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À propos de l`hispanophonie en général et de l`anglophonie en

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À propos de l’hispanophonie en général et de
l’anglophonie en particulier au Maroc : enjeux et
perspectives
Il n’est pas tâche facile de dresser un bilan sur l’état actuel de l’hispanophonie et
l’anglophonie au Maroc. Toujours est-il que les chiffres officiels semblent souvent
tronqués, à bien des égards, les enjeux budgétaires étant grandioses: ils s’y
impliquent à tous les coups. Mais une idée succincte de ces phénomènes aussi bien
politico-culturels que linguistiques peut être esquissée.
On dénombre plus de 400 millions d’hispanophones dans le monde: un chiffre
significatif, fruit des années d’effort politique espagnol et aujourd’hui, il est en
pleine recrudescence. Quant à l’anglais, il est omniprésent depuis belle lurette et
dépasse encore et toujours de loin
l’espagnol. Quels seront les retombés de l’un et
de l’autre au Maroc ? Quels enjeux stratégiques sont menés ici et là pour asseoir
davantage la présence de ces phénomènes institutionnels sur le sol chérifien ? Tels
seront les axes de réflexion que nous essayerons de mener dans ce modeste article.
L’implantation des centres Cervantès et autres structures éducatives prouve
l’acharnement du gouvernement espagnol à faire avancer cette langue pour mieux
asseoir l’image diplomatique et conquérir ainsi les marchés. C’est dire à quel
rythme la langue espagnole évolue également sur le sol chérifien, d’autant que ses
inconditionnels et invétérés voient en elle la langue d’avenir par excellence.
L’anglais, quant à lui, reste passif mais aussi stratégique.
Si aux USA, l’espagnol est devenu la première langue dans des Etats comme
l’Arizona, le Texas, la Californie ou le Nouveau Mexique et où les documents
officiels sont délivrés en deux langues, en revanche, dans d’autres, le castillan est
placé seconde langue après l’anglais. Et la tendance peut resserrer les chiffres d’ici
quelques années si l’on tient compte du flux migratoire venant du Mexique et
l’expansion démographique chez les Latinos en général en terre américaine. Le mur
construit entre le Mexique et les USA ne réduirait aucunement le rythme accéléré
que prend l’espagnol au pays de l’oncle Ben’s. Pour des considérations hautement
politiques, les USA peuplent chaque année leur pays d’individus venus d’ici et
ailleurs pour une meilleure croissance aussi bien démographique qu’économique.
Mais le paradoxe étant que ceux qui proviennent de l’Amérique latine finissent par
imposer leur langue dans tous les domaines de la vie quotidienne et surpasser, à coup
sûr, la langue autochtone. Au Maroc, la force de l’anglais réside essentiellement sur
son caractère purement professionnel et s’impose tout naturellement face aux autres
langues, ayant encore des beaux jours devant lui. L’esthétique de son accent -à
fortiori le britannique- pourrait être un facteur supplémentaire quant à son attrait. La
culture étant moins présente mais le monde du business impose, coûte que coûte, le
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parler anglais. Quant à la phonétique américaine, elle est beaucoup moins attirante
que la britannique et fait peut-être retarder l’apprentissage. Sur le terrain, la plupart
des enseignants dans les American School Center sont des américains, mais aussi
des autochtones du pays, les marocains. En revanche, les cours dans British Council
sont dispensés par des enseignants dont leur langue vernaculaire est l’anglais et ce,
dans leur grande majorité, même si à l’heure actuelle, on commence à croire que la
tendance est à l’inverse, à savoir que l’enseignement de l’anglais est dispensé par les
marocains.
Sur le plan universitaire, nous disposons des statistiques très timides quant
au nombre des inscrits réels dans les départements d’études anglaises, ce qui nous
pousse à ne pas s’aventurer dans las analyses qui peuvent s’avèrent fausses et
impromptues. Les raisons d’une tel manque de transparence mathématique étant
multiples et peuvent escamoter des fondements de nature budgétaire, d’autant que la
complexité des reformes est inapte à procéder au jeu de la clarté au niveau des
chiffres réels.
Si l’on tient compte de tous les inscrits dans les départements d’Anglais dans
les universités marocaines, les étudiants qui choisissent cette langue comme
complémentaire ou en option, de même que les inscrits dans les établissements
supérieurs privés ou publics qui poursuivent l’apprentissage obligatoire de ladite
langue, les cours privés ou individualisés, les employés dans le secteur tertiaire qui
étudient cette langue en parallèle, on en dépasserait largement la réalité des chiffres.
Par ailleurs, on peut signaler le nombre accru des inscrits en anglais à l’université
d’Ibn Zohr d’Agadir, qui avoisine les 1800 étudiants : la cause étant que la zone du
sud marocain résorbe tout le Sahara, d’autant qu’aucune université n’y est implantée
pour le moment et il y a lieu d’y songer. Les départements en études anglaises
forment des jeunes lauréats, cadres moyens, capables de devenir des intermédiaires
efficaces entre différents acteurs économiques, qu’ils soient publiques ou privés,
relevant du domaine du commerce internationale, les affaires, la culture, la
diplomatie, la traduction, le tourisme, …
Grosso modo, tout prête donc à croire que la tendance est à la hausse en
anglais, une hausse relativement lente par rapport à l’évolution de l’espagnol qui,
lui, avance inexorablement, vu les investissements et l’instauration des entreprises
ibériques sur le sol chérifien durant les toutes dernières années, de même que le flux
migratoire assez fluide et le contact diplomatique assez intense entre les deux rives
de la Méditerranée, et même au-delà de l’Atlantique puisque le Maroc multiplie ses
relations diplomatique avec les pays de l’Amérique latine. La langue espagnole
connaît donc un essor extraordinaire et même si elle avance lentement, elle le fait
d’un pas sûr. De même qu’il convient d’évoquer le rôle de l’Institut Cervantès (il y
en a sept au Maroc : Tanger, Tétouan, Rabat, Casablanca, Fès (annexes à Meknès et
Nador), Marrakech et Agadir). Il enregistre chaque année un surplus de candidats en
espagnol et a atteint des records : un réseau qui fait du Maroc le pays le mieux
desservi par cette institution. En effet, on dénombre 8500 étudiants en 2003, 10300
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en 2004, 12000 en 2005 alors dans les années 90, on ne comptait que 3000. On
avoisine aujourd’hui les 80000 étudiants inscrits par an dans tous les Cervantès au
Maroc. Ce chiffre fait de cette institution le plus grande centre culturel mondial dédié
à l'enseignement de la langue espagnole. Ce qui lui a valut le décernement du Prix
Prince des Asturies en 2005 dans la catégorie de “Communication et Humanités”.Il
indique également une très forte progression en vingt ans. Bien entendu, ceci a joué
un rôle clé quant au décollage de cette langue. De plus, le chant et la musique
espagnols jouent également un rôle chez les jeunes dans cette propension vers cette
langue romane. La contagion est telle que son engouement se présente comme un
phénomène de mode. Est-il éphémère ? L’histoire nous le dira ! A mon sens, la
proportion des adeptes de l’espagnol évolue en fonction de la stabilité politique
bilatérale entre Madrid et Rabat et de l’excellence des rapports diplomatiques entre
les deux rives de la Méditerranée. La récession économique en Espagne n’a fait qu’à
accroître paradoxalement le nombre des adeptes de la langue espagnole étant donné
la tendance du flux migratoire qui, elle, avait débuté bien avant la crise. Ceci n’est
pas sans affecter les milieux universitaires où, là aussi, on enregistre un penchant
vers les études hispaniques, ou la poursuite des études scientifiques en castillan.
En effet, l’hispanisme marocain est devenu une évidence dans les cercles
universitaires où la recherche scientifique ne cesse de s’accroître chaque année. Les
rencontres, colloques, symposium, conférences et forum se multiplient avec le voisin
latin et les liens culturels se renforcent davantage. Les organismes commerciaux et
économiques, privés ou étatiques, jouent également un rôle prépondérant dans la
diffusion et la prolifération de l’espagnol. Mieux encore, elle prend des proportions
d’une langue d’affaires où tous les secteurs d’activités trouvent leur place. Pour
exemple, la Chambre Espagnole de Commerce et de Navigation de Casablanca et de
Tanger, COPCA (Agence commerciale de Catalogne), IVEX (Institut Valencien
d’Exportation), Extenda (Agence de Promotions des Affaires Étrangères au Maroc),
l’Agence Commerciale de Murcie, l’Agence Commerciale des Iles Canaries à
Agadir et autres sont autant d’organismes -relevant des Autonomies espagnoles- qui
relèguent la diffusion de l’espagnol à un niveau accéléré. L’engouement vers la
langue de Cervantès est tel que les autorités espagnoles -par le biais du Ministère de
la Culture- ont créé un programme d’appui à l’hispanisme marocain afin de mieux
l’accompagner et l’acheminer vers un épanouissement culturel et linguistique
extraordinaire.
Du côté anglais, les opportunités d’apprentissage et d’embauche ayant à la
base la maîtrise parfaite de la langue de Shakespeare sont multiples. On estime par
ailleurs que les Marocains sont les "arabes" qui parlent le mieux anglais. C’est ce
que rapporte la dernière étude d’« Education First », sur l’évaluation de la
compétence en anglais. Sur les 54 pays recensés dans cette étude, le Maroc est classé
35e mondiale et troisième dans la région Moyen-Orient-Afrique du nord. Au niveau
régional, le Maroc arrive derrière l’Iran et la Turquie et devance de peu le Qatar, la
Syrie et le reste des pays de la région. Ceci lui confère un score qu’on qualifier
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d’honorable, d'autant plus si l'on tient compte du fait qu’il n'est pas nécessairement
"anglophone".
Étant donné que le Maroc devient un open market pour les investisseurs, son
capital reste donc ouvert aux étrangers qui désireraient fructier leurs marchés dans
cette contrée de l’Afrique du nord. En effet, le marché marocain est ouvert aux
britanniques. La Chambre de Commerce Britannique s’active depuis quelques
temps et les affaires expriment une tendance vers le haut. Avec les USA, le Libre
Echange est déjà entré en vigueur depuis plus de quelques années et les
émigrations vers ce pays s’accentue chaque année. Le nombre d’inscrits dans les
écoles britanniques British Council est à la hausse durant la dernière décennie.
Aussi les séjours linguistiques au Royaume Uni et aux USA se sont multipliés
grâce aux effets de la mondialisation, d’autant que les conventions de collaboration
avec les universités américaines et britanniques s’accentuent d’année en année, ou
autres universités étrangères où l’anglicisme ou l’américanisme est au cœur de
l’apprentissage et de la recherche, notamment françaises. La France étant le
premier partenaire économique étranger pour le Maroc et beaucoup d’études
supérieures sont dispensées aujourd’hui en langue anglaise, au côté du français.
Un autre aspect académique qui pourrait contribuer à l’essor de
l’anglophonie en terre chérifienne est la production écrite des intellectuels
universitaires. On en déplore un ralentissement des activités écrites depuis quelques
années pour des multiples raisons encore inconnues. Il se pourrait que les réformes
aient joué un rôle dans ce fléchissement des activités et productions écrites
universitaires en matière d’anglais. Les établissements supérieurs qui relèvent du
secteur publics ne sont trop enclins à encourager des partenariats avec les universités
britanniques et américaines pour permettre les échanges avec les étudiants. Seules
les écoles privées supérieures prennent sérieusement et courageusement cette relève
extraordinaire : un acquis qui fait multiplier les compétences dans un monde rongé
par la mondialisation à outrance.
Pour permettre une splendeur des langues aussi bien l’espagnol que
l’anglais, il y a lieu de désenclaver l’université pour mieux dégager son ouverture
vers le monde professionnel. Ce décloisonnement lui permettra d’être à jour vis-àvis
de l’évolution de la société et l’économie dans laquelle elle bouillonne. Il faut aussi
mettre en exergue les compétences linguistiques ou leurs renforcements, de même
que la polyvalence et la maîtrise des sciences de l’information et de la technologie.
Il ne suffit point d’étudier seulement la langue et la littérature anglosaxonnes mais
plutôt approfondir ses connaissances dans le domaine de la communication, les
ressources humaines, le management, le marketing, les gestions des entreprises,
sciences informatiques, et techniques de vente pour multiplier ses opportunités
d’embauche dans un monde où l’emploi stable reste une denrée rare.
Ceci dit, la guerre entre les deux langues, l’espagnol et l’anglais n’est pas
déclarée. La recrudescence de l’un s’explique par le rapprochement géographique et
se reflète sensiblement d’après les chiffres disponibles quant au nombre d’inscrits
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dans les établissements supérieurs -à savoir quelques 5000 étudiants à travers le
Royaume- et même scolaires ; et de l’autre, par son imposition dans les milieux
d’affaires. Il y a donc une réelle volonté de faire avancer ces deux langues, et par les
gouvernements espagnol et britannique respectivement. En revanche, il n’en est pas
le cas pour le gouvernement marocain car il y a une absence apparente d’un pari pour
les langues modernes et de façon générale, la politique en matière linguistique de ce
gouvernement laisse parfois à désirer. On enregistre également les carences, aussi
bien sur le plan méthodologique que linguistique quant à la formation du professorat.
Il existerait des enjeux et des obstacles de taille qui peuvent devenir déterminants
pour le futur de la diffusion de l’espagnol et de l’anglais. Pour créer un équilibre
entre les zones marocaines du nord et le sud, quant à la prolifération des langues
espagnole et anglaise, il serait temps pour le gouvernement marocain de prendre des
mesures qu’elles s’imposent et de créer des structures universitaires dans les
principales villes du Sahara, ou, pour le moins, des annexes. L’héritage colonial
espagnol avait bel et bien marqué indéniablement les populations sahraouis. Il serait
donc judicieux de relancer l’anglophonie afin d’éviter dans l’avenir des décalages et
des disparités au niveau des langues étrangères.
Dans un contexte de mondialisation accrue, d’accroissement du commerce
international, de l’investissement et de délocalisation transnational, les acteurs
socioéconomiques espagnol et anglais, ayant des profils culturels différents, sont
amenés à composer ensemble, et avec la gent marocaine, évitant ainsi les stéréotypes
inutiles et l’ethnocentrisme pour mieux optimiser la communication et divulguer la
langue. Pour atteindre un tel objectif, une évidence s’impose : l’investissement dans
la prospection de l’information, la création des réseaux, le contact permanent et la
multiplication des rencontres et d’échanges.
L’hispanophonie, ou plutôt l’hispanomanie, a le vent en poupe au Maroc et
dépasse largement un phénomène de mode. Dans le paysage chérifien existe
aujourd’hui une culture de masse particulièrement orientée vers le monde hispanique
: elle se reflète par la prise des cours, la poursuite des études, l’engouement des
marques, le séjour des vacances, le suivi du sport –en particulier le football-, le choix
des chants et musiques, et bien d’autres domaines. Et le plus étonnant étant que
l’intérêt et l’engouement pour le monde hispanique n’est plus l’apanage uniquement
du Nord du Maroc, lequel pour des raisons historiques assez compréhensibles mais
il prolifère pratiquement dans tout le reste du pays.
Par ailleurs, nul doute aujourd’hui que l’anglais s’impose de par lui-même
et dans un contexte culturel tout à fait différent. Les relations internationales, la
banque mondiale, le commerce ou la logistique internationale et la diplomatie sont
autant de lieux d’échange et d’entretien où l’anglais est au cœur de la
communication. Cependant, il serait judicieux de faire progresser à la fois et le fait
culturel et le fait économique de façon indissociable. Cette étroitesse contribuerait
certainement à un meilleur essor de la langue et la découverte des peuples dans leurs
modes de pensée et de communication. L’espagnol, quant à lui, s’il avance à petits
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pas, il s’achemine avec assurance vers un avenir prospère où il imposerait son
charisme dans les concerts économiques et culturels mondiaux.
L’espagnol et l’anglais évoluent au Maroc de façon différente para rapport
à l’Europe. Que risque-t-il de se produire au Maroc d’ici quelques années si on ne
canalise pas les efforts de la politique des langues menée par le gouvernement et ce,
depuis la scolarité jusqu’aux études supérieures. Quoi qu’il arrive, on reste devant
l’expectative générale pour cause de prospections encore floues dans le domaine.
Seules les institutions étrangères privées fonctionnent et obtiennent des résultats
concrets sur le terrain. Le secteur public aurait besoin, en revancha, de structures
solides, de laboratoires et de centres de recherche pour mener à bien
l’épanouissement idiomatique dans le pays.
On assiste à un surplus de marocains qui auraient étudié dans les universités
américaines ou dans les États membres du Commonwealth où l’anglais serait ainsi
privilégié de manière mécanique avec les élargissements des contacts et des
coopérations au plus haut niveau. Il reste à déplorer le manque d’une presse anglaise
proprement marocaine et l’existence réelle d’une littérature marocaine d’expression
anglaise. Le facteur médiatique en langues étrangères reste géostratégiquement
déterminant pour mieux étaler la thèse marocaine concernant l’affaire du Sahara
pour ne citer qu’un exemple. Car la presse polisarienne via internet en langue
espagnole est en avance par rapport à celle que l’on produit au Maroc. Triste est de
constater l’affaiblissement de l’impact de la presse marocaine d’expression anglaise
via internet chez les Américains. Seuls quelques rares thinks tinks marocains
prennent la relève sur le sol américain pour mieux défendre et expliquer le statut
d’autonomie du Sahara aux congressistes américains qui ne parlent autre langue que
l’anglais. Ainsi donc, le phénomène de la langue prend une dimension nationale
allant jusqu’à en faire une cause. Même si le Maroc comporte le plus grand nombre
des thinks tink dans le monde arabe, peu d’entre eux s’intéressent à la publication de
leurs rapports, leurs études, leurs analyse et leurs mises en perspectives des groupes
de réflexion et d'influence en langue étrangère, en l’occurrence en espagnol et en
anglais. Le français, aujourd’hui , domine parfaitement cet état de fait. Et si l’on
rajoute à cela la politique touristique du Maroc qui projette à peu près vingt millions
de visiteurs par an, le pays doit, en outre, prévoir également un réel développement
de la connaissance et l’apprentissage des langues, en l’occurrence l’anglaise et
l’espagnol, afin de mieux transmettre les valeurs patrimoniales et la richesse du pays:
une manière de mettre en exergue le Label Maroc tant en vogue aujourd’hui. Aux
côtés de l’arabe, l’amazigh et le français, le Maroc aura tout intérêt à accentuer les
bases de la structure des langues pour affronter le monde de demain où les
compétences linguistiques seraient de primer ordre. Les multinationales s’installent
de plus en plus et où les postes à pourvoir exigent une connaissance solide des
langues.
Le Maroc n’est pas encore sur le modèle européen où toute la réflexion
universitaire autour des institutions découle de concepts anglosaxons comme le
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néofonctionalisme, l'intergouvernementalisme libéral, la théorie des régimes, le
soft/hard power... et où les 3/4 des fonctionnaires ne pensent qu'en termes de
"trends " et "de benchmarking"...Mais il doit se préparer dès maintenant pour
mieux assimilier ces tendances et ces élargissements successifs, d’autant qu’il doit
le faire en se faisant imposer une stricte diversité des langues. D’où la voix royale
officielle qui a mis récemment en exergue l’importance de l’apprentissage des
langues, donc le multilinguisme, dans un pays ouvert sur le monde et capable les
défis de demain.
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