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Bessans. Habitants - Le Conseil départemental de Savoie

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BESSANS
Appellations anciennes: 1242 (in
domo lohannis de) Bezano; 1310
(terra) Beçanum ; 1580 : Bessans.
Habitants: Bessanais.
Population: 1561: 1362 habitants
(353 feux dont 52 pauvres) ; 1734 : 1882
habitants, mais jusqu'en 1761, Bonneval fait partie de la commune de Bessans. Le détai! donne 529 habitants
pour Bonneval et 1353 pour Bessans
(dont 150 au Villaron, 97 à A vérole, 87
aux Vincendières, 64 à la Goulaz).
1801 : 1080 habitants; 1886: 1070;
1906 : 821; 1936 : 977; 1946 : 758
(mais jusqu'à 1954 on comptait les
absents); 1954: 381; 1962: 297;
1968: 604 (chiffre "gonflé" parles travaux E.D.F. du Mont Cenis); 1975 :
246; 1982 : 273.
Altitude: 1740 m; étagement de
1670 à 3751 m.
Superficie: 15433 hectares (la 2ème
de l'arrondissement).
A 67 kms de Saint-lean-deMaurienne.
Hameaux: Le Villaron, la Goulaz,
Vincendières, A vérole.
Historique
Les origines
Des mégalithes -quelques pierres à
cupules dans le secteur du Châtelardsont les plus anciens vestiges d'occupation humaine à Bessans. A la veille de
notre ère, elle est occupée par les graïocèles, peuplade faisant partie, sans
doute, du royaume de Cottius. Battue
par les Romains en 13 ou 12 avant
Jésus-Christ, elle fut réunie à l'Italie
Transpadane. Mais tandis que sa voisine , Lanslevillard, a livré de nombreux
vestiges (bracelets, fibules) de cette époque, Bessans n'a jusque là rien révélé,
même si son nom pourrait dériver du
gentilice "Bessius".
Le Haut Moyen Age n'est guère plus
clair. On sait que les Sarrasins, après
avoir détruit l'abbaye de la Novalaise,
au début du Xème siècle, sont passés en
Maurienne, d'où ils furent chassés en
973. Certains ont voulu voir dans les
caractères ethniques particuliers de Bessans une trace de cette occupation. On .
peut lire dans "La Maurienne par les
Instituteurs" : "Beaucoup de Bessanais
ont dans les veines du sang arabe". En
fait, l'isolement de la vallée et les mariages endogamiques suffisent largement à
expliquer ces traits particuliers et
aucune preuve ne vient étayer cette
hypothèse.
A qui appartenait Bessans à cette époque? La légende de Saint Landry peut
nous faire supposer que c'était à
l'abbaye de La Novalaise, qui possédait
Lanslevillard. En effet, la foi ayant
so uffert de l'occupation sarrasine,
Landry, moine de cette abbaye, fut
envoyé pour évangéliser Lanslebourg,
Lanslevillard et Bessans (ainsi que Bonneval qui en faisait partie). Il fut tué par
des mécréants alors qu'il se rendait à
l'Ecot. Son corps, jeté dans l'Arc, fut
entrainé jusqu'à Lanslevillard, où les
habitants le recueillirent intact. Mais si
Bessans appartenait à La Novalaise au
Xème siècle (ce qui est loin d'être
prouvé) ce n'était plus le cas au XIIème
siècle, car elle ne figure pas dans la liste
des paroisses dont l'évêque Conon confirmait la possession à cette abbaye en
1129, et pourtant cette confirmation
-sans doute un faux- est très généreuse
en faveur de l'abbaye.
Les franchises de Bessans
Ce qui est plus sûr, c'est que Bessans
appartient au XIVème siècle à l'abbaye
de St Michel de la Cluse, peut-être dès
1319 si l'on en croit une charte de confirmation des franchises de Bessans,
139
-,
Les laveuses de Bessans au début du siècle.
datée de 1567 et où les habitants affirment que ces dernières leur ont été
accordées en 1319 par l'abbé de St
Michel. Le texte de ces franchises est
intéressant, il nous montre une comm une extrêmement jalouse de ses biens,
de ses libertés. Aucun Bessanais ne pouvait vendre de bien sans l'avoir fait proclamer trois dimanches de suite et il
devait préférer les gens du pays aux
étrangers. Nul ne pouvait faire paître
plus de trois vaches et trente brebis
appartenant à des étrangers et ce bétail
étranger ne pouvait être conduit dans les
communaux après la St Michel. On ne
pouvait utiliser le bois du pays pour
cuire le minerai, pour ne pas léser ceux
qui n'avaient pas de mine . Juge ou châtelain devait être bessahais, aucun officier ne restait en place plus de 3 ans, le
métraI 1 an, et il fallait attendre 6 ans
pour pouvoir postuler à nouveau.
Enfin, aucun officier ne pouvait tirer un
bessanais en instance, hors de sa commune.
140
Terre d 'Arts et de passage
Les Bessanais, on le voit, n 'étaient
pas des moutons bêlants, et on peut supposer une vie communale active, mais la
vie artistique ne l'était pas moins. En
1553 les habitants ont représenté le
mystère de la Passion , et sans doute en
ont-ils joué d'autres. Aux XVII et
XVlIIème siècles ils ont composé des
"Noëls", dont plusieurs sont arrivés
jusqu'à nous. Cette vie artistique s'est
exprimée aussi dans les peintures et
sculptures des nombreu ses chapelles
(Bessans en a compté 17 et parmi les
chapelles actuelles une demi-douzaine
étaient déjà citées dans une visite pastorale de 1446). Parmi les nombreux artistes de Bessans, citons surtout la "dynastie" des Clappier.
Le plus ancien est Jean-Bapti ste Clappier, du hameau des Vincendières, dont
la première œuvre est datée de 1625
(anges porte-flambeaux de Termignon,
rétable du Rosaire de Lanslevillard ... ).
Le Diable de Bessans sculpture d'Augustin
Parrour (cliché Léger).
Son fils, Antoine Claude Clappier
sculpta, entre autre, l'autel de la Résurection à Bessans en 1666. Les deux fils
d'Antoine-Claude: Jean-Baptiste dit
"Maigro" et Benoit continu èrent dans
la même voie. La dernière œuvre de
Jean-Baptiste "Maigro" , le rétable de
la chapelle St Claude, à Bessans, est de
1722. Le type initial de ces rétables et
statues scu lptés dans le pin cembro a
très peu varié au cours des générations
et on peut parler d 'un "style Clappier"
simple et sévère. Certains sont surpris,
au premier abord , de trouver une telle
richesse artistique dans une vallée isolée.
En fait, elle n'était pas si isolée que
cela! Certai ns cols, comme celui de
l' Autaret ou celui d'Arnes, au fond de
la vallée d' Avérole, malgré leurs plus de
3 000 mètres, étaient très fréquentés.
Ainsi, c'est le col d'Arnes qui fut
emprunté pour transporter le St Suaire à
Turin en 1578.
Mais c'est par l'Iseran qu'arrivèrent
les Vaudois en 1689, pour rentrer en
Piémont par le Mont Cenis. Les Bessanais tentèrent de leur résister, mais les
Vaudois leur prirent quelques mulets et
emmenèrent en otage le curé, le châtelain et 6 paysans.
Nous avons dit plus haut que Bonneval n'était qu'un hameau de Bessans,.or
il souffrait de cette situation: les difficultés du chemin durant la mauvaise saison empêchaient souvent son unique
consei ller (pour 6 à Bessans) d'assister
aux réunions du Conseil. En 1532 on en
avait déjà fait une paroisse à part. Finalement, par patente royaJe du 9 octobre
1761 on sépara les communes, mais il
fallut encore de longues querelles pour
d élimiter leurs territoires respectifs.
En 1770, l'abbé de St Michel de la
Cluse céda ses droits de souveraineté au
roi de Sardaigne mais il n'affranchit ses
droits féodaux que vers 1782.
Sous la Révolution, Bessans opposa
davantage qu'une résistance passive.
Certes, il fallut livrer les cloches en
février 1794, satisfaire aux réquisitions
et aux corvées que l'on ne pouvait éviter. Mais les Bessanais tentèrent d'aider
les troupes piémontaises à reprendre la
Savoie: au début du mois de mai 1794,
plusieurs Bessanais s'étaient même rendus au Mont Cenis pour demander des
armes afin de repousser les Français.
Cette aide apportée aux Piémontais par
les communes de Haute-Maurienne
valut aux habitants de certaines d'entre
elles d'être déportés au Fort Barraux,
mais les Bessanais s'en tirèrent avec
quelques cadeaux distribués à bon
escient. Les prêtres avaient d'abord
émigré, mais bientôt ils revinrent et la
paroisse cacha de nombreux prêtres
réfractaires. Les quelques acquéreurs de
biens nationaux ne purent pas en profiter en paix: en 1797 certains se groupaient la nuit pour les inquiéter et
détruire leurs récoltes et ce , d 'autant
plus impunément qu'il n'y avait pas
d'autorité comm unale, personne
n 'ayant accepté les charges d'agent et
d'adjoint; l'administration dut envoyer
un commissaire accompagné d'un déta141
chement de 24 hommes. D'après un
manuscrit anonyme publié dans le
Tome III des travaux de la Société
d' Histoire et d'Archéologie de Maurienne, on a l'impression que les Bessanais recherchaient les "combines" : si
de 1792 à 1796 ils avaient versé pour
environ 5 000 livres de présents en
argent, fromage, beurre, poules, etc ...
"partie de gré, partie de force", ils
n'avaient payé aucune taille
"quoiqu'on la réclamait chaque
année". De même, quelques malins
firent un trafic considérable de monnaie
d'or et d'argent et, après le mois de mai
1796 et l'installation d'un poste de
douane à Bessans, une active contrebande de bétail : il y eut des coups de
feu avec les douaniers et mort
d'homme.
L'époque contemporaine
Si les Bessanais avaient semblé manifester beaucoup d'attachement à leur
souverain, cela ne les empêcha pas, en
1860, de demander unanimement le rattachement à la France.
Vers cette époque, les terres du village, surtout vers Avérole, furent victimes d'une invasion de sauterelles que
l'on connaît par le récit qu'en fit cinquante ou soixante ans plus tard (en
1910) une jeune Bessanaise: "Ces
insectes étaient si nombreux qu'en certains endroits ... on en rencontrait de
véritables petits monticules" écrivaitelle. On fit appel au curé qui envoya son
vicaire à Avérole le 23 juin, jour de la St
Pierre (patron du village) mais malgré
processions et cantiques, les sauterelles
étaient toujours là. On fit appel à un
prêtre (sur le versant italien) à qui l'on
attribuait un pouvoir surnaturel, et cette
fois les cantiques furent efficaces : "on
vit par .milliers et milliers, les sauterelles
traverser le ruisseau qui longe la vallée
et se diriger vers un endroit dit la "Chalouche de l'Orge" où elles furent condamnées à y crever".
La dernière guerre affecta particulièrement Bessans. Du 27 août 1944 au 7
La vallée d'Averole (cliché Léger).
142
septembre, les Allemands vinrent chaque jour réquisitionner et piller . Le 8 on
sortit les armes, avec les F.F.1. de Bonneval. Mais ce fut alors la guerre de
position et le 13 septembre une attaque
en force emporta le village qui fut incendié.
La reconstruction fut lente ... et peu
réussie, enlevant beaucoup de son
caractère à la localité.
Enfin en 1957, une crue de l'Arc
emporta plusieurs maisons .
Archéologie
Roches à cupules vers le Chatellard
Rocher du château : peintures rupestres
Eglise: Saint Jean Baptiste et Saint
Laurent, semble remonter au XVème
siècle. Monseigneur de Varembon consacrait le maître-autel en 1446. La voûte
du chœur porte la date de 1576. Le
mobilier actuel, classé, est du XVIIème
et XVIIIème siècles.
Nombreuses chapelles: Saint
Antoine, Saint Esprit, Saint Claude,
Saint Sébastien, Saint Joseph, Saint
Etienne et Saint Laurent , Notre Dame
des Grâces (presque entièrement
détruite par une avalanche durant
l'hiver 1981 après avoir été pillée en
1976), Saint Bernard de Menthon et
Saint Colomban (au Villaron), Saint
Jean l'Evangéliste et Sainte Anne à la
Goulaz, Saint Pierre (Avérole), Sainte
Marie Madeleine (aux Vincendières),
Notre Dame du Mont Carmel (à la
pointe de Tierce), Saint Jean Baptiste,
Saint Maurice (à la Chalp). A cela on
peut ajouter une demi-douzaine d'oratoires.
U ne telle richesse ne nous permet pas
de nous arrêter sur toutes, cependant, la
chapelle Saint Antoine est particulièrement intéressante. Située sur la butte, à
proximité de l'église, elle ne comprend
qu'une salle de 15 mètres sur 6, couverte
d'un plafond à caissons. A l'extérieur,
le mur nord, protégé par une toiture de
lauzes, est orné de peintures malheureu-
L'église et la chapelle Saint Antoine (cliché Léger).
143
sement très dégradées. On y reconnait
cependant une suite de figures représentant les vertus et les vices. Ces peintures
pourraient dater de 1480-90. A gauche
de la porte, ouverte en 1526, les portraits de Saint Antoine et de Saint Voult
de Lucques semblent postérieurs à cette
date. L'ouverture de cette porte a d'ailleurs supprimé certaines peintures. A
l'intérieur la chapelle est ornée de 42
panneaux rectangulaires, séparés par
des bordures blanches et disposés sur
deux registres, dont celui du bas est
assez dégradé. Ils représentent la vie du
Christ.
Ces peintures, datant vraisemblablement de la fin du XVème siècle, sont
attribuées généralement à une équipe
locale qui se serait inspirée de la chapelle
St Sébastien de Lanslevillard. Sans vouloir entrer dans ce débat, remarquons
cependant qu'il ne s'agit pas de copie
servile mais de l'œuvre de peintres qui
ne manquaient ni d'inspiration, ni de
sens artistique.
Activités
Commune surtout pastorale, Bessans
comptait en 1561 929 bovins et 1282
ovins, mais sans préci ser à quel moment
de l'année.
Le recensement effectué en 1734 par
le châtelain J .B. Personnaz nous donne
de précieux renseignements. Il comptait
alors 1680 bovins, mais seulement 886
toute l'année, les 794 autres n'étaient
gardés que l'été "jusques à la foire de
Suse ou plus tôt, si on trouve à les vendre". Même chose pour les ovins:
3769, mais 990 gardés toute l'année. Les
animaux de trait étaient surtout les
ânes: 237, que l'on envoyait hiverner
en Piémont, et 19 mulets. Le plus riche
propriétaire possédait 84 bovins et 170
ovins! Mais si 20 propriétaires se partageaient la moitié du cheptel, certaines
familles étaient très pauvres. On signalait d'ailleurs 38 mendiants. Remarquons cependant que sur 15433 hecta144
res, 13 680 sont des communaux. Les
cultures n'occupaient qu'un espace
limité.
Les céréales prin cipales étaient l'orge ,
l'avoine et surtout le seigle qui s'adapte
bien à ces altitudes .
En dehors de l'agriculture , les ressources étaient maigres: 3 tisserands,
un meunier, 3 tailleurs, 1 serrurier, 2
charpentiers, 2 maçons (dont l'un était
aussi cordonnier). A part le notaire,
tous étaient en même temps des agriculteurs.
L'appoint indispensable pour faire
vivre cette population nombreuse était
l'émigration. Le recensement cite les
chiffres de 371 personnes émigrées pour
6 ou 7 mois et de 215 absents depuis
longtemps; 70"70 étaient à Turin. Après
1860 cette émigration se fit surtout vers
Marseille, Lyon puis vers 1880-90 à
Paris, d'abord comme cochers de fiacres, puis comme chauffeurs de taxis.
Aujourd 'hui les surfaces cultivées ont
fondu comme neige au soleil: 129 hectares en 1860, 9 hectares en 1967 . Le
commerce du lait a été modifié par la
création d'une fruitière en 1952. Une
carrière de marbre au Rocher du Château, exploitée vers 1765 a été rouverte
de 1955 à 1957, sans grand succès .
L'heure est au tourisme. Fondé
d'abord sur l'alpinisme, l'art local, les
costumes, si l'on en croit les dépliants
touristiques du début du siècle, il a évolué vers le ski et notamment le ski de
fond pour lequel le plateau de Bessans
offre un site remarquable. Le parc de la
Vanoise attire un public nombreux. A
côté des métiers directement liés au tourisme , se sont maintenus art et artisanat
local et notamment la traditionnelle
sculpture des "diables". Les Bessanais
d'aujourd'hui s' intéressent énormément
à leur passé et font un gros travail de
recherches. Nombreuses sont les Bessanaises qui pour les fêtes (le 15 août par
exemple) s'honnorent de porter le costume traditionnel.
Célébrités
Bessans en est riche. Outre les sculpteurs déjà cités, on trouve: Nicolas
Garin, théologien mort au début du
XVIIème siècle. Jacques Fodéré (fin
XVlème, début XVIIème siècle) franciscain, prédicateur célèbre, auteur d'une
histoire de l'ordre de Saint François;
Etienne Fodéré : sculpteur du XVIIème
siècle (travailla en Tarentaise) ; François Emmanuel Fodéré né à St-Jean en
1764 mais originaire de Bessans, fondateur de la médecine légale.
Enfin, une maison a acquis la célébrité grâce à Henri Bordeaux: c'est là
qu'il si tue "La Maison Morte" .
Fêtes
On célébrait: la Saint Antoine le 17
janvier, la Ste Agathe le 2 février, St
Jean Baptiste le 24 juin et grande procession le 15 août.
Costume de Bessans.
Costumes
Le splendide costume bessanais a été
beaucoup décrit. D'après "La Maurienne par les Instituteurs" en 1904:
"En temps ordinaires elles sont habillées d'un jupon de gros drap, d'un
caraco très court, d'un tablier en étoffe
grossière; elles sont coiffées d'un bonnet très original".
"Le dimanche le costume est tout
autre et plutôt riche: robe de laine noire
très fine, tablier noir en soie moirée,
"Berre" ou bonnet garni de magnifiques dentelles hoires tuyautées".
"Les j ours de grandes fêtes cette
"berre" est remplacée par une magnifi-
que coiffure toute de dentelle blanche;
cete dernière coiffure est appelée " Bertin" et coûte parfois dit-on jusqu 'à
80 francs".
"La chaussure des femmes, pour les
jours de fêtes a des talons hauts et pointus à l'excès" .
"Jadis les hommes avaient un costume pittoresque: habit ·et gilet en gros
drap, fabriqué dans le pays, et garnis de
boutons de métal, haut-de-chausses du
même drap mais blanc et fendu sur le
côté extérieur du genou; bas blancs
avec jarretière en ruban; souliers bas,
chapeau haut de forme, blanc le plus
souvent avec de larges ailes plates".
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