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BSV Ile de France n°29 - annexe - ARVALIS

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ANNEXE AU BULLETIN B.S.V. N°29 du 9 août 2016
COLZA : les enjeux des plantes associées à la culture du colza
La technique d’associer du colza à une ou plusieurs plantes compagnes a fait ses preuves en particulier sur des
sols superficiels et caillouteux où les enjeux étaient nombreux :
- favoriser et améliorer le bilan azoté de la culture en place (enjeux de 30 unités minimum),
- atténuer la nuisibilité des ravageurs d’automne-hiver : larves des charançons du bourgeon terminal et
altises en particulier,
- limiter la pression de certaines adventices en combinant la concurrence des plantes compagnes gélives,
(principalement des légumineuses) et une lutte chimique réduite. Attention toutefois à ne pas confondre
l’effet du couvert (ombrage, compétition pour la croissance et développement des adventices) et l’effet
du travail du sol réalisé lors de la préparation et le semis.
C’est l’ensemble de ces points qui a particulièrement été mis en avant cette campagne 2016 face à la
problématique des larves d’altises. Attention, des travaux restent à confirmer l’intérêt direct sur la lutte altises et
larves de grosse altise en particulier. Néanmoins, il ressort des observations au champ de cette année deux
points :
- une pression et un degré d’attaque moindre de larves d’altises dans ces parcelles où le colza cohabitait
avec une légumineuse bien implantée,
- une tolérance vis-à-vis du ravageur ou récupération plus forte sortie hiver pour des colzas en lien à une
biomasse souvent plus forte et surtout un parcours de croissance plus régulier pendant la phase de
sensibilité (1er novembre à reprise de végétation).
Pourquoi des légumineuses ?
1) Ce sont des plantes à croissances lentes, peu concurrentielles du colza, souvent gélives et en
particulier en cas de semis / floraison précoce (cas des féveroles en particulier). L’effet absorption
d’azote symbiotique joue à plein pour ces plantes compagnes.
Les effets « répulsif » pour les ravageurs par ces plantes restent encore à démontrer, mais les
observations terrain semblent confirmer ce fait. Il faut y relier également les effets biomasse importants
que l’on observe souvent entrée hiver, à relier à deux autres leviers : une implantation souvent plus
précoce, (favoriser l’effet gélif du couvert) et un effet azote absorbé plus marqué.
2) Une meilleure efficience azotée pour le colza, avec en particulier une amélioration du système
racinaire lié à la complémentarité des plantes entre elles (effet pivotant et latéral des racines de
féverole par ex.)
3) Une meilleure maîtrise des adventices, associant le port couvrant du colza (objectif 1.5kg de biomasse
entrée hiver) et la couverture du sol inter rang des plantes associées
Des contraintes à la technique :
1) un coût supplémentaire qui peut s’affranchir par une production fermière de fèveroles
2) une adaptation de son itinéraire technique, en particulier vers des semis plus précoce
3) une qualité de semis (en mélange au colza si plusieurs espèces en trémie) , ou un double passage (cas de
mono-espèce associé au colza)
Pour en savoir plus sur cette technique, consultez les documents en ligne de Terres Inovia :
http://www.terresinovia.fr/colza/conduites-particulieres/colza-associe/
http://www.terresinovia.fr/fileadmin/cetiom/kiosque/Terres-Inovia_guide_colza_associe2016.pdf
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