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alimentation en eau de la ville d`argenton sur creuse.

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- H . BOUGKARD Alimentation en eau de la commune d'ARGENTON sur CREUSE.
20
Octobre 1953
Alimentation en eau de la commune d'AHGEÎTTOH SUE CBSUSB
Rapport de M . H . BOÜSEARD, Collaborateur adjoint ou Service
de la Carte Géologique dô la France
A la demande de la Délégation départementale du M,B.O". de
teauroux (note de service nS 2761 en date du 4 Septembre 1953)* 3e
me suis rendu du 15 au 19 Septembre à ÂE0KKTOB SUR CREUSE, pour examiner les problèmes posés par l'alimentation, en eau de la Ville.
SITUATION ACTOBLI®
L* alimentation «si eau de la Ville est assurée par le eaptage
d'une source, la î^at-Iaudon, située à 1 &» au Mord de la ?ille près
du hameau <3& Contour, sur le territoire de la Commune d» St-Marcel.
Cette source -située dans un vallon creusé dans le calcaire Bajoeien
représente la venue au jour des eaux accumulées dans le calcaire audessus de 1*argile bleue du Lias. Son altitude est d'environ 110 a .
ïïne station dô pompage située au centre d'Argenton, 10 m au-dessus
de la Creusé soit, elle aussi, vera 110 mètres, reroule l'ea» dans
le réservoir enterré de Cnateauneuf à la cote I72 »,50.L*alimentation n'est pas suffisante, si bien que durant
mois d'été la distribution doit être arrêtée pendant certaines
de la journée. De plus, la Commune de St-Marcel s'alimente à 100 m
de la Font-Haudon sur la même nappe d'esa, elle subit le contre-coup
de la grosse consommation d'Argenton et se trouve être, elle aussi,
déficitaire. X.a Municipalité n*a d'ailleurs aucune idée précis« s-ur
la quantité <t*eau fournie par sa source, car aucun compteur général
n'a jamais été placé et l*eœi,tirée aux différentes bornes-fontaines
de la Ville, représente une quantité notable.
Enfin, il faut signalex la présence de colioacilles dans l'eau,
distribuée, aiais les prélèvements n'étant pas faits à l'origine, il
est impossible de savoir s'il faut incriminer la source aal protégée
ou les canalisations qui certainement présentent âes fuites importantes.
POSE
Là ville représente une agglomération de 6.000 habitants
^
s'ajoutent 2.000 habitants des faubourgs. De plus des projets d'extension sont en cours de réalisation.
ÎTenaat coapte de ce fait, la Municipalité m*a chargé de reeitere&er
un point d*eau pouvant fournir 100 me/h.
SITtfÂTIOH GEOLOGIQUE
La ville d'Argenton est situé® ds part et dfautre âe la Creisse
tant dans Xa vallée {altitude + 100) que sur les coteaux qui la dominent (altitud© + 165).
La Creuee depuis sa Sortie du Massif Central recoupe la série
stratigraphique transgressive sur le socle aneien.
Cette série comprend le Trias ^arko si que à la base , argiltax au
soamet (Kepxper) et,dans la partie qui nous intéresse, le Lias &t le
Jurassique moyen (Bajocien-Bathcmien).
^
Le Lias est constitua par une puissante série d*argile blea noir
(altérée en jaune au sommet de la formation) et de calcaire marneux ,
épaisse d*environ 105 mètres avec un passage de grès aquifère à 75"
7S m* sous le sommet et une base sableuse aquifère de 4 m d'épaisseur.
Sur öes assises liasiques reposent les calcaires du Jurassique
moyen : d'abord le Bajocien, calcaire ¿asiriâtre foncé, gremi avec rognons de silex» puis le S&thoniea, calcaire oolithique fin plus blanc*
Ce sorti ces assises dures qui couronnent tous les plateaux des alentours découpés par la Creuse et les autres rivières qui y ont taillé
des falaises abruptes et des vallées encaissées.
La texture assez grossière du Bajocien lui permet de constituer
pour l'eau un bon réservoir avec une certaine filtration. II n*en est
pas de áteme du Bathonîen très fin qui se présente en. bancs isassifs,
fissurés verticalement.
3ou3 l'action dé lférosion, s« surface a été transformée en un
karst dont les pochas ont été remplies par les format! ons poster i euipeí
alluvions ou argile de décalcification. La dissolution du calcaire des
paroiâ des fissures par l'eau cla&rgée de gaz carbonique a donné lieu
a la création de tout un réseau capricieux de canaux dans lesquels
l'eau circule lib restait » sans subir aucune filtration.
pour compléter le panorama géologique d.« la région* il faut
ajouter que la Creuse a jaàia déblayé puis remblayé une vallée beaucoup plus importante que la vallée actuelle et" dont les alluvions
a*étendent très largement.
Certaines oarrières (Cheval, Desbarres, à St-Marin, carrière »
donnée du Vivier), permettent de se faire une iá,ée exacte de l'impor
tanee et d© la composition de ees alluvions, toutes les roches du Mas
sif Central se trouvent représentées. Leurs destructions a donné des
roduits allant depuis le sable de quart» fin .Jusqu'au bloc roulé de
m e . Ces différents éléments sont répartis sangt ordre au hasard de
la puissance des-oruôs.
f
Ainsi dans la coupe de la carrière Desbarres (cf.coupe n§ 1)
on peut voir, reposant directement sur le calcaire, 6 m de sable
fin puis ') m. de graviers à stratification entrecroisée dans lesquels
sont empaquetés de gros galets de 30 cm et parfois des blocs encore
plus gros.
Ces allumions ont recouvert indifféremment toutes les formations plus anciennes et en certains points,coame à St-Marin, leur
sommet est à 20 m au-dessus du niveau de la rivière.
Après avoir déposé cette énorme masse de sables et cailloutis
alluvionnaires, la Creuse les a ensuite en partie déblayés et a repris son enfoncement en se retaillant un nouveau lit, le lit actuel.
Ce cours est situé dans la partie qui nous intéresse, complètement
à gauejie de l'ancien, si bien que la grande partie des dépots alluviaux, donc leur profondeur maximum, se trouvent sur la rive droite
alors que la eomnrune &fArgentan borde la Creuse sur la gauciie
(coup%2 et }.)
Ce recreusement de la rivière l*a fait alors entrer en contact,
suivant les endroits, avec les argiles liasiques, les calcaires du
Jurassique moyen ou les alluvions.
En effet, aux environs &*Argenton, le pendage des terrains et
le cours de la Creuse sont tous deux orientés vers le B-230, mais la
pente de la rivière 1/10.000, est nettement plus faible que celle
des terrains 3/100 (.voir coupe scháaatique) qui se trouvent ainsi
recoupé successivement : et, suivent le degré d'enfoncement oü était
parvenue la rivière antérieurement, elle coule actuellement, soit
dans se3 alluvions anciennes, soit sur les terrains en place au niveau des alluvions, soit enfin au-dessous d'elles, dans les terrains
en place entaillés ainsi que le montre la carte géologique jointe.
POSSIBLES
Eile sont de trois sortes :
Saux de surface
Eaux d'infiltration superficielle
Sauï de profondeur
BADS DE FROFOSDEÏÏR
On peut les rencontrer dans le Lias et le Bajocien-Batnonien
1* Les eaui du Lias
:
Leur exploration a déjà été effectuée par les municipalités
précédentes lorsqu'elles ont creusé le puits de Fontfurat.
Dès 19>9, la question de l'eau se posait à Argenton. Le aaire
de l'époque avait remarqué qu'une source toujours alimentée coulait
dans le vallon d$ Fontfurat. Ce point présentait l'avantage de se
trouver à la cote 155, & proximité (400 m) du chateau d'eau de Chauneuf, donc à« pouvoir alimenter celtd-ci sans avoir à dépenser
aergte pour élever l*eau.
aussi fit-il entreprendre un puits à grand diamètre sans reconnaissance préalable du terrain.
Les travaux furent arrêtés pendant la guerre puis repris à la
Libération par les municipalités successives liées de plus en plus a
la continuation de l'ouvrage par 1*importance des soraaes investies.
Les travaux après maints avatars aboutirait à la construction d'un
puits de 1 a,50 de diamètre et de 9?ffii!>0de profondeur,prolongé par
un forage à petit diamètre jusqu'à 14? a»
Les terrains traversés furent les suivants :
O
- 1,40 Terre végétale, éboulis, caillasse
1,40- 24,00 Calcaire bajoclen jaune siliceux à la base, lits de,
silex» 1 diaclase aquifère à 14 m.
2 4 , 0 0 ' 9&»5O Marne bleue et calcaire marneux gris-bleu, du Lias
98,50-100,00 Grès pyriteux à grains assez fins, aquifère
100,00-104,00 Grès argileux
104,00-129*00 Alternance d'argile bleu-noir et de calcaire marneux
gris.
129,OÖ-1>3,5G Sable gris-noir
*50-14?,00 Argile bariolée lie de vin et vert pâle du Keuper.
Résultats : Par suite des fissures dans le-calcaire bajoôien la
venue d'eau qui y fut rencontrée dût être obturée car le recouvrement
superficiel était insuffisant pour assurer une protection suffisante.
C'était cette nappe d'eau <jue dénotait l'existence de la source. On a donc été amené a siïÇprimer la venue d'oau pour laquelle avait été
exécuté le travail. La continuation eut lieu à l'aveuglette en terrain complètement inconnu, le géologue M . Lecointre ne fut consulté
çu'à 50 m . La nappe d'eau de 98 &,$0 est légèrement artésienne ( 1,5
me/il), mais sous forte dépression, le débit augmente très peu 5 me/h
avec 90md©ïabatteiaent. La nappe est actuellement mal dégagée, le
puisatier ayant abandonné avant d*attaquer le grès aquifère. Toutefois dans les meilleures conditions, on ne peut guère espérer plus du
double, soit 10 çic/h. Cette nappe peut d'ailleurs être rencontrée à
beaucoup plus faible profondeur dans la Vallée où elle ne se trouve
qu'à 44 m de profondeur (voir coupes n£ 2 ) .
Une autre nappe existe dans les 4 m,50 <** sable, à la base du
Lias. Par suite des mauvaises conditions techniques, elle n ' a Jamais
pu être reconnue. Enfin dans des pays voisins on & atteint sous les
argiles bariolées du Keuper l*arkose directement en contact avec le
S G C I © gneissique. On en a tiré 10 mc/n.
En résumé, en réunissant ces 3 nappes par un ouvrage profond on
pourrait au mieux obtenir }0 mc/ii, quantité' ne répondant pas aux con
ditions du problème posé par la municipalité actuelle.
-
5-
De plias, le coût de l'ouvrage serait élevé (15 millions«piï%s une
station ae pompage) et son exploitation coûteuse. Il faut en effet
abandonner définitivement le mirage &fune alimentation par gravité en
n© perdant pas de vue que l'énergie nécessaire pour aspirer une eaaa à
100 mètres de profondeur est exactement la même que pour l'élever de
la quantité équivalente. La différence de prix de revient réside uniquement dans la différence de longueur des canalisations. Donc du moment que l'artésiaaisme est insuffisant à lui seul, 1 Utilisation du
point d f eau par pompage est à écarter s'il ne fournit pas un débit intéressant .
2 - les, eaux du Jurassique ao/en
Par suite de l'enfoncoiaent général des terrains vers le Nord, les
calcaires au Sud sont peu épais et forment' seulement le^couronnement
des hauteurs dominant la rive gauche de la Cïeuse; du côté de la rive
droite, ils £> ût beaucoup trop éloignés pour être intéressants.
Bn remontant vers le ¿iord, le calcaire bajocien augmente d'épaisseur et s'enfonce progressivement; los argiles noires lia^iques qui
constituent le fond, de la vallée disparaissent à la sortie d'Argenton
où la rivière commence à couler dans le calcaire.
Ainsi sur le sommet du plateau, il n'est pas possible d'utiliser
le réservoir bajocien trop peu épais, pas asse? protégé et mal alimenté par suite des vallons alentours qui le découpent.
Quand il atteint le ni-veau de la vallée où il pourrait être largement alimenté par la rivière, on ne peut l'utiliser car lfeau qui le
baigne est polluée par les déjections de la ville.
Pour obtenir une filtration suffisante, nécessité serait de se
porter plu3 au Mord, mais la conduite à poser serait plus longue, la
roche à atteindre plus profonde et le débit assuré 50 ac/h au saxiauffl.
Cette solution ne présente donc pas, elle non plus, une garantie to-.
tale.
i
Lorsqu'on continue à s'avancer vers le Kord, le calcaire bajociei
disparu, c*èst au tour du Bathonien de descendre au-dessous du milieu
de la Creuse. Celle-ci coule bien entre deux rives alluvionnaires ,
mais comsae on peut le voir au moulin de St-Marin, le fond du lit repose directement sur le calcaire. St celui-ci est en calcaire oolithique massif très fin, mais très fissuré.
Ainsi un puits a été creusé par l'Entreprise de carrière GiraultDesbarres^pour le,lavage des graviers alluviaux qu'elle exploite, louf
avons déjà vu la coupe de cette carrière (n§ 1) haute de 1^ mètres.
Le sol en est constitué par la surface du Baî^honien, présentant de non
breuses cavernes, poches et fissures remplies d'argile, L*altitude es1
5 a au-dessus de la rivière. En pompage a 50 mc/h, l'eau descend à
/ mètres. Le niveau varie d*ailleurs avec la quantité" d'eau charriée
par la rivière,
- 6 -
Lorsque les moulins ou usines situées en amont effectuent des retenues qui diminuent le débit, le niveau du puits baisse sans retard
notable prouvant ainsi que l*eau arrive directement de la Creuse par
les fissures de la "circulation souterraine.
Puiser en cet endroit (distant de 4,5 &a de Cnateauneuf) revient
à pomper de l'eau de Creuse sans aucune filtration. Une analyse effectuée par le¿soin<ide la J^easatíaso, est venue corroborer cette opinion.
EAUX D'INFILTRATION 3ÜPESPICIELIE
Sous la rechercherons dans des formations alluvionnaires suffisamment épaisses et surtout suffisamment alimentées.
, il nous faut négliger les terrains récents argile sidérolithique, sables et limons des plateaux qui recouvrent les calcaires
bajoeiens au sommet des plateaux. À la base de ces terrains se rencontrent parfois de petites sources telle la Fontcharmé située à 2/1
km au 3ud du réservoir de Cnateauneuf, Le captage de cette source a
été tenté sans succès, sais de toutes manières son bassin d'alimentation et la puissance de la formation sont trop faibleá pour en attendre un gros débit. De plus, cette pefite venue d'eau nécessiterait une
longue canalisation.
llestent les alluvions anciennes de la Creuse. Au nord (carrières
üesbarres et Cheval) comme au sud (ancienne carrière du Vivier), elles
-.seat suffi sastment répais ses pour constituer un réservoir important.
D'autre part, elles contiennent des éléments sableux fins constituant
un filtre excellent, tiais leur alimentation nfe¿ít pas assurée en tous
'endroits : ainsi au iiord (cf coupe schématique), leur base se trouve à
5 mètres au-dessus du plan d'eau de la rivière, elles sont donc sèches
En allant vers le sud il faut atteindre la plaine des Ch&mbons et de
3t-Etienne pour que le cours d'eau coule au niveau de ses alluvions.
L'alimentation des alluvions est assurée alors, car selon les renseignements que nous avons obtenus auprès de l'Electricité de Prance, au
barrage de la Hoche-Bat-L'Aiguë, le débit minimum que l''on laisse
aller dans la rivière pendant l'étiage est de 500 litres seconde.
Ce n*eat qu'au Sud d'ârgenton que le lit est situé sur les alluvions anciennes, d'abord sur une faible épaisseur à hauteur de la Srave et de Pauaulle, puis davantage, à la hauteur du Cluset. Toute la
plaine en contrebas des Baignettes a pour sol les argiles noires (altérées superficiellement en jaune) du Lias. Les alluvions ne font leui
apparition que dans les jardins situés à 1*extrémité des champs àe la
Bonne Dame, près du pont de chemin de fer enjambant la Creuse.
De même, à l'autre extrémité du remblai» la ferme de la Grave repose encore sur 1*argile.
-
7 -
An contraire, tous les terrains situés à l'Est du remblai^ de la
voie de chemin de fer sont alluviaux.
Les berges de Iva Creuse sont entièrement taillées dans les alluvions mai3 dans les jardina et les pépinières de la Grave, il se pourrait que l'argile soit très peu profonde, bien qu'une excavation
creusée par Li. Mariot au Cud de la Koute, près du remblai, ne l'ait
pas rencontrée.
Les terrains, situés sur la rive droite de la Creuse à Pausmlle
n'appartiennent plus à la cóc^une d'Argenton mais à celle du Péchereau. C'est à^cet endroit que devait se situer l'axe de l'ancienne
vallée; donc à cet endroit la hauteur d1alluvions a toutes chances
d'être nettement plus importante.
II en est de même au Gluset, situé plus au Oud-Est, avec cet
avantage supplémentaire qu'à cet endroit la vallée atteint son maximum de largeur et que la puissance des alluvions est si importante
que la topographie accuse au Vivier» une bosse dominant de 12 oètres
la Creuse.
Plus au 3ud, sur la rive gauche, donc sur la commune
une portion "de plaine alluviale se rencontre près du Moulin de la Filature de Vavre, mais la situation n'est pas sensiblement meilleure
qu'à la Grave, l'argile liasique se rencontrant à 1 m,.50 dans les
jardins des maisons au 3ud de la filature de Vavre.
Cette possibilité de pompage dans les alluvions persiste plus au
Sud, jusqu'au Moulin-STeuf, nais la longueur dea canalisations serait
augmentée d'autant et atteindrait 5 km, aussi ne nous s> acies-uous pas
attardés à cette solution.
EAÜZ DE tl
Cette solution est certainement la plus simple, raais elle présente un certain nombre de désavantages :
- la nécessité d'épurer, construction d'une, usine (coût 25 million*
et frais continus de fonctionnement (personnel et produits d ' é puration) .
- Température élevée l'été.
- Goût un peu fade des eaux traitées.
Deux prélèvements dfeau ont été faits dans la Creuse : l'un à
Pauaulle, l'autre au barrage du moulin de la filature de Vavre. Ces
échantillons ont été envoyés à l'analyse du service de contrôle des
©aux de la Ville de Paris (chef M, Le Strat).
-
8
-
Cette analyse a pour but de vérifier deux assertions :
IS- L'eau venant du massif central aurait un degré hydrotimétrique très
bas à la hauteur de Vavre, elle ^serait déjà beaucoup plus chargée
en calcaire à l'entrée d'Árgenton à Paumulle.
L*intérêt d'un tel état de fait est évident : plus on irait chercher l'eau au Sud (puits ou pompage) plus elle serait ehimiqueE^Soi. pure nécessitant moins de savon pour les lavages et cuisant
mieux les aliments.
2?- Certaines personnes affirment qu© des analyses d'eau de la Cireuse
à l'entrée d'Argenton ont été faites et que cette eau était bactériologiquement pure. Il est bien certain qu'en cas de crue une
telle affirmation est erronée.
JTous avons demandé^dans l'analyse 4@sti% soit recherchée la quantit
de colloïdes contenue normalement dans l'eau.
COIîCLTÎSION
Vu le débit horaire important recherché par la ville, aucune nappe profonde ne peut assurer le débit demandé.
Doivent seules être retenues les solutions d'/alimentation par pompage direct ou par l'eau des alluvions.
Les alluvions en aval a'Argenton étant, d'une part, situées à un
niveau élevé par rapport au cours l'eau et, d'autre part, alimentées
par une eau polluée, une recherche dans cette direction ne présenterait
aucun intérêt.
»
Les dépots alluvions d'asont peuvent au contraire fournir la quantité d*eau recherchée ai les argiles liasiques sont à une profondeur
suffisante, fait qu'il faudra déterminer par une campagne de forages
peu profonds, qu'on utilisera en afee temps pour faire des essais de
débit et de qualité de l'eau.
•
îiur la carte jointe, nous avons indiqué les emplacements numtirotéi
les plus intéressants :
I- A la Grave, dans l'angle d'une prairie appartenant à M . Marlot.
Il est sur le territoire de la commune. C*est l'emplacemenx le
plus près du réservoir de Chateauneuf. Mais il est peu éloigaé d e ^ a
rivière (filtrage peu important) à une altitude voisine de la cote des
crues, assez près du bord de la cuvette argileuse.
I bis- À la Orave, j>00 m au Sud du précédent, entre la route et un DO
quet d'aulnes. Mime slttiation géologique, profondeur de l'argile peu
différente, filtration plus brève, taai.3 accès facile à proximité de la
route et du tunnel ferroviaire par où, doit passer la conduite, à l'&br
des inondations. Hè doit être tenté que ai le forage 1 a déjà donné
un résultat presque suffisant.
2- A Paufiiulle, coamune du Péchereau, en bordure de la route Argenton-Gargilesse, derrière une grille dans une prairie appartenant à
I-ladame De Bout ere.
avantages : épaisseur d*alluvions plus forte, oliiaentation meilleure. Excellente filtration sur une distance suffisante, à l*abri des crues.
Inconvénients: distance augmentée de 250 m, non situé sur le terri-toire de la cómanme, nécessité d'une traversée de rivière pour la conduite.
3- Près du Cluset, coïasune du Péchereau, soit dans le "champ Blon&et
appartenant à ¿iadaae Ciieval, soit à côté, au Grand Champ ou a la Burdine, appartenant à M . Barat.
avantages :
Inconvénients:
hauteur saxiaum 1'alluvions, réalisentation optimum
de la nappe.
distance au chateau d'eau augmentée de 750 nôtres.
4 - Situation analogue au 1 bis, dais plus éloignée (1,9 km de Chateauneuf) toutefois sur la' comaune. Possibilité notée pour mémoire.
4 bis- Dans l'île, entre les moulins de la Filature de Vavre et du
Yivier. Excellente réalimentation, mais peu de filtration et nécessité de précautions à prendre contre les crues.
COUT DES TRAVAUX
Ces travaux, qui auront lieu en milieu uniquement alluvionnaire,
devront être conduits avec un matériel léger et rapide, du type Bénoto, pair exemple. Ces sondages seront peu profonda, 5 à 15 ® . U s
devront atteindre l'argile noire en place. Leur diamètre devra être c
de 400 wm. pour permettre des essais de débit.
Le prix du mètre de forage ne devra pas s'éloigner de 10.00C Fis.
En admettant par exemple 4 forages de 10 m. de profondeur en moyenne,
transport de matériel aller et retour de 25O.OCO à 3O0.000 francs,
de 1'usine aux cb&ntiers, et un transport de 20 à 3Ó.OOO francs d©
chantier,.& chantier, on arrivera à un total de :
Transport général
40 m de forage •
3 transports partiels
250.000 ft
400.000 &
75 «000 S
725,000 &s
-
10 -
auxquels il conviendra d'ajouter 6 heures de pompage à 3.^00 fts par
forage, soit : 21.000 X 4 « 84.000 francs.
Ainsi d*une part cette campagne même très complète ne mobiliserait qu~e des soasaes relativement faibles comparativement a 1*enjeu
qui est la construction d'une usine de traitement, seule solution
possible autrement.
D'autre part, elle pourrait être conduite assez rapidement chaque puits étant terminé en une semaine.
PARIS, le 20 Octobre 1953
Le résultat des analyses des prélèvements effectués dans la
Creuse vient de nous parvenir. Nous le joignons en annexe.
•Ces deux analyses effectuées 'par le Service de contrôle des eaux
de la Ville de Paris montrent :
1§- Que cette ©au contient très peu 4e sels en dissolution (forte
résistivité)
28- Que son degré hydrotimétrique reste très faible, donc qu'elle
ne s'enrichit pas sensiblement en calcaire depuis sa sortie
du Massif Central.
38- Qu'à l'inverse de certaines affirmations, elle est polluée et
trouble, nécessitant ainsi un traitement complet, précipitation» filtration, stérilisation.
Q£S SERVICES
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Eaux
(UÎ la "VîfTe-efe
', , A
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RÉSULTATS DES INALYSES EFFECTUÉES
SERVICE DE GONïROUt
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pour le compte de BU3U&P &H3 HB3HÄCBK3 OaûLOajQ^BS HS
PARIS
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poslitif«
CONCLUSIONS
oat
Lea
Perls, ! • 13 Ootdlv«
COPIE
DIRECTION DEPARTEMENTALE
DE LA
SURVEILLANCE DBS EAUX D f ALIMENTATION
Commune de : ABGENTOtf SUB CBEUSE
Lieu-dit : Puits GISAULT-DESBABBES (carrière de St-Marin)
Aspect : trouble, laiteuse, incolore, inodore^
BXAM53T CHIMIOOE
Chlorures ( en Cl )
9 mgs, 8
par litre
Matières organiques ( en C )
Nitrites
Ajaiaoniaque
2 tags,20
traces très légères
traces très légères
EZAMEK BACT35IOL0GIQHB"
B . Coli par litre
20 .
COHCLOSIOSS
Eau sale. L'analyse ne permet pas de donner une conclusion. Il
faudrait suivre le point d*eau dans le tempo, faire des prélèvements après reconnaissance les lieux.
CHATSÁÜE013X, le 19 Septembre 1955
P.le Directeur Départemental de la Santé,
Le Chef de Bureau
signé :
Illisiblement
NORD SUD
K
î:
10
g
•
- TOULO
SCHEMATIQUE
N.C F,
COUPE
N
o -5
•
to
Rivière tau cfessus
des
<s//u
R/'viêre
v/ons
R/'v/ènç- d^ns
A R G£ NTON
/es
atteignant
/es
<9//u
al/uvions
v/ons
—— /*9 Creuse
¡,*W":*-'Î*;"*
ECHELLE
I Longueurs - 1/25000e
{Hauteurs : 1/5000*
Pentes
¿c
et hauteurs- sont
cours
exagérées
C e ¿s Creuse
S fois
est figure' 07
C O U P E N°1
sw
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SAINT MARIN
Ai/avions
J—J
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C A L C A I R E
BA T H O
ECH£LLE
Longueurs
et hauteurs •• 1/2,000
B.R.G.G.
N* Ï339
ft.
c
2Q-1Q-53
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rao
BAJOCIEN
-150
-134
ECHELLE
[Longueurs .• 1/10 000
:
W
COUPE N
CHANDENIE&S
L
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f/70-OOO*
1/ZOOO e
Ces deux
de
coupes <? h mSme
l'épaisseur des &//avions
eche/fe montrent
vens /e
sud
/'augmentation
et fe situa tic
ion
8-fíC G. M? T390
2Q-W-S3
1/2O00e
Altitudes
ESQUISSE GEOLOGIQUE
DES ENVIRONS
D'ARGENTON SUR CREUSE
ÍIndre )
Lehelfe
1120.000'.
p A
^0
Plateaux'
Sidéroh'thigue
Bathomen
Bajoc/en
l ¡àó
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