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COMMUNIQUÉ DE PRESSE

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COMMUNIQUÉ DE PRESSE
Saint-Denis, le 4 août 2016
Ralentissement de la circulation de la Dengue à
La Réunion
Depuis fin 2015, le virus de la dengue circule à La Réunion, essentiellement dans le Sud et
l’Ouest de l’île. Les actions renforcées de lutte anti-vectorielle menées depuis plusieurs
mois par l’ARS Océan Indien (ARS OI) et l’ensemble des acteurs concernés, associées à
des conditions climatiques moins propices au développement des moustiques, ont
conduit, ces dernières semaines, à un ralentissement important du nombre de cas
signalés. L’ARS OI a donc décidé ce jour de baisser le niveau d’alerte du dispositif ORSEC
de lutte contre la dengue au niveau 2A « Identification d’une circulation virale modérée
autochtone ».
Cette évolution de la situation épidémiologique est favorable, mais il est trop tôt pour
confirmer l’arrêt de la circulation du virus dans l’île. Une recrudescence du nombre de cas
à l’approche de l’été est toujours possible. Par ailleurs, le risque d’importation du virus
par des voyageurs est accru en cette période de retour de vacances. Aussi, la mobilisation
de tous dans l’élimination des gîtes larvaires et la protection contre les piqures de
moustiques doit être impérativement maintenue.
▬ Situation épidémiologique
Depuis la mise en évidence d’une circulation virale fin 2015, 231 cas autochtones et 8 cas importés de
dengue ont été identifiés à la Réunion. Au cours du mois de juillet, seuls deux nouveaux cas autochtones
ont été identifiés. Le ralentissement observé en juin s’est donc poursuivi, et aucun nouveau cas autochtone
n’a été mis en évidence au cours des trois dernières semaines. La circulation virale peut donc à présent
être considérée comme très modérée. Pour autant, il est encore trop tôt pour confirmer la fin de cet
épisode, car le maintien d’une diffusion du virus à bas bruit dans certains secteurs n’est pas exclu.
De plus, en cette période de retours de vacances, le risque de nouvelles importations du virus par des
voyageurs infectés en provenance de zones à risque est accru, comme en témoigne la détection de deux
nouveaux cas importés en provenance des Maldives et des Seychelles au cours de la semaine dernière.
▬ Diminution de la circulation virale grâce à une mobilisation massive des acteurs
Face à l’amplification de la circulation du virus de la dengue en avril-mai, les acteurs publics concernés se
sont fortement mobilisés pour renforcer le dispositif de lutte anti-vectorielle piloté par l’ARS Océan Indien.
Cette mobilisation a permis de démultiplier les moyens de lutte anti-vectorielle engagés sur le terrain afin
d’enrayer la transmission du virus de la dengue sur l’île :

Des opérations coordonnées impliquant l’ensemble des acteurs (communes, intercommunalité en
charge de la gestion des déchets, conseil régional, associations…) ont été organisées dans toutes
les zones de circulation virale.

Près de 2000 visites de cours et de jardins ont été organisées tout au long du mois de juin jusqu’ à
mi-juillet.
Ces actions de sensibilisation ont été accompagnées dans les zones de circulation virale d’un nettoyage
renforcé du domaine public (ravines, voiries, espaces verts, terrains abandonnés…) et suivies
d’interventions régulières de traitement insecticide à l’échelle des quartiers concernés.
Les communes se sont également fortement mobilisées dans le cadre du renforcement du dispositif
d’entretien des ravines suite à l’annonce du préfet de la mise à disposition de 300 contrats
supplémentaires.
Cette mobilisation massive et coordonnée a ainsi fortement contribué à freiner la circulation du virus.
>> Retrouvez en annexe le bilan des actions de lutte anti-vectorielle (en 2B)
▬ Recommandations
>> A la population

Eliminer régulièrement les gîtes larvaires dans son environnement (vider les soucoupes,
vérifier l’écoulement des gouttières, respecter les jours de collecte des déchets, vider les petits
récipients…)

Se protéger des piqûres de moustiques (port de vêtements longs, utilisation de répulsifs et de
moustiquaires), y compris quand on est malade pour ne pas contaminer son entourage.

Consulter rapidement un médecin, en cas d’apparition de fièvre, éventuellement associée à des
maux de tête, douleurs musculaires, éruptions cutanées …
Cette mobilisation doit être maintenue malgré l’amélioration de la situation épidémiologique pour éviter
toute reprise de la circulation du virus lors du retour, dans les prochaines semaines, à des conditions
climatiques plus favorables au développement des moustiques.
>> Aux voyageurs de retour de vacances
En cette période de retours de vacances, l’ARS OI rappelle aux voyageurs en provenance de zones où
circulent des maladies transmises par des moustiques, l’importance des gestes de prévention afin de
limiter les risques d’importation de virus à La Réunion :

Se protéger des piqûres de moustiques pendant au moins une semaine à 10 jours après
l’arrivée à la Réunion (répulsifs, vêtements longs,…),

En cas d’apparition d’une fièvre même modérée, de douleurs musculaires ou une grande
fatigue, éventuellement associées à des éruptions cutanées :
- Consulter rapidement son médecin en lui indiquant les pays visités.
- Continuer impérativement à se protéger des piqûres de moustiques pendant au
moins une semaine pour éviter de contaminer son entourage.
Cette mobilisation collective est le moyen le plus efficace pour éviter la survenue d’une épidémie.
Contact Presse :
Huguette YONG-FONG
Tél : 02 62 93 94 93 - Port : 06 92 65 48 66
Courriel : huguette.yong-fong@ars.sante.fr
BILAN DES ACTIONS DE LUTTE ANTI-VECTORIELLE
(en 2B)
▬ Des actions de lutte renforcée dans les zones de circulation
En mai 2016, malgré les passages répétés des agents du service de lutte anti-vectorielle, une maison sur
cinq visitées comportait encore au moins un gîte larvaire. Suite au passage au niveau 2B du dispositif
ORSEC, de grandes opérations de sensibilisation et de lutte ont été organisées dans les 15 quartiers où
une circulation active du virus de la dengue était identifiée. Ces interventions ont mobilisé de nombreux
partenaires : 6 communes, 3 intercommunalités en charge de la collecte des déchets, le conseil régional,
21 associations du dispositif « emplois verts » et du plan « ravines », et enfin l’AVPUR (Association de
Valorisation des Pneumatiques Usagés de la Réunion).
Un dispositif coordonnée et similaire a été déployé dans chacun de ces quartiers :
 Information de la population par distribution d’un avis dans les boîtes aux lettres et/ou
organisation de réunions de quartier

Sensibilisation de la population en porte à porte, et suppression des gîtes larvaires dans les
cours et jardins des particuliers avec appui si besoin à l’enlèvement de déchets susceptibles de
retenir l’eau (encombrants, pneus…)

Entretien et nettoyage du domaine public : élimination des tas de déchets, élagage, nettoyage
des ravines, contrôle des abords des bâtiments publics, etc.

Collecte des déchets

Traitement insecticide des cours et jardins par les agents de la lutte anti-vectorielle

Pulvérisations spatiales nocturnes à l’aide d’appareils montés sur des pick-up.
Ces opérations ont été accompagnées d’actions de mobilisation sociale incluant par exemple la tenue de
stands, des interventions dans les écoles….
Plus de 300 personnes ont ainsi été mobilisées à partir de début juin aux côtés de l’ARS OI pour freiner la
circulation du virus de la dengue. Ces actions ont été particulièrement appréciées par les habitants de ces
quartiers qui se sont vus proposer des solutions adaptées et immédiates d’élimination des gîtes larvaires.
De nombreux dépôts sauvages présents sur l’espace public ont également été résorbés et près de 500
pneus usagés susceptibles de contenir des larves de moustiques ont été collectés.
▬ Evolution et développement du dispositif d’entretien des Ravines
A La Réunion, les ravines sont des zones privilégiées de prolifération des moustiques et les populations
riveraines sont parfois particulièrement exposées aux piqûres de moustiques. Un dispositif spécifique
d’entretien de ces espaces a été initié en 2010 lors d’un épisode de circulation du virus du chikungunya.
Suite au passage au niveau 2B, le Préfet a annoncé le renforcement du dispositif avec la mise à
disposition de 300 contrats aidés supplémentaires répartis sur l’ensemble de l’île. Une révision du
dispositif a également été réalisée pour y intégrer des missions de salubrité publique dans les zones de
circulation virale ainsi que des missions de prévention et de sensibilisation de la population vivant à
proximité des ravines.
Le renforcement de ce dispositif a permis depuis à de nombreuses communes d’engager le recrutement
d’effectifs complémentaires pour mener des travaux d’entretien et de nettoyage de ravines et de l’espace
public, et en particulier dans les zones connues de circulation virale.
▬ Quelques chiffres-clé en juin/juillet 2016
>> Au cours des opérations de quartier :

Près de 2000 visites domiciliaires

Plus de 250 maisons identifiées avec des gîtes larvaires

Plusieurs tonnes de déchets éliminées

Près de 500 pneus
>> Dispositif de lutte en lien avec les ravines :

Toutes les communes engagées dans le dispositif

300 contrats supplémentaires annoncés par le préfet
>> Actions menées par le service de lutte anti-vectorielle depuis le début de l’épisode de
circulation (fin 2015) :

Intervention autour de 578 signalements de suspicion de dengue

Plus de 16 000 actions de porte à porte pour sensibilisation et élimination des gîtes larvaires

Plus de 11 000 traitements de cours et jardins

Près de 3000 maisons identifiées avec des gîtes larvaires (17%)
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