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Brochure détaillée - Université Paris Diderot

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Université Paris Diderot - Paris 7
U.F.R. LETTRES, ARTS, CINÉMA (L.A.C)
Bâtiment des Grands Moulins, bat. C, 6ème étage
Case courrier 7010
75205 Paris Cedex 13
MASTER ARTS, LETTRES, LANGUES
MENTION : CINÉMA, DOCUMENTAIRE, MÉDIAS
Dirigée par Eric Dufour
Spécialité : Études cinématographiques
Responsables : Eric Dufour et Emmanuelle André
Spécialité : Master 2 professionnel
Le documentaire : écritures du monde contemporain
Responsable : Edouard Mills-Affif
Spécialité : Master professionnel. Journalisme, culture et
communication scientifiques
Responsable : Frédéric Tournier
2016-2017
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COORDONNÉES
Coordonnées de la spécialité « Études cinématographiques »
Responsables pédagogiques : Eric DUFOUR et Emmanuelle ANDRÉ
Secrétariat pédagogique : Paulette HO KUO CHU (paulette.hokuochu@univ-paris-diderot.fr)
Adresse : Bâtiment Les Grands Moulins – 6ème étage du bâtiment C - bureau 692 C - Case courrier 7010 –
75205 Paris Cedex 13
Tél. : 01 57 27 63 52
Secrétariat administratif : Nathalie CROMBEZ – DEVU, scolarité centrale (nathalie.crombez@univ-parisdiderot.fr)
Coordonnées de la spécialité professionnelle « Le documentaire : écritures du monde contemporain »
Responsable pédagogique : Edouard MILLS-AFFIF
Secrétariat pédagogique : Hugo LOZAC’H (hugo.lozach@univ-paris-diderot.fr)
Adresse : Bâtiment Les Grands Moulins – 6ème étage du bâtiment C - bureau 690C - Case courrier 7010 –
75205 Paris Cedex 13
Tél : 01 57 27 63 45
Coordonnées du master professionnel « Journalisme scientifique »
Responsable pédagogique : Frédéric TOURNIER
Secrétariat : André CHAVAROT (andre.chavarot@univ-paris-diderot.fr)
Adresse : Bâtiment Les Grands Moulins – 8ème étage du bâtiment C. Case courrier 7010 – 75205 Paris
Cedex 13
Tel. 01 57 27 79 40
Les jours et les horaires des cours et des séminaires sont susceptibles d’être modifiés à la rentrée.
Version du 20/07/2016
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3
SPECIALITÉ:
ÉTUDES
CINÉMATOGRAPHIQUES
Responsables pédagogiques : Eric Dufour et Emmanuelle André
DÉBUT DES COURS : LUNDI 19 SEPTEMBRE 2016
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REUNION D’ACCUEIL LE MERCREDI 14 SEPTEMBRE 2016 DE 12H A 14H
SALLE PIERRE ALBOUY
UFR LAC
5 RUE THOMAS MANN, ENTREE C, 6E ETAGE
PRESENTATION
La spécialité « Études cinématographiques » s’inscrit dans la continuité de la licence d’études
cinématographiques de Paris-Diderot. Sa vocation est de couvrir largement le champ de l’histoire, de
l’esthétique et de la théorie du cinéma et des médias, dont elle prend en compte tant les aspects
historiques que les évolutions récentes.
La spécialité rassemble une équipe d’enseignants-chercheurs dont les domaines de compétence sont
multiples et variés (esthétique et histoire du cinéma, histoire et archives, cinéma et arts visuels, histoire
de l’art et art contemporain, cinéma américain classique et contemporain, cinématographies
européennes, cinémas asiatiques, approches théoriques, historiques et culturelles des genres
cinématographiques, etc). Tous les enseignants sont des chercheurs actifs et engagés, qui associent les
étudiants à leurs entreprises de recherche, colloques et séminaires notamment.
La spécialité bénéficie, à l’intérieur de l’UFR LAC, d’une proximité fructueuse
avec les spécialités professionnelles du master : « Le documentaire : écritures du monde
contemporain » et « Journalisme, culture et communication scientifique », dont les enseignements sont
en partie ouverts aux étudiants du master recherche.
avec la mention « Lettres, arts et pensée contemporaine » qui propose de nombreux
enseignements pouvant intéresser les étudiants de cinéma (littérature générale et comparée, philosophie,
théâtre, théorie littéraire et esthétique).
Enfin, l’offre d’enseignement s’est enrichie des relations créées avec d’autres UFR de Paris-Diderot,
notamment dans le domaine des études anglophones, ainsi que des collaborations extérieures avec des
établissements parisiens (Sorbonne Nouvelle-Paris 3, École Normale Supérieure, Cinémathèque
Française).
STRUCTURE
La spécialité « Études cinématographiques », parcours « Histoire et esthétique du cinéma » se compose
de deux années :
une année de M1 «tronc commun » comprenant un cours obligatoire à choisir parmi 3
enseignements (S1), cinq séminaires, deux enseignements de langue vivante, un projet de mémoire en fin
de S1, un mémoire en fin de S2.
Une année de M2 recherche : trois séminaires, une UE d’initiation à la recherche, un enseignement
de langue vivante, un projet de mémoire en fin de S1, un mémoire en fin de S2, une UE facultative
« Organisation, médiation, encadrement » (sous réserve).
ACCES AUX SEMINAIRES
Sauf cas particulier précisé, et sauf dans le cas des séminaires offerts à Paris 3, tous les séminaires sont
accessibles aux étudiants de M1 ou de M2.
Outre les séminaires dispensés par les enseignants d’études cinématographiques, plusieurs
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enseignements d’autres formations sont ouverts, avec capacité d’inscription limitée, aux étudiants du
master recherche : enseignements des masters professionnels « DEMC » et « Journalisme, culture et
communication scientifiques», cours et séminaires dispensés à l’UFR LAC, séminaires proposés par
d’autres UFR de Paris-Diderot, ou d’autres établissements partenaires (Paris 3, ENS).
ACCES AUX SEMINAIRES POUR LES ETUDIANTS EXTERIEURS A PARIS 7
Les étudiants extérieurs à Paris 7 doivent s’inscrire pédagogiquement et administrativement au
secrétariat du master (Bâtiment C des grands moulins – 6e étage – bureau 692C).
Tous ces cours et séminaires sont accessibles à l’inscription, dans la limite des capacités d’accueil et sans
autre priorité que l’ordre d’arrivée, aux étudiants inscrits administrativement en master à Paris-Diderot,
et
dont
le
projet
de
mémoire
est
encadré
par
un
enseignant-chercheur.
Attention : l’accord du directeur de recherche est exigé pour l’inscription pédagogique.
ORIENTATIONS SPECIFIQUES
A l’intérieur de cet ensemble, trois orientations spécifiques sont proposées :
1.
Pour 15 étudiants sélectionnés sur dossier : l’atelier pratique de réalisation Master. Responsables
pédagogiques : Catherine Ermakoff, Eric Dufour, Emmanuelle André.
Dans la continuité des Ateliers Cinéma de licence, cette option s’adresse en priorité aux étudiants qui
souhaitent mener une réflexion approfondie sur la création cinématographique en s’impliquant dans la
conception et la fabrication d'un film. Le principe est le suivant: un intervenant professionnel propose à
un groupe de quinze étudiants de mener un travail de réalisation à partir d’un thème et d’un projet formel
précis. L’enjeu de l’atelier est d’inviter les étudiants à élaborer un travail de réalisation cinématographique
personnel s’inscrivant dans le projet collectif de l’atelier. Les films réalisés dans le cadre de l'Atelier
Master 2012-2013 et 2013-2014 sont consultables sur le site des Ateliers Cinéma : http://ufrlac.lac.univparis-diderot.fr/ATELIERSCINEMA (voir programme p. 39) et modalités spécifiques de candidature
page 41).
2.
Pour 15 étudiants sélectionnés sur dossier : l’atelier « Archives et devenir des images » à la
Cinémathèque Française. Responsables pédagogiques : Emmanuelle André, Frédérique Berthet
Mené en partenariat avec la Cinémathèque Française, et dans la continuité du parcours « RechercheMétiers » de Licence 3, ce parcours articule l'engagement intellectuel propre à la recherche au niveau
master et un projet de professionnalisation conduit en dialogue avec la Direction du patrimoine et la
Bibliothèque du Film. Il s'adresse aux étudiants qui souhaitent conduire une réflexion sur l'utilisation des
archives comme source historique, poétique et muséographique et parallèlement interroger les méthodes
d'analyse contemporaines. Les travaux des étudiants sont présentés en séance plénière sous forme
visuelle de manière à donner lieu à une valorisation par la Cinémathèque Française voir programme p. 43
et modalités spécifiques de candidature page 46.
SEMINAIRES FLECHES : Tous les séminaires de la brochure sont offerts et accessibles dans le cadre du M1
« Histoire et esthétique du cinéma.»
Les séminaires plus particulièrement conseillés pour accompagner l’atelier « Archives et devenir des
images » sont signalés par un fléchage.
Atelier Archives et devenir des images
Attention : ce fléchage ne donne pas de priorité pour l’inscription pédagogique. Seuls les ateliers sont
réservés exclusivement aux étudiants qui y sont inscrits.
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3. Séminaire Cinéma-anglais
2nd semestre 2016-2017 - Mercredi 17h-20h
• Une nouvelle option « Cinéma-anglais » est proposée cette année par le master Recherches en études
cinématographiques aux étudiants d’études anglophones, inscrits en master 2.
• Elle est constituée de deux séminaires dispensés en langue anglaise :
1°) d’un séminaire spécialisé au S1 (Elise Harris) ;
2°) d’un séminaire collectif « cinéma-anglais » ouvert pour moitié aux étudiants d’études
cinématographiques et pour moitié aux étudiants d’études anglophones.
3°) D’un accès privilégié aux séminaires du master d’études anglophones inscrits dans la brochure.
Le séminaire collectif a pour objectif de consolider les outils théoriques et méthodologiques nécessaires à
l’analyse des formes visuelles et sonores, au cœur de l’actualité de la recherche en études visuelles et
cinématographiques.
Cette année, l’intitulé du séminaire est le suivant : « Questions d’iconographie. Méthodes de recherche et
analyses de cas »
La question de l’iconographie sera abordée sous différents angles, qui incluront :
- des problèmes de genres, d’intertextualité, de sérialité ;
- des questions de citations, de remédiations culturelles, les rapports entre images et textes, entre films et
sources littéraires ;
- les reconfigurations esthétiques : entre photographie et cinéma, peinture et cinéma, art contemporain
et cinéma.
- Enfin, des enjeux d’analyses filmiques.
Le séminaire aura le cinéma pour objet, sans distinction de corpus, l’enjeu étant de mettre l’accent sur le
ou les problèmes esthétiques, historiques et anthropologiques, posés par les relations entre le film et les
images, le film et le visuel, le film et l’art, le film et la culture.
Validation du séminaire collectif : chaque étudiant devra remettre un dossier, en français ou en anglais au
choix, sur une question de méthode illustrée par une analyse de cas (un film, un corpus de films ou
d’images, une exposition).
• Cette option est sélective Un nombre maximal de 26 étudiants sera retenu. Pour soumettre leur
candidature, les étudiants devront envoyés un cv, une lettre de motivation et leurs résultats de M1 à
Emmanuelle André avant le lundi 12 septembre 2016 (emmanuelle.andre@univ-paris-diderot.fr).
VALIDATION DU MEMOIRE
Il y a deux étapes dans l’appréciation du mémoire de M1 et du M2 :
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1)
L’évaluation à mi-parcours (janvier, UE « Projet de mémoire »). Remise au directeur de recherche,
dans les délais indiqués, d’un dossier de mi-parcours (plan, bibliographie, notes de lecture, quelques
pages rédigées); exposé de l’étudiant présentant la recherche, suivi d’un entretien).
2)
La soutenance du mémoire (juin, UE “Mémoire”). La soutenance se fait, pour le M1, devant un
jury composé du directeur de recherche (éventuellement accompagné, si le directeur le souhaite, d’un
second lecteur), et pour le M2 du directeur et d’un second lecteur. Attention: il n’y a aucune possibilité de
soutenir en septembre. Les deux sessions d’examen ont lieu en juin.
CONTROLE DES CONNAISSANCES
L’arrêté régissant le contrôle des connaissances sera affiché à la rentrée.
Règle générale : le contrôle continu est le régime normal des études de master cinéma.
Exceptionnellement des dispenses peuvent être accordées pour les cours et en aucun cas pour les
séminaires.
Modalités de validation
Assiduité obligatoire sauf pour les étudiants en stage qui en ont fait la demande motivée et qui ont reçu
un accord (voir modalités dans le paragraphe « stages »).
Au-delà de 3 absences injustifiées, l’étudiant est considéré comme défaillant et non noté.
Concernant les cours, l’étudiant est renvoyé à la session 2.
Absence de note au semestre
Toute absence non justifiée à un séminaire ou cours entraîne une absence de note à l’UE et le non calcul
de la moyenne.
Important :
Pas de contrôle terminal pour les séminaires
Les semestres ne se compensent pas
Les étudiants ne peuvent s’inscrire en M2 que si l’année de M1 a été entièrement validée.
Dispense d’assiduité
Elle est accordée pour un seul séminaire si les conditions sont remplies et sous réserve de justificatifs.
Les modalités d’évaluation doivent être discutées et validées dès le début de semestre avec chaque
enseignant.
ENSEIGNEMENT DES LANGUES (LANSAD)
Pour l’obtention du master, tous les étudiants doivent attester leur maîtrise d’une langue étrangère. Une
validation peut être délivrée par l’UFR EILA, responsable du programme LANSAD de Paris 7 (Langue pour
Spécialistes d’Autres Disciplines), ou par un des partenaires conventionnés habilités à délivrer cette
validation.
L’UE de langue obligatoire est offerte par le département LANSAD. Les étudiants peuvent demander à
bénéficier du régime « Dispensé contrôle continu ». Cette demande doit être adressée à la scolarité
LANSAD.
Certains séminaires en anglais offerts par l’UFR d’études anglophones peuvent donner lieu à une
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validation LANSAD (voir le programme des séminaires).
Toute validation non effectuée dans le cadre du contrôle continu doit donner lieu à un rattrapage lors de
la session dédiée.
ATTENTION : C’est le LANSAD qui valide l’UE de langue et non l’UFR LAC. Pour tout problème concernant
cette UE, c’est auprès de LANSAD qu’il faut s’adresser et non à l’UFR.
L’UE de langue peut être remplacée par un séminaire des études anglophones.
L’UFR LANSAD est située au Bâtiment Olympe de Gouges, 4e étage, bureau 431 (Tél. : 01 57 27 56 73/70
Site de l’UFR EILA : www.eila.univ-paris.diderot.fr
MCC spécifiques LANSAD
Règlement intérieur du Département LANSAD
Informations générales fixant le calendrier des opérations de scolarité et des enseignements.
IMPORTANT : TOUT PLAGIAT SERA SEVEREMENT SANCTIONNE (voir article ci-dessous)
Article 6 - Plagiat - Contrefaçon
6-1 Conformément au code de la propriété intellectuelle, toute représentation ou reproduction intégrale
ou partielle d’une oeuvre de l’esprit faite sans le consentement de son auteur est illicite.
6-2 Le délit de contrefaçon (plagiat) peut donner lieu à une sanction disciplinaire indépendante de la mise
en oeuvre de poursuites pénales.
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ACCES ET INSCRIPTIONS AU MASTER
CINEMA, DOCUMENTAIRE, MEDIAS
SPECIALITE
« ETUDES CINEMATOGRAPHIQUES »
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ACCÈS ET INSCRIPTIONS
En M1 comme en M2, vous devez réaliser un mémoire sous la direction d’un enseignant-chercheur de
l’équipe pédagogique. Pour solliciter une inscription, la première démarche consiste donc à obtenir un
accord d’encadrement d’un de nos enseignants.
Pour cela, il faut consulter la liste des domaines de recherche de chaque enseignant (voir fin de la
rubrique) et proposer à un enseignant un projet de mémoire qui s’inscrive dans son champ de spécialité.
Ce projet doit établir clairement votre sujet, votre problématique, votre corpus, ainsi que des éléments de
bibliographie et de filmographie. On attend un projet d’environ 3 pages pour le M1, 5 pages pour le M2.
Le projet doit impérativement être accompagné des éléments suivants :
•
lettre de motivation
•
CV universitaire détaillé
•
relevé des notes obtenues en L3 pour les demandes de M1, en M1 pour les demandes de M2
ATTENTION :
• Nous recevons beaucoup de demandes et nos capacités d’encadrement sont limitées : il est donc
essentiel que vous envoyiez, dès le premier contact, un dossier complet et parfaitement soigné.
• La procédure de recherche d’un directeur est longue et doit être entreprise très tôt, sans quoi les
directeurs ne seront plus en mesure de vous accueillir. Vous ne devez pas vous adresser à plusieurs
enseignants à la fois, mais les contacter l’un après l’autre. Vous devez choisir notre master en fonction
de nos spécialités et non l’inverse. Si plusieurs enseignants ont refusé votre projet, c’est qu’il n’est pas
conforme à nos attentes ou au niveau requis; il est donc inutile d’insister.
• Enfin, il est inutile de télécharger un dossier et de constituer un dossier administratif tant que vous
n’avez pas l’accord d’un enseignant : les dossiers ne contenant pas d’accord ne seront pas examinés.
• Etudiants venus d’autres universités que Paris-Diderot
La demande d’inscription pour le M1 comme pour le M2 se fait par le biais de l’application e-candidat
(ouverture : 15 mai-15 juillet ; 28 août-15 septembre)
• Etudiants de CPGE
Les étudiants de CPGE option cinéma ayant effectué 3 ans en classe préparatoire (hypokhâgne + deux
khâgnes) peuvent postuler pour un master. Ils doivent déposer un dossier selon les mêmes modalités que
les autres étudiants extérieurs à l’établissement.
• Etudiants de Paris-Diderot
M1
Pour les étudiants ayant obtenu leur licence d’études cinématographiques à Paris-Diderot, la procédure
est la même pour la recherche d’un directeur. Cependant, l’inscription en M1 étant de droit, ces
étudiants s’inscrivent eux-mêmes sur APOWEB.
Attention : si vous vous inscrivez administrativement mais que vous n’avez pas trouvé de directeur de
recherche, il ne vous sera pas possible de procéder aux inscriptions pédagogiques début septembre.
M2
Même procédure que pour les étudiants venus d’autres établissements: l’inscription est subordonnée à
l’accord d’encadrement d’un directeur de recherche, et se fait par le biais de l’application e-candidat
(ouverture : 15 mai-15 juillet ; 28 août-15 septembre)
NB: seuls pourront solliciter une inscription en M1 les étudiants ayant complètement validé leur licence,
et en M2 les étudiants ayant complètement validé les deux semestres du M1.
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CONSEILS PÉDAGOGIQUES
S’inscrire en master est un engagement de la part de l’étudiant.
Le M1 est une année riche en cours et séminaires, où les travaux à rendre sont importants. Cette
formation suppose donc de façon générale une bonne capacité de travail, et une certaine disponibilité.
L’année de M2 est moins chargée en enseignements, mais le mémoire attendu est plus conséquent et
approfondi, ce qui suppose de consacrer un temps important à la recherche, à l’organisation et à la
rédaction.
Dans tous les cas, l’étudiant doit être sûr de sa motivation et de son intention d’aller jusqu’au bout de son
projet.
Qu’est-ce qu’un mémoire ?
C’est un petit ouvrage de 50 à 60 pages pour le M1, 80 à 100 pages pour le M2.
Le candidat y expose pour commencer une problématique de recherche, conçoit un plan progressif et
dynamique, développe ses arguments en articulant, dans la plupart des cas, théorie et analyse, et expose
pour finir les conclusions auxquelles il est arrivé.
Ce travail exige :
•
une excellente maîtrise de l’expression écrite et de bonnes capacités de rédaction pour tous les
étudiants, que le français soit ou non leur langue maternelle.
•
une bonne culture générale et cinématographique
•
une bonne formation antérieure dans le domaine des études cinématographiques (histoire du
cinéma, esthétique, théorie, analyse filmique).
•
une bonne maîtrise de l’utilisation des logiciels de traitement de texte.
Le mémoire doit s’appuyer sur la recherche de sources bibliographiques et filmographiques, de
documents, d’archives éventuellement. Un mémoire n’est ni un essai, ni une dissertation, ni un gros
article de critique cinématographique. Il ne doit pas se contenter de faire une synthèse sur un sujet
donné, mais doit faire avancer la réflexion sur ce sujet et produire des résultats, c’est-à-dire des
connaissances nouvelles.
Qu’est-ce qu’un projet de mémoire ?
C’est le document dans lequel vous élaborez la problématique et faites une première proposition de
développement, accompagnée d’indications bibliographiques et filmographiques. Ce projet doit faire
apparaître vos qualités de rédaction ainsi que la spécificité et l’originalité de votre recherche. Il doit donc
être rédigé très soigneusement.
Comment choisir mon sujet ?
Il faut s’efforcer de ne pas se limiter à ce qu’on connaît le mieux en tant que spectateur. Un mémoire en
études cinématographiques peut certes porter sur des films et des cinéastes dans le domaine
contemporain, mais il peut aussi porter sur des films ou groupes de films de toutes origines, fictions ou
documentaires, des documents, des archives, des personnalités diverses (acteurs, scénaristes,
producteurs, scénaristes, etc), des notions théoriques, des problématiques historiques ou esthétiques, des
points de culture, d’économie, des questions relatives à la critique des films, à leur réception par les
publics, des comparaisons cinéma / autres arts, des mouvements esthétiques, etc.
Aucun sujet n’est bon ou mauvais a priori, mais il convient, avant d’arrêter son choix, d’avoir exploré
sérieusement plusieurs possibilités. Par exemple, il serait absurde de s’engager à travailler sur des films ou
des documents qui s’avéreraient indisponibles, ou dans des domaines dans lesquels on ne dispose pas du
moindre bagage antérieur. À l’inverse, le choix du sujet doit valoriser les compétences particulières (par
exemple : ne pas s’engager dans un sujet philosophique sans avoir de vraies compétences en philosophie,
ou un sujet portant sur une culture particulière sans avoir les connaissances culturelles et linguistiques
nécessaires, etc).
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Plus le sujet sera précis, problématisé, original, documenté, susceptible d’être traité dans les délais, en
accord avec les intérêts et les capacités du candidat, plus il aura des chances d’aboutir à une année de
master réussie.
C’est pourquoi il est important de contacter le plus rapidement possible un directeur de recherche, et de
le faire dès le premier contact avec un projet de mémoire solide, et non une idée rapidement exposée
dans un message.
Puis-je faire un M1 d’études cinématographiques si je n’ai pas suivi de cursus de cinéma en licence ?
Sur le plan administratif, vous pouvez présenter une demande si vous êtes titulaire d’une licence dans
toute discipline du secteur LSH (lettres, langues, histoire, philosophie, etc), et que vous avez obtenu de
bons résultats. Mais il est très difficile d’aborder la recherche en études cinématographiques si l’on n’a
pas eu une formation en histoire, esthétique et théorie du cinéma, et en analyse filmique. Cette formation
peut avoir été obtenue dans le cadre d’autres cursus.
L’étude du cinéma à l’université est un domaine scientifique comme les autres, et le seul fait d’aimer le
cinéma ou d’être un spectateur assidu n’est en aucune façon une motivation suffisante pour s’inscrire en
master dans ce domaine.
Puis-je faire un M1 d’études cinématographiques si je suis diplômé.e d’une école privée de cinéma ?
Un diplôme d’une école privée de cinéma ne permet pas de solliciter une inscription en M1, même s’il
est présenté par l’école comme étant équivalent à un niveau bac+3. Il est recommandé, si l’on veut
rejoindre l’université, de présenter plutôt une demande d’entrée en L3, laquelle est soumise aux capacités
d’accueil.
Comment est organisée l’année ?
Comme nous n’avons pas de session de septembre, le mémoire devra obligatoirement être soutenu à la
session de juin 2016, ce qui suppose une organisation stricte en amont :
-se mettre au travail dès l’obtention d’un accord avec un enseignant
-se mettre en rapport avec son directeur de recherche le plus tôt possible à la rentrée 2015
-convenir d’un rythme régulier de rencontres avec celui-ci et ne pas accumuler de retard dans ce domaine
-avoir avancé autant que possible lors des entretiens de mi-parcours qui ont lieu à la fin du S1 et donnent
lieu à une évaluation.
-après ces entretiens, se mettre dès que possible au travail en vue de la rédaction définitive du mémoire,
sans perdre de vue les travaux de validation des séminaires, ni perdre le contact avec le directeur de
recherches
-s’organiser pour remettre le mémoire terminé aussi tôt que possible en mai, afin qu’il puisse être vu et
validé par le directeur.
Pourrai-je faire des stages ?
Les stages sont possibles s’ils permettent le suivi normal de la scolarité. Ils doivent correspondre au niveau
de compétences d’un étudiant de master, et si possible être en harmonie avec le sujet de mémoire. Ils
font l’objet d’un échange entre l’étudiant, le directeur de recherche et le tuteur des stages : les directeurs
de recherche ne donnent en général leur accord pour un stage que si l’évolution du travail sur le mémoire
est satisfaisante.
Important :
1)
L’étudiant doit prendre contact avec les enseignants avant le début des cours pour convenir de
l’évaluation avec eux. Sans négociation avant les absences avec l’enseignant pour l’évaluation, l’étudiant
sera considéré comme défaillant.
14
DIRECTION DE MEMOIRES : DOMAINES DE RECHERCHE DES ENSEIGNANTS-CHERCHEURS
Les enseignants-chercheurs de cinéma de LAC ont chacun plusieurs champs de recherche spécifiques.
C’est dans ces domaines, énumérés ci-dessous, que les candidats au master doivent, en priorité, proposer
leurs sujets.
Emmanuelle ANDRÉ (emmanuelle.andre@univ-paris-diderot.fr)
• Esthétique et théories du cinéma
- questions de figuration ;
-mise en scène : histoire, dispositifs (cinéma des premiers temps, cinéma burlesque, cinéma
contemporain).
• Le cinéma parmi les arts et les images
- cinéma, arts visuels, histoire de l’art ;
- anthropologie culturelle, visual studies et iconologie ;
- mémoire visuelle et problèmes d’iconographie.
• Cinéma, sciences, technologies
- histoire(s) du regard, formes de la vision ;
- histoire du cinéma, épistémologie des sciences ;
- expérimentations, cinéma expérimental ;
- archives et archéologie du film : histoire des représentations.
Diane ARNAUD (diane.arnaud@univ-paris-diderot.fr)
• Approche esthétique du cinéma : dimension plastique, figure d’enchaînement, dérèglement de
l’incarnation
• Analyse du cinéma japonais et asiatique, contemporain et classique : mise en scène, figuration, forme
filmique.
• Cinéastes privilégiés : Lynch, Wong Kar-wai, Kiyoshi Kurosawa, Ozu, Resnais, Rivette, Sokourov, Van
Sant, Von Trier, Weerasethakul.
Frédérique BERTHET (berthet.frederique@wanadoo.fr)
•
•
•
•
•
•
•
•
Histoire du cinéma : articulation esthétique, technique, économique
Histoire et cinéma : usages cinématographiques du passé et images d’archives
Ecritures (textuelles et audiovisuelles) de l’histoire
Le cinéma muet (et sa dimension « sonore »)
Le « goût de l’archive » : film, « non film », institutions patrimoniales
L’indépendance : parcours professionnels (réalisation, production-distribution), positionnement et
représentation de soi
Histoire orale, voix et témoignage : aspects depuis les années 1950
Autres axes : documentaire ; présence de cinéastes au musée
15
Pierre BERTHOMIEU (berthomieu.pierre@gmail.com)
•
Histoire du cinéma/histoire des formes/ histoire de l'art : questions de style et de période
(classique, romantique, moderne...)
•
Relations entre l'esthétique et la technique.
•
Le cinéma hollywoodien classique et contemporain - Le renouveau hollywoodien des années 19702000 (le grand spectacle, la réinvention du classique et du muet, l'expérimental et l'expérimentation,
l'animation, la virtualité).
•
Le cinéma muet (USA, URSS, France, Allemagne, Suède)
•
La musique et le son au cinéma
•
Esthétiques du montage
•
Littérature et cinéma : transfert des formes (forme romanesque, opéra, théâtre shakespearien)
•
Cinéastes : en particulier : Ford, Vidor, DeMille, Sirk, Hitchcock, Spielberg, Lucas, Zemeckis,
Scorsese, Coppola, Shyamalan, Branagh, Lean, DePalma, Bava, Argento…
Gaspard DELON (gaspard.delon@univ-paris-diderot.fr)
•
cinéma hollywoodien classique et contemporain ; la superproduction des origines à nos jours
•
cinéma et histoire ; péplum, film médiéval, mises en scène du XVIIIe siècle, western ; mises en scène
de la guerre
•
renouvellement des genres à grand spectacle depuis les années 1970 (y compris en Europe) : film
d'action, film-catastrophe, film de fantasy, film de super-héros, film de science-fiction
•
industrie cinématographique, cinéma et technique, effets visuels
•
études de réception, enjeux socioculturels, idéologiques et politiques
•
représentations de l'héroïsme, stéréotypes épiques au cinéma
Eric DUFOUR (eric.dufour@ univ-paris-diderot.fr)
•
philosophie et cinéma, esthétique du cinéma
•
philosophie sociale, sociologie du cinéma, gender studies et queer theory
•
théorie du cinéma
•
théorie et pratiques de la réception
•
classification des arts (cinéma, musique, littérature).
•
histoire du cinéma
•
cinéma allemand, cinéma français, cinéma italien, cinéma américain classique et contemporain.
•
horreur, fantastique, science-fiction, cinéma social et politique, série B.
•
Cinéastes (entre autres) : Michael Haneke, David Lynch, Quentin Tarantino, Lars von Trier, Gaspar
Noé, Xavier Dolan.
16
Anne GOLIOT-LÉTÉ (anne.lete@wanadoo.fr)
•
Espace filmique, figures de lieu (approches théorique et analytique)
•
Décors, architecture
•
Récit (point de vue, subjectivité, temps, espace, personnages, liens entre l’approche narrative et
l’esthétique)
•
Cinéma et littérature (transposition, questions théoriques transversales telles que le point de vue,
l’espace, le personnage, etc.)
•
Représentation du fait divers dans le documentaire et la fiction (généalogie du fait divers,
adaptations et remakes de faits divers), mise en scène du "fait réel".
•
Mise en scène du souvenir
•
Théorie de l'image filmique
•
Réalisateurs (liste indicative, non restrictive) : Lang, Siodmak, Tourneur, Hitchcock, Coppola, De
Palma, Kubrick, Egoyan, Depardon, Philibert, Akerman, etc.
Thierry LEFEBVRE (tlefeb@univ-paris-diderot.fr)
•
•
•
Histoire du cinéma des premiers temps
Cinéma scientifique et de vulgarisation
Histoire des techniques cinématographiques.
Jacqueline NACACHE (jacqueline.nacache@univ-paris-diderot.fr)
•
Le cinéma hollywoodien classique (1930-1960) (histoire, cinéastes, mode de production, récit,
esthétique, idéologie, fictions et documentaires de la Seconde Guerre mondiale)
•
Représentations filmiques de l’histoire
•
L’acteur dans le film (jeu de l’acteur, théories de l’acteur, acteur et personnage, théâtralité, voix,
corps, star studies)
•
Comédie et comique – Comédie musicale
•
Cinéma et société (dans les cinémas américain et français)
•
Le cinéma français des années 1970 aux années 2000 (histoire, esthétique, contexte, réalisateurs,
acteurs, thèmes)
•
Critique cinématographique : constructions critiques du cinéma, réception critique des films,
questions relatives à la constitution du goût.
Jean-François TERNAY (jfternay@yahoo.fr)
•
•
•
Les controverses scientifiques dans les médias
Vulgarisation des sciences et transmissions des savoirs en télévision
Images et représentations du corps.
17
Pierre-Olivier TOULZA (pierretoulza@gmail.com)
•
Cinéma hollywoodien (période classique + années 1960) : histoire, stars, cinéastes, enjeux
idéologiques.
•
Comédie musicale : histoire, formes, idéologie, enjeux socioculturels et idéologiques, acteurs et
cinéastes.
•
Genres hollywoodiens (histoire, formules génériques).
•
Cinéma populaire français : genres, cinéastes, stars.
−
Sérialité cinématographique et télévisuelle : histoire, formes narratives, esthétique, réception.
Etude de séries et feuilletons français ou américains.
−
Quelques pratiques de transposition : remakes, adaptations.
Ana VINUELA (vinuela.ana@gmail.com)
•
Le documentaire :
Représentations de l’histoire, de la mémoire et du social
Mise en scène du réel et dispositifs narratifs
•
•
Économie et financement du cinéma et de l’audiovisuel
Politiques publiques de soutien aux industries de l’image
18
MOBILITE INTERNATIONALE (M1-M2)
Responsable : Jean-François Guennoc (jean-francois.guennoc@univ-paris-diderot.fr)
De nombreux accords avec des universités étrangères – en Europe, en Amérique du Nord et du Sud, en
Asie – permettent aux étudiants de master d’avoir accès à une mobilité d’étude durant leur cursus, d’une
durée d’un an ou d’un semestre.
Mais attention: un départ à l’étranger se prépare plusieurs mois à l’avance. C’est pourquoi il est
nécessaire de prendre contact avec le Bureau des Relations Internationales (http://www.univ-parisdiderot.fr/sc/site.php?bc=international&np=Mobilitedetudes&g=sm) qui règle le suivi administratif de
votre dossier (bourses, visa, quand il est nécessaire…) et – pour le suivi pédagogique – de rencontrer
l’enseignant responsable.
Les formalités administratives sont variables selon le type de mobilité. Il est impératif, pour le dépôt du
dossier, de respecter les échéances, indiquées sur le site du BRI :
•
Mobilité Europe (Échanges Erasmus +) : 30 avril pour un départ au 1er septembre de l'année
suivante
•
Mobilité hors Europe (Échanges Micefa, Crepuq ou accords bilatéraux) : 30 novembre (les dates
sont indicatives et reprécisées en début d'année universitaire).
Ce qu’il faut savoir:
•
en M1 comme en M2, seuls les cours et séminaires donnent lieu à équivalence.
Le mémoire doit être effectué et soutenu au retour, soit avant la fin de la 2e session si l’étudiant est de
retour à temps, soit au début du mois de septembre.
•
le contact avec le directeur de recherche doit être maintenu tout au long de l'année ;
•
l'UE "Projet de mémoire" est validée par l’envoi d’une première partie du travail (décidé en amont
avec le directeur de recherche, qui pourra organiser une rencontre en visioconférence) ;
•
l'UE "Groupe de recherche" (M2) doit être compensée par des cours ou séminaires suivis sur
place. Les modalités de validation sont inchangées (rapport rendu lors de la soutenance).
•
les étudiants ayant validé leurs cours dans une langue étrangère sont dispensés de l'UE de langue.
Une réunion d’information sera organisée en octobre 2016.
STAGES EN MILIEU PROFESSIONNEL POUR LES ETUDIANTS DE LAC
Au vu du projet précis de stage, et sur accord de leur directeur de recherche, les étudiants de master
pourront suivre un stage soit en M1, soit en M2.
En master peuvent être acceptés :
1.
Les stages hors cursus, qui ne valident pas d’enseignement. Leur pertinence dans le cadre de la
formation, avec laquelle ils doivent être en rapport étroit, est évaluée par le responsable du stage.
2.
les stages dits obligatoires (faisant partie du cursus) : stage de 40 heures au minimum, en rapport
étroit avec la formation, pouvant venir en lieu et place d’un séminaire. Ces stages ne peuvent avoir lieu
que pendant l’année universitaire (hors été). Ils doivent pouvoir donner lieu à la production d’un rapport
équivalent aux travaux fournis en séminaire : un travail d’une dizaine de pages au moins, problématisé,
documenté, proposant un recul théorique par rapport à l’expérience pratique. Le rapport sera remis au
directeur de recherche qui l’évaluera, éventuellement au cours d’un entretien avec le candidat.
19
PRECISIONS SUR LES FORMALITES ET LE FONCTIONNEMENT DES STAGES
L’UFR LAC a mis en place un dispositif d’aide aux étudiants désireux d’effectuer un stage en entreprise
dans le courant de l’année universitaire. Ce dispositif vise à développer le dialogue avec les entreprises, à
améliorer la circulation de l’information sur les stages et les entreprises, et à harmoniser l’intégration
progressive des stages dans la validation des enseignements.
Ce dispositif est animé par le secrétariat de direction (Bureau 696).
Les formulaires de convention de stages doivent être téléchargés. On trouvera également les textes
généraux d’encadrement des stages et de nombreuses informations (notamment sur les stages proposés
par des entreprises) sur le site de l’Université à la rubrique « Stages ». Pour toutes les années, la
procédure d’enregistrement de la convention de stage est la même (voir ci-dessous).
1. La convention de stage :
La convention de stage n’est pas un formulaire administratif. C’est un contrat quadripartite entre
l’entreprise, l’étudiant, l’UFR et l’université, engageant conjointement les uns et les autres dans un cadre
précis, pédagogiquement, juridiquement et socialement fixé. Elle a pour but de permettre:
•
à l’étudiant de bénéficier pendant son stage d’une couverture sociale,
•
à l’entreprise de faire l’économie de celle-ci,
•
à l’étudiant de définir précisément, avec l’entreprise, l’objet et l’objectif du stage, ainsi que les
conditions de déroulement et de rémunération de ce dernier,
•
à l’étudiant de définir précisément, avec un enseignant responsable pédagogique, la forme et le
fond de la validation de ce stage dans le cursus suivi.
L’Université exerce donc plusieurs fonctions :
Au niveau de l’UFR:
•
elle met en place un dispositif de suivi technique, avec un secrétaire et un enseignant responsable
de la bonne forme des conventions, de leur intégration dans les cursus et de la bonne circulation de
l’information.
•
elle permet la prise en compte pédagogique du stage par une validation, par l’enseignant qui a
accepté la responsabilité pédagogique, dans le cadre du cursus.
Au niveau du Secrétariat général :
•
elle enregistre la convention dont elle assure la mise en œuvre administrative (par exemple en cas
de problème de santé de l’étudiant).
1.
Conditions
Les possibilités de stages sont communiquées soit par l’Université (voir tableau d’affichage près du
secrétariat), soit sont décelées par l’étudiant lui-même qui en a pris l’initiative.
Il convient de prévoir, dès l’élaboration de la convention de stage, les modalités de validation, par un
enseignant responsable pédagogique, dans le cursus suivi par l’étudiant, de l’expérience du stage.
Le cadre juridique permet à chaque étudiant d’effectuer sur une année universitaire au maximum deux
stages pour une durée globale maximale de six mois à temps plein.
C’est pourquoi l’UFR recommande pour chaque stage une durée moyenne de trois mois, ce qui permet de
véritables acquis du côté professionnel et du côté universitaire.
2.
Recommandations :
Il convient, pour l’étudiant, de faire établir la convention de stage dans les meilleures conditions de clarté
et de coordination possible. La marche à suivre est la suivante:
•
retirer ou télécharger le formulaire de convention de stage, en s’informant de l’offre déjà
existante (stages proposés par le biais de l’UFR par des entreprises),
20
•
le remplir d’une part avec l’employeur (données administratives, objet précis du stage, temps
consacré, rémunération…), et d’autre part avec l’enseignant responsable (qui assurera dès lors la
validation pédagogique du stage),
•
soumettre le formulaire au secrétariat de LAC qui le visera dans sa forme, avant de le soumettre à
la signature finale du secrétariat général de l’Université.
LAC se réserve le droit de demander la révision d’un formulaire d’une convention si la rédaction de celle-ci
et certaines informations ne lui paraissent pas conformes aux dispositions générales afin de tendre vers
les meilleurs résultats possibles pour les parties prenantes. Il appartient alors à l’étudiant de renégocier
les termes avec l’entreprise et/ou avec l’enseignant responsable de la validation pédagogique.
21
CONTENUS
Spécialité : Études cinématographiques
MASTER 1 « TRONC COMMUN »
SEMESTRE 1
UE
INTITULÉ
DURÉE
ECTS
COEFF
UE 1
Cours M1 Tronc commun
24 h
3
2
UE 2
Séminaire (ou atelier équivalent à un séminaire)
24 h
4
1,5
UE 3
Séminaire
24 h
4
1,5
UE 4
Séminaire
24 h
4
1,5
UE 5
Langue vivante
24 h
3
1,5
UE 6
Mémoire 1 : Projet
48 h (travail
personnel)
168 heures +
mémoire
12
2
30
10
TOTAL
SEMESTRE 2
UE
UE 1
INTITULÉ
Séminaire (ou atelier équivalant à un séminaire)
DURÉE
24 h
ECTS
6
COEFF
2
UE 2
Séminaire
24 h
6
2
UE 3
Langue vivante
24 h
3
2
UE 4
Mémoire 2 : Soutenance
72h (travail
personnel)
15
4
144 heures +
mémoire
30
10
TOTAL
22
MASTER 2
SEMESTRE 3 RECHERCHE : « HISTOIRE ET ESTHETIQUE DU CINEMA »
INTITULÉ
DURÉE
ECTS
COEFF
UE 1 Séminaire (ou atelier équivalent à un séminaire)
24 h
4
1,5
UE 2 Séminaire
24 h
4
1,5
UE 3 Langue vivante
24 h
3
2
96 h (travail
personnel)
19
5
UE 4 Mémoire 1 : Projet
UE 5 « Médiation, organisation, encadrement » (UE
facultative) *
TOTAL
168 heures +
mémoire
30
10
*Ne compte pas pour la note
SEMESTRE 3 PROFESSIONNEL
Semestre 3
Spécialité professionnelle
DEMC
(voir programme DEMC)
SEMESTRE 4 RECHERCHE : « HISTOIRE ET ESTHETIQUE DU CINEMA »
UE
INTITULÉ
DURÉE
ECTS
COEFF
UE 1
Séminaire (ou atelier équivalent à un séminaire)
24 h
6
1,5
UE 2
Séminaire
24 h
6
1,5
UE 3
Groupe de recherche
24 h
4
1
UE 4
Mémoire 2 : Soutenance
96 h (travail personnel)
14
6
UE 5
« Médiation, organisation, encadrement » (UE
facultative) *
23
168 heures + mémoire 30
TOTAL
10
L’UE « Groupe de recherche » est à valider soit sur l’année M2 soit sur le seul semestre 4. Elle consiste en une série
de séances organisées par un groupe de recherche associé (voir programme et détails de la validation p.52).
Mémoire 2: soutenance devant un jury composé du directeur de recherche et d’un second lecteur
SEMESTRE 4 PROFESSIONNEL
Semestre 4
Spécialité professionnelle
DEMC
(voir programme DEMC)
MASTER 2
SEMESTRE 3 RECHERCHE : « HISTOIRE ET ESTHETIQUE DU CINEMA » (OPTION ANGLAIS ET CINEMA)
INTITULÉ
DURÉE
ECTS
COEFF
UE 1 Séminaire anglais
24 h
4
1,5
UE 2 Séminaire anglophones
24 h
4
1,5
UE 3 Langue vivante
24 h
3
2
96 h (travail
personnel)
19
5
UE 4 Mémoire 1 : Projet
UE 5 « Médiation, organisation, encadrement » (UE
facultative) *
TOTAL
168 heures +
mémoire
30
10
*Ne compte pas pour la note
24
SEMESTRE 4 RECHERCHE : « HISTOIRE ET ESTHETIQUE DU CINEMA » (OPTION ANGLAIS ET CINEMA)
UE
INTITULÉ
DURÉE
ECTS
COEFF
UE 1
Séminaire anglais
24 h
4
1,5
UE 2
Séminaire anglophones
24 h
4
1,5
UE 3
Groupe de recherche
24 h
4
1
UE 4
Mémoire 2 : Soutenance
96 h (travail personnel)
18
6
UE 5
« Médiation, organisation, encadrement » (UE
facultative) *
TOTAL
168 heures + mémoire 30
10
L’UE « Groupe de recherche » est à valider soit sur l’année M2 soit sur le seul semestre 4. Elle consiste en une série
de séances organisées par un groupe de recherche associé (voir programme et détails de la validation p.52).
Mémoire 2: soutenance devant un jury composé du directeur de recherche et d’un second lecteur
25
26
ETUDES
CINEMATOGRAPHIQUES
UFR LAC
27
COURS OBLIGATOIRE DE M1
Les étudiants inscrits en master recherche et en journalisme scientifique doivent choisir
obligatoirement l’un des trois cours ci-dessous. Les inscriptions se feront en fonction des places
disponibles.
1. IMAGES DE LA RECHERCHE EN ETUDES CINEMATOGRAPHIQUES
Responsable d’UE : Eric DUFOUR
Cours collectif assuré par Frédérique Berthet, Jacqueline Nacache, Sarah Ohana et Eric Dufour
S1. Mardi 17h30-19h30.
Cours ouvert à tous les étudiants du M1 tronc commun et du M1 journalisme scientifique
Accessible aux étudiants de Paris 3 dans la limite des places disponibles
Ce cours collectif vise à familiariser les étudiants de M1 avec les thèmes, les méthodes et les
problématiques de la recherche en études cinématographiques. Chaque enseignant présentera, pendant
trois séances, un ensemble de films et/ou de textes qui seront étudiés au prisme d’une approche
particulière.
PROGRAMME
Jacqueline NACACHE – Le cinéma, la meilleure et la pire des choses
20/09, 27/09, 4/10
On étudiera, dans une perspective d’histoire culturelle, les images contrastées du cinéma qui se sont
diffusées dans la société française, à travers les discours (critiques, théoriques, politiques, etc.) que le
“septième art” a suscités depuis sa naissance.
Bibliographie:
BANDA Daniel et MOURE José, Le cinéma : naissance d’un art, 1895-1920, Champs Arts, Flammarion
2008 ; Le cinéma : l’art d’une civilisation, 1920-1960, Champs Arts, Flammarion 2011
Sarah OHANA - Histoire d'un motif - Identification d'une forme - Écrits sur le style
8/10 ; 15/10 ; 22/10
Ces trois séances seront consacrées à trois questions : Comment écrire l'histoire d'un motif ? À quels
éléments se rattacher pour décrire un film abstrait ? et enfin comment identifier le style d'un cinéaste ?
La première séance se concentrera sur le motif de la marche qui prend en compte des médiums divers
(peinture, sculpture, photographie et cinéma) à partir d'un texte de Daniel Arasse. Pour s'exercer à la
description de films abstraits, nous nous intéresserons aux films de Patrick Bokanowski et de Stanley
Brakhage pour essayer de cerner l'importance des titres des films, de l'apparition de formes identifiables
et des procédés utilisés pour déformer l'image. Et enfin nous nous intéresserons lors de la dernière séance
aux éléments communs des films de Samuel Fuller pour essayer de caractériser son style.
Bibliographie :
MARTIN Jessie, Vertige de la description : l'analyse de films en question, Forum/Aléas, 2011.
Les Figures de la marche : un siècle d’arpenteurs, Paris, Réunion des musées nationaux, 2000.
Il était une fois Samuel Fuller : histoires d’Amérique racontée par Samuel Fuller à Jean Narboni et Noël
Simsolo, Paris : Cahiers du cinéma, 1986.
28
Eric DUFOUR - Qu’est-ce qu’une approche sociale du cinéma ?
11/10, 18/10, 1/I2
On commencera par distinguer le cinéma social de l’approche sociale du cinéma, et on en fera, dans les
deux cas, la généalogie. On expliquera le sens et l’intérêt de cette approche, en distinguant les figures
qu’elle prend aujourd’hui, d’une part, et, d’autre part, en l’appliquant à des exemples (analyses de
séquences) : Thé et sympathie (Minnelli) et Verdict (Cayatte).
Bibliographie : les écrits d’Eisenstein (Au-delà des étoiles, La Non-indifférente nature, Mémoires, coll.
10/18 ; Dickens & Griffith (Genèse du gros plan), Stalker Éditeur 2007) ; N. Burch, Revoir Hollywood
(L’Harmattan) ; E. Dufour, Qu’est-ce que le cinéma ? (Vrin).
Frédérique BERTHET – Lignes et boucles de temps
29/11, 6/12 et 13/12
Dans le prolongement des récentes commémorations de la 70°année de la fin de la Seconde guerre
mondiale et de l'ouverture des camps, on s'intéressera aux nouvelles formes d’agencement du temps et
des lieux propres au cinéma. On interrogera ainsi ce qui fait (ou non) reprise, synchronie, raccord entre le
visuel et le sonore, entre le passé, le présent et l’avenir, entre « là-bas » et « ici ».
Bibliographie
Georges Didi-Huberman, Remontages du temps subi. L'œil de l'histoire, 2, Editions de Minuit, 2010.
Jean Leduc, Les historiens et le temps. Conceptions, problématiques, écritures, Editions du Seuil, 1999
Sylvie Lindeperg, La voie des images. Quatre histoires de tournage au printemps-été 1944, Verdier, 2013.
2. CINEMA TRANSNATIONAL EN EUROPE : APPROCHES SOCIO-ECONOMIQUES
Ana VINUELA - lundi 15h00 -17h00
En examinant les échanges économiques et culturels à l’œuvre dans plusieurs films européens
contemporains, nous nous intéresserons à la manière dont les pratiques de financement, de production et
de distribution construisent la notion de « cinéma transnational » et redéfinissent celles de « cinéma
national » et de « cinéma européen ».
Seront analysées les stratégies d’internationalisation des acteurs de l’industrie, les motivations et les
formes d’intervention des politiques publiques et le rôle des festivals comme instances génératrices et
légitimatrices de films porteurs de valeurs transnationaux.
Références bibliographiques :
- CRETON Laurent, Économie du cinéma, Paris, Armand Colin, (4è ed.) 2009.
- DUROVICOVA, Natasa, NEWMAN, Kathleen (eds.), World Cinemas, Transnational Perspectives,
Abingdon, Routledge, 2009.
- ELSAESSER Thomas, European Cinema: Face to Face with Hollywood, Amsterdam University Press, 2005.
- SOJCHER Frédéric et BENGHOZI Pierre-Jean (dir) Quel modèle audiovisuel européen ? Paris, L’Harmattan,
2003.
29
Modalités d’évaluation : Examen final
3. SCIENCES ET CINEMA
Thierry LEFEBVRE
On traitera, selon les circonstances et avec plus ou moins d'ampleur selon les années, des sujets suivants :
les origines scientifiques du cinéma, les principales techniques du cinéma scientifique, la vulgarisation
scientifique par le film, les grandes évolutions techniques du cinéma, les interactions entre science et
fiction à travers quelques exemples, la transformation numérique, etc.
Le cours sera couplé avec une ou deux séances du Conservatoire des techniques cinématographiques de
la Cinémathèque française (le vendredi après-midi).
Modalités d’évaluation : 50% contrôle continu, 50% examen final.
30
SÉMINAIRES D’ETUDES
CINEMATOGRAPHIQUES
31
Tous les séminaires dispensés à LAC, sauf précision contraire, sont accessibles aux étudiants de M1 ou de
M2. La validation suppose la présence et la participation assidue des étudiants : pour la plupart des
séminaires, il n’y a pas de session de rattrapage, et la validation se fait dans le seul cadre du contrôle
continu (voir plus haut « Modalités de validation »).
L’offre ci-dessous (séminaires assurés par les enseignants de cinéma de LAC) peut être complétée par des
séminaires choisis dans les formations et établissements partenaires : master lettres (tous cours et
séminaires dans la limite des places disponibles : master « Arts et culture visuelle dans les pays
anglophones”, master “Cinéma et audiovisuel” de Paris 3, Ecole normale supérieure.
PREMIER SEMESTRE
HISTOIRE(S) DE VOIR – LE CINEMA, UN ART MANUEL
Atelier “Archives et devenir des images”
Emmanuelle ANDRÉ. Lundi 9h-12 h (8 semaines. Calendrier distribué la première semaine de cours)
Ce séminaire se déroulera en deux parties : une première partie aura au premier semestre, une seconde
partie au second. Toutefois, les étudiants qui n’auraient pas suivi la première partie au S1 pourront tout
à faire suivre la seconde au S2.
1er semestre. Lundi 9h-12h (8 semaines) : « Politiques du tactile, enjeux contemporains (optique,
haptique, digital) »
2e semestre. Lundi 9h-12h (8 semaines) : « Mutations expérimentales : outils, écrans. »
En confrontant le cinéma à ses dehors, artistiques (la peinture, la photographie) et scientifiques (l’histoire
des sciences et de la médecine), il s’agira de se demander quels sont dans les films les motifs qui
reconfigurent les pratiques du regard et cristallisent une transformation historique, technique,
idéologique de nos manières de voir.
Sur la base d’un corpus varié de films qui associe le cinéma des premiers temps et l’expérimental
contemporain, la fiction classique et le documentaire d’avant-garde, on supposera que les traces visuelles
du motif de la main permettent l’histoire rapprochée d’une mutation des regards. Associée d’un côté au
portrait pictural et de l’autre à une désorganisation optique des parties du corps, la main reformule au
cinéma une logique de construction corporelle, en sollicitant des agencements inédits entre l’homme et
l’animal, le corps et la machine.
Si le cinéma apporte un éclairage neuf sur l’histoire des représentations et sur les formes de cette histoire,
celles-ci permettent en retour d’aborder l’histoire du cinéma sous un angle singulier : une histoire
rapprochée, expressive, archéologique, conduite par l’analyse des films, au fondement de notre
démarche.
Il faudra alors évaluer les façons dont les technologies du XXe siècle et du début du XXIe siècle attribuent à
la main des valeurs tactiles qui interrogent les termes de l’œuvre d’art à partir d’une approche
instrumentalisée du corps mis au contact d’une réalité virtuelle (le cinéma en 3D).
Modalités de contrôle = contrôle continu : travail personnel et participation orale.
32
Repères bibliographiques
- Emmanuelle André, Claudia Palazzolo, Emmanuel Siety (dir.), Des mains modernes. Cinéma, danse,
photographie, théâtre, L’Harmattan, coll. « Arts et sciences de l’art », Ideat/cnrs, 2008.
- Jonathan Crary, L’art de l’observateur. Vision et modernité au XIXe siècle, Chambon, Nîmes, 1994.
- Gilles Deleuze, Francis Bacon. Logique de la sensation, éditions de la différence, 1989 chapitre « L’œil et
la main », p. 99-103.
- Henri Focillon, Éloge de la main (1943), PUF, 1981.
LA SERIE B DE 1931 A 1956 : LA FACE CACHEE DU CINEMA HOLLYWOODIEN CLASSIQUE
Matthias KUSNIERZ - Vendredi 10h00-12h00
La série B est depuis longtemps entourée de malentendus dus à son histoire longtemps mal connue et à sa
réception qui a produit de nombreux détournements et réappropriations, mais aussi quelques idées
reçues à la vie dure. Nous proposons, au cours de ce séminaire, de reprendre la question du B
movie hollywoodien classique à partir d'un examen précis de son histoire et de ses mécanismes
économiques, afin d'en proposer une théorie qui rende compte de ses complexités et qui montre quelle
place exacte il occupe au sein de l'industrie hollywoodienne et de la culture américaine. Outre les liens
souvent méconnus entre le cinéma de série B et le cinéma d'avant-garde américain, ainsi que le cinéma
d'exploitation, le cinéma amateur et le cinéma ethnique, nous évoquerons l'hypothèse d'un cinéma B
contre-culturel et la manière dont il expérimente depuis le coeur du système hollywoodien. Nous nous
pencherons notamment sur les travaux d'Allan Dwan, Budd Boetticher, Ed Wood, Rudolf Maté, Joseph H.
Lewis, Ben Hecht, Robert Florey ou encore Herk Harvey et John Parker.
Modalités d'évaluation :
L'évaluation consistera en un dossier d'une dizaine de pages sur une problématique liée au séminaire.
Références bibliographiques (une bibliographie plus complète sera distribuée au début du séminaire) :
•
Howard S. Becker : Les mondes de l'art, Paris, Editions Flammarion, 2010.
•
Stéphane Bourgoin et Pascal Mérigeau : Série B, Paris, Editions Edilig, 1983.
•
William C. Cline : In the Nick of Time. Motion Pictures Sound Serials, Jefferson, MacFarland
Publishing Co., 1984.
•
Dick Hebdige : Sous-cultures. Le sens du style, Paris, Editions Zones, 2005.
•
Eric Schaefer : Bold! Daring! Shocking! True! A history of exploitation films, 1919-1959, Durham,
Duke University Press, 1999.
33
ENJEUX DU FILM DE FRANCHISE HOLLYWOODIEN
Gaspard DELON - Jeudi 10h00 -12h00
Suites réitérant explicitement la formule d'un premier film à succès, les sequels occupent le haut du
box-office hollywoodien depuis plus de trente ans. Si ce phénomène de reprise s'inscrit dans une longue
tradition hollywoodienne, il se systématise à partir des années 1970, ce qui lui vaut d'être parfois dénoncé
comme une facilité commerciale.
Au moyen d'exemples contemporains se rattachant à des genres variés, la « franchise » hollywoodienne
sera étudiée dans son évolution, sa diversité et sa complexité. Le séminaire abordera des questions
industrielles, liées à la recherche de la visibilité promotionnelle et de la rentabilisation financière à
l'échelle internationale. Il s'intéressera aux problèmes narratifs que l'élaboration de ces films pose aux
scénaristes hollywoodiens, soucieux de concilier originalité et mise en série, ainsi qu'aux extensions
générées en dehors du champ cinématographique par certains de ces univers fictionnels. Les enjeux
proprement esthétiques seront traités en lien avec la question de l'innovation technique et de la
surenchère.
Bibliographie indicative
- AUGROS Joël et KITSOPANIDOU Kira, L’Économie du cinéma américain. Histoire d’une industrie culturelle
et de ses stratégies, Paris, Armand Colin, coll. « Cinéma », 2009.
- HACHE-BISSETTE Françoise, BOULLY Fabien et CHENILLE Vincent (dir.), James Bond (2)007. Anatomie
d'un mythe populaire, Paris, Belin, coll. « Culture & société », 2007.
- HENDERSON Stuart, The Hollywood Sequel. History & Form, 1911-2010, Londres, BFI, 2014.
- LAURICHESSE Hélène, Quel marketing pour le cinema ?, Paris, Éditions CNRS, 2006 ; « La sérialité au
cinéma : une stratégie de marque ? », revue Mise au point, AFECCAV, 2011.
- THOMPSON Kristin, The Frodo Franchise: The Lord of the Rings and Modern Hollywood, Berkeley,
University of California Press, 2007.
Modalités d'évaluation : dossier écrit ou exposé oral.
ASPECTS DU CLASSICISME HOLLYWOODIEN
Jacqueline NACACHE. Mardi 10h00-12h00
NB : Le programme étant différent d’une année l’autre, ce séminaire peut être choisi par les étudiants
qui l’ont suivi en 2015-2016
Après un rappel sur l’étude du cinéma hollywoodien classique et de ses enjeux, nous nous arrêterons
cette année sur un moment particulièrement complexe: la décennie 1950. Malgré le déclin du studio
system – ou grâce à lui – la période est le cadre d’une grande effervescence, sur le plan tant esthétique,
économique et technologique (remakes, grands formats, nouvelles formes du spectaculaire) que sur celui
de l’évolution des genres, notamment le mélodrame et la comédie. Seront également abordées les
transformations du star system ainsi que les questions relatives à l’idéologie (l’évolution de l’autocensure,
la guerre froide et ses conséquences à Hollywood).
Bibliographie indicative:
BERTHOMIEU, Pierre, Hollywood classique : le temps des géants, Rouge Profond, 2009
BIDAUD, Anne-Marie, Hollywood et le rêve américain – Cinéma et idéologie aux États-Unis, Paris, Masson,
1994.
BOURGET Jean-Loup, Hollywood, la norme et la marge, Armand Colin, 1re éd. 1998
BOURGET, Jean-Loup, et NACACHE Jacqueline (dir.), Le Classicisme hollywoodien, Presses Universitaires de
Rennes, 2009.
LEV Peter (dir.), The Fifties, Transforming the Screen, 1950-1959, University of California Press, 2006.
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NACACHE Jacqueline, Le Film hollywoodien classique, Paris, Armand Colin, 1re éd. 1995.
Modalités d’évaluation : un travail personnel de recherche en fin de semestre (100%) ou 4 exercices en
cours de semestre (100%)
CORPS ET SPECTACLE DANS LE CINEMA CLASSIQUE HOLLYWOODIEN
Pierre-Olivier TOULZA – Mercredi 15h00-17h00
Dans plusieurs genres et traditions hollywoodiens, les formes et effets spectaculaires sont étroitement
liés à l'implication physique des acteurs et à une mise en scène particulière des corps : numéros de danse
et de chant des comédies musicales ; scènes d'action des thrillers et des films noirs ; climax
mélodramatiques ; séquences d'apparition des stars...
Il s'agira, dans le cadre de ce séminaire, de vérifier l'hypothèse de « corps-attractions » dans le cinéma
classique hollywoodien en analysant les sources de cette corporéité (certaines formes de spectacle vivant,
en particulier le vaudeville et le mélodrame théâtral) ; ses formes en lien avec le système des genres
hollywoodiens ; les questions idéologiques qu'elle soulève (notamment le rapport entre ces attractions
spectaculaires et le code d'autocensure hollywoodien).
La filmographie et la bibliographie seront distribuées à la première séance.
Modalités de validation : intervention orale et dossier écrit.
LITTERATURE-CINEMA
Jacqueline Nacache et Régis Salado, lundi 18h00-20 h00
Ce séminaire se composera de séances assurées par Jacqueline Nacache, par Régis Salado ainsi que de
conférences d’intervenants extérieurs. Les conférences pourront avoir lieu entre 18 et 20h (programme
précisé en début d’année). Elles se poursuivront lors du second semestre et seront alors ouvertes en
particulier aux étudiants du M2 cinéma souhaitant valider l’UE « Groupe de recherche ».
Le calendrier et la bibliographie complète seront distribués en début de séminaire.
Thème 2015-2016 : « Variations sur l’adaptation »
Séances assurées par J. Nacache
On évoquera en introduction quelques concepts souvent présents dans le champ des transferts
littérature-cinéma (adaptable et inadaptable, fidélité et trahison, écriture cinématographique et film
littéraire) en tentant d’éclairer les connotations de ces termes, notamment lorsqu’ils sont employés par la
critique cinématographique. On se penchera ensuite sur quelques œuvres ou ensembles d’œuvres qui
mettent en jeu des pratiques d’adaptation singulières. On s’arrêtera en particulier sur la notion
d’adaptation telle qu’elle se dessine autour des récits et films d’Emmanuel Carrère : L’Adversaire
d’Emmanuel Carrère, L’Adversaire (Nicole Garcia, 2002), L’Emploi du temps (Laurent Cantet, 2001), La
Moustache (roman d’E. Carrère et film réalisé par lui), Retour à Kotelnitch (documentaire, E. Carrère,
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2003) et Un roman russe (E. Carrère, 2008). Les étudiants assisteront au colloque « Emmanuel Carrère au
prisme du cinéma » (1er et 2 décembre 2016, amphithéâtre Turing, org. J. Nacache et R. Salado).
La lecture de L’Adversaire et de Un roman russe est recommandée avant le séminaire.
Séances assurées par R. Salado
En prenant pour point de départ les innovations littéraires mises en œuvre dans les grands romans de la
période moderniste (délinéarisation du récit, mobilité du point de vue, nouvelles techniques d’expression
de la vie intérieure, recours à des formes inédites de composition), on se demandera comment les
adaptations cinématographiques de ces œuvres majeures ont pris en compte ces innovations qui visaient
à déconstruire le récit classique. Les exemples privilégiés seront empruntés aux films suivants : Ulysses
(1967) de Joseph Strick, Berlin Alexanderplatz (1980) de R.W. Fassbinder, The Hours (2002) de Stephen
Daldry, adaptation du roman éponyme de Michael Cunningham, qui propose des variations sur Mrs
Dalloway.
Un second temps sera consacré aux recherches formelles d’écrivains-cinéastes qui ont entrepris de
remettre en question les catégories fondamentales de la fiction, en particulier Alain Robbe-Grillet
(L’Homme qui ment, 1968), Marguerite Duras (India Song, 1974), Georges Perec (Un homme qui dort,
1974). Le film de Robert Altman, Short Cuts (1993), basé sur des nouvelles de Raymond Carver, sera
également évoqué à propos de la tension entre unité et fragmentation du récit.
Indications bibliographiques
•
BRADBURY, Malcom, McFARLANE, James (edited by) : Modernism. A Guide to European Literature
1890-1930, Penguin Books, 1991
•
CLÉDER, Jean : Entre littérature et cinéma. Les affinités électives, Armand Colin, 2012
•
CLERC Jeanne-Marie : Littérature et cinéma, Armand Colin, 1993.
•
JEANNELLE, Jean-Louis et FLINN, Margaret (dir.) : « Ce que le cinéma fait à la littérature (et
réciproquement) », LHT n°2, 2006 (http://www.fabula.org/lht/2/)
•
MURCIA, Claude : Nouveau roman. Nouveau cinéma, Nathan, 1999
•
NACACHE J., BOURGET J.L. (dir.) : Cinématismes. La littérature au prisme du cinéma, Peter Lang,
2012, collection Film Cultures.
•
VANOYE, Francis : L'Adaptation littéraire au cinéma, Armand Colin, 2011.
Modalités d’évaluation : dossier à remettre à l'un des deux enseignants en fin de semestre (les précisions
sur le format et le type de sujet seront données lors de la première séance du séminaire)
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SECOND SEMESTRE
HISTOIRE(S) DE VOIR – LE CINEMA, UN ART MANUEL 2 (VOIR INFRA)
FENETRES ET RECITS
Anne LÉTÉ- Mercredi 15h00-17h00
Pourquoi s’intéresser à la fenêtre au cinéma ? Parce que, selon les mots de Gérard Wajcman commentant
Leon Battista Alberti, elle « est la condition que quelque chose puisse se raconter et se décrire ».
Le propos est ici d’examiner la fenêtre comme motif narratif – cadre de l’histoire qui se raconte – aussi
bien que comme motif esthétique – cadre de l’image qui se décrit. Pour cela, un ensemble hétérogène de
films sera proposé à l’analyse, des films qui mettent en scène de façon insistante des fenêtres, petites et
grandes, qui séparent le dedans du dehors, où passe la lumière, que l’on ouvre, que l’on ferme, que l’on
barricade, à travers lesqelles on regarde ou on est regardé, derrière lesquelles on se cache, par lesquelles
on prend la fuite, etc.
Il s’agira, à travers ces analyses, d’interroger l’objet architectural en tant qu’il redouble le cadre premier et
qu’il constitue un dispositif de regard.
Eléments de bibliographie
Leon Battista Alberti, De la peinture (trad. Jean Louis Shefer), Paris, Macula Dédale, 1992.
Christian Metz, Le signifiant imaginaire, Paris, Christian Bourgois, 1984 (1ère éd. 10/18, 1977).
Christian Metz, L’Enonciation impersonnelle ou le site du film, Paris, Meridiens Klincksieck, 1991.
Jacques Rancière, La Fable cinématographique, Paris, Seuil, 2001.
Georges Teyssot, Une topologie du quotidien, Lausanne, Presses polythechniques et universitaires
romandes, 2016.
Gérard Wajcman, Fenêtre. Chroniques du regard et de l’intime, Lagrasse, Verdier, 2004.
Modalités d’évaluation : Une courte ntervention orale et un travail écrit.
NB Les étudiants ayant suivi le séminaire « Esthétique du récit » en 2015-16 ne peuvent s’inscrire à ce
séminaire.
A L’ECOUTE DE L’HISTOIRE : CINEMA, HISTOIRE(S), LES FORMES D’UN RACCORD
Atelier “Archives et devenir des images”
Frédérique BERTHET - Mardi 9h-12 h
Ce séminaire pluriannuel entend articuler histoire et histoire du cinéma à travers l’étude de la figure du
témoin : quelles sont les voies d’accès à une intériorité ouverte sur le monde ? L’attention porte sur la
manière dont images et sons accompagnent une expression oralisée, voire vocalisée, d’une histoire dont
les enjeux sont mémoriels, émotionnels et formels. Il s’agit in fine de réfléchir aux modes d’intrication
(raccord, accord, désaccord) entre échelles intimes et collectives.
En pratique, le séminaire déroule une réflexion sur l’attestation, la temporalité, le site et le style de
témoignages au cinéma. Des études de cas permettent d’inclure un matériel inédit : archives non montées
(BnF) et créations artistiques « latérales ».
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C. Elise Harris – (Horaire à la rentrée)
Séminaire d’études cinématographiques en langue anglaise.
This seminar will take up the question of readability versus sensibility as approaches to meaning in film
images. Is the cinema meant to be understood intellectually with the brain or felt as a set of sensations
with the body? Is the cinema itself a type of brain (“intelligent machine”) or a type of body (“sensible
surface”)? Topics of discussion include: wonderment and shock, sense versus nonsense, fantasy and
monstrosity, sci fi and imagination, horror and bodily harm/physical fear, and the notion of “sense"
(making sense, sensation, the sensory, sensitivity/sensibility, etc.) as related to the cinema.
Bibliographic references: Texts (in English) will be provided on DidEL. We will study a range of works
including authors such as Jean-Louis Schefer, Serge Daney, Stanley Cavell, Henri Bergson, Jean Epstein,
Béla Balázs, Siegfried Kracauer, Noel Carroll, and Carl Plantinga, in addition to addressing contemporary
critics who write about film, mind, and body.
No prior knowledge of film theory or philosophy is required.
Modes of evaluation: contrôle continu (travail personnel et participation orale).
Film and Sense: Brains and Bodies at the Cinema
C. Elise Harris
Is the cinema meant to be understood intellectually with the brain or felt as a set of sensations with the
body? Is the cinema itself a type of brain (“intelligent machine”) or a type of body (“sensible surface”)?
This seminar proposes a study of the notion of “sense" (making sense, sensation, the sensory,
sensitivity/sensibility, etc.) as related to the cinema.
MEDIATION, ORGANISATION, ENCADREMENT
Sous réserve.
Inscription limitée à 8 étudiants
Cette nouvelle UE réservée aux étudiants de M2 est facultative et préprofessionnalisante. Elle n’entrera
pas dans le calcul de la moyenne générale de l’étudiant, mais fera l’objet d’une mention dans le
supplément au diplôme. Elle s’adresse donc en priorité à un petit groupe d’étudiants motivés et désireux
de s’investir collectivement dans une activité en rapport avec la pédagogie et/ou la recherche
universitaire. Parmi les activités possibles : conception et rédaction du document d’accompagnement d’un
atelier ; organisation d’une demi-journée ou d’une journée d’étude rassemblant des interventions
d’étudiants de M2, représentatives de nos champs de recherche ; coordination d’une publication
collective électronique pouvant être accueillie sur le site du CERILAC et donnant une vue d’ensemble de la
recherche en études cinématographiques ; tutorat et méthodologie pour quelques étudiants de M1, etc.
Le choix de l’activité, pour l’année 2015-2016, sera fonction du nombre d’inscrits.
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ATELIER PRATIQUE DE RÉALISATION
Vladimir LÉON
Vladimir Léon – 1er et 2e semestres 2016-2017
Cinéma et politique : se mettre à l’oeuvre
La politique et le cinéma ont entretenu une relation intime tout au long du XXe siècle ; les
incertitudes postmodernes ont fragilisé cette rencontre.
Qu'en est-il aujourd'hui, alors même que les combats qui ont fait l'actualité en France ces derniers
mois (manifestations et grèves contre la loi El-Khomri ; Nuit debout, soutien aux migrants,
mobilisations contre l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes…) ont révélé combien engagement et
action politiques se pensent désormais à distance des modèles traditionnels et se cherchent de
nouvelles formes ?
Les formes, justement, ne seraient-elles pas les grandes oubliées du cinéma à portée politique ? Des
films qui s'en tiennent souvent à miser sur la nature explicitement politique et/ou sociale de leur
sujet, en négligeant ces instances critiques que sont le récit, la mise en scène et le point de vue ?
La forme, « elle-même contenu sédimenté », pour reprendre la célèbre formule d'Adorno, sera au
centre de notre travail. Ce qui implique de cerner au plus près l'endroit où commence pour tout un
chacun la politique : là où elle nous affecte sensiblement, personnellement, met en jeu une part
essentielle de notre existence. C'est à partir de l'épreuve réelle, subjective, intime de l'inégalité, de
l'injustice, de la sujétion douloureuse à tel ordre, pouvoir, réalité instituée, etc. que la politique
peut faire l’objet d’une expérience – par-delà le discours, la prise de parti théorique ou la posture
critique.
Je vous demanderai donc de venir à la première séance avec une histoire personnelle témoignant
d'une telle expérience : il pourra aussi bien s'agir d'une situation apparemment banale, puisée dans
votre vie quotidienne (vécue au travail, à l’université, avec des amis, en famille), que liée à des
circonstances inhabituelles (en présence d'inconnus, au cours d'un voyage, etc.). Ce qui importe est
que s'y fasse jour une situation mettant en jeu une réalité d'ordre social, économique,
institutionnel, qui vous est apparue – ou mieux, que vous avez éprouvée – comme un problème, qui
constitue pour vous un désaccord, un conflit avec l’ordre des choses. Vous pourrez accompagner
cette histoire d’images, de sons, d’objets liés à cette expérience (si jamais ceux-ci existent).
Puis nous verrons comment, à partir de là, déplier un film, développer un questionnement, une
réflexion, un cheminement, où la politique ne serait pas seulement à chercher dans l’histoire
particulière, l’anecdote, mais également dans l'élaboration (toujours à inventer) des rapports entre
images et sons, paroles et situations filmées, manières particulières de regarder, de faire sentir, de
dire et de montrer. Autrement dit : dans une forme, un récit, un imaginaire.
Chaque étudiant sera invité à penser et écrire un projet de film. Quatre de leurs projets
seront choisis pour être réalisés dans le cadre de l'atelier.
Filmographie partielle :
L’Homme à la caméra de Dziga Vertov
Berlin, symphonie d’une grande ville de Walter Ruttmann
Listen to Britain d'Humphrey Jennings
Primary de Robert Drew
Chronique d’un été de Jean Rouch et Edgar Morin
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Le Joli Mai, Le fond de l’air est rouge et Le Tombeau d’Alexandre
de Chris Marker
Non réconciliés de Danièle Huillet et Jean-Marie Straub
Les films des Groupes Medvedkine
La Société du spectacle de Guy Debord
La Cosa et Palombella Rossa de Nanni Moretti
Août (avant l’explosion) d'Avi Mograbi
L’Autobiographie de Nicolae Ceausescu d'Andrei Ujica
Lithuania and the Collapse of the USSR de Jonas Mekas
Les Éclats de Sylvain George
Organisation et calendrier de l’atelier
Pour la première séance, il est demandé à tous les étudiants de raconter l’histoire d’une
expérience politique – au sens large. Ils sont invités à accompagner le cas échéant ce premier
récit de documents (images, sons, objets...)
1ère séance : Vendredi 30 septembre de 10h à 17h, en 791C
Chacun des participants partagera son histoire liée à la politique et exposera les pistes de film
envisagées. Un exercice pratique de tournage à partir de cette présentation sera proposé. Les
étudiants seront invités à écrire pour la séance suivante une page décrivant leur projet de
film.
2ème séance : Vendredi 7 octobre de 10h à 17h, en 791C
Visionnage des exercices de tournage et discussions.
Lecture par les étudiants de leur page de présentation du film.
À partir de ces éléments, les étudiants devront écrire pour la séance suivante une première
version de leur projet incluant note d’intention et synopsis.
3ème séance : Vendredi 14 octobre de 10h à 18h, en 791C
Présentation par les étudiants de la première version de leur projet complet de film (synopsis
+ note d’intention), éventuellement accompagné d’images, d’extraits de films… Discussion
critique.
Visionnage d’extraits de films pouvant servir de source d’inspiration à l’écriture.
Les points à améliorer seront dégagés pour l’écriture d’une version plus complète.
4ème séance : Vendredi 28 octobre de 10h à 17h, en 791C
Les projets réécrits, nourris des remarques de la séance précédente seront présentés par
leurs auteurs.
À l’issue de cette journée, quatre projets de films seront choisis pour leur réalisation dans le
cadre de l’atelier. Il s’agira de projets répondant particulièrement aux pistes de réflexions
dégagées lors des séances précédentes. Les quatre porteurs de projets devront constituer
leur équipe de tournage et montage pour la séance suivante.
5ème séance : Vendredi 4 novembre de 10h à 17h, en 791C
Les quatre projets de films feront l’objet d’une analyse précise de leur degré d’achèvement
en termes d’écriture, de choix de réalisation, de préparation technique.
Les équipes des films seront amenées à réfléchir à leur organisation pratique pour assurer la
bonne fin du film. Des pistes de travail seront données à chacun pour la séance suivante :
écriture, préparation, repérage précis.
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6ème séance : Vendredi 25 novembre de 10h à 18h, en 791C
Les quatre projets feront l’objet d’une présentation définitive – écriture, partis pris de
réalisation, mise en œuvre technique et pratique – par leurs auteurs et les équipes qu’ils
auront constituées.
Chaque porteur de projet devra être en mesure de fournir un projet complet et argumenté,
une liste de son équipe et de l’organisation de travail envisagée, une fiche technique précise,
ainsi qu’un plan de travail détaillé.
7ème séance : Vendredi 2 décembre de 9h30 à 18h, en 791C
Atelier prise de son (intervenant : Mathieu Farnarier)
Tournages 1 : du mardi 6 au mardi 13 décembre.
Derushage et début montage : du mardi 13 au vendredi 16 décembre, en 674C
8ème séance : Vendredi 16 décembre, de 10h à 18h, en 674C
Point sur les tournages et visionnage des rushes
1ère phase Montage : du mardi 3 au vendredi 13 janvier, en 674C
9ème séance : Vendredi 13 janvier de 10h à 18h, en 674 C ou 791C
Rendez-vous par équipe. Réécriture et préparation Tournages 2.
Tournages 2 : du jeudi 2 au mardi 7 février.
2ème phase Montage : du lundi 20 février au vendredi 24 février et du lundi 13 au vendredi 17
mars en 674 C
3ème phase : du lundi 3 au vendredi 21 avril en 672 C (3 postes de montage à partager entre
les différentes équipes) - incluant séances "Intervention Monteur professionnel".
4ème phase : du mercredi 10 au vendredi 19 mai, en 674C
Finitions Montage Son et Mixage : du lundi 22 au mercredi 24 mai, en 674C
Projection : jeudi 1er juin (horaire à préciser)
MODALITÉS D’INSCRIPTION AUX ATELIERS ET OPTIONS SPÉCIFIQUES
1. ATELIER PRATIQUE DE RÉALISATION MASTER (M1 ET M2)
Depuis la rentrée 2010, la spécialité «Études cinématographiques » du master « Cinéma, Documentaire,
Médias » propose une option « Atelier pratique de réalisation ».
Cette option s’inscrit dans la continuité des Ateliers Cinéma de licence, qui sont une spécificité de la
formation en études cinématographiques à Paris Diderot.
Elle permet de conjuguer la recherche au niveau master et une expérience pratique de réalisation. Elle
s’adresse en priorité aux étudiants qui souhaitent mener une réflexion approfondie sur la création
cinématographique en s’impliquant dans la conception et la fabrication d'un film.
Le principe est le suivant. Un cinéaste propose à un groupe de quinze étudiants de mener un travail de
réalisation à partir d’un thème et d’un projet formel précis.
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L’enjeu de l’atelier est d’inviter les étudiants à élaborer un travail de réalisation cinématographique
personnel s’inscrivant dans le projet collectif de l’atelier,
Une sélection des films réalisés dans le cadre de l'Atelier Master 2012-2013 et 2013-2014 sont
consultables sur le site des Ateliers Cinéma :
http://ufrlac.lac.univ-paris-diderot.fr/ATELIERSCINEMA_WEB/FR/FilmsParAtelier.awp
Validation
En M1 : l'Atelier pratique de réalisation a lieu au premier et au second semestre. Il est validé à chaque
semestre en lieu et place d'un séminaire. Un étudiant de M1 inscrit à l’atelier aura donc à valider, outre le
mémoire :
•
les deux semestres de l’atelier
•
trois séminaires théoriques au choix + le cours de M1 (au choix, voir brochure) et les UE de langues.
En M2 : l’atelier a lieu au premier et au second semestre, mais il équivaut à un seul séminaire théorique.
Un étudiant de M2 inscrit à l’atelier aura donc à valider, outre le mémoire :
•
les deux semestres de l’atelier comptant pour un seul séminaire
•
deux séminaires théoriques au choix + l’UE « groupe de recherche » et les UE de langues.
ATTENTION : en M1 comme en M2, les étudiants inscrits à l’atelier ne pourront pas valider un stage en
lieu et place d’un séminaire. Ils ne pourront suivre et valider que des stages hors cursus.
Programme 2016-2017
L’atelier 2016-2017 sera dirigé par le réalisateur Vladimir Léon.
La présentation et le calendrier de l’atelier sera consultable sur le site des Ateliers Cinéma au début du
mois de juillet : http://ufrlac.lac.univ-paris-diderot.fr rubrique « ATELIERS CINEMA ».
Vous pouvez d'ores et déjà consulter sur le site la présentation de l'atelier 2015-2016, également dirigé
par Vladimir Léon, afin de vous faire une idée de ses orientations générales et du type de travail qui vous
sera demandé :
http://ufrlac.lac.univ-paris- diderot.fr/ATELIERSCINEMA_WEB/FR/PAGE_M1_2010.awp
Dépôt des candidatures
Le parcours « Atelier pratique de réalisation » est sélectif et limité à 15 étudiants, qui ont acquis
une maîtrise des techniques de la réalisation audioviuselle (Prise vue, Prise de son, Montage) au
cours de leur licence, à Paris Diderot ou dans une autre université.
L’appel à candidatures est désormais ouvert pour l’année universitaire 2016-2017
•
aux étudiants ayant validé leur licence Cinéma de Paris Diderot en 2016.
•
aux étudiants extérieurs ayant obtenu une inscription en M1 ou M2 à Paris Diderot.
•
aux étudiants du master Cinéma de Paris 3, dans la limite des places disponibles.
Pour faire acte de candidature, il faut être autorisé à s’inscrire administrativement en master, c’est-àdire avoir déposé un projet de mémoire conforme aux instructions données sur le site de l'université,
accompagné de l’accord préalable d’un directeur de mémoire.
Le projet et l’accord seront joints au dossier, qui contiendra en outre :
- une lettre expliquant votre motivation pour le choix du parcours parcours « Atelier pratique de
42
réalisation » et notamment les raisons pour lesquelles ce parcours serait utile à votre travail de recherche
- un CV détaillé faisant état de vos expériences antérieures dans le domaine de la pratique
cinématographique et audiovisuelle, ainsi que les résultats obtenus au cours de la licence (matières
générales + ateliers).
Vous vous engagerez, par cette candidature, à suivre tous les travaux de l'atelier.
NB : la démarche est la même pour les étudiants de Paris 3 candidats à l'atelier. Sinon que ceux qui n'ont
pas encore de directeur de recherche peuvent envoyer leur projet de mémoire détaillé et indiquer
simplement leur directeur souhaité à Paris 3.
Envoi des dossiers de candidatures
La date limite pour le dépôt des dossiers (papiers et informatiques) est :
le lundi 12 septembre 2016
Les dossiers complets doivent être envoyés par courrier ou par voie électronique à :
Catherine Ermakoff, coordinatrice des Ateliers Cinéma, et Emmanuelle André, responsable pédagogique
du parcours (adresses ci-dessous).
ateliers.cinema@univ-paris-diderot.fr
emmanuelle.andre@univ-paris-diderot.fr
Université Paris-Diderot
Ateliers Cinéma - Bâtiment Grands Moulins- Bureau 676 C
UFR Lettres, Arts, Cinéma - Case 7010
5 rue Thomas Mann 75205 PARIS CEDEX 13
Tél. : 01 57 27 63 66
Les étudiants seront informés le vendredi 16 septembre 2016
des résultats de la commission de sélection.
ATELIER ARCHIVES ET DEVENIR DES IMAGES (M1 ET M2. CINEMATHEQUE FRANÇAISE)
Responsables: Emmanuelle ANDRÉ, Frédérique BERTHET
ORIENTATION
Mené en partenariat avec la Cinémathèque Française ce parcours de formation articule l'engagement
intellectuel propre à la recherche au niveau master et un projet de professionnalisation conduit en
dialogue avec la Direction du patrimoine et la Bibliothèque du Film. Il s'adresse aux étudiants qui
souhaitent conduire une réflexion sur l'utilisation des archives comme source historique, poétique et
muséographique et parallèlement interroger les méthodes d'analyse contemporaines.
Le travail prend la forme finale d’une mise en scène visuelle de fonds d’archive (simulation d’un site
Internet, projet d’exposition, projet d’article, projet d’ouvrage…) en présence des services de la
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Cinémathèque Française, avec qui sont discutés les termes d’une valorisation des archives et des travaux.
PRESENTATION
Aujourd'hui, l'accès démultiplié aux films et aux archives cinématographiques suppose, conjointement aux
outils technologiques d'exposition et de traitement des images, de nouvelles méthodes pour analyser les
œuvres et s’approprier les outils de la recherche.
Situé au croisement de l’histoire et de l’esthétique du cinéma, ce parcours rend compte d'une orientation
intellectuelle et pédagogique originale. Celle-ci articule une pratique d'image – la recherche sur archives –
à un geste d’analyse critique – aborder le cinéma au sein d’un continuum élargi d'images et parmi les
autres arts (peinture, photographie, nouveaux médias).
Ce parcours associe l’atelier annuel dans les murs de la Cinémathèque Française à des séminaires fléchés
(non obligatoires). Ces séminaires fléchés sont articulés d’une part, autour de questions
historiographiques indispensables à la réflexion sur l'acquisition, la conservation, la valorisation des
archives, et, d’autre part, autour d’une réflexion théorique menée à partir d'exemples singuliers sur les
migrations d'images, tels que les développent aujourd’hui les champs variés de la recherche
contemporaine (études médiatiques, études visuelles…).
Une relation est établie entre l'archive comme document et l'archivage comme geste d’analyse, qui
permet une réflexion suivie sur les sources du passé (écrites, orales, filmées) et l'actualité sans cesse
renouvelée des images. Il s’agit alors d’interroger l’utilisation des archives comme source d’investigation
sur la fabrication des œuvres et de réfléchir à leur possible valorisation artistique et muséographique.
C’est pourquoi l’atelier est fondé sur un dialogue étroit avec la Direction du patrimoine et la Bibliothèque.
Les séances se déroulent donc à la Cinémathèque Française et sont adossées aux grandes manifestations
annuelles (expositions, programmations) et aux prestigieuses collections de l’institution. Le travail est
conduit à partir de documents originaux, issus de fonds historiques ou récents. Les étudiants bénéficient
d’un accès privilégié à l’Espace chercheur, ainsi que de l’expertise et de l’accompagnement de la
Cinémathèque Française. La présentation finale des travaux – mise en scène visuelle des fonds
d’archive/modes d’exposition de l’archive – s’effectue sur le mode du workshop, en présence de l’équipe
de la Bibliothèque et du patrimoine. Le travail achevé en Atelier a pour visée d’être valorisé sous
différentes formes, en concertation avec la Cinémathèque Française.
•
Exemple de valorisation : des étudiants ont été distingués, suite au workshop, a) par des
engagements auprès de la Cinémathèque Française : article pour le site Internet, conférence plénière au
Conservatoire des techniques cinématographiques, communication publique à la Bibliothèque,
communication scientifique devant la Commission de recherche historique, stages, co-commissariat
d’exposition, b) par l’octroi des bourses de recherche « Jean-baptiste Siegel » pour une entrée en M2 ou
en doctorat, c) par un contrat d’édition, d) par l’entrée dans des formations spécialisées (INA, Georges
Eastman House, etc.).
•
Le parcours offre au final à tous une solide expérience individuelle et collective, scientifique,
sensible et institutionnelle, à même de préparer au mieux les étudiants dans leurs choix d’orientation.
Programme de l’Atelier Archives et devenir des images (2016-2017)
L’Atelier 2016-2017 valorisera l’utilisation de archives dans les expositions in situ et aura pour temps
forts :
• les expositions suivantes :
44
-
« De Méliès à la 3D : la machine cinéma »
-
- « L’écran japonais, 60 ans de découvertes »
le festival international du film restauré « Toute la mémoire du monde »
l’éditorialisation du coffret livre/DVD « l’âge d’or du cinéma japonais » ?
la préparation de la journée d’Etudes « Archives et devenir des images » à la Cinémathèque
Française à l’automne 2017.
Organisation de l’Atelier et des rencontres exceptionnelles (calendrier indicatif)
Les séances de l’Atelier auront lieu le jeudi de 9h à 12h au S1-3 et de 13h - 16h au S2-4 à la Cinémathèque
Française.
6 octobre (9h-12h) : séance inaugurale sur les orientations scientifiques et pratiques de l’Atelier, en
présence de la Direction du Patrimoine et de la Bibliothèque du Film.
vendredi 4 novembre (à partir de 12h) : présentation dédiée à la Bibliothèque du Film de mises en
scènes visuelles de fonds d’archives.
24 novembre (9h-12h) : définition des projets individuels et travail sur documents d’archive.
15 décembre (10h-12h) : présentation des enjeux muséographiques de l’exposition consacrée à « De
Méliès à la 3D : la machine cinéma», par les commissaires d’exposition.
26 Janvier (13h-16h) : « point parcours » permettant d’apprécier l’état d’avancement des travaux engagés
dans l’Atelier.
2 février (14h-16h) : présentation des enjeux muséographiques de « L’écran japonais, 60 ans de
découvertes », par les commissaires d’exposition.
le festival international du film restauré « Toute la mémoire du monde » (1 au 5 mars).
23 février (14h-16h) : présentation des enjeux d’éditoralisation du coffret livre/DVD « l’âge d’or du
cinéma japonais » , par les responsables de collection.
9 mars (13h-16h) : définition des projets individuels et travail sur documents d’archive
30 avril (13h-18h) : workshop : présentation finale des travaux devant l’équipe de la Direction du
patrimoine de la Cinémathèque Française.
Les rendez-vous se font dans le hall de la Cinémathèque Française 15 minutes avant le début de chaque
séance, l’accès à la salle de l’Atelier étant strictement réservé.
Validation
____________
L’option « Archives et devenir des images » du Master de recherche s'inscrit dans la continuité du
parcours de la Licence 3 Études cinématographiques Cinéma et métiers de la culture, tout en étant
accessible aux étudiants issus d’autres parcours et formations.
Le déroulé des études est semblable à celui du M1-M2 tronc commun, à la différence a) qu’un des
séminaires de Master est remplacé par l'Atelier annuel de parcours (placé au choix par l'étudiant pour
validation à la place d'un séminaire de S1/S3 ou du S2/S4) et b) qu’un fléchage des séminaires est
proposé. Ce fléchage est signalé comme tel de manière indicative (voir la brochure du Master Etudes
cinématographiques, LAC et Hors LAC), le choix restant libre.
•
Validation : le travail conduit en Atelier vise à familiariser les étudiants aux enjeux historiques,
poétiques et muséographiques des archives au présent. Le rendu final prend la forme d’un workshop : la
mise en scène visuelle (simulation d’un site Internet, projet d’exposition, projet d’article, projet
d’ouvrage…) des fonds d’archive consultés, en présence des équipes de la Bibliothèque et du Patrimoine
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de la Cinémathèque Française - équipe avec sont discutés la portée et les termes d’une valorisation des
travaux (l’évaluation se fera au second semestre).
Dépôt des candidatures
_______________________
L’Atelier est limité à l’inscription de 15 étudiants.
Le dossier de candidature comprend :
•
l’autorisation administrative de vous inscrire en Master (cf. le site de l’université onglet
(«inscriptions»)
•
un curriculum vitae détaillé
•
une lettre expliquant la motivation pour le choix du parcours «Archives et devenir des images» et
son Atelier
Envois des dossiers de candidatures
________________________________
Le dossier complet sera adressé aux responsables du parcours :
par voie électronique à :
Emmanuelle André (emmanuelle.andre@univ-paris-diderot.fr) et
Frédérique Berthet (berthet.frederique@wanadoo.fr)
sous format papier à :
Emmanuelle André et Frédérique Berthet
Université Paris Diderot, UFR Lettres, Arts, Cinéma, Case 7010
5, rue Thomas Mann 75205 Paris Cedex 13.
Tél : 01 57 27 63 52.
La date limite de dépôt des dossiers (papier et informatique) est :
le mardi 13 septembre 2016
Les étudiants seront informés des résultats de la commission de sélection le :
le vendredi 16 septembre 2016
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Partenariat Bibliothèque nationale de France (BnF) - Cinéma de midi
_______________________________________________________________________________
La spécialité Etudes cinématographiques de Paris Diderot est reliée par partenariat au service Images de la
BnF à travers le Cinéma de midi. Une fois par mois le mardi de 12h30 à 14h des projections sont
organisées selon deux cycles thématiques dans le Petit auditorium du site François Mitterrand. En 20162017 « Quand l’art surprend le quotidien » (octobre-février) et « Les familles » (titre provisoire. dates :
mars à juin).
Ces projections visent à partager les collections audiovisuelles de la BnF à travers un geste de
programmation singulier. Celui-ci permet a) aux oeuvres de dialoguer entre elles (deux titres en général
par séance) et b) au public de se forger une culture critique et d’échanger. Les films proposés forment un
corpus original, rarement été projeté jusqu’alors. Ils soulèvent des questions de cinéma, d’histoire et de
société.
Tous les étudiants de Master Cinéma, documentaire, médias sont encouragés à assister à ces projections
pour leur culture critique et cinématographique.
Dates du cycle « Quand l’art surprend le quotidien » : 11 octobre, 29 novembre, 13 décembre 2016 et 17
janvier, 28 février 2017.
Dates du cycle « Les familles » (titre provisoire) de mars à juin 2017 : communiquées à l’automne.
***
Le partenariat prévoit également un volet professionnalisant sélectif pour les étudiants de la spécialité
Etudes cinématographiques :
Depuis 6 ans, la programmation du Cinéma de midi est élaboré en collaboration avec des étudiants choisis
sur candidature. Ceux-ci bénéficient ensuite d’un encadrement auprès du service Images de la BnF. De
façon plus ponctuelle, les programmateurs peuvent aussi assurer présentation et animation des séances
elles-mêmes.
En L3, seuls les étudiants de la spécialisation « Cinéma et métiers de la culture » peuvent se porter
candidats. En Master spécialité Etudes cinématographiques, les candidats intéressés adressent un CV et
une lettre de motivation à Alain Carou (alain.carou@bnf.fr) et à Frédérique Berthet
(berthet.frederique@wanadoo.fr) pour le 30 novembre 2016 : les résultats sont communiqués 15 jours
plus tard, la mission commençant au semestre 2 (janvier 2017).
Attention : cette mission programmation/diffusion ne peut pas faire l’objet d’une quelconque validation
pédagogique et ne doit avoir aucune incidence sur l’assiduité en cours et séminaires. Nombre de candidats
retenus chaque année tous niveaux confondus: 5 environ.
***
Lieu des projections : Bibliothèque nationale de France, site François Mitterrand, Hall Est, Petit
auditorium, mardi 12h30-14h (une fois par mois d’octobre à juin, projection gratuite).
Responsable du partenariat: Frédérique Berthet
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ENSEIGNEMENTS DU M2
PROFESSIONNEL
« LE DOCUMENTAIRE : ECRITURES DU
MONDE CONTEMPORAIN »
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 Inscriptions limitées à 5 étudiants par cours
 Attention : les étudiants de M1 et M2 ne peuvent s’inscrire que dans un seul des trois séminaires cidessous.. Total : 4 places pour M1 et M2
Responsable pédagogique : Edouard MILLS-AFFIF
Secrétariat pédagogique : Hugo LOZAC’H, 01 57 27 63 45,hugo.lozach@univ-paris-diderot.fr
Site Web : www.masterdemc.fr
Adresse : Bâtiment Les Grands Moulins – 6ème étage du bâtiment C - bureau 690C
Case courrier 7010 – 75205 Paris Cedex 13
Début des cours : Lundi 14 septembre
UE.1 – Histoire des courants et des formes du documentaire
Enseignant: Edouard Mills-Affif
Résumé du programme :
Ce séminaire retrace la trajectoire d’un genre né avec l’invention du cinématographe il y a cent vingt ans.
Il s’agit d’exhumer les œuvres fondatrices qui ont façonné l’histoire mouvementée de cet « autre
cinéma », de Robert Flaherty à Raymond Depardon. Entremêlant plusieurs grilles de lecture et d’analyse
(historique, politique, esthétique et technique), ce récit au long cours des métamorphoses du cinéma
documentaire se fera à l’appui d’un corpus d’œuvres que les étudiants devront impérativement visionner
avant les séances.
Compétences visées : Acquérir une culture du cinéma documentaire
Modalités d’évaluation : exposé+ examen final + assiduité et participation
UE.2 – Mise en scène et narration documentaire
Enseignante : Corinne Bopp
Résumé du programme : Apprendre à voir et à produire une analyse critique sur une œuvre
documentaire. Discerner les différents dispositifs de réalisation et de narration, spécifiques au cinéma du
réel. Nous travaillerons à partir d’une grille de lecture fondant notre langage commun. Sur ces bases,
chaque séance déploie l’analyse collective d’une œuvre dans toutes ses dimensions (esthétique, politique,
métaphorique).
Compétences visées : Formation au regard et aux outils d’analyse critique.
Modalités d’évaluation : Présence + travaux personnels
UE.3 – Les industries de programmes et l’économie du documentaire
Enseignante : Ana Vinuela
Le séminaire portera sur les économies contemporaines du documentaire audiovisuel et
cinématographique et les nouveaux modèles qui se dessinent dans la confluence entre le documentaire et
la culture numérique. Nous interrogerons la notion de « documentaire de création » à la lumière de
l’intervention des politiques publiques, de la démocratisation de la production et des hybridations du
50
documentaire avec d’autres formes audiovisuelles. Seront examinées les pratiques industrielles et les
instances de médiation entre un projet d’œuvre et sa diffusion, mais aussi certaines pratiques alternatives
qui émergent dans les marges de l’industrie et les formes de médiation associées.
Références bibliographiques (un certain nombre de textes seront fournis via Didel) :
ALLARD, Laurence, CRETON, Laurent, ODIN, Roger (dir.), Téléphonie mobile et création, Paris, Armand
Colin, coll. « Recherches », 2014.
DAGNAUD, Monique, Les artisans de l’imaginaire. Comment la télévision fabrique la culture de masse,
Paris, Armand Colin, 2006.
DANARD, Benoît et LE CHAMPION, Rémy, Les programmes audiovisuels, Paris, coll. Repères, La
découverte, 2005.
Modalités d’évaluation :
Présence + exposés + examen final.
UE.8 – Connaissance des milieux professionnels
Conférences de professionnels inscrits dans tous les secteurs du documentaire : auteurs, réalisateurs,
producteurs, diffuseurs, réalisateurs, critiques, promoteurs (directeurs de festivals, institutionnels),
distributeurs, etc.
Ces conférences ne donnent pas lieu à une validation d’UE. Elles sont accessibles aux étudiants du M1
uniquement dans la limite des places disponibles.
Pour tout renseignement complémentaire, voir la brochure du master 2 professionnel DEMC.
http://masterdemc.fr
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ENSEIGNEMENTS DU MASTER
JOURNALISME, CULTURE ET
COMMUNICATIONS SCIENTIFIQUES
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HISTOIRE DES MEDIAS
Responsable de la spécialité : Frédéric Tournier
Directeurs d’études : Thierry Lefebvre, Jean-François Ternay
Durée de la formation (master 1 et 2) : 2 ans (possibilité d’une durée d’un an dans le cadre de la
formation continue)
Consulter le site http://sciences-medias.fr/blogs/master/
Pour tout renseignement complémentaire, voir : http://sciences-medias.fr/blogs/master/emplois-dutemps-2016-2017-master-journalisme-culture-et-communication-scientifiques/
Ce cours propose un historique des principaux médias dits « de masse » : imprimerie (livre, affiche,
presse…), cinéma, radio, télévision, internet. Un état des lieux des médias en France est également
proposé en complément.
Modalités d’évaluation : 50% contrôle continu, 50% examen final.
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ENSEIGNEMENTS DU
MASTER LETTRES OUVERTS
AUX ETUDIANTS DU MASTER
D’ETUDES
CINEMATOGRAPHIQUES
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Tous les séminaires du master Lettres sont ouverts à l’inscription pour les étudiants du master d’études
cinématographiques, en fonction des places disponibles. Un séminaire de lettres au maximum peut être
suivi par semestre. Le cours « Questions de théorie littéraire et esthétique » peut également être suivi en
lieu et place d’un séminaire, sur un ou deux semestres.
Pour tout renseignement complémentaire, voir auprès
(catherine.gouttiere@univ-paris-diderot.fr), Bureau 690C.
de
madame
Catherine
Gouttière
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SEMINAIRES DE RECHERCHE
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ENSEIGNEMENTS
PARIS-DIDEROT - HORS LAC
60
SEMINAIRES DU MASTER
« ARTS ET CULTURE VISUELLE DANS LES PAYS ANGLOPHONES »
Les séminaires du master « Arts et culture visuelle dans les pays anglophones » sont dispensés à l’UFR
d’Études anglophones, Bâtiment Olympe de Gouges, sur le site PRG (voir le plan d’accès disponible sur le
site).
Contact administratif :
Mary OISEL
Secrétariat et Gestion Master
Etudes Anglophones
4é étage Bureau 449
maryvonne.oisel@univ-paris-diderot.fr
Les inscriptions pédagogiques se feront sur place, dans la stricte limite des places disponibles, la priorité
étant accordée aux étudiants du master d’études anglophones. Les jours et horaires seront disponibles à
la rentrée.
Les séminaires d’études anglophones sont prioritairement accessibles aux étudiants de l’option « cinéma
anglais ».
Il est à noter que ces enseignements sont dispensés et validés en anglais, ce qui suppose, pour les
étudiants inscrits, de bonnes capacités d’expression, de compréhension et de rédaction. Il est inutile de
vous inscrire à ces cours si vous n’êtes pas à même de suivre un enseignement en anglais.
D’autre part, l’assiduité est requise.
Enfin les séminaires de M2 se déroulent sur 8 séances de trois heures, des semaines 1 à 8.
Certains de ces séminaires sont validables au titre de la langue vivante (se renseigner auprès de
l’enseignant lors du premiers cours). Attention : aucun séminaire ne peut être validé deux fois.
L’étudiant doit choisir s’il veut le valider au titre de la langue vivante OU au titre d’un séminaire de
master.
Pour que leurs notes puissent être enregistrées, il est indispensable que les étudiants remplissent une
fiche d'étudiants extérieurs au bureau des masters (Mary Oisel).
Pour tous renseignements complémentaires, voir la brochure du master d’études anglophones disponible
sur le site de l’université.
NB : nos collègues d’études anglophones nous ouvrent aimablement leurs enseignements par souci de
collaboration, mais l’inscription des étudiants de cinéma n’a rien d’automatique. Elle se fait uniquement
dans la limite des places disponibles et sous réserve de l'acceptation de l'enseignant : une arrivée trop
tardive en début d’année, par exemple, est un motif de refus. En cas de problème, les étudiants de M1
cinéma sont priés d’en référer uniquement à Paulette Ho Kuo Chu à LAC, qui retransmettra
éventuellement aux responsables pédagogiques du master.
INTRODUCTION TO RESEARCH ON THE VISUAL ARTS: MOVING IMAGES / INTRODUCTION A LA RECHERCHE SUR LES
ARTS VISUELS
M1 S1
Enseignement et validation en langue anglaise
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Atelier « Archives et devenir des images »
Responsable: Martine Beugnet martine.beugnet@univ-paris-diderot.fr
This introduction to the study of visual arts will focus on moving images. Film, television, video and
installation works will be considered in relation to their context of production and reception (screened in
cinemas, showed in galleries and museums, on mobile screens or on the web). The seminar aims to make
the students familiar with the terminology to be used in the analysis, description and interpretation of
analog and digital moving images. It will offer a survey of research methods and theoretical approaches,
and look at general issues of representation (class, gender, race) as well as questions of genre and
hybridity, transmediality, citation, appropriation and parody. A diverse corpus of works by Anglophone
filmmakers and artists will serve as the basis of the seminars, ranging from narrative fiction cinema to
documentary forms, experimental and artists’ films and as well as multi-media and video art.
Select Bibliography:
Leo Braudy and Marshall Cohen, eds. Film Theory and Criticism. 7th ed. New York: Oxford University Press,
2009.
Anthony Easthope, ed. Contemporary Film Theory. New York: Longman, 1993.
Tania Leighton, Art and the Moving Image: A critical Reader, Londres: Tate, 2008.
Paul Marris and Caroline Bassett, Media Studies: A Reader, 2009.
LITERATURE AND FILM : ADAPTATION IN THEORY AND PRACTICE / ANALYSE DE FILM, ANALYSE DE TEXTE: LES ENJEUX
DE L’ADAPTATION.
M1-S1
Enseignement et validation en langue anglaise
Responsable pédagogique : Ariane HUDELET
Ce séminaire sera consacré à la méthodologie de l’analyse des adaptations cinématographiques. Après
avoir posé les bases de l’analyse de film, nous considérerons les différentes approches possibles d’une
adaptation, à la lumière des ouvrages récents sur le sujet. Ce séminaire permettra d’acquérir des outils et
techniques indispensables pour l’étude de tous types d’adaptations, il s’adresse donc aux étudiants
travaillant sur les relations texte / image, ainsi qu’à ceux désirant passer les concours du secondaire.
Nous combinerons deux types d’approche:
une approche esthétique et formelle, centrée sur les spécificités du langage cinématographique et
du langage littéraire, ainsi que sur les différentes modalités de transfert de l’un à l’autre.
une approche plus idéologique et culturelle, qui insistera sur les implications politiques, sociales et
économiques de l’adaptation
Chaque séance sera en partie dédiée à des analyses d’extraits en lien avec un texte critique de théorie de
l’adaptation (brèves présentations orales), et en partie à une étude suivie de deux exemples, Pride and
Prejudice de Jane Austen et ses diverses adaptations, et Heart of Darkness de Joseph Conrad associé à
Apocalypse Now de Francis Ford Coppola. Les étudiants seront amenés à produire leur propre adaptation
(les modalités seront expliquées en cours) pour la fin du semestre.
Bibliographie / Filmographie:
- AUSTEN, Jane. Pride and Prejudice (1813)
•
Pride and Prejudice (Robert Z. Leonard, 1940)
•
Pride and Prejudice (Simon Langton, 1995). BBC. TV.
62
Bridget Jones's Diary (Sharon Maguire, 2001).
Bride and Prejudice (Gurinder Chadha, 2004).
Pride & Prejudice (Joe Wright, 2005). ITV.
Becoming Jane (Julian Jarrold, 2007)
The Jane Austen Book Club (Robin Swicord, 2007)
Lost in Austen (Dan Zeff, 2008)
Pride and Prejudice and Zombies (Burr Steers, 2016)
- CONRAD, Joseph. Heart of Darkness (1899)
•
Apocalypse Now (Francis Ford Coppola, 1979)
•
•
•
•
•
•
•
MC FARLANE, Brian. “Reading Film and Literature”, in CARTMELL, Deborah and Imelda WHELEHAN, eds.
The Cambridge Companion to Literature on Screen. Cambridge: Cambridge University Press, 2006, pp. 1528.
STAM, Robert, and Alessandra RAENGO, eds. A Companion to Literature and Film. Oxford: Blackwell, 2004.
ART MODERNE ET CONTEMPORAIN. LA PHOTOGRAPHIE ENTRE ART ET HISTOIRE.
M2-S1
8 séances de 3 heures, semaines 1 à 8
 Enseignement en langue anglaise
Atelier « Archives et devenir des images »
Responsable pédagogique: François BRUNET francois.brunet@univ-paris-diderot.fr
Au 20e et 21e siècles, l’art est devenu un acteur central de la culture, à la fois populaire et élitiste, et a
accompagné les mutations des sociétés modernes. Parallèlement, une fonction subversive lui a été
assignée qui visait à interroger et critiquer ces mutations. Ce séminaire a pour but d’explorer la part de la
photographie dans ces transformations de l’art, en soulignant l’importance, dans le monde anglophone,
du rapport entre art et histoire.
Depuis son apparition au milieu du 19e siècle, la photographie a aiguillonné la transformation de l’art, de
ses règles et de son rapport au public. Longtemps considérée comme « mécanique », elle est devenue au
20e siècle un modèle pour l’art moderne, sa relation aux notions de réel et de forme, et sa fonction de
« médium » de la sensibilité individuelle. Sa popularisation en a fait un « art pour tous », susceptible à la
fois de fixer des images mémorables de la vie collective et d’offrir au public la voie d’une pratique
personnelle de l’art, conçu comme moyen d’expression et d’émancipation. C’est ainsi qu’au 20e et au 21e
siècles la photographie est devenue — tout particulièrement dans les contextes britannique et américain
— un art du regard mais aussi un art de la mémoire, qui interroge à travers les images les transformations
du paysage et de la société, les traditions de l’art, les identités et les histoires collectives, notamment
nationales. Le séminaire examinera plusieurs aspects importants de cette liaison entre art et histoire dans
la photographie anglophone, parmi lesquels : l’école britannique du reportage social et historique et sa
diffusion aux amateurs, l’école américaine du documentaire et la liaison entre art et réforme sociale, le
photojournalisme et ses mutations des années 1960 aux années 2000, la mise en scène des identités et
des histoires à l’ère postmoderne, la passion des archives à l’ère numérique.
Bibliographie de base (à consulter avant le début du séminaire) :
- Berger, John, Ways of Seeing, Penguin, 1972
- Newhall, Beaumont,The History of Photography, MoMA, 1982
63
- Trachtenberg, Alan, Reading American Photographs, Images as History, Mathew Brady to Walker Evans,
Hill & Wang, 1989
- Trachtenberg, Alan, ed., Classic Essays on Photography, Leete’s Island Books, 1980
- Lugon, Olivier, Le Style documentaire : D'August Sander à Walker Evans, 1920-1945, Macula, 2004
- Fried, Michael, Why Photography Matters as Art as Never Before, Yale U P, 2008
- Edwards, Elizabeth, The Camera as Historian : Amateur Photographers and Historical Imagination, 18851918, Duke U P, 2012
- Jason Hill and Vanessa Schwartz, ed., Getting the Picture: The Visual Culture of the News, Bloomsbury,
2015
- « La photographie documentaire », ed. Géraldine Chouard, Jean Kempf et François Brunet,
Transatlantica 2014/2, http://transatlantica.revues.org/7033
- voir aussi Etudes photographiques n° 31 (Printemps 2014) (with English translations of articles),
http://etudesphotographiques.revues.org/3378
Modalités de contrôle:
Un essay d’environ 5000 mots en anglais, à remettre à la fin du semestre. Il devra porter sur la
problématique abordée dans le séminaire, faire référence aux lectures théoriques proposées, et proposer
des analyses d’exemples précis.
ART ET CINEMA (ART AND THE MOVING IMAGE)
M2-S2
8 séances de 3 heures, semaines 1 à 8
Responsable pédagogique: Martine Beugnet martine.beugnet@univ-paris-diderot.fr
 Enseignement en langue anglaise
Atelier « Archives et devenir des images »
Le cinéma, art de la bâtardise, s'est approprié le contenu, mais aussi les techniques et les styles issus des
autres formes d’expression artistique. Il s’est aussi souvent invité au musée, transformant l'espace muséal
en décor, et son contenu en objets d’investigation.
Avec l’émergence de l’art vidéo, puis l’avènement du numérique, les images en mouvement prennent une
place de plus en plus importante dans les collections et expositions d’art, non plus seulement comme
éléments de scénographie, mais comme ‘objets’ exposés. De plus, grâce aux outils mis à disposition par
les technologies de l’électronique et du numérique, artistes, cinéastes et amateurs s’approprient
l’inépuisable archive cinématographique et l’exploitent par le biais de diverses pratiques de montage - de
la compilation, au remix et au sampling.
Dans ce séminaire, nous explorerons la relation entre le cinéma et les autres arts, avant de nous intéresser
au rôle changeant de l’image en mouvement dans l’art moderne et contemporain. La discussion
s’appuiera sur un corpus diversifié, du film documentaire ou de fiction à l’œuvre vidéo et à l’installation
multimédia.
Le cours comprendra, si possible, une visite d’exposition.
Bibliographie sélective (un certain nombre de textes seront fournis via Didel):
— Connolly Maeve, The Place of Artists’ Cinema. Space, Site and Screen, Londres: Intellect, 2009
— Angela Dalle Vache Cinema and Painting, first edition 1996
— Hediger Vinzenz, Barbara Lemaitre, Julia Noordegraaf, Cosetta Saba, eds, Preserving and Exhibiting
Media Art : Challenges and Perspectives, en collaboration avec, Amsterdam University Press, 2013.
— Leighton Tania, Art and the Moving Image: A critical Reader, Londres: Tate, 2008.
— Jacobs, Steven, Framing Pictures: Film and the Visual Arts, Edimbourg: E.U.P, 2010
64
— Marchessault & Lord, editors, Fluid Screens, Expanded Cinema, Toronto: University of Toronto Press,
2007
— Stephens, Chris (ed.), The History of British Art. 1870-Now, Londres: Tate Publishing, 2008.
Evaluation : Un dossier de 3000 mots environ en anglais, à remettre à la fin du semestre. Présentation
orale optionnelle.
THEORIES ET PRACTICES OF IMAGES IN THE UNITED STATES – THE « SOFT POWER » OF IMAGES AND VISUAL CULTURE
(19TH – 21ST C.)
M2-S2
8 séances de 3 heures, semaines 1 à 8
 Atelier « Archives et devenir des images »
 Enseignement en langue anglaise
Responsable : Catherine BERNARD catherine.bernard@univ-paris-diderot.fr
Seminar goals
The broad subject of this seminar is the history of visual culture in the US (painting, photography, cinema,
advertising). This history is envisioned as an evolving construction of practices in constant interaction with
theories that may be aesthetic, philosophical, historical, political or economic. Issues of representation are
necessarily central here, but they must be placed in a vaster context involving the economy of images, as
well as their relation to a national imaginary.
Reading will be essential in this seminar, as will be the suggested museum visits.
Seminar language: English
Seminar topic for 2016-2017: The “soft power” of images and visual culture (19th - 21st c.)
This year’s seminar will explore the role played by visual culture in the rise of American “soft power,” from
the late 19th c. to the present time. Following up on the M1S2 “Introduction to the history of images in the
US,” we will focus on some of the most emblematic moments or instances of the US’s influence on an
increasingly global visual culture. From Precisionism to “Abstract Expressionism” and Pop Art, and drawing
also examples from documentary photography and cinema, we will concentrate on the modern(ist)
agenda of American art, and on its aesthetic and ideological economy. Our visual corpus will also borrow
from the now global language of Hollywood in order to explore how some of the key features of “High”
art—its reflexiveness and critical stance—has also been appropriated by mass visual culture, thus
contributing to the consolidation of America’s “soft power.” This seminar will also be the occasion to
address the way we consume images today, their circulation, ubiquity, as well as inter-cultural migration.
Paying specific attention also to the phenomenological context of our reception of images—whether they
be paintings, photographs, or blockbusters—we will eventually reflect on the language of visual affects
and on its pragmatic effect.
Bibliography (*indicates the books available at the Grand Moulins university library.)
— Brunet, François, et al., L’Amérique des images. Histoire et culture visuelle des États Unis (2013)*
— Elsaesser, Thomas, The Persistence of Hollywood (2011)
———, Film Theory: An Introduction to the Senses, 2nd ed. (2015); trad. Le cinéma et les sens, éd. Originale
(2011)*
— Greenberg, Clement, Art and Culture (1971)*
— Holmlund, Chris (ed.), American Cinema of the 1990s (2008)*
65
ENSEIGNEMENTS HORS
PARIS-DIDEROT
66
67
SEMINAIRES DU MASTER
« CINEMA ET AUDIOVISUEL »
DE PARIS 3
68
Depuis la rentrée 2014, le master “Cinéma et audiovisuel” et notre master “Cinéma, Documentaire,
Médias” ont une convention de collaboration pédagoqique. En effet, le master de Paris 3 offre à nos
étudiants la possibilité de suivre certains de ses enseignements de M1 ou M2, en échange de quoi nous
accueillons également dans nos cours un certain nombre d’étudiants de Paris 3.
Pour tous les séminaires ci-dessous, le nombre d’inscriptions est strictement limité à 5 étudiants par
séminaire.
Tous les enseignements ont lieu au Centre Censier, 13 rue Santeuil, 75005 Paris, aisément accessible
depuis les Grands Moulins par la ligne d’autobus 89.
Les inscriptions pédagogiques se font normalement au secrétariat de LAC, auprès de Paulette Ho Kuo
Chu.
Tout étudiant s’inscrivant dans l’un de ces enseignements se soumettra aux modalités de validation
choisies par l’enseignant. Ces séminaires auront, en coefficient et en ECTS, la même valeur que les
séminaires choisis à Paris-Diderot.
Secrétariat et accueil des étudiants du Master : Centre Censier - Bureau 213 - Tél. : 01 45 87 79 88
PREMIER SEMESTRE
APPROCHES D’UN OBJET MEDIATIQUE CONTEMPORAIN : LE VIDEOCLIP MUSICAL
Antoine GAUDIN
Mardi 12h00-14h00
Entre art et publicité, musique et image, télévision et Internet, ce séminaire propose une approche
théorique étendue (sur les plans esthétique, historique et socio-économique) d’un secteur relativement
peu étudié de la création audio-visuelle, qui occupe une position-charnière au sein de notre
environnement d’images contemporain : le vidéoclip musical.
ACTES, GESTES, POSTURES DANS LES FILMS DE JEAN-LUC GODARD
Emmanuel SIETY
Mardi 12h00-14h00
Il s’agira ici de s’intéresser au réalisateur d’un film, Godard en l’occurrence, comme à quelqu’un qui fait
faire et regarde faire, en questionnant les politiques du corps qui se font jour dans ses films. On
s’intéressera, entre autres, au cadrage des gestes ; aux usages du ralenti et de l’arrêt sur image ; à Godard
acteur ; à la pose en peinture ; aux corps dans leur relation au genre (burlesque, comédie musicale) ; au
motif de la main créatrice ; au corps au travail ; au masculin et au féminin…
Antonio Somaini : Du mode d'existence des objets techniques : Chaplin et Keaton, Vertov et Eisenstein
69
DU MODE D’EXISTENCE DES OBJETS TECHNIQUES : CHAPLIN ET KEATON, VERTOV ET EISENSTEIN
Antonio SOMAINI
Mardi 18h00-20h00
Dans les années 1910-20, le cinéma de Charlie Chaplin, Buster Keaton, Dziga Vertov et Sergei M.
Eisenstein peut-être interprété comme le lieu d’élaboration d’une vaste réflexion sur les transformations
déterminées par le développement technologique dans les formes de vie et d’expérience de la modernité.
Dans une époque marquée par la diffusion du taylorisme et par la tentative de reinventer le style de jeu
de l’acteur en prenant comme modèle les mouvements géométriques des machines, par l’exploration des
rapports entre arts et technologie de la part de mouvements artistiques comme le Cubisme et le Bauhaus,
le Constructivisme et la Nouvelle Objectivité, le cinéma slapstick de Chaplin et Keaton met en scène un
monde de corps et de machines qui oscillent entre synchronisation parfaite et perte d’équilibre, tandis
que le cinéma de Vertov et Eisenstein voit dans la maîtrise de la technologie le signe d’un nouvel ordre
politique et social. En reprenant le titre de l’ouvrage principal du philosophe français Gilbert Simondon
(Du mode d’existence des objets techniques, 1958), le séminaire vise à mettre en relation le cinéma des
années 1910 et 1920 avec les théories de la technique élaborées par des auteurs comme Walter Benjamin
et László Moholy-Nagy, Siegfried Kracauer et Ernst Jünger, Siegfried Giedion et Marshall McLuhan.
Mathias Steinle et Ania Szczepanska : L'implosion du communisme vue par les cinémas de l'Est
THEORIE DES GENRES DOCUMENTAIRES
MARTIN GOUTTE
MERCREDI 12H00-14H00
Souvent désigné comme un genre, le documentaire est un champ qui comprend en fait des genres
généralement identifiés à l’objet des films (film sur l’art, documentaire historique…), cette catégorisation
pouvant être redoublée par une autre liée à leur forme (film de montage, docu-fiction…). Ce paradoxe
invite à proposer une analyse transversale des genres documentaires (du documentaire animalier à l’essai
en passant par l’auto-documentaire), nourrie par une approche typologique, historique et esthétique.
Térésa Faucon, Gestes contemporains du montage.
GESTES CONTEMPORAINS DU MONTAGE
TERESA FAUCON
MARDI 11H30-13H30
Il s'agit d'explorer les nouvelles formes de récit et de montage essentiellement dans les installations de
vidéastes, cinéastes et artistes contemporains. Bien sûr ces gestes contemporains seront interrogés en
regard de ceux déjà élaborés et pensés par le cinéma (les multiprojections, les split-screens) et même le
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précinéma (les panoramas entre autres), des théories du montage cinématographique (sur l'intervalle, la
coupe irrationnelle, le ré-enchaînement, le montage des attractions), des théories du spectateur.
THEORIE DES IMAGES ET DE LA CULTURE VISUELLE
Teresa CASTRO
Lundi 14h30-16h30
Le séminaire propose une introduction l’histoire et aux théories de la « culture visuelle » en lien avec le
cinéma. Une série d’études de textes et de cas – concentrés, pour l’essentiel, sur les rapports entre
cinéma et modernité – nous permettra de discuter des principaux problèmes (théoriques, historiques et
méthodologiques) de la démarche de la culture visuelle.
LE CINEMA ALLEMAND CONTEMPORAIN, « LA BERLINALE A PARIS »
Mathias STEINLE
Lundi 14h30-16h30
Longtemps le terme de « Jeune cinéma allemand » désignait les films du renouveau du cinéma allemand
de la génération des Wenders, Herzog et Fassbinder. Celui-ci se serait arrêté avec la mort de ce dernier en
1982. Mais depuis quelques années on assiste à un succès international de productions venant
d’Allemagne au point de parler d’une renaissance du cinéma allemand.
Le cours propose dans un premier temps de se pencher sur le cinéma allemand contemporain au sens
large pour analyser les continuités et les ruptures dans sa production cinématographique. Dans un
deuxième temps, en participant au programme de l’Institut Goethe « La Berlinale à Paris », nous
effectuerons un travail sur les films qui ont été projeté au festival de Berlin et qui seront présenté par
leurs réalisateurs à Paris.
SECOND SEMESTRE
THEORIES ET HISTOIRES DES FORMES VISUELLES ET SONORES
NICOLE BRENEZ, PHILIPPE DUBOIS, ANTONIO SOMAINI
MERCREDI 18H30-20H30
Le séminaire sera articulé en trois sections qui présenteront trois perspectives de recherche sur le cinéma
et sur les arts contemporains considérés comme lieux d’élaboration de nouvelles formes de plasticité. La
première section (Somaini) sera dédiée à la lecture et au commentaire d’une série de textes qui
présentent le concept de plasticité selon plusieurs perspectives théoriques : philosophie, esthétique,
théorie du cinéma, théorie des médiums et des dispositifs. Dans la deuxième section (Dubois) il s’agira
d'aborder l’analyse des plasticités contemporaines à travers l’approche à la fois théorique et historique
d’une esthétique des formes. On mettra l’accent sur le fait que les créations cinématographiques et
audiovisuelles d’aujourd’hui se nourrissent en profondeur de problématiques qui viennent d’abord et
avant tout du champ des arts plastiques. La troisième section (Brenez) abordera l’analyse des plasticités
71
contemporaines dans le cadre d’une réflexion sur les formes et les initiatives marquantes dans les arts
filmiques depuis le début du XXIe siècle, en décelant des tendances principales au sein des pensées de la
singularité.
Laurent Veray et S. Lindeperg : Dialogues : histoire, cinéma, archives
LE CINEMA JAPONAIS DES ANNEES 60
Charles TESSON
Lundi 12h30-14h30
Si le volume de production ne change guère entre 1960 (555 films) et 1969 (494), la répartition change
complètement, avec 552 films produits par les studios en 1960 et 3 productions indépendantes, et 238
films produits par les studios en 1969 contre 256 productions indépendantes. Comment le cinéma
japonais a-t-il traversé la période, au regard du contexte de l’époque, et en tenant compte de l’évolution
du système de production (la politique des studios, le cinéma de genre) ? Plusieurs cinéastes, apparus ou
révélés lors de cette décennie seront privilégiés : Oshima, Yoshida, Shinoda (Shochiku), Imamura, Suzuki
(Nikkatsu), Misumi, Masumura (Daiei)…
N. Brenez, P. Dubois, A. Somaini : Théorie et histoires des formes visuelles et sonores.
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SEMINAIRES DE L’ECOLE
NORMALE SUPERIEURE
45 RUE D’ULM, 75005 PARIS
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Tous les étudiants qui s’inscrivent dans un des séminaires ci-dessous doivent faire part de leur inscription
par mail à Mme Gisèle Vivance: gisele.vivance@ens.fr
ACTRICES ET PERSONNAGES AU THEATRE ET AU CINEMA : FIGURE DE MERES
Responsables : Anne-Françoise BENHAMOU et Françoise ZAMOUR
S2
Mardi 14h00-17h00, salle WEIL
Calendrier : 31 janvier 2017, puis les 7, 21, 28 février ; 7, 14, 21, 28 mars, 18 et 25 avril, et 2 et 9 mai, de
14 h00 - 17 h00
Pour poursuivre la réflexion sur la constitution du personnage féminin dans la tradition occidentale, le
séminaire s’attaquera cette année à une des bases de la problématique : de la castratrice à la madone, de
la mère indigne à la mère Courage, de l’incestueuse à la marâtre, de la dévorante à la sacrifiée, de la
mater dolorosa à la mère phallique, tour à tour bon ou mauvais objet, ou les deux à la fois, la figure
maternelle semble propre à l’ambivalence et à la démultiplication prismatique. D’où est-elle regardée, par
qui, dans quelle perspective, pour raconter quoi ? S’agit de questionner ce que c’est d’être une mère (ce
qui n’est pas le cas de tout le monde), ou d’avoir une mère (ce qui est le cas de tout le monde) ? Pour être
universel, ce rôle est-il transhistorique, transculturel ? En partant des personnages clés du répertoire
(Clytemnestre, Médée, Gertrude, Arkadina…) et de leurs descendantes à l’écran, on ira jusqu’aux
cinématographies contemporaines et aux productions théâtrales de la saison. Les étudiants du séminaire
devront aller voir trois spectacles : Un amour impossible de Christine Angot ,mis en scène par Célie Pauthe
et Le Testament de Marie de Colm Tóibín, mis en scène par Deborah Warner (Théâtre de l’Odéon), et
May Day (Big blue eyes) de Dorothée Zumstein mis en scène par Julie Duclos (Théâtre de la Colline). Il
sera également question de Pier Paolo Pasolini, de Pedro Almodovar, de King Vidor, d’Arnaud Depleschin,
Luchino Visconti, Brillante Mendoza, Jane Campion, de mères de cinéma, et de mères au cinéma.
Validation: exposé ou dossier.
CLAUDE CHABROL, L’ŒUVRE AU NOIR
Responsable : Antoine DE BAECQUE
S1 ou / et S2 (24 séances), séminaire insécable
Claude Chabrol est un cinéaste à la fois célèbre et méconnu. Son œuvre proliférante (57 longs métrages)
semble d’une diversité confondante qui pourrait déjouer l’analyse. Il a, de lui-même, façonné un portrait
commode et léger, bon vivant et amusant, rieur et caustique. On voudrait explorer ces films, par périodes,
par thèmes, par fidélités, et y lire une œuvre certes inégale mais beaucoup plus secrète, profonde,
politique et sombre que sa réputation n’a bien voulu la dire.
Cours susceptible d’être suvi sur un ou deux semestres.
Chaque mercredi, 10h30-13h00 (S1 : pas de cours en décembre), et 10h30-12h30 (S2), Amphi Rataud.
Première séance le 28 septembre 2016 (S1) et le 01 février 2017 (S2).
Validation : dossier écrit.
En complément – facultatif – sur l'un ou les deux semestres, les étudiants pourront suivre le cycle de cinéclub co-organisé avec Adèle Yon-Arnaud (ENS/DHTA). Lire ci-dessous.
Ciné-Club :« Histoire permanente du cinéma »
Antoine de Baecque et Adèle Yon-Araud (ENS-DHTA) octobre 2016 - mai 2017
S1 et / ou S2, 1,5 ECTS / Semestre.
Cinéma « Le Luminor Hôtel-de-Ville », anciennement « Le Nouveau Latina » 20 rue du Temple – 75004
Paris.
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8 séances environ.
Programme détaillé, Dates, Horaires et invités précisés sur le site en Septembre.
Validation : Dossier critique sur un des films projetés.
ENTREE GRATUITE POUR LES ELEVES ET ETUDIANTS INSCRITS ET QUI VALIDENT.
LE CINEMA FRANÇAIS CONTEMPORAIN
Responsable: Sophie WALON
S2, hebdomadaire
Chaque séance de ce séminaire débutera par la projection d’un film français des années 2000 ou 2010. Il
s’agira notamment de films d’Abdellatif Kéchiche, de Jacques Audiard, Claire Denis, Olivier Assayas, Alain
Guiraudie, Catherine Breillat, Bertrand Bonello, Pascale Ferran, Philippe Grandrieux, Gaspar Noé, JeanClaude Brisseau, Marina de Van, etc. La seconde partie des séances consistera en une réflexion critique et
théorique sur le film projeté à laquelle tous les participants du séminaire seront invités à contribuer. Tout
en faisant une large place à l'analyse de films et de séquences, on examinera aussi plus généralement
diverses tendances du cinéma français contemporain (cinéma d'auteur, “New French Extremity”, “cinéma
des sensations”, etc.).
Mardi 10h - 13h, Première séance le 31 janvier 2017. Salle précisée a la rentrée.
Validation : présentation orale ou devoir écrit.
LE CINEMA DE BRUNO DUMONT
Responsable: Sophie WALON
S2, hebdomadaire
Chacune des séances de ce séminaire sera consacrée à un film de Bruno Dumont : La Vie de Jésus (1997),
L'Humanité (1999), Twentynine Palms (2003), Flandres (2006), Hadewijch (2009), Hors Satan (2011),
Camille Claudel 1915 (2013), P'tit Quinquin (mini-série, 2014), Ma Loute (2016). Ce séminaire se propose
ainsi de retracer la carrière de ce réalisateur phare du cinéma français contemporain, d’analyser ses films
un à un et de manière approfondie, d’en saisir les ressorts esthétiques et narratifs et de mieux en
apercevoir les enjeux (sociopolitiques, moraux, religieux, etc.).
Vendredi 14h - 17 h – Première séance le 03 février 2017. Salle précisée à la rentrée.
Validation : présentation orale (ou devoir écrit).
ESTHETIQUE DU FILM : WORKING CLASS HEROES
Inscriptions limitées à 10 étudiants
Responsable : Françoise ZAMOUR
S1, hebdomadaire
Par-delà les spécificités des cinématographies nationales, des questionnements éthiques, des enjeux
d’esthétique et de représentation traversent le cinéma d’un continent à l’autre, d’une époque à l’autre.
Ce cours propose de parcourir l’histoire et la géographie du cinéma pour interroger la présence et la
représentation des ouvriers à l’écran. En examinant des cinématographies diverses (Straub, Duvivier,
Guédiguian, Bertolucci, Shrader, Skolimovski, Cassavetes, mais aussi Hitchcock ou Mankiewicz) on
s’interrogera sur la relation entre documentaire et fiction, l’incarnation de l’ouvrier, la manière ou les
manières de filmer le travail, les questions de point de vue, etc.
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LUNDI, 15 H -18 H, SALLE WEIL. PREMIERE SEANCE LE 26 SEPTEMBRE 2016.
Validation par travail de groupe, écrit ou oral.
SEMINAIRE D’ANALYSE DE FILMS
Responsable : Françoise ZAMOUR
S1
Ouvert à tous les étudiants désireux d’écrire sur le cinéma, cet atelier s’adresse plus particulièrement à
ceux qui souhaitent, soit au cours de leur travail de recherche, soit en vue de la préparation d’une école
de cinéma, disposer d’outils d’analyse précis, et exercer leur regard et leur plume sur des séquences
choisies dans des cinémas de toutes époques et de nationalités diverses. Il se poursuivra par quelques
séances sur table d’entrainement à l’analyse en temps limité.
VENDREDI, 14 H – 17 H, SALLE WEIL. CALENDRIER SERA PRECISE A LA RENTREE. PREMIERE SEANCE LE 30 SEPTEMBRE 2016.
Validation : deux analyses écrites minimum au cours du semestre.
QUAND LE CINEMA PENSE LA POLITIQUE : LE PARTI D’EN RIRE
Responsables : Françoise ZAMOUR (DHTA) – Marc CREPON (département de philosophie)
S1
Le rire, le burlesque, la satire et la caricature sont, depuis l’antiquité, les armes privilégiées du politique,
souvent les plus populaires, parfois les plus efficaces. Le cinéma n’a pas manqué, depuis ses premières
années, de faire usage, jusqu’à l’excès, de cet arsenal. Nazisme, fascisme, lutte des classes, conflit
palestinien, corruption, prévarication, mensonge, arbitraire. De l’Italie à la Palestine, de Paris à Hollywood,
promenade à travers un cinéma qui n’épargne personne.
Deux mercredis par mois, 19h – 23 h, Salle Dussane. Première séance le mercredi 5 octobre 2016 puis les
19 octobre, 9 et 23 novembre, 7 et 14 décembre, et le 4 janvier 2017.
Validation orale, individuelle ou collective ; sur dossier pour ceux qui n’interviendraient pas à l’oral.
DESIRS D’ASIE
Responsables : Antoine DE BAECQUE et Clélia ZERNIK (Ensba)
S1 + S2 (insécable)
Séminaire tournant entre trois écoles : ENS/ENSBA/La Fémis
Ce séminaire, lié à SACRe, est ouvert aux étudiants qui ne sont pas doctorants dans cette formation.
Depuis quelques décennies, le voyage en Asie prend la tournure d’un nouveau « Grand Tour » : le
parcours en Asie, centré sur les mégalopoles de Tokyo, Hong Kong, Singapour, Séoul ou Shanghai,
constitue un voyage initiatique, un nouveau territoire pour la connaissance et l’imaginaire. Intellectuels et
artistes font ainsi constamment l’épreuve de ce déplacement, rejoignant ces terres éloignées,
traditionnellement associées à la figure symbolique des « antipodes », de l’envers du monde. L’enjeu du
séminaire ne sera pas tant d’approfondir nos connaissances de la culture asiatique, mais plutôt de
comprendre l’origine de ce désir d’Asie ; non pas tenter de définir ce que l’Asie « est », mais bien plutôt ce
que l’Asie « fait » aux intellectuels, aux artistes et aux cinéastes. Nous voudrions comprendre ce que le
séjour en Asie opère comme déplacement, aussi bien dans la pensée que dans l’art cinématographique.
8 séances de 3H, le premier mardi de chaque mois, d’octobre 2016 à mai 2017.
Première séance le 04 octobre 2016, lieux précisés à la rentrée.
Validation : mémoire écrit.
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CONSERVATOIRE DES
TECHNIQUES
CINEMATOGRAPHIQUES
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M1-M2 (Programme disponible à la rentrée). Validation en fin de S2.
Direction scientifique : Laurent MANNONI
Responsable pédagogique pour le master : Thierry LEFEBVRE
Inscriptions après contact préalable indispensable auprès de Thierry Lefebvre : tlefeb@univ-parisdiderot.fr
Lieu : Cinémathèque Française, 54 rue de Bercy, 75012 Paris.
Le Conservatoire des techniques a été créé en 2008 par la Cinémathèque française. Il a pour mission
d’étudier, inventorier, restaurer, valoriser cette collection, d’aider à l’écriture de l’histoire technique du
cinéma et de continuer la collecte d’appareils anciens et récents. Dans cette optique, le Conservatoire des
techniques organise un vendredi par mois une conférence confiée à un spécialiste sur un point d’histoire
précis.
NB: l’entrée étant normalement payante, il est indispensable, pour bénéficier de la gratuité, de
s’inscrire avant le début du cycle auprès de Thierry Lefebvre : tlefeb@univ-paris-diderot.fr
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MASTER 2 : SUIVI ET VALIDATION
DE L’UE “GROUPE DE
RECHERCHE”
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Sous réserve
L’UE « Groupe de recherche » permet à l’étudiant de M2 de s’initier à la recherche en participant à un
séminaire ou à un groupe qui accueille régulièrement des interventions de chercheurs (voir la liste des
groupes ci-après), et d’assister à une ou plusieurs des journées d’étude organisées à Paris Diderot.
Elle est validée de la façon suivante :
1) L’étudiant doit suivre avec assiduité les séances du groupe choisi et/ou un colloque ou une journée
d’étude selon un choix validé par le directeur de recherche.
2) Il rédige en fin d’année un rapport d’activité complet (une dizaine de pages en moyenne)
3) Ce rapport donne lieu à un entretien au cours duquel l’étudiant fait oralement le bilan de son
expérience.
Composition et soutenance du rapport d’activité
Le rapport se composera comme suit :
•
présentation de l’activité de recherche suivie, programme, institutions dans le cadre desquelles se
déroule ce groupe (même chose pour les journées d’étude ou colloques).
•
résumé des travaux : problématiques et perspectives de recherche abordées (au choix :
conférence par conférence, ou pour l’ensemble des séances)
•
bilan individuel de cette expérience (compréhension des pratiques et méthodes de la recherche,
connaissances acquises dans ce cadre, évaluation par l’étudiant de la façon dont le groupe a atteint
certains de ses objectifs en matière de recherche, lien éventuel avec le travail du mémoire, projets de
l’étudiant éventuellement liés à la découverte de cette activité, etc.)
•
si l’étudiant est intervenu dans le groupe (par une communication ou de façon informelle) cela
peut donner lieu à un développement particulier dans le rapport.
Ce rapport ne doit pas simplement être constitué de notes, mais doit constituer une synthèse des
acquisitions en matière de recherche. Il est remis en fin de semestre avec le mémoire, en double
exemplaire, au directeur de recherche et au second lecteur. Il sera évalué au cours de la soutenance de
M2. L’étudiant rappellera oralement et complètera les éléments figurant dans le rapport.
IMPORTANT :
1.
Les étudiants qui ne peuvent pas valider ce séminaire parce qu’ils sont en séjour à l’étranger ou
pour tout autre raison doivent convenir avec leur directeur d’un programme personnel (suivi par exemple
dans leur établissement d’accueil) et permettant la rédaction d’un rapport conforme aux attentes de l’UE.
2.
Les étudiants qui valident leur M2 en deux ans peuvent suivre les séminaires la 1e année et faire
leur rapport pour la soutenance, un an plus tard. Ils peuvent également, s’ils le souhaitent, enrichir leur
expérience en suivant de nouveaux séminaires la seconde année.
NB : il est convenu avec les responsables des groupes de recherche qui ont l’amabilité de nous accueillir
qu’ils ne sont en aucune façon associés à la validation de l’UE : celle-ci se fait strictement à Paris-Diderot,
avec le directeur de recherche (et éventuellement le second lecteur du jury de M2). Les étudiants ne
doivent donc pas s’adresser à ces responsables, mais uniquement à leur directeur de recherche ou à la
responsable de l’UE.
Pour toute question concernant cette UE, s’adresser à Emmanuelle André : emmanuelle.andre@univparis-diderot.fr
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ACTIVITES DE RECHERCHE
ACCESSIBLES AUX ÉTUDIANTS
DE M2
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SEMINAIRE DE RECHERCHE : LITTERATURE-CINEMA (PARIS-DIDEROT/CERILAC)
UFR LAC, Lundi 18-20h (salle à préciser)
Responsables : Jacqueline NACACHE, Régis SALADO
Ce séminaire consacré aux interactions entre littérature et cinéma accueille les étudiants de M1 et de M2
des masters lettres et études cinématographiques. Il peut aussi être suivi par les étudiants du master
cinéma au titre de l’UE « Groupe de recherche » pour ce qui concerne la partie « intervenants
extérieurs ».
NB : il n’est pas possible de valider ce séminaire à la fois comme séminaire de master et au titre de l’UE
« Groupe de recherche ».
Interventions données dans le cadre du séminaire de master du premier semestre :
•
•
•
lundi 28 novembre : Virginie Lauret (« Rivette et le romantisme noir »)
lundi 5 décembre : Mathias Lavin (« Qu'est-ce que la parole littéraire au cinéma? »)
lundi 12 décembre : Ariane Hudelet (« Nouvelles adaptations de Jane Austen »)
Interventions données au second semestre (18-20h)
•
lundi 20 février : Alain Kleinberger, Paris Ouest Nanterre la Défense (Soupault et le cinéma)
•
lundi 20 mars : Anne-Gaëlle Saliot, Duke University (Godard, littérature et cinéma)
•
lundi 24 avril : Sylvain Dreyer, Université de Pau (le rapport littérature-cinéma chez les formalistes
russes)
Les étudiants désireux de suivre ce groupe doivent demander leur inscription sur la liste de diffusion du
groupe à Jacqueline Nacache (jacqueline.nacache@univ-paris-diderot.fr). Les informations sur ces
séances ainsi que les résumés seront envoyés une semaine avant chaque conférence.
CINEMATISMES II : EMMANUEL CARRERE : UN ECRIVAIN AU PRISME DU CINEMA (COLLOQUE)
Jeudi 1er et vendredi 2 décembre 2016, université Paris Diderot, amphithéâtre Turing
Colloque organisé par Jacqueline Nacache et Régis Salado (CERILAC/THALIM)
La première édition du colloque « Cinématismes » (Cinématismes, la littérature au prisme du cinéma,
2010) analysait l’idée d’une influence exercée par le cinéma sur la littérature, telle qu’elle a pu s’exprimer
tant sur le mode volontairement anachronique postulé par Eisenstein (un cinéma imaginaire, qui aurait
existé en puissance dans les autres arts avant son invention technique), que selon des modalités critiques
plus traditionnelles (l’analyse des effets exercés par la culture visuelle puis par le cinéma sur l’œuvre de
certains écrivains, du XIXe au XXIe siècle). L’entreprise de « Cinématismes », parce qu’elle tentait de
construire un terrain de réflexion et privilégiait une approche inspirée de l’histoire culturelle, était
cependant peu entrée dans l’analyse de corpus. Or c’est là une voie fertile, comme l’a prouvé récemment
la thèse de Fabien Gris, « Images et imaginaires cinématographiques dans le récit français contemporain
(de la fin des années 1970 à nos jours) », dans laquelle le chercheur analyse l’œuvre d’une trentaine
d’écrivains contemporains dont l’univers intègre le cinéma de façon indiscutable.
Nous voudrions poursuivre le travail dans cette direction, à la fois dans l’esprit du premier « Cinématismes
» et dans celui du séminaire « Littérature-Cinéma » organisé depuis 2014, qui explore les nouvelles
interactions et dynamiques à l’œuvre dans ce champ.
Dans cette perspective, nous choisissons de nous concentrer sur un écrivain contemporain, Emmanuel
Carrère, non dans un objectif de célébration que lui-même évite de favoriser, mais parce que convergent
de façon exemplaire, dans son trajet et ses travaux, de multiples formes de rencontres entre littérature,
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cinéma et audiovisuel : critique, écriture de scénarios pour le cinéma et la télévision, réalisation,
adaptation, présence manifeste ou secrète du cinéma dans le texte littéraire.
À l’horizon de cette réflexion collective, trois objectifs.
D’une part, au niveau poétique, nous tenterons de saisir la façon dont le cinéma nourrit l’écrivain et ne
cesse, explicitement ou non, de vibrer et retentir dans sa vie comme dans son œuvre. Au-delà, cette
analyse devrait nous permettre d’élaborer de nouvelles méthodes critiques pour approcher des écrivains
contemporains situés dans un contexte résolument intermédial. Enfin, dans une perspective large et
ouverte sur de futurs recherches, nous continuerons d’examiner la façon dont « le cinéma », entendu à la
fois comme concept et comme réalité (artistique, économique), peut éclairer l’étude d’une œuvre
littéraire.
Avec des communications de : Cécile de Bary (Paris-Diderot), Mireille Brangé (Paris 13), Jonathan
Degenève (Sorbonne Nouvelle-Paris 3), Jean-Benoît Gabriel (université de Namur) , Fabien Gris (ParisSorbonne), Jean-François Guennoc (Paris-Diderot), Françoise Lavocat (Sorbonne Nouvelle-Paris 3), Marie
Martin (Université de Poitiers, Daniela Persico (critique, programmatrice, festival de Locarno), Christophe
Reig (Sorbonne Nouvelle-Paris 3), Dominique Rabaté (Paris-Diderot), Laurence Schifano (Paris Ouest),
Francis Vanoye (Paris Ouest).
Vendredi 2 décembre après-midi (à confirmer): Emmanuel Carrère : échange avec le public
RENCONTRES « ARCHITECTURE, CULTURE, PROJET » - VENDREDI 14 OCTOBRE 2016
Organisation: Alain Guiheux (École Nationale Supérieure d’Architecture de Paris Val de Seine) et
Jacqueline Nacache (Paris Diderot)
L’université Paris-Diderot et l’école Nationale Supérieure d’Architecture de Paris Val de Seine, situées sur
le même campus, élaborent actuellement un projet d’association et de mise en commun de compétences.
La création récente du doctorat « Architecture, Culture, Projet » au sein de l’ED 131 (« Langue, Littérature,
Image ») participe des échanges déjà engagés entre l’université et l’école d’architecture. Cette première
journée d’étude vise à mettre en œuvre cette collaboration scientifique et à la faire connaître auprès de
nos collègues et de nos milieux respectifs. Une seconde journée aura lieu le 7 avril 2017.
Lieu: École Nationale Supérieure d’Architecture de Paris Val de Seine
Programme provisoire:
Matin (9h30-13h)
•
Catherine Rannou (L'Agence Internationale : auto-constructeurs, artistes, architectes?)
•
Catherine Coquio (PEROU, pôle d'exploration des ressources urbaines)
•
Sandra Parvu (Georges Pérec)
•
Céline Flécheux (Horizon et architecture)
APRÈS MIDI
•
Marilena Kourniati (la littérature des écrivains et des architectes…)
•
Hélène Baty-Delalande (Littérature et architecture chez Roger Martin du Gard)
•
Xavier Dousson (André Sauvage)
•
Anne Lété (le récit architecte ?)
•
Christian Pottgiesser (Architectures inutiles)
Contact: alain.guiheux@architectureaction.com, jacqueline.nacache@univ-paris-diderot.fr
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CINEMA ET SERIALITE
22ème colloque de la Sercia, 8-9-10 septembre 2016 - Université Paris Diderot / Fondation des Etats-Unis
/ Université Paris Ouest La Défense/ Guest Normandie.
Contact: Ariane Hudelet et Anne Crémieux (ariane.hudelet@gmail.com, anne.cremieux@gmail.com )
La nature du cinéma est étroitement liée à la notion de série. C’est par la succession d’une série d’images
fixes qu’apparaît le mouvement dans les premières inventions comme le zoetrope, puis dans les appareils
des frères Lumière ou de Thomas Edison. Alors que le récit cinématographique se complexifie, certains
films choisissent de se décliner sous forme d’épisodes que les spectateurs sont encouragés à suivre,
comme The Perils of Pauline (1914) ou The Exploits of Elaine (1914). Le plaisir de suivre une histoire sur
plusieurs heures, et de retrouver des personnages après une interruption plus ou moins longue, construit
un sentiment de familiarité et d’attachement accru, que le cinéma continue de cultiver tout au long de
son histoire. Aujourd’hui, la forme sérielle semble dominante culturellement et économiquement, tout
autant associée à la télévision, voire à la « post-télévision » avec les productions de Netflix ou Amazon
Prime, qu’au cinéma commercial où règnent les franchises, les sequels, prequels et remakes.
Ce colloque de la Sercia se propose d’explorer les liens entre la forme filmique et la sérialité au sens large.
Les communications pourront par exemple s’attacher à une définition de la sérialité, à la manière dont
cette dernière s’articule à la question du genre, ou aux notions de corpus ou de cycles. L’approche du
cinéma par la sérialité permet aussi de replacer le cinéma dans une histoire des représentations plus
large : quels liens peut-on tisser avec la sérialité à l’œuvre dans les arts graphiques (retables, fresques,
gravures, bandes-dessinées, romans graphiques), ou avec celle du roman feuilleton du XIXè siècle par
exemple ? Comment expliquer que, culturellement, la série soit souvent associée aux formes populaires,
voire aux « mauvais genres » : polar, animation, comics, horreur, science fiction (dès les premiers serials
comme Flash Gordon)?
Le lien entre cinéma et séries conduit logiquement à considérer la manière dont la forme filmique
« déborde » des limites traditionnelles du cinéma. Les séries télévisées sont aujourd’hui souvent perçues
comme un prolongement logique du cinéma, que de nombreux auteurs (comme Steven Soderbergh par
exemple) privilégient désormais. La frontière entre cinéma et séries télévisées semble s’effacer, avec des
modes de production et de réception qui se rejoignent, des réalisateurs et acteurs qui passent de l’un à
l’autre, des hiérarchies culturelles qui se redistribuent peu à peu. Le rôle des communautés de fans
s’accroît, et les histoires se déclinent de plus en plus sous de multiples formes transmédiatiques – film,
série, jeux vidéos, réalité alternée – qui complexifient encore la notion de série et posent la question de
l’unité ou de la fragmentation des œuvres aujourd’hui.
Conférenciers invités : Scott Higgins (Wesleyan University), Samuel Chambers (Johns Hopkins University).
Parmi les intervenants figurent notamment Eric Dufour, Pierre-Olivier Toulza, Gaspard Delon, Fanny
Beuré.
Le programme complet sera disponible sur le site de la SERCIA : www.sercia.net
ATELIER SCIENTIFIQUE INTERNATIONAL : « POLITIQUES DU MUSICAL HOLLYWOODIEN »
Université Paris Ouest Nanterre La Défense et Université Paris Diderot, du 1 au 3 décembre 2016.
Cet atelier scientifique international fait partie du programme de recherche Musical MC² (le Musical
hollywoodien en Contexte Médiatique et Culturel).
L'atelier proposera une réflexion sur les contraintes idéologiques qui pèsent sur la comédie
hollywoodienne, dans la mesure où le cinéma hollywoodien s’autocensure pendant toute la période
classique. Le film musical est un objet particulièrement négligé dans l’histoire de cette autocensure,
orchestrée par le Code de production hollywoodien. Cet atelier envisagera également la façon dont le film
musical hérite des enjeux du théâtre, en s'intéressant en particulier aux questions raciales et à
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l'importation de spectacles comme Show Boat ou les all black casts de Cabin in the Sky et Carmen Jones.
Parallèlement, nous verrons de quelle façon les exotismes du film musical mettent en jeu des versions
moins authentiques des enjeux ethniques, au contraire utilisés à des fins pittoresques.
Contact pour Paris Diderot : pierre-olivier.toulza@univ-paris-diderot.fr
JOURNEE D’ETUDES « EUROPACORP, MAJOR DE L’INDUSTRIE CINEMATOGRAPHIQUE FRANÇAISE
Université Paris Diderot, Vendredi 13 janvier 2017. Amphithéâtre Buffon.
Organisation et contact : Gaspard DELON et Ana VINUELA
La puissance économique et l’emprise industrielle d’EuropaCorp ont suscité en France, depuis une
quinzaine d’années, des commentaires parfois vifs et souvent peu favorables au studio fondé par Luc
Besson et Pierre-Ange Le Pogam, perçu comme le fer de lance d’un cinéma commercial à l’américaine.
La journée d’études interrogera d’abord le positionnement du studio face à des normes génériques,
esthétiques et narratives associées à Hollywood. La visibilité et l’image de marque de la firme dans
l’espace public feront l’objet de discussions, en lien avec la diversité des productions (franchises et
blockbusters calibrés pour un public international, films à l’identité nationale plus marquée ou portés par
une plus grande sobriété formelle).
On cherchera à cerner les contraintes et les marges d’invention régissant le travail des collaborateurs
engagés par la société (réalisateurs, scénaristes, stars et acteurs, techniciens, etc.). Plus globalement,
l’évolution du « spectre artistique » exploré par les films EuropaCorp depuis le début des années 2000
sera interrogée, ce qui amènera à questionner les notions d’auteur et de producteur à l’aune du
fonctionnement de la société. L’examen des conditions de production et de réception des œuvres sera
plus particulièrement l’occasion de penser le rôle des innovations techniques dans la politique de
l’entreprise.
On s’intéressera également au positionnement du studio dans le paysage audiovisuel français et dans le
marché global du cinéma (pratiques financières, commerciales et managériales de la société ; articulation
entre les activités de production, de distribution, d’édition vidéo/VOD, la vente de droits, l’exploitation et
la gestion de licences ; stratégies d’internationalisation).
On posera enfin la question des rapports entre EuropaCorp et les pouvoirs publics en France, pour
chercher à déterminer l’impact des actions de lobby menées par la société dans les domaines de la
politique culturelle, de la politique industrielle et de la formation aux métiers du cinéma.
FRANCHISES HOLLYWOODIENNES : INNOVATIONS ARTISTIQUES, TECHNOLOGIQUES ET INDUSTRIELLES
(1975-2015)
Colloque international : 8-9 décembre 2016 – INHA (Paris)
Comité d’organisation : Joël Augros (université Paris 8), Gaspard Delon (Paris Diderot – Paris 7) et Kira
Kitsopanidou (Sorbonne Nouvelle – Paris 3).
Interventions de Pierre Berthomieu et Pierre-Olivier Toulza.
D’usage courant à Hollywood depuis les années 1980, le terme de franchise désigne une « marque »
cinématographique attachée à une série de films étroitement connectés sur le plan narratif et disposant,
dans l’espace public, d’une visibilité associée à des déclinaisons commerciales variées et d’une ampleur
88
significative. Emblématique du redressement hollywoodien depuis le milieu des années 1970, la franchise
s’est imposée comme un mode de production structurant pour l’industrie cinématographique
étatsunienne, mais a fait l’objet d’une reconnaissance institutionnelle timide et demeure un objet de
défiance pour la critique cinéphilique, qui l’identifie volontiers aux dérives mercantiles du cinéma grand
public.
Si les études de réception, soulignant le rôle des fans dans l’élaboration d’univers narratifs toujours plus
ramifiés, ont fait de cette production en série un centre d’intérêt privilégié, cette dernière reste un
phénomène mal cerné dans sa globalité et une stratégie mal connue dans ses pratiques, dont les
contraintes et la part d’inventivité demeurent sous-estimées. On cherchera donc à mettre en relief
l’évolution, la diversité et la complexité du phénomène de la franchise hollywoodienne, au moyen d’axes
d’étude privilégiés :
1) Les origines, la stabilisation et les mutations de cette stratégie de production, depuis ses antécédents
hollywoodiens lointains jusqu’à ses transformations les plus récentes.
2) L’étendue du territoire de la franchise hollywoodienne, y compris dans ses déclinaisons commerciales
les moins explorées.
3) Le rôle des innovations technologiques dans l’élaboration et le renouvellement des franchises.
4) La franchise comme entité cinématographique centrifuge, en quête d’une cohérence esthétique,
narrative et discursive perpétuellement menacée par la dispersion géographique et le remplacement des
collaborateurs (producteurs, réalisateurs, scénaristes, acteurs, techniciens, etc.), ainsi que par le
changement des contextes de production et de réception.
5) Les jeux d’influence et de positionnement des franchises cinématographiques les unes relativement aux
autres, au sein d’un système productif soucieux tout à la fois de nouveauté et de sécurité, articulant
genres, compagnies de production ou de distribution, stars, réalisateurs, etc.
« L'ÉTRANGETE TECHNOLOGIQUE A L'ERE DU NUMERIQUE »
Responsables: Emmanuelle André, Martine Beugnet.
Dans le cadre du réseau UDPN (Usages des patrimoines numérisés) de Paris-Sorbonne-Cité et en
collaboration avec l’Axe EMOI du CERILAC, Emmanuelle André (LAC) et Martine Beugnet (LARCA)
proposent une série de rencontres entre des artistes et des historiens et théoriciens du cinéma et des arts
visuels, autour du projet de recherche :
Notre quotidien est imprégné de technologies, dont la vitesse d’évolution et d’obsolescence requiert de
ses usagers une adaptation et une (dé)familiarisation toujours plus rapide. Omniprésence des images,
autonomisation de la perception, faillite ou reconstruction de la mémoire, explosion du virtuel : avec le
numérique notre monde se repeuple de clones et de fantômes. Il s’agira ici d’interroger les manières dont
les technologies contemporaines, les inventions d’artistes, les concepts critiques reformulent la question
de l’étrangeté technologique.
Programme détaillé diffusé à la rentrée sur le site du CERILAC
AJOUTER : Certains séminaires de recherche offerts par l’université Paris 3 sont également accessibles
aux étudiants de l’université Paris 7-Diderot. La liste sera diffusée à la rentrée. Un accord préalable avec le
directeur/la directrice de recherche sera demandé.
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TABLE DES MATIÈRES
Contenu
Coordonnées…………………………………………………………………………………………………………………….2
PRÉSENTATION ...................................................................................................................................................................................................5
STRUCTURE .........................................................................................................................................................................................................5
ACCÈS AUX SÉMINAIRES ....................................................................................................................................................................................5
ACCÈS AUX SÉMINAIRES POUR LES ETUDIANTS EXTERIEURS À PARIS 7.................................................................................................6
ORIENTATIONS SPECIFIQUES ...........................................................................................................................................................................6
VALIDATION DU MEMOIRE ...............................................................................................................................................................................7
CONTROLE DES CONNAISSANCES.....................................................................................................................................................................8
ENSEIGNEMENT DES LANGUES (LANSAD) ..................................................................................................................................................8
ACCÈS ET INSCRIPTIONS ........................................................................................................................................................................ 12
CONSEILS PÉDAGOGIQUES .................................................................................................................................................................... 13
DIRECTION DE MEMOIRES : DOMAINES DE RECHERCHE DES ENSEIGNANTS-CHERCHEURS ............................. 15
STAGES EN MILIEU PROFESSIONNEL POUR LES ETUDIANTS DE LAC ............................................................................. 19
Précisions sur les formalités et le fonctionnement des stages ....................................................................... 20
CONTENUS .................................................................................................................................................. 22
MASTER 1 « tronc commun » .................................................................................................................................................................. 22
Semestre 1 ............................................................................................................................................................................ 22
Semestre 2 ............................................................................................................................................................................ 22
MASTER 2 ...................................................................................................................................................................................................... 23
SEMESTRE 3 RECHERCHE : « HISTOIRE ET ESTHETIQUE DU CINEMA » .................................................................................. 23
Semestre 3 professionnel .................................................................................................................................................. 23
Semestre 4 recherche : « Histoire et esthétique du cinéma » ................................................................................... 23
Semestre 4 professionnel .................................................................................................................................................. 24
MASTER 2 ...................................................................................................................................................................................................... 24
SEMESTRE 3 RECHERCHE : « HISTOIRE ET ESTHETIQUE DU CINEMA » (OPTION ANGLAIS ET CINEMA) ............................... 24
90
Semestre 4 recherche : « Histoire et esthétique du cinéma » (Option Anglais et Cinéma) ................................. 25
COURS OBLIGATOIRE DE M1 ................................................................................................................................................................ 28
1. IMAGES DE LA RECHERCHE EN ETUDES CINEMATOGRAPHIQUES......................................................................... 28
2. CINEMA TRANSNATIONAL EN EUROPE : APPROCHES SOCIO-ECONOMIQUES .................................................. 29
3. SCIENCES ET CINEMA ..................................................................................................................................................... 30
PREMIER SEMESTRE ................................................................................................................................................................................ 32
Histoire(s) de voir – le cinéma, un art manuel ..................................................................................................... 32
La Serie B de 1931 a 1956 : La face cachee du cinema hollywoodien classique....................................... 33
Enjeux du film de franchise hollywoodien ............................................................................................................. 34
Aspects du classicisme hollywoodien ...................................................................................................................... 34
Corps et spectacle dans le cinema classique hollywoodien ............................................................................. 35
Littérature-cinéma .......................................................................................................................................................... 35
SECOND SEMESTRE .................................................................................................................................................................................. 37
Histoire(s) de voir – le cinéma, un art manuel 2 (voir infra) .......................................................................... 37
Fenetres et récits ............................................................................................................................................................. 37
a l’écoute de l’histoire : cinéma, histoire(s), les formes d’un raccord ......................................................... 37
Médiation, organisation, encadrement ................................................................................................................... 38
ATELIER PRATIQUE DE RÉALISATION............................................................................................................................................. 39
MODALITÉS D’INSCRIPTION AUX ATELIERS ET OPTIONS SPÉCIFIQUES ............................. 41
ATELIER ARCHIVES ET DEVENIR DES IMAGES (M1 et M2. Cinémathèque Française) ........................................... 43
SEMINAIRES DU MASTER « ARTS ET CULTURE VISUELLE DANS LES PAYS ANGLOPHONES » ........................... 61
Introduction to research on the visual arts: moving images / Introduction a la recherche sur les
arts visuels ......................................................................................................................................................................... 61
Literature and film : adaptation in theory and practice / Analyse de film, analyse de texte: les
enjeux de l’adaptation. .................................................................................................................................................. 62
Art moderne et contemporain. La photographie entre art et histoire. ......................................................... 63
Art et cinema (art and the moving image) ............................................................................................................. 64
Theories et practices of images in the United States – The « soft power » of images and visual
culture (19th – 21st c.) ..................................................................................................................................................... 65
Premier semestre ............................................................................................................................................................ 69
Actes, gestes, postures dans les films de jean-luc godard ................................................................................ 69
91
Du mode d’existence des objets techniques : Chaplin et Keaton, Vertov et Eisenstein ......................... 70
Théorie des genres documentaires .......................................................................................................................... 70
Martin GOUTTE ................................................................................................................................................................ 70
Gestes contemporains du montage ........................................................................................................................... 70
Térésa FAUCON................................................................................................................................................................. 70
Second semestre .............................................................................................................................................................. 71
Theories et histoires des formes visuelles et sonores ....................................................................................... 71
Nicole BRENEZ, Philippe DUBOIS, Antonio SOMAINI .......................................................................................... 71
Le cinéma japonais des années 60 ............................................................................................................................ 72
Actrices et personnages au theatre et au cinema : Figure de meres ............................................................ 75
claude chabrol, l’œuvre au noir.................................................................................................................................. 75
Le cinema français contemporain ............................................................................................................................. 76
le cinema de bruno dumont ......................................................................................................................................... 76
Esthetique du film : working class heroes .............................................................................................................. 76
Seminaire d’analyse de films....................................................................................................................................... 77
quand le cinema pense la politique : le parti d’en rire ...................................................................................... 77
desirs d’asie ....................................................................................................................................................................... 77
Séminaire de recherche : Littérature-Cinéma (Paris-Diderot/CERILAC) ................................................................................. 85
Atelier Scientifique International : « Politiques du musical hollywoodien » ....................................................................... 87
Journee d’etudes « europaCorp, major de l’industrie cinematographique française ...................................................... 88
Franchises hollywoodiennes : innovations artistiques, technologiques et industrielles (1975-2015) ....................... 88
TABLE DES MATIÈRES ............................................................................................................................................................................. 90
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