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Bouira - La Dépêche de Kabylie

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QUOTIDIEN D’INFORMATION - JEUDI 4 AOÛT 2016 - N°4333 - ALGÉRIE 10 DA - FRANCE 1 EURO / http//:www.depechedekabylie.com
Bouira Ils envisagent une rencontre nationale le 8 août
C
Les patriotes préparent un conclave à Saharidj
M
J
N
Page 4.
Aït Aïssa Mimoun M. Aboud parle de
1000 dossiers de l’habitat rural bloqués
et de l’eau qui n’arrive qu’un jour sur dix
ISSN 1112-3842
Le maire intérimaire
indexe la wilaya et l’ADE
Page 9.
Migrants Bahari a débarqué avec deux femmes et trois enfants
Du Niger à Tizi-Ouzou...
C
M
Bahari est parti du sud du Niger où il a laissé sept frères, dont il est l’aîné et le tuteur. Ses parents sont décédés. Il a débarqué
à Tizi-Ouzou avec ses deux femmes et ses trois enfants. Dans quelles conditions ? Quand ? Il se livre en “vrac” sur le
parcours dramatique suivi. “On a abandonné un enfant et deux vieux décédés en route par manque d’eau”. Poignant ! Page 2.
J
N
Jeux 2016
Olympiques
Azul Rio De Janeiro !
Oued Ghir
Les habitants
de Mellala
protestent et
ferment la mairie
Page 4.
Reportage
Ilyiten, un village
porté par ses
émigrés
Page 6.
Bouira
C
M
J
N
La cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques de Rio De Janeiro aura lieu, demain vendredi,
au temple de Maracana à partir de 1h (20h locales). La compétition, elle, a déjà commencé. Les
footballeurs algériens jouent aujourd’hui le Honduras, à partir de 16 heures.
Page 24.
1 800 fusils
de chasse
prochainement
restitués
Page 5.
La Météo du Jour
TS
R
P
S
QUOTIDIEN D’INFORMATION
J EUDI 4 AOÛT 2016 N°4333
Alger
Tizi-Ouzou
Max: 31
Min : 21
Max : 40
Min : 22
Bouira
Max : 39
Min : 20
Béjaïa
Max : 34
Min : 20
Jeux olympiques 2016 Le coup d’envoi sera donné demain
Bonjour Rio !
Le coup de starter des Jeux Olympiques de Rio De Janeiro sera donné demain vendredi et c’est le
célèbre stade de Maracana qui accueillera la cérémonie d’ouverture, prévue à partir de 1h (20h locales).
a flamme olympique n’est
pas encore allumée dans la
vasque du stade Mar acana de
Rio, mais les J eux, eux, commencent bel et bien. Deux jour s donc
avant le tr aditionnel allumage de la
flamme, censé donner le coup d’envoi de l’événement, la compétition
débute d’ores et déjà pour cer tains
athlètes. Six matchs du tour noi de
football féminin ont en effet lieu
hier mercredi, histoire de pouvoir
caler l’épreuve sur la dur ée des
J eux olympiques. Les footballeuses
suédoises et sud-afr icaines étaient
les premières à entrer en scène au
stade olympique J oao-Havelange.
C’est le cas des Fr ançaises qui
devaient donner la r éplique à leur s
homologues Colombiennes à Belo
Hor izonte à 22 heures, soit jeudi 4
août à 2 heures du matin. Dans l'enceinte
du
mythique
stade
Mar acana, 17 000 athlètes et
membres de délégations vont défiler
der r ière leur s por te-dr apeaux. Pour
r appel, apr ès le coup d’envoi de
cette compétition planétaire, le lendemain, onze médailles seront déjà
décer nées en cyclisme, judo, natation ou encore au tir à l’arc. C’est
aussi le cas pour la sélection nationale olympique qui devr a donner la
r éplique à son homologue du
L
Hondur as, aujour d’hui à 15h. Une
rencontre qui rentre dans le cadre
de la 1ère jour née de ces J O de Rio,
du groupe D, avec comme objectif
de s’imposer pour entr evoir les
deux matchs restants de ce premier
tour face aux Ar gentins et aux
Por tugais avec assur ance.
Les Verts ouvrent
le bal face au Honduras
Les poulains de Schür mann sont
appelés à bien négocier leur première sor tie en ter re br ésilienne en
cherchant la victoire pour gar der
leur s chances intactes pour la qualification. Les camar ades de
Benkablia sont ar més d’une gr ande
volonté et affichent une gr ande
déter mination à entamer aujour d’hui la compétition en for ce.
Baghdad Bounedjah, qui a renforcé
les r angs de la sélection olympique,
a déclar é : «Notre objectif pr incipal
est de passer le premier tour du
tour noi. Per sonnellement, je suis
confiant. Nos chances sont r éelles
pour r éaliser cet exploit. Nous
sommes ici au Br ésil pour faire le
meilleur r ésultat possible et honorer l’Algér ie ». Et d’enchaîner : «
Le groupe est jeune et animé d’une
volonté de bien faire et de laisser
son empreinte dans cette compétition. L’équipe n’est pas au Br ésil
pour faire du tour isme mais plutôt
pour un exploit. Pourquoi pas r ééditer ce que l’équipe A a fait lor s de
la coupe du Monde 2014 ». L’exattaquant de l’USM El Har r ach dit
vouloir appor ter un plus à l’équipe
: « J ’ai joué quatre matchs amicaux
avec l’équipe olympique, inscr ivant
trois buts. C’est bien, mais le plus
impor tant est l’intér êt du groupe.
Cer tes, je suis ici pour marquer des
buts mais tout le monde doit tirer
dans la même direction ». Pour ce
qui est du match d’aujour d’hui face
au Hondur as, Baghdad Bounedjah
croit dur comme fer qu’ils ont les
moyens de s’imposer : « La première rencontre est spéciale et sur tout
compliquée. Nous ne connaissons
pas beaucoup de choses sur le
Hondur as. Nous nous sommes pr é-
par és comme il se doit et je pense
que nous avons les moyens de rempor ter ce match avant d’affronter
l’Ar gentine et le Por tugal ». Pour
r appel, l’Algér ie donner a la
r éplique à l’Ar gentine le 7 août à
Rio de J aneiro et au Por tugal le 10
août à Belo Hor izonte. Les deux
premier s du groupe se qualifieront
au prochain tour de ces J O de Rio.
A. M.
Mobilis souhaite bonne
chance à nos athlètes
obilis, partenaire officiel du
Comité Olympique et
Sportif Algérien, souhaite bonne
chance à nos athlètes et à la délégation sportive nationale qui s'est
déplacée au Brésil pour prendre
part à la 31ème édition des Jeux
Olympiques, qui se déroulera du
05 au 21 août 2016 dans la capitale brésilienne Rio De Janeiro.
L'Algérie qui participe pour la
13ème fois à des JO, sera représentée par 64 athlètes qualifiés à
M
ces joutes, dont 18 joueurs de la
sélection des U-23 de football, qui
concourront dans 13 disciplines
olympiques. L'athlétisme, sport
roi aux JO auquel l'Algérie vise le
podium, connaîtra une forte participation avec, en l'occurrence les
trois ambassadeurs de la marque
Mobilis, à savoir Taoufik
Makhloufi au 800 et 1500m, Larbi
Bouraâda au décathlon et
Mohamed Flissi à la boxe.
Les représentants de l'Algérie
joueront à fond leurs chances,
pour monter sur le podium des
médaillés et faire tonner l'hymne
national « Kassaman » sur le sol
brésilien. Mobilis, la marque des
champions, reste fidèle à son
engagement de soutenir le mouvement sportif et les sportifs
Algériens et confirme son ambition d'être le partenaire officiel du
sport en Algérie. Bon courage et
bonne chance à nos athlètes digne
ambassadeurs de l'Algérie !
2
Do s s i er
Un nombre
important d’âmes
se retrouvent de
nos jours forcées à
fuir leur pays, leur
milieu naturel qui
les a vus venir au
monde, pour aller
vivre ailleurs, sur
une terre qui n’est
pas la leur.
ù ils sont étr anger s, où ils
sont appelés «migr ants». Ils
sont par fois des enfants qui
fuient les guer res, les dictatures, ou
tout simplement la misère. Bref, ils
vont à la recherche d’une vie tout
cour t, eux qui en ont mar re de se
contenter de sur vivre. Ils sont des
vagues à défer ler ces der nier s temps
sur l’Algér ie. Aucune ville quasiment n’est épar gnée. La Kabylie
n’échappe pas à cette r ègle. Ils sont
visibles dans les r ues et les quar tier s, aux chefs-lieux des villes
comme ailleur s dans les banlieues.
Ils viennent en gros du Sahel, du
Mali, du Niger, mais aussi de la
Syr ie. Ils ont débarqué sans pr évenir. Sur la place de Tizi-Ouzou
qu’ils ont investie, ils n’ont pas eu
gr and-chose, mais on ne les a pas
chassés non plus. Ils se rendent aux
ur gences de l’hôpital pour consulter
comme tout autre Algér ien, ils vont
dans les superettes, dans les boutiques… Bref, là où ils veulent, sans
que per sonne ne leur manifeste du
rejet. Ca a suffit pour les mettre en
confiance. Ils dor ment à la belleétoile sans se soucier de l’insécur ité,
per sonne ne les dér ange, mieux, on
les ar rose de pièces et ça les contente et les r éjouit en attendant mieux.
Ils ne demandent pas l’asile, mais ils
se livrent volontier s au peuple. Ils
ont r éalisé que per sonne ne leur
fer a de mal. Ils lâchent leur s enfants
qui, à peine, par viennent à faire
quelques pas en toute quiétude pour
quémander quelques sous… A TiziOuzou, ils se sont même bien
adaptés. Ils gâchent un peu le
tableau de la ville, mais… Et ça
dure depuis bien avant le mois de
Ramadhan ! Ils attendent en fait un
geste des autor ités.
Bahari raconte son périple du Niger à Tizi-Ouzou
“Onn a abandonnéé enfantss
ett vieuxx mortss dee soif…”
pas du tout facile, au milieu du
déser t. Aucun ar bre, ni abr i, r ien !
Au dessus de nous le feu du soleil, et
O
En Kabylie avec
deux femmes et
trois enfants…
Ce n’est pas qu’ils r éclament « leur
par t du développement », mais ils
espèrent toujour s un geste… Bahar i
Sani, un jeune Nigér ien âgé de 34
ans, fait par tie de cette fr ange. Il a
mis pied à Tizi-Ouzou depuis un
cer tain temps déjà. Il vient du
Jeudi 4 août 2016
en bas le sable br ûlant ». « On était
si fatigués. Et per sonne ne pouvait
quelque chose pour les autres. On
s’est mis alor s à abandonner nos
effets pour nous alléger. Une compatr iote per dr a même son enfant
juste avant de fr anchir les frontières. Elle pleur ait sans s'ar r êter...
Ses pleur s r ésonnent encore dans
mon cr âne. Des vieux n’ont pas pu
non plus aller au bout du tr ajet.
Souffr ants, ils sont décédé faute
d'eau ». Visiblement, les images lui
revenaient à l’espr it avant d’éclater
en sanglots. Le visage de Bahar i se
refer me d’un coup. Il a du mal à
r epr endr e. Il tour ne ses pouces,
baisse la tête, se frotte le front et
lâche un gr and soupir. Il ne dit plus
r ien. Puis r essaisit son gobelet
jetable, à moitié rempli de café. Il «
aspire » une petite gor gée et se
relance sans essuyer ses lar mes.
Niger, comme des centaines de ses
compatr iotes. Il n’éprouve aucune
gêne à r aconter son ar r ivée en
Kabylie avec femmes et enfants
dans les bagages. Son quar tier génér al à Tizi-Ouzou, c’est du côté de la
nouvelle gare routière où il demande l’aumône et cr èche avec ses deux
femmes, Zineb et Chahr ia, et ses
trois enfants, Djour ya, Saïdou et le
plus jeune Sany, un bébé de sept
mois. Bahar i r aconte qu’il a pr is le
dépar t de Matayème, au sud du
Niger. Là-bas, il a laissé sept fr ères
dont il est l’aîné et le tuteur. Ses
parents ? « Tous les deux décédés !
», r éplique-t-il avant de se lancer
dans son r écit. « Nous étions un
groupe de 20. On s'est déplacés jusqu' aux fr ontièr es nigér iennes
comme on a pu. Là-bas, il y avait
des véhicules, des Toyota gar ées à la
vue de tous, comme dans une station, une gare, et des clandestins se
proposaient à la cr iée : Algér ie!
Algér ie! ». « Nous nous sommes
alor s embarqués sans trop r éfléchir.
Le convoi pr it alor s la direction des
frontières algér iennes. Le chauffeur
nous déposer a par la suite à
quelque 40 km d’In Guezzam. Il ne
voulait pas prendre plus de r isque.
Il fallait alor s continuer le tr ajet à
pied », r aconte Bahar i. « Ce n’était
« Manger, boire, avoir
des médicaments…
c’est un rêve ! »
" On croyait vr aiment qu’on allait
tous y passer, ce n’était pas la mer,
mais le déser t n’est pas moins dangereux. On n’avait pas de repères.
L’appar ition des gendar mes algér iens nous a vr aiment soulagés. On
voulait se faire pr isonnier s volontairement… On nous a alor s donné à
boire et à manger. On nous a vr aiment r amenés à la vie. On était à
bout. On n’avait pas de passepor ts,
mais on nous a laissés par tir libres
apr ès vér ification de nos car tes
nationales ». Bahar i r évèle que lui
et sa famille sont r estés à In
Guezzam pr ès de trois semaines, le
temps de débrouiller l’ar gent qu’il
fallait pour payer le voyage sur
Alger avant de r ejoindr e TiziOuzou où il avait déjà un contact. Il
rejoindr a par la suite le chef-lieu de
Tamanr asset où « j’ai tr availlé en
noir comme maçon mais la police
ma pr évenu de ne plus le faire, alor s
je n’ai pas eu d’autre choix que de
demander de l'ar gent aux gens pour
ar rondir la somme », se confesse-til. Il passer a 40 jour s à Tamanr asset
avant de prendre enfin le bus pour
Alger, tr ajet direct, sans escales. A
la gar e r outièr e de Khar ouba,
Bahar i et sa famille ne per dront
aucun instant. Aussitôt débarqués,
aussitôt embarqués sur Tizi-Ouzou
à bor d d’un autre bus. « Et nous
sommes ici depuis le mois de
Ramadhan der nier ». Il espère trouver ici, lui et sa famille, un nouveau
dépar t pour une nouvelle vie. Ne
ser ait-ce que pour sauver l’avenir
de ses enfants. « J e suis venu en
Algér ie pour avoir des conditions de
vie meilleures, parce qu'au Niger on
n’avait r ien. On ne vivait que de ce
qu'on cultivait et souvent le climat
n’aidait pas à avoir une r écolte »,
explique-t-il. « Le Niger est l’un des
Etats les plus pauvres d'Afr ique, il y
a beaucoup de pr oblèmes. Nous
souffrons de famine, la plupar t des
gens sont ignor ants, nous n'avons
pas d’écoles pour les enfants, les
conditions de vie sont catastr ophiques ». « La nour r itur e, les
médicaments, l'eau potable... c'est
notre r êve. Tout ce qu'on veut, c'est
une vie nor male comme tous les
autr es êtr es humains ». Bahar i
espère vr aiment ne pas être reconduit aux frontières, il dit vouloir
tr availler : « Nous ne sommes pas là
pour voler mais gagner notre vie,
inscr ire nos enfants à l'école comme
tous les enfants et vivre en paix ».
C’était sa conclusion. En attendant,
il r este, comme tous les autr es
migr ants, sans statut officiel, même
si leur pr ésence semble tolér ée par
les autor ités.
Maacha Sonia
Point d’ordre L’Afrique, un continent de famine et d’humanité
Par S. Ait Hamouda
es Subsahariens qu’on rencontre à TiziOuzou et qu’on appelle les Africains. Ils
sont dans chaque rue, chaque venelle, chaque
dédale en ville et ailleurs dans les hauteurs, à
mendier, à quémander la charité parce que,
dit-on les Kabyles sont charitables. Ces
Africains sont venus du Niger, pour la
simple raison qu’ils ne trouvent pas dans leur
pays de quoi calmer la faim de tout. Faim
d’école, faim de loisirs, faim d’existence,
faim de travail, faim de paix et de tranquillité. En fait, la paix et la tranquillité ce
sont les aliments tant nécessaires à la vie
C
autant que le pain et l’eau. C’est ce qui vous
retient à votre pays, à votre terre. C’est ce
qui à pousser ces pauvres hères à quitter
leurs maisons et à braver tous les dangers
pour venir jusqu’à nous. Sommes-nous plus
opulents, plus fortunés, plus nantis dans la
relativité de la misère et du besoin ? Sans
doute. Ils sont venus avec plein d’espoir,
comme Bouhari, ses deux femmes et ses
deux enfants chercher pitance chez-nous et
ils l’ont trouvée. Comme disait Jean Ziegler
dans son ouvrage « La faim expliquée à
mon fils » : « Je n’arrive pas à comprendre
comment, à l’approche du XXIe siècle et sur
une planète si riche, tant de gens continuent
à mourir de faim » Et pourtant nous venons
de consommer bientôt deux décades de ce
siècle béni, et la faim et la misère continuent
à tarauder des ventres dans ce berceau de
terre sèche, rude, rocailleuse et de l’humanité
qu’est l’Afrique. Sinon comment expliquer
que Bouhari et sa marmaille ait traversé le
plus grand désert du monde, enduré d’insupportables douleurs pour finir leur dur périple
en Algérie…Bouhari s’est exprimé, sans
détours, sans faux semblants, sans chercher
ses mots comme on cherche un bout de pain,
il a tout déballé en un seul mot innocent,
clair et limpide comme l’eau qui lui a manqué, juste comme le pain qui lui a fait défaut.
Mais que demandent Bouhari, que les
Algériens de Tizi-Ouzou appellent
Boukhari, sa famille et tous ses compatriotes
? Rien de particulièrement difficile, de
malaisé, rien que le bout de pain quotidien.
Le reste, il l’accomplira avec son sourire
jovial et son regard qui en dit long. Le reste,
il le dira par son silence, sur l’Afrique et les
Africains. L’Afrique de l’oubli et de l’amnésie, l’Afrique des guerres fratricides et de la
mort. L’Afrique des épidémies et de la famine, de la survie et de la sécheresse. S.A.H
Do s s i er
Jeudi 4 août 2016
3
C
Ils ont été transférés
dernièrement à
Tamanrasset
M
J
N
Plus aucune
trace des réfugiés
à Béjaïa
pr ès avoir er r é des mois dur ant dans
les r ues des gr andes villes de Béjaïa,
les r éfugiés subsahar iens ont été reconduits, le 25 juillet der nier, ver s un centre
de tr ansit situé à Tamanr asset.
L'opér ation de reconduction de ces
migr ants a été conjointement menée par
les ser vices municipaux, le Croissant
rouge algér ien, les directions des tr anspor ts, de l’action sociale et de la santé et
les ser vices de sécur ité. Issus pour la
major ité du Niger, les quelques 400 ressor tissants subsahar iens avaient élu domicile sous un pont ér igé au niveau du car refour des Quatre chemins, dans la ville de
Béjaïa. Un camp de regroupement de for tune jugé « encombr ant » par les habitants du coin, lesquels ont, à la veille de
leur tr ansfer t à Tamanr asset, procédé à la
fer meture de la route pour manifester
leur colère. Par leur action, ces habitants
ont tout bonnement r éclamé des autor ités
locales le r apatr iement des migr ants subsahar iens ou, à défaut, leur regroupement
dans des camps loin de leur s habitations.
Selon eux, les migr ants subsahar iens ont
cr éé une situation de « promiscuité et
d’insalubr ité déconcer tante ». Il aur a
fallu l’inter vention des ser vices de la police pour r assurer les manifestants que
leur s doléances seront satisfaites par le
r apatr iement de ces migr ants subsahar iens. Aux quatre coins de la wilaya de
Béjaïa, faut-il le r appeler, trois opér ations
de r apatr iements de ces migr ants subsahar iens à Tamanr asset ont été menées. La
première fois, ils ont été placés dans un
camp de toile à Saket, sur la côte-ouest de
la commune de Béjaïa, avant qu’ils ne
prennent la clé des champs. Et puis,
retour à la case dépar t, avec leur retour.
C’est ainsi qu’une autre opér ation de leur
tr ansfer t dans un centre de tr ansit à
Tamanr asset a été effectuée le mois de mai
der nier. Mais c’était sans compter sur la
déter mination de ces der nier s, ayant fui la
guer re et la famine dans leur pays, pour
revenir de nouveau à Béjaïa. Vivant dans
des conditions jugées « lamentables », plusieur s actions de solidar ité ont été initiées
à Béjaïa par la Ligue algér ienne pour la
défense des droits de l’Homme, pour exiger des pouvoir s publics la pr ise en char ge de ces migr ants en tant que r éfugiés de
guer re. Notons aussi que l’association
pour la protection et l’infor mation du
consommateur (ADIC) avait, à maintes
fois, appor té son aide et assistance à ces
r éfugiés en leur offr ant vêtements
et nour r iture.
F.A.B.
A
C
M
Tizi-Ouzou Ils ont investi villes et quartiers
Que faire des Subsahariens ?
Au niveau de toute la wilaya de Tizi-Ouzou, le nombre des migrants
subsahariens ne cesse d’augmenter à un rythme effréné.
l y a quelques mois, ces
migr ants se contentaient
d’élire domicile au chef-lieu
de wilaya mais ces der nier s
temps, ils sont pr ésents par tout.
Au niveau des chefs-lieux des
daïr as et des communes et
même dans les villages de la
Kabylie profonde. Leur s conditions sociales sont des plus misér ables. On les voit sur les trottoir s et sur les abor ds des routes
en tr ain de tendre la main et de
demander l’aumône. Cer tains
I
sont en famille, femme, homme
et enfants en bas âge, en plein
trottoir. Ils y dor ment, s’y nour r issent et s’y lavent. Par fois, des
femmes avec des bébés se mettent au beau milieu de la
chaussée pour inciter les automobilistes à s’ar r êter pour leur
donner quelques pièces, cela en
mettant en pér il leur vie et celle
de leur s enfants. Les r isques
d’accidents ne sont pas à écar ter, car cer tains chauffar ds ne
font attention à r ien. Rappelons
qu’au mois de mai der nier, une
campagne de tr ansfer t de ses
migr ants ver s le sud a été or ganisée par les ser vices de la
wilaya mais quelques semaines
à peine, ces Subsahar iens ont
fait un retour for t inattendu.
Pour en savoir ce que pr évoit les
ser vices de l’action sociale et
ceux de la sécur ité, nous avons
essayé de joindre la DAS, mais
en vain. Le délégué intér imaire
à la sécur ité de la wilaya que
nous avons joint, indiquer a :
«Notr e ser vice n’est pas
concer né par ce phénomène, il
faut voir avec le cabinet de la
wilaya». À r appeler que ce
même ser vice nous a infor més,
il y a quelques semaines, qu’il
attendait une décision centr ale
pour agir. De son côté, le chef
du cabinet, contacté par nos
soins, dir a : «Nous n’avons
aucun chiffr e officiel sur le
nombre de ces migr ants. Leur
cas ser a pr is en char ge au
moment oppor tun».
H. T.
Subsahariens et Syriens se disputent les trottoirs à Bouira
ls sont pr ésents, à chaque coin de r ue, sur
chaque place et placette des villes et villages. Ils sont des centaines… Ces migr ants,
pour la plupar t des Subsahar iens et des
Syr iens, sont par venus, au fil du temps, à se
fondre dans la société. Mendiant à longueur
de jour née, il sembler ait que la langue soit
un obstacle pour ces migr ants qui cher chent à s’intégrer. A Bouir a, au cœur du
chef-lieu de wilaya, plus pr écisément de la
cité Ouest jusqu’au centre de la vieille ville,
en longeant la voie fer r ée, les migr ants subsahar iens sont assis à l’ombre, inter pellant
les passants et leur demandant l’aumône.
Malgr é la chaleur tor r ide, leur s visages
demeur ent impassibles. Constituée des
deux par ents et de plusieur s enfants,
chaque famille semble être solidaire enver s
les autres. Ils s’échangent des bouteilles
I
C
M
d’eau fr aiche que des passants offrent aux
enfants en bas âge. Dans cette communauté,
l’entr aide est palpable. Malgr é la misère
qui les fr appe, ces familles afr icaines s’entr aident avec quelques pièces pour au
moins acheter du lait pour les enfants.
Konat, un Malien d’une quar antaine
d’année est un migr ant qui est ar r ivé à
Bouir a en 2012. Il venait du Maroc où lui et
sa famille avaient tenté leur chance de
rejoindre l’Espagne. La police du Royaume
Chér ifien les avait alor s expulsés ver s les
frontières algér iennes. Apr ès un long séjour
aux frontières, ils se sont retrouvés à la gare
routière de Khar rouba, sans un sou en
poche. Un tr anspor teur de Bouir a les a pr is
en pitié et leur a offer t des casse-croutes.
Ayant sympathisé avec eux, le tr anspor teur
leur proposer a de les emmener gr atuite-
ment à Bouir a. Depuis, ils er rent dans la
ville, quémandant leur pitance. « J e tr availle à chaque par fois que l’occasion se
pr ésente, sur tout comme manœuvre sur les
chantier s de constr uction. Der nièrement,
j’ai été embauché comme ouvr ier agr icole
dans une fer me pour r amasser les patates à
côté d’Aïn Bessem », nous r aconte Konat,
dans un fr ançais approximatif. En l’inter rogeant sur le lieu où il habite lui et sa
famille, il refuser a de souffler mot. Il dir a
juste qu’il n’est pas dans un centre d’accueil. A ce sujet, le Malien nous avouer a que
lui et ses compatr iotes refusent de rejoindre
les centres d’accueil r éser vés aux migr ants
subsahar iens. Pour quelles r aisons ? « On
dir ait une pr ison, on ne nous laisse pas sor tir à l’extér ieur. On nous donne à boire et à
manger, il y a des lits pour dor mir, mais
nous sommes comme des pr isonnier s »,
nous avouer a Konat. Pour lui, Bouir a est
une r égion agr éable par r appor t aux autres
wilayas où les subsahar iens sont souvent
victimes de xénophobie. « Ici, les gens sont
gentils avec nous. S’ils peuvent nous aider
ils le font, sinon ils ne nous chassent pas
comme ailleur s… ». Konat nous confier a
qu’il attend d’avoir un petit pécule pour
retenter la tr aver sée de la Méditer r anée
afin de rejoindre l’Europe, comme l’ont fait
avant lui son beau-fr ère et ses cousins. Au
niveau de la DAS de Bouir a, per sonne n’a
pu nous communiquer un quelconque renseignement au sujet de ces Subsahar iens.
Bachouche Idir
Nat i o n al e
4
Béjaïa
Un pyromane
sous les verrous
es agents de la brigade criminelle relevant
de la police judiciaire de Béjaïa ont
procédé à l’arrestation, dernièrement, d’un
individu auteur d’un incendie provoqué
volontairement dans deux véhicules et le
siège de l’Office national de l’appareillage et
accessoires pour personnes handicapées
(ONAAPH), sis au niveau de la cité Tobbal,
au chef-lieu de wilaya, a-t-on appris, hier, de
source sécuritaire. « Ce pyromane a été arrêté
suite à un appel reçu par les services de sécurité au numéro vert 15 48, indiquant qu’un
individu a mis le feu à un véhicule de marque
Renault Trafic, à la cité Zaouche, avant de
prendre la fuite en se dirigeant vers un quartier sis à proximité du bloc administratif de
Béjaïa, où il a récidivé en mettant le feu à un
bus de marque Izuzu et la façade du siège de
l’ONAAPH », a expliqué notre source. « Les
investigations et les recherches profondes
effectuées par les agents de la brigade criminelle, sur la base des descriptions fournies par
la personne les ayant alertés au téléphone, se
sont soldées par l’arrestation de cet individu
aux antécédents judiciaires », a-t-on affirmé.
Conduit au commissariat, ce pyromane, natif
de Béjaïa et âgé de 43 ans, a reconnu les faits
qui lui sont reprochés, apprenons de même
source. Présenté devant les juridictions
compétentes, cet individu a été placé sous
mandat de dépôt pour avoir mis le feu volontairement aux biens d’autrui », a-t-on
informé.
Boualem S.
L
Jeudi 4 août 2016
Bouira Ils envisagent une rencontre nationale le 8 août
Less patriotess en
conclavee à Saharidjj
Le président de l’Organisation nationale pour la défense des droits
des patriotes (ONDDP), Mourad Taamallah, a annoncé, hier, la tenue
d’une importante rencontre pour le 08 août prochain.
Oued Ghir Ils ont fermé,
hier, la mairie
Les habitants
de Mellala
s’insurgent contre
les promotions
immobilières
es dizaines d’habitants de la localité
Mellala, relevant de la commune d’Oued
Ghir, ont procédé, hier, à la fermeture du
siège de leur APC pour s’opposer aux projets
de promotions immobilières privées, projetées
au milieu de ce village. À travers cette action
de protestation, les citoyens de Mellala veulent stopper «ce phénomène de prolifération
de promotions immobilières qui porte atteinte
à l’aspect architectural du village et mettre fin
au désastre urbanistique». «Nous nous opposons radicalement à la réalisation de ces promotions immobilières, qui prévoient des
immeubles à six étages ou même plus.
Quelques 3 000 logements, si ce n’est plus,
sont prévus dans la localité avec des
immeubles à grande hauteur, implantés au
milieu de petites habitations. Cela va défigurer le beau paysage de nos villages de campagne en les transformant en cités dortoirs»,
déplore l’un de ces protestataires. Par ailleurs,
ces habitants craignent la dégradation des
réseaux de viabilisation divers de la localité
lors de la réalisation de ces promotions
immobilières. La population de Mellala
dénoncent l’octroi de permis de construire à
des promoteurs immobiliers, tout en sachant
qu’une densification urbaine conduira à l’asphyxie, à des routes congestionnées et à un
manque d’harmonisation, qui offrira aux yeux
un paysage laid et agaçant. À cela s’ajoute,
déplore-t-on, l’absence d’équipement d’accompagnement et d’édifices d’utilité
publique. «Nos écoles sont déjà saturées. On
se demande où seront affectés les enfants des
familles qui viendront habiter dans ces promotions immobilières ?», s’interroge-t-on.
«Seuls les promoteurs immobiliers tireront
profit de ces hautes constructions verticales
aux conséquences désastreuses»,
a-t-on averti.
Boualem S.
D
elle-ci aur a lieu dans la
commune de Sahar idjn
au nor d du chef-lieu de
la wiaya de Bouir a. les
repr ésentants de 48 wilayas du
pays y assisteront. Il s’agir a,
selon notr e inter locuteur,
d’adopter une r ésolution face
au «silence obser vé par le
gouver nement
depuis
la
pr omulgation
du
décr et
r ésidentiel dans le jour nal
officiel de 2013». Ce document
officiel, por tant le numéro 68,
stipule dans son ar ticle 77 que
«tout citoyen ayant par ticipé à
la lutte antiter ror iste et ayant
par conséquent fait par tie des
forces combinées de sécur ité a
C
le droit à la retr aite et autres
avantages attachés à cette
qualité». Pour le responsable
de cette or ganisation, il s’agit
d’amener les autor ités à se
souvenir de ce document et à
appliquer ses ar ticles dans les
plus brefs délais. Sans quoi, la
r ésolution qui sor tir a de cette
r encontr e décider a d’une
action de pr otestation sous
for me de sit-in ou de marche à
Alger. Par ailleur s, notr e
inter locuteur, pr écisant que
son or ganisation n’ayant pas
de car actère politique, n’a pas
aussi manqué de r appeler que
les patr iotes qui ont pr is les
ar mes pour défendre la patr ie
L’opération de démolition
du quartier Aïnouche
Hdjila lancée hier
’opér ation de démolition
des quatre bâtiments qui
composent le quar tier Aïnouche
Hdjila du centre-ville de Bouir a
a été lancée, dans l’apr ès-midi
d’hier, et ce, 24h apr ès l’évacuation totale des 128 familles
qui l’occupait. Selon un r écent
r appor t du CTC, cette cité
constr uite en 1958 menaçait
r uine et devait être, impér ativement, r asée. L’assiette de ter r ain, une fois libér ée, devr a
abr iter pr ochainement un
centre commercial moder ne et
un par king à étages pour voitures. Ainsi, les engins d’une
L
entr epr ise pr ivée ont été
déployés et les lieux ont été
complètement bouclés et sécur isés, a-t-on constaté sur place.
Cette opér ation devr ait se
pour suivre pendant dix jour s.
À noter pour la fin que trois
familles de ce quar tier ont été
évacuées de force par les ser vices de la Police dur ant la
soir ée d’avant-hier. Ces r ésidents ont refusé de quitter les
lieux et r éclamaient l’attr ibution de deux logements minimum à leur s profits.
O. K.
en danger ont agi selon ce que
leur dictait leur cœur et non
leur intér êt per sonnel. «Notre
mouvement
s’inscr it
essentiellement dans un cadre
patr iotique et non politique.
Nous avons aujour d’hui le
droit de r éclamer nos droits. La
major ité
des
éléments
patr iotes, qui ont défendu hier
la patr ie face à la menace
islamiste et intégr iste, se
trouvent aujour d’hui dans une
situation lamentable. Sans
emploi, sans logement et sans
couver tur e médicale. L’État
doit respecter ses engagements
pour sauver cette fr ange de la
société de l’impasse», a déclar é
notr e inter locuteur. À noter,
pour r appel, qu’une mar che
des patr iotes ver s Alger a été
empêchée par la police, le 19
avr il der nier, pr ès de Bouir a.
Aziz bey.
Ath-Leqsar
Un incendie ravage
deux hectares de forêt
P
as moins de deux
hectares d’ar bres
forestier s et de végétations ont été
r avagés par un incendie, dur ant la
matinée d’hier, dans
une for êt proche du
village Thiliwa, relevant de la commune
d’Ath-Leqsar, au
Sud-est du chef-lieu
de la wilaya de
Bouir a. En effet et
selon une source locale, l’incendie s’est déclar é à l’aube ver s 05h.
Les éléments de la Protection civile ainsi que ceux de la
Conser vation des for êts ont r éussi, gr âce notamment à une inter vention r apide et efficace, à circonscr ire le feu et l’atteindre en
l’espace de quelques heures. Concer nant l’or igine de ce sinistre,
notre source assure que la piste cr iminelle n’est pas à écar ter.
L’enquête ouver te par les ser vices de la Gendar mer ie nationale
déter miner a les causes exactes de l’incendie, le premier qu’a
connu cette commune depuis le début de la saison estivale.
O. K.
5
Nat i o n al e
Jeudi 4 août 2016
Journées de sensibilisation
du 4 au 25 août
Grève cyclique de trois jours à partir de la mi-août
«Noscommunaux
athlètes
Les
vont souvent
reviennent
à la charge
ailleurs faute
de moyens»
Nécessité de préservation
des milieux aquatiques
Lassés d’attendre
une oreille
attentive à leurs
doléances, les
travailleurs
communaux ont
décidé de
réinvestir le
terrain de la
protesta.
a fédér ation nationale du
secteur des communes,
affiliée au Syndicat national autonome des per sonnels de
l’administr ation
publique
(Snapap), a opté pour une gr ève
cyclique de trois jour s, à par tir
de la mi-août. Une action de
protestation qui ser a appuyée
par des marches et des r assemblements de protestation devant
les sièges des wilayas. Il y a lieu
de noter que la non satisfaction
de leur s revendications restées
en suspens à ce jour est à l’or igine de la colère des tr availleur s
de la commune qui ne comptent
en aucun cas faire marche ar r ière, et ce, jusqu’à ce qu’il y ait
une suite favor able à leur requête. Aussi, les tr availleur s de la
commune ne comptent pas
s’ar r êter là. Ces protestataires
L
comptent renouveler leur mouvement de protestation chaque
mois, étant donné qu’aucun
point de leur platefor me de
revendications n’a été pr is en
char ge à ce jour. La fédér ation
en question déplore la situation
dans laquelle se débattent quotidiennement les tr availleur s
communaux car actér isée par
«la dégr adation du pouvoir
d’achat et la pr écar ité de l’emploi». Aussi, cette or ganisation
syndicale a dénoncé le fait que
«le ministère de l’Intér ieur et
des collectivités locales n’a pas
daigné r épondre à leur s revendications». Il convient de r appeler, par ailleur s, que cette catégor ie de tr availleur s lutte
depuis des années pour exiger
" l'application r éelle de l'abrogation de l'ar ticle 87 bis du code
du tr avail avec effet r étroactif
depuis janvier 2008, l'attr ibution des indemnités et les
pr imes, dont celle du guichet
pour les agents de l'état civil,
l' intégr ation définitive des
contr actuels notamment ceux
qui activent dans le cadre des
dispositifs du pr é-emploi et du
filet social et ils insistent sur le
respect de l'exercice de l'activité
syndicale, dont le dr oit à la
gr ève" . Aussi, la fédér ation en
question a, encor e une fois,
rejeté catégor iquement le projet
du nouveau code du tr avail,
soulignant que ce der nier n’est
pas confor me avec les conventions de l’or ganisation inter nationale du tr avail.
L.O.CH
Bouira L’opération de restitution est relancée
1 800 fusils de chasse prochainement restitués à leurs propriétaires
L
e dossier des fusils de chasse confisqués
dur ant les années 1990 dans la wilaya de
Bouir a semble connaître son dénuement,
progressivement. En effet et apr ès un premier quota de 260 fusils reçus le mois de
mai der nier, un nouvel ar r ivage de 1 800
vient d’être r éceptionné par le secteur militaire de la wilaya de Bouir a. C’est du moins
ce que nous a annoncé, hier, M. Guer r ache
Abdelkader, por te-parole du collectif des
pr opr iétair es des fusils de chasse de la
wilaya de Bouir a. Notre inter locuteur a
ajouté qu’une liste nominative des propr iétaires a été établie au niveau de la wilaya de
Bouir a et l’opér ation de restitution ser a
entamée tr ès pr ochainement. «Le quota
d’ar mes a été reçu au niveau du secteur
militaire, mar di der nier. C’est le chef du
secteur lui-même qui nous a infor més. Le
même responsable nous a invité à une r éunion dans son bureau et nous a affir mé que
la liste des 1 800 propr iétaires a été confectionnée et ser a tr ansmise aux ser vices de la
wilaya et du groupement de la gendar mer ie
pour l’opér ation de restitution, qui ser a
lancée incessamment», a-t-il assur é.
Toujour s dans le même sillage,
M.
Guer r ache nous a assur é qu’un autre ar r ivage de 1 300 fusils supplémentaires est
attendu au secteur militaire de Bouir a pour
ce mois d’août. «Le chef du secteur militaire nous a également r assur é que 1 300
autres fusils seront reçus à Bouir a au cour s
de ce mois, et ce, en attendant d’autres»,
noter a-t-il. Notr e inter locuteur n’a pas
manqué de remercier les responsables de la
wilaya, à leur tête le wali, pour leur s effor ts,
dans l’objectif de r égler définitivement ce
problème qui date depuis des années 1990.
«Nous remercions sincèrement le wali de
Bouir a ainsi que l’ensemble des responsables concer nés, car ils tr availlent sans
relâche et avec beaucoup de sér ieux pour le
r èglement définitif de ce dossier et la restitution entière de nos fusils», a-t-il mar telé.
À noter, pour r appel, que le nombre global
des fusils de chasse confisqués par l’État
dur ant les années 1990 dans la wilaya de
Bouir a, s’élève à plus de 8 300 unités.
a troisième édition des J our nées
main dans la main pour la pr éser vation des milieux aquatiques ser a lancée,
aujour d’hui, par la société des eaux et de
l’assainissement d’Alger (SEAAL) sur la
plage Piquet Blanc de Hussein-Dey.
«Dans le cadre de son engagement en
matière de Responsabilité sociétale d’entrepr ise (RSE), SEAAL promeut l’idée
qu’un site naturel fait par tie intégr ante
de notre patr imoine et mér ite d’être
protégé par chacun, pour le bien-être de
tous et des génér ations futures», lit-on
dans le communiqué rendu public, hier,
par ladite entrepr ise. Sous le thème
«Parce que nous avons tous une par t de
responsabilité, mobilisons-nous pour la
pr éser vation de notre littor al», le progr amme de cette édition débuter a,
aujour d’hui, et prendr a fin le jeudi 25
août 2016. Le lancement de l’opér ation
sur la wilaya de Tipasa est pr évu le jeudi
11 août 2016 sur la plage de Sidi Br ahem
(Gour aya). À retenir que sept plages sont
concer nées lor s de cette édition. Tout au
long de ces jour nées de sensibilisation à
la pr éser vation des milieux aquatiques,
les jeunes collabor ateur s de SEAAL,
mobilisés à cette occasion, sillonneront
des plages au niveau des wilayas d’Alger
et de Tipasa pour sensibiliser les estivants et contr ibuer ainsi à avoir des
plages propres et donc pr éser ver le littor al, source de r ichesse et de détente pour
tous. « Cette action de proximité et d’échange avec les vacancier s per mettr a de
leur faire prendre conscience de l’impact
de cer tains de leur s gestes sur le milieu
naturel et de les sensibiliser à leur r ôle
per sonnel dans la pr éser vation de l’environnement et de la qualité de vie », a
encore ajouté le même document.
Samira Saïdj
L
Depuis le début des opér ations de restitution en 2000 et jusqu’à 2011, seulement 1
100 ar mes ont été remises à leur s propr iétaires. L’opér ation a connu, dur ant cette
pér iode, plusieur s ar r êts ce qui a soulevé
l’ire des propr iétaires, qui ont entamé plusieur s actions de protestation. Ce n’est que
ver s le mois de mai der nier que la situation
a connu un nouvel essor, notamment avec
l’ar r ivée d’un quota de 260 fusils qui ont été
directement restitués à leur s propr iétaires.
Avec ce r écent ar r ivage de 1 800, il rester a
donc 6 130 fusils à restituer dans la wilaya
de Bouir a.
Oussama Khitouche
Béjaïa
Arrestation de deux
narcotrafiquants
Deux individus, âgés de 25 et 33 ans, ont
été inter pellés, der nièrement, par des
agents de la police judiciaire, relevant de
la sûreté de wilaya de Béjaïa, en flagr ant
délit de vente de la drogue, au niveau de
la cité Oudali, au chef-lieu de wilaya, a-ton appr is, hier, de la cellule de communication de la SW. Agissant sur la base de
renseignements pr éalables faisant état de
l’activité nuisible de ces deux dealer s, les
agents de la PJ avaient mis soigneusement en place un plan pour confondre
ces deux malfaiteur s. « Ces der nier s ont
été ar r êtés en possession de 29,8
gr ammes de kif tr aité », a souligné la
même source. Pr ésentés devant le procur ateur de la République pr ès le tr ibunal
de Béjaïa pour « possession et vente de
kif tr aité d’une manière illégale », ces
deux individus, r ésidents à Béjaïa, ont
été écroués.
Boualem S.
Un nouveau commandant à la tête du groupement de la Gendarmerie
e commandant de la premièr e r égion de la
Gendar mer ie nationale (GN),
le génér al Ghali Beskir, a installé, avant-hier, le nouveau
commandant du groupement
de Bouir a, en l’occur r ence
Kamal Mahdjoub Ar aibi. Ce
der nier remplace Abdelkader
L
Rouba appelé lui à d’autres
fonctions aupr ès de l’étatmajor de la gendar mer ie.
L’installation du nouveau
commandant du groupement
s’est déroulée en pr ésence du
wali, des autor ités militaires et
civiles et des cadr es de la
Gendar mer ie. Au cour s de sa
pr ise de par ole, le génér al
Ghali a déclar é que ce remplacement à la tête du groupement de Bouir a vise «à donner
un nouveau souffle au volet de
la sécur ité des biens et des per sonnes et dans la lutte contre
la cr iminalité sous toutes ses
for mes». M. Ar aibi, qui lui
succéder a à la tr ibune, a fait le
ser ment de se consacrer entièrement à sa tâche, à punir tout
dépassement, à faire respecter
et appliquer la loi et à lutter
contre toute for me de cr ime, et
ce, dans le cadre du respect des
lois de la République.
D. M.
6
Accroché au pied du
Djurdjura tel un enfant
qui peine à quitter sa
mère, le village Ilyiten,
dans la commune de
Saharidj, abrite quelque
1 000 âmes après que
deux tiers de ses
habitants l’ont quitté
pour s’installer ailleurs.
C
e village natal a « donné naissance »
à tr ois gr ands villages, à savoir
Hagui, Azaknoun et Assatal, dans la
commune d’El-Adjiba et M’laoua à
Bechloul. Cet exode qui a pr is effet dès le
début des années 70 est relatif aux conditions de vie pas du tout aisées pour les montagnar ds, eu égar d au manque cr iant des
commodités de base. L’école compte par mi
les premières causes de cet exode. Beaucoup
de villageois ont quitté les ter res de leur s
aïeuls pour offr ir l’oppor tunité d’étudier à
leur s progénitures. D’ailleur s, la plupar t
des cadres de ce village ont débuté leur cur sus scolaire, soit à El-Adjiba ou à Bechloul.
L’enclavement est également l’une des r aisons de ce dépar t en masse. En effet, le relief
montagneux n’a pas facilité la tâche aux
citoyens de bâtir de nouvelles habitations.
C’est un vr ai dilemme pour les villageois
qui ne savaient pas où se donner de la tête,
car les parcelles constituaient, et continuent
de l’être pour beaucoup d’entre eux, une
source de financement, ce qui ne leur per mettait pas de les conver tir en lots à béton.
Pour revenir un peu à l’histoire de ce village, il impor te en premier lieu de déter miner
l’épistémologie de son appellation. Selon les
pr opos des anthr opologues consultés, le
nom Ilyiten subit une tr ansfor mation langagière qui devait nor malement se prononcer « Ilelliten » qui signifie : les libres. Une
thèse qui s’avère plausible eu égar d aux or igines des villageois et leur actuelle appar tenance sociale.
L’émigration, à quelque
chose malheur est bon…
Bien avant le déclenchement de la guer re de
la Révolution, beaucoup de villageois ont
pr is le chemin de l’émigr ation à la
Rep o r t ag e
Jeudi 4 août 2016
Dans la commune de Saharidj, au pied du Djurdjura
Ilyiten,, unn villagee
portéé parr sess émigréss
recherche d’un emploi qui leur per mettr a
de nour r ir leur s familles respectives. C’est
évidemment la Fr ance qui a été leur destination et en groupes, ils se font embaucher
dans les mines ou dans les aciér ies.
Beaucoup d’entre-eux ont été victimes d’accidents gr aves et mor tels pour cer tains.
Br avant tous les danger s et considér és
comme des boucs émissaires, leur seul souhait était d’amasser le maximum d’ar gent
qu’ils envoient par mandats aux parents ou
aux fr ères. La misère avait atteint alor s son
paroxysme dans les deux r ives de la méditer r anée. Et chemin faisant, l’émigr ation
qui a été dur ant les premier s temps des
moments de tr istesse et d’émotion, devient
au fil du temps une suite logique des génér ations montantes qui rejoignaient leur s
aînés et continuent de le faire jusqu’au jour
d’aujour d’hui. Cependant, c’est gr âce justement à tous ces sacr ifices que la situation
s’est amélior ée pour beaucoup de familles
qui ont accédé à un niveau de vie plus
décent.
L’autosuffisance, un crédo
pour les villageois
À l’or ée de l’indépendance, Ilyiten n’a eu
droit à une école pr imaire qu’aux débuts
des années 70. Néanmoins, les villageois
n’ont pas attendu l’ar r ivée de cet exploit
pour inscr ire leur s enfants ailleur s. Et les
premier s collégiens à rejoindre Amrouche
Mouloud n’ont compté sur aucune aide ou
assistance des pouvoir s publics. Hor mis le
r égime d’inter nat dont ils ont bénéficié à
l’instar de beaucoup de leur s camar ades,
leur s déplacements par contr e s’effectuaient une fois toutes les trois semaines,
voir e plus, en r aison de l’absence des
moyens de locomotion. Tous ces obstacles
n’ont pas dissuadé ces jeunes collégiens à
aller plus loin dans leur cur sus pour les
retrouver aujour d’hui médecins, ingénieur s
et cadres dans des sociétés ou dans l’administr ation. Les sour ces de financement
assur ées par les émigr és ont contr ibué à
bâtir des maisons sans solliciter l’aide de
l’État et encore moins postuler pour un
logement social au niveau du chef-lieu communal. Ce n’est qu’à ces der nières années
qu’on assiste à ce genre d’aides octroyées
dans le cadre de l’habitat r ur al, où beaucoup de jeunes ont tir é pr ofit de ces
mesures.
Le gaz, la lueur d’espoir qui
tarde à venir
La seconde route dont a bénéficié Ilyiten, il
y a de cela environ quatre années, l’a vér itablement sor ti d’un enclavement qui ne
disait pas son nom. Sauf que son étroitesse
et sa dégr adation constituent un danger
per manent pour ses usager s. Mais, l’autre
pr éoccupation majeure des At Ilyiten r éside
dans l’attente incompr éhensible et inexpliquée de leur r attachement au r éseau du gaz
naturel. Pour tant, le chantier a démar r é
depuis plusieur s mois sans que les foyer s ne
soient r accor dés. Toutes les r éclamations et
autr es démar ches entr epr ises par les
citoyens s’avèrent vaines, puisqu’aucune
suite n’est r éser vée à leur s doléances. Il faut
dir e qu’à l’appr oche de chaque saison
hiver nale, c’est la peur au ventre qui s’empare des villageois. Par quels moyens peuvent-ils faire face aux affres du froid ?
Par fois, la neige bloque car r ément la
chaussée et le village ne dispose même pas
d’un dépôt de vente du gaz butane. Pour
s’en procurer, un déplacement ver s des villages avoisinants est inévitable, une chose
peut-être pas encombr ante pour celui qui
dispose d’un véhicule. Mais le cas n’est pas
identique pour d’autres.
Le football, l’alternative
des pauvres
L’absence de lieux de loisir s laisse la fr ange
juvénile prendre son sor t en main pour
trouver des palliatifs à la situation qui y
pr évaut. Et pour meubler leur temps
dur ant ces congés d’été, des tour nois de
football s’or ganisent annuellement pour
rompre avec la monotonie et casser ainsi la
r outine des longues jour nées. Chaque
année, ce sont des jeunes bénévoles qui se
proposent pour l’or ganisation d’un tour noi
auquel ils associent les villageois pour cr éer
une ambiance et pourquoi pas per mettre
aux jeunes talents de faire valoir leur s
compétences. Mais, l’inconvénient majeur
sur lequel bute ce genre d’activité est bel et
bien l’absence d’un ter r ain qui pour r a les
abr iter. Un projet de r éalisation d’un ter r ain a été engagé il y a de cela plus de cinq
ans, sans que les tr avaux n’aillent à leur s
bouts. La platefor me demeure, à ce jour,
inexploitée et le chantier à l’ar r êt. L’autre
stade r éalisé en for me de ter r ain combiné
suscite alor s moult inter rogations. Il s’agit
bel et bien d’un « massacre » d’un des
joyaux de la localité. Du point de vue histor ique, il s’agit d’un r éser voir d’eau r éalisé
dans les années 40 par les Fr ançais à l’effet
d’alimenter l’usine hydro-électr ique située
au bas du village. Et du point de vue utilité,
cet ouvr age pour r ait ser vir de r éférences à
beaucoup d’étudiants dans le domaine de
l’électr icité.
Smail Marzouk
Horaires des prières
Fajr
Dohr
Tizi-Ouzou 04:02 12:51
Bouira
03:54 12:40
03:58 12:46
Béjaïa
Asr Maghreb
16:39 19:54
16:36 19:45
16:35 19:50
Isha
21:26
21:25
21:22
J eudi 4 août 2016
Université de Bouira Des conventions avec des universités turques, russes et roumaines
Quell sortt aprèss lee changementt duu recteurr ?
Promue de centre
universitaire à
université en 2005,
l’université Akli
Mohand Oulhadj
a parcouru bien
du chemin avec
à sa tête M. Badari
Kamel comme
recteur.
our preuve en 2005, 3.291 étudiants fr équentaient cette univer sité, alor s que onze années
plus tar d le chiffr e est passé à
24.000 étudiants, avec 06 facultés et
56 dépar tements. Pour tant, l’avenir
de cette univer sité n’était pas joué
d’avance
avec
beaucoup
d’embûches dans une r égion qui
sor tait de la décennie noire et aussi
du pr intemps noir, une époque où
les revendications étaient à leur s
apogées avec « Tamazight langue
nationale et officielle. » Le dépar tement de langue et culture amazi-
P
ghes ver r a justement le jour en 2008
alor s que la demande était for t
croissante et que des centaines de
jeunes bachelier s devaient pour suivre leur s études à Tizi-Ouzou ou
à Bejaïa pour pr étendre s’inscr ire
dans cette filière. Une avancée qualifiée d’histor ique à l’époque pour
les nombreux militants de la cause
amazighe et pour tout un pan de la
société. L’univer sité de Bouir a
s’attèler a en par allèle à mettre en
œuvre une politique car actér istique
pour cette r égion en axant des for mations spécifiques en tenant
compte de l’hétérogénéité du tissu
socio-économique. Ces progr ammes
de for mation spécifique, ont été pr épar és en étroite collabor ation avec
des repr ésentants du secteur économique de la r égion et des exper ts
étr anger s. Par ailleur s, l’univer sité
de Bouir a ne se contenter a pas de
for mer ce que l’on appelle com-
M. Baddari Kamel, recteur sortant
«Une mobilité entre l’université de Bouira
et certaines universités étrangères a été conclue»
ous avons prévu pour l’année prochaine un système de mobilité entre
l’université de Bouira et certaines
universités étrangères. Des étudiants étrangers
peuvent venir étudier chez nous pendant un
semestre, pareil pour nos étudiants. Nous avons
ratifié des conventions avec des universités
turques, russes et roumaines, et ce, en attendant
d’élargir ces conventions vers des universités de
l’Europe occidentale. Dans ce contexte, nous
avons élaboré un système de transfert de crédit et
un autre d’équivalence des programmes pédago-
un jour
La Kabylie
«N
giques. Tous les domaines enseignés dans notre
université sont concernés par ce nouveau système. Il s’agit en réalité d’une ouverture de l’université de Bouira vers l’international. Nous avons
aussi prévu un concours de Doctorat en langue et
culture amazighes, en lettres arabes, en économie,
en sciences islamiques, en psychologie et en
sciences. On a plus de 100 postes réservés pour
ce concours. Il s’agit d’un véritable renfort pour
la recherche et pour l’encadrement à moyen
terme. »
Propos recueillis par O. K.
munément des « chômeur s de luxe.
» Bien au contr aire et avant que les
étudiants n’achèvent leur s cur sus,
ces der nier s ont accès à l’intér ieur
même de l’univer sité à une maison
de l’entreprenar iat. Cette str ucture
per met une for mation qualifiante à
des centaines d’étudiants comme
c’est le cas pour Algér ie Télécom,
l’Ansej et des dizaines d’entrepr ises
pr ivées de la r égion. En conséquence, ces étudiants seront systématiquement r ecr utés par les entr epr ises par tenair es de ces pr ogr ammes qui bénéficier ont de
cadres compétents pouvant affronter les difficultés en enr ichissant l’économie de toute une r égion. Le
ministèr e
de
l’Enseignement
Supér ieur en pour suivant sa politique de for mation de compétences
dans différents domaines ne se limite toutefois pas à l’avenir d’une
seule r égion. C’est dans cette
optique que l’univer sité Akli
Mohand Oulhadj s’ouvre ver s l’inter national en mettant en exer gue
sa compétitivité, son enseignement
de qualité. Ainsi des conventions
avec des univer sités turques, r usses
et roumaines ont été r atifiées, et dès
l’année pr ochaine, des étudiants
étr anger s pour r ont pour suivr e
leur s cur sus à Bouir a et les étudiants de Bouir a pour ront également étudier à l’étr anger pendant
un semestre. Une mobilité estudiantine qui per mettr a de mettre en
application le système d’équivalence des progr ammes. C’est tout un
r ayonnement scientifique et technologique que l’univer sité appor te à la
wilaya mais également au pays avec
des impacts concrets et dur ables à
même de développer l’économie
nationale. Cela dit, des inter rogations sont soulevées déjà sur le sor t
de cet échange pr ojeté avec le
dépar t du désor mais ex recteur de
l’univer sité, M. Baddar i Kamel,
remplacé faut-il le r appeler avanthier par M. Moussa Zireg qui pr éside depuis la hiér archie de l’univer sité Akli Mohand Oulhadj de
Bouir a.
Bachouche Idir
Tazmalt
Frikat
M’Chedallah
Less PTT
T ett la
SDE
E soulèvent
dess colères
La Fête du
couscous n’aura
pas lieu
Les randonneurs
à l’assaut de Lalla
Khedidja
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8
Centre de Wilaya
de Transfusion
Sanguine
2 149 donneurs
enregistrés
en trois mois
e centre de wilaya de transfusion
sanguine de Béjaïa a accueilli, de la
période allant du 1er avril au 30 juin
2016, soit trois mois d’activité, pas
moins de 2 341 candidats potentiels au
don du sang, a indiqué le bureau de l’information, de communication et de l’audio-visuel du CHU de Béjaïa dans un
communiqué. Parmi ces candidats, 2
149 ont fait don de leur sang, a précisé
la même source. Pour limiter les pénuries de sang, qui surviennent notamment
en période estivale, des collectes
mobiles ont été tenues par ce centre de
transfusion sanguine. En tout, 35 collectes mobiles ont été organisées en
l’espace de trois mois, a-t-on souligné.
Le nombre de dons de sang mobiles collectés durant la même période s’élève à
1049, alors que celui de dons fixes est
de 1100, a-t-on encore affirmé. Ces dons
répondront aux besoins croissant des
accidentés de la route, des personnes
atteintes de maladies du sang et des personnes immunodéprimées, qui nécessitent des transfusions de sang, de globules blancs ou de plaquettes. Par
ailleurs, le bilan du centre de transfusion
sanguine de Bejaïa révèle que le nombre
de donateurs de sexe masculin est le
plus important avec 1770 donateurs, soit
un taux de 82,36%, alors que 379 seulement de femmes, soit un taux de 17,63
%, ont fait don de leur sang, durant cette
période. Concernant la répartition des
dons selon la catégorie d’âge, le même
bilan note que 1280 donateurs, soit 59,
56 %, sont âgés entre 18 et 36 ans. En
outre, 793 autres donateurs, soit 36, 90
%, sont âgés de 36 et 54 ans, alors que
les 76 restants, représentant 03,53 %,
sont âgés entre 54 et 65 ans.
Boualem S.
L
BÉJAIA
Tazmalt
06
Jeudi 4 août 2016
BÉJAIA
Less PTTT ett laa SDEE
soulèventt dess colères
Les réseaux
électrique,
téléphonique
et l'Internet
connaissent des
perturbations
dans la ville
de Tazmalt.
n effet, il y a tout d'abor d le
cour ant électr ique qui " fait"
des siennes avec des coupur es intempestives qui dur ent
quelques moments, mais qui sont
stressantes pour les usager s, d'autant plus que ces " va-et-vient" de
l'éner gie électr ique font cr aindre le
pire aux ménages concer nant les
appar eils électr oménager s, qui
subissent les " sautes" d'humeur de
la tension électr ique. Ce problème
qui affecte la ville de Tazmalt ne
date, malheureusement, pas d'aujour d' hui, car les pannes électr iques, génér alement de cour tes
dur ées, se manifestent presque à
longueur d'année, des fois même
sans r aisons apparentes (absence
d' or age, de chaleur s caniculaires,...). Cer tes, la consommation
de l'éner gie électr ique a augmenté
significativement ces der nièr es
E
années, avec l' augmentation du
nombre de foyer s (clients) induite
par
une extension ur baine
effr énée, car Tazmalt s'étend tous
azimuts à une vitesse ver tigineuse,
ce qui fait que le r éseau électr ique
doit à chaque fois être étendu aux
nouveaux patés de maisons qui
" pompent" cette éner gie continuellement. Dans la suite, ces coupures impromptues de l'électr icité
agacent les commer çants, sur tout
ceux qui utilisent l'électr icité pour
gar der la chaîne de froid (com-
merces de l'alimentation génér ale,
boucher ies, phar macies,...). Devant
cet état de fait, et le car actère inéluctable des pannes électr iques, la
plupar t des commer çants de cette
ville se sont tous dotés de groupes
électrogènes pour faire face à ces
per tur bations. Pour sa par t le
r éseau de téléphonie fixe connaît, à
son tour, des coupures impor tunes
du signal. Les quelques propr iétair es de taxiphones, encor e en
activité, se trouvent dans tous leur s
états, avec ces pannes r écur rentes
du téléphone fixe. Il n'est pas r are
de lire sur les por tes de ces points
de ser vice " téléphone en dér angement!" . Les manques à gagner de
ces tenancier s de taxiphones sont
énor mes s'il l'on fait la comptabilité d' une année. Le ser vice de
l'Inter net n'est pas, non plus, loti à
meilleure enseigne, puisque ce secteur névr algique, lié aux PTT, est
en proie également aux per tur bations. Les propr iétaires des cyber cafés de la ville de Tazmalt sont
confr ontés à deux pr oblèmes
majeur s: les pannes de l'électr icité
et de celles du téléphone fixe. " Si ce
n'est pas le r éseau qui est coupé,
c'est plutôt l'électr icité qui est rompue!" fulmine le gér ant d' un
cybercafé, qui a pignon sur r ue au
boulevar d
pr incipal
" Mir a
Abder r ahmane" de la ville de
Tazmalt.
Syphax Y.
Melbou
Des séjours pour 250 enfants démunis
L
a direction de la jeunesse et des spor ts
de la wilaya de Bejaïa, reste fidèle à ses
tr aditions de tr availler à dessein d’appor ter
un peu de r éconfor t à la masse juvénile par
le biais du spor t et de la culture en or ganisant des activités de loisir s. Si avant, elle
or ganisait des séjour s dans des centres de
vacances pour les jeunes des autres wilayas
du pays, notamment celles du Sud algér ien,
cette année, elle a tr acé un progr amme
compor tant trois séjour s de 15 jour s chacun
pour les enfants démunis des 52 communes
de la wilaya de Bejaïa. Pour plus de pr écisions, nous avons contacté M. Boubekeur
Lemnouar, responsable du ser vice jeunesse
à la DJ S, qui nous dir a : « Nous avons cr éé
un centre de vacances au profit des enfants
démunis des 52 communes de notre wilaya.
Nous avons progr ammé trois sessions de 15
jour s chacune pour un effectif de 250
enfants pour chaque séjour. 100 enfants
sont héber gés dans des dor toir s constr uits
en dur et 150 dans des tentes. Le centre est
situé à la station balnéaire de Melbou, une
r égion par adisiaque conseillée pour la
détente avec en pr ime des sites tour istiques
mer veilleux. Comme moyens humains,
nous avons mobilisé des médecins, des psychologues, des encadreur s pédagogiques et
techniques. Le tr avail qu’on a fait est le suivant : on a saisi les 52 APC de la wilaya leur
demandant de sélectionner chacune 20
jeunes démunis âgés de 8 à 12 ans pour un
séjour éducatif et pédagogique. L’objectif
recherché, bien évidemment, c’est d’or gani-
ser un centre de vacances autrement. J e
m’explique : il s’agit de sor tir de l’archaïsme qui provoque une lassitude chez les
enfants » a fait savoir notre inter locuteur
qui en continuant dans le même or dr e
d’idées dir a : « On a établi pour les enfants
un progr amme qui se pr ésente comme suit :
les enfants sont soumis à un r éveil échelonné. Une fois le petit déjeuner pr is, on les
dir ige alor s ver s les quatre atelier s ludiques
dont le premier a tr ait à l’astronomie avec
des jour nées d’obser vation et d’animation
planétar ium sous une gr ande voute céleste.
Le deuxième atelier est spécifique aux r udiments de l’électronique. Le troisième atelier
est lié à l’écologie pour la for mation de
citoyens écolos. Le quatr ième atelier pour
l’initiation à l’infor matique ». Pour ce qui
est du progr amme de l’apr ès-midi, notre
inter locuteur nous a pr écisé que les enfants
mangent à Midi et vont ensuite faire une
sieste qui n’est pas obligatoire, laissant le
loisir à ceux qui pr éfèrent s’amuser avec
des jeux de baby foot, billar ds, etc. Ce n’est
que ver s 16h qu’ils prendront leur goûter.
Continuant son r écit, il nous fer a par t cette
fois-ci des bienfaits de la baignade de
l’apr ès midi. « Notre choix de progr ammer
la baignade à par tir de 16h30 n’est pas for tuit car il est scientifiquement prouvé que la
baignade de fin d’apr ès-midi convient le
mieux pour les enfants. Le soleil s’incline et
ses r ayons deviennent moins dangereux.
L’eau de mer devient douce, ce qui évite des
malaises, telles que l’insolation, les angines,
les céphalées, etc. La soir ée est r éser vée aux
veillées tant r écr éatives qu’éducatives :
astronomie, apprentissage de l’histoire et
r écitation de contes sont au menu. L’enfant
apprend en jouant. C’est ce qu’on appelle
joindre l’utile à l’agr éable », a-t-il ajouté. Il
cr aint des imper fections au niveau des APC
quant aux choix des bénéficiair es. «
Cer taines APC envoient des jeunes non
démunis et nous en déclinons toute responsabilité », a souligné notre inter locuteur. Il a
ter miné en remerciant le mouvement associatif qui a r épondu à l’appel de la DJ S en
contr ibuant à la r éussite de cette opér ation,
comme il espère que les ser vices du ministère de la jeunesse et des spor ts prennent acte
de cette nouvelle méthode qui mér ite d’être
génér alisée à tr aver s le ter r itoire national.
L.Beddar
CHemini
Le siège de l’APC s’offre un lifting
L
ancée depuis quelques semaines, l’opér ation de r avalement des
façades du siège de la mair ie de Chemini se pour suit toujour s.
Il était gr and temps que ce vieux bâti opère sa mue, d’autant plus
que les années ont eu r aison de ces façades laissées au gr é des
intempér ies et de la poussière. Les str uctures en relation directe
avec le public, s'agissant aussi bien des conditions de tr avail des
fonctionnaires que de la qualité de l'accueil des citoyens, se doivent
de se mettre au diapason des effor ts consentis ces der nières années
pour la moder nisation de l'administr ation en matière, notamment,
de numér isation de l'état civil. Les tr avaux d'aménagement de cet
édifice ont notamment consisté en des tr avaux d'étanchéité et de
r épar ation de la toiture, et le r avalement des façades du bâtiment.
En effet, comme nous l'avons constaté in situ, le siège de la municipalité connaît une opér ation de lifting, dont les tr avaux vont bon
tr ain. Les échafaudages métalliques, qui gênent quelque peu la cir culation piétonne et les citoyens venant retirer leur s documents
administr atifs sont pr ésents en per manence depuis des dizaines de
jour s. La cour dudit siège a connu elle aussi la pose d’un nouveau
pavé, de surcroît, le nouveau siège d’état civil, fr aîchement ouver t,
offre un nouveau visage à l’ensemble de l’édifice. Par ailleur s, gr âce
à la décentr alisation des bureaux d’état civil, les administr és ne
sont guère obligés de se confiner dans un espace exigü et mal
adapté.
Bachir Djaider
Jeudi 4 août 2016
TIZI OUZOU
15
9
TIZI OUZOU
Aït Aïssa Mimoun M. Aboud parle de 1 000 dossiers de l’habitat rural
bloqués et de l’eau qui n’arrive qu’un jour sur dix dans les foyers
Lee mairee intérimairee
indexee laa wilayaa ett l’ADE
«Mieux vaut prévenir que guérir»,
dit l’adage. D’après Mohamed Aboud,
président par intérim de l’APC d’Aït Aïssa
Mimoun, «le budget communal, tout entier,
est versé dans l’entretien des routes. Et on
n’arrive pas à maintenir une certaine qualité
vu l’absence d’agents d’entretien qui
devraient assurer le suivi. Et refaire à chaque
fois nous coûte beaucoup d’argent».
a commune d’Aït Aïssa
Mimoun compte quand
même 23 villages. Et pour
pallier un tant soit peu à ce problème, « le recr utement de 12 ouvr ier s
qui se char geront de ces tr avaux
ur ge en ce moment,» estime M.
Aboud qui par le d’un chauffeur
d’engins, d’un maçon qualifié, d’un
électr icien, d’un chef de parc et
d’un responsable d’unité, en plus de
7 agents d’entretien». «Faire face à
l’entretien des routes au niveau des
23 villages n’est pas chose aisée,
sur tout pendant la saison hiver nale.
Des caniveaux bouchés causent
énor mément de dégâts en hiver.
L
Quand l’eau débor de, elle engendre
des glissements de ter r ains qui
nécessitent des sommes d’ar gent
far amineuses pour leur pr ise en
char ge, par l’aménagement des
mur s de gabions en pier re qui nous
reviennent à 100 millions de centimes l’unité », ar gumenter a notre
inter locuteur, qui enchaîne sur le
même or dre d’idées: «Si un tr avail
d’entretien quotidien est effectué
tout au long de l’année, on aur ait
évité ces dépenses inutiles». D’apr ès
toujour s notr e inter locuteur, «la
r equête a été faite depuis longtemps, mais les concer nés n’ont pas
r épondu favor ablement à notr e
demande relative au recr utement de
ces agents d’entr etien. Un autr e
manque per siste, aussi, au niveau
de cette commune. Il concer ne, cette
fois-ci, le côté environnemental où
la nature est agressée au quotidien comme dans d’autres r égions de la
Kabylie, d’ailleur s- par ces déchets
jonchés par tout, for mant des
déchar ges sauvages à ciel ouver t à
tout bout de champ. Notre vis-à-vis
par le, cette fois, d’un manque
humain et matér iel : «Nous avons
besoin de 5 éboueur s et de deux
Frikat
camions pour le r amassage des
déchets ménager s. Actuellement,
nous louons deux camions pour le
r amassage de ces déchets. Nous
butons, toutefois, sur un autre problème majeur, notr e commune
n’ayant pas été autor isée à ver ser
ses déchets au niveau du CET de
Tizi-Ouzou, alor s que 18 autr es
communes sont autor isées à le
faire». Pour ce responsable, la protection de l’envir onnement doit
impliquer impér ativement les autor ités en haut niveau, en affectant
des agents de sur veillance habilités
à sanctionner sévèr ement des
infr actions obser vées sur le ter r ain.
Il cite, comme exemple, le gar dechampêtre d’autrefois. Aux yeux de
cet élu, la sensibilisation à la pr éser vation de l’environnement, à elle
seule, ne suffit pas, il faut donc trouver
d’autr es
alter natives.
L’éducation à l’environnement dans
les manuels scolair es aur a, sans
doute, un impact positif sur la pr éser vation de la nature. Aussi, le
recyclage du ver re et du plastique
ser a d’un appor t tr ès appr éciable
pour l’écosystème. Le problème de
l’alimentation en eau potable est
aussi l’un des soucis de la municipalité. «Aussi bizar re que cela ne puisse par aître, l’eau n’ar r ive dans nos
r obinets qu’une fois tous les 10
jour s, et pour tant, nous sommes à
5km à vol d’oiseau du bar r age
Taksebt», s’étonner a M. Aboud,
sans omettre de soulever le dossier
habitat r ur al où pas moins de 1 000
dossier s sont en instance depuis six
mois au niveau de la wilaya de TiziOuzou. Par ailleur s, la commune est
r accor dée à 100% au gaz naturel et
la gestion de la mair ie est exemplaire, puisqu’aucune fer meture de cet
édifice n’a été obser vée. «Ceci est le
fr uit du tr avail de toute l’équipe. J e
tiens pour l’occasion, à rendre hommage à tous les employés», se
r éjouir a le maire intér imaire.
Hocine Moula
La Fête du couscous n'aura pas lieu
'est pour la deuxième année consécutive que ce rendez-vous annuel abrité par cette localité n'aura pas
lieu. En effet, ce n'est pas parce qu'il n'y a pas d'engouement pour vulgariser ce mets traditionnel, mais c'est parce
que les finances manquent. "Pour la dernière édition organisée en 2014, le ministère de l'Artisanat et des métiers
traditionnels avait mis 260 millions de centimes, l'APW
de Tizi-Ouzou en a alloué un million de dinars et l'APC
une cinquantaine de millions de centimes. Pour cette
année, en raison des restrictions budgétaires décidées en
haut lieu, nous ne pouvons mettre aucun centime", nous
confiera une voix autorisée de l'APC. Celle-ci estimera
qu'une telle manifestation dont le cachet est national
nécessite des moyens financiers importants. Non seulement, il faudra prendre en charge les artisans dont le
nombre, à chaque édition, dépasse la quarantaine mais
aussi les moyens d'hébergement. "Notre municipalité n'a
ni auberge ni hôtel pour organiser un tel événement. Nous
recourions à chaque fois à l'utilisation des deux collèges
d'enseignement moyen que compte notre commune. Et à
chaque fois, nous devions prendre en charge les travaux
de réfection avant le lancement de chaque édition. Et
puis, nous avons constaté qu'à l'exception de l'animation
créée durant les trois journées retenues pour cette mani-
C
festation, la collectivité ne tire presque aucun profit",
jugera la même source. Pour cet interlocuteur, en principe, non seulement les parties concernées par cette fête
doivent contribuer financièrement, mais il est aussi impératif que les sponsors mettent la main à la poche. " Nous
avons des fabricants qui ont les moyens de contribuer. Ce
rendez-vous culinaire est une occasion pour eux non seulement de faire connaître leurs produits, mais aussi de
développer ce créneau", poursuivra la même source. Dans
la localité de Frikat, la fabrication du couscous et des produits dérivés a pris de l'essor depuis le lancement de la
première édition en 2005. Dix ans après cette initiative, il
est regrettable de constater que peu de partenaires s’intéressent à l'organisation de cette fête qui draine des milliers de visiteurs arrivant des quatre coins de la wilaya. Si
l'APW continue de sponsoriser toutes les fêtes organisées
ici et là sur tout le territoire de la wilaya à hauteur d'un
million de dinars chacun, ils est attendu du côté des initiateurs de ce rendez-vous culturel et culinaire à la fois de
multiplier les contacts non seulement avec les exposants
mais aussi avec les pouvoirs publics afin de maintenir
cette fête annoncée à maintes reprises comme étant une
fête nationale du couscous. Pourtant, dernièrement, un
collectif de jeunes de la daïra de Draâ El-Mizan a rendu
public un appel dans lequel ils ont estimé que les valeurs
ancestrales étaient en perte dans la région. Par ailleurs, si
besoin est de le rappeler, à la clôture de la dernière édition, tous les intervenants ont convenu de développer au
mieux cet événement. Malheureusement, deux ans de
suite, c'est le déclin. Tout le monde souhaite que cette fête
reprenne parce qu'elle est la seule manifestation qui puisse sortir la localité de sa léthargie et de sa routine quotidienne. N'oublions pas que l'APW a même proposé de
dénicher un site qui accueillerait un projet d'auberge. Il y
a eu même des propositions de jumelages avec d'autres
régions du pays. A quand alors une autre édition de la fête
du couscous?
Amar Our amdane
Aïn El Hammam
Les figues à 350 dinars
e l’avis de tous, «la saison des figues est tr ès en retar d cette
année». Habituellement, les paysans trouvent les premier s
fr uits dès mi-juillet. Pour le moment, hor mis les figues fleur s, les
gens attendent toujour s de se délecter de « lekhr if ». On les a vues,
pour la première fois, lundi der nier, non pas sur les ar bres mais
dans des cagettes alignées aux côtés des nectar ines et du r aisin. En
effet, revenant du marché de gros, un vendeur de fr uits et légumes
a étalé quatre caisses de figues d’un type qu’on appelle communément chez nous « avousekour ». Réticents au dépar t, les gour mands
s’approchent par la suite pour en demander le pr ix, avant d’en
acheter. Ils sont bientôt imités par d’autres que le pr ix est loin de
rebuter. A 350 dinar s le kilo, le stock est vite écoulé. « J e ne pensais
pas que les clients allaient être intéressés à ce point par les figues au
pr ix for t », nous dit le commer çant qui regrette de ne pas en avoir
r amené beaucoup plus. Peu habitués à voir ces fr uits sur le marché,
les pr ésents ne manquent pas de r appeler que « du temps où les
gens tr availlaient la ter re, on ne manquait de r ien. Tous les champs
entour ant la ville étaient des figuer aies prospères. Les champs sont
maintenant abandonnés, recouver ts de ronces. Ils ne peuvent donner que des mures (thizoual)». Ce n’est pas tant le pr ix qui fait r éagir les vieux paysans de la r égion mais plutôt le fait d’introduire des
figues venues d’ailleur s (de Blida actuellement), sur le marché
local. « Per sonne n’eût pensé de mon temps que les villageois achèter aient un jour des figues fr aîches au marché. Ceux qui en avaient,
à cette époque, en donnaient aux démunis qu’on invitait même à
pénétrer dans nos champs pour les cueillir de leur s propres mains»,
r appelle un vieil homme. Les temps changent, les mœur s aussi.
Nous n’avons de cesse de r appeler la menace qui pèse sur les symboles de la Kabylie. Le cer isier, anéanti par le CAPNOD, et le
figuier peu tr availlé, ou peut-être atteint lui aussi d’un mal qu’on
ignore, dépér issent sans aucune r éaction des pouvoir s publics alor s
que la r égénér ation intensive du fr uitier de montagne s’impose.
A.O.T.
D
10
BOUIRA
10
BOUIRA
Jeudi 4 août 2016
M'Chedallah Des bivouacs y sont organisés dans la convivialité
Less randonneurss à
l'assautt dee Lallaa Khedidjaa
La vague
de chaleur qui
sévit depuis des
semaines fait
suffoquer les
citoyens, qui
se débrouillent
comme ils
peuvent pour
trouver de
la fraîcheur.
i les uns se cloîtrent chez eux
à l'ombre, dans des pièces
climatisées, d' autr es, par
contr e, pr éfèr ent sor tir, à la
recherche de la fr aîcheur naturelle. Les destinations sont connues:
la mer, la for êt ou la montagne.
Cette der nière option fait aussi
plusieur s adeptes par mi les
citoyens. En effet, des centaines de
r andonneur s, issus de toutes les
r égions de la wilaya de Bouir a,
prennent d'assaut les montagnes
avoisinantes à la recherche d'un
bon bol d'air et de fr aîcheur. C'est
S
le cas, par mi tant d'autres, des
jeunes
de
la
r égion
de
M'chedallah, lesquels or ganisent
des r andonnées pédestr es en
direction des montagnes, notamment ver s le sommet de Tamgout,
situé dans la commune de
Sahar idj. Culminant à 2308
mètr es au dessus de la mer,
Tamgout, dont le pic est appelé
Lalla Khedidja, devient la montagne " à abattre" par ces jeunes
ar més de patience, de vivacité et
d'espr it d'aventure. La recherche
des sensations for tes par ces jeunots les poussent à aller de l'avant.
Bechloul L’oued transformé en mare nauséabonde
Un effroyable foyer d’épidémies en pleine ville
e petit r uisseau qui tr aver se en
plein centr e la ville de
Bechloul qui fait le double office
de chef-lieu de commune et de
daïr a et qui reçoit les rejets d'assainissement est tr ansfor mé par la
force des choses et la défaillance
humaine en vér itable r épugnante
mar e puante sur une longueur
d'environ cent mètres sur vingt
mètres de lar ge, d'où montent des
odeur s nauséabondes qui empestent à longueur de jour nées et
même de nuits de manière discontinue tant les habitations que les
deux alignements de toutes sor tes
de commerces des deux côtés de ce
cour s d'eau. Ces eaux usées, qui
sont stagnantes sous for me d'une
L
effroyable mare, sont dues à la
faible for me de pente obtenue lor s
de son aménagement par des mur s
de soutènement et une couche de
béton dans le lit même, suite à un
catastrophique débor dement il y a
quelques années. Débor dement
qui a fait des dégâts notamment
dans les étals des mar chands
ambulants de fr uits et légumes,
lesquels ont été par la suite
délogés de cet endroit. Le débor dement a bloqué dur ant plusieur s
heures la circulation routière sur
la RN 05, suite à quoi a été déclenchée cette opér ation d’aménagement en for me de cor rection tor rentielle. A l'heure actuelle, et en
l’absence d'une plus qu'indispen-
sable opér ation de dr ainage et de
nettoyage du lit, un tissu végétal a
poussé sur le passage même du
r uissellement des eaux usées et
fait office d'obstacle, à l'or igine de
la stagnation, lequel obstacle a été
aggr avé par toutes sor tes d'or dur es et déchets ménager s et
emballages de marchandises qui
tr aînent à l'intér ieur du r uisseau
par ticulièr ement sous les deux
ponts qui l'enjambent, celui de la
RN 05 et celui de la voie fer r ée,
distants d'à peine de vingt mètres
l'un de l'autre. Une dangereuse
stagnation du liquide usé qui
aur ait pu être évitée r ien que par
une simple opér ation de nettoyage
qui ne demande ni de gr ands
effor ts ni encore moins d'impor tants moyens financier s d'autant
plus que l'endroit est accessible à
un engin des tr avaux publics tel
qu'une niveleuse ou un char geur
qui mettront moins d'une jour née
pour le débar r asser de ces obstacles et éliminer du coup ces
mares et ses retombées des plus
catastrophiques sur l'environnement et la santé publique. Ce r uisseau où stagnent en per manence
les eaux usées ressemble à l'ex
Oued El Har r ach et ne semble
dér anger aucune autor ité ni encore moins les ser vices d’hygiène et
ceux de la pr évention.
Oulaid Soualah
Et puis, notre pays est si beau et si
vaste qu'il vaut la peine d'être
(re)découver t. Les r andonneur s,
pour atteindr e le sommet de
Tamgout, doivent, à chaque fois,
empr unter l' itinér air e pédestr e
qui passe par les lieux-dits
Amazzer, Takhar at, Aswel et
Tizihut. Dur ant tout cet itinér aire,
les r andonneur s appr écient la
beauté des paysages qui s'offrent à
leur s yeux. Des sites panor amiques se déclinent, avec un couver t végétal luxur iant par
endroits, de profonds et ver tigineux pr écipices ainsi que des animaux r uminants paissant tr anquillement dans les par ages. Une
fois ar r ivés à Tamgout, les r andonneur s or ganisent des bivouacs
in situ, y passant la nuit à la belle
étoile ou dans des tentes " dôme" .
Une manière, pour eux, d'oublier,
ne ser ait-ce que le temps d'une
jour née et d'une nuitée, le vacar me, le stress et les tr acasser ies de
la vie moder ne d'en bas. Les trekker s (les r andonneur s) profitent
aussi de leur pr ésence sur les lieux
pour prendre des photos-souvenir s entre amis, histoire d'immor taliser ces instants conviviaux.
Dans la foulée, la r éussite d'une
telle entrepr ise est tr ibutaire de
moyens dont devr aient disposer
les r andonneur s, car, il faudr a être
bien ar mé pour affronter la r udesse du relief, le climat " ver satile"
(r isque de sur venue de tempête,
de vents, pluies diluviennes,...).
Les trekker s doivent, en premier
lieu, se vêtir d'une tenue adéquate,
et empor ter avec eux tout le nécessaire, tels que la nour r iture, l'eau,
les sacs de couchage, les torches, la
boîte à phar macie, les cor des, la
tente, etc.
Y.Samir
Chorfa
La modernisation du boulevard
principal de Toghza enfin lancée
inalement, des mois apr ès son annonce, le projet de moder nisation
du chemin communal, qui va de la RN26 au centre du village de
Toghza, long de 1 km, vient d'être lancé ces jour s-ci. En effet, les tr avaux de r éalisation ont démar r é, dimanche der nier, comme nous
l'avons constaté in situ. Dans un premier temps, il était question d'élar gir ce chemin, qui est en fait le boulevar d pr incipal du village de
Toghza, baptisé du nom du chahid Akli Sadaoui, et ce, afin de pouvoir
mettre en place les trottoir s. L'exiguïté de ce chemin (environ 4
mètres) a dicté cette opér ation pr éliminaire cr uciale. Les propr iétaires
r iver ains de ce boulevar d ont été tous compr éhensifs, et ont convenu à
céder quelques mètres de leur s ter res pour les besoins d'élar gissement.
Des dizaines d'olivier s ont dû être sacr ifiées, et des clôtures ont été
démolies, à cet effet. Pour le moment actuel, le ton est donné à la pose
des bor dures qui vont délimiter la chaussée et les futur s trottoir s. Les
tr avaux vont bon tr ain, malgr é une chaleur accablante. Dans la foulée,
la moder nisation de ce chemin compor te la r éalisation des opér ations
suivantes: l'installation d'un r éseau d'évacuation des eaux pluviales
avec bien entendu des avaloir s, la pose de trottoir s de par t et d'autre
du boulevar d, le montage de l'éclair age public, la plantation des
ar bres d'alignement et d'embellissement et la pose de la couche de
l'enrobée. Par ailleur s, il est à noter que ce projet tient vr aiment à
cœur les habitants de Toghza, village situé à 5 kms du chef-lieu communal de Chor fa, en ce sens que la dotation du boulevar d pr incipal en
aménagement ur bain par ticipe amplement à leur confor t, et par dessus tout, à l'usage en toute sûreté de ce tronçon par, entre autres, les
centaines d'élèves du CEM et de l'école pr imaire situés au centre du
village, lesquels empr untent ce boulevar d, quotidiennement, en mar chant sur la chaussée, car les trottoir s n'y existent pas, ce qui les exposaient aux accidents, d'autant plus que ce chemin est tr ès empr unté
par les automobilistes, étant donné qu'il communique directement
avec la RN26 tr ès animée au demeur ant.
Y. Samir
F
Cu l t u r e
Jeudi 4 août 2016
11
Béjaïa
Lancement hier de la 4e édition
du Salon régional de la poterie
La quatrième
édition du Salon
régional de la
poterie de Béjaïa a
été lancée, hier, et
durera jusqu’au 9
du mois en cours,
à l’école Ibn
Rochd, rue de
la Liberté,
à El-Khemis.
ette manifestation culturelle et économique est initiée
par la dir ection de la
chambre des métier s et de l’ar tisanat, sous le haut patronage du
ministère de l’Aménagement du
Tour isme et de l’Ar tisanat, du
ministèr e délégué char gé de
l’Ar tisanat et du wali de Béjaïa.
Selon M. Mohamed Tebani, directeur de la chambre des métier s et
de l’ar tisanat de la wilaya de
Béjaïa, «le salon r egr oupe une
trentaine d’ar tisans venus de pas
moins de quinze wilayas, dont
notamment Tizi-Ouzou, Bouir a,
Batna et Béjaïa». Les produits mis
en exposition-vente dans la cour et
dans les salles de classe de l’école
ont tr ait bien sûr, dans leur gr ande major ité, à la poter ie mais
aussi à diver s autr es métier s,
comme la sculpture sur bois et le
tissage de tapis, de chapeaux et
couffins en br ins de doum. Les
C
produits exposés sont bien faits et
bichonnés avec soins mais leur s
pr ix ne sont cer tes pas à la por tée
de toutes les bour ses. J ugez-en :
une gr ande assiette en porcelaine
à 2000 DA, une amphore (achebayeli ou achemoukh) avec quatre
anses bien fignolé et signé de la
main même l’ar tisan coûte pas
moins de 30 000 DA, soit trois mil-
lions de centimes, un simple bougeoir à 250 DA, un ser vice de table
en porcelaine à 6 000 DA, un chapeau de doum à 700 DA. L’un des
objectifs de cette exposition-vente
installée dans une r ue des plus fr équentées de la ville Béjaïa, ajoute
le directeur de la chambre de l’ar tisanat, « est de contr ibuer à l’animation de la saison estivale et de
per mettre aux nombreux tour istes
qui choisi la destination de Béjaïa
d’empor ter avec eux, à leur
r etour, de beaux souvenir s de
leur s vacances 2016 dans la capitale des Hammadites ». Elle rentre
aussi dans le cadre de l’application du progr amme du ministère
de l’Aménagement du ter r itoire,
du Tour isme et de l’Ar tisanat
Allemagne 14e Festival du film africain de Cologne
Madame Courage, d’Allouache, en compétition
e long métr age de Mer zak
Allouache " Madame Courage"
prendr a par t à la compétition du 14e
Festival du film afr icain de Cologne,
pr évu du 15 au 25 septembre, annoncent les or ganisateur s. " Madame
Courage" ser a en compétition pour
le Pr ix du public du meilleur longmétr age aux côtés d'une vingtaine
L
d'autres films, dont " A peine j'ouvre
les yeux" de Leila Bouzid (Tunisie),
" Sambène" de Gadjigo Samba
(Sénégal-USA) et " Aïcha" d'Omar
Chandy (Tanzanie). Entr e longsmétr ages de fiction, documentaires,
cour ts-métr ages et films d' animation, se sont 83 films repr ésentant 25
pays afr icains qui prendront par t à
ce festival. " Madame Cour age"
(2015) tr aite de la vie d'un adolescent
toxicomane, en proie au banditisme,
er r ant dans les r ues de Mostaganem
dans un état de dépendance absolue
aux psychotropes. Sélectionné à la
72e Mostr a de Venise en 2015, le film
a obtenu la même année plusieur s
distinctions dont le pr ix du jur y au
1er Festival du film méditer r anéen
de Annaba, et celui du meilleur r ôle
masculin, décer né à Adnane J immy
aux 26e J our nées cinématogr aphiques de Car thage. Le festival du
film afr icain de Cologne (Out of
Eur ope-New films fr om Afr ica)"
mettr a également à l' honneur les
femmes cinéastes d'Afr ique, avec la
pr ojection de plusieur s de leur s
films, à l'instar de la Kényanne J udy
Niny Kibingy, de la Tunisienne Leila
Bouzid et la Sud Afr icaine Belisher
Sar a. Il est or ganisé depuis 1992 par
la compagnie FilmInitiativ, fondée en
1988 en ex l'Allemagne de l'Ouest.
Considér é par mi les plus impor tants
festivals en Allemagne, il a projeté en
deux décennies plus de 500 films
d'une quar antaine de pays afr icains
et pr ésenté une centaine de r éalisateur s, selon les or ganisateur s.
pour la sauvegar de du patr imoine
national de la por ter ie. Cet espace
commercial et culturel donner a
aussi aux ar tisans l’occasion de
faire connaître et de vendre leur s
produits, de rencontrer d’autres
ar tisans venus de différ entes
wilayas et d’échanger avec eux
leur savoir-faire.
B. Mouhoub
Amman
Souad Massi enchante le
public lors de sa prestation
a chanteuse algérienne Souad Massi
a animé, vendredi à
Amman (Jordanie), une
soirée musicale au grand
bonheur de ses fans
venus de nombreux pays
arabes et européens pour
l’admirer. Massi qui
écrits souvent ses
propres textes, a interprété différentes chansons de ses six albums
alliant entre le folklore
algérien, le rock et la
musique arabo-andalouse, dont "El raoui"
(2001), "Messk el-lil" (2005), "Ya kalbi", "khalouni" et bien
d'autres. L'artiste a également présenté de nouvelles chansons de
son dernier album "el mutakalimûn" (2015) dont les textes ont
été puisés de célèbres poèmes anciens et contemporains. Dans
une déclaration à l'APS, la chanteuse a souligné que "le public
arabe a commencé à apprécier son art il y a sept ans de cela à la
faveur de ses tournées dans les capitales arabes...". Massi a saisi
cette occasion pour annoncer la préparation en cours d'un nouvel
album en dialecte algérois composé de 10 chansons. Souad
Massi a remporté en 2006 le prix des "Victoires de la musique"
en France. Elle a fait ses premiers pas au cinéma dans le film
"Eyes of a Thief" de la réalisatrice palestinienne Nedjoua
Nedjar.
L
12
Mag azi n e
Coinn cuisine
Les symptômes, les facteurs
déclenchants, l'évolution
Migraine
Boulettes
de viande
en sauce
La migraine est une
céphalée ou mal
de tête pulsatile
survenant par crises.
Elle est accompagnée
parfois de nausées
ou d’une intolérance
au bruit ou à la
lumière. Chez
certains patients, la
crise est précédée
de signes
appelés " aura" .
Ingrédients
1 kg de viande hachée
200 g d’oignon émincé
4 gousses d’ail écrasées
½ poivron vert découpé en petits dés
½ poivron jaune découpé en petits dés
100 g de concentré de tomate
½ c à c de bahar hilw
½ c à c de cumin moulu
1 c à s de farine
Sel, poivre
2 verres d’eau
ette maladie est fr équente et
retentit sur la qualité de vie. Son
or igine est liée à des facteur s génétiques complexes associés à des facteur s
environnementaux. La migr aine est un
mal de tête (ou " céphalée" ), d’intensité
var iable, r écur rent, le plus souvent unilatér al et pulsatile. Elle peut être accompagnée de signes digestifs ou neurologiques var iés. La maladie migr aineuse
est définie comme la r épétition des cr ises
migr aineuses. C’est une maladie
bénigne, mais qui altère la qualité de vie
des per sonnes atteintes, avec un retentissement sur leur s relations affectives et
leur s activités professionnelles. Souvent,
les conséquences de cette affection sont
sous-estimées par l’entour age des
patients.
C
Préparation
Mélangez la viande avec l’ail, la farine, salez et
poivrez.
Façonnez des boulettes de la grosseur d’une noix
puis mettez-les dans un plat allant au four avec
un peu d’huile.
Enfournez pendant 15 minutes.
Entre temps, mettez les oignons dans une poêle et
fait-les revenir dans un peu d’huile. Ajoutez le
poivron et faite revenir le mélange pendant 5
minutes.
Ajoutez le concentré de tomate dilué dans un peu
d’eau, les épices citées et l’eau et laissez bouillir.
Retirez la viande du four puis ajoutez-la dans la
poêle et laissez bouillir pendant 5 minutes encore. Servir la kofta Daoud Bacha décorée de persil
finement haché et accompagnée de riz blanc ou
de pâtes.
À quoi est due
la migraine ?
La douleur de la cr ise migr aineuse est
secondaire à une inflammation des neurones et une dilatation des vaisseaux
cér ébr aux, notamment des ar tères des
méninges (membr anes pr otégeant le
système ner veux centr al : cer veau, cer velet, tronc cér ébr al et moelle épinière).
Cette inflammation et cette dilatation
sont provoquées par une stimulation ner veuse. Il s’agit donc d’un phénomène
neur o-vasculair e. La sur venue de la
maladie migr aineuse est liée à une pr é-
disposition génétique et à des facteur s
environnementaux.
Les situations
déclenchant la migraine
Les facteur s déclanchant les migr aines
sont différents d'une per sonne à l'autre.
Cela peut être : le changement de r ythme
de vie : le stress, une contr ar iété, une
relaxation soudaine (ex. : début du weekend), un excès ou un manque de sommeil,
un repas sauté ou au contr aire un repas
trop copieux ; la consommation de cer tains aliments ou excitants : le chocolat,
la charcuter ie, le tabac, le café ou l’alcool
(vin blanc en par ticulier ) ; des facteur s
sensor iels : le br uit, cer taines odeur s ou
des lumièr es clignotantes comme les
spots en boîte de nuit ; des facteur s hor monaux : chez la femme, la diminution
br utale de cer taines sécr étions hor monales au cour s du cycle menstr uel peut
entr aîner une migr aine dite cataméniale
(qui sur vient au moment des r ègles) ; des
conditions météorologiques : une chute
br utale de la pression atmosphér ique,
souvent annonciatr ice d’un temps pluvieux.
Les symptômes
de la migraine
La crise de migraine
Chaque cr ise associe un ou plusieur s
symptômes.
La douleur
Modér ée ou sévère, elle est pulsatile.
Ellese manifeste génér alement d’un seul
Le père d'une "femme de la jungle"
la reconnaît 10 ans plus tard
n Vietnamien assur ant être le père d'une
jeune femme découver te en 2007 apr ès
avoir supposément gr andi seule dans la
jungle au Cambodge affir me aujour d' hui
l' avoir r econnue gr âce à des photos sur
Facebook. L'histoire avait débuté en 2007,
quand la jeune femme, nue et sale, était sor tie de la jungle dans la province reculée de
Ratanakkir i (nor d-est du Cambodge, non
U
Jeudi 4 août 2016
loin de la frontière vietnamienne). Elle avait
été pr ise en tr ain de tenter de voler de la
nour r iture à un paysan et avait été décr ite
par des témoins comme " marchant cour bée
comme un singe" . Ignor ant l'usage des couver ts entre autres compor tements asociaux,
elle avait été sur nommée " la femme de la
jungle" , cer tains affir mant qu' elle avait
gr andi dans la jungle. Une famille de la
r égion avait en effet affir mé qu'il s'agissait de
leur fille, Rochom P'ngieng, dispar ue à la fin
des années 1980 à l'âge de huit ans alor s
qu'elle gar dait un buffle. Aujour d'hui, Peo,
un Vietnamien de 70 ans assure avoir reconnu sa fille, souffr ant de troubles mentaux,
dispar ue en 2006 seulement. " Il affir me que
c'est sa fille per due depuis longtemps" , a
expliqué lundi à l'AFP Pochom Khamphy,
r epr ésentant de la famille adoptive.
" Récemment, de jeunes villageois ont trouvé
des infor mations et des photos d'elle sur
inter net. Ils me les ont montr ées et j'ai décou-
ver t qu'elle était désor mais au Cambodge,
pr ise en char ge par des Cambodgiens" , a
déclar é Peo dans une lettre envoyée par le
septuagénaire vietnamien à la famille adoptive de sa fille pr ésumée, que l'AFP a pu
consulter. L'homme s'est déjà rendu deux
fois au Cambodge pour la voir et est dans
l' attente d' une autor isation des autor ités
pour r entr er au Vietnam avec elle. Il a
accepté de payer l'équivalent de 1,300 euros à
la famille adoptive pour avoir pr is soin de sa
fille. A l'époque, des doutes avaient été émis
sur le fait qu'une femme ayant passé tant
d'années à l'état sauvage dans la jungle puisse avoir des mains et des pieds aussi lisses, et
des cheveux en bon état. Ce n'est pas le premier cas de longue dispar ition dans la jungle.
En 2004, 34 per sonnes de quatre familles
différentes étaient br usquement sor ties de la
jungle où elles étaient par ties se r éfugier en
1979 apr ès la chute du r égime des Khmer s
rouges, qu'elles avaient soutenu.
côté de la tête, au niveau d’une tempe ou
au-dessus d’un œil. Le côté atteint peut
var ier d’une cr ise à l’autre.
Par fois, la douleur est ressentie sur les
deux côtés ou à l’ar r ière de la tête, voire
de façon diffuse (elle touche alor s l’ensemble du cr âne). La douleur progresse
r apidement et atteint son maximum en
deux à quatre heures. Elle peut r éveiller
la per sonne en fin de nuit. Elle est
aggr avée par les activités physiques quotidiennes (ex. : monter ou descendre un
escalier ), les mouvements de tête ou
encor e la toux. Elle r etentit plus ou
moins for tement sur les activités quotidiennes.
Les symptômes digestifs
La migr aine s’accompagne par fois de
nausées et de vomissements, voire d’une
pâleur du visage.
Les signes sensoriels
Une difficulté à suppor ter le br uit (phonophobie) ou la lumière (photophobie)
peut sur venir dur ant les cr ises.
La cr ise migr aineuse dite " avec aur a"
Par fois, la migr aine est pr écédée de
signes neur ologiques annonciateur s
appelés " aur a" . Ces symptômes s’installent en quelques minutes et peuvent
dur er de 30 minutes à 1 heur e. La
migr aine sur vient plus tar divement et
l’aur a dispar aît alor s totalement.
Le plus souvent, ces signes se manifestent
sur le côté de la tête opposé à celui de la
migr aine qui va suivre. Ils peuvent différ er d’une per sonne à l’autr e, mais
chaque malade pr ésente toujour s les
mêmes. Le patient peut pr ésenter : des
troubles visuels : ce sont les symptômes
les plus fr équents (points lumineux,
taches color ées, perception défor mée des
objets, vision floue ou per te d’une par tie
du champ de vision etc.) On par le alor s
de " migr aine ophtalmique" ; des
troubles sensitifs (picotements des doigts
ou des lèvres) ; des problèmes de langage
(difficulté à trouver le mot juste, sensation de manque de mot) ; des troubles de
l’équilibre ou des ver tiges.
La cr ise avec aur a est trois fois moins
fr équente que la migr aine sans aur a.
Bien qu’impressionnante, elle n’est pas
plus gr ave qu’une migr aine classique.
Évolution de la
crise migraineuse
Sans tr aitement, une cr ise dure le plus
souvent quelques heures, puis la douleur
cesse totalement jusqu’à l’épisode suivant. Une sensation de fatigue peut
suivre un épisode de migr aine. Chez
environ 10 % des per sonnes la cr ise dure
plus de 2 jour s. La fr équence des cr ises
de migr aine est var iable d’une per sonne
à l’autre, de quelques-unes par an à plusieur s par mois.
21
Sp o r t
Jeudi 4 août 2016
Ouarab Abdelkader, président de la ligue de karaté-do de Tizi-Ouzou
«Noss athlètess
vontt souventt
ailleurss fautee
dee moyens»
Ouarab Abdelkader, président
de la ligue de karaté-do de
Tizi-Ouzou, évoque dans cet
entretien tout ce qui a trait
à la discipline.
La Dépêche de Kabylie :
Voudriez-vous vous présenter
à nos lecteurs ?
Ouarab Abdelkader : J e m’appelle
Ouar ab Abdelkader. J ’ai 44 ans. J e
suis natif de Mekla. J e suis détenteur d’une licence en mathématique
et d’un diplôme d’entr aîneur de
l’ISTS spécialité kar até do. J e suis
également titulair e du 5e DAN
depuis 2015. Enfin, je pr éside aux
destinées de la ligue de Tizi-Ouzou
depuis 2012 à ce jour.
Pouvez-vous nous faire
brièvement l’état des lieux
de votre ligue ?
Notre ligue compte chaque saison
de 36 à 42 clubs affiliés. Nous avons
pr ès de 1 000 licences en plus des
entr aîneur s qualifiés et ceux en for mation. Nous or ganisons le championnat de wilaya en toutes catégor ies et nous accompagnons les clubs
à toutes les compétitions or ganisées
sous l’égide de la fédér ation, les
r égionales et les nationales.
Quels sont les résultats
obtenus cette saison ?
Cette saison, nous avons obtenu
plusieur s titres dans les différentes
catégor ies. J e peux citer Dihia
Chikhi qui n’est plus à pr ésenter.
Elle a décroché le titre de championne en senior filles en kumité
(Combat) et nous avons aussi l’ES
Azeffoun qui est championne en
kata senior s filles. En jeunes catégor ies, nous avons décroché plusieur s
places sur le podium dans les différentes catégor ies d’âges. Avec un
peu plus de moyens, nous aur ions
pu pr étendre à mieux. Un compétiteur a besoin d’être mis dans de
bonnes conditions à la veille la
compétition, ce qui n’est pas assez
souvent le cas
chez nous.
Nombreux sont les clubs qui n’ont
pas les moyens suffisants pour faire
face. Ceci r ajoute du mér ite à nos
athlètes qui par viennent à honorer
comme il se doit la wilaya en dépit
de tous les manques.
Comment jugez-vous le bilan
des quatre dernières années ?
J e pense qu’il est dans l’ensemble
positif, même si nous aur ions pu
faire mieux. Le potentiel humain
existe, mais les conditions ne sont
pas toutes r éunies, notamment sur
le plan financier. La ligue fonction-
ne avec les fr ais d’engagements des
clubs, qui sont de l’or dre de 12 000
DA, et bien évidemment des aides
de la DJ S, APW et APC de TiziOuzou. Mais par r appor t à l’impor tance de la ligue, cela est insuffisant. Nous ar r ivons à peine à couvr ir
les
fr ais
d’ar bitr age
(Indemnités et repas) et à assurer le
tr anspor t aux clubs qualifiés pour
les joutes r égionales et nationales.
Beaucoup trouvent que
le karaté connaît une
régression ces dernières années
au niveau de la wilaya, quel
est votre avis ?
La ligue
fonctionne
avec les frais
d’engagements
des clubs, qui
sont de l’ordre de
12 000 DA, et bien
évidemment des
aides de la DJS,
APW et APC
de Tizi-Ouzou.
Le kar até de la wilaya de TiziOuzou a toujour s sa place à l’échelle nationale. Nous avons plusieur s
champions et la major ité des sélections nationales sont composées
d’athlètes issus de Tizi-Ouzou.
Cependant, le manque de moyens,
notamment financier s, fait qu’à
chaque fois qu’un athlète émer ge au
niveau de la wilaya, il rejoint des
clubs plus nantis à l’image du GS
Pétrolier s, Bir touta et Bar ika pour
ne citer que ces clubs. Chose tout à
fait légitime pour les athlètes qui
ont besoin d’une meilleure pr ise ne
char ge afin de mieux s’expr imer et
sur tout d’atteindre leur s objectifs.
Les clubs notamment algér ois
accor dent
une indemnité aux
athlètes, chose qui est difficile à
r éaliser à Tizi-Ouzou au vu du peu
de moyens dont disposent les associations.
Les
r esponsables
concer nés doivent faire un effor t
enver s les clubs de la wilaya,
notamment ceux qui se distinguent
dans les compétitions officielles. J e
peux citer à titr e d’exemple les
clubs de Fr éha, Kemouda et
Azeffoun.
APC concer nées doivent s’impliquer davantage pour per mettre aux
clubs de pour voir assurer une pr ise
en char ge décente à leur s athlètes.
Quelles sont les prévisions
pour la saison prochaine ?
Nous pr évoyons beaucoup de
choses, mais il faut attendr e
d’abor d le renouvellement dans le
cadre du mandat olympique 20162020. Une fois cette opér ation
accomplie, nous élabor er ons un
plan d’action à cour t, moyen et long
ter me, en concer tation de l’ensemble des clubs affiliés à la Ligue.
Quelles sont les solutions
à préconiser pour permettre
au karaté kabyle de retrouver son
lustre d’antan ?
D’abor d, il y a lieu de convier toute
la gr ande famille du kar até à se
mettre autour de la table et de dis-
Justement, qu’en est-il
du renouvellement des
instances de la ligue ?
Nous comptons tenir l’assemble
génér ale or dinaire de fin de mandat
au mois de septembre et l’assemblée génér ale élective en octobre. Ce
ser a une occasion de r éunir toute la
famille du kar até.
Avez-vous l’intention de vous
représenter pour un autre
mandat ?
Oui. J e postuler ai pour un autre
mandat, car il y a de belles choses à
r éaliser encore au sein de la ligue,
avec bien sûr toute la famille du
kar até au niveau de notre wilaya.
Nous devons tr availler la main dans
la main pour aller de l’avant, à
commencer par gar der nos champions chez nous. Pour cela, la
contr ibution de tout le monde est
pr imor diale. La DJ S, l’APW et les
Nous prévoyons
beaucoup de
choses, mais
il faut attendre
d’abord le
renouvellement
dans le cadre
du mandat
olympique
2016-2020.
cuter ensemble de tout ce qui a tr ait
à la discipline. Il faut unifier les
r angs, car cette union ser a une force
et l’une des clés de la r éussite de
cette discipline au niveau de notre
wilaya. Nous allons également faire
de la for mation des athlètes et des
entr aîneur s une de nos pr ior ités. Il
y aur a des stages de per fectionnement qui ser viront à bien pr éparer
les compétiteur s aux compétitions
officielles. Nous allons également
nous pencher sur la for mation des
ar bitres. Nous avons actuellement
une cinquantaine dont 7 fédér aux et
un inter national, à savoir Sid Ali
Cher if. Mais nous comptons prospecter et inciter cer tains jeunes à
prendre par t à des stages qui seront
or ganisés sous l’égide de la fédér ation. L’ar bitr age est tr ès impor tant
et nous devons tout faire pour cor r iger les lacunes constatées et améliorer le niveau et la qualité de nos
ar bitr es. Nous souhaitons par
ailleur s l’implication de tous les responsables concer nés sans lesquels il
ser a extr êmement difficile de
concr étiser notre objectif qui est de
donner une plus gr ande dimension
à cet ar t mar tial tr ès pr isé en
Kabylie.
Avez-vous autre chose
à ajouter pour conclure ?
J e profite de l’occasion pour remer cier tous les membres de la ligue qui
ont tr availlé avec moi et qui n’ont
ménagé aucun effor t pour accomplir leur mission et ont veillé au bon
déroulement des compétitions. Un
dévouement qui a per mis à la
wilaya de mar quer la discipline
dans les compétitions nationales,
avec à la clé de nombreux titres. J e
remercie également le DOS, Amar
Moh Seghir, qui fait beaucoup pour
la Ligue. J e tiens aussi à remercier
le jour nal La Dépêche de Kabylie
qui fait beaucoup pour le spor t au
niveau de notre wilaya.
Entretien réalisé par S. Klari
22
Sp o r t
Reléguée en division
pré-honneur
La JSE
Moulediouane
veut rebondir
Taekwondo Regroupement à Bouira
de présélection
“OnStage
a abandonné
enfants
etpour
vieux
mortsNationale
de soif…”
l’Équipe
es gars de la JSE Mouldiouane, qui ont
évolué la saison passée en division honneur du championnat de wilaya de TiziOuzou, sont passés complètement à côté de
leur sujet en réalisant un parcours catastrophique. Ce club qui a réussi à atteindre même
la division régionale trois dans un passé
récent, est en train de vivre une période très
difficile ces dernières années en matière de
résultats. Après sa relégation en division honneur, l’équipe chère aux habitants de
Mouldiouane n’a pas pu tenir le coup en division honneur de wilaya de Tizi-Ouzou, ratant
sa saison, avec au finish une autre relégation
en division pré-honneur, la dernière division.
C’est un retour à la case de départ pour la formation de Mouldiouane, qui ne sait plus
gagner et qui a perdu de son self-control, en
enchaînant défaite sur défaite et contreperformance sur contreperformance. Ce parcours
négatif sur toute la ligne a coûté la dégringolade à la case zéro. Les dirigeants, à leur tête le
président, doivent revoir leur copie et leur
stratégie de travail, pour permettre à la JSEM
de rebondir vite et retrouver ses sensations, en
visant carrément l’accession la saison prochaine. C'est-à-dire un retour rapide à la division
honneur. Ce ne sera pas facile, mais la pâte
existe dans la ville de Mouldiouane et des
régions limitrophes et il suffit de bien s’organiser et d’effectuer un bon recrutement. Et
avec une meilleure prise en charge des
athlètes, la JSEM peut largement prétendre à
l’accession en division honneur. La balle est
donc dans le camp des responsables du club
qui doivent faire preuve de plus de sérieux et
d’abnégation dans le travail pour que le club
refasse surface. Mais les autorités locales doivent aider le club sur le plan financier pour
que les joueurs soient bien pris en charge et se
concentrent uniquement sur leur travail sur le
terrain.
Kaci.M
L
Jeudi 4 août 2016
Hendou Club Azazga
Unique candidat à la
présidence du club
Selloum Kamel
en voie libre
La sélection nationale de taekwondo cadets, juniors et seniors,
(filles et garçons), poursuit son stage de détection et de
présélection au niveau de la salle de l’OMS Rabah Bitat de Bouira.
’opér ation se dér oule
sous la houlette des
entr aîneur s Samir Kahia
et Yasser Guerchouche et du
nouveau sélectionneur national
des senior s dames, Kar im
Guet, désor mais ancien entr aîneur de l’équipe de Fr ance
junior et cadets de taekwondo,
en pr ésence du pr ésident de la
fédér ation algér ienne de taekwondo,
Abdelhak
Tiabi.
Plusieur s athlètes manquent
néanmoins à l’appel pour des
r aisons diver ses, choses qui
n’est pas du goût du pr ésident
de la FAT, qui a promis de sévir
contre les athlètes qui n’ont pas
r épondu à la convocation de la
L
sélection nationale sans four nir
de justification valable. Ceci
dit, la liste des athlètes retenue
n’est pas définitive, dir a l’entr aîneur Samir Kahia. Une
chance ser a donnée aux jeunes
athlètes
per for mants
qui
auront justifié leur absence. Et
apr ès les catégor ies junior s et
senior s, place aux cadets (filles
et gar çons) dont le stage de
détection est en cour s du 1er au
3 août pour les filles et du 3 au
6 août pour les gar çons. Selon
l’entr aîneur Samir Kahia, la
pr ésélection se base sur des
cr itères bien pr écis, à commencer par la mor phologie de
l’athlète, son niveau technique
et tactique ainsi que son assiduité et application. Par mi les
athlètes pr ésents, figur ent
Romain Trolliet, médaillé d’or
lor s des jeux Afr icains qui se
sont dér oulés en 2015 à
Br azzaville (Congo) des moins
58 Kg et vice-champion
d’Afr ique, Lynda Azeddine
vice-championne d’Afr ique
(Egypte), Souhila Smaili également
vice-championne
d’Afr ique des plus de 58 Kg, et
Zeggane Samia, vice-championne ar abe des moins 57 Kg
(Tunisie 2015). La délégation
séjour ne au niveau de l’hôtel de
l’OPOW Rabah Bitat et s’entr aîne au niveau de la salle
OMS a quelques encablures de
là seulement. « Toutes les
conditions son r éunies pour
mener à bien notre mission »,
dir a l’entr aîneur Kahia. «
L’héber gement, la r estaur ation, la salle appropr iée mise à
notre disposition, la fédér ation
algér ienne de Taekwondo s’est
pliée en quatre pour faire r éunir toutes les conditions de tr avail », ajoute-t-il. De son côté,
le pr ésident de la FAT Tiabi
Abdelhaq, dir a : « Les autor ités de la wilaya, à commencer
par le wali, la DJ S, ainsi que le
dir ecteur de l’OPOW, n’ont
ménagé aucun effor t pour
rendre le séjour de la délégation agr éable ». Cette progr ammation, dir a notre inter locuteur, vise à sélectionner les
meilleur s athlètes, les plus per for mants, pour r epr ésenter
dignement les couleur s nationales lor s des prochains rendez-vous, à commencer par le
championnat d’Afr ique (cadets
J unior s) qui se dérouler a en
octobre prochain, en Algér ie,
puis le championnat du monde
J unior s qui se dérouler a du 16
au 20 novembre, au Canada,
ainsi que les championnats du
monde senior s qui auront lieu
en mar s 2017 en Cor ée du sud.
Apr ès le stage de pr ésélection,
la FAT envisage d’or ganiser un
camping au profit des jeunes
talents au niveau du site climatique de Tikjda à par tir de la
deuxième semaine du mois
d’août et ce pour une dur ée de
dix jour s.
A M’hena
Régionale II WR Bordj Ménaïel
e club de Hendou Azazga, qui évolue en
division pré honneur du championnat de
wilaya de Tizi-Ouzou, s'apprête à organiser son
assemblée générale élective. Le conclave est
prévu pour demain vendredi à partir de 17h au
niveau de la maison de jeunes du village
Hendou. Le président sortant, Samir Chaboub,
ne s'est pas représenté pour le nouveau mandat.
La commission de recueil des candidatures a
enregistré une seule candidature, celle de
Selloum Kamel ex-président de la section football. Ce dernier postule au poste de président de
CSA après avoir occupé celui de la section football. Kamel Selloum était, pour rappel, derrière
le lancement de la section football en 2013,
sachant que le club qui existe depuis 1997, dispose d’une section de Vo Vietnam active à ce
jour. Kamel Selloum est donc bien parti pour
succéder à Samir Chaboub à la tête de Hendou
Club Azazga pour le mandat 2016-2020.
Kaci.M.
L
Sadek Bournissa, nouveau président
L
’assemblée élective du WRBM s’est
tenue le 26 juillet au siège du club au
centr e-ville. L’assemblée s’est dér oulée
dans de bonnes conditions, en pr ésence des
membres de l’AG et de plusieur s suppor ter s et fans de l’équipe venus prendre des
nouvelles du club et de son avenir. Étant
l’unique candidat, Sadek Bour nissa, un
cadre financier, a été élu à l’unanimité. Il a
tenu alor s à s’engager devant les pr ésents à
œuvrer à redorer le blason du club et à le
remettre dans la bonne voie et de continuer
le tr avail accompli la saison passée. A la fin
de l’assemblée, le nouveau pr ésident a
déclar é: «J e remercie tous ceux qui m’ont
fait confiance et m’engage à respecter les
avis du milieu widadi. J e vais consacrer
tout mon temps à mon club. J e demande à
tous les fidèles et amoureux du club et les
industr iels de la r égion de venir nous assister dans notre mission parce que le club du
WRBM appar tient à tous les Bor djiens. En
tout cas, je fer ai tout pour r éussir et redonner au club sa vr aie dimension.».
Rachid Boukhlif reconduit
à la barre technique
La nouvelle dir ection du WR Bor dj
Menaiel, vient de renouveler sa confiance à
l’ancien coach Rachid Boukhlif qui est, de
ce fait, reconduit en tant qu’entr aîneur du
Widad pour la saison pr ochaine. Cet
entr aîneur, tr ès appr écié par ses joueur s et
les suppor ter s du Widad, est un spécialiste
des accessions. Il compte 12 dans son palmar ès avec les différents clubs comme ça
été le cas avec l’US Béni Douala, Zaatr a,
WRBM, pour ne citer que ceux-là. Cette
reconduite s’explique par le fait que le tr avail effectué par Rachid Boukhlif, la saison
écoulée au sein de cette for mation, a été
jugé positif par les nouveaux dir igeants et
les suppor teur s et ça ne fer a que du bien à
l’équipe du WRBM, qui a r até l’accession
en r égionale une. Gageons que notre coach
r écidiver a pour cette saison encore par de
bons r ésultats à même de hisser cette équipe de Bor dj Menaeil à une position où elle
jouer ait les premier s r ôles tout au long de
la saison, comme de coutume. Rachid
Boukhlif devr a entamer officiellement son
tr avail le 10 août prochain, date de la
repr ise qui s’effectuer a au stade Salah
Takjr ad.
Samy.H
23
Sp o r t
Jeudi 4 août 2016
C
M
J
MO Béjaïa Les anciens joueurs tirent la sonnette d’alarme
N
Les membres
du bureau de
l’association des
anciens joueurs du
MO Béjaïa ont
organisé un point
de presse, avanthier, au salon
d’honneur de
l’Opow où ils
ont expliqué leur
position par
rapport à la
situation qui règne
au sein du club
béjaoui.
e pr ésident de l’association,
Hafid Chaalal a pr is la
par ole pour fair e le diagnostic du club en affir mant que
‘’notre club souffre des problèmes
per sonnels qui existent entre les
actionnair es à tr aver s lesquels
chacun trouve matière à fustiger
l’autre pour tenter de gagner la
supr ématie. Le club est livr é à luimême dans tous les volets et la
der nière en date est la démission
des membres du CA que le pr ésident à lui-même choisi.’’ Chawki
Mebar ki, por te-parole de l’association, est revenu quant à lui sur
la situation technique du club en
avouant que « le manque d’élé-
“La situation est très grave”
L
C
M
J
N
ments for més au sein du club dans
la catégor ie des senior s prouve
que la politique pr ônée depuis 3
ans était vouée à l’échec. On
recr ute des joueur s d’un niveau
tout juste moyen au détr iment de
nos jeunes qui se voient per dre à
jamais la chance de jouer en
senior s même s’ils sont pétr is de
qualités et de capacités techniques. Tr ouvez-vous nor mal
qu’aucun joueur de l’équipe des
U13 de 2012 qui, faut-il le r appe-
ler, a atteint la finale de la coupe
d’Algér ie ne se trouve dans les
catégor ies U18 ou U19 ? C’est
injuste ! J e ne par le pas de nos
techniciens qui sont mar ginalisés
et pour tant la famille MOBiste
r enfer me
des
compétences
capables de r ivaliser avec celles
r ecr utées.’’ Djelloul Meddas,
ancien joueur et ancien entr aîneur
pense que le problème que vit le
MOB actuellement est d’or dr e
str ucturel. ‘’ Nous sommes pr êts,
pr ôner a-t-il, à faire la r éconciliation entre les différentes par ties en
désaccor d et mettre fin à « ce linge
sale qui se lave sur les pages des
jour naux ». Ce n’est pas nor mal
de continuer comme ça car le
MOB a gr andi et la direction doit
être à la hauteur de la dimension
du club. On est là des gar ants de
ce club qui a tant souffer t dans le
passé et on est disponible à r éunir
toutes les par ties concer nées pour
le bien du club. Les problèmes
per sonnels de cer tains dir igeants
sont ar r ivés même au niveau des
suppor ter s qui sont divisés actuellement et je profite de cette occasion pour appeler à l’union de
toute la famille du MOB.’’ Hafid
Khellil, ancien joueur et ancien
entr aîneur et doyen des membres
du bureau regrette, quant à lui, le
manque de considér ation à l’égar d des anciens joueur s en disant
: « J ’ai donné toute ma vie pour le
MOB et aujour d’hui, on refuse
même de nous accor der des invitations lor s des matchs de coupe
d’Afr ique, on a fait plusieur s
demandes dans ce sens mais aucune suite à ce jour. J e veux tout
juste dire que la situation au club
est tr ès gr ave et les attaques entre
les dir igeants par pr esse inter posée donnent à r éfléchir, moi
j’appelle tout le monde à l’union.
» Fatah Bouimedj et Malek
Har mouche pensent que le club
souffre à cause d’une mauvaise
gestion et, le fait que cer tains par tent sans faire de passations de
consignes à leur s successeur s
accentue la continuité dans la
mauvaise gestion. Dans l’ensemble, les anciens joueur s affir ment qu’ils ne sont pas demandeur s de postes mais s’inquiètent
plus de la situation cr itique du
club et inter pellent tout un chacun
pour trouver des solutions avant
qu’il ne soit trop tar d.
Z.H.
JS Kabylie L’équipe peine à trouver des sparring-partners
Mouassa contrarié !
’est désor mais officiel ! Le club kabyle jouer a encore un
seul match amical face à l’US Tataouine, le 9 août prochain, avant de boucler son stage le 10 août. En contact avec
quelques clubs pour progr ammer des matchs amicaux, les dir igeants kabyles n’ont pas pu assurer d’autres rencontres, mis à
par ce match face à l’US Tataouine qui se jouer a à la veille du
retour de l’équipe en Algér ie. En effet, en l’absence de spar r ing
par tner, le club kabyle se contenter a de ce match amical en plus
de séances d’entr aînements avant le retour au pays. Avant cela,
les Canar is devaient affronter une sélection afr icaine hier
apr ès-midi. Cela a déçu le coach Kamel Mouassa. Ce der nier
souhaitait jouer cinq matchs amicaux devant de gr andes cylindr ées pour assurer la meilleure pr épar ation à ses capés en pr évision du prochain exercice. Le coach kabyle a affir mé que le
progr amme de pr épar ation des matchs amicaux devait être respecté. « Le progr amme des matchs amicaux doit être respecté
» a déclar é le coach kabyle avant-hier. Ainsi la non disponibi-
C
C
M
J
N
QUOTIDIEN D’INFORMATION
édité par SARL
La Dépêche de Kabylie
au capital de 300.000 DA
Siège social :
Rue Abane Ramdane cité 60
Lgts Bt A. TIZI-OUZOU
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DIRECTEUR DE LA
PUBLICATION
IDIR
BENYOUNES
DIRECTEUR DE
LA REDACTION
DJAFFAR CHILAB
La JSM Béjaïa en Tunisie
Le CAB, le CABBA
et l’ASO au menu
lité de beaucoup de matchs amicaux pousser a le staff technique
kabyle à revoir son progr amme de pr épar ation pour cette der nière semaine de stage. En effet, l’équipe tr availler a beaucoup
plus le volet technico tactique lor s de matchs d’applications en
l’absence de matchs amicaux. En dépit de sa déception, l’entr aîneur des Canar is fer a tout pour que l’absence de matchs
amicaux n’influe pas négativement sur la pr épar ation de son
équipe qui fait de son mieux pour atteindre les objectifs tr acés
pour ce stage de Gammar th. Mouassa utiliser a tout son savoirfaire pour que son équipe entame la nouvelle saison dans de
bonnes conditions. Son seul souhait est que la J SK débute la
saison avec de tr ès bons r ésultats, ce qui lui per mettr a de pr étendre jouer les premier s r ôles. A signaler que le club kabyle
voulait au début affronter des équipes comme l’Espér ance,
l’Etoile de Sahel, l’Olympique de Bejaïa qui sont de tr ès bons
adver saires. Néanmoins, le club kabyle n’aur a affronté qu’un
seul gr and club, à savoir le club afr icain. Reste à savoir maintenant le visage que montrer a la J SK au début de la compétition. C’est ce qu’on saur a ultér ieurement.
es camar ades d’Amine Megatli qui s’appr êtent
à s’envoler pour Tunis, ce samedi, pour entamer le lendemain, dimanche 07 août, leur second
stage d’inter saison, seront soumis à un progr amme
de pr épar ation dr aconien établi par le staff technique, à sa tête El Hadi Khezzar. Celui-ci qui s’étaler a donc du 07 au 20 de ce mois, compor ter a 21
séances d’entr aînements à r aison d’un biquotidien
par jour et de cinq matches amicaux contre respectivement le CAB, le CABBA, l’ASO, le CRBAF et
l’USMB que les Béjaouis croiseront sur le site
d’Ain Dr aham les 09, 12, 15, 18 et 20 août. Ces
cinq matches de pr épar ation per mettront aux Ver t
et Rouge de la J SMB de soigner leur s automatismes et la cohésion du groupe et aux joueur s,
anciens et nouveaux, de se battre pour une place
de titulaire sachant que la bataille des postes a
déjà commencé lor s du der nier match amical disputé à Sétif contre le MCO. Par ailleur s, la délégation Béjaouie qui prendr a la destination de Tunis
ce samedi matin, compor ter a en son sein quelque
36 membres dont 25 joueur s. Elle élir a domicile à
l’hôtel « Nour el Ain » qui offre toutes les commodités nécessaires pour un séjour de qualité.
B. Ouari
L
Le match contre la sélection
africaine annulé
Pr évue initialement que la J SK affronte une sélection afr icaine
hier apr ès-midi, cette rencontre a été finalement annulée. Le
coach Kamel Mouassa a décidé d’annuler cette rencontre estimant que l’adver saire est tr ès faible. À signaler que la J SK
peine à trouver de bons adver saires et se contenter a d’affronter l’US Tataouine le 9 Aout prochain avant le retour au pays.
La J SK a joué deux matchs pour le moment, le premier face au
club afr icain et le second devant de joueur s afr icains r ésidant
en Tunisie.
M. L.
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