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A propos des clystères de baptême

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A propos des clystères de baptême
Louis-Jean DUPRÉ
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A propos des clystères de Baptême
Louis-Jean DUPRÉ
Anesthésiste Réanimateur. 73230 St Alban Leysse
E-mail : ljdupre@wanadoo.fr
Devant un clystère d’étain avec une canule longue et courbe, terminée en olive avec de nombreux
trous d’injection, on parle souvent de clystère de baptême. Ces objets sont apparus vers la fin du XVII°
et ont été utilisés parfois jusqu’au début du XX° siècle. Le terme de clystère a déjà, à la fin du XVII°
siècle, une connotation péjorative et la plupart des ouvrages d’obstétrique préfèrent utiliser le terme
de seringue de baptême. Quelle a été réellement l’utilisation de ces objets [Fig 1].
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Figure 1 : Un clystère de baptême assez caractéristique, par sa petite taille, sa canule longue et recourbée, terminée en
olive. Avec l’aimable autorisation de l’Association des amis du patrimoine médical de Marseille.
Le limbe des enfants et le baptême
Le limbe des enfants avec sa damnation éternelle, est une idée qui a pris forme au XIII° siècle et n’a
été remise officiellement en cause qu’en avril 2007 par Benoit XVI (1). Le baptême est alors
l’instrument indispensable de salut pour racheter le péché originel. Ceux qui ne le reçoivent pas ne
Dupré LJ. : A propos des clystères de baptême. www.clystere.com, juillet 2016.
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peuvent accéder au Paradis, ils sont condamnés à errer dans les limbes, lieu intermédiaire entre le
purgatoire et le Paradis. Ils ne souffrent pas, mais sont privés à tout jamais, d’accéder à la béatitude
promise. Cela atténue cependant la position de Saint-Augustin qui, s’appuyant sur l’Evangile selon
Saint-Mathieu, renvoyait ces enfants dans un enfer éternel, conception encore défendue par SaintGrégoire le Grand, Clément IV en 1267 ou le concile de Ferrare Florence de 1438-1445. Les enfants
non baptisés sont exclus du cimetière paroissial. Ils ne pourront être enterrés dans un lieu non consacré, qu’à partir du concile de Trente au XVI° siècle.
Pour éviter cette exclusion, une pratique singulière se répand à partir du XIV° siècle, la pratique des
« répits ». Le répit est une pause entre deux morts, consistant à faire ressusciter un enfant décédé
avant d’avoir reçu le baptême. Les enfants mort nés sont amenés par leurs parents, dans des sanctuaires, parfois très éloignés, où l’on priait pour qu’ils reprennent vie, un très court instant, afin d’être
baptisé, puis enterrés en terre chrétienne. Ce sont les travaux de médecine légale du XIXe siècle qui
ont permis de comprendre le comportement spécifique du cadavre du nouveau-né : quelques heures
ou quelques jours après la mort, le corps retrouve une certaine flexibilité et chaleur ; des déjections
peuvent être rendues par le nez, les yeux, la bouche ou l’anus ; ce qui bien sûr ne correspond pas à
une résurrection. Si des milliers d’enfants ont été concernés par ces répits pendant près de cinq
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siècles, le « retour à la vie » restait quand même très aléatoire (2,3) [Fig 2].
Figure 2 : Notre Dame de la Vie, dans la vallée des Bellevilles en Savoie. Sanctuaire à répit autour de
cette déesse du néolithique, l’activité a débuté au Moyen Âge, pour culminer au XVII° siècle, époque où
la chapelle fut construite. Malgré les conditions climatiques, on venait de très loin amener les bébés,
dans l’espoir d’un signe de vie pour pouvoir les baptiser. © Martine Dupré.
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La césarienne après la mort de la mère est une pratique très ancienne. Elle était imposée par la loi
romaine et pratiquée dans le but d'extraire des enfants vivants. A partir du XIII° siècle, c’est l’église
qui l’impose dans tous les cas où une femme enceinte meurt, quel que soit l'âge de la grossesse (Conciles de Cologne (1280), de Langres (1404), de Paris (1557); Synodes de Sens (1514), de Cologne
(1528), de Cambrai (1550)). L’objectif était d'obtenir des enfants vivants et de leur administrer le baptême (4). Depuis le XVII° siècle, l'opération n'est pratiquée que lorsqu'on a l'espoir d'avoir un fœtus
viable (5-7). Cette césarienne post mortem est très bien décrite par Pierre Dionis (1643-1718) dans
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son « traité général des accouchements » [Fig 3].
Figure 3 : Les instruments nécessaires à une césarienne, chez une femme vivante (A à H) et chez une
femme morte. (K à M) ; K : le scalpel pour une incision xyphopubienne et l’hystérotomie, L : les ciseaux
pour compléter la laparotomie, M : La burette d’eau bénite pour arroser immédiatement la tête de
l’enfant [8].
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Une incision xyphopubienne est faite au scalpel, le péritoine est ouvert tout le long avec des ciseaux,
l’hystérotomie est faite avec le scalpel. La tête de l’enfant est alors soulevée pour être baptisé sans
délai avec la burette. L’enfant est alors extrait, le cordon est ligaturé et coupé. Dionis insiste sur la
rapidité du geste pour espérer sortir un enfant vivant. Mais dans tous les cas il baptise les enfants,
qu’ils aient des signes de vie ou non, les signes de vie étant reconnus par la perception des battements du cordon. Il justifie son attitude par deux raisons. La possibilité que l’enfant ait encore
quelques soupirs de vie, sans battement du cordon. La présence dans « la chambre de parentes et
voisines, qui ont pour la plupart une imagination timide, & occupées de préjugez les plus déraisonnables » Ces femmes prennent l’enfant dans les bras, le frotte, le remue, ce qui peut entraîner un petit
mouvement de lèvre ou de paupière, interprété comme un signe de vie (8). Vers la fin du XVIII° siècle,
la césarienne sur parturiente décédée ne se fait plus que lorsque l’on pense que l’enfant est vivant.
Les rituels admettent que la mère avec son bébé dans le ventre, peuvent être enterrés dans un cimetière consacré (9). La première césarienne sur une femme vivante serait le fait, en 1500, d’un dénommé Nuser, châtreur de porc, du village de Siergershausen, canton de Thurgovie en Suisse qui avec
l’autorisation des autorités ouvrit le ventre de son épouse Elisabeth Alespachin pour en extraire
l’enfant. Le garçon survécu et sa mère aussi, elle eut même d’autres enfants (10,11). Dès la deuxième
moitié du XVI° siècle, François Rousset (1531-1598) se fait l’apôtre de la césarienne sur une mère
vivante (mais non anesthésiée). Les résultats sont catastrophiques et il faut attendre le XIX° siècle
pour que l’intervention soit communément admise (12).
Lorsque l’enfant est en danger de mort, lors de l’accouchement, une autre solution pour lui éviter les
limbes, est le baptême in utéro : « dans le danger que la mère ne meure dans l’accouchement, avant
la naissance de l'enfant, ou l’enfant avant l’accouchement peut-on le baptiser dans le sein de sa mère
avec un instrument qui puisse porter l’eau jusqu’à lui ? » (13). C’est ainsi qu’est apparu le « clystère de
baptême ». Le premier à préconiser le baptême in utero est peut-être l’évêque islandais Jon Sigurdarson en 1345. Le sexe de l’enfant n’étant pas visible, l’enfant est baptisé sous le nom de « créature de
Dieu » (14). C’est surtout Gabriel Biel (1420 -1495), théologien allemand, qui à la fin du XV° siècle, a
pris position pour baptiser, en cas de danger de mort, l’enfant au sein de sa mère (15). Selon les historiens du musée Sybodo de l’histoire de la médecine au Luxembourg, il y aurait eu un baptême in ute-
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ro, avec une seringue, à Brixen, dans le Sud-Tyrol déjà en 1480 (16).
La réflexion théologique sur le baptême « in utéro »
Au XVI° et XVII° siècle, la notion du moment où le fœtus devient un être vivant est une question fondamentale et non résolue (17) [Fig 4]. La validité du baptême in utéro fut pendant près de trois
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siècles, l’objet de vives discussions
entre théologiens.
Cette doctrine fut rejetée par la plupart des théologiens, comme contraire à l'Ecriture, et comme une profanation
de
l'eau
baptismale.
L’opposant le plus virulent était
Théophile Raynaud (1584-1663) mais
il n’était pas seul à adopter cette
position d’invalidité, il y avait notamment Jean d’Arenthon d’Alex
(1620-1695), Noel Alexandre (16391724), Gaspard Juenin (1650-1713),
Nicolas l’Herminier (1657- ), JeanPierre Gibert (1660-1736), Jean Laurent Berti (1696- ), Jean Gaspard
Corelli (1787-1849), le Cardinal Girolamo Maria Gatti (1834-1916), et
bien d’autres. Le Rituel romain pose
en principe qu’un enfant complètement enfermé dans le sein de sa
mère ne peut pas être baptisé, il se
fait l'écho de tous les théologiens
Figure 4 : Page de couverture du livre de Jean Liebaut en 1548. © Collec-
antérieurs au XVIII° siècle, « qui tion BIU Santé Pharmacie.
n'avaient point prévu la possibilité du baptême intra-utérin à l'aide d'un instrument » (18), et
l’extraction du bébé par le forceps (15). Cet instrument a été inventé par Pierre Chamberlan le Vieux
(1560-1631). Il a été utilisé à l’abri des regards dans cette famille d’obstétriciens jusqu’à sa divulgation par Hugh Chamberlen le Jeune (1667-1728) à la fin du XVII° siècle [Fig. 5] (19).
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Le concept du baptême de l’enfant dans le sein de sa mère ne fut que partiellement soutenu. Parmi
ceux qui y sont favorables, figurent entre autres au XVI° siècle Francisco de Vitoria (1483-1546), Juan
Maldonnat 1534-1584), Francisco Suarez (1548-1617) et au XVII et XVIII° siècles Claude Lacroix (16521714), Benjamin Elbel (1690-1750). C’est surtout François Emmanuel Cangiamila (1702-1763) dans
son ouvrage intitulé : “Embriologia saga…” publié à Palerme en 1751 et de nombreuses fois, réédité
et traduit, qui se fait le défenseur de l’enfant à naitre et du baptême in utéro. Il justifie son titre parce
que l’embryon est l’enfant avant la naissance. Il réfute les arguments subtils de Raynaud et autres
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théologiens qui mettent en doute qu’un enfant qui n’est pas vraiment né, puisse être baptisé, c’est à
dire être appelé à naitre à nouveau.
Figure 5 : Les forceps inventé par Pierre Chamberlen le Vieux, au début du XVII° siècle mais gardé secret au sein de la
famille Chamberlen jusqu’à la fin du siècle. © Wellcome Image
Pour lui, la première naissance est la conception. « La naissance qui nous fait chair est celle in utero et
non celle ex utéro » (18,20). Il est soutenu dans sa démarche par le pape Benoit XIV (1675-1758), mais
aussi par le célèbre accoucheur parisien : François Mauriceau (1637-1709) (21). A la fin du XVII et au
début du XVIII°, Mauriceau et Philippe Peu (1623-1707) se livreront à une querelle d’une rare violence
au travers de leurs ouvrages, Mauriceau allant jusqu’à proposer comme titre « la mauvaise pratique
des accouchements » pour le livre de son rival. Il lui reproche entre autre, de ne pas admettre le baptême au sein de la mère : « Pour la Morale, la Religion & les Sacremens, ils y sont traitez avec indignité ». La réponse de Peu est ambiguë. Il doute de la valeur de l’ondoiement « en portant de l’eau nette
par le moyen du canon d'une seringue, jusques sur quelque partie de son corps », mais reconnait le
pratiquer lui-même (21-23). La polémique sur la validité ou non du baptême in utéro est telle qu’un
chirurgien finit par demander l’avis des sages de la Sorbonne. La question précise, que le baptême est
fait “sous condition”, avec l’aide d’une petite canule, sans porter tort à la mère. Le délibéré en Sor-
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bonne est signé par A Lemoyne, L de Romigny et De Marcilly, le 10 avril 1733. Il souligne d’abord la
difficulté de la question. Il écrit « le Conseil estime que l'on pourroit se servir du moyen proposé, dans
la confiance qu'il a que Dieu n'a point laissé ces sortes d'enfans sans aucuns secours, & supposant,
comme il est exposé, que le moyen dont il s'agit est propre à leur procurer le Baptême ». Les sages
précisent que ce baptême ne peut être donné que « sous condition », et suggère au requérant de
prendre au moins l’avis de son évêque, voire celui du Pape (18, 24-26) [Fig6].
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Figure 6 : Délibéré en Sorbonne du 10 avril 1733 [26].
Qui baptise « in utéro » ?
Toute personne homme ou femme, fidèle ou infidèle, baptisée ou non peut être ministre du baptême
comme cela a été défini dans plusieurs conciles, en particulier celui du Latran en 1215. « Cependant
les Accoucheurs, les Sages-Femmes & tous Laïques, ne doivent baptiser que dans une extrême nécessité (c. à d) lorsque l’enfant est dans un danger évident de mort » (27). En intra utéro, le geste ne peut
être fait que par une sage-femme ou l’accoucheur. « Tout médecin ou sage-femme a le droit, quelle
que soit sa religion, de donner le baptême in extremis » (28). C’est en réalité, le plus souvent, la sagefemme sur place, qui est amenée à faire le baptême, parfois sur injonction de l’accoucheur appelé en
renfort. Au XIX° siècle, en cas de risque vital pour l’enfant, il est habituel que le baptême in utero, soit
réalisé systématiquement par les sages-femmes, tout au moins pour les accouchements dans les familles chrétiennes, quelle que soit leur communion (29-32). Seul Velpeau ironise sur le baptême dans
l’utérus : « Il est rare toutefois que ce baptême par injection, à l'aide d'une seringue, que Peu ridiculise
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déjà, soit mis en usage », mais insiste paradoxalement tout de suite après sur la nécessité du médecin
de se plier aux convictions religieuses de la famille de l’accouchée (33). Aux XV° et XVI° siècles, il n’y
avait pratiquement que des matrones, choisies et certifiées par le curé. Analphabètes, elles tenaient
leur savoir de leur vécu personnel et d’une transmission de mère en fille ou directement d’une autre
accoucheuse (34). Il était alors fait très peu de cas des matrones comme le montre le titre de cet ouvrage de Gervais de la Tousche ( ?- ?), paru en 1587 : « Tres-haute et tres-souveraine science de l'art
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et industrie naturelle d'enfanter. Contre la maudicte et perverse impericie des femmes que l'on appelle saiges femmes, ou belles meres, lesquelles par leur ignorance font journellement perir une infinité de femmes & d'enfans à l'enfantement... A de ce que desormais toutes femmes enfantent heureusement, et sans aucun peril ny destourbier, tant d'elles que de leurs enfans, estant totes saiges et
perites en icelle science » (35).
Au XVII°, dans les villes, il y avait quelques sages-femmes formées, ce qui n’était pas le cas à la campagne, où l’accouchement restait du domaine de la matrone. Au début du XVIII°, sous l’influence de
Marguerite de La Marche (1638-1706) et surtout Madame Angélique de Coudray (1712-92), la formation des sages-femmes devient une réelle préoccupation, y compris dans les campagnes (36,37)
[Fig7].
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Figure 7 : Le livre de Madame Le Boursier du Coudray, pour la formation des sages-femmes en 1773 [37].
Cet enseignement se poursuit et s’amplifie au XIX° sous l’influence de Marie Louise Lachapelle (17691821) (38). Les accoucheurs comme François Mauriceau, Cosme Viardel (16 ??-16 ??), Paul Portal
(1630-1703), Philippe Peu et Pierre Dionis, François Ange Deleurye (1737-1780), Jean François Icart
(1734-1804), Jean Louis Baudelocque (1745-1810) publient leurs ouvrages destinés aux accoucheurs
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et aux sages-femmes, dont la profession devient plus technique, avec la possibilité de faire certains
gestes (4,21-23, 29,39-43). Mais la mainmise du clergé sur l’enseignement et sa validation, persiste,
du fait de l’importance du baptême aux yeux de la société (34,44,45).
Comment baptiser.
Denis Diderot (1713-1784) dans une lettre à Mademoiselle Voland datée du 14 octobre 1760 raconte
cette anecdote à propos d’un homme célèbre appelé Grégoire (probablement un médecin écossais de
la lignée des Gregory) : « dans tous les accouchemens laborieux, il baptisait l'enfant dans le sein de la
mère; oui, dans le sein de la mère. Or savez-vous comment il s'y prenait? D'abord il prononçait la formule : enfant, je te baptise; puis il remplissait d'eau sa bouche qu'il appliquait convenablement, soufflant son eau le plus loin qu'il pouvait; en s'essuyant ensuite les lèvres avec une serviette, il disait : « Il
n'en faut que la cent-millième partie d'une goutte pour faire un ange » (46). En pratique, dès le XVII°
siècle, « On baptise facilement un enfant, en prenant de l'eau dans le creux de la main qu'on introduit
avec adresse & avec promptitude, ce que nos Sages-Femmes de Palerme font avec dextérité » (47).
Le baptême in utéro peut être éventuellement donné par une petite éponge ou un tampon d’ouate
hydrophile, imbibés d’eau bouillie que l’on exprime en touchant l’enfant. Eventuellement la sagefemme peut prendre une cuillère (28,47,48), mais le plus souvent c’est un clystère ou seringue qui est
utilisé. La pratique du baptême avec une seringue, est bien codifiée : « Elle doit se servir d’une seringue bien nette et mettre de l’eau tiède dedans. Il faut porter le doigt indice dans la matrice, & le
canon de la seringue couché dessus, le doigt un peu plus avancé que le canon, tant pour faire le discernement si l’eau touche la teste de l’enfant ou autre partie à nud, que pour empêcher que l’enfant
ou la mère ne soit blessée par le canon, & en poussant le baton de la seringue, pour jetter l’eau, il faut
dire : Si tu as vie, je te baptise au nom du Père & du Fils & du Saint Esprit » (36). Tous les manuels
destinés aux sages-femmes, reprennent cette technique, en insistant sur la nécessité de bien oindre
d’huile, la main qui oriente la canule (24,26,29,49,50). Pour certains, il est indispensable de faire trois
aspersions rythmées sur la formule du baptême, voire de déplacer l’extrémité de la canule en forme
de croix (43,51-54). Il peut arriver que la poche des eaux ne soit pas rompue, voire beaucoup plus
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exceptionnellement si le travail est en cours, que le col ne soit pas bien dilaté. Si le baptême in extremis est nécessaire, il est toujours possible de rompre les membranes, et de dilater suffisamment
l’orifice utérin pour passer le col avec la canule (55). L’eau de baptême peut être de l’eau simple ou
bénite, de l’eau de mer, de rivière, de pluie, de puits, de fontaine ou de glace fondue, mais la sève des
arbres n’est pas valable (36). A la fin du XVIII° siècle, il est précisé que vin et bière, ne sont pas valables pour les baptêmes, sans doute parce que ces boissons « raffermissantes » étaient plus à portée
de main que l’eau pure. (49).
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Le clystère ou seringue de baptême.
Même si accoucheurs et sages-femmes préconisent une seringue de baptême spécifique, n’importe
quel clystère peut être utilisé. Gustave Joseph Withowki (1844-1922) raconte comment avec son confrère de Cormeilles, il fut amené à donner le baptême in utéro « avec une grosse seringue à cheval;
c'était le seul appareil hydraulique qui existât dans le voisinage » (56). Le premier instrument apte à
injecter au niveau de l’utérus est le speculum inventé par Santorio Santorio, encore appelé Sanctorius
(1561-1636), célèbre médecin italien, speculum sur lequel il adaptait une seringue pour faire des injections dans la matrice (57) [Fig8].
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Figure 8 : Le speculum de Sanctorius. De gauche à droite. Le speculum avec son mandrin
en place, le speculum et son mandrin, une seringue connectée au spéculum permet
l’injection intra-utérine. [57]
Mais cet instrument, ne permettant pas le contact direct avec l’enfant n’est pas adapté au baptême
de l’enfant au sein de la mère. Au XVIII° la maitrise des potiers d’étain, permet facilement de fabriquer différents clystères ou seringues répondant aux besoins (58) [Fig 9].
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Figure 9 : Différentes seringues proposées par Salmon. 4 et 5 sont des seringues de femme avec 3 canons différents
G,L,M. [Salmon M. Art du potier d’étain. Première et seconde partie. Paris, Moutard, 1788, planche XI].
La première caractéristique de cette seringue de baptême est sa petite taille, de la taille d’une seringue à enfant (24,40,50,59,60). Une contenance de 2 onces est suffisante. « Il faut que le corps de la
seringue soit fort court, autrement elle seroit dangereuse ; parce que le canon et la seringue joints
ensemble doivent être portés & soutenus par la main droite seule, & que le poids & la longueur d'une
grosse seringue nuiroient à la sureté de l'injection, & mettroient en risque de blesser la mere » (26). La
longueur du canon est supérieure à celle des autres seringues, de cinq à six pouces au moins (24, 26
,49). Certains préconisent une canule droite (59) [Fig 10], mais le plus souvent c’est une canule coudée
qui est utilisée.
L’essentiel est que l’extrémité du canon soit bien polie, mousse et arrondie, percée à son extrémité,
éventuellement renflée (24, 26, 29, 49,61). Certaines de ces seringues de baptême avaient même un
orifice du canon en forme de croix (62). Enfin, un piston tout en étain, terminé par un anneau, plutôt
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qu’une poignée en bois, permet d’y insérer le pouce de l’opérateur qui ne dispose que d’une main
pour agir sur la seringue (26) [Fig 11].
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Figure 10 : Seringue pour le baptême ou le lavage des plaies, avec un siphon droit plus épais et arrondi [59].
Figure 11 : Une rare seringue de baptême typique, répondant aux souhaits de Deveaux [26] © Me Lafaury,
Savoie Enchères, Chambéry.
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Deux instruments particuliers dans le cadre de ces accouchements mettant en péril la vie de l’enfant
ont été inventés. Georges
Herbiniaux (1735-1811), est
un chirurgien accoucheur de
Bruxelles. Il était partisan de
l’extraction avec un levier
plutôt qu’au forceps. Il se
heurta violement à l’école
française, favorable au forceps et représentée par André
Levret (1703-1780), Alphonse
Louis
LeRoy
Deleurye
et
(1742-1816),
Baudelocque.
Herbiniaux perfectionna le
levier de Roonhuysen, en lui
adjoignant
sur
l’un
des
manches, un cylindre creux
avec un piston qui constitue
au besoin un corps de seringue, très propre à ondoyer
l'enfant avant l'opération et
pour injecter de l’huile soit
dans la matrice, soit dans le
vagin (63,64) [Fig 12].
Cet instrument ne fut guère Figure 12 : A droite, le levier d’Herbiniaux avec sa seringue permettant de baptiser
utilisé qu’en Belgique. Eugène
in utéro [63].
Verrier (1824-1910) est un médecin parisien qui a mis au point un instrument spécifique pour administrer le baptême in utero. Cet instrument se compose d’un tube en caoutchouc suffisamment long
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pour aller dans le col de l’utérus, l’ouverture inférieure est terminée en croix, l’ouverture supérieure
est raccordée à un entonnoir en métal. Les avantages de ce système sont pour l’auteur : la facilité de
transport pour le médecin, car l’appareil se démonte en deux parties, le baptême est donné par infusion et non injection et surtout pas de profanation par un instrument souillé. En effet, il pense que
c’est une espèce de profanation, « quand le médecin est obligé… de prendre la seringue qui se trouve
dans la maison de sa cliente, et qui toujours a servi à des usages abjects » (32) [Fig13]. Son instrument n’aura pas un grand succès.
Dupré LJ. : A propos des clystères de baptême. www.clystere.com, juillet 2016.
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Figure 13 : L’instrument de baptême inventé par Verrier dans la seconde moitié du
XIX° siècle [32].
En 1825, les seringues de baptême appartenaient à l’inventaire de chaque trousse de sage-femme
(16), surtout à la campagne où les gens, étant pauvres, n’avaient pas de seringue. Dans cette trousse,
il y avait outre la seringue de baptême en étain, un clystère à lavement en étain, avec embout rectal
mousse et éventuellement une canule à injection vaginale, une algalie pour vider la vessie, un cathéter (tube rigide) pour insuffler l’enfant, des ciseaux à bout mousse et des lacets fins pour le cordon,
une brosse et quelques flacons de médicaments d’urgence comme l’ Ipécacuanha (Ipéca), le Kermès
minéral, l’ammoniaque ou l’écorce de chêne, la teinture de cannelle, l’acide acétique … (16,50,65,66).
Dans la France rurale pauvre, ce matériel pour la sage-femme revêt une telle importance que les mé23 juillet 2016
decins formant les sages-femmes comme Jean-Jacques Bouestard de la Touche (1730-1810) fondateur de l’école de sages-femmes de Morlaix ou Icart se battent pour que les frais soient pris en charge
par les diocèses (65,67). « La dépense ne peut point alarmer le Diocese, 10 livres une fois payées, sont
suffisantes pour completter l'Etui portatif, que chaque Sage-Femme doit avoir… Les Sages-Femmes ne
seront que les dépositaires de ces Instrumens : Messieurs les Consuls seront priés de les faire passer à
la Sage-Femme qui remplacera l'ancienne » (65) [Fig 14].
Dupré LJ. : A propos des clystères de baptême. www.clystere.com, juillet 2016.
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Figure 14 : La trousse minimale d’une sage-femme au début du XVIII° siècle [65].
Mais l’utilisation d’une seringue de baptême spécifique ne
sera pas toujours la règle. Dans les trousses de sagefemme, la seringue de baptême peut être remplacée par
une seringue de femme, [Fig. 15].
On peut aussi y trouver un seul clystère avec deux canules,
l’une droite pour les lavements, et l'autre, courbe, pour les
injections vaginales (54,68). Une autre solution consiste à
avoir « Une seringue moins grosse, d'étain, munie d'une
canule ordinaire pour donner des lavements aux enfants; il
faut une autre canule courbe, dont le bout renflé doit être
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percé ; elle sert à faire des injections dans le vagin et l'utérus » (61).
Figure 15 : Seringue de femme (31) et clystère à lavement (32). La petite canule (33) s’adapte sur la seringue
de femme pour donner un lavement à un bébé. [Delattre
GA. Planche 12 : Vaccinations et instruments divers. In :
Traité pratique des accouchements, des maladies des
femmes et des enfants, Atlas. Roger et fils, Brest, 1863,
p70.]
Dupré LJ. : A propos des clystères de baptême. www.clystere.com, juillet 2016.
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Les seringues de femme.
Les seringues à injection vaginale et utérines seront largement utilisées en obstétrique : d’abord pour
des raisons d’hygiène : « Comme les femmes de la campagne ont rarement les moyens de se baigner,
et qu'elles sont privées de cette ressource, on y suppléera par des fomentations émollientes, tant sur
le bas-ventre que sur les parties naturelles, ainsi que par des injections dans le vagin » (43), ensuite
pour laver les résidus placentaires, obtenir l’hémostase et la contraction utérine, des injections d’eau
froide, mêlée parfois de vinaigre, et d’extrait de Belladone sont utilisées dans l’utérus (69-72). Certains accoucheurs préconisent l’injection de grandes quantités d’eau (2 litres), alternativement froides
et chaudes avec des seringues de gros volumes, pour déclencher le travail (73). Ce qui peut aussi être
fait avec de l’eau goudronnée : « Je me sers d'une petite seringue, ordinairement d'étain, contenant
60 à 80 grammes d'eau de goudron, et dont la canule, longue de 20 à 22 centimètres, a de 3 à 5 millimètres de diamètre à son extrémité et présente une courbure semblable à celle d'une sonde de
femme » (74). Enfin, pendant l’accouchement, de l’huile est souvent injectée dans le vagin, pour faciliter l’expulsion (63).
En gynécologie aussi les clystères utérins sont utilisés, dans les ptoses utérines « Les clystères pour la
matrice conviendront à mêsme fin qui la fomenteront, la laveront,
detergeront, fortifieront & consolideront » (10). Mais aussi : « dans
les fleurs blanches, la chlorose ou pâles couleurs, les ulcères et
autres affections de l'utérus » (75). Les injections sont le plus souvent
vaginales et se font avec une « seringue de toilette ». C’est une seringue de 4 à 6 onces, avec un siphon droit lorsque l’injection est
faite par une autre personne que la malade ou un siphon coudé en
arc ou presque à angle droit, si la femme se fait elle-même
l’injection. Le siphon est « terminé par une extrémité olivaire, trouée
en tête d’arrosoir » (60,76) [Fig 16].
Au XIX° siècle, avec le développement du bidet dans les différentes
couches sociales, les seringues de femmes vont devenir un objet du
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quotidien. Pour la société la notion de propreté sèche obtenue par
des linges, fait place à la propreté par l’eau (77). Par souci de propreté, les femmes se servent de ces seringues appelées « seringues
de femme, de propreté ou de toilette ». « Lorsqu’on ne fait qu’un
usage modéré et convenable de cette seringue, son emploi est des
plus avantageux comme moyen de propreté » (78). Les injections Figure 16 : La seringue de toilette
selon Velpeau [76].
étaient faites d’eau ou d’eau savonneuse dans un espoir de contraception, bien illusoire. Au cours du
Dupré LJ. : A propos des clystères de baptême. www.clystere.com, juillet 2016.
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XIX° siècle, ces seringues vaginales vont laisser la place aux clysopompes de Petit, seringue de Négassek, irrigateur du Docteur Aiguisier … [Fig 17].
Figure 17 : De gauche à droite et de haut en bas : Irrigateur du Dr Eguisier à ressort, variante à piston, pompes
seringues de type Negassek ou Heymann, Clysopompe © collection de l’auteur.
En conclusion
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Toutes les seringues à canule recourbée et terminée en olive sont-elles des seringues de baptême ?
[Fig. 18 et 19]. Il est difficile d’être affirmatif. Il est facile d’éliminer un certain nombre de clystères de
par leur grand volume, avec une canule relativement courte, ou très recourbée pour une autoadministration [Fig 20]. Un certain nombre de sages-femmes disposaient dans leur matériel d’une
véritable seringue spécifique, fabriquée pour donner le baptême. Ces objets sont devenus très rares.
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Les éléments distinctifs sont la longueur importante de la canule, par rapport au corps et l’orifice
d’injection terminal qui n’est pas en pomme d’arrosoir.
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Figure 18 : Algalie et Seringue à injection dans la matrice. Mauriceau n’emploie pas le terme de « seringue de
baptême » [Mauriceau F. Traité des maladies des femmes grosses Jean Henault, Paris, 1668, 536p].
Figure 19 : Dans son ouvrage publié en 1887, Witkowski, reprend la gravure de l’ouvrage de Mauriceau publiée deux
siècles plus tôt, en l’identifiant comme une seringue de Baptême [56 et Mauriceau F. Traité des maladies des femmes
grosses Jean Henault, Paris, 1668, 536p].
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L’orifice en croix de la canule ou le nom de la sage-femme gravée sur le corps du clystère sont des
éléments de quasi-certitude. Mais le plus souvent, les sages-femmes utilisaient de simples seringues
vaginales, qu’elles réservaient ou non pour un éventuel baptême in utéro, alors pourquoi ne pas continuer à les appeler clystères de baptême [Fig. 20-21].
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Figure 20 : Deux seringues de « toilette » ou seringues de femmes, reconnaissables à leur canule très recourbée
pour une auto-administration ©Collection de l’auteur.
Figure 21 : Seringues vaginales ou seringues de baptême ? © Collection de l’auteur.
Dupré LJ. : A propos des clystères de baptême. www.clystere.com, juillet 2016.
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Toute référence à cet article doit préciser :
Dupré LJ. : A propos des clystères de baptême. Clystère (www.clystere.com), juillet 2016.
Dupré LJ. : A propos des clystères de baptême. www.clystere.com, juillet 2016.
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