L’Observatoire de l’Espace
L’Observatoire de l’Espace, le laboratoire arts-sciences du CNES (Centre National d’ Etudes
Spatiales) conduit différentes actions pour rapprocher dans une culture commune les univers
de la création et des sciences. C’est ainsi qu’il propose chaque semestre une nouvelle
publication de la revue Espace(s), construite sur une thématique différente, et rassemblant des
textes contemporains variés, tant par leurs genres littéraires que les profils de leurs auteurs.
Poésies, dialogues de théâtre, récits intimistes, essais philosophiques, entretiens, pastiches,
textes épistolaires… cette diversité permet d’enrichir la littérature spatiale de contributions
inédites et hétérogènes. Au fil des numéros, les ouvrages se sont augmentés de nouvelles
rubriques, qui permettent d’élargir le propos à de nouveaux horizons artistiques, les arts
plastiques par exemple, et à de nouveaux médias, comme la radio à travers la production de
micro-fictions en partenariat avec France Culture. Pour son quatorzième numéro, la revue
Espace(s) qui est en pleine mutation s’interrogera sur la question de « l’Espace, lieu
d’utopies», à paraître en février 2017.
Le programme Création et imaginaire spatial
Le programme Création et imaginaire spatial de l’Observatoire de l’Espace a pour objectif
de jeter de nouvelles passerelles entre l’Espace et la création artistique. En offrant aux artistes
un accès privilégié à l’univers spatial, qu’ils se réapproprient à travers leur travail singulier
pour proposer une vision personnelle de l’Espace, l’Observatoire de l’Espace contribue à
structurer et à nourrir l’imaginaire collectif – intellectuel, artistique, technique, culturel – afin
de révéler un matériau d’une grande richesse culturelle.
© Observatoire de l’Espace du CNES/ Revue Espace(s) 14 / juillet 2016
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