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Biographies, entretiens…

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Festival de Marseille – danse et arts multiples
MERCREDI
13
JUILLET
22:00
DURÉE
60’
FRICHE
LA BELLE
DE MAI
Toit-Terrasse,
ouverture des
portes à 19:00
TA R I F S
10 / 5 €
Spectacle hors
abonnement
24 juin › 19 juillet 2016
KINSHASA
ELECTRIC
U la Sickle ,
Popol Amisi ,
Daniela Bershan ,
Jeannot Kumbonyeki
D eba & Joel Makabi
Tenda
Canada, République démocratique du Congo, Allemagne
Canadienne d’origine polonaise, installée en
et Israël | Création 2014
Belgique, Ula Sickle a trouvé au Congo un
CRÉATION
Ula Sickle, Popol Amisi, Daniela Bershan, Jeannot
Kumbonyeki Deba, Joel Makabi Tenda
SCÈNE
Ula Sickle
CONCEPTION ET MISE EN
CHORÉGRAPHIE ET INTERPRÉTATION
Popol Amisi,
Daniela Bershan, Jeannot Kumbonyeki Deba, Joel Makabi
Tenda
CONCEPT MUSICAL ET SON LIVE
Bershan )
FEATURING
Artiste invité local
Sickle, Daniela Bershan
DRAMATURGIE
SCÉNOGRAPHIE
CRÉATION ET RÉGIE LUMIÈRE
Sébastien Hendrickx
Antoine Delagoutte
Baba Electronica ( Daniela
TECHNIQUE
PRODUCTION DÉLÉGUÉE
Production ( Bruxelles )
Ula
Ula Sickle
Elke Verachtert,
Caravan
ASSISTANTE DE PRODUCTION KINSHASA
Dada Kahindo Siku
terreau pour ses pièces frappées au sceau
du dialogue des cultures. À Kinshasa, elle
observe, fascinée, l’énergie de ceux qui réinventent la danse urbaine et populaire le soir
en boîte de nuit. Sans perdre son caractère
contemporain et son goût pour le mélange
des genres, des voix et des corps, sur un set
de la plasticienne et DJ israélo-allemande
Baba Electronica, elle sample le style de ses
interprètes kinois et invite un artiste marseillais à les rejoindre dans leur questionnement :
comment faire entrer en résonance les racines
de leurs identités dans un environnement stan-
danse
musique
COPRODUCTION
dardisé par les effets de la surmondialisation ?
Kunstenfestivaldesarts ( Bruxelles ) ; KVS ( Bruxelles ) ; Noorderzon Performing Arts Festival ( Groningue, NL ) ;
SPRING Performing Arts Festival ( Utrecht, NL ) ; NXTSTP et DEPARTS avec le soutien du Programme Culture de l’Union
européenne
SOUTIEN
Bruxelles-Capitale
Autorités flamandes – projets internationaux ; Commission communautaire flamande de la Région de
REMERCIEMENTS
Mohamed Bourouissa, Tale Dolven, David Helbich, Paul Kerstens, Aurel Zola
Festival de Marseille – danse et arts multiples
24 juin › 19 juillet 2016
Kinshasa Electric
Ula Sickle
parcours
Ula Sickle
Ula Sickle est une chorégraphe et performeuse qui
vit et travaille à Bruxelles. Artiste transdisciplinaire,
elle collabore régulièrement avec des artistes issus
des arts visuels, de la musique contemporaine ou de
l’architecture. Son travail prend des formes variées,
de la réalisation cinématographique à la performance live, et est sensiblement influencé par une
approche chorégraphique du mouvement et un travail sur la perception et la réception, spécifique à
l’art vivant.
Sa quête d’une alternative au canon de la danse
contemporaine l’a amenée à rencontrer des performeurs qui incarnent d’autres histoires du mouvement
: ainsi, dans ses collaborations avec des performeurs
de la République démocratique du Congo (Solid
Gold, 2010, Jolie, 2011, Kinshasa Electric, 2014), dans
son travail avec Marie De Corte, une danseuse autodidacte proche de la soixantaine (Extreme Tension,
2012), ou avec la chanteuse et performeuse Stine
Janvin Motland (Prelude, 2014). En s’appuyant sur
des performeurs puissants, Ula Sickle recherche des
formes d’écriture chorégraphique où codes culturels et pouvoirs politiques de la danse populaire se
révèlent, lorsque la musicalité et la matérialité du
corps lui-même peuvent prendre une place centrale.
La dimension visuelle de ses performances, en particulier l’usage de la lumière, occupe une position
centrale dans les créations vidéo Looping the Loop
(2009) et Atomic 5.1 (2010), ainsi que dans les Light
Solos (2010-2013), pièces optiques créées avec l’artiste sonore Yann Leguay.
En collaboration avec l’artiste visuelle et Dj Daniela
Bershan, Ula Sickle prépare actuellement Extended
Play, une nouvelle création pour cinq performeurs, présentée au Kunstenfestivaldesarts 2016,
en coproduction avec le KVS. Son travail reçoit
le soutien de et a été présenté, notamment, par le
Kunstenfestivaldesarts à Bruxelles, le B.O.M. Festival
Séoul, le KVS à Bruxelles, le Kaaitheater à Bruxelles,
le Nowy Teatr à Varsovie, Tanz im August à Berlin,
Moving in November et le Zodiak à Helsinki, le
Zürcher Theater Spektakel à Zurich et les Rencontres
chorégraphiques internationales de Seine-SaintDenis.
Daniela Bershan
Daniela Bershan aka DJ Baba Electronica est une
artiste visuelle et DJ. Dans son travail, qui va de la
sculpture, la peinture et la performance à l’organisation sociale, la fonction du DJ/producteur s’est
depuis longtemps étendue à tous les aspects de sa
pratique. Le DJ/producteur sample constamment et
est constamment samplé : les contextes sont ritualisés et remixés en de multiples couches de matériel, de pensée, de texte et de son, et chorégraphies
et bandes sonores sont ainsi reconnues (dans leurs
dimensions technologiques, politiques et sociales).
Dans son rôle de DJ/producteur, Daniela Bershan
exploite la productivité immanente aux rythmes
temporels et aux gestes incongrus, et utilise leur
temporalité complexe (signatures matérielles) afin
de multiplier et d’élargir des espaces potentiels
offerts aux activités et aux pratiques érotiques et
esthétiques, et à la pensée non monotonique.
Daniela Bershan est cofondatrice et a dirigé
Fatform, à Amsterdam ; elle coorganise Elsewhere
& Otherwise au Performing Arts Forum (PAF), à
Saint-Erme-Outre-et-Ramecourt, en France. Ses
créations, projets et performances ont notamment
été présentés à la 29e Biennale de São Paulo, au
Frankfurter Kunstverein, Museum Katharinenhof
à Kranenburg, Portikus à Francfort, CAC à Vilnius,
à la NAS Gallery de Sydney, Rio Fashion Week,
Künstlerhaus de Graz (Autriche), à l’Ancienne
Belgique à Bruxelles, à la Triennale de Luxembourg
et, à Amsterdam, au De Appel Arts Centre, W139,
Smart Project Space et Paradiso.
Popol Amisi Popaul
Popol Amisi Popaul est un danseur et performeur de
Kinshasa. Après avoir étudié la peinture et le théâtre
à l’Académie des beaux-arts, il se tourne vers la
danse en rejoignant le groupe de hip-hop Art-Con.
Il prend part à Kata Danse, une émission de téléréalité populaire où il obtient la troisième place. Il danse
ensuite pour la star pop congolaise Werrason, puis
rejoint, en tant que backup dancer, l’émission de
téléréalité musicale Super Star, avec le chanteur
Akon. Popol Amisi Popaul possède un réel talent
vocal et se produit régulièrement comme atalaku
ou MC. Après Kinshasa Electric (2014), il participe
actuellement à Extended Play, la nouvelle création
d’Ula Sickle et Daniela Bershan.
Festival de Marseille – danse et arts multiples
24 juin › 19 juillet 2016
Kinshasa Electric
Ula Sickle
Jeannot Kumbonyeki Deba
Jeannot Kumbonyeki Deba est un jeune danseur de
hip-hop né à Bondo (Kisangani), au nord-est de la
RDC. Avant de s’intéresser à la danse contemporaine, il était acrobate et danseur de rue. Jeannot
Kumbonyeki Deba a suivi des formations initiées
par le chorégraphe congolais Faustin Linyekula, des
Studios Kabako. Il déménage à Kinshasa pour participer à Kata Danse, l’émission de téléréalité, dont il
remporte le prix spécial du jury. À Kinshasa, il fonde
sa troupe de danse, Danckin, qui est aujourd’hui
connue sous le nom de Kinshasa Electric. Jeannot
Kumbonyeki Deba évolue dans le milieu urbain du
hip-hop ; son style de prédilection est le krump. En
octobre 2015, il signe son premier solo de danse
contemporaine, Le Kombi, créé au Festival Kinani,
à Maputo (Mozambique), dans le cadre de la plateforme Danse l’Afrique danse !, et qui sera ensuite
présenté à Durban dans le cadre du projet d’échange
Phomolongtrain-Station des Studios Kabako et du
Floating Outfit Project Program, ainsi qu’à Cape
Town, lors du festival Infecting the City (ITC).
Joel Makabi Tenda
Joel Makabi Tenda a été lutteur de professionnel
avant de commencer la danse. Né à Kinshasa, il
suit des stages de danse contemporaine et de hiphop avant de rejoindre le groupe de hip-hop ArtCon. Il participe à la même édition de Kata Danse
que Popol Amisi Popaul et Jeannot Kumbonyeki
Deba. En 2012, il voyage en Inde avec la Compagnie
nationale de danse congolaise pour prendre part
au Festival international de danse. À Kinshasa, il est
membre de la troupe de danse Kinshasa Electric.
« ass talk and clubbing vibes »
(…) Salles de bal et night-clubs sont des espaces qualifiés par
Ben Malbon d’espaces de libération : des lieux qui résistent
aux normes culturelles dominantes – souvent hétéronormatives, occidentales, blanches – leur permettant d’attaquer une
politique d’identité existante. Ils constituent des communautés temporaires dans lesquelles des identités fictionnelles et
réelles peuvent se rencontrer dans un climat de transgressions contrôlées basé sur une société idéale sans classes.
Sickle, Chaignaud, Bengolea et Harrel ont organisé leurs
scènes en se basant sur ces espaces de liberté : ils mettent
ouvertement le corps au centre d’un réseau de références
culturelles pour voir comment ils s’associent. Ce faisant, ils
ne sont pas seulement intéressés par le fait de briser publiquement cette norme qu’est la danse occidentale (et l’identité
refoulée sur laquelle elle est fondée). Ils semblent également
vouloir réactiver le pouvoir politique d’un corps dansant,
ce qui est probablement mieux exprimé dans les danses de
rue : c’est devant vous, ça parle et ça veut être entendu. Mais
qu’est-ce que ça raconte, exactement ? Que pouvez-vous voir
dans les miroirs de ces ballets de rue ? Et de quelle manière
cela nous oblige-t-il à réexaminer qui nous pensons être ?
Ula Sickle interprète le monde du clubbing comme un lieu
dans lequel divers racines et chemins se croisent les uns les
autres. Dans une tentative de développer le langage de la
danse occidentale, elle avait déjà retracé l’histoire du hiphop en tant qu’expression de l’identité noire dans Solid Gold
(2010), une collaboration avec le danseur congolais Dinozord
et l’artiste son Yann Leguay. Dans Kinshasa Electric, elle
met en scène trois danseurs qui connaissent de l’intérieur la
vie nocturne de la capitale congolaise. Quoiqu’en les regardant, ils ne dénoteraient pas au Berghain de Berlin ou à The
Fabric, à Londres. Que représentent les frontières culturelles
et nationales dans l’ère numérique actuelle ? Alors que le
public du Kunstenfestivaldesarts pénètre le théâtre, Joel
Tenda, Popol Amisi et ­Jeannot Kumbonyeki observent le
monde via leur smartphones. On entend des fragments de
musiques étouffées, des voix de présentateurs américains,
de la musique pop et des messages écrits. Lorsque la Dj israélo-germanophone Baba Electronica change la musique pour
lancer le hit It’s too late to apologize, Amisi se lève brusquement. Les mouvements articulés de ses jambes révèlent des
influences de popping, hip-hop et breakdance mais sa danse
ressemble essentiellement à celle de Popol Amisi. Car alors
que les trois danseurs partagent les mêmes références, ils
en ont chacun leur propre interprétation. Amisi, Tenda et
Kumbonyeki produisent ce que Roland Roberston appelait
« glocalisation » : au lieu de simplement se limiter à la circulation occidentale unilatérale, le processus de mondialisation
est basé sur la pénétration simultanée de l’échelle mondiale
au niveau local et vice-versa. « Les danses populaires sont très
riches, à Kinshasa, elles mélangent des influences diverses »,
explique Ula Sickle. « Elles ont leurs racines dans les danses
traditionnelles locales, mais elles reflètent également une
culture médiatique mondiale, où Internet et les clips vidéo
propagent des idéaux de vie, les tendances de danse et de
musique, mais aussi des événements politiques. Le hip-hop
est bien sûr également une grande influence pour la jeune
génération. C’est drôle, c’est une forme mondiale, mais tout
le monde sent qu’il peut se l’approprier. Les danses populaires sont en constante évolution, donc pour moi, elles sont
très contemporaines et actuelles. » Kinshasa Electric est mis
en scène en suivant la structure de la musique pop. Un danseur bouge, l’autre reprend ses mouvements et continue de
Festival de Marseille – danse et arts multiples
24 juin › 19 juillet 2016
Kinshasa Electric
Ula Sickle
les associer avec d’autres et au milieu de la performance, un
musicien ou un danseur local invité donne une performance
(l’idée du featuring) (…)
Baba Electronica sample des échantillons basiques provenant de l’ordinateur, des mélodies de chansons pop ou
encore les voix des danseurs, elle y inclut des variations
minimes, en leur donnant une texture et une intensité différente à chaque fois qu’ils sont répétés. Vous n’entendez que
très rarement une « musique » avec un point culminant. Cela
vaut également pour la grammaire des mouvements et pour
les costumes : les bras et les jambes s’arrêtent à mi-hauteur
ou ralentissent afin que vous puissiez voir comment ils sont
construits. Les tenues colorées de Jeremy Scott (un creuset
d’Amérique, d’Europe, d’Afrique et de motifs chinois) sont
constamment enfilées ou retirées. Il semble que tous ces éléments théâtraux jouent au jeu derridien de la différance, jeu
également considéré par Hall comme étant au cœur de la
façon dont notre identité se forme. Kinshasa Electric repose
sur une série de références (de Stromae à Guantanamo Dance
en passant par N’Dombolo), qui continuent à bifurquer dans
l’esprit du public (et qui donc diffèrent fortement en fonction
du contexte). En fin de compte, cependant, cela « reporte »
continuellement un commencement ou une fin immuable,
une origine ou une forme fixe. Qu’est-ce qui est traditionnel
et qu’est-ce qui est contemporain ? Qu’est-ce qui est congolais
et qu’est-ce qui est occidental ? Qu’est-ce qui est authentique
et qu’est-ce qui a été construit de toute pièce ? Dans Kinshasa
Electric, l’identité est « en perpétuel mouvement », tout en
sapant constamment ce type d’opposition. (…)
Charlotte De Somviele, « Ass talk and clubbing vibes »,
in Etcetera Performing Arts Magazine – septembre 2014
autour du spectacle
CINÉMA ..................
Projection du film
Kinshasa Kids
Sam. 2 juillet
L'Alcazar - BMVR
JOURNÉE MARSEILLE ......
BRAZZA - KINSHASA
Congo to kutana
Sam. 16 juillet - Stade Vallier
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