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Analyse de la presse du 8 au 21 juillet 2016

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Analyse
L’ESSENTIEL DE L’ACTUALITÉ
par la Direction de la communication
de la presse
NUMÉRO 568 du 8 au 21 juillet 2016
> L’ACTU DE LA SEMAINE
Loi Travail : ce qui attend le BTP
Le texte dans son ensemble, porté par Myriam El Khomri,
ministre du Travail, est loin d’emporter l’adhésion de la profession, avec parfois des positions partagées selon les fédérations.
« Nous avons d’abord cru à une réforme ambitieuse allant dans
le sens de plus de souplesse et de sécurisation pour les entreprises, regrette Bruno Cavagné, président de la FNTP. Mais deux
mesures prioritaires pour les TP de la loi travail ne figurent plus
dans le texte final : le barème des indemnités prud’homales, et
l’assouplissement de la durée du travail des apprentis mineurs,
portée depuis de nombreuses années par la FNTP. » Or, rappelle
Bruno Cavagné, « les jeunes doivent pouvoir être formés à la
réalité des chantiers et suivre leur tuteur pendant toute la journée de travail. Pour un secteur très engagé dans l’apprentissage
et dans un contexte de crise, la suppression de cet assouplissement est une mesure anti-emploi : un employeur verbalisé
pour non-respect de la durée du travail n’y reviendra plus. »
Emboîtant le pas aux lois Savary de juillet 2014 et Macron d’août
2015, le texte renforce l’arsenal de lutte contre le détachement
illégal. Il étend ainsi l’obligation, à la charge du maître d’ouvrage,
de vérifier que l’entreprise détachant des salariés se soit acquittée de la déclaration préalable à l’inspection du travail, aux soustraitants directs et indirects de ses cocontractants, y compris au
regard des salariés intérimaires. Parmi les autres nouveautés :
sur les grands chantiers, le maître d’ouvrage devra afficher, à
l’attention des salariés détachés, des informations sur le droit
du travail applicable traduites dans leur langue. Le législateur
consacre aussi au niveau législatif l’obligation de déclaration du
donneur d’ordre en cas d’accident du travail survenu à un salarié détaché. Le maître d’ouvrage rétif à appliquer ces différentes
mesures s’expose au paiement d’une amende de 2000 euros
>
Lemoniteur.fr 20/07/2016
NOMINATIONS
ARAFER
Ministère de l’Economie
La candidature du député socialiste du Nord
Bernard Roman à la présidence de l’Autorité de régulation
des activités ferroviaires et routières (Arafer) a été entérinée le
20 juillet par les députés et sénateurs.
À la tête du conseil d’orientation du service des achats de l’État
depuis deux ans, Christophe Baulinet, inspecteur général
des finances et ancien élève de l’École nationale des impôts,
a été nommé nouveau médiateur du ministère de l’Économie.
Localtis.info 20/07/2016
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par salarié détaché. Le texte étend également la possibilité, pour
l’administration, de suspendre une prestation de service en cas
de manquement par l’employeur à la déclaration de détachement. Enfin, la sanction de fermeture d’établissement prévue
par la loi Macron en cas de travail illégal pourra prendre la
forme, dans le BTP, d’un arrêt de chantier. Mais l’administration
pourra suspendre les travaux sur un autre chantier de l’entreprise, si celui où a été verbalisée l’infraction est achevé ou a été
interrompu. « Si nous nous félicitons des mesures sur le détachement, nous doutons toutefois de la possibilité de traduire les
règles de droit du travail applicables dans toutes les langues des
salariés détachés, nuance de son côté Bruno Cavagné. Le mieux
est l’ennemi du bien. » Le texte consacre en outre la primauté
de l’accord d’entreprise sur l’accord de branche en matière
de durée du travail. Ainsi, le taux des heures supplémentaires
sera par exemple fixé en priorité par accord d’entreprise et,
à défaut seulement, par accord de branche, sans néanmoins
pouvoir être inférieur à 10%. A défaut d’accord, l’accomplissement d’heures supplémentaires donnera lieu, comme c’est
le cas aujourd’hui, à une majoration de salaire pour chacune
des huit premières heures supplémentaires et, au-delà, à une
majoration de 50%. La FNTP se dit au contraire favorable à
la primauté de l’accord d’entreprise en matière de durée du
travail, « qui donne de la souplesse et des marges de manœuvre
au plus près du terrain sur certains thèmes, développe Bruno
Cavagné. Cela ne contribuera de surcroît pas à déconstruire ce
qu’a fait la branche, qui doit au contraire être plus que jamais
au service des entreprises qui ne peuvent pas négocier. »
il
Acteurspublics.com 20/07/2016
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ÉCONOMIE - FINANCES - RÉGLEMENTATION
CPER : une révision à la marge prévue à l’automne 2016
D’ici fin juillet, les négociations autour de la révision des contrats de
plan Etat-région (CPER) 2015-2020 devraient être terminées, pour
une officialisation des décisions à l’automne 2016. La révision des
CPER est prévue de longue date. Dès décembre 2014, une circulaire avait été transmise aux préfets, leur indiquant de prévoir une
clause de revoyure pour chaque CPER afin de prendre en compte les
nouveaux périmètres et nouvelles compétences des régions issus
de la loi du 7 août 2015 portant nouvelle organisation territoriale
de la République (Notr). La révision se fait toutefois à périmètres
constants. Tels que signés en 2015, les CPER représentent au total
un investissement de plus de 30 milliards d’euros, complétés par
l’apport des fonds structurels européens à hauteur de 27 milliards
d’euros. L’Etat devrait mobiliser 14,3 milliards, les régions 15,2
milliards et les collectivités infrarégionales 900 millions. Les CPER
s’organisent autour de sept volets thématiques et un volet territo-
rial. Pour la région Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées, la révision
est l’occasion pour l’Etat et la région de décider du lancement à
l’horizon 2020 de nouveaux projets structurants, et d’accentuer la
mobilisation régionale en faveur de l’emploi et de la relance du BTP.
Un protocole d’accord devrait être signé prochainement. Parmi les
priorités : l’amélioration des liaisons routières et ferroviaires entre
les territoires des deux anciennes régions - notamment la liaison
ferroviaire entre Toulouse et Montpellier - et la reprise des études
pour le lancement du débat public sur la liaison Toulouse-Narbonne
(LTN), la recherche, l’enseignement supérieur et l’innovation... sans
oublier le littoral, avec l’adoption dès 2017 d’un plan littoral pour
concilier l’aménagement durable et la préservation du trait de côte
avec le développement économique et touristique de ces territoires.
Localtis.fr 20/07/2016
Pierre Gattaz réclame 90 milliards d’euros d’allègements pour les entreprises
Pierre Gattaz, le patron du Medef, demande une baisse massive
des impôts et cotisations sociales pour les entreprises, soit «plus
de 90 milliards» d’euros. Pour lui, l’effort est réalisable sur cinq ans,
sachant que le pacte de responsabilité - 40 milliards d’euros d’allègements prévus - est un «premier pas». Selon Pierre Gattaz, cette baisse
permettrait de combler l’écart des entreprises françaises par rapport
à leurs homologues allemandes, et donc de les rendre plus compétitives. Le patron du Medef propose donc de ramener le taux d’impôt
sur les sociétés françaises «dans la moyenne européenne», soit 22%
contre 33,3% actuellement. Un raisonnement qui ne tient pas compte
du fait que si l’on compare également les assiettes fiscales, la France
se situe déjà dans la moyenne des pays européens.Pour compenser
ce manque à gagner pour l’Etat, Pierre Gattaz suggère dans le même
temps d’augmenter de 2 points la TVA, ce que selon lui rapporterait
16 milliards d’euros.
A.F.P. 20/0/2016
Un rapport étrille le CICE
Quel bilan tirer du Crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi
(CICE), trois ans après sa mise en place en 2013 ? Un rapport
parlementaire dresse un bilan décevant de cette mesure phare du
quinquennat de François Hollande, visant à alléger les cotisations.
Alors que le président a annoncé en juin que le dispositif allait concerner 7% de la masse salariale au lieu de 6% précédemment, cinq critiques émergent du rapport réalisé par deux sénatrices. Marie-France
Beaufils, membre du groupe communiste, républicain et citoyen et
Michèle André (PS), regrettent d’abord que le crédit d’impôt pour
la collectivité et l’emploi représente une enveloppe budgétaire trop
conséquente -20 milliards d’euros par an en 2017- dont les retours
demeurent incertains. Les auteures du rapport pointent également un
dispositif complexe, pas assez contrôlé et qui n’atteint pas sa cible.
Enfin, les créations d’emploi sont présentées comme insuffisantes
Le Figaro 20/07/2016
Les entreprises payent trop de taxes selon la Cour des comptes
233 taxes. C’est l’ensemble des prélèvements fiscaux et sociaux
auxquels doivent se soumettre les entreprises selon un rapport de la
Cour des comptes qui vient d’être rendu public. Il y a les plus connus,
comme la TVA ou la CSG, mais bien d’autres viennent alourdir le processus, ce qui pousse la Cour des comptes à demander de nouveaux
efforts de simplification.«La France se caractérise par une multitude
de prélèvements dont sont redevables les entreprises, soit en tant
que contribuables (...) soit comme collecteur de premier niveau pour
les impôts ou cotisations dont sont redevables leurs clients (...) ou
leurs salariés» écrivent les auteurs en préambule. Conséquence : les
entreprises doivent jongler avec de nombreux interlocuteurs, si bien
que 89% des entreprises de moins de 10 salariés font appel à un
expert-comptable pour gérer leurs déclarations fiscales. Elles sont
87% à le faire pour les déclarations sociales. Le rapport regrette
également les recettes trop faibles de certaines taxes. Le coût de la
collecte de ces quelque 230 taxes est évalué à 5,2 milliards d’euros
par la Cour des comptes. Trop d’administrations se partagent cette
tâche : il y a, en première ligne, le fisc (2,4 milliards d’euros) et l’Urssaf
(1,4 milliard), mais aussi les douanes (517 millions), l’Agirc-Arrco
(406 millions) ou encore le RSI (111 millions). « Malgré les efforts
de productivité mis en oeuvre, les coûts agrégés des trois principaux
réseaux de collecte dépassent ceux de nos voisins les plus performants », regrette la Cour des comptes. Pour les entreprises, c’est
une multitude d’interlocuteurs auxquels elles ont affaire et toute une
série d’échéances à respecter. Chaque mois, une société au régime
réel normal doit effectuer trois déclarations distinctes et cinq versements, selon un recensement précis de la Cour. Au cours d’une même
année, ce sont une quinzaine d’échéances qu’elle se doit d’honorer.
Les Echos 20/07/2016
A n a l y s e d e l a p r e s s e n ° 5 6 8 d u 8 a u 2 1 j u i l l e t 2 0 1 6 • To u s d r o i t s r é s e r v é s • F é d é r a t i o n N a t i o n a l e d e s Tr a v a u x P u b l i c s
RÉGIONS : GRANDS PROJETS ET OUVRAGES
HAUTS-DE-FRANCE
Canal Seine-Nord Europe : la région Hauts-de-France acte le financement
Le conseil régional des Hauts-de-France a approuvé le 8 juillet le protocole financier et de gouvernance du projet de canal Seine-Nord Europe.
Ce protocole financier acte le principe d’un partage à 50% entre l’Etat
et les collectivités, déduction faite des crédits européens. «L’adoption
de ce protocole est un signe fort, il engage la Région Hauts-de-France
comme l’ensemble des financeurs», a souligné la région dans un communiqué. Le montant total du projet s’élève à 4,5 milliards d’euros HT,
dont 40% financés par des fonds européens. Le projet de financement
s’articule ainsi : 1,8 Mds d’euros de l’Union européenne, dont 980 M
d’euros sur la période 2015-2020, 1 Md d’euros de subventions de
l’Etat et 1 Md d’euros des collectivités territoriales, dont plus de 302
millions d’euros pour la région Hauts-de-France. Ce protocole financier pose les bases de la gouvernance de la société de projet qui sera
composée de membres issus de l’Etat et des collectivités locales.
«Nous pouvons désormais collectivement nous concentrer sur la phase
de préparation du chantier dans l’objectif du premier coup de pioche
à donner dès 2017», a salué Alain Vidalies, secrétaire d’Etat chargé
des transports. Long de 107 km, situé entre Compiègne (Oise) et le
canal Dunkerque-Escaut (Nord), cet ouvrage connectera l’Oise et la
Seine aux 20.000 km du réseau fluvial européen à grand gabarit. Il
doit permettre le transport de chargements de fret fluvial qui atteindront, par convoi, jusqu’à 4.400 tonnes. Soit, pour le chargement d’un
seul navire, l’équivalent des chargements de 180 poids-lourds. Selon
Voies navigables de France (VNF), le chantier du canal représenterait
10.000 à 12.000 emplois annuels pour une durée de cinq ans. «Audelà de ces emplois directement liés au chantier, Seine-Nord Europe
pourrait générer jusqu’à 50.000 emplois pérennes, à l’horizon 2050,
liés aux activités logistiques et à l’exploitation de l’ouvrage», a fait valoir
la région. Le canal Seine-Nord pourrait être opérationnel en 2023..
Le Parisien 01/07/201
ILE-DE-FRANCE
Débat public à la rentrée sur le premier téléphérique urbain en Ile-de-France
Connu depuis 2008 sous le nom de Téléval, le projet de téléphérique
entre Créteil et Villeneuve-Saint-Georges (Val-de-Marne), qui doit également traverser les communes de Limeil-Brévannes et Valenton, va revenir sur le devant de la scène à l’automne. Le Syndicat des transports
d’Ile-de-France (Stif) a annoncé mercredi 13 juillet que le projet, qui
portera finalement le nom d’exploitation de Câble A, fera l’objet d’une
concertation publique du 26 septembre au 28 octobre prochain. Initié
par les collectivités locales, il s’agit du «premier projet à l’étude lancé
sur le territoire francilien», a souligné le Stif. Les projets de téléphériques urbains sont actuellement en vogue en France, le premier devant
entrer en service à Brest fin octobre. Toulouse espère le sien pour 2017
et Grenoble pour 2021. La future liaison aérienne francilienne, longue
de 4,5 kilomètres et équipée de cabines de 10 places, espacées de
30 secondes, est prévue pour transporter 6.000 à 14.000 passagers
par jour. Son coût est estimé à «environ 120 millions d’euros, selon les
différentes variantes et configurations des stations». Au moment de la
première validation du dossier par le Stif, en 2013, le montant évoqué
était de 72 millions d’euros.
Constructioncayola.com 19/07/201
ILE-DE-FRANCE
Le projet de liaison ferroviaire CDG Express franchit une nouvelle étape
La ministre de l’Environnement et le secrétaire d’Etat chargé des
transports ont présenté en conseil des ministres le 6 juillet un projet
de loi visant à ratifier l’ordonnance du 18 février dernier confiant
à une filiale commune de la SNCF et de Paris Aéroport le soin
de mener à bien le CDG Express, une desserte ferroviaire dédiée
entre Paris et l’aéroport Paris-Charles de Gaulle. D’une longueur
de 32 km, dont 8 km de voies nouvelles, ce projet est évalué
à 1,6 milliard d’euros. Dans un communiqué, le gouvernement
affirme que le CDG Express - censé entrer en service un an avant
les jeux Olympiques de 2024 «constitue un élément important de la
candidature de la France pour l’accueil» de ces JO et de l’Exposition
universelle de 2025. Moyennant 24 euros, le projet de train doit
permettre de rallier le deuxième aéroport européen le plus fréquenté
depuis la gare de l’Est plus rapidement que par les autoroutes A1
ou A3 (45 minutes) ou le RER B (entre 30 et 50 minutes depuis gare
du Nord).
Le Télégramme 06/0/2016
OCCITANIE
Financement des LGV dans le Sud-Ouest : accord sur les grands principes
Le secrétaire d’Etat aux Transports, Alain Vidalies ,et les présidents des
collectivités concernées se sont mis d’accord mardi 12 juillet sur les
grands principes régissant la mission de financement des lignes ferroviaires à grande vitesse (LGV) Bordeaux-Toulouse et Bordeaux-Dax
avec comme objectif la signature d’un protocole financier et d’une
convention de financement pour les études d’avant-projet et l’action
foncière au printemps 2017. Une réunion de travail s’est tenue au
ministère à ce sujet avec la présidente de la région Occitanie, Carole
Delga, le président de la région Nouvelle-Aquitaine, Alain Rousset, le
maire de Toulouse, Jean-Luc Moudenc, et la première adjointe au
maire de Bordeaux, Virginie Calmels. Les participants ont également
convenu d’une convention de 45 millions d’euros, financée à 50-50 par
l’Etat et les collectivités locales, pour poursuivre les études et engager
les acquisitions foncières, précise un communiqué du secrétaire d’Etat.
Une nouvelle réunion se tiendra à la mi-septembre. La LGV BordeauxToulouse doit mettre Toulouse à un peu plus de 3 heures de Paris,
contre au moins 5h20 aujourd’hui. Le coût des nouvelles lignes est
estimé à 8,3 milliards d’euros, avec des hypothèses de mise en service en 2024 pour Bordeaux-Toulouse et en 2027 pour Bordeaux-Dax.
Localtis.fr 14/07/2016
A n a l y s e d e l a p r e s s e n ° 5 6 8 d u 8 a u 2 1 j u i l l e t 2 0 1 6 • To u s d r o i t s r é s e r v é s • F é d é r a t i o n N a t i o n a l e d e s Tr a v a u x P u b l i c s
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SOCIAL - FORMATION
Coup de frein à la reprise des embauches
Selon les données provisoires publiées par l’Acoss, l’organisme
collecteur des cotisations de Sécurité sociale, les déclarations
d’embauche pour des contrats de plus d’un mois, hors intérim, ont
baissé de 2,2 % au cours du deuxième trimestre, après sept trimestres consécutifs (depuis mi-2014) de hausse. Dans le détail,
le trimestre aura été assez erratique avec une forte baisse en avril
suivi d’un rebond en mai et d’une stabilisation en juin. Sur ces
trois mois, l’Acoss a au final enregistré 1,83 million de déclara-
tions d’embauche, dont 805.000 en CDI (-1 %). La baisse est plus
marquée encore pour les CDD (-3,1 %) et elle s’observe aussi bien
dans les entreprises de moins de 20 salariés (-2,4 %) que dans
celles de taille plus importante (-2,1 %). Le recul a, en outre, frappé
tous les secteurs d’activité : -3,1 % dans la construction, -2,5 %
dans le tertiaire et -1,4 % dans l’industrie.
Les Echos 21/07/2016
Travail détaché : l’Assemblée nationale renforce son dispositif
Alors que le Premier ministre a dépêché, le 14 juillet 2016, la
ministre du Travail, pour défendre la position française face aux
ministres européens du Travail sur la directive européenne, les
députés, réunis le même jour en commission des Affaires européennes et sociales de l’Assemblée nationale, ont adopté à l’unanimité une proposition de résolutioAl Avec pour seul objectif : soutenir
la nouvelle directive lancée par la commissaire européenne chargée
du Travail, Marianne Thyssen, basée sur le principe «à travail égal,
rémunération égale» et non pas comme aujourd’hui «Smic obliga-
toire».Cette proposition va au-delà en proposant que «le détachement d’intérim soit interdit», a précisé Gilles Savary, député PS de
Gironde et rapporteur de la proposition de résolution à l’Assemblée
nationale. Avant d’ajouter : «Cette idée étant qu’on ne peut pas
placer une main-d’œuvre moins chère dans un pays qui a un autre
standard social, parce qu’on détruit à ce moment-là complètement
son marché du travail.»
18/07/2016
L’Europe s’engage contre les abus au travail détaché
La Commission européenne a tranché : oui, elle va durcir la directive sur l’emploi d’un « travailleur détaché » - un salarié envoyé
par son entreprise dans un autre pays de l’Union, le temps d’un
chantier. Elle imposera le principe « à travail égal, salaire égal »,
alors que l’obligation se limite aujourd’hui à le payer au salaire
minimum du pays d’accueil. Bruxelles était pris entre deux feux.
Avec d’un côté, les principaux pays d’accueil : l’Allemagne (400
000 en 2014), la France (200 000) et la Belgique (160 000). Leurs
gouvernements, entreprises et syndicats, protestent contre le «
dumping social » permis par ce système, synonyme de concurrence déloyale. Le Premier ministre Manuel Valls est allé jusqu’à
menacer : « Si on ne nous entend pas, il faudra dire que la France
n’applique plus cette directive ». Problème. Un autre son de cloche
se faisait entendre plus à l’est de l’Europe. Onze pays de l’Union
conduits par la Pologne, premier « fournisseur » de travailleurs
détachés (notamment en France, avec 46 000 détachés polonais),
avaient brandi un « carton jaune » contre la Commission : une procédure qui permet d’arrêter en chemin un projet de directive, si les
États démontrent que l’Europe empiète ainsi sur leurs compétences
nationales. Le « carton jaune » a donc été rejeté hier, la directive
sera bien renforcée. On en connaît les principaux éléments : le
travailleur détaché devra être rémunéré au même salaire (primes
comprises) qu’un travailleur local faisant le même travail. En revanche, pas question de « payer les cotisations sociales les plus
élevées », comme l’avait réclamé Manuel Valls : le principe reste
bien que le salarié dépend de son système national de protection
sociale - c’est même cela qui permet la mobilité. Autres changements à venir : une limitation à deux ans du détachement, et l’application des règles nationales sur le travailleur détaché intérimaire.
Le Républicain Lorrain 21/07/2016
Collecte des fonds de la formation : la Cour des comptes souhaite dessaisir les Opca au profit des Urssaf
«Sous réserve d’une expertise complémentaire de la faisabilité des
évolutions organisationnelles et informatiques nécessaires», la Cour
des comptes propose de «déléguer […] aux Urssaf la collecte des
participations légales et conventionnelles au développement de la
formation professionnelle continue». Cette recommandation s’inscrit dans le cadre du rapport sur la simplification de la collecte des
prélèvements versés par les entreprises, publié mercredi 20 juillet
2016 par la juridiction financière. C’est le montant des coûts de
collecte en 2014 de la contribution formation des entreprises gérée
par les Opca. La question de la collecte de la taxe d’apprentissage
n’est, en revanche, pas clairement visée par les propositions de la
Cour des comptes. Cette dernière lie les questions du transfert de
trois collectes différentes aux Urssaf : la collecte des cotisations
de retraite complémentaire des salariés, la collecte de la PEEC
(participation des employeurs à l’effort de construction) et, donc, la
PEFC (participation des employeurs au développement de la formation professionnelle continue) à la fois pour la collecte légale et les
contributions conventionnelles. Pour la juridiction financière, cette
délégation de collecte aux Urssaf «présenterait trois avantages» :
dissuader ou détecter les minorations d’assiette, comprimer très
fortement les coûts de collecte et simplifier la vie des entreprises».
Elle note d’ailleurs que les entreprises sont «favorables» à une
évolution de ce type au vu d’un sondage réalisé par ses soins. La
Cour des comptes renvoie toutefois la délégation de la collecte des
contributions formation aux Urssaf à un «deuxième temps» de la
mise en œuvre de ses propositions. Elle estime en effet qu’il faut
réaliser au préalable, «une expertise complémentaire sur ses impacts organisationnels et informatiques».
www.aef.com 20/07/2016
A n a l y s e d e l a p r e s s e n ° 5 6 8 d u 8 a u 2 1 j u i l l e t 2 0 1 6 • To u s d r o i t s r é s e r v é s • F é d é r a t i o n N a t i o n a l e d e s Tr a v a u x P u b l i c s
MARCHÉS EXTÉRIEURS : PROJETS ET CONTRATS
Chine
Le groupe énergétique français EDF a annoncé son intention de
se lancer dans l’éolien en Chine en prenant le contrôle de la société chinoise UPC Asia Wind Management (AWM), basée à Hong
Kong. Déjà présent dans le pays au travers de ses activités dans
le nucléaire, le thermique, l’hydraulique et les services énergétiques, EDF, via sa filiale dédiée aux énergies renouvelables, détient
désormais 80% de UPC AWM, la société locale UPC China et le
fonds d’investissement américain Global Environment Fund (GEF)
restant actionnaires à hauteur de 20%, indique un communiqué,
>
sans préciser le montant de l’opération. La Chine est devenue le
premier marché mondial des énergies renouvelables avec une forte
croissance attendue dans les années à venir. Pékin a pour ambition d’atteindre 200 gigawatts (GW) de capacité installée éolienne
d’ici 2020, soit une augmentation en moyenne de 15 GW par an,
a ajouté EDF.
A.F.P.com 07/07/2016
AGENDA DE LA PROFESSION
Colloque «Le Pont»
Toulouse les 11 et 12 octobre 2016
sur le thème :
« La maintenance des ouvrages de génie civil en Europe».
Contact et réservation :
Karine Lhuillier
06.11.49.31.48
Mail : lhuillier.karine@laposte.net
A n a l y s e d e l a p r e s s e n ° 5 6 8 d u 8 a u 2 1 j u i l l e t 2 0 1 6 • To u s d r o i t s r é s e r v é s • F é d é r a t i o n N a t i o n a l e d e s Tr a v a u x P u b l i c s
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