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approfondie» contre le terrorisme

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Colloque international sur le congrès de la Soummam à Béjaïa
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N° 6452 Prix 10 DA France 1 C
Quotidien national d'information
Jeudi 11 août 2016
DANS UN MESSAGE DE REMERCIEMENTS ADRESSÉ AU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE
Hollande appelle à une coopération algéro-française
«approfondie» contre le terrorisme
Par
passion et de solidarité qui vient
d’un pays ami et qui a lui-même été
profondément meurtri par la vio-
SELON LE FONDS MONÉTAIRE INTERNATIONAL
lence terroriste». «Le fléau terroriste est notre ennemi commun.
L’affronter constitue une priorité
pour nos deux pays. Nous aurons
besoin de travailler davantage
ensemble. Je sais l’engagement de
L’Algérie a une «occasion exceptionnelle»
pour refaçonner son économie
Les prix du pétrole repartent à la baisse
LE FONDS monétaire international (FMI) a émis, hier, 5 suggestions adressées à l’Algérie pour
doper ses perspectives de croissance. Dans ce sens, le chef de mis-
„ Louisa Hanoune s'oppose
à la peine de mort.............p2
Reda Cadi
Photo : DR
Par
Smaïl Boughazi
PARTIS
Par
COMME prévu
par les analystes, les
cours du brut sont
repartis, hier, à la
baisse, après la hausse
enregistrée à l’annonce
de la réunion informelle de l’Organisation des pays
exportateurs de pétrole
(Opep) à Alger, fin
septembre prochain à
Alger, cette hausse ayant été le fait de la spéculation et non d’un changement dans les fondamentaux du marché.
Suite en page 3
sion du FMI pour l’Algérie, Jean
François Dauphin, a estimé dans un
entretien accordé au blog du FMI,
que le pays a une «occasion exceptionnelle» pour passer à une croissance durable et réduire sa
dépendance des hydrocarbures.
Suite en page 5
Supplément Culture
Quand la «mode» tord
le cou au génie artistique
Lire pp 11 à 14
votre pays dans cet objectif», a-t-il
relevé. M. Hollande a indiqué que
«ces actes barbares n’ont rien à
voir avec l’islam», ajoutant que «la
République rejette totalement la
logique des terroristes qui ne visent
qu’à semer la division, et la haine et
veulent prendre les musulmans de
France en otage. Or, aujourd’hui,
c’est tout l’islam de France qui est
mobilisé pour lutter contre ceux qui
s’en prennent à notre pays et à ses
valeurs, en invoquant une conception funeste de la religion». «Nous
ne les laisserons pas faire. Nous
ferons bloc car c’est ainsi que nous
gagnerons cette guerre», a souligné
le Président français. François
Hollande, à l’instar du monde
entier, est éberlué, désorienté face à
l’avancée fulgurante du terrorisme.
Paris n’a jamais paru aussi menacé
et à la merci de ce phénomène. Une
situation qui a bien fait comprendre
et au chef de l’Etat français et au
monde occidental que le terrorisme
n’a pas de frontières. Ils découvrent,
non sans surprise, que le terrorisme
n’est plus l’affaire d’un pays ou
d’une région, mais un problème
planétaire et dont l’éradication
exige une mobilisation internationale.
Suite en page 2
ACTUALITÉ
APRÈS LA HAUSSE À L’ANNONCE DE LA RÉUNION
INFORMELLE DE L’OPEP
COMMERCE
„ Baisse de la facture
d'importation de lait
au 1er semestre 2016 .........p3
MONDE
Photo : DR
LE PRÉSIDENT français,
François Hollande, a souligné la
nécessité d’une «coopération bilatérale approfondie» entre l’Algérie et
la France en matière de lutte contre
le terrorisme, estimant que «le terrorisme est un ennemi commun».
Dans un message de remerciements
adressé au président de la
République, Abdelaziz Bouteflika,
pour les condoléances qu’il lui a
exprimées suite à l’attentat terroriste
commis dans l’église de SaintEtienne, M. Hollande a souligné,
cité par l’APS, que «ces tristes circonstances marquent plus que
jamais la nécessité d’une coopération bilatérale approfondie en
matière de lutte contre le terrorisme
et de déradicalisation, au service de
la protection de nos citoyens». «Au
nom du peuple français et en mon
nom personnel, je vous remercie
pour les condoléances que vous
avez exprimées après l’ignoble
attentat terroriste perpétré dans l’église de Saint-Etienne-du-Rouvray
en Seine-Maritime», a noté le
Président français dans son message
ajoutant : «J’ai été particulièrement
sensible à votre témoignage de com-
Photo : DR
Hasna Yacoub
„ Les Libyens ne veulent
plus de troupes étrangères
au sol ...............................p17
2
L ’ É V É N E M E N T
Jeudi 11 août 2016
TOUT EN S’ALARMANT SUR LA SITUATION SOCIALE DES ALGÉRIENS
Louisa Hanoune s’oppose à la peine de mort
Par
Adel Boucherguine
epuis la tragique
disparition de l’enfant
Nihal Si Mohand, le
débat sur la peine de mort ne
cesse de s’amplifier et de
susciter des réactions de part et
d’autres. Après le RND qui s’est
exprimé en faveur, c’est la
secrétaire générale du Parti des
travailleurs (PT), Louisa
Hanoune, qui fait le point. Hier,
lors d’une conférence de presse
animée au siège de son parti à
Alger, Mme Hanoune a réitéré sa
revendication qui ne date pas
d’aujourd’hui : abolition de la
peine capitale. «On ne peut pas
répondre à un crime par un
autre crime», a déclaré Louisa
Hanoune, mettant en garde les
«parties» qui veulent, selon elle,
surfer sur le crime, l’émotion et
la colère citoyenne pour faire
aboutir leur revendication.
«Au PT, nous considérons les
sociétés qui réagissent au crime
par un autre crime de société
faible…», a-t-elle lâché. A ces
«parties» qu’elle accuse de
vouloir exploiter «la tristesse et
la détresse» de la famille
Si Mohand, elle rétorque :
«Basta l’exploitation de la
détresse et le jeu de sentiments
et de l’émotion.» Faisant un
parallèle, elle dira qu’il y a des
Photo : Archives
D
pays qui appliquent encore la
peine de mort, notamment les
Etats-Unis et où la criminalité
n’a pourtant pas baissé, tandis
que dans d’autres pays où la
peine de mort a été abolie, une
baisse du crime a été constatée.
Sur le plan politique, la première
dame du PT continue de tirer la
sonnette d’alarme, faisant
un constat peu reluisant de la
situation des travailleurs et des
masses populaires. «Le feu est en
la demeure. Nous devons arrêter
le rouleau-compresseur en
marche contre les couches
populaires», s’est-elle
enflammée, taclant ceux qui
s’empressent d’évoquer les
échéances électorales prochaines
oubliant la situation sociale des
Algériens qui n’est autre que
«les projections de la Loi de
finances (LF) 2016». Parler d’élections législatives de 2017
serait, dit-elle, «de la pure
diversion». La conférencière est
également revenue sur le dernier
rapport social établi par la
direction de la Gendarmerie
nationale. «C’est un rapport qui
reflète la réalité sur laquelle
nous ne cessons d’alerter (…). Il
reste un rapport politique»,
dira-t-elle. Ce rapport alarmant
des services de sécurité vient,
selon elle, démentir les dernières
statistiques de l’Office national
des statistiques (ONS) sur la
baisse du taux de chômage. Un
rapport, rappelons-le, que Louisa
Hanoune avait contesté accusant
des «parties» d’avoir trafiqué les
chiffres. A gauche plus que
jamais, la secrétaire générale du
PT décortique la situation des
communes et leurs assemblées
élues. Explicitement, elle
s’adresse aux décideurs : «Ceux
qui décident ne voient-ils pas
que par leur gestion injuste, ils
sont en train de réunir les conditions pour que le peuple se
soulève ?»
A. B.
Hollande appelle à une coopération algéro-française «approfondie» contre le terrorisme
Suite de la page 1
Raison pour laquelle le Président
français a appelé à faire un bloc commun
contre le terrorisme avec l’Algérie car il
sait bien qu’il s’agit du pays le plus outillé
dans la région contre ce fléau pour la
simple raison qu’elle l’a affronté seule
pendant de très longues années. Et c’est
parce que l’Algérie a bien vécu les affres
du terrorisme en luttant seule, isolée, non
pas uniquement contre ce phénomène,
mais aussi contre les adeptes du «qui tue
qui», qu’elle offre volontairement son
aide et son expérience pour contrer le
terrorisme.
Notamment à la France, pays avec
lequel, elle construit une coopération
stratégique de haut niveau. Il suffit de
rappeler à ce propos la signature d’un
important accord portant sur la sécurité et
la défense lors de la réunion du Comité
intergouvernemental du haut niveau
algéro-français, en avril dernier, à l’occasion de la visite de Manuel Valls à Alger.
Les deux capitales s’étaient entendues à
«approfondir leur coopération en matière
de lutte contre le terrorisme, et ce,
conformément à leurs engagements
internationaux et aux principes et règles
du droit international en vigueur», selon
la déclaration finale qui a couronné la
visite du Premier ministre français.
Il a aussi été question de la détermination des deux pays à faire tarir les revenus
de financement des groupes terroristes
provenant, entre autres, du commerce illi-
cite des stupéfiants, du trafic d’armes et
des produits d’hydrocarbures, ainsi que
des rançons. Il a été clairement inscrit lors
de cette rencontre que la consolidation de
la coopération militaire algéro-française
en matière de lutte contre le terrorisme
devait se traduire dans l’immédiat
par l’intensification des opérations, et
notamment des manœuvres maritimes en
Méditerranée occidentale.
À cela s’ajoute le développement de la
coopération dans le domaine de l’aéromobilité et la mobilisation des forces spéciales des deux pays pour mettre en échec
tout projet d’attentat terroriste. La lutte
voulue globale contre ce fléau comprend
en outre le développement de la coopération juridique et judiciaire entre les deux
pays. L’Algérie et la France sont donc
animées par la volonté d’endiguer
le champ d’action des organisations
terroristes transnationales.
Les deux pays ont déjà mis en avant
leur vision convergente sur les défis
sécuritaires auxquels elles font face et la
nécessité de développer de nouvelles
coopérations et de les renforcer. Un
partenariat industriel dans le domaine de
l’armement a également été à l’ordre du
jour des discussions entre Valls et Sellal à
Alger. Avec une coopération aussi étroite,
le Président français peut considérer que
son pays fait déjà bloc avec l’Algérie pour
mener une guerre contre le terrorisme.
H. Y.
zzz AU FIL DES JOURS
Néoterrorisme : la France sollicite l’aide de l’Algérie !
Par
Noureddine Khelassi
IL EN DÉCOUVRE ou redécouvre la
nécessité. Le président François Hollande a
en effet souhaité une «coopération bilatérale
approfondie» entre l’Algérie et la France en
matière de lutte contre le terrorisme. Il a
même souligné que «le terrorisme est un
ennemi commun». Les temps changent, on
dirait et on dirait même qu’on est bien loin
des temps du «qui tue qui ?» des années
mitterrandiennes ou cohabitationnistes dans
la France de la décennie 1990 qui fut noire
pour l’Algérie tant elle fut rouge sang !
Dans un message de remerciements au
président Abdelaziz Bouteflika qui lui avait
présenté ses condoléances à la suite de
l’attentat terroriste de l’église de
Saint-Etienne-du-Rouvray, le chef de l’Etat
français a affirmé, précisément, que «ces
tristes circonstances marquent plus que jamais
la nécessité d’une coopération bilatérale
approfondie en matière de lutte contre le
terrorisme et de déradicalisation». En même
temps, François Hollande rappelle, en guise
de reconnaissance de faits tangibles, que
notre propre pays «a été profondément
meurtri par la violence terroriste».
Qu’attend-il donc de l’Algérie ? En soulignant que le «fléau terroriste est notre
ennemi commun» et que «l’affronter constitue
une priorité pour nos deux pays», il souhaite
que les deux parties travaillent davantage
ensemble. Voilà donc une manière d’avouer
que les deux pays ne le font pas assez, en
tout cas pas suffisamment aux yeux de
Hollande et au vu des mutations de la
menace terroriste. Sa dissémination la rend
désormais plus imprévisible et moins facile à
gérer. Ce besoin de coopérer avec les
Algériens, le plus étroitement possible, peut
s’expliquer par la nouvelle dimension prise
par le terrorisme : aujourd’hui nul besoin de
détourner un avion, piéger une voiture ou
utiliser un «human bomb» : n’importe quel
objet ordinaire peut devenir une arme. On
l’a vu à Nice et en Bavière. Du coup, les
vieilles méthodes de lutte antiterroriste sont
plus que jamais obsolètes. On a désormais
affaire à «Monsieur Tout-le-monde», un
désaxé qui peut être votre coiffeur ou votre
paisible voisin de palier ! Pas un fanatique de
l’Islam. Un désaxé, à l’image de l’auteur de
l’attentat au camion qui fonce de Nice, un
buveur d’alcool addict, mangeur de porc et
dragueur de fille invétéré. Des psychopathes
dont l’acte accompli est favorisé notamment
par une mise en scène héroïque et narcissique à laquelle participent médias et
réseaux sociaux qui rendent ainsi désirable
pour d’autres candidats le passage à l’acte.
Les services Français sont donc en première
ligne et plus que jamais confrontés à ce que
le philosophe Raphaël Liogier appelle des
«ninjas de l’islam» : des individus qui ne sont
pas de vrais religieux fondamentalistes, mais
qui s’improvisent une nouvelle religion du
djihad. Ces djihadistes de second type sont
des individus sans culture de l’islam, sans
même un minimum de préparation paramilitaire et sans être plus ou moins en contact
direct avec des groupes terroristes. Des
individus isolés, donc non identifiables.
Aujourd’hui, il est question de déprofessionnalisation des terroristes car on a affaire
à de vrais amateurs. Comme si l’Etat
islamique (EI) lui-même était dépassé même
s’il revendique après coup leurs actes de
violence de masse. Face à ces Aliens du
terrorisme et au mass murder qu’ils mettent
en œuvre, les services de renseignement
occidentaux semblent désarmés. Et cela
parait être le cas des services français. On le
comprend à travers cette demande de
François Hollande de coopérer plus et mieux
avec les Algériens. Un aveu implicite de la
difficulté à faire face efficacement à la violence potentielle et imprévisible du voisin
qui s’improvise terroriste. En même temps,
aveu de l’inexistence de vraies stratégies de
lutte antiterroriste. Surtout de réponses à
une menace qui peut s’exprimer partout, à
n’importe quel moment et qui peut être le
fait de n’importe qui.
N. K.
L ’ É V É N E M E N T
Jeudi 11 août 2016
EN RAISON DE LA CHUTE DES PRIX SUR LES MARCHÉS MONDIAUX
LA MESURE CONCERNERA LES PRODUITS
EXPORTABLES EN RÉPONSE À LA DEMANDE
DES CLIENTS ÉTRANGERS
Baisse de la facture d’importation
er
de lait au 1 semestre 2016
Un texte réglementaire
en cours pour
la certification «Halal»
Par
Fatiha Ouidir
Par
e Centre national de l’informatique et des statistiques
des Douanes (Cnis) a fait
état, hier, d’une nette baisse de la
facture d’importation de lait au
1 er semestre 2016. Selon les
chiffres du Centre relayés par
l’APS, la facture en question a
reculé à 414,2% millions de dollars durant le 1er semestre 2016,
contre prés de 630 millions à la
même période de 2015, soit une
baisse de 34,2%. Les chiffres font
ressortir que les quantités
importées de ce produit (lait en
poudre, crème de lait et matières
grasses laitières utilisées comme
intrants) ont reculé pour s’établir
à 172 902 tonnes contre
210 303 tonnes, soit une réduction de prés de 18% entre les deux
périodes de comparaison. Outre la
baisse des quantités importées, la
facture a reculé également en
raison de la chute des prix à l’importation par l’Algérie de cette
denrée alimentaire. Ainsi, durant
les quatre premiers mois 2016, le
prix moyen à l’importation par
l’Algérie des poudres de lait s’est
établi à 2 468 dollars/t contre
2 996 dollars/t à la même période
de 2015 (-17,6%). Pour rappel, la
facture des importations du lait en
poudre, crèmes de lait et matières
grasses laitières, avait reculé à
1,04 milliard de dollars (md usd)
en 2015 contre 1,91 md usd en
2014, pour des quantités de
372 252,4 tonnes contre
395 898,2 tonnes.
Afin de réduire les importations de ce produit subventionné
et de promouvoir la filière lait, des
mesures avaient été décidées par
le gouvernement en faveur des
éleveurs et des opérateurs de ce
secteur en augmentant la subven-
Bahia Aliouche
Photo : S. Zoheir
L
tion du lait cru et en encourageant
l’investissement, avec l’objectif
de baisser les importations de la
poudre de lait de 50% à l’horizon
2019. Le gouvernement a ainsi
décidé que le prix de référence du
litre de lait cru de vache soit fixé à
50 DA (contre 46 DA auparavant),
se répartissant entre 36 DA le prix
de cession du lait cru aux laiteries
et 14 DA de subvention de l’Etat,
contre, respectivement, 34 DA et
12 DA auparavant. En réponse à la
préoccupation des éleveurs relative
à l’accès à l’aliment de bétail et à
la régulation du marché de ce produit, il a été décidé d’approvisionner directement les éleveurs en
matière de son (résidu de mouture
de blé). D’autres mesures de facilitation à moyen terme ont été prises
par le gouvernement afin d’asseoir
une stratégie de relance de la
filière lait. Il s’agit notamment de
l’accès des professionnels de la
filière lait au foncier agricole pour
leur permettre d’investir en amont
de cette filière et concourir au
développement des grandes cultures (céréales et fourrages). Les
pouvoirs publics ambitionnent,
dans ce cadre, de promouvoir la
création de fermes modernes intégrées pour l’élevage bovin laitier
et la production de céréales et de
fourrages dans le cadre de
contrats-programmes. Il s’agit
aussi d’encourager l’utilisation du
crédit de campagne R’fig pour
investir dans la production des
fourrages, tandis que les coopératives des éleveurs seront incitées à
recourir à l’exploitation des
périmètres irrigués, notamment
dans les Hauts-Plateaux et le Sud.
Enfin, il s’emblerait bel et bien
que les efforts consentis par les
pouvoirs publics commencent à
donner des fruits palpables. Les
facilitations accordées par le gouvernement au profit des éleveurs
ont également donné leurs fruits
visant au premier lieu de promouvoir le secteur de l’agriculture
d’une manière générale et du lait
d’une manière particulière.
F. O./APS
Les prix du pétrole repartent à la baisse
Suite de la page 1
Les prix du pétrole ont en effet chuté, hier,
au cours d’échanges européens, affectés par
une révision à la hausse des prévisions de production américaine d’ici la fin de l’année ainsi
que par les estimations sur les stocks américains de brut. Le baril de Brent de la mer du
Nord pour livraison en octobre valait
44,73 dollars hier en milieu de journée sur l’Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en
repli de 25 cents par rapport à la clôture de
mardi. La même tendance est observée dans
les échanges électroniques sur le New York
Mercantile exchange (Nymex) où le baril de
Light sweet crude (WTI) pour livraison en septembre lâchait 39 cents à 42,38 dollars.
«La reprise des cours sur le marché pétrolier fléchit : le prix du Brent à perdu un bon
dollar [...], repassant sous les 45 dollars le
baril. Le vent contraire soufflant outre-Atlantique a en effet été considérable, les informations publiées aux Etats-Unis mardi ayant
suscité des inquiétudes latentes concernant une
offre excédentaire de nouveau importante sur
le marché pétrolier», expliquaient les analystes
de Commerzbank. Le premier impact est venu
de l’Energy information administration (EIA),
une antenne du département américain de
l’Energie (DoE), qui a publié «un lot de prévisions actualisées sur l’offre et la demande pessimistes», notait Stephen Brennock, analyste
chez PVM. «Des indices récents d’une reprise
de l’activité de forage aux Etats-Unis ont
entraîné des craintes que la baisse de la pro-
duction de pétrole brut américaine puisse disparaître dans les prochains mois. Cela a été en
quelque sorte confirmé par l’EIA» qui a revu à
la baisse ses prévisions de déclin de la production américaine pour cette année, à
700 000 barils par jour contre 830 000 barils
par jour précédemment projeté, précisera-t-il.
Ainsi, selon ces experts, même si la production
américaine devrait décliner davantage à court
terme, elle devra rebondir à compter d’octobre,
sans doute en partie à cause de la hausse additionnelle de la production envisagée dans le
Golfe du Mexique.
Autre indication ayant pesé sur les cours du
brut, les chiffres de la fédération professionnelle, American petroleum institute (API), qui,
contrairement aux attentes des analystes, ont
annoncé une hausse de 2,1 millions de barils
des stocks de brut américains la semaine dernière. «Jusqu’à présent, le marché s’attendait
à ce que les données officielles de ce mercredi
(hier) montrent un déclin» des réserves de brut
aux Etats-Unis, ajoutait-on chez Commerzbank, même si une nouvelle baisse significative, et plus importante que prévue, des stocks
d’essence, de 3,9 millions de barils, ainsi
qu’un recul des réserves de produits distillés de
1,6 million de barils, sont annoncés, soulignait
M. Brennock.
Ce retour de la tendance baissière des prix
du baril est, toutefois relativisé par l’Opep qui
maintient qu’il n’est que temporaire. L’Organisation a d’ailleurs confirmé, hier, dans son rapport mensuel, ses prévisions d’un rééquilibrage
du marché pétrolier en 2017, avec une
demande mondiale en croissance face à une
accélération du déclin de la production dans les
pays n’appartenant pas à l’Organisation. Avec
95,41 millions de barils par jour (mbj), la
demande mondiale progressera de 1,15 mbj,
principalement grâce aux pays hors Ocde
(Organisation de coopération et de développement économiques), estime l’Opep, confirmant
ses prévisions publiées en juillet dernier. Dans
le même temps, les producteurs non-Opep,
dont les cours bas affectent la rentabilité des
investissements, devraient voir leur production
diminuer davantage que prévu, avec une baisse
de 150 000 bj, contre 110 000 bj évaluée jusqu’alors, estime l’organisation.
L’excédent mondial de production, supérieur en moyenne à 1 mbj cette année, serait au
total largement effacé, selon l’Opep. La
demande adressée aux 14 pays membres du
cartel, rejoint en juillet par le Gabon, s’établira
en 2017 à 33 mbj, soit moins que sa production
moyenne au premier semestre 2016, argue
l’Organisation. En juillet, l’Opep a pompé
33,1 mbj, soit un peu plus du tiers de la production mondiale. En revanche, l’Organisation
révise à la hausse de 90 000 bj son estimation
de production des pays tiers pour 2016, «en
raison d’une production plus importante que
prévue aux Etats-Unis et au Royaume-Uni»,
indique le rapport. Ce chiffre est partiellement
compensé par une accélération supplémentaire
attendue de 30 000 bj de la demande, à
94,26 mbj, selon le cartel.
R. C.
3
UN NOUVEL arrêté interministériel fixant les conditions d’apposition
de la marque «Halal» sur les produits
alimentaires exportables est en cours
de validation au niveau du gouvernement, a appris l’APS auprès d’un responsable au ministère du Commerce.
«Il s’agit d’une mesure qui concernera surtout les produits exportables
tel qu’exigé par les clients étrangers.
Nous nous doterons ainsi d’un certificat officiel reconnu à l’international», explique la même source.
Ainsi, ce texte prévoit notamment
la mise en place d’un organisme
public chargé de la certification des
produits «Halal» et l’installation d’un
Comité national pour le suivi du processus de certification et de l’apposition de la marque «Halal» sur des
produits qui seront définis par ce
comité.
L’arrêté a été élaboré par cinq
départements ministériels. Il s’agit des
ministères chargés respectivement du
Commerce, l’Agriculture, l’Industrie,
des Affaires religieuses et de la Santé.
«Ce texte va organiser, sur les plans
réglementaire, organisationnel et
logistique, la certification des produits alimentaires concernés par les
dispositions du règlement technique
algérien sur les produits Halal»,
poursuit le même responsable.
C’est l’Institut algérien de normalisation (Ianor) qui sera chargé d’encadrer l’opération de certification de
cette mention rendue obligatoire par
les dispositions du décret 13/378
relatif à l’information du consommateur.
Une fois cet arrêté interministériel
validé et publié au Journal officiel,
l’Algérie disposera officiellement
d’un organisme chargé de la certification des produits Halal, avance-t-il
tout en affirmant que l’Algérie exigera une reconnaissance mutuelle par
les organismes similaires étrangers.
«Nous allons exiger à ce qu’il y ait
une reconnaissance mutuelle de ces
organismes. C’est-à-dire que si nous
reconnaissons un organisme de certification d’un pays, ce dernier doit
également reconnaître son homologue
algérien», insiste-t-il.
L’arrêté prévoit également la mise
en place d’un comité national chargé
du suivi du processus de certification
et surtout de l’apposition de la marque
«Halal» sur les produits qui seront
définis par une liste. Il s’agira de
mettre une marque collective unique
avec un design et une charte graphique développée, déposée et
protégée au niveau de l’Institut
national de la propriété intellectuelle
(INAPI).
Pour rappel, le règlement technique définissant les exigences
réglementaires auxquelles doivent
répondre les denrées alimentaires
«Halal» était entré en vigueur en vertu
d’un arrêté interministériel d’avril
2014 dans le sillage du décret de
novembre 2013 relatif à l’information
du consommateur. Il a pour objectif
de maîtriser et de renforcer le contrôle
des denrées alimentaires «Halal» et
de satisfaire l’attente légitime du
consommateur musulman quant à
l’origine des denrées alimentaires
mises en vente et leurs ingrédients.
B. A./APS
L ’ É V É N E M E N T
LE DÉCRET EXÉCUTIF EST PUBLIÉ AU JOURNAL OFFICIEL
Les conditions d’exercice du transport
maritime urbain et de plaisance fixées
Par
Karima Mokrani
e Journal officiel n°44,
le dernier, publie dans
les détails les conditions
et modalités d’exercice des
activités de transport maritime
urbain et de plaisance maritime. Le décret exécutif
n°16-203 du 25 juillet 2016
s’étale sur près de 20 pages
(de la 4 à la 22). Il définit le
cahier des charges, les conditions d’obtention de l’autorisation d’exploitation et évoque
aussi les sanctions administratives, entre autres. Le texte
précise, en premier, que les
activités de transport maritime
urbain et de plaisance maritime entrant dans le champ
d’application du présent décret
sont : le transport maritime
urbain, le pescatourisme, la
balade en mer, le bateau-restaurant et la plaisance sur des
engins nautiques à moteur. Le
transport maritime urbain est
celui qui consiste à transporter
régulièrement des personnes
entre les ports nationaux,
effectué à bord de navires à
passagers. Le pescatourisme
est l’opération d’embarquement de passagers à bord des
navires armés et équipés à la
pêche ou navires aquacoles, à
titre d’activité complémentaire
de plaisance pour leur faire
découvrir le métier de marin
pêcheur ou d’aquaculteur,
ainsi que le milieu marin. La
balade en mer s’agit de l’activité de plaisance d’embarquement de passagers pour une
virée en mer à bord de navires
à proximité du littoral. Pour ce
qui est du bateau-restaurant, il
s’agit d’activité de plaisance et
L
de restauration à bord d’un
bateau itinérant ou bateau stationnaire conçu ou aménagé,
amarré à quai à l’intérieur des
ports de pêche et/ou ports de
plaisance. Concernant la plaisance sur des engins nautiques
à moteur, c’est l’activité de
plaisance au moyen de location d’engins nautiques à
profit de tiers. Comme pour
bien d’autres activités, le texte
précise que ces activités de
transport maritime urbain et de
plaisance maritime doivent,
elles aussi, être exercées par
des personnes physiques de
nationalité algérienne ou
morales de droit algérien, qui
ne figurent pas dans le fichier
national des fraudeurs. Aussi,
l’exercice de ces activités est
subordonné à l’obtention
d’une autorisation délivrée par
les services compétents relevant du ministre chargé de la
Marine marchande, après avis
conforme de la commission
territorialement compétente, et
à la souscription à un cahier
des charges. Pour ce faire,
trois commissions régionales
sont mises en place. Une commission régionale d’Alger, une
autre d’Oran et une autre
d’Annaba. La première
regroupant les wilayas
d’Alger, Tipasa, Chlef,
Boumerdès et Tizi Ouzou, la
deuxième celle d’Oran,
Tlemcen, Aïn Témouchent et
Mostaganem. La troisième,
Annaba Béjaïa, Jijel, Skikda et
El Tarf. Toutes les trois ont
pour mission d’examiner et de
statuer sur les demandes d’autorisation et d’annulation des
autorisations d’exploitation.
Le même texte fixe un délai ne
dépassant pas les 6 mois qui
suivent l’obtention de l’autorisation pour le lancement de
l’activité, non sans vérifier la
conformité des navires et
engins nautiques à moteur
concernés par ces activités. Le
texte impose également à l’exploitant le respect du nombre
de passagers autorisé à embarquer à bord des navires et sur
les engins nautiques à moteur.
Aussi, doit-il se souscrire à
une police d’assurance aussi
bien pour les personnes que
pour les navires et les engins
nautiques à moteur. Tout
comme il doit veiller, lit-on
dans le texte, au respect des
règles d’hygiène, de salubrité
publique et de la qualité des
prestations, d’informer le
public sur les dessertes, les
itinéraires, les dates, les
horaires, les tarifs et les lieux
d’embarquement et de débarquement. L’autre chapitre, les
sanctions. L’article 65 du
décret indique : lorsque
l’exploitant de chacune des
activités citées interrompt
l’exploitation de son activité
pour une raison quelconque
sans justificatifs valables, sauf
en cas de force majeure, il sera
mis en demeure par le ministre
chargé de la Marine
marchande pour reprendre
son activité dans un délai
maximum d’un mois.
Lorsqu’au terme de ce délai,
l’exploitant n’a pas obtempéré
aux injonctions du ministre
chargé de la Marine
marchande, celui-ci prononce
l’annulation de l’autorisation
d’exploitation, après avis de la
commission.
K. M.
L’Algérie a une «occasion exceptionnelle» pour refaçonner son économie
Suite de la page 1
«Le pays (l’Algérie) a devant lui une
occasion exceptionnelle de se concentrer
sur la mise en œuvre de ces réformes
essentielles et de refaçonner ainsi son
économie sur un modèle plus pérenne», a
souligné M. Dauphin estimant que
l’Algérie pouvait «encore réduire
sa dépendance à l’égard des recettes
pétrolières et diversifier son économie».
Pour ce faire, l’expert du FMI a énuméré
une série de suggestions touchant aux
différents créneaux de l’économie
nationale. Il a recommandé, dans ce
cadre, d’améliorer le climat des affaires
en allégeant les lourdeurs bureaucratiques, renforcer la gouvernance économique, la transparence, et la concurrence,
d’améliorer l’accès au financement et
développer les marchés de capitaux, d’ouvrir l’économie aux échanges commerciaux et aux investissements étrangers. Il
recommande aussi à l’Algérie d’améliorer
le fonctionnement du marché du travail
tout en assurant la protection appropriée
des travailleurs, et garantir la bonne adéquation entre les qualifications assurées
par les systèmes d’enseignement général
et professionnel, et les compétences
recherchées par les entreprises. Pour le
représentant du FMI «les autorités (algériennes) sont parfaitement conscientes de
la nécessité de cette évolution et ont très
récemment adopté une stratégie pour
recadrer le modèle de croissance du
pays». Il a également assuré qu’au lendemain de la chute des prix du pétrole «les
autorités ont commencé à mettre en œuvre
un certain nombre de réformes, en instaurant notamment une diminution progressive des subventions énergétiques
coûteuses et inéquitables, en améliorant le
climat des affaires, et en adoptant un nouveau code des investissements. Revenant
sur l’impact de la chute des cours de
pétrole sur l’économie nationale,
M. Dauphin a observé que l’Algérie avait
réussi à absorber le choc pétrolier «grâce
aux volants de sécurité en place sous
forme d’épargne budgétaire, de réserves
internationales et d’un faible niveau
d’endettement». Dans son analyse, il a
estimé que l’adaptation à ce choc était difficile, mais nécessaire et constituait une
occasion de promouvoir un modèle de
croissance plus pérenne.
Dans ce sillage, cette adaptation,
assure-t-il, devrait reposer sur deux piliers
à savoir un «rééquilibrage budgétaire
visant à rétablir la santé de l’économie en
résorbant les déficits public et extérieur,
et le deuxième consiste «en de vastes
réformes structurelles qui contribuent à
libérer le potentiel du secteur privé, à
diversifier l’économie, et à favoriser
durablement une plus forte croissance et
davantage d’emplois ».
S. B.
Mobilis modernise son réseau d’agences commerciales
Jeudi 11 août 2016
5
TOURISME À JIJEL
La formule
«Loger chez
l’habitant» toujours
dans l’opacité
L’ORGANISATION de la formule
«Loger chez l’habitant», instituée par
une instruction interministérielle il y a
4 ans, ne semble pas trouver d’écho
favorable à Jijel en raison de la réticence de loueurs de structures d’accueil
à s’inscrire dans un cadre organisé, a
indiqué à l’APS le directeur de wilaya
du tourisme et de l’artisanat. Cette instruction cosignée par les ministères de
l’Intérieur et des Collectivités locales, et
du Tourisme et de l’Artisanat, prévoyait
à l’origine de recenser toutes les structures d’accueil des estivants de façon à
disposer de statistiques fiables et d’un
aperçu sur les potentialités d’hébergement dans le domaine touristique, a précisé Noureddine Mansour. Cette
initiative n’a pas trouvé de répondant
auprès de nombreux propriétaires d’espaces à louer du fait, entre autres, de
l’absence de documents nécessaires
pour les structures proposées à la location, l’absence de permis de construire
et du titre de propriété notamment.
M. Mansour a estimé que le texte de la
circulaire devrait être revu et reformulé
pour «mieux coller» à la réalité et
amener ces opérateurs à adhérer à cette
démarche. Sur le terrain, on s’interroge
encore sur les conditions d’accueil dans
ces structures qui ne semblent pas
«coller» aux slogans publicitaires affichés sur les multiples panneaux qui
inondent la ville. Outre les agences
immobilières ou agences de voyage
dument habilitées pour ce genre de
transactions, beaucoup de citoyens s’improvisent loueur de structure d’hébergement (maison, villa ou étage de villa),
en l’absence de réglementation idoine.
Ceux-là servent, en fait, d’intermédiaires activant au moyen de simples
téléphones, contribuant ainsi à «gonfler» le montant de la location proposée.
Il n’y a qu’à voir les affichettes placardées sur les murs, les pylônes électriques, les devantures, voire des murs
de clôture de cimetière, pour se rendre
compte de la frénésie qui s’est emparée
de ces intermédiaires communiquant
leurs coordonnées pour d’éventuelles
réservations. Certaines structures proposées à la location sont parfois
vétustes, insalubres, peu ou pas entretenues, et sont divisées de manière à
générer le plus de revenus possibles en
maximisant le nombre de locataires.
C’est le cas de garages, de bâtisses à
l’état de chantier ou encore de réduits ne
disposant pas de commodités pour
assurer un séjour normal et confortable,
loués pourtant à prix d’or. La formule
«Loger chez l’habitant» a aussi gagné
plusieurs localités situées sur les hauteurs de la région (Texenna, Djimla,…).
Quant aux prix, ils ne cessent de
grimper au fil des ans, vu la demande
qui monte crescendo et les réservations
qui se font bien avant la saison estivale.
Les transactions négociées généralement entre les deux parties se déroulent
dans l’opacité totale.
Mobilis, l’opérateur proche de ses clients et de ses partenaires, poursuit sa stratégie de déploiement et de modernisation de ses structures, annonce la réouverture de ses agences commerciales, de Hassi Messaoud et de
Constantine. Fermées pour réaménagement, trois agences commerciales de Mobilis sont désormais opérationnelles. Ainsi, à Hassi Messaoud, l’agence de proximité de l’aéroport à rouvert ses portes dimanche
dernier, à la grande satisfaction de nos clients et voyageurs, tandis que les deux agences principales constantinoise, d’Oum El Bouaghi et d’El Khroub, sises au 14 quartier de l’avenir et au 01, rue Yezliouli Ali, sont réouvertes respectivement, hier et aujourd’hui. La modernisation et l’aménagement des agences Mobilis reflètent la politique de changement et d’innovation tracée par l’opérateur, qui travaille constamment à être le plus
proche de ses clients et à leur offrir un meilleur accueil et un service commercial de qualité. Mobilis, fort d’un réseau commercial en constante progression atteignant les 176 Agences, remercie l’ensemble de ses clients
pour leur fidélité et réitère à chacun son engagement à toujours mieux les servir. Mobilis, encore une raison d’être et de rester chez le numéro 1.
I D É E S
Jeudi 11 août 2016
ÉDITORIAL
Hausse de la criminalité :
le désengagement de la société civile
Par
A. Lemili
DERNIER méfait criminel en date, la libération d’un quinquagénaire
pris en otage par quatre individus dans la commune de Dély-Brahim. Ce
qui n’était qu’un phénomène auquel ils étaient habitués seulement au
cinéma fait désormais partie de la vie ordinaire des Algériens. Pis, de
manière très inquiétante l’acte s’est tellement banalisé que l’opinion s’est
paradoxalement habituée à n’en attendre que le dramatique dénouement.
En effet, les parents de personnes kidnappées ayant, à chaque fois, le
réflexe mature d’en informer les institutions concernées : police et gendarmerie. Jusque-là, il ne se trouverait aucune famille victime de l’enlèvement d’un proche qui aurait accédé aux demandes de rançons exigées par
les ravisseurs. En retour, le dénouement a très souvent été tragique.
Dans un récent bilan, la Gendarmerie nationale souligne avoir
consacré à la même période (2e trimestre) que celle de l’année écoulée
plus de 21% de temps d’activité à la lutte contre la contrebande ponctuant
de fait une diminution et du trafic et de la consommation. Ces diminutions
ont été constatées pratiquement dans la contrebande de carburant et
appellent malheureusement ou heureusement, c’est selon, ce même corps
de la défense nationale à ne jamais baisser la garde. Ce qui est plus simple
à dire qu’à obtenir sans que cela n’ait à être considéré comme une faiblesse typiquement algérienne en ce sens que la vigilance n’est le fort
d’aucune autorité du genre sur l’ensemble de la planète et ce quelles que
pourraient être les capacités des unes et des autres de ces autorités.
La criminalité augmente de jour en jour donc et si ce ne sont que les
rapts des personnes et notamment d’enfants qui, parce que s’agissant de
personnes extrêmement fragiles et vulnérables, marquent les esprits par le
côté sensationnel amplifié par une hypermédiatisation, il existe d’autres
formes d’atteinte à l’intégrité des personnes comme par exemple les accidents de la route dont l’évolution exponentielle ne semble souffrir d’aucune «menace» d’atténuation découlant d’une répression, hélas, des délits
commis sur l’asphalte toujours appliquée à l’avenant. Alors que dire d’extravagantes campagne de sensibilisation conjointes entre institutions ou
encore pour quelques associations d’appels à une prise de conscience à
l’endroit de conducteurs en qui sommeille un «fou» de la route.
Jusqu’à une certaine période, la société algérienne était une société
plutôt apaisée et c’est pour cela que le chiffre de 3 304 affaires traitées en
matière de coups et blessures volontaires (CBV) donné par la Gendarmerie
nationale ne peut qu’être perçu comme inquiétant par une opinion
publique pas habituée à un tel degré de violence et dont l’irritation et/ou la
colère n’est exacerbée que lorsque ceux qui la composent sont directement
exposés. Il en est ainsi pour les agressions faites à la liberté fondamentale
de circuler allègrement contrariée par les «coupeurs» de route et qui n’en
constituent pas moins toutefois un élément d’inquiétude pour la Gendarmerie nationale en ce sens qu’elles ne sont que la conséquence, faut-il le
concéder légitime, de populations frustrées par le «manque d’alimentation
en eau potable, revêtement de routes, raccordement aux réseaux d’assainissement et à l’électricité et gaz naturel». Des mouvements de foule auxquels s’ajoute un autre phénomène de société auquel la Gendarmerie
nationale s’intéresse désormais en ce sens qu’il constitue effectivement
une potentielle remise en cause de l’ordre public et de la paix sociale.
En ce qui la concerne, la société civile est aux antipodes d’un délitement social progressif dont, par le manque de réactivité, désengagement,
immaturité de la majorité de sa composante, elle est le vecteur essentiel.
A. L.
Quotidien national d’information
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Tous les documents remis au journal ne peuvent faire l'objet d'aucune
réclamation, sauf accord préalable avec la direction.
Migrations : les faits contre la fiction
Par
Peter Sutherland*
es migrations continuent, dans de nombreux
pays, de dominer le débat politique. A juste titre
: la question touche les économies et les sociétés
du monde entier. Mais sur ce sujet crucial, les
émotions, plus que les faits, déterminent les opinions
publiques. D’où l’absence de dialogue ouvert et
constructif sur les risques encourus du fait des
migrations mais aussi sur les nombreux avantages
qu’elles procurent.
Les dirigeants populistes, les premiers, ne cessent
de manipuler le débat sur les migrations, gonflant les
chiffres, se livrant aux exagérations les plus grossières
pour attiser les craintes des électeurs. Leur rhétorique
incendiaire porte tort aux immigrants, y compris à
ceux qui vivent depuis longtemps dans leur nouveau
pays. Au Royaume-Uni, les crimes imputables à la
haine contre les immigrants ont augmenté de 42%
-proportion vertigineuse- d’une année sur l’autre, dans
la période qui a précédé et suivi le référendum du juin
ayant décidé du Brexit.
Mais l’impact des sentiments anti-immigrants
s’étend bien au-delà des frontières nationales. Si la
peur colportée par les populistes conduit les pays où ils
prospèrent à adopter des politiques exclusivistes et
protectionnistes, les effets sur l’économie mondiale
-et sur les moyens de subsistance de millions de
personnes dans le monde- seront désastreux.
Il revient aujourd’hui aux dirigeants politiques
rationnels et aux organes de communication de masse
de réintroduire les faits dans le débat. C’est à eux de
publier les chiffres véritables des flux migratoires, vers
leurs pays et hors de ceux-ci. Ils doivent faire
comprendre à leurs concitoyens que nombre des
problèmes dont les immigrants sont rendus coupables
ne sont nullement leur faute. Ils doivent aussi
souligner l’importance des contributions sociales et
économiques de ces mêmes immigrants.
Le vote en faveur du Brexit a été dicté par l’image
distordue -peinte avec frénésie par les journaux
tabloïdes et les politiciens populistes- d’un pays
submergé pas les migrants. Or, les enquêtes montrent
que dans la plupart des pays, les résidents surestiment
largement le nombre de migrants vivant parmi eux.
Les migrants musulmans, dans certains pays d’Europe
de l’Est, sont jusqu’à soixante-dix fois moins
nombreux que ne le croient les personnes interrogées.
En vérité, la part des populations vivant en dehors
de leur pays d’origine a très peu augmenté au cours
des dernières décennies, se situant autour de 3% des
quelque 7,5 milliards de personnes vivant aujourd’hui
sur la planète. Au cours des cinq dernières années,
36,5 millions de personnes -soit à peine 0,5% de la
population mondiale- ont quitté leur pays d’origine.
Contrairement au mythe, tous les habitants des pays
en développement ne cherchent pas à rejoindre les
riches sociétés occidentales. Et ceux qui finissent par
migrer demeurent pour la très grande majorité des cas
dans la région où ils ont vu le jour. Moins de 1% des
Africains viennent s’établir en Europe. Tandis qu’un
grand nombre d’habitants des pays avancés -dont
4,9 millions de nationaux britanniques- sont comptabilisés dans les chiffres des migrations internationales.
Il est également inexact d’affirmer que les migrants
assèchent les budgets nationaux. En Grande-Bretagne,
ils contribuent plus par l’impôt qu’ils ne reçoivent au
titre des prestations sociales.
De nombreux pays avancés ont en fait besoin de
migrants. Sur les dix pays où la proportion des plus de
soixante-cinq ans est la plus forte, neuf sont européens.
Si les pays industrialisés connaissent souvent une
pénurie de main-d’œuvre peu qualifiée -la Hongrie a
récemment admis qu’elle avait besoin de
250 000 travailleurs étrangers pour combler les
carences de son marché du travail- les immigrants
ne sont pas nécessairement sans instruction.
En 2010, 29% des immigrants vers les pays de l’Ocde
possédaient un diplôme universitaire.
Au-delà de leur contribution aux économies
d’accueil, comme travailleurs, entrepreneurs,
investisseurs et contribuables, les migrants (et les
réfugiés) soutiennent le développement dans leurs pays
d’origine par des transferts privés de fonds. Ces
transferts représentent une part non négligeable du PIB
dans de nombreux pays en développement, dont ils
sont souvent la principale source de revenus en devises
étrangères. Ils contribuent non seulement à financer
des importations essentielles, mais, en rééquilibrant la
balance des paiements, ils permettent aux pays
d’origine d’emprunter à des taux d’intérêt plus bas sur
les marchés privés de capitaux. Certes, les migrations
sont aussi sources de problèmes, mais il est possible de
les surmonter. La crise des réfugiés en Méditerranée,
qui affole toute l’Europe, aurait pu être efficacement
prise en main si une coordination internationale,
L
Photo : DR
6
comme ce fut le cas dans le passé, avait été mise en
place. Dans les années 1970 et 1980, la communauté
internationale s’est rassemblée pour réinstaller plus
d’un million de Vietnamiens. Dans les années 1990,
lorsque le conflit dans les Balkans déplaça presque
quatre millions de personnes, l’Europe sut réagir
et aider.
Mais le climat politique est aujourd’hui moins
accueillant. Donald Trump, le candidat républicain aux
élections présidentielles américaines, dénonce les
réfugiés syriens, qui fuient un pays où leur vie est
en danger, comme une menace à la sécurité des
Etats-Unis, malgré les critères très rigoureux mis en
place par l’actuelle administration, qui s’est engagée à
accueillir 10 000 réfugiés avant la fin de l’exercice
fiscal 2016, le 30 septembre. La Hongrie a prévu d’organiser un référendum, en octobre, sur les quotas de
réfugiés décidés par l’Union européenne.
Alors que les pays avancés bataillent pour
empêcher les demandeurs d’asile d’entrer sur leur
territoire -dans le cas de la Hongrie, ils ne sont que
quelques milliers-, les pays en développement
reçoivent des millions d’entre eux. Cinq pays, qui
représentent ensemble moins de 2% du PIB mondial la Turquie, la Jordanie, le Pakistan, le Liban et
l’Afrique du Sud -hébergent presque la moitié des
réfugiés de la planète. Les six pays les plus riches du
monde -les Etats-Unis, la Chine, l’Allemagne, la
France et le Royaume-Uni- fournissent 60% du PIB
mondial, mais n’ont accueilli, l’an dernier, que 9% de
l’ensemble des réfugiés. Ce n’est pas un hasard. Entre
2010 et 2014, les Etats européens ont dépensé plus
d’un milliard d’euros à construire des murs et à renforcer leurs frontières. Ces tentatives de «reprendre les
commandes» en érigeant de nouvelles barrières livrent
les migrants aux mains de passeurs sans scrupules et
fragilisent les échanges et la coopération.
A cette heure, seuls 7 200 des 22 504 réfugiés noneuropéens que l’UE s’est engagée l’année dernière à
réinstaller sont arrivés à destination. Des milliers
d’enfants non accompagnés, les plus vulnérables des
migrants, doivent encore trouver un lieu d’accueil.
Au-delà des obligations juridiques des signataires,
quels qu’ils soient, de la Convention de 1951 relative
au statut des réfugiés, c’est le respect des valeurs
humaines qui est ici mis à l’épreuve - et les soi-disant
pays avancés, à cette épreuve, échouent largement.
Il est temps pour ces pays de reconnaître que l’ouverture de canaux légaux, que pourront emprunter
réfugiés et migrants, demeure la meilleure façon de
garantir des migrations qui se dérouleront dans le bon
ordre. Quant à l’intégration, certains obstacles pratiques peuvent être surmontés par un investissement
plus important au niveau local et par des politiques
plus cohérentes entre les différents organes gouvernementaux. Les gens se sont toujours déplacés, que ce
soit par choix ou bien parce qu’ils y étaient contraints
par les circonstances. Cela ne changera pas. Il
faut cesser de nier l’évidence, il en est temps, et commencer, en s’armant des faits, à maîtriser la situation.
P. S.
(Traduction François Boisivon)
*Représentant spécial du Secrétaire général des
Nations unies pour les migrations internationales
et le développement. Ancien directeur général de
l’Organisation mondiale du commerce, commissaire européen de la concurrence et procureur
général de l’Irlande.
In project-syndicate.org
R É G I O N S
Jeudi 11 août 2016
7
APRÈS ANALYSE DANS DEUX LABORATOIRES DE RECHERCHE UNIVERSITAIRE
La qualité du compost produit à Oran confirmée
Par
Algérie presse service
a qualité du compost produit à Oran a été confirmée
par deux laboratoires de
recherche universitaire, a-t-on
appris, hier à Oran, du responsable de la communication du
Bureau «R20 Med» assurant la
représentation méditerranéenne
de l’Organisation non gouvernementale (ONG) R20 (Regions of
climate action). «La qualité du
compost produit à l’unité-pilote
d’Oran a été confirmée par deux
laboratoires de recherche relevant des universités de
Mostaganem et Chlef», a précisé
à l’APS Houari Anès. Les résultats obtenus des analyses physico-chimiques révèlent «une
bonne qualité de compost et
attestent de son potentiel bio-fertilisant pour l’amendement des
sols», a-t-il expliqué.
Quelque 12 tonnes de compost ont été déjà produites depuis
le lancement, en février dernier,
du processus d’expérimentation
au niveau du Centre d’enfouissement technique (CET) de
Hassi Bounif (Oran), dont
7 tonnes ont été exploitées pour
les besoins de jardinage du site.
La quantité restante est réservée
aux stagiaires des Centres de
formation professionnelle de
Hassi Bounif et Misserghine
pour mener des expériences dans
le cadre de leur apprentissage
dans le domaine agricole, a-t-on
signalé. Le compost est produit
Photo : DR
L
à partir des déchets organiques
provenant du marché de gros de
fruits et légumes d’El-Kerma
(Oran) et des déchets verts
résultant de l’élagage des arbres
dans les collectivités locales de
la wilaya. Ce processus est
mené conjointement par l’Epic-
CET dela wilaya d’Oran et le
R20 Med sous la supervision de
la Direction de l’environnement
et avec l’assistance technique
d’une entreprise étrangère associée au titre du partenariat axé
sur le transfert de savoir-faire, a
fait savoir le chargé de la communication. Le R20 Med a également renforcé sa collaboration
avecle secteur universitaire en
impliquant des stagiaires de
niveaux master et doctorat dans
les actions menées sur le site de
l’unité de compostage. Ainsi,
trois étudiantes en post-graduation de l’Université d’Oran-2
Mohamed-Ben Ahmed, ont été
accueillies et co-encadrées pour
des travaux de fin d’études dans
les spécialités «sécurité et environnement» et «biotechnologie».
L’ONG entend encore consolider
ses partenariats avec le secteur
de l’agriculture pour la promotion de l’utilisation du compost
et le développement de cette
filière au niveau de la wilaya
d’Oran.
Le R20 Med a été installé à
Oran en juin 2013 suite à la
signature d’un accord-cadre
de partenariat entre le
gouvernement algérien représenté par le ministère chargé de
l’Environnement et l’ONG R20,
rappelle-t-on. Ses trois domaines
d’intervention sont «la gestion et
la valorisation des déchets»,
«l’efficacité énergétique» et «les
énergies renouvelables». Le tri
sélectif à la source des déchets
ménagers, figure aussi parmi les
grandes actions réalisées à Oran
depuis la signature de l’accord.
APS
TOURISME
Plus de 3 000 lits pour consolider les capacités d’accueil à Ouargla
SEIZE STRUCTURES
touristiques d’une capacité d’accueil globale estimée à 3 300 lits
sont projetées dans la wilaya de
Ouargla, a-t-on appris hier
auprès des responsables de la
direction de l’Aménagement
du territoire, du tourisme et de
l’artisanat (Datta).
Ces nouvelles structures
(villages de vacances, hôtels et
motels) qui sont actuellement à
différents taux d’avancement de
leurs chantiers, vont permettre de
renforcer et de promouvoir les
prestations touristiques à
Ouargla, assurées actuellement
par 27 hôtels, totalisant quelque
1 700 lits, a-t-on précisé.
Devant générer une fois
opérationnels quelque
3 060 emplois, ces investissements privés sont localisés dans
les communes de Ouargla (5 projets), Nezla (4), El-Hadjira (3),
Touggourt et Hassi-Messaoud
(2 chacune), a-t-on fait savoir.
Le parc hôtelier de la wilaya sera
bientôt consolidé par deux
nouveaux hôtels (76 lits)
implantés dans les villes de
Ouargla et de Touggourt, dont
les travaux de réalisation sont
déjà achevés et la phase d’équipement est en cours d’exécution,
a-t-on ajouté. Dans le même
sillage, l’opération de réhabilitation de l’établissement public
hôtelier «El-Mehri» à Ouargla,
qui a pris fin dernièrement, a
permis d’augmenter sa capacité
d’accueil. La capacité d’accueil
de cette infrastructure hôtelière
relevant à l’entreprise de gestion
hôtelière «Chaîne El-Aurassi»
est passée d’une trentaine de
chambres à 85 chambres actuellement (155 lits), selon la même
source. Doté d’un financement
de plus de 261 millions DA, au
titre du Fonds spécial de développement des régions du Sud
(Fsdrs), le projet en question qui
a été lancé en 2008, a concerné
diverses installations. Il s’agit,
entre autres, de la réhabilitation
de l’aile de réception, du restaurant, de la réalisation de nouvelles chambres, de la rénovation
de ses réseaux d’eau potable et
d’assainissement, en plus des travaux d’aménagement extérieurs
et de la restauration de sa piscine, a-t-on fait savoir. Classé
dans la catégorie trois étoiles,
l’hôtel «El-Mehri», implanté au
centre-ville de Ouargla, est
une bâtisse présentant une
architecture saharienne typique.
Par ailleurs, le secteur compte
quatre autres projets appelés à
offrir une capacité de plus de
534 lits, mais qui sont à l’arrêt
pour diverses rasions, notamment financières, a-t-on signalé à
la direction du secteur.
APS
Mascara : attribution «prochainement» de 750 logements sociaux
QUELQUE 750 logements
sociaux locatifs dont 250 inscrits
au titre du programme de résorption de l’habitat précaire seront
attribués «prochainement»
dans la ville de Mascara, a
indiqué mardi le chef de la daïra
de Mascara.
Dans une déclaration à la
presse, Nacer Kendil, a indiqué
que les membres de la commission de daïra chargés de l’opération d’attribution de ces
logements sociaux, implantés au
nouveau pôle urbain de Mascara
et dont les travaux de réalisation
sont déjà achevés, s’attellent à
apporter les dernières retouches
à la liste des 500 bénéficiaires.
Les travaux d’aménagement
extérieur de ces nouvelles unités
sont en cours de finition. «Les
bénéficiaires devront recevoir
les clés de leur logement prochainement», a affirmé le même
responsable.
L’élaboration des listes des
bénéficiaires, a-t-il ajouté, se fait
en fonction des critères, à savoir
de priorité et d’ancienneté dans
le dépôt de la demande de
logement. Les membres de la
commission de daïra examinent
toutes les demandes reçues à
partir du début de l’année 1989.
Jusqu’à la semaine écoulée,
l’étude des dossiers s’est arrêtée
à l’année 2004. Le travail devra
se poursuivre en vue de l’établissement des listes des 500 premiers bénéficiaires. Les autres
demandeurs seront programmés
pour les 6 000 logements
sociaux livrables à la fin de
l’année en cours, a précisé le
même responsable. Les personnes retenues feront l’objet
d’enquêtes auprès de diverses
institutions et (enquêtes)
administratives avant l’affichage
définitif des listes des
bénéficiaires, a-t-on indiqué.
D’autre part, l’étude des dossiers
des demandeurs de logements
dans le cadre de la lutte contre
l’habitat précaire a débuté
dernièrement pour retenir les
250 familles bénéficiaires sur les
400 recensées. Le chef de la
daïra de Mascara a souligné que
la commune du chef-lieu de
wilaya enregistre un excédent en
matière de logements destinés à
la lutte contre l’habitat précaire.
«Le ministère de l’Habitat sera
saisi pour transférer l’excédent
au programme du logement
social locatif», a-t-il précisé.
Ooredoo baisse ses tarifs roaming au profit des pèlerins
Ooredoo rapproche les pèlerins de leurs familles et leur donne la possibilité de rester joignables en Arabie Saoudite durant le Hadj, à des tarifs très avantageux. En effet, Ooredoo baisse ses tarifs roaming en
mode réception au profit de ses clients voyageant aux Lieux Saints de l’Islam du 15 août au 30 septembre 2016. Les clients Ooredoo en pèlerinage pourront recevoir des appels au même tarif qu’en Algérie,
soit à 10 DA TTC/minute. Cette baisse des tarifs en roaming est valable pour tous les clients Ooredoo qui peuvent bénéficier de cette tarification avantageuse, en toute simplicité, via tous les réseaux mobiles
en Arabie Saoudite. Les pèlerins détenteurs d’une puce Ooredoo resteront ainsi en contact avec leurs familles et proches durant le Hadj et partageront avec eux les moments de piété de ce voyage spirituel. En
accompagnant les Algériens durant le Hadj, Ooredoo honore son statut d’entreprise citoyenne toujours proche de la société algérienne.
C O N J O N C T U R E
Jeudi 11 août 2016
HAUSSE DU YEN
Publicité
L’industrie japonaise demande
une intervention de l’Etat
Photo : DR
8
Par
Philippe Mesmer
ndustrie, tourisme, transport : l’appréciation du yen fait mal aux groupes japonais. Selon les données compilées samedi
6 août par Nikkei Inc, qui gère le principal
indice boursier nippon, 58% des entreprises
japonaises ont vu leurs profits avant impôts
reculer au deuxième trimestre. Du jamais-vu
depuis 2009, quand le monde souffrait de la
crise née aux Etats-Unis des crédits hypothécaires à risque.
Certes, une consommation en berne et la
morosité de l’économie mondiale sont en
partie en cause cette fois. Le promoteur
immobilier Taisei a vu ses profits avant
impôt baisser de 23%, le géant de l’habillement United Arrows de 24%. Mais la hausse
de 9% du yen face au dollar et de 12% face à
l’euro entre avril et juin a aussi joué un rôle
majeur. Les touristes dépensent moins et les
exportateurs souffrent de marges en recul.
L’industriel Hitachi a vu ses gains reculer de
15 milliards de yens (133 millions d’euros)
au deuxième trimestre, uniquement à cause
de l’évolution des changes, a expliqué son
directeur financier, Mitsuaki Nishiyama.
I
Réductions de coûts
dans l’automobile
Dans l’automobile, qui emploie 10% de
la main-d’œuvre japonaise, les sept principaux constructeurs nippons affichent une
baisse cumulée des profits opérationnels de
près de 500 milliards de yens pour la même
raison. Toyota pourrait perdre sa position de
premier constructeur mondial au profit de
l’allemand Volkswagen. Ces fortes contractions les ont incités à intensifier les réductions de coûts. Le 4 août, Toyota a revu à la
baisse à 1 450 milliards de yens ses prévisions de profits pour l’exercice en cours,
contre 1 500 milliards de yens attendus en
mai, et pourrait perdre sa position de premier
constructeur mondial au profit de l’allemand
Volkswagen. Il prévoit de réduire ses coûts
de 375 milliards de yens. Honda va diminuer
de 14% ses investissements en capital et de
plus de 4% ceux en recherche et développement au cours de l’exercice en cours,
clos fin mars 2017. Devant ces difficultés,
l’association japonaise des entreprises du
secteur automobile, la JAMA, a demandé
aux autorités, le 3 août, d’intervenir sur le
marché des changes. Son président, Hiroto
Saikawa, par ailleurs vice-président de
Nissan, a souligné les incertitudes provoquées par le vote des Britanniques en faveur
de leur sortie de l’Union européenne et «les
fluctuations rapides sur les marchés monétaires». Il a appelé le gouvernement du premier ministre, Shinzo Abe, à «prendre des
mesures pour éviter que ces risques n’affectent l’économie japonaise» et pour «soutenir
les investissements indispensables à l’avenir
du Japon».
Pression américaine
Cet appel du secteur automobile n’est pas
isolé. Le 20 juin, trois jours avant le vote en
faveur du Brexit, Sadayuki Sakakibara, le
président du Keidanren, la principale
fédération patronale nipponne, qualifiait
dans le Financial Times d’«extrêmement
désordonnées» les fluctuations des changes
qui avaient vu le yen atteindre son plus haut
niveau en vingt-quatre mois. «Pour plus de
stabilité dans une certaine fourchette, il est
évident que le ministère des Finances doit
agir», avait-il déclaré. Les troubles qui ont
suivi le vote du Brexit ont exacerbé les
craintes. Après les élections sénatoriales du
10 juillet, Akio Mimura, président de la
Chambre de commerce et d’industrie du
Japon, et Yoshimitsu Kobayashi, dirigeant
de la Keizai Doyukai, autre organisation
patronale, ont, eux aussi, évoqué la nécessité
d’une intervention si le yen continuait de
s’apprécier.
Le ministère des Finances reste prudent,
estimant qu’une intervention pourrait ajouter
de la confusion sur le marché des changes.
Mais le ministère des finances reste prudent.
Il pense qu’une intervention pourrait ajouter
de la confusion sur le marché des changes. Il
est également sous la pression des
Américains, profondément hostiles à une
telle mesure. Lors de la rencontre des
ministres des finances du G7 à Sendai (au
nord-est de Tokyo), les 20 et 21 mai, le
secrétaire américain au Trésor, Jack Lew,
avait indiqué à son collègue japonais, Taro
Aso, qu’il était important d’éviter les
dévaluations compétitives. Il l’avait appelé à
rester fidèle aux engagements pris dans ce
sens au G20 de Shanghai en février.
La question d’une éventuelle dévaluation
n’en fait pas moins débat au sein de l’Archipel, dans la mesure où les fluctuations
actuelles du yen sont jugées anormales.
Les abenomics critiqués
L’appréciation du yen et ses effets relancent par ailleurs les interrogations au sujet
de l’efficacité réelle des abenomics, les
mesures économiques prises par le gouvernement de Shinzo Abe. Le 11 mai, le président de Toyota, Akio Toyoda, s’en était fait
l’écho lors de l’annonce des résultats du
constructeur en affirmant que «les solides
performances de ces dernières années ne
reflètent pas les atouts réels du groupe, mais
s’appuient sur les taux de change».
Après trois ans et demi de plans de
relance et d’assouplissement monétaire –
deux des trois instruments des abenomics –,
le gouvernement doit encore décocher sa
«troisième flèche», à savoir les réformes
structurelles. «Elles sont nécessaires pour
améliorer la rentabilité», estime Kazuhiro
Takahashi, analyste chez Daiwa Securities.
Et sont aujourd’hui d’autant plus indispensables que la politique monétaire de la
Banque du Japon semble atteindre ses
limites. La modestie des mesures d’assouplissement monétaires supplémentaires
décidées le 29 juillet par l’institut d’émission
et la promesse de revoir en septembre l’efficacité des décisions déjà prises avaient déçu.
Et elles avaient provoqué une brusque
hausse du yen.
P. M.
In lemonde.fr
C O N J O N C T U R E
Jeudi 11 août 2016
Le groupe
pétrolier
autrichien OMV
affiche un déficit
LES TAUX RESTERONT BAS ENCORE UN CERTAIN TEMPS
Wall Street stable, freinée
par le pétrole
Par
Reuters
e Standard & Poor’s500 et le Nasdaq ont
encore battu des records
en séance mardi à la Bourse de
New York mais Wall Street a
finalement terminé sans grand
changement, freinée par le
recul des cours du pétrole.
L’indice Dow Jones a pris
3,76 points, soit 0,02%, à
18 533,05. Le S&P-500, plus
large et principale référence
des investisseurs, a avancé de
0,85 point, soit 0,04%, à
2 181,74 après un nouveau
plus haut en séance à
2 187,66 en début de journée.
Le Nasdaq Composite a
progressé un peu plus
vigoureusement avec un gain
de 12,34 points, soit 0,24%, à
5 225,48, mais en deçà de son
record à 5 238,54 lui aussi
atteint en première partie de
séance.
Depuis qu’il a battu le
11 juillet un record en séance
qui tenait depuis plus d’un an,
le S&P-500 a continué de
manière régulière à repousser
ses limites.
«L’important, c’est que le
marché continue à atteindre
de nouveaux plus hauts, certes
en séance et petit à petit, mais
la tendance du marché est
intacte», souligne Bucky
Hellwig, vice-président de
BB&T Wealth Management.
Même si les valorisations
des entreprises cotées sont
élevées, les investisseurs
parient sur le fait que les taux
resteront bas encore un certain
temps.
«Nous allons probablement
consolider puis repartir vers
le haut», prédit John Canally,
chez LPL Financial. «La
probabilité d’une récession
aux Etats-Unis est faible. La
probabilité d’une récession
mondiale est faible. Les
Photo : DR
L
banques centrales coopèrent.»
L’indice de volatilité du
CBOE, surnommé «l’indice de
la peur» sur les marchés
américains, a certes augmenté
mardi mais il est auparavant
tombé à un creux d’un an, à
11,02.
Aucun des 10 grands
indices sectoriels du S&P n’a
affiché de forte variation.
Le repli le plus fort a été
subi par les valeurs de
l’énergie (-0,5%) en raison de
la rechute des cours du pétrole
sur fond d’inquiétudes
persistantes sur un excès
d’offre mondiale.
Une fois n’est pas coutume,
le secteur de la santé a été
porté par l’envolée de près de
22%, à 22,16 dollars, du titre
Endo International, qui en était
la pire composante cette année
avec un plongeon de plus de
70% jusqu’alors depuis le
1er janvier.
Le laboratoire pharmaceutique a publié lundi soir des
résultats meilleurs que prévu,
avec notamment un bond de
ses ventes de génériques aux
Etats-Unis, et il a réaffirmé ses
prévisions pour l’ensemble de
l’année.
Autre valeur en vue,
Microchip Technology, qui a
pris 7,06% à 60,63 dollars
après un record à
61,97 dollars. Plusieurs
courtiers ont nettement relevé
leur objectif de cours à la vue
des ventes trimestrielles
meilleures que prévu réalisées
par le fabricant de puces, qui a
contribué à la performance
positive de l’ensemble
du secteur technologique
(+0,19%).
News Corp, le groupe de
médias de Rupert Murdoch,
s’est aussi distingué avec une
progression de 3,74% à
13,32 dollars à la suite d’une
hausse surprise de 5,1% de
son chiffre d’affaires
trimestriel grâce à une forte
croissance de ses activités
dans le numérique.
Avec un gain de
0,96%, Walt Disney a affiché
la plus forte hausse du Dow
Jones dans l’attente de la
publication de ses résultats
trimestriels après la clôture.
Reuters
SELON L’INSTITUT ALLEMAND DE RECHERCHES ÉCONOMIQUES ZEW
Deutsche Bank aurait des besoins en capitaux élevés
DEUTSCHE BANK
affiche le plus important
déficit potentiel de fonds
propres, devant Société
Générale et BNP Paribas,
parmi 51 banques européennes
soumises à des tests de
résistance selon la méthode de
la Réserve fédérale
américaine, a déclaré mardi
l’institut allemand de
recherches économiques ZEW.
«Les banques européennes
ne disposent pas des fonds suffisants pour compenser les
pertes attendues en cas de
nouvelle crise financière», dit
ZEW dans un communiqué.
Professeur de finances au
sein de cet institut, Sascha
Steffen a collaboré avec des
chercheurs de la Stern School
of Business, l’école de
commerce de l’Université de
New York et de l’Université
de Lausanne pour effectuer
des tests de résistance avec les
méthodes employées par la
Fed en 2016 et par l’Autorité
bancaire européenne (ABE) en
2014 afin de comparer les
besoins en capitaux et les
niveaux d’endettement des
établissements étudiés.
Avec la méthode de la Fed,
ces 51 banques européennes
affichent un déficit cumulé de
fonds propres de 123 milliards
d’euros, avec en tête de liste
Deutsche Bank (19 milliards),
Société Générale
(13 milliards) et BNP Paribas
(10 milliards). Les deux
banques françaises ont des
capitalisations boursières
nettement supérieures à ces
manques théoriques, respectivement de 26 milliards et 55
milliards d’euros pour Société
Générale et BNP Paribas.
La situation est différente
pour Deutsche Bank, dont la
capitalisation boursière est
inférieure à 17 milliards
d’euros.
La banque allemande a
rejeté les conclusions de
l’étude de ZEW.
«Il y a un test de résistance
officiel de l’ABE qui a vérifié
la situation de fonds propres
dans des conditions très
difficiles et défavorables et il a
prouvé qu’il n’y avait pas de
besoin aigu de capitaux chez
Deutsche Bank», a-t-elle réagi
dans un communiqué. L’ABE
a publié fin juillet les résultats
de ses derniers tests de
9
résistance sur 51 banques
européennes. Ces tests ne
comportaient pas de seuils
d’échec ou de réussite mais
l’ABE en a tout de même
conclu que des efforts restaient
à faire au sein du secteur
bancaire européen.
Pour Sascha Steffen,
l’Europe serait bien inspirée
de suivre l’exemple des
mesures prises aux Etats-Unis
après la crise financière
internationale de 2008. «Les
USA ont tiré leurs propres
conclusions et mis en oeuvre
des mesures globales pour la
recapitalisation du secteur
bancaire américain dès 2008»,
dit-il. «Le manque de volonté
politique signifie que cela n’a
toujours pas été fait en
Europe.»
Reuters
LE GROUPE pétrolier et gazier
autrichien OMV a annoncé hier un
déficit net surprise de 117 millions
d’euros au deuxième trimestre, en
raison des faibles cours du brut et de
dépréciations.
A la Bourse de Vienne, l’action
OMV perdait 0,74% à 24,19 euros en
milieu de matinée, après être
brièvement passée sous les 24 euros.
A l’instar de ses concurrents, OMV,
groupe intégré de la production à la distribution employant 23 700 personnes,
souffre «des prix bas du pétrole et du
gaz, ainsi que de faibles marges en raffinerie», a relevé son Pdg, Rainer Seele,
dans un communiqué.
La société poursuit une politique de
réduction des coûts et d’optimisation de
ses investissements, notamment en production, pour faire face à cette situation.
Mardi, OMV a cédé une participation de 30% dans le champ pétrolier et
gazier de Rosenbank au large de
l’Ecosse. La vente au canadien Suncor,
pour 2015 millions de dollars, «limitera
les contraintes d’investissements
d’OMV» sur ce site, souligne encore
M. Seele.
Le groupe autrichien souligne avoir
diminué ses investissements de 29% au
deuxième trimestre, à 489 millions
d’euros, et fait passer son taux
d’endettement à 29%, contre 40% un an
plus tôt.
Il a par ailleurs vu son flux de
liquidités opérationnel progresser de
21% à un milliard d’euros.
Pour l’ensemble de l’exercice, OMV
entend limiter ses investissements à
2,2 milliards d’euros et réaliser par
ailleurs 100 millions d’euros
d’économies dans le cadre d’une chasse
aux coûts. Accélération surprise de
l’inflation en Norvège
L’inflation en Norvège s’est
nettement accélérée en juillet, à
4,4%, un taux jamais vu depuis octobre
2008, a annoncé hier l’Institut
norvégien de statistique (SSB).
Après +3,7% en juin, cette nouvelle
poussée s’explique par une importante
augmentation du prix des
billets d’avion, de l’électricité et de
l’alimentaire, a expliqué SSB dans un
communiqué.
Alors que d’autres pays européens
peinent à doper l’inflation, les prix à la
consommation ont fortement augmenté
ces derniers mois en Norvège en raison
de l’affaiblissement de la couronne
norvégienne - qui renchérit les
importations - dans le sillage des cours
du pétrole, moteur de l’économie
nationale.
Indicateur retenu par la Banque de
Norvège pour sa politique monétaire,
l’inflation sous-jacente, qui exclut
l’énergie et les variations fiscales, s’est
élevée à 3,7%.
C’est bien au-delà de ce
qu’attendaient les économistes (3,1%) et
de l’objectif assigné à la Banque
centrale (autour de 2,5%).
Pris isolément, cela pourrait plaider
contre la nouvelle baisse des taux que la
banque avait laissé entrevoir pour
septembre même si celle-ci a relégué au
second plan les inquiétudes sur
l’inflation pour se concentrer sur une
relance de la croissance.
Après quatre réductions depuis
décembre 2014, le taux directeur
norvégien est déjà à un plus bas
historique (0,5%).
APS
10
F O C U S
Jeudi 11 août 2016
ORGANISÉ POUR LA PREMIÈRE FOIS DANS UN PAYS DU NORD
Le Forum social mondial en quête
de renouveau à Montréal
Par
Quel est le but du forum
et qui le compose ?
Marine Forestier
e douzième Forum social
mondial (FSM) s’ouvre
mardi 9 août à Montréal,
au Canada, où il se tient jusqu’au
14 août. Pour la première fois
organisé dans un pays du Nord,
ce grand rassemblement
altermondialiste doit accueillir
environ 50 000 participants,
réunis pour «construire des
alternatives concrètes au modèle
économique néolibéral et aux
politiques fondées sur l’exploitation des êtres humains et de la
nature».
Le FSM est marqué cette
année par le refus des autorités
canadiennes de délivrer des visas
d’entrée à près de 200 conférenciers ou invités étrangers. C’est
notamment le cas de la militante
altermondialiste malienne
Aminata Traoré, du président du
syndicat palestinien des postiers
Imad Temiza, ou encore de
Rogerio Batista de la Centrale
unique des travailleurs, un
syndicat brésilien.
Présenté comme un «contreDavos», une alternative au
Forum économique mondial
qui se tient en Suisse, et où se
rassemblent annuellement des
grands patrons et des chefs
d’Etat et de gouvernement, le
premier FSM avait eu lieu du
25 au 30 janvier 2001 à Porto
Alegre (Brésil).
Le rassemblement était
toutefois enraciné dans des
mouvements de contestation
antérieurs. La manifestation de
Seattle (Etats-Unis) en 1999 a,
par exemple, constitué l’un des
moments fondateurs du FSM.
Des associations de consommateurs, des mouvements de
défense de l’environnement et
des petits paysans avaient alors
arpenté les rues de la ville
américaine pour dénoncer le
projet d’accord sur la libéralisation du commerce international,
qui y était négocié sous l’égide
de l’Organisation mondiale du
commerce (OMC) et auquel les
pays pauvres et émergents
n’avaient pas été associés. Ce
sommet s’était soldé par un
échec.
Cette victoire a ensuite
encouragé d’autres militants, qui
ont multiplié les contre-sommets
et manifestations contre les institutions financières internationales, menant à la création du
FSM.
Le forum de Porto Alegre
avait été initialement organisé
par plusieurs associations brésiliennes, dont l’Association des
hommes d’affaires pour la
citoyenneté (Cives) et l’Institut
d’analyses socio-économiques
(Ibase), avec l’Association pour
la taxation des transactions
financières et pour l’action
citoyenne (Attac).
Quels enjeux pour
le forum de Montréal ?
Les dernières éditions du
FSM ont été marquées par une
participation en baisse :
50 000 personnes sont attendues
à Montréal, alors que les inscrits
étaient deux fois plus nombreux
auparavant. En 2005, l’affluence
avait même atteint un pic de plus
Photo : DR
Qu’est-ce que le Forum
social mondial ?
Photo : DR
L
de 150 000 personnes, selon les
organisateurs. Par ailleurs, lors
de la dixième édition, en 2010,
les participants avaient exprimé
leurs frustrations face à la difficulté de transformer leur réseau
d’influence en un véritable
contre-pouvoir planétaire. Une
question aujourd’hui toujours en
suspens.
En choisissant pour la première fois une ville d’un pays du
Nord pour organiser l’événement, «nous essayons de donner
un nouveau départ au mouvement», a expliqué à l’AFP le
coordonnateur du collectif du
FSM, Raphaël Canet. «Les inégalités sociales sont partout,
nous voulons dépasser l’opposition Nord-Sud et dire qu’il y a
effectivement des problèmes
mondiaux, mais qu’il y a aussi
des pistes de solutions», dit-il.
Le FSM affirme avoir choisi
Montréal en raison de la
présence d’une société civile
animée, mais aussi en tant que
relais des mouvements ayant
émergé ces dernières années
comme Occupy Wall Street, les
Indignés ou Nuit debout. Une
meilleure connexion avec ces
groupes pourrait participer au
renouvellement du FSM.
Les organisateurs y voient par
ailleurs la possibilité d’impliquer
d’avantage les mouvements
nord-américains et de diversifier
les origines des organisations
portant le mouvement
altermondialiste, ainsi que de
voir «comment la lutte peut être
menée au Nord ?».
En quinze ans d’existence, le
FSM s’est déroulé à quatre
reprises à Porto Alegre.
L’événement a aussi eu lieu au
Mali, en Inde, au Pakistan, au
Kenya, au Venezuela, et deux
fois en Tunisie.
Le FSM se veut un lieu
d’échanges et de débat «visant à
approfondir la réflexion
d’instances et de mouvements de
la société civile qui s’opposent
au néolibéralisme». A l’issue de
la rencontre, aucune résolution
finale n’est adoptée. Les
différentes organisations
participantes publient néanmoins
des déclarations ou profitent de
l’événement pour lancer
des pétitions, ou adresser des
demandes précises à un
gouvernement, une institution.
Le FSM est historiquement
composé de mouvements
écologistes, féministes, de
syndicats et de partis de gauche,
de mouvements pacifistes, en
partie issus du monde chrétien.
A Montréal, les participants
pourront prendre part à plus d’un
millier d’activités diverses, allant
d’ateliers d’échanges solidaires à
des conférences ou même des
spectacles. Près de 80 conférenciers ont été invités : des
professeurs, des politiciens, des
syndicalistes et également des
militants altermondialistes,
comme la journaliste environnementaliste canadienne Naomi
Klein, le vice-président bolivien
Alvaro Garcia Linera, ou le
sociologue et philosophe français
Edgar Morin.
Quels sont les combats
du mouvement ?
Sécurité alimentaire, droits
humains fondamentaux, lutte
contre la pauvreté, rejet du
libre-échange, justice climatique,
droits des femmes ou encore
création d’une taxe sur les transactions financières… les causes
défendues par le FSM sont
variées, à l’image des militants
composant le mouvement.
Le premier rassemblement de
Porto Alegre avait comme
slogan «Un autre monde est
possible», et cinq principales
revendications : l’annulation de
la dette des pays les plus
pauvres, la réforme des
institutions financières
internationales, la suppression
des paradis fiscaux et la
lutte contre la spéculation
financière, et de nouvelles règles
du jeu pour le commerce
international.
Les sujets évoqués lors des
forums dépendent de l’actualité,
mais aussi des enjeux propres au
pays hôte. En 2003, les
participants du rassemblement
avaient multiplié les déclarations
antimilitaristes et contre la
guerre, alors que les Etats-Unis
s’apprêtaient à envahir l’Irak.
A Montréal, seront
notamment abordées la question
de l’autodétermination
des peuples, la solidarité
internationale, et «les
migrations et citoyenneté sans
frontières».
M. F.
In lemonde.fr
SUPPLÉMENT
HEBDOMADAIRE
Pp12-13
P14
Les arts, les vrais, en nette
régression
La quantité supplante et éclipse
la qualité
Le combat d'arrière-garde
des défenseurs de
l'authenticité artistique
Quand la scène culturelle
devient un fourre-tout
QUALITÉ DES ŒUVRES ET PRODUCTIONS
ARRET SUR IMAGE
Un véritable créateur ne caresse jamais la
multitude dans le sens du poil, sachant
pertinemment que l’innovation et l’originalité sont
des choses très précieuses pour être communes à
tous. La distinction et le raffinement résident
justement dans cette capacité individuelle et cette
intimité personnelle à percer le sens profond des
événements et la réalité cachée des choses. A quoi
servirait-il, en effet, de redire à l’infini ce que la
masse ne cesse de colporter ? L’art est un
sacerdoce lourd à porter. Il ne peut pas s’agir
d’enfoncer les gens dans leurs hantises et leurs
fausses certitudes. Il est, au contraire, question de
réponses, d’explications et de solutions à apporter
pour combler ce vide sidéral qui bouffent les
hommes du dedans. Chez-nous, plus qu’ailleurs,
on a grandement besoin que cette grosse
escroquerie soit nettement reconnue, dénoncée et
enterrée à jamais. Ici, plus qu’ailleurs, la fausse
monnaie chasse hargneusement la bonne. La
culture «fast-food», celle de la malbouffe
artistique, nous mène à la dérive
Photo : DR
Quand la «mode» tord le cou au génie artistique
Par
Kamel Amghar
e succès commercial
d’une œuvre d’art
n’est pas forcément
un indice de bonne
facture. C’est une vérité qui
prévaut depuis la nuit des
temps. Aujourd’hui plus que
jamais. De nos jours, le
L
grand public - en Algérie
comme partout ailleurs cède facilement à la mode et
se laisse volontiers emporter
par les sirènes du marketing.
A l’image de la société de
consommation, on ne se
soucie que très peu de la
qualité. Pour le dire de
prime à bord, le monde s’est
Couscous culture
Pa r
Noureddine Khelassi
DANS le langage de la presse, on aurait dit que le sujet
est un «marronnier». C’est-à-dire un thème récurrent de
saison. Une matière redondante qui conserve toute sa
saveur malgré son itération. Et c’est le cas du couscous
dont on n’aura jamais épuisé l’étendue culturelle et la
magie de l’évocation. Surtout quand l’objet est spécifique.
Et là, particulièrement, il est question du couscous dans sa
variante jijélienne. A Jijel la méditerranéenne, capitale de
la Kabylie orientale et des Koutama, le poisson, comme
dans le reste du pays, est toujours cher mais il fait
toujours recette. Il égaie encore les fêtes et régale
gourmands et gourmets. On ne lui fait pas sa fête mais on
lui fait toujours une fête. Les Jijéliens, qui se font une fête
de le fêter, à toutes les sauces, le parent pour la fête, et
pour la énième fois. Jijel, qui n’est pourtant pas une
fêtarde a, cerise sur le gâteau, sa «Fête du poisson». Et elle
a l’ambition gastronomique d’en faire une référence
touristique. Peut-être même un référent culturel de la
ville. A l’hôtel Koutama, dont le nom est à lui seul une
référence aux profondes racines berbères de la ville,
pêcheurs, maîtres-queues, maîtresses de cuisines,
pisciculteurs bambocheurs et palais délicats sont depuis
plusieurs années de la fête. Jijel la maritime, qui fût
phénicienne, carthaginoise, romaine, byzantine, fatimide,
espagnole, génoise, ottomane et française, mais qui est
depuis toujours koutamie jusqu’au bout de l’arête de
sardine, possède une «culture fish». Dans une ville où le
saint tutélaire n’est pas un marabout, mais un célèbre
corsaire de père albanais et de mère catalane, le plat
symbolique de cette culture poissonnière et de l’art
culinaire jijélien, est le sekssou bèl’hout. Couscous au
poisson, avec de l’orge s’il-vous-plait, agrémenté de
poissons de toutes les chairs, de toutes les formes et de
toutes les saveurs ! En ces temps où la sardine se fait
désirer sur les marchés algérois comme une sirène de
l’Odyssée d’Ulysse, on se damnerait, en deux coups de
cuillères à pot, pour un sekssou au mérou ! Et pourquoi
pas au rouget de roche, à la bonite, au sar tambour et, ne
faisons pas la fine bouche, au chien de mer ! Et, chienne
de vie de rascasse, même avec des boulettes de sardines
sublimées par de l’ail skikdi de Toumiet, de la coriandre
aromatique de Djimar et agrémentées de quelques
magiques épices même d’Inde ou de Chine importées !
Et, touches artistiques en sus, un bâton de cannelle et une
grosse tête de poisson dans le bouillon. Nom de Dieu,
pourquoi ne se damnerait-on pas pour cette merveille
gustative, œuvre d’art culinaire et chef-d’œuvre culturel
s’il en fut ? Surtout si ce couscous est garni de patates
locales rissolées, d’oignons du terroir préalablement frits,
de tomates pelées de Bazoul, d’huile d’olive de Chekfa, de
céleri de Taher et, naturellement, de cumin et de poivre
venus d’ailleurs ! A Jijel, la «culture hout», c’est ce
couscous-là désormais célébré à chaque «Fête du poisson».
Ce sekssou bèl’hout est la démonstration gourmande que
Jijel est berbère et méditerranéenne. Comme le couscous
naïvement engouffré,
presque à son insu,
dans l’ère sombre de la
médiocrité. Par les temps
qui courent, les médias
(classiques et sociaux)
s’érigent abusivement en
faiseurs de rois. La voix de
la critique s’est éteinte.
Suite en page 14
d’ailleurs. Alors, bandes de crève-la-dalle, vous qui n’aviez
pas eu la chance de taquiner la daurade sur une montagne
d’orge au divin fumet, sachez donc que les Siciliens font un
cùscussu au mérou. Et que dans la petite île sarde de San
Pietro, peuplée de Tabarquins, descendants de pêcheurs
de corail tunisiens, on sert le cascà, couscous aux légumes
et aux poissons variés. Le cascâ, ça vous dit quelque chose
à ce propos ? Ça n’évoque pas pour vous, par hasard, la
qassâa, le grand plat en bois dans lequel les mains
expertes et fines des femmes roulent les grains de
couscous ? Mais revenons donc à l’Italie où il y a surtout le
couscous sicilien, le fameux Cùscussu assaisonné avec une
soupe de poissons du cru. A l’instar de la Tunisie et de
Jijel, la préparation du couscous est longue : la semoule
est travaillée à la main dans un plat en terre-cuite appelé
en Sicile mafaradda. Puis on cuit le couscous à la vapeur
dans une couscoussière spéciale dite la pignatta del
cùscussu. L’un des hauts lieux siciliens du couscous est
sans doute San Vito Lo Capo où tous les ans un «Couscous
festival» est organisé. Comme à Jijel ! Siciliens et Sardes,
Marocains d’autre part, mais aussi les Tunisiens de Sousse,
Djerba, Sfax ou Bizerte, à l’image des Jijéliens et d’autres
algériens de villes côtières, magnifient le couscous au
poisson sur la base de recettes mirifiques. Ceux-là font
notamment le bérbouche aux poissons. Couscous local qui
vous fait sentir que vous êtes toujours à Jijel. Comblés face
à un roboratif sekssou bél’hout. Chut, fermez les yeux,
faites un songe gastronomique et dites-vous qu’Allah est
Grand et Bon !
N. K.
Jeudi 11 août 2016
DOSSIER
DOSSIER
Cultiver la culture,
un chantier et un défi
a nature a horreur du
vide», disait Aristote.
Pour la culture, rien qu’à
voir ce qui se passe sur la
scène nationale, il coule de source que
cela conduit vraisemblablement au
même constat. Autrement dit que si dans
la nature le vide est comblé par des
herbes folles, sauvages... en matière de
culture, il y a lieu de convenir que ce
sont en général ceux qui n’ont rien à
avoir avec la culture qui comblent ces
vides. Nous sommes tentés, à notre
corps défendant même s’il ne nous
appartient pas de décerner les satisfecit,
de dire que c’est malheureusement ce
qui se passe depuis des années et se traduit par un énorme recul en la matière.
Un recul évidemment qualitatif car
quantitativement la question ne se pose
pas autrement que pour dire les violences faites à la chanson, la musique, le
théâtre, le cinéma, la peinture...
Mais sommes-nous en droit tout également de nous ériger en censeurs pour
reprocher à ces artistes qui se multiplient
comme les paramécies ou encore de
délivrer les bons et les mauvais points ?
La réponse est que tout cela nous
ramène au dilemme d’Aristote. En
Photo : DR
«L
A. Lemili
époque» et que le décalage entre les
générations n’est plus en mesure d’être
rattrapé tout en se disant que, passeznous l’expression, ce drame n’est pas
l’apanage de la seule culture algérienne
mais carrément commun à toutes celles
des autres nations du monde comme en
témoigne l’obstination de certaines
populations à vouloir préserver ce qui
relève du terroir. Et quelque part, le
reproche ne devrait-il pas être fait à ceux
qui poussent des cris d’orfraies, gitent
pratiquement dans les rédactions de quotidiens d’informations, s’égosillent dans
un studio de la radio ou vitupèrent dans
un micro face à une caméra pour dire
que «el fen rah» (l’Art n’est plus) alors
que la logique, voire le devoir et même
le sacerdoce les obligerait logiquement
non pas à réinvestir les espaces mais
surtout à les préserver, et passez-nous
encore une fois l’expression, d’une
forme de totalitarisme culturel qui ne dit
pas son nom.
Alors qu’un cheb gominé ânonne son
désespoir en larmoyant dans une
chanson sirupeuse dont les paroles ne
veulent rien dire ou plutôt disent ce que
les autres jeunes pensent, qu’un dessinateur technique s’autoproclame cinéaste
dans le cadre de l’année de la culture
arabe et obtienne grâce à des relais tapis
dans les travées de l’APW et l’APC
tous les financements publics possibles
pour réaliser un film dont il n’a pour ce
faire ni les qualités techniques et encore
moins intellectuelles, qu’un peintresculpteur parce qu’il fait un boucan
d’enfer, se surmédiatise avec la complicité de quelques journalistes et ce jusqu’à irriter une ministre de la Culture
pour en tirer l’avantage d’une rétrospective qui ne lui est concédée qu’à lui et à
lui seul alors que Constantine compte
tellement d’autres talents, le silence
assourdissant qui fait face à cette agression au purisme ne peut en aucun cas
être légitimé et/ou pardonné.
En fait, la situation paraît irréversible
et cela nous conduit alors à nous poser
enfin sur la compétence de ceux à hauteur du département concerné qui tracent
les programmes et en plus clair encore
conçoivent et conduisent la politique
pour ce faire.
A. L.
LES VÉRITABLES ARTISTES SONT SEULS
À LUTTER CONTRE LA MÉDIOCRITÉ
Petit recul de la chanson festive
devant la chanson à texte
De notre correspondant à Tizi Ouzou
Q
Malik Boumati
uand on est instruit, on ne produit pas n’importe quoi. On fait attention à ce qu’on dit et
à ce qu’on fait. C’est ce que font certains artistes de «bonne facture» qui ont réussi à se
frayer une place sur la scène culturelle malgré la résistance farouche de «la culture fastfood». Cette culture qui a squatté la scène culturelle et artistique depuis les années quatre-vingtdix, grâce notamment à un public peu regardant de la qualité des œuvres et pris plutôt par la
fièvre du rythme et du défoulement. C’est ce qui a été constaté, notamment dans la chanson et
la musique avec l’apparition au début de la décennie 2000 d’un jeune artiste «qui chantait différemment». Quand Ali Amran a fait son apparition sur la scène artistique, Cheikh Sidi Bémol
peinait à se faire connaître alors qu’il faisait partie des rares artistes qui tentaient de faire sortir
l’art de la médiocrité ambiante.
Il est vrai qu’à l’époque du terrorisme et de la crise économique, il était difficile pour un
chanteur à texte de se frayer un chemin parmi les artistes autoproclamés produisant des
musiques à deux notes et des chansons à deux phrases. Pour la simple raison que le public avait
cette préférence pour les chansons légères et festives. Des chansons à rythme qui lui permettaient de danser, de se défouler. D’un autre côté, les éditeurs et les producteurs ne faisaient
aucun effort pour la promotion de la chanson à texte, parce que le commerce primait sur l’art et
la culture. C’est moindre devant la démission quasi-totale des pouvoirs publics qui ont été
emportés, eux aussi, par la fièvre de la chanson à deux sous, considérant peut-être que la
chanson à texte était trop subversive à leurs yeux.
Mais les choses sont en train de changer. Petit à petit. Au moment où Ali Amran et Cheikh
Sidi Bémol confortent leur statut d’artistes aguerris, la chanson médiocre perd du terrain avec
l’apparition de nouvelles figures de la chanson algérienne. Des figures qui font sortir la chanson
de la médiocrité. Babylone, Freeklane, Amel Zen, Djmawi Africa, Mohsa sont venus donner
des belles notes à la musique algérienne et bousculer un tant soit peu les gourous de la chanson
dont certains ont, fort heureusement, disparu de la scène. Aujourd’hui, le choix est large avec
notamment de nouvelles têtes qui n’ont pas encore atteint la notoriété mais qui confirment la
tendance au changement de la scène artistique.
Cette tendance est appuyée par une partie du public qui a appris à apprécier les belles choses.
La belle musique et les belles paroles. Ce qui est encore plus intéressant, c’est que ce sont des
jeunes qui deviennent de plus en plus exigeants en matière de qualité dans la chanson. Ce n’est
pas encore la fin de la chanson médiocre mais petit à petit, elle retrouvera sa place de produit
minoritaire sur la scène artistique. L’histoire retiendra que les véritables artistes étaient seuls à
lutter contre la médiocrité ambiante et aujourd’hui une partie du public est venue les épauler en
s’offrant leurs produits et en assistant nombreux à leurs spectacles. Les éditeurs ont également
suivi le mouvement et ont fini par faire un effort en direction des belles œuvres. Il reste les pouvoirs publics qui semblent hésitants quant à une généralisation de la promotion et de soutien
aux artistes talentueux. Ils soutiennent certains artistes et pas d’autres, et ce, pour des raisons
encore inconnues. Certains artistes, à l’instar de l’artiste kabyle Mohsa, peinent à trouver des
scènes pour se produire, la salle de spectacles de la maison de la culture lui étant fermée depuis
des années.
M. B.
Photo : DR
Photo : DR
Photo : DR
Le combat d’arrière-garde des défenseurs
de l’authenticité artistique
moins abscons, artistes, comédiens,
cinéastes, vidéastes, dessinateurs,
peintres, danseurs, chorégraphes, tout ce
beau monde ou du moins ce qui compte
comme représentatifs d’une élite, voire
tout bonnement de créateurs respectueux
de l’Art avec un grand «A» a sans doute
eu le réflexe qu’il ne fallait pas avoir.
Celui de se mettre en retrait au vu de
l’intrusion de nouveaux concepts et
forcément le mercantilisme formidable
de l’expression artistique, toutes natures
confondues. Si tant est toutefois que l’on
puisse qualifier d’expression artistique
les nullités multiples mises en orbite,
autrement dit sur scène et lesquelles,
paradoxalement, trouvent un écho
auprès de publics désormais nourris aux
ersatz de tous genres pour peu qu’ils
remettent au goût du jour les grands
classiques «habillés» à l’air du temps.
C’est-à-dire au bruit, la cacophonie, le
mauvais goût, le kitsch, l’agressif. Et
mêle si le curseur est désormais placé à
cette hauteur compte tenu d’une réalité
incontournable qui consiste à souligner
que le marché répond favorablement à
l’offre surabondante proposée.
En effet, un dicton valable aussi bien
à l’est qu’à l’ouest du pays et du nord au
sud ne laisserait-il pas entendre que «li
fatou zmanou ma yatmaâch fi zman el
ghir» ou en plus clair «à chacun son
13
POUR LA SOCIALISATION DES ARTS AUTHENTIQUES
LES ARTS, LES VRAIS, EN NETTE RÉGRESSION
Par
Jeudi 11 août 2016
Par
L
Mohamed Rahmani
a culture «fast-food», ou plutôt ce
semblant de culture qui n’est en
réalité qu’un habillage superficiel
censé donner cette impression de culture
à l’individu qui se prête à cet artifice où
l’apparence prend le pas sur le fond et
où la spéciosité supplante l’authenticité,
se généralise. En effet, cette culture avec
tous ses supports modernes, CD, DVD,
Facebook, films portant aux nues des
acteurs au jeu médiocre ou encore ces
notes de musique reprises à chaque fois
avec des paroles pour le moins indécentes ont remplacé celle authentique
«qui a fait son temps et n’a plus droit de
cité». Se réclamer de cette dernière est
assimilé à un anachronisme en ces temps
où même les concepts ont été pervertis
et ont pris de nouveaux sens, si bien
qu’on est traité de «vieux jeu» qui ne
veut pas accepter la modernité.
Or, cette modernité tant louée qui a
ses fervents supporters, cette médiocrité
qui a ses hommes représente un danger
pour l’expression culturelle authentique
sous toutes ses formes puisque celle-ci
est devenue au fil des ans, une référence
pour la plupart. Cette forfaiture, cette
imposture, n’est pas fortuite, car elle n’a
fait que combler un vide et a répondu à
sa manière à un besoin, une réponse au
pied levé soutenue et diffusée par des
médias qui n’ont aucun respect pour la
culture véritable car leur premier souci
est de conquérir un public sans pour
autant s’inquiéter des dégâts qu’ils font
auprès de ce même public. Cet abrutissement généralisé et fortement soutenu par
un matraquage médiatique en fonce
encore plus ce public qui en redemande
car n’ayant aucune éducation artistique
ou encore ce goût de la culture.
Il faudrait pour cela avoir cette culture de la culture, ce concept a hélas disparu depuis des décennies car le premier
foyer de la culture à savoir la famille ne
joue plus son rôle car lui-même emporté
par cette modernité fast-food qui a
balayé en un tour de main ce qui a mis
des siècles pour s’installer.
La famille était ce premier «centre de
formation» à la vie où l’enfant décou-
Photo : DR
12
vrait le monde qui l’entoure, où il apprenait à communiquer, à apprécier ce
qui est beau, à travers les contes et les
histoires racontées, à travers le livre plus
tard, les images, les dessins.
L’école prenant le relais renforce cet
apprentissage en introduisant de nouvelles disciplines avec des enseignants
sur la base d’un programme où la culture
avait toute sa place ; une éducation du
goût qui se forme et qui saura plus tard
apprécier à sa juste valeur une œuvre.
L’individu formé et ainsi pétri recherchera plus tard par lui même à perfectionner ce goût en allant assister à des
concerts musicaux, à des expositions, à
des pièces de théâtre ou à des récitals
poétiques. Ces rendez-vous culturels
deviennent pour lui incontournables, une
sorte de culture du comportement visant
la culture, bref la culture de la culture.
Un événement culturel quel qu’il soit
devient ainsi l’occasion pour tous d’une
rencontre, d’une communion, de l’expression d’un sentiment commun, d’un
débat culturel sur tel ou tel aspect de
l’œuvre réalisée, ses points forts, ses
défauts, sa perfection ou sa médiocrité.
Ces critiques, ces discussions, ces
échanges d’idées forgent et perfectionnent le goût. Un goût qui ne peut être
perverti par ces «bruits», ces cacophonies qu’on assimile à de la musique, à
ces navets qu’on passe sur les chaînes
télé, à ces acteurs médiocres à la réputation gonflée et surfaite et qu’on glorifie
à tout bout de champ à travers des
débats où l’on ne sait plus qui est qui et
où la culture authentique n’a pas sa
place.
La dure réalité de nos jours a fait que
nos hommes de culture, ceux dont les
œuvres dépassent et de loin ces
écrivaillons sous les feux de la rampe,
ceux dont la musique transporte, ceux
dont les tableaux font rêver et élèvent
l’individu au dessus de sa condition,
ceux dont les sculptures sont autant de
portes sur des dimensions jusque là
insoupçonnées sont ignorés et
marginalisés. La médiocrité a aujourd’hui la cote. En tout.
M. R.
14
DOSSIER
Jeudi 11 août 2016
LA QUANTITÉ SUPPLANTE ET ÉCLIPSE LA QUALITÉ
Quand la scène culturelle
devient un fourre-tout
De notre correspondant à Constantine
Nasser Hannachi
es scènes culturelles bouillonnent en
Algérie. Et la toile rajoute aux
diverses initiatives. Au point de se
perdre dans une abondance qui ne reflète
pas pour autant la réalité de la qualité des
thèmes proposés. Des autosatisfactions
fusent loin de toute appréciation de critique
ou de jurys qualifiés. Musique, littérature,
théâtre, festival… La nomenclature
artistico-culturelle se charge au
grand bonheur des figures éphémères
s’apparentant à un tube d’été. La confusion
bat son plein dans un microcosme se
voulant festif et auquel le public contribue
aveuglément faute d’une culture artistique
de haut niveau. On ne devrait pas mettre
dans le même sac tous les programmes.
Certains méritent d’être choyés à l’image
de leur degré de performance. Il est des
grilles qui attirent de par leur thématique et
leur audience (festivals institutionnalisés),
contrairement à d’autres… pourtant
dispensant quelques minutes de «brouhaha
artistique» devant une audience cherchant
délivrance. Et ça paye ! La prolifération
des boîtes de productions enregistrées ces
dernières années à la faveur de quelques
facilitations a hissé maladroitement des
affiches.
L’offre s’invite inélégamment, piaffant
les rudiments de l’art pour un ego
démesuré. Doit-on restituer les spectacles
de chambre pour mieux apprécier les arts ?
Ce n’est pas la seule solution pour
quelques observateurs, indiquant qu’on
peut garantir une multitude de scènes
didactiques sans qu’elles soient un
fourre-tout. Pour peu que l’implication de
plusieurs vecteurs demeure de mise.
Médias, gestionnaires du secteur,
associations doivent s’armer de bon sens
Photo : DR
L
pour lutter contre les initiatives stériles
n’apportant qu’un simple toast à la culture.
Certaines voix iront loin dans leur critique,
pointant du doigt quelques complicités
dans la lecture des œuvres proposées au
grand public. «Les médias détiennent un
grand rôle dans les analyses et évaluations
qu’elle porte sur des créations.
Si la nuance est complaisante et
tendancieuse, le public (non averti) pourra
en payer les frais au grand dam du
baromètre d’audience», alertent-elles.
Zapper l’essentiel est malheureusement
monnaie courante chez quelques plumitifs
ou caméraman. Combien de fois n’a-t-on
pas assisté à des spectacles de haut niveau
sciemment cloué, car ne répondant pas aux
attentes de quelques lobbies pour lesquels
la culture est «restreinte».Le règlement de
compte pénalise parfois les scènes au grand
dam des prouesses.
C’est un fait. Et par ricochet surgissent de
pseudo stars disposant de bons relais. Le
traitement des activités culturelles obéit à
des règles et à des évaluations. Certes la
subjectivité renferme son ton. Pas au
point de faire passer des pilules scéniques
indigestes. Or une autre réalité caractérise,
voire encourage la multiplication des
plateaux artistiques «fast-food» : il s’agit
de la demande. Le public en Algérie, en
dépit des essais générés par
l’institutionnalisation de festivals de haut
niveau, reste toujours à la recherche de
l’ambiance festive. En clair, la culture
artistique en son large spectre s’acquiert
au fur et mesure que les relais de
transmissions s’y mettent par
professionnalisme. Les goûts se
discuteraient… dans les arts surtout si les
motifs sont altérés.
N. H.
Quand la «mode» tord le cou au génie artistique
Les instituts et les universités ne forment plus de
véritables compétences en la matière. Les cursus ont été
allégés, simplifiés, décontenancés, pour aller plus vite et
suivre la marche cadencée du monde vers sa propre perte.
Les passionnés et les connaisseurs, blasés par le cours
chaotique des choses, se taisent. Ensevelis, les meilleurs
artistes des temps modernes restent certainement à
découvrir. Les grands peintres du moment, les plus chers
sur le marché, ne sont souvent au fond que vulgaires
barbouilleurs de toiles qui amassent des fortunes sans
contrepartie. Ils nous rient ouvertement au nez de notre
bêtise et de notre ignorance. Très souvent, des œuvres
anonymes de street-art étalent insolemment plus de génie,
plus d’innovation et davantage de beauté pour mériter
réellement de tels éloges. En matière de musique, les
faiseurs de boucan tiennent aussi le haut du pavé au
détriment des puristes, étouffés dans le vacarme ambiant.
La bonne chanson, élaborée et porteuse de sens, a cédé le
pas devant les airs frivoles des noceurs et des imposteurs.
Les vrais compositeurs, ulcérés par l’ampleur du
mensonge, sombrent dans la déprime. On pourrait dire
autant, sinon plus, de la poésie, du théâtre, du cinéma, de
la chorégraphie et de la littérature. En effet, les
belles-lettres sont une monnaie très rare. Très peu
d’auteurs contemporains, à travers le monde entier,
disposent d’un vrai projet d’écriture. Que de faux
prosateurs aveuglés par un égo démesuré ! On n’écrit que
Photo : DR
Suite de la page 11
pour plaire et séduire, en quête folle d’une renommée
surfaite. Dans leur démarche, nos plumitifs empruntent
beaucoup à ses «reines de beauté» qui étalent
vulgairement leurs charmes pour gagner les faveurs des
jurys, tous aussi dévergondés.
Il est vrai que cela fait gagner de l’argent et de la
gloire à bon frais ! Le vrai génie, celui qui ne court pas
actuellement les rues, réside dans la difficulté, la
différence, la solitude, voire la contradiction. Un véritable
créateur ne caresse jamais la multitude dans le sens du
poil, sachant pertinemment que l’innovation et l’originalité
sont des choses très précieuses pour être communes à tous.
La distinction et le raffinement résident justement dans
cette capacité individuelle et cette intimité personnelle à
percer le sens profond des événements et la réalité cachée
des choses. A quoi servirait-il, en effet, de redire à l’infini
ce que la masse ne cesse de colporter ? L’art est un
sacerdoce lourd à porter. Il ne peut pas s’agir d’enfoncer
les gens dans leurs hantises et leurs fausses certitudes. Il
est, au contraire, question de réponses, d’explications et de
solutions à apporter pour combler ce vide sidéral qui
bouffent les hommes du dedans. Chez-nous,
plus qu’ailleurs, on a grandement besoin que cette grosse
escroquerie soit nettement reconnue, dénoncée et enterrée
à jamais. Ici, plus qu’ailleurs, la fausse monnaie chasse
hargneusement la bonne. La culture «fast-food», celle de la
malbouffe, nous mène à la dérive. On est tenté de croire
que la tutelle et les pouvoirs publics se plaisent à ce jeu,
tant il leur évite de se voir, eux-mêmes, sous leur vrai jour.
En somme, tous les acteurs sont responsables, voire
coupables, de cette descente collective aux enfers.
Pour espérer repartir, un jour, du bon pied, tout est presque
à refaire, à assainir et à refonder. Il est fondamentalement
question de remettre l’art à sa place, celle qui lui convient
exactement, au sein de la société et dans le pays de
manière générale. Tout un programme. Mais cela ne
semble pas être une priorité pour le moment !
K. A.
15
C U L T U R E
Jeudi 11 août 2016
MOK SAIB À L’AFFICHE À LA SALLE IBN KHALDOUN
L’interprète de Goulili,success-story du net,
donne rendez-vous à ses fans
L’artiste est un symbole de réussite pour toute une jeunesse algérienne qui rêve d’un meilleur
avenir et aspire à réaliser ses rêves
Par
Sihem Bounabi
ok Saib, le chanteur
algérien, incarnant
une nouvelle
génération d’interprète
émergeant grâce au réseau
sociaux, animera officiellement
son 1er concert en Algérie, sur
l’initiative de l’établissement
art et culture, le 12 août
prochain dés 21h30 à la salle
Ibn Khaldoun pour le grand
bonheur de ses fans impatients
de le voir sur scène.
Il y a deux années, c’est en
publiant une vidéo : «Fatou
lyem», qu’il captive les
abonnées des réseaux sociaux
en atteignant en peu de temps
plus de cent milles créant ainsi,
un véritable Buzz.
Le succès lui sourira réellement avec une vidéo publiée en
octobre 2015, avec une chanson
dont il est l’auteur-compositeur
intitulé «Goulili».
Dans la vidéo, il est en
voiture avec sa femme et son
fils Zaky, sa femme fredonne
avec lui le refrain et ce qui a
fait exploser tous les compteurs
et comptent aujourd’hui plus
d’un million et demi de vues. Il
confiera à ce propos que «ma
famille et ma musique sont
extrêmement liées. Je suis très
simple, je montre ma vie, car je
veux que l’on me connaisse
davantage.» Né à Boufarik,
Mokhtar Saïb, alias Mok, a
Photo : DR
M
28 ans. Il a entamé ses études
universitaires à la fac de
Bouzaréah, puis a rejoint
Londres pour y faire de la
musique. Il débute son
expérience musicale en Algérie
avec un groupe qu’il fonde,
BFK, en référence à sa ville
natale Boufarik. Le groupe se
composait de Mok au chant,
de son frère à la basse, d’un
guitariste et d’un batteur. Ils
ont réussi à donner quelques
concerts, mais n’ont rien
enregistré, faute de moyens. En
plus d’être musicien, auteur et
interprète, Mok Saïb, a su
mettre à profit les outils du net,
des nouvelles technologies et
des réseaux sociaux pour se
faire connaître et fidéliser son
public.
En créant sa propre chaîne
sur le net, il est devenu une
vraie star tout en gardant sa
simplicité et être accessible à
ses dizaines de milliers de fans.
En plus de publier régulièrement des vidéos de reprises ou
ses propre compositions, Mok
Saib est très interactif avec son
public. Il partage avec eux ses
bonheurs, ses soucis et
ses espoirs, il répond aussi
régulièrement aux questions
des plus sérieuses et de plus
farfelues. Conscient de la
nécessité de passer à un pallier
supérieur, Mok Saib a également fait le déplacement en
Algérie, pour faire le tour des
plateaux télévisuels avec toujours le même esprit de spontanéité.
Il y a à peine quelques jours,
il partage sur sa page officiel,
ses retrouvailles avec sa mère
et la préparation du concert de
vendredi soir à la salle Ibn
Khaldoun qui attirera certainement un grand public.
Lors des différents passages
télés et même dans les réponses
à ses fans, il raconte comment
il a su s’intégrer à la société
anglaise grâce aux conseils de
son frère et de ses proches et
adopter une ligne de conduite
qu’il partage avec ceux qui
rêvent de l’Eldorado.
C’est aussi la force de
Mok Saib, il est un symbole de
réussite pour toute une jeunesse
algérienne qui rêve d’un
meilleur avenir et aspire à
réaliser ses rêves.
C’est dans sa petite ville de
Boufarik qu’à peine sorti de
l’adolescence, il fonde, BFK,
abréviation de sa ville en
référence à sa ville natale.
Le groupe se composait de
Mok au chant, de son frère à la
basse, d’un guitariste et d’un
batteur. Ils ont réussi à donner
quelques concerts, mais il
n’avait pas les moyens
d’enregistrer un album en
studio et à l’époque il ne
disposait pas de moyens qui
existent aujourd’hui.
Une fois bien installée, en
Angleterre, Mok Saib intègre le
groupe Britich «More than
Most» qui l’encourage dans sa
démarche solo pour le public.
Dans l’attente de la sortie de
son nouvel album, le public est
convié ce vendredi à la salle
Ibn Khaldoun pour voir en
chair et en sang, celui qui a fait
rêver dans le monde virtuel des
centaines de milliers de jeunes
algériens.
S. B.
POUR LA PROMOTION DE LA LECTURE PUBLIQUE ET LE RAPPROCHEMENT DU LIVRE DES LECTEURS
Un bibliobus sur les plages de Tigzirt et d’Azeffoun
DANS LE CADRE de la
promotion de la lecture
publique et du rapprochement
de livre du citoyen, bibliobus
de la direction de la culture de
la wilaya de Tizi Ouzou
sillonne durant ce mois d’août
les plages et les ports des
villes de Tigzirt et d’Azeffoun
ont annoncé mardi passé, les
organisateurs à l’APS.
Cette action qui se
poursuivra jusqu’au 31 août
prochain, a débord bénéficié
aux estivants de la ville de
Tigzirt où les services du
bibliobus ont élu domicile au
niveau du port de plaisance de
la localité, une destination très
prisée par les familles et leurs
enfants en cette période de
vacances.
Cette bibliothèque mobile
qui met à la disposition des
lecteurs une variété de livres
qui s’adaptent à tous les âges
et relevant de différents
domaines, ouvrira ses portes
au public de l’antique
Iumnium jusqu’au 18 de ce
mois.
En sus de cette initiative, un
programme d’animation
culturelle spécial saison
estivale est exécuté par les
services de la même direction
depuis le 14 juillet dernier et
se poursuivra jusqu’au 28 août
prochain au niveau du site des
ruines romaines de Tigzirt.
Ces activités qui ciblent
essentiellement les enfants
sont organisées en collaboration avec d’autres établissements comme le théâtre
régional Kateb-Yacine, la
cinémathèque de Tizi Ouzou,
l’office de gestion et d’exploitation des biens culturels
protégés, le musée régional de
moudjahid, la direction de la
jeunesse et des sports et
l’office local de tourisme de
Tigzirt.
Le programme en question
renferme des ateliers pour
enfants, des projections de
films, des récitals poétiques,
des représentations théâtrales,
une série de conférences liées
à l’histoire, au patrimoine
local et à la culture, ainsi que
des expositions consacrées à
l’artisanat, aux arts plastiques,
à l’environnement, au livre et à
bien d’autres thèmes. Il est à
noter que le bibliobus se
rendra ensuite dans la ville
voisine d’Azeffoun et
occupera la plage éponyme du
21 au 31 août prochain, a-t-on
signalé dans un communiqué
de la direction locale de la culture qui fait de la promotion de
la lecture publique «une priorité et l’un des principaux axes
de son programme».
R. C.
Photo : DR
Par
Rédaction Culturelle
16
M O N D E
Jeudi 11 août 2016
UNE VASTE OFFENSIVE CIBLE LA CAPITALE DU HELMAND
Les États-Unis
vendent des chars
à l’Arabie saoudite
Le gouvernement central n’a jamais pu asseoir son autorité sur la totalité de cette
province du sud, dont les talibans occupent de nombreuses régions, contrôlant notamment
les champs de pavot
LES ETATS-UNIS vont
vendre à leur allié saoudien plus
de 150 chars et des centaines de
mitrailleuses lourdes, un contrat
de plus d’un milliard de dollars
annoncé le jour où la coalition
arabe pilotée par Ryad a repris
ses frappes au Yémen.
En rendant public ce contrat
d’armement d’une valeur de
1,15 milliard de dollars (un
milliard d’euros) au profit de
l’Arabie saoudite, le Pentagone a
pris soin de ne pas le lier
directement au conflit au Yémen.
Mais interrogé sur l’hypothèse
que des armes américaines
servent aux opérations militaires
de Ryad au Yémen, le
département d’Etat a réaffirmé
qu’il restait «très préoccupé» par
les victimes civiles dans ce
pays pauvre et en guerre de la
Péninsule arabique. Conformément à la procédure administrative américaine en la matière, le
ministère des Affaires étrangères
a approuvé cette vente importante d’équipements de défense à
l’Arabie Saoudite, avant qu’elle
ne soit concrétisée par un feu
vert formel du Congrès des
Etats-Unis sous les 30 jours.
Dans le détail, Washington va
fournir à Ryad, entre autres,
«153 structures» de chars de
type Abrams, «153 mitrailleuses
de calibre 50 (12,7 mm)» - une
arme automatique lourde capable
de traiter des objectifs terrestres «266 mitrailleuses de calibre
7,62 mm», des «lance-grenades»,
des «véhicules blindés» et des
milliers de «munitions», selon un
communiqué du Pentagone.
L’administration américaine s’est
félicitée que ce contrat «permette
d’améliorer la sécurité d’un
partenaire régional stratégique
qui continue d’être un acteur
leader pour la stabilité politique
et les progrès économiques du
Moyen-Orient». Le Pentagone
n’a fait aucune référence précise
à l’alliance historique entre les
Etats-Unis et l’Arabie Saoudite,
ni à la participation de Ryad à la
coalition internationale
anti-jihadistes en Syrie et en Irak,
et encore moins à la coalition
arabe que dirige la monarchie
pétrolière saoudienne au Yémen
où, soutenant le pouvoir
yéménite, elle a mené, mardi
dernier, ses premiers raids en
trois mois sur la région de Sanaâ
sous contrôle rebelle. Ces
frappes, trois jours après l’échec
apparent des pourparlers de paix,
ont fait 14 morts dans une usine
de produits alimentaires.
Tout en confirmant le contrat
d’armement saoudien, la
porte-parole du département
d’Etat Elizabeth Trudeau a
«exhorté toutes les parties à
arrêter toutes leurs opérations
militaires» au Yémen. Interrogée
sur la hausse du nombre de civils
tués et blessés, la diplomate
américaine a assuré qu’il
s’agissait «évidemment d’une
grave source d’inquiétude» pour
les Etats-Unis. «Nous en parlons
avec nos partenaires. Publiquement et en coulisses», a-t-elle
affirmé, sans dire toutefois
explicitement si cette dernière
vente d’armes à Ryad s’était
accompagnée d’une mise en
garde lancée par l’Amérique à
son allié historique dans le Golfe.
Forte poussée talibane en Afghanistan
Par
Emal Haidary de l’AFP
es talibans ont déclenché une
vaste offensive dans le sud
de l’Afghanistan et
menacent désormais la capitale du
Helmand, la province du pavot, où
la population se retrouve bloquée
entre les lignes de front. Cette
progression des insurgés
islamistes, dix jours après le début
de leur opération militaire, fait
craindre aux responsables locaux et
aux habitants qu’ils puissent
s’emparer de cette ville, Lashkar
Gah, comme ils l’avaient fait de
Kunduz en octobre 2015. Les
talibans avaient alors réussi à
contrôler la grande capitale du nord
pendant deux semaines, une première en 14 ans de guerre, semant
la panique au sein de la population.
«La situation est vraiment
sérieuse dans le Helmand, des
combats sont en cours dans plusieurs districts», a reconnu devant
la presse le général Mohammad
Habib Hesari, qui commande les
militaires afghans sur place. Selon
le président de l’exécutif provincial, Karim Attal, «les talibans sont
aux portes» de Lashkar Gah où
vivent environ 200 000 personnes.
«Nous avons averti le gouvernement qu’il avait six heures pour
réagir», a-t-il prévenu la presse.
«La situation est réellement mauvaise, les talibans doivent être
arrêtés», a-t-il insisté, disant
«redouter des pillages si la ville
tombe». L’armée afghane est soutenue par des frappes aériennes
régulières des forces américaines,
dont «la dernière a été effectuée
pas plus tard qu’hier soir», a
assuré un porte-parole de l’armée
américaine, confirmant l’intensité
des affrontements en cours.
Selon Haji Qayum, un habitant
joint par l’AFP, «les talibans
contrôlent toutes les routes menant
à Lashkar Gah. Les barrages de la
police tombent les uns après les
Photo : DR
L
autres et tout le monde redoute que
la capitale ne tombe à son tour
entre les mains des talibans».
Lundi, les insurgés islamistes se
trouvaient à six kilomètres du
centre-ville et, selon un responsable local ayant requis l’anonymat, «la situation peut échapper
à tout contrôle à tout moment».
«L’intensification du conflit
rend les déplacements difficiles», a
souligné une source humanitaire,
notant que la population avait du
mal à atteindre l’hôpital de Lashkar
Gah, le seul en service pour le
million de personnes vivant alentour. «Les urgences de l’hôpital,
d’habitude bondées le samedi, sont
restées quasiment vides samedi
dernier,» a dit cette source.
Cette situation préoccupe le
personnel sanitaire car l’hôpital,
géré par Médecins sans Frontières
(MSF), est essentiel pour les soins
aux enfants et aux mères : en 2015,
plus de 93 000 enfants y ont été
reçus en consultation et plus de
12 700 naissances y ont été enregistrées, rappelle l’ONG. MSF,
dont l’hôpital à Kunduz avait été
détruit en octobre 2015 par une
frappe américaine qui avait fait
42 morts dans le personnel et
parmi les patients, a d’ailleurs
déclaré mardi à l’AFP avoir veillé
à «communiquer toutes les
coordonnées GPS de l’hôpital de
Lashkar Gah aux forces en
conflit». Pour l’ancien gouverneur
du Helmand Abdul Jabbar
Qahraman, interrogé par la chaîne
de télévision Tolo, «le pouvoir des
talibans a été sous-estimé» par les
autorités alors qu’ils «sont mieux
équipés qu’avant».
Le gouvernement central n’a
jamais pu asseoir son autorité sur
la totalité de cette province,
dont les talibans occupent de
nombreuses régions, contrôlant
notamment les champs de pavot,
qui représentent près de 80% de la
production d’Afghanistan, premier
producteur d’opium du monde.
Mais ailleurs aussi, l’armée
afghane est défiée par les insurgés,
qui ont repris leurs offensives
depuis la fin du Ramadhan début
juillet, après une pause au
commencement de l’été.
Pour le général Charles
Cleveland, porte-parole des forces
américaines déployées sous la bannière de l’Otan, il s’agit cependant
d’«un niveau normal de violence».
«Les talibans n’ont jamais été
capables de prendre ni surtout de
tenir une capitale provinciale ou un
district important», affirmait-il
récemment à l’AFP. Selon lui, les
forces américaines ont procédé à
près de 500 frappes aériennes
contre les insurgés islamistes en
Afghanistan depuis le début de
l’année.
AFP
APRÈS DES MOIS DE CRISE ENTRE LA RUSSIE ET LA TURQUIE
Poutine et Erdogan promettent une «difficile» réconciliation
Par
Marina Koreneva de l’AFP
VLADIMIR POUTINE et
Recep Tayyip Erdogan ont promis
de s’atteler à la tâche «difficile» de
recoller les morceaux, lors de leur
première rencontre après des mois
d’une crise provoquée par la
destruction d’un bombardier russe
par l’armée turque. Un mois après
leur réconciliation permise par les
«regrets» exprimés par le Président
turc, les deux chefs d’Etat,
hommes forts dans leur pays et
aux relations tendues avec les
Occidentaux, se sont encore
rapprochés à l’occasion du putsch
manqué du 15 juillet, suivi de
purges sans précédent que Moscou
s’est gardé de critiquer.
Lors de leur conférence de
presse commune mardi soir
dernier, ils ont évité d’insister sur
les sujets qui fâchent, notamment
leurs désaccords sur la Syrie, pour
se concentrer sur leur priorité :
rétablir des échanges économiques
plombés par près de neuf mois de
brouille. Le président russe a
assuré que la rencontre avait été
«constructive» et «franche». «Nous
avons traversé une période très
difficile dans nos relations et nous
voudrions, et nous sentons que nos
amis aussi le voudraient, la surmonter», a estimé M. Poutine,
assurant que ce rapprochement
n’était pas dicté uniquement par le
«pragmatisme» mais par les
«intérêts des peuples». Il a
cependant prévenu qu’il faudrait
«un travail difficile à faire
pour réanimer la coopération
économique et commerciale».
Il s’agit de la première visite à
l’étranger du chef de l’Etat turc
depuis le putsch manqué du
15 juillet, suivi de purges très
critiquées par les Occidentaux dont
les relations avec la Turquie se
sont considérablement tendues.
Poutine a été l’un des premiers
responsables étrangers de premier
plan à appeler au téléphone
M. Erdogan pour condamner ce
coup de force et, sans surprise, il
n’a pas eu les mêmes états d’âme
que les dirigeants européens face
aux répressions en cours. Pour sa
part, M. Erdogan qui avait annoncé
se rendre en Russie pour «un
départ à zéro» avec son homologue russe, a remercié de manière
appuyée son «ami» Poutine avec
qui il partage désormais ses critiques véhémentes de Washington.
Les relations russo-turques
s’étaient considérablement
détériorées à la suite de l’affaire du
bombardier russe abattu à la
frontière turco-syrienne, mais,
après des mois d’invectives,
Moscou a accepté avec une rapidité
inattendue les regrets exprimés par
Ankara. Après avoir levé les
sanctions dans le secteur touristique, crucial pour la Turquie très
affectée par la désertion des
Russes, Moscou et Ankara ont
réanimé le projet de gazoduc
TurkStream, même s’il sera limité
au marché turc et non destiné pour
l’instant au marché européen faute
des «garanties» voulues par
M. Poutine de Bruxelles. Lors
d’une rencontre avec des acteurs
du monde économique, le président
russe a cependant insisté que le
rétablissement des relations
commerciales se ferait «par
étape». Aucun contrat ferme n’a
été signé et l’embargo russe
imposé sur certains fruits et
légumes turcs reste en place bien
qu’une possible levée d’ici à la fin
de l’année ait été évoquée par des
responsables russes. Le ministre de
l’Economie Alexeï Oulioukaïev a
prévenu que rétablir le niveau des
échanges commerciaux pourrait
prendre jusqu’à deux ans.
Sur l’épineux dossier syrien, les
deux dirigeants ont décidé de rester
discret en public. Moscou reste un
allié du régime du président syrien
Bachar al-Assad, alors que le chef
de l’Etat turc insiste toujours sur
son départ du pouvoir. «Nos points
de vue sur le problème syrien ne
coïncident toujours pas (...), mais
nous avons un objectif commun,
celui de régler la crise syrienne
(...). Et nous allons chercher une
solution commune acceptable pour
tout le monde», a expliqué
M. Poutine.
AFP
17
M O N D E
Jeudi 11 août 2016
AFFIRMANT QUE LES FORCES DU GNA PEUVENT LUTTER CONTRE DAECH
Le Premier ministre
du gouvernement
d’entente nationale
(GNA) libyen Fayez
Al-Sarraj dit avoir
demandé seulement
l’intervention avec
des attaques
aériennes
américaines «qui
doivent être très
chirurgicales et
limitées» dans le
temps et dans les
zones géographiques,
toujours en
coordination avec les
autorités libyennes.
«Nos hommes
peuvent faire seuls»,
a assuré le chef du
gouvernement libyen.
Le Washington Post a
révélé mardi que des
forces spéciales
américaines ont
apporté pour la
première fois «un
soutien direct» aux
forces libyennes
combattant Daech
à Syrte
Photo : DR
Les Libyens ne veulent plus de troupes
étrangères au sol
Par
la Rédaction Internationale
e Premier ministre du gouvernement d’entente nationale (GNA) libyen Fayez
Al-Sarraj, a affirmé hier que la
Libye n’avait pas besoin de
troupes étrangères sur son sol
pour combattre le groupe Daech.
«J’ai demandé seulement l’intervention avec des attaques
aériennes américaines qui doivent être très chirurgicales et
limitées dans le temps et dans les
zones géographiques, toujours en
coordination avec nous», a fait
préciser Al-Sarraj dans une interview accordée au quotidien italien Corriere della Sera. «Nos
hommes peuvent faire seuls, une
L
fois obtenue la couverture
aérienne», a assuré le chef du
gouvernement libyen. Le
Washington Post a révélé mardi
que des forces spéciales
américaines ont apporté pour la
première fois «un soutien direct»
aux forces libyennes combattant
Daech à Syrte, aux mains du
groupe extrémiste depuis plus
d’un an. Les forces du GNA tentent depuis le 12 mai à la faveur
d’une opération militaire de
reprendre le contrôle de
cette ville côtière située à
450 kilomètres à l’est de Tripoli.
Les Etats-Unis procèdent depuis
le 1er août à des bombardements
sur Syrte. Al-Sarraj mettra
également en garde contre la
«dangerosité» de Daech, «prêt à
utiliser tous les moyens pour
envoyer ses éléments en Italie et
en Europe» affirmant qu’il «ne
serait pas surpris» d’apprendre
que des éléments de Daech «se
cachent parmi les migrants sur
les embarcations» dirigées vers
les côtes italiennes. L’Italie, qui
reconnaît le gouvernement
d’union nationale d’Al-Sarraj, a
accepté que les Etats-Unis
utilisent ses bases et son espace
aériens pour les interventions
aérienne en Libye. Rappelons que
Daech s’était emparé de Syrte à la
faveur du chaos dans lequel est
plongée la Libye depuis l’intervention de l’Otan en août 2011.
Le 12 mai, une coalition de
brigades et milices ayant prêté
allégeance au gouvernement de
Sarraj a déclenché l’offensive
contre Syrte. Les éléments de
Daech à Syrte opposent toujours
une résistance meurtrière. Si les
raids US sont une première
depuis le déclenchement de l’offensive contre Syrte, les américains étaient en fait déjà présents
sur le terrain. Une présence
française est aussi active du côté
de Benghazi. Une présence peu
appréciée par la population. La
confirmation par le ministère de
la Défense de la France que trois
sous-officiers ont péri dans un
accident d’hélicoptère à proximité
de Benghazi a suscité une vive
protestation de la part de Sarraj,
qui s’est dit non informé de cette
présence. L’activisme des forces
spéciales occidentales sur le terrain libyen suscite toujours des
interrogations. D’un autre côté,
six pays occidentaux ont exigé
que le contrôle de toutes les installations pétrolières en Libye
revienne «sans réserve ni délai»
au gouvernement d’entente nationale. L’Allemagne, l’Espagne, les
Etats-Unis, la France, l’Italie et le
Royaume-Uni demandent que le
contrôle de toutes les installations
revienne «aux mains des autorités
nationales légitimes». Ces pays
«appellent toutes les parties à
s’abstenir de tout acte d’hostilité
et à éviter toute action susceptible
d’endommager ou de perturber
les infrastructures énergétiques
de la Libye». Le GNA avait
annoncé son intention de
reprendre les exportations de brut
libyen, à l’arrêt depuis plusieurs
mois à cause de divergences politiques et d’attaques terroristes.
R. I.
CELA POURRAIT CONDUIRE À SA SORTIE DÉFINITIVE PEU APRÈS LA FIN DES JO
Brésil : le Sénat soumet Rousseff à un procès en destitution
fonctions le 12 mai par la
chambre haute et c’est son
ancien vice-président devenu son
rival, Michel Temer, 75 ans, qui
assure depuis l’intérim à la tête
de l’Etat. Pour les deux camps,
l’issue ne faisait guère de doute.
«La présidente est toujours plus
isolée. Un isolement très grand
qui s’est aggravé ces dernières
semaines et qui concerne même
son propre parti», avait déclaré
le sénateur Aloysio Nunes, du
parti social-démocrate PSDB. Ce
dernier est le principal parti
d’opposition au Parti des Travailleurs (PT, gauche) de Rousseff et un soutien de Temer
(Pmdb, centre droit). Du côté des
alliés de Rousseff, la sénatrice
Vanessa Grazziotin avait
concédé par avance la défaite.
«Ils vont y arriver avec une certaine facilité», regrettait-elle.
Après cette nouvelle étape, le
procès de Rousseff devrait s’ouvrir le 25 août, quatre jours après
la fin des Jeux olympiques, et
durer cinq jours. Le vote final se
fera à la majorité des deux tiers.
En cas de destitution définitive
de la présidente, ce sera la fin de
plus de 13 ans au pouvoir pour le
Parti des Travailleurs (PT,
gauche). Michel Temer, 75 ans,
remplacera alors Dilma Rousseff
jusqu’à la fin de son mandat, fin
2018. Rousseff serait alors le
deuxième chef de l’Etat brésilien
à être écarté du pouvoir, après
Fernando Collor en 1992. Collor
avait démissionné trois mois
après l’ouverture d’une procédure de destitution pour corruption, au moment où le Sénat
s’apprêtait à le reconnaître coupable. La présidente, réélue pour
un second mandat de quatre ans
fin 2014, est accusée d’avoir
maquillé les comptes publics et
d’avoir signé des décrets engageant des dépenses non prévues
au budget sans avoir demandé au
préalable l’accord du Parlement,
une pratique à laquelle ses prédécesseurs ont largement eu
recours. Rousseff conteste formellement avoir commis un
quelconque «crime de responsabilité» et dénonce un coup d’Etat
institutionnel ourdi par Temer et
la droite brésilienne.
R. I.
Photo : DR
LE SÉNAT brésilien s’est
prononcé hier pour un procès en
destitution de la présidente
Dilma Rousseff qui pourrait
conduire à sa sortie définitive
peu après la fin des Jeux olympiques de Rio de Janeiro.
Après quelque 15 heures de
débats, les sénateurs, qui
votaient à la majorité simple, se
sont déclarés par 59 voix contre
21, pour la tenue du procès de
Rousseff, suspendue depuis le
mois de mai sous l’accusation de
maquillage des comptes publics.
C’était l’avant-dernière étape
d’un marathon politique entamé
il y a plusieurs mois à Brasilia :
après le vote d’une commission
spéciale de sénateurs jeudi dernier, le Sénat s’est cette fois prononcé en séance plénière. Les
adversaires de la présidente de
gauche du Brésil n’avaient
besoin que de la majorité simple,
sur 81 sénateurs, pour pousser
vers la sortie Rousseff, la dauphine politique de l’ancien président Luiz Inacio Lula da Silva,
principal artisan de l’attribution
en 2009 des JO à Rio de Janeiro.
Rousseff a été suspendue de ses
18
S P O R T S
Jeudi 11 août 2016
JO-2016: un bus
de journalistes pris
pour cible à Rio
ELIMINATOIRES CAN-2017/ALGÉRIE
Une première
pour Bennacer et Ferhani
L’ancien sélectionneur du Ghana a choisi de placer sa confiance dans le même
groupe qui avait participé aux précédents matchs de l’équipe algérienne sous
Christian Gourcuff, dont le contrat a été résilié sur sa demande fin mars dernier
Par
Algérie presse service
ne liste de 26 joueurs, dont
deux nouveaux et quatre
autres qui font leur retour, a
été dévoilée hier par le nouveau
sélectionneur national, Milovan
Rajevac, en prévision du stage de
l’équipe nationale prévu du 29 août
au 6 septembre à Sidi Moussa et qui
verra la tenue de la rencontre
Algérie-Lesotho le 4 septembre à
20h30 au stade Mustapha-Tchaker
de Blida.
Pour cette rencontre qui entre
dans le cadre de la 6e journée des
éliminatoires de la CAN-2017 qui
se déroulera du 14 janvier au
5 février au Gabon, Ismaël
Bennacer, qui évolue dans l’équipe
réserve d’Arsenal (Premier
League/Angleterre) et Houari
Ferhat Ferhani de la JS Kabylie,
sont convoqués pour la première
fois.
Pour sa part, Nabil Bentaleb, en
délicatesse avec son entraîneur à
Tottenham qui l’a fait définitivement sortir de ses plans, fera son
retour après plusieurs mois d’absence. Idem pour Liassine
Cadamuro, au Servette Genève
(Div. 2, Suisse) depuis janvier dernier, qui n’a plus été convoqué en
Photos : DR
U
sélection depuis le Mondial-2014.
Mehdi Tahrat, qui a quitté cet été
le Paris FC pour le Red Star (Ligue
2/France), honorera pour l’occasion sa deuxième convocation,
après avoir fait son baptême du feu
avec les Verts en octobre dernier,
tout comme Adlène Guedioura qui
fera lui aussi pour la circonstance
son come-back en sélection. Pour
le reste de l’effectif, l’ancien sélectionneur du Ghana a choisi de
La liste des joueurs :
-Gardiens de but :
Raïs Ouhab M’bolhi (Antalyaspor-Turquie), Izzeddine Doukha
(NA Husseïn Dey) et Malik Asselah (JS Kabylie)
-Défenseurs :
Aïssa Mandi (Betis Séville-Espagne), Carl Medjani (CD LeganèsEspagne), Faouzi Ghoulam (SSC Naples-Italie), Mehdi Zeffane
(Stade Rennais-France), Hicham Belkaroui (ES Tunis-Tunisie),
Liassine Cadamuro (Servette Genève-Suisse), Houari Ferhani
(JS Kabylie), Mohamed Khoutir Ziti (ES Sétif) et Jean Mehdi
Tahrat (Red Star-France)
-Milieux de terrain :
Saphir Taïder (Bologne FC-Italie), Nabil Bentaleb (Tottenham
En Brèves...
Haltérophilie : Or et record du monde
pour la Chinoise Deng en 63 kg
La Chinoise Deng Wei est devenue championne
olympique en haltérophilie en battant le record du
monde dans la catégorie des 63 kg, avec un total de
262 kg, mardi à Rio, profitant pleinement du forfait
de dernière minute de la Taïwanaise Lin Tzu-Chi. La
Nord-Coréenne Choe Hyo-sim a pris la médaille
d'argent (248 kg) et la Kazakhe Karina Goricheva le
bronze (243 kg).
Epée : le Sud-Coréen Park Sang-young
sacré champion olympique
Le Sud-Coréen Park Sang-young s'est adjugé mardi
à Rio son premier titre de champion olympique à
l'épée, en battant en finale le Hongrois Géza Imre
(15-14). Le Français Gauthier Grumier a pris la
médaille de bronze de l'épreuve.5aps°
Gymnastique par équipes dames :
premier or olympique pour Biles
avec les USA
La star de la gymnastique artistique féminine
Simone Biles a remporté mardi sa première médaille
d'or olympique en remportant aux JO-2016 le
concours par équipes avec les Etats-Unis, qui
conservent leur titre. La Texane de 19 ans vise un
Hotspur-Angleterre), Walid Mesloub (FC Lorient-France),
Adlène Guedioura (Watford FC-Angleterre), Yassine Brahimi
(FC Porto-Portugal), Sofiane Feghouli (West Ham UnitedAngleterre), Ryad Boudebouz (Montpellier-France) et Ismaël
Bennacer (Arsenal-Angleterre)
-Attaquants :
Islam Slimani (Sporting-Portugal), Hillal El Arabi Soudani
(Dinamo Zagreb-Croatie), Sofiane Hanni (RSC AnderlechtBelgique), Yassine Benzia (Lille LOSC-France), Riyad Mahrez
(Leicester City-Angleterre) et Rachid Ghezzal (Olympique
Lyonnais-France).
En Brèves...
En Brèves...
placer sa confiance dans le même
groupe qui avait participé aux
précédents matchs de l’équipe
algérienne sous Christian Gourcuff, dont le contrat a été résilié sur
sa demande fin mars dernier.
La rencontre face au Lesotho
sera sans enjeu, puisque les coéquipiers de Yacine Brahimi ont déjà
assuré leur qualification pour la
CAN-2017. Ils entameront en
octobre prochain un nouveau challenge plus important en qualifications du Mondial-2018 avec le
début de la phase de poules et un
match très important contre le
Cameroun à Blida. Le Nigeria et la
Zambie étant les deux autres adversaires des Verts dans le groupe B.
APS
En Brèves...
En Brèves...
inédit quintuplé de médailles d'or pour ses premiers
Jeux. La Russie et la Chine complètent le podium.
L'Australienne Emma McKeon (1:54.92) a pris la
troisième place…
Haltérophilie : le Chinois Shi Zhiyong
sacré en -69 kg
… La nageuse Hongroise Katinka Hosszu s'est parée
d'or pour la troisième fois en quatre jours aux Jeux
olympiques de Rio en dominant mardi le 200 m
4 nages. Hosszu avait été sacrée sur 400 m 4 nages
samedi au premier jour des épreuves de natation et
s'était imposée lundi sur 100 m dos. En 2 min 6 sec
58/100, la Hongroise, âgée de 27 ans, a devancé la
Britannique Siobhan-Marie O'Connor (2 min 6 sec
88) et l'Américaine Maya Dirado (2 min 8 sec 79).
Hosszu est championne du monde en titre et détient
le record du monde de la spécialité depuis l'an dernier. La Hongroise, qui rêve de décrocher une quatrième médaille d'or au Brésil, cette fois sur 200 m
dos, est surnommée la «Dame de fer» en raison de sa
propension à nager et gagner de nombreuses
épreuves. C'est la sixième fois consécutive aux jeux
Olympiques que la nageuse qui enlève le 400 m
4 nages s'adjuge aussi le 200 m 4 nages.
Le Chinois Shi Zhiyong est devenu champion olympique en haltérophilie dans la catégorie des -69 kg,
avec un total de 352 kg, mardi à Rio. Le champion
du monde 2015 a surclassé à l'épaulé-jeté le Turc
Daniyar Ismayilov (351 kg). Le Kirghiz Izzat Artykov
(339 kg) a pris la médaille de bronze.
Natation 200 m libre dames : victoire
de Ledecky, sa 2e médaille d'or à Rio
La nageuse Américaine Katie Ledecky a gagné mardi
sa deuxième médaille d'or des Jeux olympiques de
Rio en remportant le 200 m libre, deux jours après
son titre sur 400 m libre. L'Américaine, également
médaillée d'argent du 4x100 m libre à Rio, peut
légitimement envisager de faire le triplé
200-400-800 m, exploit qui n'a plus été réalisé aux
JO depuis 1968. Elle est en effet championne olympique en titre du 800 m, distance dont elle détient
les dix meilleures performances de tous les temps,
toutes réalisées ces deux dernières années. En 1 min
sec 53 sec 73/100, Ledecky a devancé la Suédoise
Sarah Sjostrom (1:54.08), qui avait remporté l'or du
100 m papillon dimanche en battant le record du
monde pour son premier titre olympique.
UN BUS officiel transportant
des journalistes accrédités aux JO
de Rio a été pris pour cible mardi
soir, et les autorités enquêtaient
pour déterminer si des balles
avaient été tirées de la célèbre
favela «Cité de Dieu».
Les organisateurs des Jeux ont
indiqué que deux journalistes
avaient été légèrement blessés,
quatre jours après qu’une balle
perdue a percé le toit d’un barnum
abritant une salle de presse dans le
nord de la ville.
Les journalistes se sont jetés au
sol dans le véhicule pour se
protéger après l’explosion de deux
vitres. L’organisation Rio-2016 a
indiqué que la police et l’armée
étaient mobilisées sans donner
plus d’explications, dans une ville
connue pour sa criminalité endémique.
«Nous avons entendu des
impacts du côté droit du bus, deux
fenêtres se sont brisées. Un journaliste du Belarus a été blessé à la
main par les bris de verre», a
déclaré à l’AFP Gaston Sainz,
journaliste du quotidien argentin
La Nacion.
«On ne sait pas si c’était des
balles ou des jets de pierre», a
poursuivi le journaliste. «Nous
nous sommes jetés au sol et deux
kilomètres plus loin, la police est
arrivée et nous a escortés jusqu’au
MPC», le centre des médias accrédités pour les jeux.
L’attaque s’est produite vers
20h (23h GMT), à la hauteur de la
grande favela «Cité de Dieu»
(ouest), réputée comme l’une des
plus violentes de Rio, entre le
centre olympique de Deodoro et le
MPC du Parc olympique à Barra.
Elle intervient alors que journalistes, athlètes et spectateurs ont
subi de multiples vols et agressions depuis le début de la compétition.
Samedi, la police avait fait
exploser un sac suspect près de la
ligne d’arrivée de la course
cycliste, sur la plage de Copacabana. Mardi soir, un autre colis
suspect a connu le même sort près
du Copacabana Palace Hotel.
APS
Tennis-Double messieurs : Nadal
et Lopez en demi-finales
Les Espagnols Rafael Nadal et Marc Lopez se sont
qualifiés mardi pour les demi-finales du double messieurs des Jeux de Rio en s'imposant face à la paire
autrichienne composée d'Oliver Marach et
d'Alexander Peya en deux manches 6-3, 6-1. Les
Espagnols affronteront la paire canadienne Daniel
Nestor/Vasek Pospisil mercredi pour une place en
finale. Nadal, encore en course en simple et engagé
en double mixte avec Garbiñe Muguruza, doit disputer deux autres matches ce jour-là.
Voile : les Algériens toujours
aux dernières places
Les trois athlètes algériens engagés dans les
épreuves de voile des jeux Olympiques 2016, occupent toujours les dernières positions du classement
de leurs spécialités respectives, à l'issue de la
deuxième journée de régate disputée mardi dans la
baie de Rio de Janeiro. Dans la spécialité Laser Radial
femmes, Imene-Ouneyssa Cherif Sahraoui occupe la
37e et ultime place, loin derrière la Chinoise Xu Lijia
qui domine les épreuves. Même scénario pour
Hamza Bouras, 36e et bon dernier dans les épreuves
de RSX messieurs, dominées par le Britannique Nick
Dempsey, tandis que sa compatriote Katia Belabbas
est 26e dans la même compétition féminine où plane
l'Italienne Flavia Tartaglini. Dempsey, leader quasi
intouchable et grand favori pour le titre, a connu une
3e manche plus délicate, après avoir empoché la première de la journée. hier, les véliplanchistes seront
au repos, les catamarans Nacra 17 feront leur
entrée, tout comme les 470 hommes et femmes. La
compétition, qui se déroule au Maringa Da Gloria
(Rio), se poursuivra jusqu'au 15 août. A rappeler qu'il
s'agit de la première participation de la voile algérienne à des Jeux olympiques.
19
S P O R T S
Jeudi 11 août 2016
LE CIO S’ÉLOIGNE DES VALEURS DE L’OLYMPISME
Sportifs méconnaissant les règles, villégiateurs,
dopés polluent les Jeux de Rio
Dans un autre registre, et celui beaucoup plus sportif, Michael Phelps, le sportif le plus titré
des JO, s’est également attaqué au dévoiement des dogmes de l’olympisme
Par
A. Lemili
arement les Jeux olympiques n’ont été émaillés
d’autant d’incidents imputables à une même nation. A Rio,
c’est le cas de la France laquelle à
défaut de ne commencer à glaner
des médailles dans les disciplines
dans lesquelles ses sportifs avaient
la réputation de planer, se singularisent surtout par des esclandres
internes et un comportement pour
le moins atypique, pour ne pas dit
de ces représentants dont il faudrait
en partie remettre leurs états d’âme
plus sur leur échec qu’à «pas de
chance» ou encore sur le dos de
l’organisation ou de nouvelles
règles non communiquées par le
CIO.
Certains incidents relevaient
parfois du ridicule notamment
celui (incident) qui a perturbé
en tennis le double
Mladenovic/Garcia perturbé par le
port de tenues disparates alors que
les deux tenniswoman devaient
porter une tenue vestimentaire
identique. Une perturbation qui a
amené les deux sportives à s’attaquer à leur fédération. «Merci à
notre fédération si incompétente
pour nous avoir gâché ce moment
de sport si important dans notre
carrière...», avait twitté la première
citée.
En judo, c’est Gneto Priscilla
qui a très mal digéré son élimination au premier tour et ce d’autant
plus qu’elle traînait derrière elle
une médaille de bronze arrachée
lors des JO londoniens. Son élimination serait due à une faute technique qu’elle aurait commise
contre son adversaire à savoir «une
prise sur le pantalon». La judokate
française jurait par tous les dieux
qu’elle ne connaissait pas cette
règle, ce qui toutefois a laissé les
juges imperturbables et confirmé
son élimination. Toujours en judo,
Pierre Duprat chez les hommes n’a
eu cesse de fulminer contre l’arbitrage accusant les juges d’avoir
gâché quatre années de sa vie au
motif qu’il aurait été éliminé pour
«non combativité». En ce qui le
concerne, le DTN français évacue
du revers de la main «les larmes de
crocodile» des deux sportifs
concernés déclarant dans la foulée :
JEUX OLYMPIQUES 2016
(6E JOURNÉE)
R
Photo : DR
Benchebla
et Bouyacoub
en lice
«Je ne veux pas entendre parler
d’arbitrage. Ça fait partie du jeu,
les arbitres sont des êtres humains,
ils peuvent faire des fautes. La victoire, c’est les combattants qui la
détiennent. Ceux qui gagnent ici
n’ont pas besoin de l’arbitrage. S’il
y a un ippon fait qui n’est pas
annoncé, là on peut dire faute d’arbitrage. Mais quand on se plaint
d’un shido, d’une sortie, y a pas de
faute d’arbitrage. C’est soi-même
qui ai fait une faute d’arbitrage.»
Le Club France n’arrivait alors
plus à contenir les déboires de la
délégation malgré le formidable
travail de médias nationaux magnifiant à tout va n’importe quel comportement de leurs représentants
une fois engagés sur le terrain. De
leur côté, certains athlètes excédés
n’ont pas hésité à briser le mur du
silence et surtout celui qui leur fait
obligation de réserve comme c’est
les cas de Jordan Pathaud, l’un des
relayeurs du 4x200 m qui s’est
intempestivement exprimé au
micro de la télévision publique :
«Je pense vraiment qu’on a baigné
dans un tissu de mensonges. Je lui
en veux simplement de ne pas avoir
été honnête, et ça, depuis trop
longtemps. Il nous a un petit peu
lâchés les trois derniers jours,
depuis sa course en individuel.» Le
relais français n’allait effectivement pas passer sachant que le
remplaçant (Damien Joly) de dernière minute de Yannick Aignel
n’avait été informé que sur le tard.
«Je n’étais pas rasé et tout. J’ai
fini de me raser à une heure et
demie» pour rejoindre ses camarades. En fait pour ce qui est de se
raser, il ne s’agissait pas de se faire
beau mais de mettre le maximum
d’atouts de son coté pour gagner en
vitesse dans l’eau.
Bien entendu, le nageur «fautif»
s’est exprimé à son tour pour justifier son comportement mais c’est
forcément à la Fédération française
de natation de décider des suites à
accorder à cette affaire même si les
mesures qui seraient prises ne
pénaliseraient pas outre-mesure
Aignel pour la simple raison
qu’une fois terminés les jeux, ce
dernier tire un trait sur sa carrière.
Autres frasques françaises, celle
du tennisman Benoit Paire, sportif
atypique devant l’éternel. Ceux
parmi les membres du tennis
français qui le connaissent l’assimilent au personnage du Dr. Jekyll et
mister Hyde. Imprévisible, ombrageux Benoit Paire à la réputation de
tirer sur tout ce qui bouge à commencer par la chaîne de commandement du tennis français et les
responsables hiérarchiques quels
qu’ils soient.
D’ailleurs en débarquant à Rio,
le 32e au classement ATP déclarait
que «les JO n’étaient pas sa priorité». Recadré à plusieurs reprises
pour de nombreux écarts ces derniers jours et plus particulièrement
sa quasi-absence du groupe, celui
qui passait le plus clair de son
temps auprès de sa compagne au
lieu de se concentrer sur ce pourquoi il avait fait le déplacement et
surtout retenu en sélection allait
tout bonnement être exclu et du
groupe et des jeux.
C’est en fait une de ses déclarations tonitruantes «Les gens de la
Fédé, ils sont absents» qui sortiront
de leur torpeur les responsables
dont Arnaud Di Pasquale, ancien
tennisman passé DTN. Di Pasquale
dira : «Il y a des règles à respecter
quand on est en équipe de France.
On ne l’a pas beaucoup vu... Il ne
fallait pas qu’il vienne s’il n’est
pas capable de respecter les
règles.»
Enfin, un autre nageur lui s’est
exprimé à haute voix en dénonçant
la présence de sportifs dopés et pis
leur arbitraire couronnement évoquant et surtout stigmatisant le
silence pour ne pas dire l’insidieuse
attitude politique commerciale du
Comité olympique international.
Dans un autre registre, et celui
beaucoup plus sportif, Michael
Phelps, le sportif le plus titré des
JO s’est également attaqué au
dévoiement des dogmes de l’olympisme.
Rappelons enfin que la France
est depuis hier 9e au classement
des médailles avec 10 médailles
dont 3 en or, 1 en argent et le reste
en bronze.
A. L.
JO-2016/FOOT DAMES
USA-Suède et Chine- Allemagne en quarts, les Africaines hors course
LES ÉTATS-UNIS tenants du
titre affronteront demain la Suède
en quarts de finale du tournoi de
football (Dames) des JO-2016, qui
proposeront également ChineAllemagne, Canada-France et
Brésil-Australie, après les matchs
de la 3 e et dernière journée de
groupes disputés mardi.
Les quatre équipes éliminées
dès le premier tour sont l’Afrique
du Sud, le Zimbabwe, les deux
représentants africains, la
Nouvelle-Zélande et la Colombie.
La principale surprise est venue
de Brasilia, où le Canada a battu
pour la première fois de son his-
toire l’Allemagne (2-1), et en a
même profité pour la devancer au
classement final du groupe F. Les
Européennes avaient pourtant
ouvert le score par Behringer sur
penalty mais Tancredi, la capitaine
canadienne, a renversé la vapeur
d’un doublé.
Dans l’autre match du groupe F,
l’Australie a écrasé le Zimbabwe
(6-1), qui aura encaissé la bagatelle
de 15 buts en trois matchs pour ses
grands débuts olympiques.
Les nations déjà qualifiées avant
cette troisième et ultime journée,
les Etats-Unis et le Brésil, ont fait
tourner, alignant pas mal de «coif-
feuses». Et cela s’est fait sentir,
avec des nuls à la clef.
Les Brésiliennes, parmi lesquelles Marta n’a disputé que la
seconde période, n’ont pas réédité
leurs deux cartons (3-0 et 5-1): au
contraire, elles ont fait 0-0 contre
l’Afrique du Sud, comme si la
malédiction des nuls vierges de la
sélection masculine avait fini par
rattraper les filles...
L’autre match du groupe E a
d’ailleurs donné le même score,
entre Chine et Suède, toutes deux
qualifiées. Les Américaines
(groupe G) ont été menées par la
Colombie, l’ont dépassée puis ont
été rejointes in extremis à 2-2.
Double ironie de l’histoire, Solo,
considérée comme la meilleure gardienne du monde, a fait une bourde
sur cette égalisation finale, et c’est
donc face aux triples tenantes du
titre que les «Cafeteras» éliminées
auront décroché leur unique point.
La France a été sérieuse face à
la Nouvelle-Zélande (3-0, but de Le
Sommer et doublé de Necib), et
finit à la deuxième place, comme la
hiérarchie du groupe G le dessinait.
Les Océaniennes, elles, s’arrêtent là
en tant que moins bonnes troisièmes de groupe.
APS
LE BOXEUR Abdelhafid
Benchebla et le judoka Lyes
Bouyacoub, deux chances de
médaille algérienne, effectuent jeudi
leur entrée en lice aux Jeux olympiques de Rio de Janeiro 2O16.
Exempté du tour préliminaire,
Benchebla affrontera le Vénézuélien Ramirez en huitième de finale
de la catégorie des 81 kg. Deux fois
cinquième au classement lors de ces
deux précédentes participations aux
Jeux de Pékin-2008 et Londres2012, le boxeur algérien espère que
la troisième soit la bonne.
«Il est temps pour moi de décrocher une médaille olympique après
deux échecs consécutifs», a-t-il dit.
Son coéquipier Abdelkader
Chadi, capitaine de l’équipe algérienne a hérité, quant à lui, d’un
tirage difficile contre le Brésilien
Teixeira Joedison dans un combat
qui s’annonce explosif dans une
salle de Carioca acquise d’avance à
la cause du pugiliste brésilien.
Chadi qui participe pour la troisième fois aux Jeux olympiques,
espère lui aussi monter enfin sur le
podium après deux échecs à Pékin
2008 et Londres 2012.
En judo, après Houd Zourdani et
Abderrahmane Benamadi qui ont
raté leurs débuts, c’est au tour de
Lyes Bouyacoub de passer à l’action à l’occasion des seizièmes de
finale de la catégorie des moins de
100 kg où il aura à affronter
l’Emirati d’origine russe
Romarenko.
«Mon objectif, c’est de gagner
une médaille pour mettre fin à ma
carrière, ce sera difficile, mais je
suis prêt pour le combat. L’important est de relever ce défi», a
indiqué Bouyacoub.
La natation sera également au
programme avec la course du 50 m
nage libre qui verra la participation
du jeune Oussama Sahnoun au
départ de la série 7 avec la présence
notamment du Belge Aerents
Jasper, auteur du meilleur chrono de
sa série avec un chrono de 22’’19
Je suis satisfait de ma course sur
100 m nage libre, j’ai amélioré mon
record personnel. C’est très encourageant avant d’aborder le 50 m, où
je vise une place en demi-finales.
J’ai beaucoup travaillé sur cette distance avec l’objectif de réaliser la
meilleure performance possible», a
indiqué Sahnoun à l’APS.
En aviron, les rameurs Sid Ali
Bodina et Amina Rouba disputeront les demi-finales C/D. Initialement prévues mercredi matin au
Estadio Lagoa, elles ont été
reportées en raison du mauvais
temps.
www.latribunedz.com
LA RENCONTRE EST PRÉVUE LES 25 ET 26 AOÛT
Jeudi 11 août 2016
MÉTÉO
Colloque international sur le congrès
de la Soummam à Béjaïa
Max. 29°
ensoleillé
Min 20°
Est
Max. 28°
ensoleillé
Min 14°
Sud
Max. 41°
ensoleillé
Min 27°
http://fr.weather.yahoo.com
Horaires des prières
Fedjr...........04.25
Echourouk ...05.29
Dohr...........12.54
Assar ..........16.40
Maghreb ....19.49
Icha ............21.16
„ Tizi Ouzou : cinq malfaiteurs interpellés
autorisant une organisation
nouvelle et de nouvelles
structures, et en dégageant de
réelles perspectives politiques».
Pour autant, il s’en est trouvé des
voix contestataires, à l’instar des
acteurs de la réunion du Comité
national de la révolution
algérienne (Cnra), tenue au Caire
en 1957, qui a remis en cause les
fondements du congrès. D’où
l’objectif de ce colloque qui est de
soumettre le débat autour du
Congrès de la Soummam à des
regards croisés, en ne prenant en
considération que les «critères
historiques et scientifique», a
jouté M. Smaili. En tout état de
cause, la rencontre, qui sera
animée par une dizaine de
conférences que donneront des
scientifique émérites, à l’instar de
Tahar Khalfoun, professeur à
l’IUT Lyon 2, spécialiste en droit
public, Dalila Aït El Djoudi,
docteur en histoire militaire et
étude de Défense (Toulon),
Jean-Charles Jauffret (IEP-Aix en
Provence), et Hamou Amirouche
(université Santiago-Californie),
offre une réelle opportunité pour
faire le déroulé de cet événement
historique et fixer ses moments
majeurs afin d’en assurer «une
meilleure connaissance» et surtout susciter un intérêt plus ample
auprès des universitaires,
confrontés à un sujet en jachère,
car «peu traité».
APS
LUTTE ANTITERRORISTE :
Destruction de deux mines de confection
artisanale à Boumerdès
DEUX MINES de confection
artisanale ont été détruites, mardi,
par un détachement de l’Armée
nationale populaire (ANP), lors
d’une opération de ratissage
menée au niveau de la forêt
de Sidi Ali Bounab, wilaya de
Boumerdès, dans le cadre de la
lutte antiterroriste, indique hier un
communiqué du ministère de la
Défense nationale (MDN).
«Dans le cadre de la lutte
antiterroriste, un détachement de
l’ANP a découvert et détruit, le
9 août 2016, deux mines de
confection artisanale au cours
d’une opération de ratissage
au niveau de la forêt de Sidi Ali
Bounab, wilayade Boumerdès
(1 re Région militaire)», note le
Ouest
Source
Photo : S. Zoheir
Par
Algérie presse service
Le congrès historique de la
Soummam sera le sujet central
d’un colloque international prévu
les 25 et 26 août prochains dans
l’Akfadou, à 70 km à l’ouest du
chef-lieu de Béjaïa. Cette rencontre dont le thème générique est
«60 ans après, quelles leçons ?»,
devra permettre aux chercheurs,
historiens et politologues ainsi
que des témoins vivants qui y
participeront, de revenir sur
son déroulement, ses «zones
d’ombre» et secrets, ont indiqué,
hier, des organisateurs de cette
rencontre. Ces derniers, en l’occurrence l’Assemblée populaire
de la wilaya de Béjaïa, le Forum
de solidarité euro-méditerranéenne (Forsem-Lyon-France)
et Med-action (Akbou), n’ambitionnent pas moins de lever le
voile sur l’événement que d’aucuns considèrent comme un «acte
fondateur de la Révolution», mais
aussi d’éclairer sur «ses points
aveugles» tout autant que «ses
limites».
Les organisateurs du colloque
souhaitent ne pas figer
l’événement dans son contexte
historique, mais de l’aborder également sous l’angle de l’actualité
post-indépendance et des évolutions permises ou recalées par les
résolutions de ce congrès capital,
tenu en pleine guerre de libération
et dans un contexte militaire et
politique des plus hostiles. «C’est
peut-être là que réside déjà son
premier grand mérite», estime
Hocine Smaili, président de
Med action, qui souligne que «le
Congrès de la Soummam a permis
la libération du pays en se dotant
d’une feuille de route claire, en
Centre Max. 26° ensoleillé
Min 18°
communiqué. Par ailleurs, dans le
cadre de la lutte contre la criminalité organisée, un détachement de
l’ANP, en coordination avec les
éléments de la Gendarmerie
nationale, «a appréhendé deux
narcotrafiquants à Oran
(2 e Région militaire) et a saisi
50 kilogrammes de kif traité et
trois véhicules».
A Béchar (3e Région militaire), un autre détachement de
l’ANP «a arrêté trois narcotrafiquants, en coordination avec les
éléments de la Sûreté nationale,
et a saisi une quantité de 30 kilogrammes de kif traité, deux
véhicules et une somme d’argent
de 168 000 dinars algériens».
A Tamanrasset et Bordj Badji
Mokhtar (6e Région militaire), des
détachements de l’ANP «ont
appréhendé quatre contrebandiers et a saisi deux véhicules
tout-terrain, un camion chargé de
16 800 litres de carburant destinés à la contrebande, cinq
détecteurs de métaux, des explosifs et des moyens de détonation»,
indique la même source.
D’autre part, des éléments des
Gardes-frontières et des détachements de l’ANP ont appréhendé à
Maghnia (2 e Région militaire),
In Amenas (4e Région militaire) et
In Guezzam (6e Région militaire)
«six immigrants clandestins: trois
syriens et trois soudanais», ajoute
le communiqué.
APS
Les éléments du groupement de la Gendarmerie nationale à Tizi Ouzou ont arrêté cinq
individus membres d’une association de malfaiteurs activant sur le chemin de wilaya 128, at-on appris hier auprès de ce corps constitué. Ces interpellations ont fait suite à un appel
téléphonique reçu dans la nuit du 6 août dernier par les éléments de la brigade de
gendarmerie de Tirmitine faisant état de la présence d’un groupe d’individus sur le
CW 128 reliant la localité de Boghni à la RN 25 qui agressaient et rackettaient les usagers de
ce tronçon routier, a précisé la gendarmerie dans un communiqué. Une patrouille a été
mobilisée dans l’immédiat et un plan d’action mis en place dans le but de faire tomber tous
les membres du groupe qui, pour les contraindre à s’arrêter, lançaient des pierres sur les
véhicules des passants. Sur place, les gendarmes ont arrêté cinq personnes en état d’ivresse
dont quatre hommes âgés entre 20 et 28 ans et une jeune femme de 32 ans qui avaient déjà
agressé cinq citoyens, a-t-on appris de même source. Suite à leur présentation devant le
procureur de la République, leur dossier a été transféré au juge d’instruction qui les a placés
en détention préventive, a-t-on rapporté dans le communiqué.
„ Constantine : près de 700 hectares de céréales détruits
Une superficie estimée à 688, 30 hectares de céréales a été ravagée par les incendies dans
la wilaya de Constantine depuis le lancement de la campagne moisson-battage de la saison
actuelle qui a débuté le mois de juin dernier, a-t-on appris hier auprès de la Direction des
services agricoles (DSA). En dépit des efforts déployés par les services de la DSA qui ont
organisé des campagnes de sensibilisation et d’information avec la collaboration de la
Conservation des forêts et la Protection civile pour prévenir les feux de forêt et les récoltes
céréalières, la superficie touchée par les incendies a augmenté par rapport à l’année
précédente, a expliqué à l’APS le chef du service d’appui à la production agricole à la DSA,
Djamel Benseradj. Il s’agit de 482 hectares de blé dur, 187 hectares de blé tendre et
19,30 hectares d’orge, selon le même responsable qui a rappelé que 192 hectares ont été
détruits la saison dernière par des incendies.
„ Accidents de la route : 9 morts et 9 blessés durant les dernières 24 H
Neuf personnes ont trouvé la mort et 9 autres ont été blessées dans 8 accidents de la
circulation survenus au cours des dernières 24 heures, au niveau national, selon un bilan de
la Protection civile rendu public hier. Le bilan le plus lourd a été enregistré dans la wilaya de
Mascara où trois personnes sont décédées suite à une collision entre trois véhicules légers
et un camion, survenue au niveau de la route nationale n°6, dans la commune Bouhenni,
daïra de Sig. Par ailleurs, la même source déplore quatre cas de noyade dont 3 en mer
enregistrés à Oran, El Tarf, Skikda et un dans un barrage à El Ourissia, wilaya de Sétif.
„ Soudan : appels à la vigilance en raison des risques de crue du Nil
Les autorités soudanaises ont prévenu hier les riverains du Nil de la nécessité d’être vigilants
en raison des risques de crue du fleuve après deux semaines de pluies torrentielles ayant fait
des dizaines de morts à travers le pays. «Le Nil Bleu monte en raison de pluies torrentielles en
Ethiopie», a déclaré Mohameddine Aboulqassem du ministère de l’Intérieur, cité par l’AFP.
«Nous prévenons les résidents sur les rives du Nil qu’ils doivent être vigilants», a-t-il ajouté. Le
niveau des eaux monte rapidement dans l’Etat soudanais du Nil Bleu frontalier de l’Ethiopie,
rapporte l’agence de presse syrienne Suna. Au moins 76 personnes ont péri dans des
inondations à travers le Soudan, a indiqué le ministre de l’Intérieur la semaine dernière. En
août 2013, des inondations avaient fait 50 morts, la plupart à Khartoum. Des centaines de
milliers de personnes avaient été affectées par ces inondations, les plus graves à toucher la
capitale soudanaise en 25 ans selon l’ONU
„ 263 parkings illégaux éradiqués à Alger
Les services de la police judiciaire relevant de la sûreté de la wilaya d’Alger ont procédé à
l’éradication de 263 parkings illégaux et l’arrestation de 266 individus impliqués et d’un
individu ayant tenté de mettre le feu au niveau du parc zoologique et d’attraction de Ben
Aknoun (village africain). «Dans le cadre de la lutte contre le phénomène des parkings
anarchiques à travers les rues et quartiers d’Alger à laquelle tous les moyens humains et légaux
ont été mobilisés, les services de la sûreté de wilaya ont procédé, depuis le début de la saison
estivale (1er juin au 9 août), à l’éradication de 263 parkings illégaux et l’arrestation de 266 mis
en cause dont 136 présentés devant la justice. Des dossiers judiciaires ont été établis contre
130 contrevenants soumis à la justice» a indiqué un communiqué des services de la wilaya
d’Alger.«98 parasols et 34 chaises ont été saisis par ces mêmes services qui ont procédé
également à l’arrestation de 10 personnes qui louaient ces équipements de manière illégale. Des
dossiers ont été rédigés contre les mis en cause soumis aux juridictions compétentes», ajoute-ton de même source Les services de sûreté «ont recensé le 9 août 2016 quelque
25 parkings illégaux et arrêté 28 contrevenants. Des dossiers judiciaires ont été rédigés contre
eux à la suite desquels ils seront présentés à la justice», précise la même source.
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