close

Se connecter

Se connecter avec OpenID

BULLETIN N°11/2016 en date du 14 mars 2016 TROISIÈME PARTIE

IntégréTéléchargement
UNION DES OFFICIERS DE RESERVE DE l’OCÉAN INDIEN
BP 60669 — 97473 SAINT-DENIS CEDEX
(Membre de l’Entente Patriotique de la Réunion : http://www.epr974.re/)
Union Nationale des Officiers de Réserve
Fondée en 1922/Déclarée d’utilité publique par décret du 24 février 1967
Siège social : 12 rue Marie Laurencin 75012 Paris
http://www.unor-reserves.fr/
BULLETIN N°11/2016 en date du 14 mars 2016
TROISIÈME PARTIE
Je ne juge pas… je livre, sommairement triés et compilés, les
médias tels qu’ils sont… à chacun de faire son opinion, les
articles n’engagent que leurs auteurs.
Planification des Thèmes & Sujets
1 – Lois & Décrets
d) - Gendarmerie Nationale
2 – Nécrologies & Mémoires
e) - Service de Santé
3 – Décorations & Commémorations
f) – Renseignement
4 – Autorités, Etats-Majors
g) - Cybersécurité
5 – Chroniques & Libres propos
h) – Forces Prépositionnées
6 – Actualités internationales
i) - Réserves
7 – OPEX
11 – France : Armements & Industries
8 – MISSINT/OPINT
12 – Le Monde : Modernisations & Equipements
9 – Défense de par le Monde
13 – Rubriques divers (Conférences, Sports, etc)
10 – Nos Forces Armées
14 – Livres & Publications
a) – Armée de Terre
15 – Société
b) – Marine Nationale
16 – Vie de l’UOROI
c) – Armée de l’Air
Le mot du président de l’UOROI
Chers amis
Le colonel ® Dominique BERTRAND
Président de l’UOROI
Adresse courriel du COL ® Dominique BERTRAND : dominique-francois.bertrand@wanadoo.fr
GSM : 06 92 05 11 47
10 – Nos Forces Armées (suite)
a) – Armée de l’Air
Symposium des chefs d’état-major des armées de l’air
Mise à jour : 04/03/2016 16:58
Les 2 et 3 mars 2016, le général André Lanata, chef d’état-major de l’armée de l’air (CEMAA) a
participé au symposium des chefs d’état-major des armées de l’air de l’Otan et des pays
partenaires de l’Alliance, sur la base de Ramstein, en Allemagne.
Le déplacement du général Lanata sur la base aérienne allemande a débuté par une visite de
l’EPIE (EUCOM Partnership Integration Enterprise), structure américaine de l’USAFE (United
States Air Force in Europe) ouverte aux nations souhaitant participer au processus de traitement,
d’exploitation et de dissémination du renseignement aérospatial.
Le symposium est un événement bisannuel organisé par le général Gorenc, commandant
l’AIRCOM (commandement air de l’Otan) et l’USAFE-USAFAFRICA. La première édition de 2016
a été particulièrement réussie puisque les 28 chefs d’état-major étaient présents ou représentés,
ainsi que cinq armées de l’air de pays partenaires (Australie, Finlande, Suisse, Suède, Autriche).
Au cours de ce symposium, trois grands thèmes ont été abordés. Dans un premier temps,
l’AIRCOM a exposé sa vision sur l’environnement géostratégique en Europe. Puis, les chefs
d’état-major ont pu échanger sur les travaux en cours au sein de l’Alliance, dans l’optique du
prochain sommet qui se tiendra à Varsovie début juillet 2016. Enfin, le lien entre les armées de
l’air et l’Otan a été examiné à travers le prisme de l’entraînement et des équipements, soulignant
l’importance de l’entraînement des forces et des structures de commandement.
Le symposium reste un événement majeur pour les armées de l’air de l’Alliance car il permet de
maintenir le lien avec l’Otan, mais aussi avec les pays membres ou partenaires. C’est également
une excellente occasion pour les chefs d’état-major de conduire des entretiens bilatéraux avec
leurs homologues étrangers.
Le contingent français d’AIRCOM, placé sous le commandement du général de Longvilliers,
également commandant en second de l’état-major air de l’Otan à Ramstein, compte 57 personnes
à Ramstein, douze à Uedem (Allemagne), quatorze à Torrejon (Espagne) et seize à Poggio
Renatico (Italie). Ce positionnement français au sein du commandement Air de l’Alliance est
particulièrement important et enrichissant, car il permet de maintenir un lien efficace et réactif avec
le chef d’état-major de l’armée de l’air, le commandant de la défense aérienne et des opérations
aériennes, mais aussi avec l’état-major des armées. Il contribue enfin au maintien d’une
2
excellente visibilité de la France auprès des Alliés et au rayonnement de l’armée de l’air, qui fait
ainsi valoir l’expertise et les compétences de son personnel, unanimement reconnues dans l’Otan.
Droits : © Armée de l'air
Cognac: remise de drapeau à l’école de pilotage
Mise à jour : 04/03/2016 17:18
L’école de pilotage de l’armée de l’air (EPAA) a officiellement reçu la garde du drapeau portant
l’inscription «École de pilotage – AFN 1952-1962» lors d’une cérémonie militaire organisée sur la
base aérienne 709 de Cognac, mercredi 2 mars 2016.
Présidée par le général Claude Tafani, directeur des ressources humaines de l’armée de l’air
(DRHAA), cette cérémonie a permis à l’EPAA 00.315 «Général Pierre Jarry» de poursuivre les
traditions de ce prestigieux drapeau.
Une histoire riche et mouvementée
Confectionné conformément à une instruction militaire datant du 4 novembre 1952, ce drapeau
était destiné à l’école de pilotage stationnée à Marrakech qui assurait alors la formation des
pilotes sur North American T6 G. En 1962, le drapeau est confié à la division des moniteurs de
pilotage de la base aérienne 745 d’Aulnat sur laquelle les CM 170 Fouga Magister remplacent
progressivement les vieillissants T6. En 1985, la base aérienne est dissoute. Son drapeau est
alors roulé et conservé au sein du service historique de l’armée de l’air.
Le centre d’instruction des équipages de transport (CIET) récupère le drapeau de 2004 à 2010,
année marquant la fermeture de la base aérienne 101 de Toulouse-Francazal. Puis, de 2010 à
2016, ce drapeau reste entreposé au service historique de la Défense (SHD) à Paris, garant de la
mémoire et des traditions de l’armée de l’air.
Stationnée sur la base aérienne 709 de Cognac, l’EPAA a pour mission principale de former des
pilotes de combat, provenant de l'armée de l'air, de la marine nationale ou de pays amis. Après
3
une phase initiale commune, les élèves pilotes sont sélectionnés pour suivre une préspécialisation chasse ou transport effectutée sur Grob 120 ou TB 30 Epsilon. En corollaire, l'école
a notamment pour mission de former les moniteurs-simulateurs de vol, ainsi que les instructeurs
au pilotage.
Plus d’informations sur le site Internet de la base aérienne de Cognac.
Sources : © Armée de l'air Droits : © Armée de l'air
Un drone civil belge intercepté par la PO de Saint-Dizier
Mise à jour : 07/03/2016 14:50
Le lundi 29 février 2016 dans l’après-midi, un drone civil de grande taille en provenance de
Belgique s’est écrasé dans l’Aisne sans faire de dommage, après avoir été intercepté et escorté
par un Rafale de la permanence opérationnelle de la base aérienne 113 de Saint-Dizier.
A 15h33, les autorités belges informent le centre national des opérations aériennes (CNOA) que
les opérateurs civils d’un drone de plus de trois mètres d’envergure, réalisant des vols
expérimentaux, ont perdu le contrôle de leur machine. Le centre des opérations aériennes belge
fait intercepter le drone par deux F16 et transmet continuellement au CNOA les éléments de vol
de l’appareil, ainsi que les mesures prises. Aussitôt alertée, la haute autorité de défense aérienne
(HADA) ordonne le décollage d’un Rafale de la permanence opérationnelle (PO) de la base de
Saint-Dizier et sa mise en place à la frontière au point de passage estimé du drone qui se dirige
vers le sud. Dans le même temps, un hélicoptère Fennec capable d’effectuer des mesures actives
de sûreté aérienne, en particulier sur des aéronefs lents, est également dirigé vers la zone.
A 16h00, le drone passe la frontière franco-belge à une vitesse de 160 km/h et à une altitude de
1000 m. Il est immédiatement accompagné par le Rafale qui se tient prêt à intervenir. Le chasseur
confirme que l’appareil suit une trajectoire non dangereuse et ne porte aucune charge. En contact
constant avec le cabinet du Premier ministre, le CNOA suit la trajectoire de l’appareil et est
informé par le Rafale à 16h15, de l’arrêt du moteur et de la chute du drone dans un champ de la
commune de Dizy-le-Gros, à 45 km de Reims.
Cette interception a été réalisée dans le cadre de la posture permanente de sûreté aérienne
(PPS), mission permanente assurée par l’armée de l’air. Elle consiste à faire respecter la
souveraineté dans l’espace aérien national et à assurer la défense aérienne de notre territoire.
Dans ce cadre, l’armée de l’air met en œuvre un dispositif permanent en alerte 24h/24 et 7j/7. Il
est constitué de centres de détection et de contrôle (CDC), d’avions de chasse et d’hélicoptères,
ainsi que du CNOA qui dirige l’ensemble des opérations. Il est en relation permanente avec les
4
centres d’opérations aériennes des pays frontaliers avec lesquels il s’entraine régulièrement,
permettant ainsi de réagir immédiatement face à un événement aérien.
Sources : © CDAOA Droits : © Armée de l'air
Exercice «Manoir» : première session de l’année en Corse
Mise à jour : 08/03/2016 15:16
Du 29 février au 04 mars 2016, la base aérienne 126 de Solenzara (Corse) a été le théâtre de
l’exercice «Manoir 2016-1».
Cet entraînement a mobilisé des équipages de l’escadron d’hélicoptères 1/44 «Solenzara», ainsi
qu’une quinzaine de membres du commando parachutiste de l’air n°20 de Dijon.
Le programme de cette semaine était intense : sauts en parachute, séances de tir associant
notamment équipages et commandos, multiples techniques d’aérocordage (corde lisse, rappel,
grappe, nacelle)…
L’unité d'instruction et d'intervention de la sécurité civile 5 (UIISC 5), entité spécialisée dans le
secours aux populations civiles, a notamment participé aux entraînements d’emport de nacelles,
matériel peu répandu au sein de la Défense.
Deux autres sessions de «Manoir» sont d’ores et déjà programmées durant le deuxième semestre
2016.
Notons que, parallèlement à cet exercice, un stage TEAFAS (tireur embarqué en appui feu air-sol)
était organisé par le centre de préparation opérationnelle du combattant de l'armée de l'air
(CEPOCAA) au profit de futurs coordinateurs et tireurs embarqués.
Sources : © Armée de l'air Droits : © Armée de l'air
5
Opération Barkhane : dans la peau de femmes pilotes de
transport
Mise à jour : 08/03/2016 17:12
«C’est vous l’équipage féminin ?». Pas une journée ne se passe sur le camp Kosseï, à N’Djamena
(Tchad), sans que le capitaine Pauline et le capitaine Sandrine, respectivement commandant de
bord et co-pilote de Casa CN 235, n’entendent cette phrase.
«C’est amusant ! lance l’une d’entre-elle. On nous remarque car nous sommes une minorité et
évidemment deux femmes dans un cockpit, ça interpelle».
Pauline et Sandrine ont un point commun : la passion de l’aéronautique et de l’aviation de
transport. «Les gens ont du mal à nous imaginer toutes les deux piloter un gros avion de 16,5
tonnes», explique le capitaine Pauline.
Et pourtant, si elles ont décidé d’embrasser cette carrière de pilote de transport dans l’armée de
l’air, c’est parce qu’elles rêvaient, toutes petites, de paysages africains, de poser d’assaut dans le
désert, de largage de parachutistes, d’aventures et de rencontres humaines. Sur le théâtre, c’est
l’équipage le plus qualifié et le plus expérimenté. Libreville, Gao, Bamako, Bangui, Djibouti,
Abidjan, Douchanbe… Autant de missions auxquels les deux aviatrices ont participé.
Le capitaine Pauline, 30 ans, commandant de bord, fêtera prochainement ses 3 000 heures de vol
sur Transall et Casa. Quant au capitaine Sandrine, officier de carrière de 29 ans, elle cumule déjà
1 500 heures de vol sur Casa.
L’opération Barkhane regroupe 3 500 militaires dont la mission, en partenariat avec les pays du
G5 Sahel, consiste à lutter contre les groupes armés terroristes pouvant agir dans la bande
sahélo-saharienne.
Plus d’informations sur l'opération Barkhane sur le site des opérations.
Sources : © État-major des armées Droits : © Ministère de la Défense
Opération Chammal : dans la peau d’une mécanicienne
avionique
Mise à jour : 08/03/2016 19:28
Sur le tarmac d’une base aérienne dans le golfe Arabo-Persique, le sergent-chef Sylvie,
mécanicienne avionique sur l’avion ravitailleur C135, vérifie le bon fonctionnement des systèmes
électriques de son avion. Présentation de son parcours.
6
«J’ai découvert l’armée de l’air un peu par hasard, au cours d’une foire-exposition. J’étais encore
mineure et on m’a expliqué que je pouvais entrer directement au lycée de Saintes». C’est donc
tout juste âgée de 17 ans que Sylvie décide de s’engager. Elle passe avec succès le concours
d’entrée de l’école d’enseignement technique de l’armée de l’air (EETAA) et exprime très vite le
souhait d’exercer le métier de mécanicien. «On imagine souvent que cette fonction est réservée
aux hommes. Je trouvais que réussir dans ce domaine était d’autant plus valorisant !»
Sa promotion compte environ 15 femmes sur un effectif global de 180 élèves-techniciens. Parmi
elles, seules deux choisissent de devenir mécanicienne avionique, technicienne en charge de la
maintenance des appareils de génération électrique embarqués par l’avion, ainsi que des
systèmes de radiocommunication et de radionavigation.
Sa première affectation conduit Sylvie à Luxeuil où elle travaille en atelier sur un banc automatisé.
Elle rejoint ensuite Avord pour travailler sur une nouvelle machine, le Xingu. «À chaque
affectation, il a fallu se remettre en question. Le Xingu m’a permis d’appréhender le travail sur
avion. On constate comment l’appareil réagit une fois en vol et on mesure vraiment les
conséquences de ce que l’on réalise au sol. En plus, c’est sur cette machine que j’ai eu la chance
de voler pour la première fois.»
Bien entendu, ce parcours n’a pas été sans embuches. Sylvie a dû faire ses preuves en tant que
femme, et parce qu’elle était jeune. Mais elle estime que, «cela a toujours été une source de
motivation.»
Plus tard, à Istres, Sylvie fait la connaissance du C135. «Grâce à cette machine, j’ai enfin pu partir
en opération extérieure. C’est aussi la finalité de ma condition de militaire, j’avais tellement hâte
de pouvoir exercer mon travail dans des conditions encore plus contraignantes.»
Concernant sa vie de famille elle précise : «J’ai deux enfants, ça n’est pas toujours simple. Mon
petit dernier vient d’avoir 3 ans il y a deux semaines… ». En toutes circonstances, elle met un
point d’honneur à allier sa vie professionnelle et sa vie personnelle. Ainsi, à la question,
«Repartiriez-vous ?», elle s’empresse de répondre par l’affirmative, tout en ponctuant sa réplique
par de vifs hochements de tête.
Sources : © Armée de l'air/EMA Droits : © Armée de l'air/EMA
7
Aviatrice et sportive de haut vol
Mise à jour : 08/03/2016 20:00 – Auteur : Adjudant Jean-Laurent Nijean
À l’occasion de la journée internationale des droits de la femme, la parole est donnée à une
aviatrice de 27 ans qui conjugue sa passion pour l’aéronautique et son engouement pour le sport.
De la tour de contrôle de la base aérienne à la chaise d’arbitre à Roland-Garros, le sergent
Emmanuelle s’épanouit dans ses deux passions.
Du haut de la vigie de l’escadron des services de la circulation aérienne, le sergent Emmanuelle
assure l’atterrissage et le décollage des aéronefs, en appliquant les procédures de contrôle, sous
l’œil attentif de son parrain. « La vue depuis la vigie est un spectacle dont je ne me lasse pas,
explique l’aviatrice. Férue d’aéronautique, j’aime beaucoup le contact au micro avec les pilotes ! »
Passionnée d’aéronautique… militaire.
« J’ai toujours été attirée par le milieu aéronautique, précise-t-elle. Au début, je travaillais comme
agent d’escale à Air France. J’ai rencontré un ami contrôleur sur la base aérienne de Solenzara,
qui m’a beaucoup conseillée sur les opportunités au sein de l’armée de l’air. » Avec un oncle
pilote d’hélicoptère pour l’aviation légère de l’armée de terre, servir dans la Défense lui semblait
naturel. « Vu ma passion pour l’aéronautique, je me suis engagée dans l’armée de l’air dans la
spécialité contrôleur de circulation aérienne », explique-t-elle. Après une formation au centre
d'instruction du contrôle et de la défense aérienne (CICDA), l’école des contrôleurs sur la base
aérienne de Mont-de-Marsan, le sergent Emmanuelle reçoit sa première affectation sur la base
aérienne d’Avord fin août 2015. « Sur la plateforme d’Avord, il y a beaucoup d’activité aérienne.
De nombreux avions militaires, civils ou étrangers, atterrissent ici, notamment grâce à notre
position géographique au centre de l’Hexagone. »
Passionnée de tennis… et de course à pied
Âgée de trois ans à peine, Emmanuelle, armée de sa raquette, renvoyait les balles que lui lançait
son professeur de tennis. « Cela fait plus de 20 ans que je pratique le tennis, précise la joueuse
arbitre. J’ai été classée 1/6, et à partir de l’âge de treize ans, je me suis également engagée
comme arbitre. » Elle décide de partir aux États-Unis en sport études. Là-bas, elle s’initie au
cross-country et c’est le déclic. Ses excellents résultats la poussent à poursuivre ce sport. Les
journées s’enchaînent à un rythme effréné : cross-country à 6 heures du matin, puis entraînement
de tennis l’après-midi. Les résultats de cette sportive accomplie sont exemplaires dans les deux
disciplines. Au tennis, elle est sélectionnée pour arbitrer, pour la troisième fois à Roland-Garros,
tournoi du grand chelem qui débutera à la mi-mai 2016. À la course à pied, l’aviatrice s’est
8
qualifiée pour les championnats de France de cross long l’an dernier. Et cette année, elle s’est
mise au cross court, discipline dans laquelle elle a remporté de nombreuses épreuves en
cumulant les podiums. Elle conjugue avec brio ces activités exigeantes. Cependant, le sergent
Emmanuelle a conscience qu’elle doit faire attention. « Récemment, j’ai enchaîné un tournoi de
tennis et une course importante pour la qualification aux championnats de France dans le même
week-end. J’ai réalisé une contre-performance, manquant de peu la qualification. C’est une bonne
leçon que j’ai apprise », relate-t-elle avec une pointe d’humour.
Vivre à fond toutes ses passions
« Durant ma formation à Mont-de-Marsan, j’ai dû laisser le tennis de côté, précise l’aviatrice.
Aujourd’hui, je combine les deux. » Pendant sa première année de contrôleur stagiaire, le sergent
Emmanuelle travaille en heures ouvrables. « Cet emploi du temps me laisse disponible pour les
entraînements le soir et les tournois ou courses le week-end. » À la tour de contrôle, elle navigue
entre l’approche et la vigie, pour apprendre les ficelles de ce métier qui demande des prises de
décisions rapides dans le respect des procédures très strictes de la circulation aérienne. Du haut
de sa vigie, elle n’hésite pas à comparer ce métier à celui d’arbitre de tennis : « Dans ces deux
fonctions, je dois gérer ce qui se déroule. Pour l’un comme pour l’autre, je dois faire preuve
d’esprit de décision avec une certaine prise de risque. » Au mois d’août, après sa période de
parrainage, il lui sera possible de réaliser l’un de ses rêves : être engagée sur un théâtre
d’opérations extérieures. « Après mon parrainage, je serai “lâchée” et je passerai du statut de
stagiaire à celui de contrôleur opérationnel, ajoute l’aviatrice. J’ai vraiment hâte de pouvoir servir
lors d’une opération comme Chammal ou Barkhane. Ce sera une formidable expérience.»
Droits : © Armée de l'air
Avord : échange entre Awacs français et otaniens
Mise à jour : 09/03/2016 15:57
Du 22 au 24 février 2016, le parking de la 36e escadre aérienne, stationnée sur la base aérienne
702 d'Avord (Cher), a accueilli un Awacs d’une livrée plus claire que ceux habituellement
présents. Équipé de quatre moteurs effilés, l'avion-radar arborait également un lion rouge sur la
dérive.
9
Reconnaissable par la présence du sigle NATO sur ses flancs, il s’agissait d’un E-3A, appartenant
à l’Otan et mis en œuvre depuis la base aérienne de Geilenkirchen (Allemagne) par du personnel
issu de certains pays membres de l’Alliance.
Une première mission a opposé deux Awacs. Un E-3F conduisait une opération dont l’objectif était
de récupérer du personnel dans le Massif central, tandis que l’E-3A contrôlait des "agresseurs"
dont le but était de les mettre en échec. Cette mission a été suivie d'un débriefing détaillé. Le 24
février, l’Awacs de l’Otan a décollé pour contrôler une mission de combat de Rafale au-dessus du
Massif central avant de rejoindre sa base d'attache. L’E-3F, pour sa part, s'envolait en direction du
Portugal, pour une mission de contrôle menée dans le cadre de l’exercice interalliés Real Thaw.
Cette visite a permis de nombreux échanges sur des sujets variés comme l’organisation et
l’optimisation de l’instruction sur Awacs, l’utilisation du simulateur de mission, l’emploi opérationnel
de l’Awacs et son intégration aux opérations modernes, sa maintenance, la composition des
équipages… Les opérations de «réassurance» menées au-dessus de l’Europe de l’Est ont
également été abordées. Ces dernières sont aujourd'hui menées conjointement par les Awacs
Turcs, otaniens, britanniques et français.
Une délégation de haut rang accompagnait l’équipage otanien puisque le Brigadier General
Dunlop, commandant de la force Awacs de l'Otan, et le Brigadier General Stoye, chef de sa
composante E-3A, étaient également présents. Tous les participants ont confirmé l'intérêt de ce
type d’échange, en raison de la complexité de mise en œuvre des systèmes de détection et de
commandement aéroportés et de l’évolution des opérations aériennes. C’est par ces
connaissances mutuelles que l’interopérabilité et la cohésion de l’Alliance sont garanties. De plus,
la délégation a souligné l’excellence et la chaleur de l’accueil et du soutien du personnel de la
base aérienne.
Sources : © BA 702 Droits : © Armée de l'air
Opération Chammal : relève de trois Mirage 2000D sur la
BAP en Jordanie
Mise à jour : 09/03/2016 19:56
Le 4 mars 2016, trois Mirage 2000D de la 3e escadre de chasse ont rallié la base aérienne
projetée (BAP) en Jordanie pour remplacer trois appareils déployés début novembre 2015.
10
Les trois équipages (un pilote et un navigateur dans chaque appareil) qui réalisaient le convoyage
ont été accueillis par leurs camarades après avoir effectué, depuis leur base de Nancy, un vol de
plusieurs heures sans escale, ravitaillés par un C135 de la 31e escadre de ravitaillement et de
transport stratégiques d’Istres.
Les trois chasseurs, immédiatement pris en charge par les mécaniciens du détachement de
chasse de la BAP, ont été mis en configuration « guerre ». Armés de missiles air-air et de
bombes, ils sont partis dès le lendemain matin pour effectuer des missions d’appui aérien en Irak
et en Syrie.
Simultanément, les trois Mirage 2000D, destinés à un retour sur la base aérienne 133 de Nancy,
ont été remis en configuration « métropole ». Ils ont repris leur envol pour leur base de
stationnement le 6 mars 2016. Durant leur déploiement de quatre mois en Jordanie, ils ont
effectué plus de 200 sorties, près de 600 ravitaillements en vol en environ 960 heures de vol.
En 2015, dans le cadre de l’opération Chammal, plus de 1 200 missions ont été réalisées depuis
la BAP en Jordanie. Depuis le 1er janvier, 160 sorties ont été effectuées au départ du site.
Plus d'informations sur le site des opérations.
Droits : © Armée de l'air
Serpentex 2016 : top départ pour les experts de l’appui
aérien
Mise à jour : 10/03/2016 09:43
L’un des plus importants exercices d’appui aérien européen a démarré lundi 7 mars 2016 sur l’île
de beauté. Pendant trois semaines, Serpentex rassemble des équipages et des contrôleurs
aériens avancés de douze nations pour une dernière répétition générale avant leur déploiement
en opérations.
11
Organisé du 7 au 25 mars sur la base aérienne 126 de Ventiseri-Solenzara, cet exercice tactique
des forces aériennes rassemble en ce moment plus d’un millier de militaires, dont 500 environ
pour l’armée de l’air, près de 400 de l’armée de terre et plus d’une centaine des nations
étrangères. Sur la plateforme aéronautique, les mécaniciens sont à pied d’œuvre pour mettre en
service les sept Rafale, les onze Mirage 2000 (D et N), les quatre Hawks britannique et un Learjet
allemand. Un Casa, un Transall et deux Fennec viennent compléter le tableau pour la partie
française. Mais l’exercice peut aussi compter sur la participation de deux B52 américains, de deux
AMX italiens, d'un drone Harfang ainsi que de deux tankers français et italien qui opèrent depuis
leur base d’origine. Et ceci seulement pour la première semaine, les moyens devant évoluer au fil
des jours.
Chaque jour, plusieurs vagues d’aéronefs effectuent des missions d’appui aérien au-dessus de la
Corse. Plus d’une cinquantaine de sorties a déjà été effectuée pour le premier jour de Livex. Par
le biais de scénarios complexes et réalistes, les JTAC (Joint terminal attack controller – contrôleur
aérien avancé) s’entraînent ainsi aux procédures CAS (Close Air Support – appui aérien
rapproché). Les avions de chasse vont même jusqu'à délivrer leur armement sur le champ de tir
de Diane, alternant largages de bombes et passes canon, sous le guidage de JTAC situés à
proximité.
Comme chaque année depuis 2007, Serpentex prend également en compte les récentes
opérations comme le Mali, la République centrafricaine, la bande sahélo-saharienne (BSS) ou le
Levant. Les procédures DACAS (Digital Aided CAS - CAS assisté par l’emploi d’outils
numériques) sont ainsi employées, éprouvées et testées dans un environnement dense. De
même, des missions de type SCAR (Strike Coordination and Reconnaissance – coordination de
frappe et reconnaissance) sont programmées. Le SCAR est une mission qui allie la recherche et
le traitement d’objectifs dans une zone délimitée, sans présence de troupes amies et donc sans le
guidage de JTAC. Le travail avec des moyens ISR (Intelligence, Surveillance and
Reconnaissance) permet également des scénarios plus conformes à la réalité opérationnelle.
Sources : CFA/CDAOA Droits : © Armée de l'air
Cazaux: stage interarmées au profit des désignateurs lasers
Mise à jour : 10/03/2016 19:08
Le centre d’expertise de l’armement embarqué (CEAE) stationné sur la base aérienne 120 de
Cazaux, a dispensé, vendredi 4 mars 2016, une instruction au profit d’illuminateurs lasers de
l'armée de l'air et de la marine nationale.
12
Cette première promotion mixte d’illuminateurs «Paveway» était composée d’un équipage
d’Atlantique 2 de la marine nationale, ainsi que d’opérateurs et d’interprétateurs images (IP) de
l’escadron de drones 1/33 «Belfort». Leur formation commune portait notamment les moyens de
désignation laser, sur la bombe GBU 12 (que l’Atlantique 2 est capable de tirer), ainsi que sur
l’ensemble des autres munitions guidées laser que l’armée de l’air met en œuvre.
Au quotidien, marins et aviateurs sont amenés à être engagés côte à côte sur les théâtres
d’opérations extérieures et à opérer ensemble. Cette première formation a permis aux opérateurs
des deux armées de développer des savoir-faire communs, à partir des enseignements du CEAE.
Sources : © CEAE Droits : © Armée de l'air
Remise de certificats Resco en Gironde
Mise à jour : 10/03/2016 17:25
Vendredi 4 mars 2016, une remise de certificats s’est déroulée, dans la commune de Blanquefort
(Gironde), marquant la fin du stage Resco 2016 (recherche et sauvetage au combat).
Encadré par des spécialistes du commando parachutiste de l’air (CPA) n°30 de Bordeaux, ce
stage était ouvert à des commandos du CPA 30, dont c’est une mission d’excellence, ainsi qu’à
quelques représentants du CPA 20 de Dijon.
Organisé du 25 janvier au 4 mars 2016, le stage Resco 2016 visait à former des groupes de
combat engagés dans une mission de recherche et de récupération d’un personnel isolé en
territoire hostile, mission périlleuse et complexe encadrée par des procédures standardisées Otan.
La remise de certificats s’est déroulée au cours d’une cérémonie militaire organisée dans le
domaine viticole du château Magnol, lieu de mémoire puisqu’une plaque rappelle le sacrifice de
commandos des Royal Marines durant l’opération Frankton menée en 1942. À cette occasion, le
lieutenant-colonel Gilles Prost, commandant le CPA 30, ainsi que M. Jacques Padie, élu de la
13
mairie de Blanquefort, ont rendu un vibrant hommage aux morts disparus lors de la Seconde
Guerre mondiale.
Sources : © Armée de l'air
b) – Gendarmerie Nationale
Les gendarmes déploient leurs drones
Par Christophe Cornevin Par Le Figaro Premium Mis à jour le 03/02/2016 à 18:36 Publié le
03/02/2016 à 17:48
Modèle NX110 Novadem
Pesant deux kilos et dotés de caméras, ils participeront au maintien de l'ordre et à la détection de
délinquants.
Les gendarmes investissent dans la troisième dimension. Après un an et demi d'«évaluations
technico-opérationnelles» menées dans la plus grande discrétion, ils vont déployer d'ici à 2017
une flotte de microdrones susceptibles de remplir un spectre large de missions. Selon nos
informations, les premiers appareils, plutôt sophistiqués pour un poids d'à peine deux kilos et
facturés 50.000 euros pièce avec leur système de télépilotage, seront livrés à la fin février pour
une mise en service dès le mois prochain. Produits par la société Novadem, pépite technologique
française qui équipe déjà les fantassins de l'armée de terre en reconnaissance ou au combat en
milieu urbain, ces modèles NX110 embarquant une caméra infrarouge dotée d'un puissant zoom
sont d'ores et déjà présentés comme «l'oeil déporté du gendarme». Furtifs, ces engins propulsés
par des moteurs électriques vont se fondre dans le ciel de France en évoluant à 50 ou 150 mètres
d'altitude maximale. Utilisés de préférence en vol stationnaire, ils affichent une vitesse de pointe
de 70 km/heure. «Grâce à un système de vidéo-tracking, la caméra pourra être pointée sur des
lieux précis au cours d'un plan de vol programmé, précise le colonel Jérôme Bisognin, chargé de
mission à la Direction des opérations et de l'emploi (DOE). Les images captées sont transmises
en temps réel sur l'écran déporté d'un “télépilote” qui a suivi huit jours de formation. Un chef de
mission placé à ses côtés - et qui aura effectué le même stage - pourra transmettre toutes les
informations permettant d'optimiser et de corriger au besoin la manoeuvre des unités au sol.»
Engagé dans des opérations de maintien de l'ordre, le microdrone siglé gendarmerie devrait
permettre d'offrir une vue en profondeur de la zone d'action en survolant les voies, les lignes de
crête ou les barres d'immeubles afin de débusquer à distance d'éventuels casseurs et de détecter
des obstacles, comme des barrages de poubelles ou de voitures, voire des pièges incendiaires ou
des engins explosifs improvisés comme peuvent en confectionner des manifestants violents.
Pour l'heure, l'engin dispose d'une autonomie de vol de 25 minutes, mais les stratèges de la
maréchaussée planchent sur un système de «drones captifs», sorte de «vigie» statique
positionnée à une trentaine de mètres au-dessus du sol et alimentée par un long filin quasi
invisible de cinq millimètres de diamètre. «Cet outil de surveillance périmétrique pourrait
surplombler des bâtiments sensibles, comme la salle des conférences de la COP21 au Bourget,
des sites nucléaires ou militaires ainsi que de grands rassemblements “festifs”, de type rave
party», précise-t-on à la Direction générale de la gendarmerie. Sur le front de l'investigation
14
judiciaire, ces avions sans pilote sont déjà destinés à de multiples usages. Testés au-dessus de
cités sensibles en Guyane, ils ont prouvé une réelle efficacité dans les missions de surveillance et
sécurisation de la voie publique pour prendre sur le fait des vandales, des cambrioleurs
susceptibles d'écumer certains quartiers ou encore des bandes à la sortie des gares. Ces engins
pourront aussi être géopositionnés au-dessus de points de deals de drogue. «Les minidrones
intègrent un système de géoréférencement très précis, et les images sont horodatées, précise le
colonel Jérôme Bisognin. Toutes les images de flagrants délits peuvent donc être versées dans
une procédure judiciaire pour matérialiser les faits.»
Jusqu'à maintenant, seuls quelques engins guidés depuis le sol équipaient des unités
spécialisées, dont un surprenant nanodrone «espion» de 18 grammes aux allures d'hélicoptère
microscopique utilisé par les unités d'intervention. Selon nos informations, des essais seront en
outre programmés dans les quinze prochains jours sur un site d'entraînement de la gendarmerie
nationale, à Beynes, dans les Yvelines, pour expérimenter les drones dans le domaine de la
sécurité routière.
Les aéronefs seront testés en particulier pour repérer à distance les conduites à risques telles que
les franchissements de ligne continue, les dépassements dangereux, le non-respect de stops ou
encore le doublement par la droite. «En revanche, il n'est pas prévu à ce stade d'employer des
drones pour relever des excès de vitesse», ajoute le colonel Bisognin. Invoquant une «nécessaire
vision lucide et réaliste de ce que ce type d'appareil peut apporter», il observe en outre que «les
minidrones ne pourront être employés pour l'escorte de convois, les courses-poursuites ou encore
les longues filatures».
Venant en complément de la flotte d'hélicoptères EC145 de la gendarmerie, quatre premiers
aéronefs télépilotés vont d'abord étoffer la panoplie du groupement blindé, la section aérienne de
la gendarmerie, le centre de formation des unités mobiles de Saint-Astier ainsi que le pôle
judiciaire de Pontoise. Dans le cadre d'un nouvel appel d'offres, l'escadrille sera portée au total à
23 systèmes de drones d'ici à 2017. Ces nouvelles vigies du ciel devraient être appelées à se
multiplier puisque les gendarmes ont prévu de former à terme une soixantaine de télépilotes
par an. Tous seront rompus au respect des règles de sécurité aérienne pour éviter toute collision
à basse altitude, ainsi qu'au respect de la vie privée. Étant donné qu'aucune loi n'encadre l'emploi
de caméras embarquées, les images prises de ces drones d'État seront détruites au bout de
trente jours. Comme cela se pratique en matière de vidéosurveillance.
FICHE TECHNIQUE
Dimensions 110 cm de longueur, 110 cm de largeur et 14 cm de hauteur.
Masse au décollage moins de 2 kg.
Rayon d'action maximum 1 km.
Autonomie de vol 20 minutes.
Altitude de vol maximale 2200 m.
Vitesse maximale 12 m/s.
Navigation par GPS.
Caméra numérique infrarouge embarquée, motorisée sur 180° avec zoom optique × 10.
Radar de détection.
UN AÉRONEF MULTI FONCTION
1 - Maintien de l'ordre: détection des casseurs embusqués et d'obstacles, comme les barrages de
voitures ou de poubelles, des pièges incendiaires ou des engins explosifs improvisés.
2 - Police judiciaire: survol de points sensibles pour faire des flagrants délits d'actes de
vandalisme, de cambriolages ou au-dessus des points de vente de drogue.
3 - Sécurité routière: des expérimentations vont être menées pour repérer à distance les conduites
à risques telles que les franchissements de ligne continue, les dépassements dangereux, le nonrespect de stop ou encore le doublement par la droite. Les constatations d'excès de vitesse ne
sont pas à l'ordre du jour.
15
Le peloton de haute montagne se convertit à la spéléologie
actu Réunion par www.ipreunion.com le 6 mars 2016 à 17:30
Stage de spéléologie pour le PGHM Photo : Gendarmerie de La Réunion
Les militaires du peloton de gendarmerie de haute montagne (PGHM) ont effectué un stage
intensif de plusieurs jours afin de pouvoir intervenir dans les tunnels de lave. (Photos :
Gendarmerie de La Réunion)
Encadrés par un gendarme détenteur du brevet d’état de spéléologie, les militaires ont travaillé
les "techniques de progression sur cordes, les évacuations de victimes en milieu sous terrain,
apports théoriques sur l’organisation du Secours Spéléo Français mais aussi des notions
importantes pour le volet judiciaire" est-il décrit sur la page Facebook de la gendarmerie de La
Réunion.
"Le peloton de gendarmerie de haute montagne de la Réunion trouvera ainsi efficacement sa
place aux côtés du Spéléo Secours Français, et du SDIS, en cas d’intervention dans ce milieu
particulier" termine la publication.
C'est quoi l'arnaque aux "pneus crevés", cette nouvelle
escroquerie qui inquiète la police ?
http://www.metronews.fr/ Mis à jour : 06-03-2016 13:29 - Créé : 06-03-2016 13:24
ATTENTION - Un nouveau type de vol par ruse sévit : l’arnaque aux pneus crevés. La police
vient d’interpeller un couple qui a détroussé 25 personnes avec ce système à Martigues,
dans les Bouches-du-Rhône. En quoi consiste cette technique ? Explications.
Attention à l'arnaque aux pneus crevés. AFP Photo:
Vous arrivez près de votre voiture, le pneu est crevé. Mince ! Un homme à côté de vous propose
son aide… Vraiment sympa. Vous acceptez. Après vous avoir aidé à réparer la roue, l’homme
vous incite à aller à un distributeur pour le dédommager. Allez, pourquoi pas. Sauf que… quand
vous repartez, vous vous apercevez que vous n’avez plus de carte bancaire, de téléphone, ni de
bijoux. Vous avez été victime de l’arnaque aux pneus crevés, un nouveau type de combine qui
sévit pour détrousser les gens.
Les personnages âgés, cibles privilégiées des escrocs
En effet, après l’arnaque au billet sur l’essuie-glace, glissé là pour vous attirer hors de votre
véhicule, ou celle au distributeur de billet piégé qui ne recrache pas les billets, voici l’arnaque aux
pneus crevés. En début d’année, les policiers de Martigues, dans les Bouches-du-Rhône, ont
interpellé un couple soupçonné d’avoir commis 25 vols par ruse, au préjudice de personnes
âgées. Depuis décembre 2014, ils enquêtaient sur une série de vols visant des automobilistes aux
pneus crevés. Les policiers ont pu, avec les images de la vidéo-protection des banques et des
16
commerces, identifier les auteurs. Le couple a été interpellé le 26 janvier dernier. L’homme a été
placé en détention provisoire et la femme sous contrôle judiciaire.
Les forces de l'ordre, à l'instar de la gendarmerie de Gironde sur sa page Facebook, incitent donc
à être particulièrement vigilant face à ce type d’action. Elles conseillent de sensibiliser les
personnes âgées de son entourage, cibles privilégiées des escrocs, à cette nouvelle technique de
vol par ruse. En cas de crevaison, il est aussi recommandé de faire appel à l'assistance
dépannage de l’assurance. Surtout, la vigilance s'impose lorsqu'un ""bon samaritain" semble
tombé du ciel pour proposer son aide", indique la police, qui rappelle qu'une "bonne action n'est
pas censée se monnayer".
Radicalisation : la police n'est pas épargnée
Actualités Faits divers Par LeParisien.fr Éric Pelletier | 09 Mars 2016, 00h00 | MAJ : 09 Mars
2016, 10h01
EXCLUSIF. Les entorses à la laïcité progressent dans les commissariats. Une note
confidentielle de la préfecture de police de Paris recense ces cas qui, bien que limités,
inquiètent.
La préfecture de police de Paris recense désormais de manière hebdomadaire les « comportements de transgression
du principe de laïcité ». (Photo d’illustration/Baptiste Fenouil/REA.)
Diffusion de chants religieux en patrouille, refus de participer à une minute de silence ou de
protéger une synagogue, voire incitation, sur Facebook, à commettre des attentats : la police est
confrontée à des actes de gravité variable, en nombre limité, mais qui illustrent une progression
préoccupante du fondamentalisme religieux dans ses rangs.
C'est un fait : la Grande Maison n'est plus imperméable au communautarisme. Des
comportements qui, en plus de malmener le principe de laïcité, posent de réels problèmes de
sécurité. Comme leurs collègues, les fonctionnaires en voie de radicalisation sont en effet équipés
d'une arme de service et ont accès à la plupart des fichiers de police.
Même s'ils restent très marginaux, ces incidents mobilisent les services de renseignement et
préoccupent la préfecture de police (PP) de Paris. A tel point qu'elle recense désormais de
manière hebdomadaire les « comportements de transgression du principe de laïcité ». Une note
confidentielle dont nous avons eu connaissance, rédigée à la fin de l'année dernière par la
Direction de la sécurité de proximité de l'agglomération, détaille 17 cas, survenus entre 2012 et
2015 avec une accélération en 2014, au sein de la PP, forte de plus de 27 000 policiers et agents
de surveillance.
Des fonctionnaires assez jeunes
La plupart des incidents portent sur l'exercice de la religion musulmane au sein des
commissariats, notamment lors des prières quotidiennes. Ou encore sur les signes extérieurs de
religiosité, comme l'habillement. Les femmes sont impliquées dans environ un tiers des affaires et
affichent souvent une détermination plus marquée que les hommes. Au moins quatre des affaires
recensées concernent des convertis à l'islam.
Ces comportements sont souvent le fait de fonctionnaires assez jeunes, entrés en tant qu'adjoints
de sécurité à la fin des années 2000 et qui ont ensuite réussi le concours interne. Ils sont
désormais policiers à part entière, gardiens de la paix ou brigadiers. Aucun cas ne concerne les
17
échelons supérieurs de la hiérarchie, officiers ou commissaires. Est-ce un effet générationnel ?
Les plus gros dérapages ont eu lieu sur les réseaux sociaux. L'un d'eux, qui s'apparente à un
appel au meurtre, a conduit l'auteur devant la justice.
Pour autant, ces exigences religieuses ne semblent pas relever d'une quelconque stratégie
d'infiltration de groupes violents. Pas de « cinquième colonne islamiste » identifiée : le parquet
antiterroriste n'est saisi d'aucune procédure impliquant des policiers. Ces attitudes apparaissent
tout d'abord comme des prises de position individuelles, parfois en lien avec des difficultés d'ordre
personnel. « Il faut être attentif aux termes employés, insiste le sociologue Farhad Khosrokhavar.
La radicalisation suppose un passage à l'acte violent. C'est pourquoi je parlerais plutôt ici de
fondamentalisme. Cette forme d'enfermement relève rarement d'une attitude mûrement réfléchie
mais révèle une impulsivité et une fragilité mentale. En se comportant ainsi, ces personnes savent
qu'elles s'exposent à une sanction et, à terme, à une exclusion. Il s'agit ni plus ni moins que d'un
suicide professionnel. »
EN SAVOIR PLUS
> EXCLUSIF. La note confidentielle préoccupante
> L'INTERVIEW. «C'est très marginal», selon la PP
Un cas retentissant chez les gendarmes
Les cas de radicalisation sont rarissimes chez les « soldats de la loi ». Seule une poignée a été
recensée par les services de sécurité, concernant surtout de très jeunes gendarmes adjoints
volontaires. Après examen, ils finissent devant le conseil d'enquête, l'instance disciplinaire de
sanction. L'an dernier, la direction de la gendarmerie avait annoncé « la réalisation d'un audit
interne pour évaluer le risque » mais aussi pour l'« anticiper ». Tout en précisant que « la
conversion à une religion n'est pas un délit » afin de distinguer la pratique d'une foi propre à
chacun et une radicalisation dangereuse. Aujourd'hui, la gendarmerie se refuse à communiquer
sur le sujet.
Une seule affaire, celle de l'ex-adjudante Emmanuelle C., 35 ans, une Bretonne, a défrayé la
chronique au lendemain des attentats de janvier 2015. La proximité affective de cette militaire,
convertie à l'islam depuis 2011, avec Amar Ramdani, un contact d'Amedy Coulibaly, le tueur de
Montrouge et de l'Hyper Cacher, a fait grand désordre. Surtout lorsque cet homme, qui faisait
l'objet depuis plusieurs mois d'un mandat d'arrêt européen pour trafic d'armes et stupéfiants, a été
vu lors des surveillances menées par la Direction du renseignement de la préfecture de police
(DRPP) dans la zone dite publique du fort de Rosny-sous-Bois (Seine-Saint-Denis). Un fort qui
abritait les services scientifiques de la gendarmerie.
Cette ex-sous-officier a été suspendue de ses fonctions le 5 février 2015, avant d'être révoquée
de la fonction publique militaire le 21 septembre 2015. Lorsque Ramdani est arrêté le 23 janvier,
Emmanuelle C. a en effet utilisé les codes d'accès d'un collègue pour consulter le fichier des
personnes recherchées (FPR) à plus de 60 reprises. Elle sera condamnée à un an de prison avec
sursis le 21 janvier 2016, reconnue coupable de détournement de données à caractère personnel
et violation de consignes par le tribunal correctionnel de Paris. Elle avait aussi tenté de faire
passer de l'argent et une lettre d'amour dans du linge en rendant visite à son amant incarcéré. Un
manquement grave en raison de son statut de gendarme.
J.-M.D.
18
Le GIGN interdit de séjour à Paris ?
http://www.lopinion.fr/blog/secret-defense/ 11 Mars 2016 à 16h22 par Jean-Dominique Merchet
Le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve s’apprête à rendre public un schéma d’emploi des
forces d’intervention de la police et de la gendarmerie. Celui-ci suscite beaucoup de crainte dans
les milieux gendarmiques, où l’on estime souvent que la part faite à la police, en particulier au
RAID et à la BRI, est trop importante, alors que leur bilan mitigé dans le contre-terrorisme (Merah,
Hyper Cacher, Bataclan ou Saint-Denis) ne plaide pas toujours en leur faveur. Bernard
Cazeneuve lui-même est resté dubitatif devant les capacités d’effraction (usage des explosifs pour
pénétrer dans un local) des forces d’intervention de la police.
L’un des points les plus sensibles du « schéma » porte sur Paris. En effet, le GIGN pourrait se voir
interdire d’intervention dans la capitale, sauf à la demande expresse du Préfet de Police. Dans la
soirée du 13 novembre, deux sections du GIGN avaient été prépositionnées à la caserne des
Célestins, comme force de réserve, mais elles n’étaient finalement pas intervenues.
Bernard Cazeneuve souhaite qu’aucun point du territoire soit à plus de 20 minutes d’un groupe
d’intervention contre-terroriste. Pour ce faire, l’ensemble du dispositif est en cours de
réorganisation. Les primo-intervenants seront les BAC (Brigade anticriminalité) de la police et les
PSIG (Pelotons de surveillance et d’intervention de la Gendarmerie) baptisés Sabre. Ils doivent
réagir avant l’arrivée des forces plus spécialisées, que sont les antennes régionales du RAID (exGIPN) et celles du GIGN, les actuels PI2G (Peloton d’intervention interrégional de la
gendarmerie). Reste le cas particulier de la capitale, où le Préfet de Police ne dépend pas du
Directeur général de la Police nationale.
Les PI2G vont devenir des antennes régionales du GIGN. Il y en a six : Toulouse, Orange, Dijon,
Nantes, Tours et Reims. Leur effectif est d’une trentaine d’hommes. Les antennes régionales du
RAID (ex- Groupes d’intervention de la police nationale) sont à Bordeaux, Lille, Lyon, Marseille,
Nice, Rennes et Strasbourg. Il y a donc un partage du territoire entre ses douze unités, mais la
police aimerait s’implanter également à Toulouse et Dijon, craint-on dans la gendarmerie.
19
c) – Service de Santé
Attentats : nouvelle audition du DCSSA à l’Assemblée
Nationale
Mise à jour : 07/03/2016 12:44 – Auteur : BCISSA – Direction : DCSSA
Le médecin général des armées Jean-Marc Debonne, directeur central du SSA, a témoigné à
l’Assemblée Nationale lors de la réunion relative aux moyens mis en œuvre par l’État pour lutter
contre le terrorisme depuis le 7 janvier 2015.
La vidéo est disponible sur http://www.lcp.fr/emissions/seance-lassemblee-nationale/272232seance-lassemblee-nationale
Droits : © Service de santé des armées
Evacuations médicales : formation au 3e RHC
Mise à jour : 09/03/2016 12:41 – Auteur : LTN Alice Henry – Direction : DCSSA
La radio grésille. La voix est angoissée. L’alerte est donnée : deux blessés dont un grave à
évacuer. L’équipe médicale briefe avec l’équipage. Le Puma met en route. Décollage.
Du 29 février au 4 mars 2016, l’antenne médicale de la base du 3e Régiment d’hélicoptères de
combat (RHC) d’Etain (55) a organisé, pour quatre équipes médicales devant soutenir l’opération
Barkhane, une formation aux évacuations par hélicoptère de manœuvre (HM MEDEVAC).
Évacuer un blessé en hélicoptère impose une adaptation aux conditions de vol et à un
environnement particulier : bruit, promiscuité, mouvements... Les stagiaires sont sensibilisés aux
principes aéronautiques et aux caractéristiques des hélicoptères de transport avant de découvrir
les particularités d’une HM MEDEVAC : aménagement d’une soute, configuration en cas
de blessés multiples, utilisation des matériels du lot MEDEVAC HM « nouvelle génération » ou
encore modalités d’extraction de pilote après un crash.
Enseignements médicaux sur la « mise en condition de survie du blessé de guerre », avec ses
spécificités liées à l’HM MEDEVAC, et mise en situation opérationnelle en vol de jour et de nuit,
appelée « médicalisation en milieu hostile » (MEDIC’HOS) sont indispensables. Les exercices
MEDIC’HOS recréent précisément l’environnement des combats au sol et amènent les équipes
médicales à interagir avec le dispositif militaire pour la prise en charge de blessés simulés.
20
En plus du savoir-faire, la partie MEDIC’HOS, présente le savoir-être nécessaire pour la réussite
des missions. Elle permet de développer les compétences non techniques et la performance du
groupe selon les principes de crew ressource management(CRM) : facteurs humains,
communication entre l’équipage et l’équipe médicale, leadership, coordination des soins,
résolution des problèmes, détection et récupération des erreurs, utilisation des ressources, etc.
Les hélicoptères de manœuvre de l’ALAT représentent l’un des maillons essentiel des
évacuations médicales sur les théâtres d’opérations. La compréhension des contraintes
réciproques pour le personnel médical et les équipages est une plus-value pour les futures
missions.
La formation est chapeautée par le centre d’enseignement et de simulation à la médecine
opérationnelle (CESimMO) de l’École du Val-de-Grâce (EVDG), organisme responsable de la
formation à la prise en charge des blessés de guerre avant un déploiement opérationnel.
La formation par simulation
La formation et l’entraînement par la simulation se sont considérablement développés dans le
domaine de la médecine opérationnelle. La plateforme d’enseignement numérique GEDISSA
(gestion d’enseignement à distance et d’informations du SSA) de l’Ecole du Val-de-Grâce, les
serious games notamment le 3D « sauvetage au combat de niveau 1 »), la simulation immersive
délocalisée, in situ, répond aux enjeux de formation. Des techniques et outils pédagogiques
complémentaires sont utilisés : task trainer, mannequins de basse à haute-fidélité, prothèse de
grimage, blessés simulés, etc. La simulation médicale, tout autant que l’e-formation, est un apport
pédagogique indispensable à l’apprentissage des équipes soignantes.
Droits : © Service de santé des armées
Sophie, chercheuse « réparatrice tissulaire »
Mise à jour : 09/03/2016 14:32 - Direction : DCSSA
Sophie, chercheuse « réparatrice tissulaire » au département « Soutien médical chirurgical des
forces » au sein de l’IRBA (Institut de recherche biomédicale des armées), de Brétigny (Île-deFrance).
Vidéo : http://www.defense.gouv.fr/sante/a-la-une/sophie-chercheuse-reparatrice-tissulaire
Droits : © Ministère de la Défense
JNR 2016, c’est parti !
Mise à jour : 09/03/2016 16:39 – Direction : DCSSA
21
Le coup d’envoi des activités de la « Journée nationale des réserviste » a été donné dimanche 6
mars 2016 par la troisième édition du trophée des réserves. L’évènement est adossé au semimarathon de Paris et les 150 réservistes des trois Armées, Directions et Services se sont mêlés
aux 45 000 inscrits de cette épreuve désormais bien ancrée dans le calendrier sportif parisien.
Dix-huit réservistes opérationnels et citoyens du service de santé des armées venant de toutes les
Régions ont participé à l’épreuve avec des résultants très honorables : 1 h 31 mn pour le premier
réserviste SSA masculin et 1 h 51 mn pour la première féminine.
Après l’arrivée sur l’esplanade du château de Vincennes, une courte cérémonie s’est déroulée au
quartier Carnot. Après une montée des couleurs, les délégués aux réserves ont remis les
récompenses aux participants avant un moment de convivialité.
Le trophée des Réserves est une activité sportive de cohésion. C’est aussi une opération de
relations publiques destinée à favoriser la visibilité de la réserve militaire au sein de la société
civile.
Le prochain temps fort de la JNR sera représenté par les assises de la réserve jeudi 10 mars à
l’École Militaire en présence de Monsieur Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense.
Droits : © Service de santé des armées
Le SSA au Salon du livre de Paris
Mise à jour : 11/03/2016 14:23 – Auteur : BCISSA – Direction : DCSSA
Pour la première fois, le service de santé des armées sera présent au Salon du livre de Paris, «
Livre Paris », du 17 au 20 mars 2016. Retrouvez les écrivains militaires et civils du Service :
infirmier, médecin, kiné, psychiatre et chercheurs, ils souhaitent partager leurs savoir-faire et leurs
passions !
L’espace dédié au service de santé des armées est situé sur le stand du ministère de la Défense
(Hall 1 - D 17). Les auteurs seront présents lors de séances de dédicaces pour les adeptes
d’autographes et d’échanges.
Recueil de poésie, bande dessinée, livres illustrés et guides pratiques vous feront découvrir tout le
panel de connaissances et de talents de ceux qui oeuvrent chaque jour pour la santé de nos
soldats et blessés de guerre.
Venez à la rencontre de notre infirmière poète, de notre psychiatre militaire spécialiste des
blessures invisibles, de nos experts du sommeil ou de la préparation physique extrême, auteurs et
personnel soignant qui font la richesse du SSA.
22
Dédicaces
- Jeudi 17 mars de 10 h à 15 h
Arnaud Rabat (chercheur – personnel civil) Bien dormir pour les nuls
- Jeudi 17 mars de 15 h à 22 h
Mounir Chennaoui - (chercheur – personnel civil) Bien dormir pour les nuls
- Vendredi 18 mars de 10 h à 13 h
Jean-Marie Milléliri (ancien médecin militaire) – La médecine militaire en cartes postales
- Vendredi 18 mars de 13 h à 17 h
Michel Poujade (kinésithérapeute militaire) – Conditionnement physique pour le sportif
opérationnel
- Samedi 19 mars de 10 h à 20 h
Julie Texier (infirmière militaire) et Jean-Marc Collet (Commandant Armée de Terre) – Blue Line
- Dimanche 20 mars de 10 h à 13 h
Raymond Wey (médecin général inspecteur 2e section) – L'ambulance 13 (auteur de la partie sur
le ravitaillement sanitaire)
- Dimanche 20 mars de 13 h à 20 h
Marie-Dominique Colas (médecin psychiatre militaire) – Le visage des hommes 1914-2014, un
face-à-face avec le blessé de guerre
Droits : © Service de santé des armées
[JNR2016] La Réserve présentée aux étudiants en
odontologie de Bordeaux
Mise à jour : 11/03/2016 15:09 – Auteur : BCISSA – Direction : DCSSA
Des chirurgiens-dentistes de réserve ont présenté le Service de santé des armées (SSA) à l’UFR
d’odontologie de Bordeaux dans le cadre des Journées nationales du réserviste (JNR) 2016.
Au programme des 150 étudiants réunis dans l’amphithéâtre de la faculté, la présentation des
missions du SSA au profit des forces armées et de la Gendarmerie, des cinq composantes du
Service (médecine des forces, hôpitaux, formations, recherche, ravitaillement) et de la chaîne
d’évacuation médicale des blessés de guerre.
Un chirurgien-dentiste militaire a expliqué les spécificités de sa profession : la réalisation des
aptitudes dentaires pour les soldats avant leur départ en mission et une activité partagée, en
opération extérieure, entre aide médicale à la population locale et le soutien dentaire des troupes
françaises.
La directrice de l’UFR a remercié les intervenants et souligné l’importance de l’engagement des
chirurgiens-dentistes militaires dans les nombreuses opérations actuelles.
Le service de santé des armées recrute toute l’année des professionnels de santé réservistes. Ils
apportent un renfort indispensable pour remplir le contrat opérationnel ou une expertise technique
particulière qui peut être décisive pour l’engagement du SSA.
23
Droits : © Service de santé des armées
d)
– Renseignement
VUE IMPRENABLE SUR LES "SITES INTERDITS" DE LA
DÉFENSE
http://www.parismatch.com/ INTERNATIONAL
La base des sous-marins nucléaires lanceurs d'engins (SNLE) de l'Île Longue, classée « secret défense » sur Google
Earth. © DR
Le 10 mars 2016 | Mise à jour le 11 mars 2016 Philippe Cohen-Grillet
Le géant américain Google Earth permet de voir en détails les installations françaises classées
ultra-sensibles par le ministère de la Défense. Alors même qu’elles sont censées être masquées
pour dissuader tout attentat.
Faille pour la sécurité nationale où mépris U.S. pour les réglementations françaises ? Deux
simples clics sur Internet préoccupent gravement le ministère de la Défense. Ils permettent à tout
un chacun - y compris un potentiel terroriste – d’observer l’image aérienne de sites ultra-sensibles
classés secret défense. Pour d'évidentes mesures de confidentialité et prévenir toute tentative
d'intrusion ou d'attentat, l'armée française a édicté une liste précise des lieux et installations dont
l’approche, le survol ou la photographie sont interdits. En 2006, le lancement du site Internet
Géoportail, de l'Institut géographique national (IGN) avait d'emblée alerté les militaires. Celui-ci
permet en effet de découvrir la belle France avec la précision d'un satellite d'observation.
Lire aussi : Protection des sites sensibles - Le ras-le-bol des "sentinelles"
Apparaissent en détails les villes, les rues et... les fameux sites interdits. En zoomant, il était
théoriquement possible pour tout internaute d'en découvrir les détails, la topographie et
l'agencement précis. Si ce n’est que la Défense a vite exigé de Géoportail qu’il masque seize sites
militaires et une dizaine liés à la recherche et à la production nucléaire. Ainsi que plusieurs autres,
dont ... le château de Bity, en Corrèze, appartenant à la famille Chirac. Il est donc désormais
impossible d’obtenir une image de ces lieux d'une précision inférieure à cinq mètres depuis le site
de l'IGN. Selon les militaires, cette limite ne permet pas une « interprétation » utile. En clair, un
internaute mal intentionné, animé par exemple de velléités terroristes, ne peut en tirer aucune
information utilisable.
24
La base navale de Toulon, respectivement sur les sites Géoportail, en haut, et Google Earth.DR
C'était sans compter sur le flou juridique du cyberespace. Outre-Atlantique, le géant américain
Google a, lui, aussi, créé un outil puissant, Google Earth, qui permet de découvrir avec une fine
résolution n'importe quel point du globe. Problème, le numéro 1 mondial de l'Internet, société
américaine et privée, n'est en rien tenu par les interdictions imposées par la défense tricolore.
Résultat, sur Google Earth, tous les sites militaires français qui devraient être masqués
apparaissent avec un impressionnant luxe de détails. Pire encore, en repérant sur Géoportail les
lieux pixélisés, donc interdits, il est encore plus aisé de les retrouver, parfaitement nets, sur le site
américain. Ainsi, se découvrent les sites d'interceptions de la DGSE (services secrets), à Domme
en Dordogne et Mutzig dans le Bas-Rhin. De même pour des bases aériennes stratégiques ou
celle, classée « secret défense », de l'Île Longue, en Bretagne, des sous-marins porteurs de
l'arme nucléaire.
SUR GOOGLE EARTH, TOUS LES SITES MILITAIRES FRANÇAIS APPARAISSENT AVEC UN
IMPRESSIONNANT LUXE DE DÉTAILS
Sur Google Earth, les routes d'accès à la base et même les rampes d'acheminement des missiles
sont parfaitement visibles. Illustration du risque potentiel, le 11 novembre dernier, deux jours avant
les attentats et massacres parisiens, un homme a été interpellé alors qu'il tentait de s'introduire
sur la base navale de Toulon pour y perpétrer un attentat, armé d'un couteau. Cette base est en
théorie protégée et invisible sur le site de l'IGN. Mais on peut la distinguer et percevoir
précisément la configuration des lieux (routes, parkings, bâtiments) sur le site Google. Contre le
regard très indiscret du site américain, la Direction de la Protection et de la Sécurité de la Défense
(DPSD), chargée notamment de veiller aux zones sensibles, semble pour l’instant bien démunie…
e) – Cybersécurité
25
f) – Forces Prépositionnées
FORCES ARMEES AUX ANTILLES
FAA : Instruction opérationnelle au profit de réservistes
guadeloupéens
Mise à jour : 07/03/2016 10:15
Les 27 et 28 février 2016, la 1recompagnie de combat du 33 e Régiment d’infanterie de Marine
(33e RIMa) des Forces armées aux Antilles (FAA) a conduit une instruction opérationnelle au profit
de ses réservistes guadeloupéens, afin de parfaire leur préparation.
Il s’agissait d’une manœuvre de force appliquée au haubanage d’un arbre. Ce type d’intervention
peut se révéler indispensable sur des missions d’aide à la population ou de dégagement de voie
pour le passage de convois militaires ou sanitaires. Ainsi, pendant deux jours, les militaires
d’active du 33e RIMa de Martinique ont échangé leur savoir-faire avec les réservistes
opérationnels de leur unité en Guadeloupe. L’instruction s’est déroulée en une phase
d’apprentissage, de préparation et d’entretien du matériel et une phase de démonstration et de
mise en pratique par les réservistes eux-mêmes. La mise en pratique du haubanage et du
tronçonnage s’est effectuée sur deux arbres du camp Dugommier, identifiés comme dangereux en
cas de tempête tropicale.
De leur côté, les militaires réservistes, tous habitants de l’île, ont fait profiter les marsouins de leur
bonne connaissance de l’environnement local et de ses contraintes.
Déployée en Guadeloupe depuis le 25 février 2016, la 1 re compagnie de combat provenant de
Fort-de-France (Martinique) y effectue une mission de présence de trois semaines visant à
actualiser sa connaissance de l’île. Régulièrement organisées, ces missions doivent leur
permettent d’entretenir leur bonne connaissance de l’environnement pour pouvoir être prêts à
intervenir rapidement en cas de catastrophe naturelle. Les conseils et les guidages prodigués par
les réservistes lors de marches de reconnaissance se révèlent alors essentiels.
Cet échange de connaissance de terrain pour les uns et de savoir-faire pour les autres, participe à
une meilleure préparation opérationnelle du 33e RIMa dans son ensemble.
Les FAA garantissent la protection du territoire national et animent la coopération régionale depuis
les départements de la Martinique et de la Guadeloupe. Elles constituent un dispositif interarmées
de premier plan sur le théâtre Caraïbe, en coordination avec les forces armées en Guyane. Les
FAA conduisent trois missions principales : l’action de l’Etat en mer sous l’autorité du délégué du
Gouvernement pour l’action de l’Etat en mer (DDG AEM) afin de combattre efficacement le
narcotrafic en mer et de coordonner la mise en œuvre des plans d’urgence en mer, l’assistance
aux populations en cas de catastrophe naturelle et la coopération internationale et interadministration.
26
Sources : État-major des armées Droits : Ministère de la Défense
FORCES ARMEES EN GUYANE
FAG : Instruction au combat en jungle au profit de soldats
mexicains
Mise à jour : 11/03/2016 12:05
Du 15 au 26 février 2016, une vingtaine de soldats des forces armées mexicaines ont réalisé un
stage de combat au Centre d’entraînement en forêt équatoriale (CEFE) du 3e régiment étranger
d’infanterie.
Pendant deux semaines, les activités se sont enchaînées. Après la découverte de l’armement
français, les Mexicains ont suivi plusieurs instructions sur le combat en jungle et se sont entraînés
sur le complexe de tir du CEFE. Cet exercice s’est distingué par son réalisme avec des
séquences de combat et d’infiltration en forêt équatoriale particulièrement apprécié pour leur
technicité. Entrecoupé par des pistes permettant d’aguerrir les corps et les esprits, ce stage a
permis aux Mexicains de travailler les fondamentaux du combat en jungle et de consolider leur
cohésion.
Les soldats mexicains ont fait preuve d’un excellent esprit de cohésion et d’engagement tout au
long de ce stage. L’exemple parfait est la piste brancardage puisque la section a demandé à
réaliser cette épreuve deux fois afin d’améliorer son résultat.
Le stage s’est conclu par la conquête d’une position ennemie où les légionnaires ont été forcés
d’abandonner le terrain face à l’assaut des soldats mexicains.
L’attaché de défense français au Mexique a remis les diplômes de fin de stage.
À 7 000 km de la métropole, les FAG garantissent la protection du territoire national et de ses
ressources. Fréquemment engagées en appui de l’action de l’État dans des missions au caractère
interministériel, les FAG agissent sur un territoire rendu exigeant par son étendue (1 100 km de
frontières terrestres), son littoral difficile et sa forêt équatoriale.
27
Sources : État-major des armées Droits : Ministère de la Défense
FORCES ARMEES EN NOUVELLE-CALEDONIE
FANC : Sauvetage en mer au large du Vanuatu
Mise à jour : 04/03/2016 16:11
Le 29 février 2016, les Forces armées en Nouvelle-Calédonie (FANC) ont déployé l’avion de
surveillance maritime Gardian pour porter secours au navire de transport LC Mahalia qui s’était
retourné au large du Vanuatu.
Se situant dans la zone de responsabilité du Centre de coordination de sauvetage maritime
(MRCC) de Nouméa en matière de sauvetage (Search and Rescue Region), celui-ci a coordonné
l’opération. Il a engagé un avion de surveillance maritime Gardian des FANC basé à la La
Tontouta et a fait appareiller le porte-conteneurs Forum Pacific au mouillage à Port-Vila, pour se
rendre sur zone.
Localisé dans les eaux du Vanuatu, entre les îles d’Efaté et d’Erromango, le LC Mahalia, un navire
de transport de 42 m de long, s’était retourné. Les membres de l’équipage du navire s’étaient
réfugiés sur un radeau de sauvetage. Le Gardian a réussi à prendre contact avec eux grâce à une
radio VHF portable.
Le Forum Pacific a ensuite pris le relai en établissant un contact radio et radar avec les naufragés.
Ceux-ci ont été ramenés à Port-Vila sains et saufs à Port-Vila.
La réussite de cette opération de sauvetage repose sur l’excellente coordination entre le MRCC,
les FANC et le navire civil. Entretenue par des exercices réguliers, cette coordination a permis de
localiser avec précision le LC Mahalia pour pouvoir procéder à l’évacuation rapide de ses 13
naufragés. Situé au sein de l’état-major des FANC, le MRCC coordonne quotidiennement des
missions d’assistance ou de sauvetage dans les zones de responsabilité de la NouvelleCalédonie, de Wallis et Futuna, et de pays voisins.
Les FANC constituent un dispositif interarmées à dominante maritime prépositionné qui a pour
principale mission d’assurer la souveraineté de la France sur le « théâtre Pacifique ». Le Livre
blanc sur la défense et la sécurité nationale souligne l’importance stratégique du dispositif des
forces prépositionnées. Il permet à la France de pouvoir assurer sa souveraineté, y compris sur
ses territoires éloignés, d’intervenir en cas de catastrophe naturelle mais également de lutter
contre les menaces grandissantes comme les trafics illégaux et d’animer la coopération militaire
régionale avec l’ensemble des pays riverains de la zone pacifique.
28
Sources : État-major des armées Droits : Ministère de la Défense
FORCES ARMEES EN POLYNESIE
FAPF : Le RIMAP-P en mission de présence à Makemo
Mise à jour : 08/03/2016 15:57
Du 4 au 19 février 2016, la 2e section de combat du génie de la 2e compagnie du Régiment
infanterie de Marine du Pacifique - Polynésie (RIMAP-P) était déployée à Makemo* dans le cadre
de la mission de présence Taamura.
Les missions Taamura ont lieu en moyenne une fois par mois. Elles permettent au RIMAP-P de
réaliser de nombreux travaux à la demande des communes, au profit des populations. Elles
répondent à un triple objectif : améliorer les conditions de vie des polynésiens isolés, créer
d’avantage de lien entre les polynésiens et leur armée mais aussi concourir au maintien des
capacités militaires des forces armées. Ces missions leur permettent ainsi d’entretenir leur
connaissance de l’environnement polynésien mais également d’y exercer leur mobilité par des
manœuvres de déploiement logistique et de progression en zones reculées.
Déployée par l’un des Casa de l’escadron de transport 82, la 2e section de combat du génie s’est
installée sur l’atoll de Makemo le 4 février 2016 pour une durée de deux semaines. Après un
accueil chaleureux de la part des habitants de l’île, la section a rapidement débuté les travaux.
Les militaires ont réalisé de multiples chantiers conjointement avec les employés communaux du
service technique, exerçant les savoir-faire techniques propres aux métiers du bâtiment. Ces
travaux (rénovation de l’ancienne école, coulage de dalles en béton, réalisation d’une extension
de toiture, peinture de balustres, etc.) ont également été l’occasion d’échanger avec la population
locale.
Réalisant 1l’ensemble des travaux prévus, la section a contribué à l’embellissement du centre-ville
et a participé à la remise en état de l’ancienne école qui servira notamment à accueillir les officiels
lors des jeux inter-îles au mois de juillet.
Ayant à cœur de marquer sa présence, la section a partagé des moments privilégiés avec les
Polynésiens en participant activement à la vie locale : match de foot-salle, match de basket, match
de volley, séance de vaa’a (pirogue polynésienne), sorties pêche, initiation au lancer de javelot
polynésien. Elle a également conduit deux séances d’informations sur l’armée de Terre et le
régiment du service volontaire adapté en Polynésie au profit des jeunes de l’atoll.
29
Engagée depuis le 16 novembre 2015 en Polynésie française pour une mission de courte durée,
la section de combat de génie contribue, à travers ces activités, à renforcer les liens avec la
population locale en faisant mieux connaître les armées et leurs missions.
Les FAPF constituent un dispositif interarmées à dominante maritime prépositionné qui, avec les
Forces armées en Nouvelle Calédonie (FANC), a pour principale mission d’assurer la
souveraineté de la France sur le « théâtre Pacifique ». Le Livre blanc sur la défense et la sécurité
nationale souligne l’importance stratégique du dispositif des forces prépositionnées. Il permet à la
France de pouvoir assurer sa souveraineté, y compris sur ses territoires éloignés, d’intervenir en
cas de catastrophe naturelle mais également de lutter contre les menaces grandissantes comme
les trafics illégaux et d’animer la coopération militaire régionale avec l’ensemble des pays riverains
de la zone pacifique.
*Makemo est un atoll de 56 km² qui compte environ 1 300 habitants. Il est situé dans l’archipel des
Tuamotu, à 564 km à l’Est de Tahiti.
Sources : État-major des armées Droits : Ministère de la Défense
FORCES FRANCAISES A DJIBOUTI
FFDj : Formation parachutiste au profit d’élèves officiers
djiboutiens
Mise à jour : 07/03/2016 11:33
Du 14 au 25 février 2016, les Forces françaises stationnées à Djibouti (FFDj) ont conduit une
instruction opérationnelle au profit d’élèves officiers de l’Académie militaire interarmées (AMIA) de
la République de Djibouti.
Cette instruction a été dispensée auprès d’une trentaine de stagiaires djiboutiens et d’un militaire
espagnol.
Après avoir réussi les mêmes tests d’aptitude physique que ceux appliqués aux militaires français
(abdominaux, tractions, flexions, pompes mais aussi une course puis une marche course avec
une charge sur le dos de 11 kg), l’ensemble des participants a suivi une instruction technique au
sol au sein du quartier du 5e régiment interarmes d’outre-mer et sur la base aérienne 188. Chaque
stagiaire a alors effectué cinq sauts. Le sixième et dernier saut nécessaire à l’obtention du brevet
parachutiste, n’a pu être réalisé en raison des mauvaises conditions météo en fin de stage. Au vu
de l’excellent niveau atteint par les stagiaires à l’issue de leurs sauts dont un saut avec ouverture
du parachute ventral et deux sauts avec gaine, l’école des troupes aéroportée leur a
exceptionnellement accordé le brevet.
30
La cérémonie de remise du brevet militaire parachutiste français qui s’est déroulée au sein de la
caserne de l’AMIA d’Arta, est venue clôturer la formation.
En conformité avec le traité de coopération de défense signé en 2011 avec la République de
Djibouti, les FFDj constituent une base opérationnelle avancée en Afrique de l’Est. À ce titre, elles
participent au dispositif militaire français prépositionné permettant de disposer d’un réservoir de
forces pouvant être projetées rapidement en cas de crise. De plus, les forces françaises
stationnées à Djibouti soutiennent l’armée Djiboutienne dans ses efforts pour renforcer ces
capacités militaires en général, dont en particulier la capacité à participer aux opérations de
maintien de la paix. Plusieurs fois par an, les FFDj contribuent ainsi à la formation de militaires
africains dont les pays ont des accords bilatéraux avec la France.
Sources : État-major des armées Droits : Ministère de la Défense
FFDj : Fin de mandat pour la 6e compagnie d’appui du 5e
RIAOM
Mise à jour : 07/03/2016 11:57
Après quatre mois passés au sein des Forces françaises stationnées à Djibouti (FFDj) - de fin
octobre 2015 à fin février 2016 - la 6ecompagnie d’appui du 5e Régiment interarmes d’outre-mer
(RIAOM), armée par la 1e batterie du 11e régiment d’artillerie de Marine et une section du 19 e
régiment du génie, quitte la corne de l’Afrique pour rejoindre la France métropolitaine.
Arrivés fin octobre 2015, les marsouins du désert ont dû s’adapter rapidement à leur
environnement en commençant par un camp compagnie. Cet exercice d’une quinzaine de jours
durant lequel tous les savoir-faire interarmes de la compagnie ont été mis en œuvre - du guidage
close combat attack (appui feu rapproché), au tir 120 mm et 155 mm, en passant par le close air
support (appui au sol), et les travaux du génie - a permis à chacun d’appréhender les réalités d’un
terrain et d’un climat éprouvants pour les hommes comme pour le matériel. S’en est suivi un stage
d’aguerrissement au centre d’entraînement au combat et d’aguerrissement au désert avec des
cadets éthiopiens et un détachement d’instruction opérationnelle (DIO) en Ouganda. Ces
formations ont par ailleurs permis d’exercer la coopération opérationnelle avec ces deux
partenaires régionaux.
Une fois les fondamentaux revisités et drillés, la compagnie s’est concentrée sur ses objectifs
majeurs, à savoir : l’école du désert avec ses pistes et ses combats à pied, les tirs interarmes au
profit des lieutenants de l’école d’infanterie, le chantier au profit de l’académie militaire
interarmées djiboutienne et la valorisation de la base avancée temporaire désert.
Au cours de son mandat, la section génie travaux de la 6ecompagnie d’appui du 5 e RIAOM a
réalisé plusieurs chantiers, au profit de la force mais également du partenaire djiboutien. Du 2 au
16 février 2016, elle a notamment procédé à l’aménagement de la zone de saut des FFDj. Cette
31
intervention contribue au maintien en condition opérationnel des infrastructures et des
équipements indispensables à l’activité de la force.
À la fin du mois de février 2016, bigors et sapeurs rejoindront leur garnison respective, forts de
l’expérience opérationnelle acquise sur le sol djiboutien. Profitant de la culture du 5eRIAOM pour
s’aguerrir et s’imprégner des savoir-faire adaptés au milieu désertique, chacun a exploité les
possibilités tactiques et techniques de cet environnement si particulier.
En conformité avec le traité de coopération de défense signé en 2011 avec la République de
Djibouti, les FFDj constituent une base opérationnelle avancée en Afrique de l’Est. À ce titre, elles
participent au dispositif militaire français prépositionné permettant de disposer d’un réservoir de
forces pouvant être projetées rapidement en cas de crise. De plus, les forces françaises
stationnées à Djibouti soutiennent l’armée Djiboutienne dans ses efforts pour renforcer ces
capacités militaires en général, dont en particulier la capacité à participer aux opérations de
maintien de la paix. Plusieurs fois par an, les FFDj contribuent ainsi à la formation de militaires
africains dont les pays ont des accords bilatéraux avec la France.
Sources : État-major des armées Droits : Ministère de la Défense
FFDj : Journée du centenaire des escadrilles de Djibouti
Mise à jour : 08/03/2016 17:39
Le 18 février 2016, la Base aérienne (BA) 188 « colonel Massart » a organisé une journée dédiée
au centenaire des escadrilles de Djibouti au cours de laquelle des démonstrations dynamiques
associant des aéronefs alliés ont été organisées.
Cette journée a débuté par une cérémonie dédiée au centenaire des escadrilles SPA 69 et 88 de
l’escadron de chasse 3/11 « Corse » et des escadrilles BR 117 et BA 120 de l’escadron de
transport 88 « Larzac ». Le général Philippe Montocchio, commandant les Forces françaises
stationnées à Djibouti (FFDj) présidait la cérémonie. Trois sous-officiers se sont vu attribuer la
médaille d’or de la défense nationale avec étoile de bronze et la médaille d’outre-mer avec agrafe
« Moyen-Orient ». Puis, le colonel Leverrier, commandant la BA 188, a fait un rappel historique,
mettant l’accent sur la création des escadrilles BR 117 et BR 120 il y a tout juste cent ans. La
cérémonie a été clôturée par un passage aérien composé d’un Puma, d’un Transall et de deux
Mirage 2000.
Ensuite, pendant toute la journée, des baptêmes de l’air en Transall et en Puma ont été organisés
au profit des familles de militaires affectés au sein des FFDj.
En parallèle, des démonstrations aériennes ont eu lieu, permettant de présenter l’ensemble des
capacités des aéronefs de la BA 188. Pour l’escadron de chasse 3/11 « Corse », quatre Mirage
2000 ont évolué afin de présenter leurs différentes missions. Pour l’escadron de transport 88
32
« Larzac », la corde lisse et le treuillage par Puma ainsi que la grande pente du Transall ont
impressionné l’ensemble du public.
Différents aéronefs ont participé aux manifestations, certains appartenant aux partenaires
régionaux des FFDj. Les forces armées djiboutiennes ont fait volé un Cessna 206 et un Mi-8 Hip,
sans oublier le Cessna 206 de l’aéroclub de Djibouti. Un HH-60G Pave Hawk de l’United States
Air Force et un P3M Orion espagnol rendait également honneur à leur partenaire français depuis
les airs. A terre, une partie des camions de pompiers américains du camp Lemonnier ont
également participé à cette journée de manifestations. Les FFDj ont, pour leur part exposé la
Gazelle de l’armée de Terre ainsi qu’un Mirage 2000-5 et un Mirage 2000 D de l’escadron de
chasse 3/11 « Corse », un Puma de l’escadron de transport 88 « Larzac » et un CN 235 de la 62e
escadre de transport. Les pompiers de l’air, l’équipe de déminage des FFDj et la section ASAC
« Aéromodélisme » tenaient également des stands et effectuaient des présentations.
En conformité avec le traité de coopération de défense signé en 2011 avec la République de
Djibouti, les FFDj constituent une base opérationnelle avancée en Afrique de l’Est. À ce titre, elles
participent au dispositif militaire français prépositionné permettant de disposer d’un réservoir de
forces pouvant être projetées rapidement en cas de crise. De plus, les forces françaises
stationnées à Djibouti soutiennent l’armée Djiboutienne dans ses efforts pour renforcer ces
capacités militaires en général, dont en particulier la capacité à participer aux opérations de
maintien de la paix. Plusieurs fois par an, les FFDj contribuent ainsi à la formation de militaires
africains dont les pays ont des accords bilatéraux avec la France.
Sources : État-major des armées Droits : Ministère de la Défense
g) Réserves
Retour sur le trophée des réserves du 6 mars 2016 #JNR
Mise à jour : 09/03/2016 14:18
Organisée par le Conseil supérieur de la réserve militaire (CSRM), la troisième édition de
l’évènement sportif du trophée des réserves s'est déroulée le dimanche 6 mars 2016. L’occasion
pour 150 réservistes de se dépasser physiquement tout en faisant la promotion de la réserve.
150 réservistes, dont 19 femmes, se sont élancés dimanche 6 mars 2016 au départ du trophée
des réserves, course adossée au semi-marathon de Paris, avec un tee-shirt floqué « Nouvelle
réserve pour de nouvelles menaces », symbolisant ainsi le lien profond qui existe entre le monde
civil et le monde militaire.
A 9h25, les réservistes ont pris le départ de l’esplanade du château de Vincennes. Les premiers à
avoir franchi la ligne d'arrivée ont réalisé ce parcours en 1h21, 1h22 et 1h23. Deux réservistes de
l'armée de terre sont arrivés en tête suivi d'un réserviste de l'armée de l'air.
33
A 14h, après remise en condition des participants, les réservistes se sont retrouvés en présence
du secrétaire général du conseil supérieur, le général de brigade Christian Thiébault, les
délégations aux réserves et les associations de réserve, au quartier Carnot de la garde
républicaine pour une cérémonie de levée des couleurs et de remise des récompenses.
Le Trophée des réserves est une course à pied de 21,1 km sur le parcours du semi-marathon de
Paris. Il est ouvert aux réservistes opérationnels et citoyens de l’armée de Terre, de la Marine
nationale, de l’armée de l’Air, du Service de santé des armées, du Service des essences des
armées, du Service du commissariat des armées, de la Gendarmerie nationale et de la Délégation
générale de l’armement. Cette course est organisée avec le soutien des délégations aux réserves
des forces armées, directions et services et des associations de réservistes, en partenariat avec
Amaury Sport Organisation (A.S.O.), organisateur de l’épreuve.
Le Trophée des réserves est une activité sportive de cohésion organisée autour des valeurs du
sport, du dépassement de soi et de la citoyenneté, à destination des réservistes opérationnels et
citoyens. C’est aussi une opération de relations publiques destinée à favoriser la visibilité de la
réserve militaire au sein de la société civile. Pour les fédérations et les associations
représentatives, il s’agit de poursuivre leurs actions d’information et de communication et de
renforcer l’esprit citoyen de leurs adhérents.
Participants de l’édition 2016
- 87 réservistes de l’armée de Terre
- 20 réservistes de la Marine nationale
- 19 réservistes du Service de santé des armées
- 12 réservistes de l’armée de l’Air
- 6 réservistes de la Gendarmerie nationale
- 5 réservistes de la Direction générale de l’armement
- 1 réserviste du Service des essences des armées
Plus de photos de l'édition 2016 du trophée des réserves dans l'album dédié sur notre page
Facebook
:
https://www.facebook.com/media/set/?set=a.1042091282503761.1073741844.585767354802825
&type=1&l=6269cb636d
Comment Le Drian va renforcer la réserve militaire
Home Actualité International Par lefigaro.fr Par Alain Barluet Publié le 09/03/2016 à 20:33
INFO LE FIGARO - Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, annonce jeudi des mesures
en faveur de cet engagement citoyen dans le contexte post attentats.
34
Dans un contexte de grave péril sécuritaire, alors que l'élan citoyen est sollicité et que la résilience
du pays est mise à l'épreuve, la réserve militaire est à nouveau considérée comme un vivier
précieux.
Le 16 novembre dernier, devant le Congrès réuni à Versailles, François Hollande avait appelé à
tirer «un meilleur parti des possibilités de la réserve de la Défense», rappelant que «les
réservistes sont un élément fort du lien entre l'armée et la nation». Quelques semaines plus tard,
présentant ses vœux aux armées à Saint-Cyr-Coëtquidan, le chef de l'État avait annoncé la
mobilisation de 40.000 réservistes, contre 28.000 actuellement, dont un millier sera déployé en
permanence pour des missions de protection.
Jeudi 10 mars, devant les Assises de la réserve militaire, temps fort de la Journée nationale du
réserviste (qui se déroule en fait du 6 mars au 2 avril), le ministre de la Défense, Jean-Yves Le
Drian, présentera une série de mesures – dont Le Figaro a eu connaissance - pour développer les
effectifs, les moyens et l'attractivité de la réserve militaire. Le budget alloué annuellement à la
réserve opérationnelle passera à 125 millions d'euros à l'horizon 2018, contre 71 millions en 2014,
soit une augmentation de 77 % en quatre ans.
Pour rejoindre la réserve opérationnelle, il faut être âgé d'au moins 17 ans et signer un
contrat d'un à cinq ans
Dans le même temps, le nombre de jours d'activité des réservistes devra s'établir à 1 000
hommes par jour, soit un triplement par rapport à la situation d'avant les attentats. Un «coup de
fouet» qui concernera toutes les armées, particulièrement l'armée de terre. Il s'agit notamment de
renforcer la protection intérieure et le maillage du territoire: déploiement dans le cadre de
l'opération «Sentinelle», protection des emprises militaires, renforcement des états-majors…
Alors que 10.000 hommes sont déployés en France depuis janvier 2015, au maximum du «contrat
opérationnel protection», les réservistes sont considérés comme une force d'appui non
négligeable. Pour rejoindre la réserve opérationnelle, il faut être citoyen français, avec ou sans
expérience militaire, âgé d'au moins 17 ans, et signer un contrat d'une durée d'un an à cinq ans.
Toutes les recrues reçoivent une formation et un entraînement spécifiques pour venir en renfort
temporairement aux forces armées.
11 – France : Armements & Industries
Contrat Donas: l’industrie française « ne devrait pas être lésée »
http://www.lopinion.fr/blog/secret-defense/ 06 Mars 2016 à 11h13 Par Jean-Dominique Merchet
Après la suspension du contrat pour l’armée libanaise, financé par les Saoudiens, Paris espère
que les matériels militaires seront finalement acquis par Riyad. Sur fond d’une crise grave entre
l’Arabie et le Liban.
(Articles précédemment paru, fin février dans l’Opinion pour les abonnés)
Sur le papier, le montage était séduisant : l’Arabie saoudite allait payer à l’industrie française de
quoi rééquiper l’armée libanaise. Une affaire à 2,4 milliards d’euros, conclue en novembre 2014
sous le nom de contrat Donas. Las ! Quinze mois plus tard, le 19 février 2016, le royaume
wahhabite a « suspendu » le contrat pour punir le Liban, jugé trop complaisant avec l’Iran. Les
milieux industriels français comme le ministère de la Défense gardent pourtant leur calme. Certes,
il s’agit de ne pas jeter de l’huile sur le feu et de sauver ce qui peut l’être, mais un acteur important
du dossier l’assure à l’Opinion : « L’industrie française ne devrait pas être lésée, normalement ».
Reste à savoir ce qui est « normal » dans les contrats avec l’Arabie…
Les Français s’accrochent à l’idée que les Saoudiens vont finalement acquérir pour eux-mêmes
les matériels prévus pour le Liban, quitte à les livrer à Beyrouth, au compte-gouttes et selon un
calendrier fixé par Riyad. Un bon connaisseur des discussions explique que « 90 % de ces
équipements peuvent intéresser l’Arabie saoudite, comme les hélicoptères Cougar ou les canons
Caesar de 155 mm, qu’ils mettent déjà en œuvre dans leurs forces armées ».
35
L’Arabie saoudite a, en effet, de gros besoins militaires. Depuis mars 2015, le royaume est
engagé, au sud, dans une guerre difficile au Yémen dont on ne voit pas l’issue. « Le Yémen, c’est
comme l’Afghanistan », note un expert militaire français. Au même moment, l’Arabie saoudite
montre les muscles au nord, face à l’évolution de la situation en Syrie, qui ne lui est plus guère
favorable. Des grandes manœuvres, baptisées Raad al-Shamal (Tempête du nord) sont
présentées par les médias officiels, comme « les plus grandes jamais organisées dans la région ».
Une vingtaine de pays musulmans y participeraient sur les trente-quatre que Riyad expliquait, en
décembre dernier, avoir rassemblé au sein d’une coalition antiterroriste.
La réalité est sans doute plus modeste, comme le décrypte le site britannique spécialisé dans les
affaires militaires Jane’s, qui estime que « ces manœuvres semblent plus petites qu’annoncées ».
Mais l’activisme militaire du nouvel homme fort du royaume, Mohammed Ben Salman (MBS), viceprince héritier et ministre de la Défense, ne semble plus avoir de limites. Et pour cela, il a besoin
de munitions, même si les finances publiques saoudiennes sont dans une piètre situation. À cause
de la baisse du prix du pétrole, le déficit budgétaire atteint 19 % du PIB, soit un manque de 87
milliards de dollars.
Si ce militarisme saoudien arrange les affaires des industriels français de l’armement, dont Riyad
est leur premier client, le paysage se complique lorsqu’il s’agit de savoir qui gère ces contrats côté
français. Traditionnellement, ils sont portés par la société Odas, créée par l’État et les grands
groupes du secteur pour les exportations vers l’Arabie saoudite. Or, le ministre de la Défense du
royaume MBS considère ne plus avoir besoin de cette société para-étatique et souhaite traiter
directement avec les entreprises françaises de l’armement. En pleine lutte pour le pouvoir à Riyad,
ce jeune prince de trente ans « veut mettre en place sa propre structure et ses réseaux », analyse
un bon connaisseur de la politique locale.
Reste que la partie saoudienne exige toujours la garantie du gouvernement français pour les
contrats militaires - ce que lui assure justement Odas. Le contrat Donas avec le Liban est un cas à
part, car l’interlocuteur saoudien d’Odas n’est pas le ministère de la Défense, mais celui des
Finances qui devait se contenter de signer les gros chèques. Ce qui complique encore la donne…
mais, croit-on à Paris, « l’industrie française ne devrait pas être lésée, normalement ».
L’Arabie saoudite prend le Liban en otage
Depuis le 19 février, le Liban est brutalement pris en otage par l’Arabie saoudite, qui lui reproche
sa trop grande complaisance avec l’Iran sur fond du conflit entre sunnites et chiites. Déjà
submergé par plus d’un million de réfugiés syriens – 20 % de sa population -, incapable d’élire un
président de la République depuis mai 2014, le Liban traverse une nouvelle crise provoquée par le
Royaume wahhabite. « Les Saoudiens sont fous de rage » témoigne un bon connaisseur des
deux pays. Et ils le montrent ! D’abord en suspendant, vendredi dernier, le contrat de 3 milliards
de dollars conclu avec la France pour rééquiper l’armée et les forces de sécurité libanaises. Mardi,
l’Arabie saoudite a fait monter la pression d’un cran en demandant à ses ressortissants de quitter
le Liban et en leur déconseillant de s’y rendre pour des raisons de « sécurité ». Une première
dans l’histoire des deux pays. Les Émirats arabes unis, le Koweït et Bahreïn ont emboîté le pas à
leur grand voisin et allié. D’autres sanctions pourraient suivre : à Beyrouth, on redoute ainsi que
les Saoudiens retirent leurs fonds de la Banque centrale et surtout qu’ils prennent des mesures
restrictives à l’égard des 400 000 expatriés libanais dans le Golfe, dont les transferts financiers
s’élèvent à plus de huit milliards de dollars par an.
Les Saoudiens justifient leurs décisions par ce qu’ils considèrent être un geste inamical du Liban,
après la mise à sac de leur ambassade à Téhéran, début janvier, par des radicaux iraniens
protestant contre l’exécution du leader chiite saoudien Nimr al-Nimr. Lors de réunions de Ligue
arabe et de l’Organisation de la Conférence islamique, les représentants du Liban ont en effet
refusé d’approuver des déclarations condamnant l’attaque de l’ambassade saoudienne. Cette
décision s’explique par le poids de la communauté chiite au Liban, qui représente environ un tiers
de la population. Politiquement, elle s’incarne dans le rôle majeur du Hezbollah, à la tête de la
coalition « du 8 mars », avec les chrétiens du général Aoun. Le Hezbollah, très proche de l’Iran,
combat aux côtés de Bachar al-Assad en Syrie. Mais il incarne également la « résistance » face à
36
Israël. Parti politique, mouvement de masse et force armée - « la meilleure du Moyen-Orient après
nous » disent les militaires israéliens - le Hezbollah pèse lourd sur la scène libanaise et le
gouvernement, quel qu’il soit, doit en tenir compte.
Manifestement, cela irrite le nouvel homme fort du royaume saoudien, Mohammed Ben Salman
(MBS). « Alors que la politique extérieure de Riyad était traditionnellement prudente, elle est
désormais hâtive et violente » analyse Bernard El Ghoul, directeur du campus Moyen-Orient de
SciencesPo. « Elle s’explique par le syndrome obsidional d’encerclement des Saoudiens qui
considèrent que l’Iran règne désormais dans les grandes capitales de la région, à Bagdad,
Damas, Beyrouth et Sanaa ». Il juge cette politique « contre-productive », car « elle déstabilise les
alliés libanais de l’Arabie saoudite en les accusant de faiblesse vis-à-vis du Hezbollah ».
Contre-productives également, les incertitudes sur le contrat « Donas » conclu avec la France par
la précédente équipe saoudienne afin de renforcer les forces de sécurité libanaises. Son objectif
politique, partagé mezzo voce par Riyad et Paris, était de contrebalancer le poids militaire du
Hezbollah pro iranien. En le « suspendant », Riyad prend ainsi le risque d’affaiblir l’une des seules
institutions crédibles et consensuelles de l’État libanais.
Parachutages réussis pour le Tracto-niveleur aérolargable
(TNA)
Mise à jour : 07/03/2016 10:45 http://www.defense.gouv.fr/dga/
La DGA a procédé les 2 juillet 2015 et 4 février 2016 à deux essais d’aérolargage du nouveau
tracto-niveleur destiné au 17e Régiment du génie parachutiste (17e RGP) de Montauban, au sein
de la section d’appui à l’engagement parachutiste (SAEP)
Cet engin a été conçu par la société française UNAC pour rétablir des pistes d’atterrissages
sommaires pour les avions tactiques de l’armée de l’air. Afin d’entrer en premier au cœur du
territoire ennemi, il doit être aérolargable par parachutes, aérotransportable et hélitransportable
sous élingue.
Il remplacera le tracto-niveleur D3 qui a été utilisé avec succès au Mali en 2013 pour remettre en
état les pistes de Tombouctou. Doté d’une cabine avec blindage amovible, le TNA dispose d’un
meilleur niveau de protection que son prédécesseur. Il bénéficie en outre d’un poids limité de 6
300 kg grâce à une composition faite d’aciers à haute limite élastique et d’aluminium.
Au cours de ces aérolargages, cinq parachutes d’une surface de 730 m² chacun ont permis au
TNA de se poser dans de bonnes conditions. Ces deux essais ont été réalisés par le centre DGA
Techniques aéronautiques en collaboration avec DGA Essais en vol. Ils vont permettre de
prononcer la qualification de cette capacité d’aérolargage. Lors de l’évaluation technicoopérationnelle, la Section technique de l’armée de terre (STAT) et le 17e RGP ont vérifié l’atteinte
des performances de nivellement et de terrassement de cet engin.
Le marché de développement du TNA a été notifié par la DGA à la société UNAC en 2009. Au
total, six TNA ont été commandés, quatre ont déjà été livrés, les deux derniers le seront au cours
de l’année 2016.
37
12 – Le Monde : Modernisations &
Equipements
13 – Rubriques divers (Conférences, Sports,
etc)
Biathlon : le Français Martin Fourcade sacré champion du
monde de sprint
Il a déjà remporté une médaille d'or lors de ces mondiaux d'Oslo avec l'épreuve de relais mixte. Il
remporte ainsi son huitième titre mondial, égalant le record de Raphael Poirée.
Le Français Martin Fourcade célèbre sa victoire lors du relais mixte lors des Mondiaux de biathlon organisés à Oslo
(Norvège), le 3 mars 2016. (HAKON MOSVOLD LARSEN / AP / SIPA)
Francetv info avec AFP Mis à jour le 05/03/2016 | 13:42, publié le 05/03/2016 | 12:52
Le Français Martin Fourcade a été sacré champion du monde de sprint, samedi 5 mars, à
l'occasion des Mondiaux de biathlon organisés à Oslo (Norvège). Parfait au tir et très
impressionnant sur les 10 km de ski de fond, il a devancé la légende norvégienne Ole Einar
Bjoerndalen, deuxième à 26 secondes et neuf dixièmes, et l'Ukrainien Sergey Semenov, troisième
à 27 secondes et six dixièmes.
Martin Fourcade a déjà remporté une médaille d'or lors de ces mondiaux d'Oslo avec l'épreuve de
relais mixte. Avec ce nouveau sacre, il remporte son huitième titre mondial, égalant le record de
Raphaël Poirée.
8e titre de champion du monde pour Martin Fourcade qui égale le record de Raphaël Poirée
!https://t.co/d1Zl2d4iBa
— Eurosport.fr (@Eurosport_FR) 5 mars 2016
Le Français "montre déjà les dents à la concurrence avant les autres épreuves dont la poursuite
ce dimanche", commente francetv sport.
Football : l'assistance vidéo pour l'arbitrage autorisée à
compter de la saison prochaine, à titre expérimental
L'annoncé a été faite, samedi, par le Board, organe gardien des lois du jeu, à Cardiff (RoyaumeUni).
L'arbitre Clément Turpin donne un carton jaune au défenseur brésilien Fabinho et au défenseur français Ala eddine
Yahia pendant le match Caen-Monaco en Ligue 1, le 4 mars 2016 à Caen. (CHARLY TRIBALLEAU / AFP)
38
Francetv info avec AFP Mis à jour le 05/03/2016 | 14:48, publié le 05/03/2016 | 14:17
Une petite révolution dans le monde du football. La Fifa a annoncé, samedi 5 mars, qu'elle
autoriserait l'aide de la vidéo pour l'arbitrage à titre expérimental, et sous certaines conditions, à
compter de la saison prochaine et pour au moins deux ans.
L'annoncé a été faite par le Board, organe gardien des lois du jeu, à Cardiff, (Royaume-Uni). Il
s'agit de la deuxième étape dans l'ouverture du foot à la technologie après l'introduction de la
technologie sur la ligne de but (GLT), validée en 2012 et utilisée notamment lors de la Coupe du
monde 2014, avec succès.
Les tests seront d'abord effectués "offline", c'est-à-dire sans communication entre l'arbitre central
et l'assistant vidéo, puis seront "online" à partir de la saison 2017-2018 au plus tard, le temps
d'affiner les protocoles.
Les hors-jeu n'entreront pas dans ces cas de figure
Les quatre cas évalués seront : but marqué, carton rouge, penalty, erreur sur une identité. Les
hors-jeu, par exemple, n'entreront pas dans ces cas de figure.
"Aujourd'hui nous avons pris une décision vraiment historique pour le foot, a expliqué le nouveau
président de la Fifa, Gianni Infantino. Le Board et la Fifa mènent le débat, et ne l'arrêtent pas.
Nous écoutons les fans, les joueurs, le foot. Bien sûr, nous devons être prudents, mais nous
sommes aussi ouverts pour faire des cas concrets en avant."
La "triple peine" (penalty, carton rouge, suspension) a également été réformée. "Si le gardien ou
un défenseur dans la surface essaie d'aller au ballon, d'aller au duel, de manière correcte et fait la
faute, il n'y aura pas de carton rouge, seulement un jaune, a ajouté Gianni Infantino. Pour tout
autre cas, jeu violent, but empêché, il y aura carton rouge. Cela entre en vigueur le 1er juin, pour
l'Euro et la Copa America Centenario".
Coupe Davis : la France se qualifie pour les quarts de finale
après sa victoire en double face au Canada
Après un premier set difficile, le duo Gasquet-Tsonga a finalement réussi à s'imposer face à la
paire canadienne Pospisil-Bester.
Richard Gasquet et Jo-Wilfried Tsonga fêtent leur victoire en double face au Canada, le 5 mars 2016, à Baie-Mahault
(Guadeloupe). (MIGUEL MEDINA / AFP)
Francetv info Mis à jour le 05/03/2016 | 23:05, publié le 05/03/2016 | 21:57
Mission accomplie, malgré un léger retard à l'allumage. La France s'est qualifiée pour les quarts
de finale de la Coupe Davis, samedi 5 mars, après la victoire du double Tsonga-Gasquet face à la
paire canadienne Pospisil-Bester (7-6, 6-1, 7-6), au vélodrome Amédée-Détraux de Baie-Mahault
(Guadeloupe).
La rencontre n'a pas été de tout repos pour les Français. Face à eux, Vasek Pospisil (44e
mondial) et Philip Bester (274e mondial) ont démontré une jolie solidité, particulièrement lors du
premier et du troisième set. Richard Gasquet et Jo-Wilfried Tsonga ont dû s'employer pendant
1h13 avant de remporter la manche initiale, de justesse.
Les Tchèques en quarts ?
Après avoir déroulé lors d'un deuxième set expéditif (27 minutes), les Français de Yannick Noah
ont dû à nouveau s'employer dans le troisième set, poussés jusque dans un second tie-break. Ils
39
ont alors gagné la partie et offert un troisième point à la France, après les victoires en simple, la
veille, de Gaël Monfils et de Gilles Simon.
En quarts de finale, les Bleus affronteront le vainqueur de la rencontre entre l'Allemagne et la
République tchèque. Avantage aux Tchèques de Tomas Berdych, qui ont remporté le double,
samedi, et mènent deux victoires à une, à Hanovre.
Biathlon : Martin Fourcade sacré champion du monde de
poursuite, sa troisième médaille d'or aux Mondiaux d'Oslo
Il remporte ainsi le classement général de la Coupe du monde 2015-2016 de biathlon.
Martin Fourcade lors de l'épreuve de poursuite aux Mondiaux de biathlon à Oslo, en Norvège, le 6 mars 2016.
(MAXXPPP)
Francetv info avec AFP Mis à jour le 06/03/2016 | 14:29, publié le 06/03/2016 | 14:12
Le Français Martin Fourcade a été sacré champion du monde de poursuite, sa troisième médaille
d'or aux Mondiaux-2016 de biathlon d'Oslo, dimanche 6 mars. Martin Fourcade dépasse ainsi le
record de Raphaël Poirée, en décrochant sa 18e médaille en championnat du monde. Il remporte
le classement général de la Coupe du monde 2015-2016 de biathlon.
Comme lors du sprint samedi, Martin Fourcade a devancé la légende norvégienne Ole Einar
Bjoerndalen, deuxième. Un autre Norvégien, Emil Hegle Svendsen, complète le podium, en
bronze.
Eurosport.fr
✔ @Eurosport_FR
Martin Fourcade champion du monde de poursuite !
17:10 - 6 Mars 2016
Avec sa victoire du jour et la 9e place du Russe Anton Shipulin, le dernier adversaire pour le gros
globe, Fourcade ne peut plus être rejoint et devient le premier biathlète de l'histoire à remporter le
général cinq fois consécutivement.
Championnat de France de pala corta - Des Réunionnais en
finale pour la première fois
sports par www.ipreunion.com le 9 mars 2016 à 06:59
40
Photo DR
Pour la première fois dans l’histoire de la pelote locale, trois équipes du Pelote Club du Chaudron
participent au championnat de France de Pala Corta (discipline de la pelote basque) qui a lieu en
Métropole depuis quelques jours. La finale aura lieu ce samedi et elle sera 100% réunionnaise
puisqu’elle opposera deux équipes de La Réunion. La sélection locale est composée de Juspar
Dalleau, Dylan Ramin en junior, Frédéric Fontano, Jeannot Welmant, Luciano Mahabo et Mickael
Mangaman en senior (Photo D.R.)
Après une première phase de poule très compliquées, les juniors, Juspar Dalleau et Dylan Ramin
ont créé la surprise en 1/4 de finale du et se sont imposés dans la douleur face à une jolie équipe
du Stade Toulousain. Après une 1/2 finale équilibrée face aux doubles champions de France
cadet en titre, les jeunes pelotaris de La Réunion se sont inclinés de très peu (15/13 ; 15/10).
"Malgré la déception, cette première participation dans cette nouvelle spécialité est très
encourageante pour l’avenir. Nous avons vu qu’avec seulement 4 mois de pratique, nous avons
pu rivaliser face à des joueurs déjà expérimentés" commente Peyo Hiriart, conseiller technique
national (CTN) de pelote basque.
En senior, pour cette première participation, les joueurs de La Réunion devaient passer par la
case Nationale B et tenter d’atteindre la finale de ce championnat afin de qualifier les équipes péi
en Nationale A pour la saison 2017.
Dimanche, à Lescar dans le Béarn, Frédéric Fontano - Jeannot Welmant et Luciano Mahabo Mickael Mangaman affrontaient respectivement Toulouse et Saint-Martin de Seignanx en 1/2
finale. "Dans un froid de canard, seulement 8 degré dans le gymnase, nos pelotaris arrivaient à
imposer leur jeu sans encombre et dominaient leurs adversaires par 2 manches à 0" se réjouit
Peyo Hiriart.
C’est donc une finale 100% Chaudron qui sera disputé ce samedi 12 mars à Cambo les Bains
dans le Pays Basque.
Championnats du monde de biathlon : Martin Fourcade
décroche sa quatrième médaille d'or
Le Français s'est imposé lors de l'Individuel 20 km, à Oslo (Norvège).
Martin Fourcade après sa victoire en poursuite aux championnats du monde de biathlon à Oslo (Norvège), le 6 mars
2016. (JONATHAN NACKSTRAND / AFP)
Francetv info Mis à jour le 10/03/2016 | 18:08, publié le 10/03/2016 | 16:55
Et de quatre. Le Français Martin Fourcade a décroché sa quatrième médaille d'or aux
championnats du monde de biathlon à Oslo (Norvège), jeudi 10 mars. Il a remporté l'Individuel 20
km, devant les Autrichiens Landertinger et Eder.
Martin Fourcade s'est déjà imposé en relais mixte, sprint et poursuite, depuis le début des
Mondiaux d'Oslo. Ces trois premiers succès lui ont permis de remporter le classement général du
championnat pour la cinquième fois consécutive. Soit une première dans l'histoire de la discipline.
41
Un grand chelem en vue
Ce quatrième titre en autant de courses lui permet de rester en lice pour un grand chelem inédit. Il
ne lui reste en effet que deux épreuves, le relais 4x7,5 km et le mass start, pour réussir cette
performance historique.
"Je veux juste rester concentré en pensant à ce que j'ai déjà pu accomplir et pas forcément à ce
que je peux encore faire, a déclaré dimanche Martin Fourcade, cité par francetv sport. Faire un
grand chelem est normalement impossible, alors l'annoncer et puis le faire, encore plus."
14 – Livres & Publications
Sortie du livre du Général Soubelet le 24 mars 2016
Offre spéciale pour La Réunion
Chers Présidents,
Ci-joint une offre faite à l'active et aux réserves. Si vous jugez utiles de la diffuser à vos adhérents
les conditions édictées sont également valables.
A l'occasion de la sortie en librairie du livre du général SOUBELET je vous adresse ce mailing
d'information pour diffusion si vous le jugez opportun. En effet l'approvisionnement de cet ouvrage
est en compte ferme (donc pratiquement sur commande ou réservation).
Pour ma part, bien que spécialisé BD, mais gendarme avant tout, je vais en commander 10
exemplaires qui seront disponibles à la librairie "Le repaire de la Murène" 76 rue Juliette Dodu à
Saint Denis au prix de 14.65 euros (contre 16.10 euros normalement) - remise collectivité
conformément à la loi Lang de 1981 sur le prix unique du livre.
Ceux qui seraient intéressés pour le réserver peuvent le faire à : lamurene3@gmail.com. Il va de
soi que qu'il me sera toujours possible d'en recommander dans la mesure des disponibilités.
Disponibilité à la réunion vers le 3 avril.
Avec mes cordiales et respectueuses salutations.
Jean luc SCHNEIDER Libraire éditeur, Adjudant-Chef de la réserve opérationnelle
« Le 18 décembre 2013, ma vie a basculé. Moi, Bertrand SOUBELET, général de corps d'armée,
directeur des Opérations et de l'Emploi de la gendarmerie, j'ai été écarté pour avoir dit la vérité : la
sécurité dans notre pays n'est pas assurée comme elle le devrait.
Que s'est-il passé ? Au Palais-Bourbon, devant les députés, ce jour-là, j'ai expliqué, en toute
franchise, les difficultés que rencontre la gendarmerie : six mille emplois supprimés, une
procédure trop complexe, une justice sans moyens, des délinquants dans la nature malgré
l'engagement des gendarmes et des magistrats, des coupables mieux considérés que les
victimes. Pour avoir fait ce constat, le Premier ministre a demandé ma tête.
Je ne peux m'empêcher de penser aux attentats de janvier et au carnage de novembre 2015.
C'est le résultat de plus de trente ans de mollesse dans la lutte contre l'insécurité. Des pressions
ont été exercées sur moi pour me faire quitter la gendarmerie qui a été ma vie pendant trente-cinq
ans. Désormais personne ne peut m'opposer un pseudo devoir de réserve. D'ou ce livre. Mon
diagnostic est simple : la sécurité est l'affaire de tous. Il est temps de réagir, grand temps. Il y a
urgence. Notre société est en danger. Jamais le danger n'a été aussi menaçant. Je ne fais pas de
polémique, je ne roule pas pour un parti politique. Simplement, j'alerte. Parce que j'aime mon
pays. »
Bertrand SOUBELET
42
Le soleil se lève sur nos blessures
De : Rodolphe Guadalupi <rodolphe.guadalupi@hotmail.fr>
À : Rodolphe Guadalupi <rodolphe.guadalupi@hotmail.fr>
Envoyé le : Lundi 7 mars 2016 14h36
Objet : Livre sur les blessés de guerre
Chèr(e)s ami(e)s,
Il se peut que, par le jeu des réseaux, vous ayez déjà eu connaissance de l'aboutissement d'un
projet de livre dont je suis l'un des porteurs. Ce livre est un recueil de témoignages de blessés de
guerre, enrichi par ceux d'acteurs directs et indirects des évènements racontés.
Ce projet représente plus de trois années de travaux. Les hommes et femmes qui ont accepté de
témoigner, l'on fait pour 2 raisons essentielles: la volonté de lever, un peu plus, le voile sur qui
sont ces soldats qui s'engagent au service de la France et en acceptent les risques (jusqu'au
sacrifice ultime); la conviction que cela peut aider d'autres blessés dans leur parcours personnel.
Les bénéfices dégagés seront reversés au profit des blessés de l'Armée de Terre.
L'achat de ce livre serait une vraie reconnaissance pour nos blessés de guerre et dans une plus
large mesure pour tous ces jeunes hommes et femmes qui s'engagent au service de la France. En
achetant cet ouvrage, vous leur adressez un signe de fraternité. En le lisant vous comprendrez
leur engagement. En le faisant connaître autour de vous, vous participerez à la mise en lumière
de certains aspects, encore méconnus, du métier des armes en attirant le regards des français sur
ces soldats d'aujourd'hui et indirectement sur ceux d'hier, et de manière très générale, sur notre
armée et les sacrifices que ces enfants consentent. Faire connaître ce livre à vos amis civils serait
la meilleure des récompenses que vous pourriez offrir à tous ces hommes.
Vous pouvez commander l'ouvrage sur le net via ce lien : http://www.blurb.fr/b/6933003-le-soleilse-l-ve-sur-nos-blessures
Il vous en coûtera 18,32 € tout compris, livraison à domicile dans dans les 10/15 jours (si pas de
grève intempestive). Pour information, il sera reversé environ 4.70€ au profit des blessés de
l'armée de Terre à chaque livre acheté.
Vous trouverez en pièces-jointes quelques éléments de présentation, notamment la préface et
l'introduction du livre. (cf pièces jointes du bulletin n°11 de l’UOROI)
Et voici quelques liens d'information complémentaire:- Interview radio des deux porteurs du projet
: https://rcf.fr/actualite/linvite-de-la-redaction-7-mars-2016-0722-7
- Page Facebook (pas besoin d'être abonné pour la consulter): https://www.facebook.com/Lesoleil-se-l%C3%A8ve-sur-nos-blessures-991234550952321/?ref=profile
- Blog "le mammouth": http://lemamouth.blogspot.fr/2016/03/les-blesses-par-eux-memes.html
- Blog "Lignes de défense": http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2016/03/04/lesoleil-se-leve-sur-nos-blessures-15760.html
43
Je vous remercie toutes et tous d'avance de bien vouloir diffuser le plus largement l'information
dans la mesure de votre libre appréciation.
Bien à vous.
Rodolphe.
Le soleil se lève sur nos BLESSURES par Collectif : Debout Marsouins !
www.blurb.fr
Acheter Le soleil se lève sur nos BLESSURES livre par auteur Collectif : Debout Marsouins!. Voir
un aperçu et en savoir plus sur Biographies & Memoirs livre.
Contact
Rodolphe Guadalupi
06 51 04 99 94
rodolphe.guadalupi@hotmail.fr
15 – Société
Incivilités : la note est plus lourde qu’on le croit
http://www.capital.fr/ Enquêtes Dossiers 26/02/16 à 15:08 Mis à jour le 26/02/16 à 15:09
© Jean Claude MOSCHETTI/REA
Pour la police et la justice, ces dérives-là ne valent souvent même pas la peine d'être
sanctionnées. Elles coûtent pourtant très cher aux Français.
Dans le quartier de Sankt Pauli à Hambourg, certains propriétaires pensent avoir trouvé la parade
pour lutter contre les fêtards avinés qui se soulagent régulièrement contre leurs maisons. Ils ont
enduit leurs murs de peinture hydrophobe, qui a pour effet de rediriger le jet d'urine sur les pieds
des indélicats. Ce retour à l'envoyeur calme les ardeurs des noctambules, mais il en coûte quand
même 500 euros pour couvrir une surface de 6 mètres carrés. Plusieurs villes françaises seraient
intéressées par cette technologie. Mais cette fois, ce seront les contribuables qui paieront. Cela ne
fera jamais qu'une ligne de plus sur la facture des incivilités. Insultes, tags, crachats, jets de
papiers gras, pieds sur les sièges... Au fil des ans, ces accrocs au vivre ensemble sont tellement
courants qu'ils ne semblent plus étonner personne. Le sociologue Sebastian Roché les définit
comme un "ensemble de nuisances qui ne blessent pas physiquement les personnes, mais
bousculent les règles élémentaires de la vie sociale". Chez la plupart de nos voisins, ils font l'objet
44
de sanctions, ce qui dissuade les récidivistes. Mais chez nous, les auteurs s'en sortent en général
sans le moindre dommage.
Complètement engorgée par les crimes et les délits d'une autre trempe, la justice a en effet pris
l'habitude de classer ce type de petits dossiers. Des exemples ? La SNCF recense chaque année
plus de 8.000 nouveaux graffitis sur son réseau, mais à peine quelques dizaines de personnes
sont condamnées. Selon l'article 322-1 du Code pénal, elles encourent pourtant 3.750 euros
d'amende et une peine de travail d'intérêt général quand leurs salissures sont "légères", et jusqu'à
deux ans de prison et 30.000 euros d'amende pour les dégradations plus lourdes. Mais ces peines
restent la plupart du temps lettre morte. Idem avec le signal d'alarme, tiré plus de 8.000 fois par an
sans raison. Passible de six mois de prison pour «trouble ou entrave à la circulation des trains»,
ce délit n'est quasiment jamais puni. A noter que les robes d'hermine ne sont pas seules
responsables de ce laxisme : le manque d'effectifs policiers joue aussi pour beaucoup. Elles aussi
complètement dépassées par les affaires plus lourdes, les forces de l'ordre laissent en effet
souvent aux communes le soin de gérer les incivilités de leurs administrés. Or ces dernières n'ont
pas assez d'agents verbalisateurs, et il est bien rare que ceux-ci travaillent la nuit. Du coup, les
indélicats peuvent s'en donner à cœur joie. Prenons par exemple les jets de détritus sur la voie
publique.
Dans une ville de 80.000 habitants comme Roubaix, où les services de la ville ramassent tous les
jours plus de 10 tonnes de déchets, moins de 150 amendes sont délivrées chaque année.
L'impunité est tout aussi frappante à Paris. Certes, une centaine d'inspecteurs patrouillent dans
les rues et, depuis le 1er octobre dernier, 500 autres agents municipaux ont été habilités à mettre
une amende de 68 euros aux fumeurs qui jettent leur mégot par terre. Mais ces brigades sont loin
d'être assez fournies pour être dissuasives. Résultat : en 2012, le site TripAdvisor a placé Paris au
24e rang du classement des grandes métropoles pour la propreté. Afin d'inciter les Parisiens au
civisme, une campagne a bien été lancée sur le thème "Nous pouvons faire le maximum, mais
pas l'impossible". Cela n'a pas donné grand résultat.
La multiplication des incivilités n'est pas seulement irritante pour notre vie quotidienne : elle nous
frappe aussi au portefeuille, bien plus lourdement qu'on ne l'imagine. Des villes moyennes comme
Poitiers ou Reims mettent ainsi chaque année 300.000 euros sur la table rien que pour le
ramassage des papiers et autres objets jetés volontairement au sol, et Cannes, envahie tous les
étés par des hordes de touristes, y consacre près de 1 million d'euros. C'est autant d'argent de
moins pour la petite enfance, l'éducation ou le logement. Les propriétaires de chiens indélicats
reviennent eux aussi très cher à la collectivité. Dans la capitale, 5.800 tonnes de crottes sont
ramassées chaque année sur le trottoir et la mairie a tout essayé pour combattre ce fléau.
Lancées au début des années 1980 par Jacques Chirac, les célèbres moto-crottes ont été
pendant vingt ans le fer de lance de cette bataille. Mais elles ont été supprimées en 2004 par
Bertrand Delanoë, qui les jugeait trop onéreuses (autour de 4,5 millions par an) et pas assez
efficaces (elles ne ramassaient que 20% des déjections). Depuis lors, ce sont les petits camions
de nettoyage qui sont à l'œuvre, avec un succès mitigé, puisque les crottes provoquent chaque
année plus de 600 accidents dus à des glissades et entraînant une hospitalisation !
Autre poste très lourd, le nettoyage des tags. Dans la capitale, la mairie fait appel pour cela à
deux entreprises spécialisées. HTP Antigraffiti, un géant du secteur qui emploie 200 salariés, et
Korrigan-Graffiti, basée à La Courneuve, dont les 40 employés travaillent aussi pour La Poste, la
SNCF, de nombreuses communes de banlieue et même des villes belges comme Liège ou
Charleroi. Elles font disparaître l'équivalent de 1.500 mètres carrés de tags tous les jours. Pour la
capitale, la note - financée par les impôts - avoisinerait 4,5 millions d'euros par an. Et cela ne
s'arrange pas, puisque cette somme augmente de 20% tous les trois ans. Dans beaucoup
d'autres communes, ce sont les copropriétés qui doivent prendre les frais de nettoyage à leur
charge, mais la facture est tout aussi lourde. Les HLM sont particulièrement touchés. En 2013, un
rapport de l'Union sociale pour l'habitat, qui fédère les pourvoyeurs de logements sociaux, a ainsi
mis en avant une facture de près de 25 millions d'euros pour réparer les petites dégradations
apparues dans leur parc.
45
>> En vidéo : Rome est connue pour ses nombreux vestiges antiques, mais des graffitis
contemporains, réalisés par des artistes internationaux, couvrent aussi de nombreux murs
de la capitale italienne.
Mais c’est dans les transports en commun que les dérapages sont les plus visibles et l'impression
de laxisme la plus forte. Au total, les incivilités coûtent plus de 35 millions d'euros par an à la
SNCF, dont 16 pour la région Ile-de-France. "Cette facture inclut la remise en état des rames
dégradées, le coût des arrêts de travail éventuels d'agents victimes d'agressions, ou encore le
remboursement des billets lorsque le trafic a été perturbé à cause d'un acte malveillant", précise la
direction. Dès 2012, l'entreprise a engagé une centaine de médiateurs sociaux sous la forme de
contrats d'avenir pour tenter de limiter les dérapages dans les trains. Sans grand succès selon les
usagers, qui n'osent même plus se plaindre.
La facture est également salée pour la RATP. Chaque année, elle dépense près de 20 millions
d'euros rien que pour lutter contre les graffitis. "C'est sans fin, explique cet agent du nettoyage. On
traite un endroit et une semaine après les tags y réapparaissent... " La Régie a mis au point un
baromètre des incivilités et les résultats sont sans appel. Sur les trente derniers jours d'utilisation
du métro, les usagers affirment avoir entendu quelqu'un parler fort au téléphone à cinq reprises,
monter dans le bus ou le métro sans attendre que les passagers descendent à plus de six
reprises. Et quatre fois dans le mois, ils ont vu un voyageur rester assis sur un strapontin en
période d'affluence, ce qui gêne les autres passagers. Les employés des compagnies de
transport, eux aussi, sont parfois victimes d'agressions mineures. Et, comme les syndicats veillent,
ils n'hésitent pas à prendre des arrêts de travail absolument démesurés : plusieurs semaines pour
une simple insulte (traumatisme psychologique) et parfois plusieurs mois pour un crachat. Autant
dire que la note de ces dérives se chiffre en millions d'euros pour les entreprises et pour la Sécu.
Rageant. Car une simple application de la loi suffirait à dissuader les récalcitrants. Les pieds sur la
banquette, c'est 45 euros ; fumer dans des lieux interdits, 68 euros.
>> En vidéo : A quoi correspond le déficit d'un état ?
Trop lourdes, ces amendes ? Ceux qui le pensent feraient bien de jeter un coup d'œil du côté de
Singapour. Là-bas, les autorités ne plaisantent vraiment pas avec les incivilités. L'an dernier, deux
Allemands ont pris neuf mois de prison ferme et trois coups de bâton pour avoir dessiné sur les
murs du métro. Et une habitante a été condamnée à 12.800 euros d'amende pour avoir jeté le
contenu de son cendrier par la fenêtre. Même avec des tags, on est quand même mieux chez
nous.
46
LE MAL FRAPPE AUSSI SUR LE LIEU DE TRAVAIL
Les salariés supportent de moins en moins les incivilités commises sur leur lieu de travail. Selon
une étude publiée en avril 2015 par Elas, un cabinet de management et de prévention des risques
psychosociaux, 42% d'entre eux estiment en être victimes. Le mal frappe surtout ceux qui sont
installés dans des open spaces. Premières causes de dérangement ? Les conversations
téléphoniques ou les envois de SMS durant les réunions. Mais les agressions verbales, venant
des collègues ou des clients, influent également de plus en plus sur le moral des salariés, de
même que les comportements grossiers. Selon l'étude d'Elas, 67% des travailleurs se sont sentis
démotivés après avoir subi l'une de ces agressions, 68% d'entre eux deviennent stressés ou
anxieux, 52% évoquant même des troubles du sommeil. Pire, près d'un employé sur trois a déjà
été absent ou en arrêt maladie à cause de ces dérives ! Après avoir longtemps fermé les yeux, les
équipes de management commencent à prendre conscience du problème, qui pèse sur la
productivité.
>> En vidéo : bien-être au travail et performance
LES VOLS DE PANNEAUX
Jusqu'à 350 euros pour remplacer un panneau de signalisation.
La durée de vie des 6 millions de panneaux de signalisation de notre réseau routier n'excède pas
10 ans, en particulier à cause des vols et des dégradations volontaires. En ville, leur disparition
est monnaie courante.
LES CHEWING-GUMS
85 000 euros par an de frais de ramassage à Pau
Pas facile de les décoller une fois qu'ils ont bien adhéré au trottoir ! Pour pouvoir les enlever avec
une raclette, il faut d'abord déposer une dose de microgel pour les faire durcir.
LES CROTTES DE CHIEN
47
150 000 euros par an de frais de ramassage à Tours
La municipalité de Tours (135.000 habitants) emploie à elle seule trois agents motorisés pour
traquer les déjections canines qui ne sont pas ramassées par les habitants indélicats.
LES DÉPÔTS SAUVAGES
300 000 euros par an de frais de ramassage à Reims
Les agents de la ville de Reims (180.000 habitants) interviennent 3.000 fois par an pour ramasser
les objets de toute sorte abandonnés illégalement sur la voirie. Cette somme n'inclut pas le
ramassage des papiers.
LES DÉGRADATIONS DANS LES HLM
© Sébastien ORTOLA/REA
25 millions d'euros par an pour réparer les dégradations volontaires en HLM
Cages d'escalier souillées, boîtes aux lettres arrachées, ascenseurs sabotés... La note des
déprédations commises dans les logements sociaux contribue à faire grimper les loyers.
LES GRAFFITIS
20 millions d'euros par an pour effacer les tags dans le métro
Nettoyage avec des machines à haute pression, pose de revêtements plastifiés sur les murs,
remise en peinture régulière des couloirs... La facture laissée par les tagueurs dans les 303
stations de la RATP est considérable.
Photos © Getty
EN CHIFFRES
27% des salariés ont déjà pleuré au bureau après s'être fait insulter par un collègue.
8.000 personnes tirent chaque année sans raison le signal d'alarme.
350 tonnes de mégots sont ramassées tous les ans à Paris.
300 euros, le prix du remplacement d'une vitre d'Abribus cassée.
42% des salariés se disent victimes d’incivilités
Bruno Godard
48
VIDEO. La France veut limiter la prolifération des drones
La France pense à durcir la réglementation en matière de drones, notamment avec le déploiement
de drones anti-drones ou le dressage d'aigles.
http://www.francetvinfo.fr/economie/emploi/metiers/armee-et-securite/securite-la-france-veutlimiter-la-proliferation-des-drones_1345309.html#xtor=EPR-2-[newsletterquotidienne]-20160305[lestitres-coldroite/titre8] France 2
Francetv info Mis à jour le 04/03/2016 | 23:53, publié le 04/03/2016 | 22:07
Un accident a été évité de justesse le 19 février, entre un Airbus et un drone, au niveau de
l'aéroport de Roissy-Charles-de Gaulle. Mais que dit la réglementation ? En France, il est interdit
de voler à plus de 150m du sol. À tout moment, le drone doit aussi rester dans le champ de vision
du pilote. Il est aussi interdit de survoler du public, des grandes villes ou des sites sensibles. Ces
directives s'appliquent même pour les plus petits appareils. Et pour les drones de plus de 10kg,
elles sont encore plus strictes : le pilote doit posséder par exemple un brevet d'ULM théorique.
Des aigles pour neutraliser les drones
Et pour ceux qui ne respectent pas ces règles, les peines encourues sont lourdes : jusqu'à un an
de prison, et 75 000 euros d'amende. Mais le problème, c'est la détection. Les drones sont trop
petits pour être aperçus sur nos écrans radars. Pour répondre à ce problème, la France pourrait
imposer aux fabricants de les doter de petits émetteurs radio. La protection, c'est l'autre grand
chantier : des drones anti-drones équipés de filets, ou même des aigles dressés pour neutraliser
les drones, une initiative de la police hollandaise.
Sécurité sociale : sans la fraude, elle serait à l’équilibre
http://www.capital.fr/ Enquêtes Dossiers 10/03/16 à 12:12
Tous droits réservés - © Guillaume Bonnaud/MAXPPP
Malgré les contrôles accrus, la lutte contre les abus n'est pas à la hauteur du manque à gagner,
plus de 20 milliards d'euros par an.
Officiellement, la lutte contre la fraude sociale est une priorité de François Hollande. Il faut dire
qu'en ces temps de disette budgétaire le coût de toutes ces dérives a de quoi donner le vertige. Si
les montants détectés paraissent modestes (850 millions d'euros en 2014, soit moins de 0,17%
des 480 milliards de dépenses annuelles de la Sécu), le manque à gagner réel est, lui, énorme.
D'après la Cour des comptes, il dépasserait les 20 milliards d'euros, une fois et demie le déficit
annuel de la Sécu ! L'ennui, c'est que, malgré les annonces, les moyens mis au service de cette
cause ne suivent pas. Et, bien souvent, les sanctions restent inexistantes. Enquête sur les
pratiques des organismes concernés.
PÔLE EMPLOI : BIEN PEU DE CONDAMNATIONS
C'est entendu, Pôle emploi a détecté 140 millions d'euros de préjudice en 2015, sept fois plus
qu'en 2009. Mais on reste loin du compte ! D'après la Cour des comptes, les sommes indûment
perçues par les chômeurs avoisineraient 1 milliard par an. Malgré le renforcement des contrôles
(l'organisme possède un service central antifraude de 140 personnes, et chacun de ses 900 points
de contact dispose désormais d'un "référent fraude"), les moyens mis en œuvre sont en effet très
insuffisants. Les croisements de fichiers, par exemple, ne sont presque pas utilisés en amont, au
moment du calcul des droits. "Cela nous prendrait beaucoup trop de temps et retarderait le
49
versement des indemnités aux allocataires", explique-t-on à la direction générale. Peut-être, mais
cela permettrait d'éviter bien des dérives.
Autre problème : les sanctions sont rares. D'après la direction, les 10.382 affaires frauduleuses
détectées en 2014 n'ont donné lieu qu'à 150 décisions de justice (31 au civil et 119 au pénal) et à
1.040 sanctions administratives. Pour les autres (90% du total), il n'y a eu aucune suite. Pire : les
situations varient beaucoup d'une région à l'autre. Selon la Cour des comptes, un fraudeur a
quinze fois plus de risque de se faire sanctionner en Rhône-Alpes, en Auvergne ou en Picardie
qu'en Basse-Normandie.
>> En vidéo : le "naufrage" de pôle emploi raconté par un ex-dirigeant.
ASSURANCE-MALADIE : DES CONTRÔLES TROP RARES
Croix de bois, croix de fer... Au début de 2015, les dirigeants de l'assurance-maladie juraient que
le taux de fraude sur la CMU complémentaire, versée sous condition de ressources, ne dépassait
pas 2,5%. Mais depuis lors, la Cour des comptes a découvert que, dans les trois caisses
expérimentales où les RIB des assurés sont systématiquement vérifiés, le taux d'irrégularités était
en fait de... 24,7%. Cette affaire prouve deux choses : d'abord, que les communicants de la Sécu
jouent avec les chiffres (ils prétendent aujourd'hui que seuls 10% des dérives sont de vraies
fraudes) ; ensuite, que le croisement des données est ultra-efficace pour attraper les tricheurs.
L'assurance-maladie aurait donc tout à gagner à y avoir plus souvent recours. Certes, elle est plus
vigilante sur les abus que par le passé. En 2014, ses limiers ont ainsi récupéré 200 millions
d'euros indûment versés - les deux tiers de ces fraudes émanaient de professionnels de santé ou
d'établissements de soins. Mais il y a encore beaucoup de chemin à faire. "Vérifier le dossier de
tous les assurés prend du temps, alors on ne le fait que quand on a des doutes", se défend Pierre
Fender, le patron des contrôles à la CNAMTS. Du coup, certaines entreprises, lassées de payer
pour rien, traquent elles-mêmes les faux congés maladie avec l'aide de sociétés spécialisées... La
pêche est souvent fructueuse : d'après Mediverif, la part des arrêts de travail injustifiés s'élèverait
à ... 60%, dont 21% pour absence totale de pathologie !
Ajoutons que les fraudeurs ne risquent pas grand-chose. En 2014, les amendes prononcées par
les juridictions pénales ont à peine dépassé 15 millions d'euros, et celles imposées par
l'assurance-maladie elle-même, 5,5 millions. Dans un rapport de 2012, la Cour des comptes
évoquait, par exemple, le cas de deux ambulanciers qui n'avaient pas été sanctionnés malgré un
préjudice de près de... 35.000 euros. Alors, pourquoi se priver ?
>> En vidéo : Pourquoi le bien-être au travail est-il un pilier de performance pour
l'entreprise ?
CAF: L'ÉTAU SE RESSERRE AUTOUR DES TRICHEURS
50
Daniel Lenoir, le directeur de la Caisse nationale d'allocations familiales, le reconnaît lui-même :
"Pour toucher indûment des prestations, il suffit d'"oublier" de signaler un changement de situation
professionnelle ou familiale, il n'y a rien de plus facile." D'après lui, la fraude s'élèverait à près de 1
milliard d'euros par an , cinq fois plus que celle effectivement détectée en 2014.
Cela dit, les écornifleurs feraient bien de se méfier, car la Cnaf a bien affûté ses outils antifraude.
Ses listings sont désormais nationaux, les allocataires à risque sont mieux ciblés grâce au
"datamining" et les échanges de fichiers avec Pôle emploi, le fisc, les banques et même les
bailleurs sociaux se sont beaucoup développés. Du coup, bien que les corps de contrôle n'aient
pas vu leurs moyens augmenter, les prises ont bondi de 48% en 2014.
Cependant, il reste encore beaucoup à faire. La Caisse le reconnaît volontiers, elle ne contrôle
quasiment pas les 5 milliards distribués aux professionnels au titre de l'action sociale (sous forme
de subventions aux crèches, par exemple). Surtout, elle a encore énormément de mal à épingler
les bénéficiaires du RSA qui travaillent au noir.
URSSAF : PAS ASSEZ D'AGENTS SUR LE TERRAIN
Certes, les contrôles de l'Urssaf sont devenus le cauchemar de nombreux patrons. Et on les
comprend : pas moins des deux tiers des entreprises vérifiées en 2014, souvent de bonne foi, ont
subi un redressement. Le paradoxe, c'est qu'à côté de cela la vraie fraude - le travail dissimulé passe souvent totalement inaperçue.
D'après la Cour des comptes, le manque à gagner représenterait près de 20 milliards d'euros par
an, cinquante fois plus que les 400 millions d'abus détectés ! Et l'arrivée massive de travailleurs
détachés originaires des pays d'Europe de l'Est et d'Espagne - qui travaillent au-delà des 35
heures légales moyennant des charges prétendument payées à l'étranger - n'a pas arrangé les
choses.
Malgré le renforcement annoncé début 2015, le manque de moyens reste en effet criant,
notamment dans le bâtiment. "Les effectifs sont dérisoires pour gérer le problème", se désole
Sylvain Fornes, le responsable de la Capeb du Rhône. Excédé, cet artisan peintre a décidé il y a
un an de faire appel à des détectives privés pour traquer les fraudeurs. Depuis, une vingtaine de
départements ont suivi, mais les choses n'ont pas beaucoup changé. "C'est sûr que nous ne
sommes pas assez pour tout contrôler !", reconnaît-on à la CGT-Urssaf. De fait, le nombre de
vérificateurs affectés à la fraude (200 au total) n'a pas augmenté.
Pour ne rien arranger, les sanctions judiciaires sont d'une indulgence sidérante. En 2013, la
moyenne des amendes pour travail illégal, tous secteurs confondus, n'a pas dépassé 1.300 euros,
alors que le Code pénal prévoit de les porter jusqu'à 45.000 euros. "Ce n'est pas très dissuasif",
reconnaît Jean-Marie Guerra, le patron de la lutte antifraude de l'Agence centrale des organismes
de Sécu (Acoss). C'est le moins que l'on puisse dire.
La fraude sur les cotisations sociales - très répandue dans le BTP - coûterait à elle seule près de
20 milliards d'euros par an.
LES CHIFFRES DE LA FRAUDE DANS LE BTP
3,8 milliards d'euros de cotisations éludées chaque année.
95% du travail illégal passe inaperçu.
13,7% des sociétés contrôlées fraudent.
21,9% d'abus détectés sur les chantiers.
24% des sociétés de peinture trichent.
10% des entreprises sont verbalisées.
1.300 euros d'amende en moyenne pour travail illégal.
Sandrine Trouvelot
51
Sciences
Le télescope Hubble dévoile la galaxie la plus lointaine
jamais observée
Cet assemblage de corps célestes est situé à 13,4 milliards d’années-lumière de la Terre.
Une image du téléscope Hubble de la galaxie GN-z11, diffusée le 3 mars 2016 par l'institut de la science, de l'espace
et du télescope. (AP / SIPA)
Francetv info Mis à jour le 07/03/2016 | 23:23, publié le 07/03/2016 | 23:23
Son petit nom est GN-z11. Le télescope Hubble a pu capturer des images d'une galaxie située à
13,4 milliards d'années-lumière de la Terre, soit la plus lointaine jamais observée à ce jour. La
Nasa l'a annoncé jeudi 3 mars.
Cette galaxie s'est formée 400 millions d'années après le Big bang, selon les astronomes qui ont
fait cette découverte. Pour déterminer le moment auquel l'objet est apparu dans l'histoire de
l'univers, ils utilisent plusieurs outils et notamment ce qu'on appelle le "décalage vers le rouge".
"Plus une galaxie est lointaine, plus la lumière qu'elle émet est étirée et déplacée vers l'extrémité
du spectre lumineux. Elle apparaît de plus en plus rouge. Donc plus son décalage vers le rouge
est important, plus l'objet est distant", explique Gentside découvertes.
"Un pas majeur franchi en remontant le temps"
Les scientifiques observent donc -z11 telle qu'elle était il y a plus de 13 milliards d'années. "Nous
avons franchi un pas majeur en remontant le temps, au delà de ce que nous avons jamais pensé
faire avec Hubble", ajoute Pascal Oesch, astronome de l'Université de Yale et principal auteur de
l'étude dévoilant les résultats.
"Savoir Hubble capable de repérer une galaxie aussi lointaine est une surprise", commentent les
astronomes dans The Astrophysical Journal (en anglais). Ils précisent aussi que la lointaine
galaxie est 25 fois plus petite et 100 fois plus légère que la Voie lactée.
52
Océan Atlantique
Violences en Guadeloupe : des élus demandent des forces
de l’ordre supplémentaires
actu métropole par Pointe-à-Pitre (AFP) le 10 mars 2016 à 14:11
© AFP/Archives - Valenzuela
Des élus de Guadeloupe tirent la "sonnette d’alarme" sur la violence dans leur département,
réclamant, dans une lettre ouverte au Premier ministre, des renforts de forces de l’ordre après le
septième homicide depuis le début de l’année et une série d’agressions par armes à feu.
Les maires de Pointe-à-Pitre et de Sainte-Anne, Jacques Bangou et Christian Baptiste, membres
du parti progressiste démocratique guadeloupéen (PPDG classé à gauche), ont expliqué, dans
leur courrier envoyé mardi, "tirer la sonnette d’alarme dans une Guadeloupe gangrénée par la
désagrégation de la cellule familiale, les faits de délinquance et la violence désormais ordinaire".
Ils ont demandé au Premier ministre "d’octroyer en urgence 70 postes permanents
supplémentaires aux forces de sécurité".
"70 ? Insuffisant et un chiffre flou !", a déclaré à l’AFP le syndicat majoritaire, Unité SGP Police
FO, qui réclame de longue date des renforts. "Nous évaluons à minimum 150, le nombre de
policiers supplémentaires nécessaires", a indiqué son secrétaire départemental Patrice Abdallah.
"Les commissariats de Basse-Terre et de Capesterre-Belle-Eau sont à la limite du nombre normal
de fonctionnement. A la création de la Compagnie départementale d’intervention (C.D.I) en charge
de l’ordre public et de la sécurisation, ils étaient 120. 38 aujourd’hui", a-t-il détaillé.
Dans leur courrier, les deux élus s’interrogent notamment sur l’impossibilité de déposer plainte
après 18h00 ou le week-end. "C’est la vérité", a reconnu M. Abdallah. "Il n’y a pas suffisamment
de monde pour prendre les plaintes alors que c’est un service public censé être ouvert 24h/24".
Les deux édiles ont également condamné "les agressions répétées de touristes". "Cette manne en
plein essor doit être préservée et les touristes protégés", a confirmé M. Abdallah.
"Les services spécialisés d’enquête ne sont pas assez dotés", a regretté le procureur de la
République de Pointe-à-Pitre, Xavier Bonhomme, auprès de l’AFP.
Son homologue de Basse-Terre, Samuel Finielz, a expliqué que "le premier facteur de passage à
l’acte est la possession d’armes, ensuite les problèmes d’addiction et de parentalité".
Un groupe de traitement local de la délinquance avec armes a été mis en place et des conseils
locaux de sécurité et de prévention de la délinquance sont installés progressivement.
Depuis le début de l’année, sept homicides ont été commis en Guadeloupe après un record de 45
meurtres en 2015. Lundi, un jeune homme a ouvert le feu près d’un marché touchant deux
personnes. Dans la nuit de jeudi à vendredi derniers, huit personnes ont été blessées par armes à
feu en trois lieux de l’agglomération pointoise.
Après cette nuit de violences, le député et président du Conseil régional Ary Chalus (DVG) avait
indiqué travailler à une "future proposition de loi visant à renforcer le contrôle et lutter contre le
trafic d’armes".
53
Océan Indien
La Réunion: l'homme qui avait trouvé un débris du MH370 a
mis la main sur un nouvel objet
Actualités À La Une Par LeParisien.fr 06 Mars 2016, 17h08 | MAJ : 06 Mars 2016, 17h08
Des débris du vol MH370 retrouvés le 11 août 2015 à Sainte-Suzanne, à l'île de la Réunion (AFP/RICHARD
BOUHET)
Un habitant de La Réunion qui avait découvert en juillet dernier un morceau d'aile provenant du
Boeing disparu de la Malaysia Airlines a remis jeudi à la gendarmerie locale un nouvel objet de 40
cm sur 20 qui lui "fait fortement penser à une matière provenant d'un avion", a-t-il indiqué
dimanche à l'AFP.
Jeudi soir vers 17H30, alors qu'il faisait son footing, Johnny Bègue a trouvé sur les galets du bord
de mer "un morceau d'à peu près 40 centimètres sur 20, de couleur grise en dessous avec une
trace bleue dessus. La matière est en nid d’abeille, comme sur l'aile" du vol MH370 qu'il avait
trouvée il y a près de huit mois alors qu'il était occupé à nettoyer le rivage, a-t-il déclaré.
Le 29 juillet, cet habitant avait découvert sur le littoral est de l'île un morceau d'aile qui reste à ce
jour le seul débris identifié avec certitude provenant du vol MH370 de la Malaysia Airlines
Depuis sa trouvaille, M. Bègue a pris l'habitude d'inspecter régulièrement le littoral est de La
Réunion. "Quand il y a du mauvais temps, c'est là qu’il faut bien regarder, la mer rejette beaucoup
de choses", a-t-il expliqué.
L'objet lui est paru suffisamment "intrigant" pour être remis à la Brigade de gendarmerie des
transports aériens (BGTA). "Je n'ai plus de nouvelles depuis", a indiqué M. Bègue, qui était
employé par une association chargée de nettoyer le littoral de Saint-André, une commune de l'est
de l'île, lorsqu'il avait trouvé le morceau d'aile en juillet.
Cette nouvelle découverte intervient quelques jours après celle d'un morceau d'avion près de la
station balnéaire mozambicaine de Vilankulo (sud-est), située à environ 2.100 kilomètres de La
Réunion. Ce débris va être examiné en Australie pour déterminer s'il s'agit d'une nouvelle pièce du
Boeing 777 disparu il y a presque deux ans.
Ce morceau d'avion d'environ un mètre de long a été exposé jeudi à Maputo, peu avant la
publication d'un rapport provisoire d'enquête, le 8 mars, deux ans jour pour jour après la
disparition de ce Boeing devenue l'un des plus grands mystères de l'aviation civile.
L'appareil de la compagnie malaisienne s'était volatilisé le 8 mars 2014 peu après son décollage
de Kuala Lumpur à destination de Pékin, avec 239 personnes à bord, et se serait abîmé dans
l'océan Indien. L'Australie, qui dirige les recherches dans l'océan Indien, devrait conclure d'ici au
mois de juillet ses opérations concentrées dans les profondeurs d'une zone délimitée où pourrait
se trouver l'épave.
AFP
54
La cascade du voile de la mariée, cette chute d’eau
réunionnaise qui doit son nom à une histoire d’amour
tragique
http://soocurious.com/fr/cascade-legende-reunion/?utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=Newsletter_Journaliere_2016-03-07
Au cœur de l’île de la Réunion, non loin de la commune de Salazie, se cache le voile de la
mariée. Le nom de cette superbe cascade, composée de plusieurs chutes d’eau, est inspiré
d’une légende locale. Celle-ci raconte l’histoire d’amour tragique entre un riche jardinier et
une belle jeune femme dont le père refusait le mariage. SooCurious vous en dit plus sur la
triste légende de cette cascade unique.
A un kilomètre de Salazie, sur la route d’Hell-Bourg, il est possible d’observer le voile de la
mariée. La cascade ressemblant au tulle d’un voile de mariée descend des hauteurs souvent
cachées par les nuages. Par jour de pluie et quand le débit est important, le spectacle est encore
plus impressionnant.
La légende du voile de la mariée raconte l’histoire de M. Armand, un petit propriétaire qui, après
la fin de l’esclavage en 1848, décida de s’installer et de cultiver ses terres dans les Hauts à
Salazie. M. Armand était fou amoureux de sa belle et douce femme Amélia. Ensemble, ils eurent
une fille qu’ils aimaient très fort, Amanda. Hélas, sa femme était atteinte d’une grave maladie et,
juste avant de mourir, elle fit promettre à son époux de prendre soin de leur fille. Anéanti et triste,
M. Armand tint toutefois sa promesse. Plus les années passaient, et plus Amanda ressemblait à
sa mère. Son père l’adorait et il repoussait toujours les prétendants de la jeune fille.
Un jour, un homme appelé Henrio se présenta chez M. Armand pour travailler. Le propriétaire
l’engagea comme jardinier et lui offrit même de s’installer dans une petite dépendance au fond du
jardin. Intriguée par le jeune homme, Amanda l’espionna. Un soir, les deux jeunes gens se
donnèrent finalement rendez-vous sous un arbre. Henrio lui fit la cour et lui apprit qu’il était en fait
un riche propriétaire. Les deux amoureux commencèrent alors à vivre une véritable idylle.
La cascade du voile de la mariée via Shutterstock
Pourtant, lassés de vivre leur amour en cachette, ils décidèrent de tout dire à M. Armand pour se
marier. Très possessif, M. Armand réagit très violemment : il congédia immédiatement Henrio et
il enferma sa fille dans sa chambre. Amanda réussit néanmoins à s’échapper et à rejoindre son
amoureux. Ensemble, ils se rendirent à l’église pour être mariés à 6h le jour même.
55
Malheureusement, M. Armand se levait très tôt chaque matin et trouvant la chambre de sa fille
vide, il la chercha partout. En ouvrant les portes de l’église, le père les surprit devant l’autel.
Effrayés, les deux époux s’enfuirent dans la montagne pour échapper à ce père fou de rage. Dans
sa course folle et aveuglée par son voile, la pauvre jeune femme glissa et tomba dans un profond
précipice. De sa chute ne resta que le voile, accroché à une branche. En l’apercevant, M. Armand
comprit qu’il ne verrait plus jamais sa fille. Dévasté par le chagrin, il pleura toutes les larmes de
son corps sur le voile. Depuis ce jour tragique, une cascade de larmes ruisselle à cet endroit sur le
voile de la mariée.
Cirque de Salazie
Cette histoire d’amour est vraiment à pleurer ! L’imagination populaire a su rendre ce trésor de la
nature unique en son genre. A La Réunion, cette légende est connue de tous et la cascade attire
chaque année de nombreux visiteurs. Visible depuis la route, le voile de la mariée est l’un des
endroits les plus visités de l’île. Si vous aimez les récits merveilleux, découvrez la légende de
cette superbe forêt de pierres chinoise.
Par Noémi Capell
56
35 personnes interceptées à bord d’un kwassa-kwassa
actu océan indien par www.ipreunion.com le 9 mars 2016 à 05:55
Photo d’archive imaz press reunion
Un kwassa-kwassa a été intercepté à Mayotte lundi soir 8 mars vers 22h30 avec à son bord 35
personnes dont 12 mineurs sans aucune pièce d’identité. "L’embarcation serait venue des
Comores" indique la préfecture de Mayotte dans un communiqué. (Photo d’archives)
C’est un équipage des Douanes qui a procédé à l’interception du kwassa-kwassa, non
immatriculée et sans pavillon. Sur instruction du Parquet, les personnes ont été prises en charge
par la Police Aux Frontières (PAF). "Deux des femmes, l’une enceinte et l’autre souffrante, ont fait
l’objet d’une prise en charge médicale par les services d’urgence du CHM de Mamoudzou"
souligne la préfecture de Mayotte.
Outre-mers
L'agriculture d'outre-mer veut croître sans les subventions
Home ECONOMIE Conjoncture Par lefigaro.fr Par Damien Durand Mis à jour le 07/03/2016 à
08:26 Publié le 05/03/2016 à 08:00
Les départements d'outre-mer peinent à voir leur secteur primaire exister sans la perfusion de
l'argent public. Le pari de la montée en gamme laisse entrevoir une lueur d'espoir.
Ce ne sont pas les stands les plus visibles, ni les plus représentatifs du moment symbolique qu'est
le Salon de l'agriculture. Pourtant les acteurs du secteur primaire des départements d'outre-mer
sont bien présents sur le salon. Rappelant que les DOM ont également un domaine agricole
important, qui traverse aussi des difficultés, et cherche le soutien des pouvoirs publics et des
subventions pour sa transition. Ce qui lui a d'ailleurs souvent été reproché.
Un niveau d'aides «hors norme»
En 2011, la Cour des comptes a publié un rapport au vitriol sur l'état des aides publiques dans
l'agriculture des départements ultramarins. Le portrait dessiné par les sages de la rue Cambon
était sans appel: ils jugeaient «regrettable» qu'il n'existe «pas de vision globale des aides versées
pour l'agriculture d'outre-mer, ni a fortiori d'analyse de leur impact». Aides dont le niveau était
d'ailleurs considéré comme «hors norme» et dont la répartition était «non conforme aux objectifs».
En cause un montant global de dotations diverses qui grimpait en flèche… alors que la production
ne cessait de baisser et n'était pas compétitive par rapport aux voisins caribéens. Le montant de
toutes les aides recensées par la Cour des comptes avait même crû de 40% entre 2008 et 2010
passant de 370 à 520 millions d'euros. Le problème des DOM sur la question agricole est connu
depuis longtemps. «Les subventions dans les départements d'outre-mer sont un sujet lié un peu à
la question agricole et beaucoup à la question politique» déplore l'économiste Jean-Marc
Boussard, ancien président de l'Académie d'agriculture de France. Et de rappeler que «pour des
57
raisons stratégiques, on tient à ce que ces territoires restent français. On les subventionne donc
pour garder un certain calme social. Et comme il s'agit de zones assez réduites, cela ne coûte pas
dans l'absolu si cher que cela». Les aides à l'agriculture des DOM ne représentent en effet qu'un
faible montant en comparaison des 7,5 milliards d'euros de la PAC que touchent 370.000
exploitants hexagonaux.
Le pari risqué de la qualité
Malgré tout, face au déclin progressif de l'agriculture des DOM et à la note qui grimpe pour
maintenir le secteur, les pouvoirs publics ont décidé de tenter une nouvelle stratégie: la
valorisation des produits, qui ne peuvent de toute façon pas s'aligner sur les prix de la
concurrence. C'est notamment la mission porté par Hervé Deperrois, le directeur nommé à l'été
2015 à la tête de l'Odéadom, le méconnu office en charge du développement de l'économie
agricole ultramarine, et principal répartisseur (318,4 millions d'euros en 2014) des aides publiques
sur les cinq départements d'outre-mer. Hervé Deperrois se veut une rupture avec le passé: «Il faut
changer de discours sur l'agriculture des départements d'outre-mer. La subvention doit avoir un
objectif: accompagner le marché!». Le nouveau directeur veut jouer la carte du qualitatif, comme il
l'explique au Figaro: «Nous développons une politique de différenciation sur les bananes ou le
sucre, comme nous l'avons déjà fait avec succès sur le rhum où s'est installée une vraie logique
d'appellation contrôlée». Une mutation qui nécessite à court terme des investissements publics et
donc… des subventions. Paradoxal? Non, car cette «nécessité» ne devrait pas durer selon Hervé
Deperrois: «Ces subventions financent la voie à suivre. Nous accompagnons ces productions
pour qu'elles soient ensuite capables de se soutenir seules. Nous avons un objectif à trois ans
pour de vrais résultats». Date à laquelle donc le soutien public devrait commencer à baisser… si
la stratégie de diversification prend! «Tout le monde y gagnera, à la condition que le marché
réponde bien au prix des produits qui auront de toute façon toujours des coûts de production plus
élevés».
«Ces produits ne se distinguent pas forcément de la concurrence» Jean-Marc Boussard,
Académie de l'agriculture de France
Problème: cette stratégie, si elle a le mérite de tenter de sortir l'agriculture ultramarine de la
dépendance, est à hauts risques du fait de même de la nature des produits concernés. «C'est un
projet difficile car ces produits, même de meilleure qualité, ne se distinguent pas forcément de la
concurrence. Ce n'est pas la même chose, par exemple, que des fromages. Différencier au goût le
sucre de la Martinique du sucre du Brésil, ce n'est vraiment pas donné à tout le monde…»
s'inquiète Jean-Marc Boussard. Pour lui, seules des barrières tarifaires, qui ont de toute façon
systématiquement été attaquées par les concurrents devant l'OMC, auraient pu donner un autre
destin à l'agriculture des DOM. Au grand regret de l'économiste: «Si les agriculteurs des
départements d'outre-mer avaient la garantie de vendre leurs produits plus chers, ils auraient pu
dégager des excédents, se moderniser, et parvenir ensuite à maîtriser leurs coûts. Mais depuis
vingt ans on libéralise à tout-va, il n'y a plus d'investissements et on se retrouve avec des produits
plus chers à produire qu'avant. Alors on subventionne…»
Reef Check : le blanchissement des coraux inquiète
actu Réunion par www.ipreunion.com le 10 mars 2016 à 05:00
Coraux photo ReefCheck
58
Le collectif Reef Check France lance un appel à ses bénévoles de l’Outre-Mer afin de protéger au
mieux les coraux du blanchissement et d’une mort probable. Le phénomène El Nino, accouplé au
réchauffement du climat et des océans représentent un danger certain pour les animaux. "D’ores
et déjà, des phénomènes ont été observés" selon le collectif, appuyant l’appel lancé par Reef
Check.
Le collectif dédié à la protection des espèces marines qui ne fonctionne qu’avec des bénévoles de
par le monde, réalise toute l’année des actions de suivi quant à la protection des fonds marins.
Depuis quelques mois, Reef Check tire la sonnette d’alarme pour les coraux, menacés d’un
blanchissement sans précédent. Les causes : le phénomène El Nino, qui a pour conséquence
d’augmenter la température à la surface des eaux et qui a déjà par le passé fragilisé de manière
importante les récifs coralliens.
De plus, le réchauffement climatique, avéré par les scientifiques qui soulignent ses effets
dévastateurs sur les animaux à la suite de la COP 21 qui s’est tenue à Paris en décembre dernier.
"Etant donné la force attendue du phénomène et notre connaissance d’El Nino, les récifs des
Terres d’Outre-Mer situés dans les océans Pacifique et Indien devraient être concernés avec des
variations d’une zone à l’autre" écrit Reef Check.
Afin de limiter les dégâts et pour préserver au mieux les espèces menacées dans tous les
départements d’Outre-Mer, y compris à La Réunion, Reef Check, lance un appel à la mobilisation
de ses bénévoles, pour renforcer les équipes d’observation dans le but de collecter un maximum
d’informations et "prendre la température" de l’état de santé des coraux.
Présent à La Réunion, mais également en Nouvelle-Calédonie, en Polynésie Française ou en
Guadeloupe, Reef Check tente aussi d’éveiller les consciences des autres collectivités d’Outremer. Ici, "c’est avec le soutien d’une banque locale "verte" et du projet "Vigie Récif" que les
responsables réalisent leurs activités. Ils disposent de sondes qui enregistrent la température de
l’océan pour confirmer le rôle-clé de ce paramètre dans la survie des coraux" selon les indications
du collectif de protection marine.
Pour l’heure, afin de mener à bien les deux étapes du dispositif : la première avant, ou pendant le
blanchissement des coraux, la seconde, quelques mois après pour évaluer les pertes éventuelles
de biodiversité, Reef Check continue sa campagne de mobilisation pour une levée de
financements, nécessaires pour les activités de terrain, et de protection des récifs coralliens.
59
Insolite
Un gang de chèvres sauvages terrorise un village de
Nouvelle-Zélande
ANIMAUX Elles seraient 16 à effrayer les paisibles citoyens de Blackball...
Les chèvres ravagent les jardins de Blackball (illustration). - SUPERSTOCK/SUPERSTOCK/SIPA
http://www.20minutes.fr/ G. N. Publié le 04.03.2016 à 22:55 Mis à jour le 04.03.2016 à 22:55
Blackball a peur. Ce village néo-zélandais de 330 habitants vis sous le joug d’une bande de 16
chèvres sauvages que personne ne parvient à arrêter, rapporte le New Zealand Herald. « Quand
elles arrivent en ville, elles ravagent les jardins de chacun, témoigne Murray Malloch, en charge
du contrôle des animaux dans la commune. Elles mangent tout ce qu’il y a dedans [le jardin, ndlr]
puis passent à un autre. »
Mais surtout, redoute Murray Maloch, les caprinés pourraient causer un accident de voiture,
comme celui qui a failli se produire le week-end précédent. Et donc mettre en danger la vie des
honnêtes citoyens de Blackball.
Vers une guerre avec les chèvres ?
Le problème, c’est que personne ne parvient à les capturer. Selon le garde-animalier, les chèvres
se cachent la nuit puis se rassemblent en journée pour mener leurs raids. Mais Murray Malloch a
lancé un ultimatum : le propriétaire des chèvres a deux semaines pour se manifester ou sinon il
s’en occupe lui-même, quitte à faire appel à des gars du cru à la gâchette facile.
New Zealand TourNews @NewZealand_Tour
Gang of feral goats overrun New Zealand town - http://UPI.com http://dlvr.it/KhJ1nK
8:38 PM - 4 Mar 2016
Gang of feral goats overrun New Zealand town
A herd of goats has begun roaming the streets of a small New Zealand town, causing havoc
throughout the area.
upi.com
Néanmoins il semblerait que les animaux rôdent dans le coin depuis au moins deux ans. Mais en
se reproduisant, le gang s’est agrandi et a commencé à causer des problèmes. Quoi qu’il en soit,
cette histoire n’a pas fini de rendre chèvre les habitants de Blackball.
60
Les perruches envahissent les parcs de Paris !
Actualité Insolites
Plus élégantes que les pigeons, plus bruyantes que les tourterelles, plus sauvages que les
écureuils..., les perruches s'installent dans le paysage parisien.
Par Clément Pétreault Publié le 11/03/2016 à 09:15 | Le Point.fr
Une perruche en région parisienne. Image d'illustration. © AFP PHOTO/ CHRISTIAN PUYGRENIER
Des oiseaux verts sont entrés dans Paris, mais, jusqu'ici, tout va bien. Les perruches à collier,
cousines proches du perroquet, s'installent progressivement dans les espaces verts de la capitale.
Des couples ont été repérés au parc Montsouris, au bois de Vincennes, au Luxembourg, au Valde-Grâce et au jardin des Plantes... « Logiquement, cette année, on devrait en voir nicher dans le
cimetière du Père-Lachaise et aux Buttes-Chaumont », avance Frédéric Malher, président du
centre ornithologique d'Ile-de-France (Corif).
Envolée d'un container à Orly dans les années 70, la première colonie d'oiseaux a élu domicile
près des pistes. Elle a depuis bien prospéré. Difficile de savoir exactement combien elles sont en
Ile-de-France, « peut-être 5 000 », avance le spécialiste qui travaille à un nouveau recensement
des oiseaux en Ile-de-France.
Paris, Londres, Bruxelles, Marseille ou Barcelone..., les perruches sont partout ! Inutile de
convoquer le réchauffement climatique pour expliquer ce phénomène : l'oiseau est robuste, on le
retrouve en Inde sur les premiers contreforts de l'Himalaya jusqu'à 1 500 mètres d'altitude. S'il
fallait chercher une explication à son installation prospère, « il faudrait plutôt regarder du côté des
mangeoires et boules de graisse accrochées par les particuliers », explique l'ornithologue. La
perruche prospère car elle trouve facilement de quoi se nourrir et se loger.
Un voisin bruyant et gourmand
Il en est des perruches comme de l'amour : l'effet grisant de la nouveauté se dissipe bien vite au
profit d'une routine parfois bien décevante. Si les enfants s'émerveillent toujours de croiser ces
oiseaux colorés dans le ciel parisien, les riverains, eux, se plaignent de ce voisin franchement
bruyant. Et gourmand : les becs rouges se régalent de bourgeons et de fruits. Ce sont aussi les
seuls oiseaux parisiens à ne pas snober les marrons.
Ceux qui ont tout à craindre du succès démographique des perruches sont les sittelles et les
pigeons colombiers, deux espèces « cavernicoles » qui nichent dans des cavités de troncs
d'arbres, en particulier les platanes. Les perruches, un peu sans-gêne, ne se privent pas pour
expulser leurs congénères, donnant lieu à des combats pugnaces où il leur arrive bien souvent de
remporter la manche sur plus gros qu'elles. En effet, sous son plumage vert tendre bat le cœur
d'une véritable guerrière. Des légendes urbaines racontent même que la perruche à collier s'en
prend à des écureuils pour s'en nourrir. « C'est vrai, mais elle ne les mange pas, elle est
végétarienne », détaille Frédéric Malher, « car l'écureuil, en dépit de sa grosse cote de sympathie
auprès du public, est un redoutable prédateur : il vole les œufs. Les perruches se défendent
légitimement, voilà tout », explique l'ornithologue.
Pas d'inquiétude pour le moment, les perruches ne menacent pas l'écosystème parisien. Mais
cela pourrait ne pas durer. Les pigeons n'ont qu'à bien se tenir.
16 – Vie de l’UOROI
61
Auteur
Document
Catégorie
Uncategorized
Affichages
2
Taille du fichier
4 433 KB
Étiquettes
1/--Pages
signaler