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670 personnes hospitalisées à Blida

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KIDNAPPING À DÉLY BRAHIM
COMMENT ILS
ONT PLANIFIÉ
LE RAPT
Les prévenus ont été présentés
devant le juge du tribunal
de Bir Mourad Raïs et ont écopé
d’un mandat de dépôt.
Le Quotidien
Lire en page 6
Dimanche 14 Août 2016 n°4820 - Prix : Algérie 15 DA — http://www.lexpressiondz.com — ISSN 1112-3397 — Directeur Fondateur : AHMED FATTANI
ILS EXPLOITENT DES RAPPORTS POUR ANNONCER
DE SOMBRES LENDEMAINS À L’ALGÉRIE
LES SEMEURS
DU CHAOS
Lire en page 3 l’article de Mohamed Touati
ELLE EST BELLE L’ALGÉRIE DE PAPA
VICTIMES D’UNE INTOXICATION AUX PRODUITS LAITIERS
670 personnes
hospitalisées à Blida
Selon le bilan du
ministère de la
Santé 1 100 cas
d’intoxication ont
été enregistrés entre
le 1er janvier
et le 31 mai 2016.
Lire en page 4
l’article de
Abdellah Bourim
Lire en page 8 l’article
de Kamel Boudjadi
Ph : R. Boudina
Ils servent les intérêts de puissants lobbies qui n’ont
comme seule arrière-pensée que de renvoyer une image
ternie du pays sur tous les plans et n’ont pour unique prière
que celle de souhaiter son effondrement.
DEUX MORTS ET DES DÉGÂTS À ADRAR ET TAMANRASSET
Dame nature en furie
Oued Tamanghasset en crue a englouti des voitures et des camions
de même qu’il a occasionné de sérieux dommages aux habitations.
Lire en page 24 l’article de Salim Benalia
BENCHEBLA ET FLISSI RESTENT EN LICE
DERNIERS ESPOIRS
DE LA BOXE ALGÉRIENNE
C’est incontestablement l’une des grosses déceptions qu’a pu
encaisser la délégation algérienne lors de ces JO de Rio, en perdant
six pugilistes lors des tours éliminatoires, au moment où seuls
Benchebla et Flissi restent en course pour une médaille rêvée.
Lire en page 14 l’article de Lounès Meberbeche
COLLOQUE INTERNATIONAL
SUR LE CONGRÈS DE LA SOUMMAM
L’Akfadou revisite l’Histoire
Cette séquence de l’histoire de la guerre de Libération
nationale, n’a pas encore livré tous ses secrets.
Lire en page 24
L’Actualité
LES PETITS PARTIS ET LES LÉGISLATIVES 2017
PARTICIPATION AUX
LÉGISLATIVES
Cri de guerre inaudible
El Islah veut
court-ccircuiter
le MSP
B. T.
LE DÉFI DES PETITS partis peut passer pour un «miracle», sauf que les observateurs notent
l’émergence de partis à travers le monde et aussi en Algérie.
Ph : R. Boudina
Les législatives divisent les
partis islamistes. La participation à cette joute électorale
partage cette mouvance. Hier,
le secrétaire général du mouvement El Islah, Djilali
Ghouini a coupé l’herbe sous
les pieds du MSP. M. Ghouini a
annoncé à Alger que sa formation était prête à participer
aux prochaines élections législatives prévues en 2017. Lors
d’une conférence de presse animée au siège du parti,
M. Ghouini a affirmé que le
mouvement El Islah était
« prêt » à prendre part aux prochaines législatives qui sont, at-il, dit « une occasion à saisir ». Il a souligné à l’occasion
que ce rendez-vous reflètait la
démarche du mouvement dans
le cadre de la poursuite de l’action politique visant à consacrer le projet de développement
et de prospérité de l’Algérie ».
La participation d’El Islah à
ces élections constitue, a-t-il
soutenu, une occasion pour
resserrer les rangs et renforcer
le « front interne du parti »
pour faire face aux défis ».
M. Ghouini a appelé à cet
effet tous les acteurs politiques
à s’engager dans un dialogue
national « réel et sérieux »
pour sortir avec une plateforme de consensus devant
garantir la préservation de
« l’intérêt suprême du pays ».
Il a également plaidé pour « le
gel des deux textes de loi relatifs aux élections et à la haute
instance nationale de supervision des élections, adoptés par
le Parlement ». Le secrétaire
général d’El Islah a enfin
appelé au non-gel des projets
de développement pour faire
face à la situation sociale
actuelle, déjà complexe du fait
de certaines décisions, notamment celles relatives à l’abrogation de la retraite proportionnelle. Cette disposition à
prendre part aux législatives
tranche avec l’hésitation du
MSP. Le parti de Makri tempère encore et n’arrive pas à
trancher même s’il n’a pas
fermé les portes de la participation préférant peser le pour
et le contre et scruter la direction du vent ou peut-être
même négocier sa participation. Le président du parti,
Abderrezak Makri a largement
abordé cette question dans son
discours qu’il a prononcé à
l’ouverture de l’université
d’été du parti qui s’est déroulée au début de ce mois à
Zéralda. Sachant que cette
question fait l’objet d’une vive
polémique au sein de l’opposition, le patron du parti a largement débattu de cette question
sans pour autant lever le
doute. «Nous sommes parfaitement conscients que la prise de
décision requiert une grande
responsabilité», a affirmé le
président du parti en estimant
que se précipiter au boycott est
une annonce qui met fin à
l’espoir de servir le peuple et,
annoncer la participation d’avance peut mettre le parti dans
une situation mal à l’aise. Le
MSP préfère examiner profondément la question avant de
trancher lors de conseil consultatif du parti qui se tiendra en
septembre prochain.
DIMANCHE 14 AOÛT 2016
Quelles chances pour les prochains électeurs ?
! SAÏD BOUCETTA
L
a nouvelle donne qui s’impose à tous les partis met les
plus petits d’entre eux dans
une situation, pour le moins
inconfortable. Ces partis ont tenté
de convaincre le FLN à amender
l’obligation, un article de la loi portant procédures électorales qui
oblige les candidats à se faire parrainer pour accéder à l’investiture.
L’échec de cette démarche aura
des conséquences sur l’ensemble de
ces formations, dont certains n’auront d’autre choix que de «baisser»
rideau. Contactés par L’Expression,
de nombreux cadres partisans disent leur déception devant la nouvelle réalité et beaucoup préconisent l’abandon de l’activisme politique, tandis que d’au-tres ont
choisi de se battre pour permettre à
leurs partis de sortir la tête de l’eau
et
compter
parmi
les acteurs majeurs de la scène
nationale.
Le principal motif invoqué par
ces cadres tient à la valeur intrinsèque des militants qui composent
ces partis. «Ils ne sont peut-être pas
tous visibles, mais dans mon parti,
nous avons d’authentiques talents
qui mériteraient de figurer dans des
institutions
élues
de
la
Républiques, pour la valeur ajoutée
qu’ils peuvent donner à la société»,
affirme Hakim Tina, directeur de
cabinet du Parti national pour la
solidarité et le développement.
Le Pnsd, une formation de la
première heure, née avec l’ouverture démocratique et présidée par
Mohamed Taleb Cherif, dispose
d’assez d’expérience, d’hommes et
de femmes, aptes à faire hisser le
parti et le mettre au-dessus des 4%,
désormais obligatoires pour exister.
La conviction profonde de notre
interlocuteur ne relève pas de l’utopie, insiste-il, arguant que le parti
est déjà accrédité de quatre députés
et de plusieurs centaines d’élus
locaux.
Le défi des petits partis, comme
celui que doit relever la formation
de Mohamed Taleb Cherif, peut
passer pour un «miracle», sauf que
de nombreux observateurs notent
l’émergence de partis un peu par-
tout à travers le monde et aussi en
Algérie. Le succès du PT et du FNA
que personne n’attendait à leur
niveau de popularité illustre assez
bien la possibilité de faire de la politique à la base et d’en cueillir les
fruits assez rapidement.
Les nombreux responsables de
petits partis sont néanmoins dans
l’expectative et estiment impossible
la réalisation de scores honorables
dans le contexte qu’impose la nouvelle loi.
Mais, «penser cela c’est être un
opportuniste», relève le directeur
de cabinet du Pnsd qui déroule
beaucoup d’aspects positifs, à même
de permettre à son parti de figurer
sur le tableau des «médailles politiques».
Le secret de la réussite, selon
Hakim Tina, «est dans la capacité
de chaque militant à croire dans la
force du discours que développe son
parti». Et dans ce chapitre, le Pnsd,
dit-il, «n’a rien à envier à aucune
autre
formation
politique».
Seulement, le dire ne suffit pas. Et
c’est là tout le talon d’Achille des
petits partis. Hakim Tina et d’aut-
res cadres de ces formations le constatent au quotidien, à savoir que
«nous ne faisons pas de politique.
Nous nous contentons de nos structures et de congrès périodique destinés surtout à se conformer à la loi.
Mais hormis ces rendez-vous statutaires, nous ne sommes pas offensifs sur le terrain», révèle Tina,
dont le parti n’a pas tenu son
conseil national depuis plus de deux
ans. L’absence d’action que le
directeur de cabinet de Taleb
Mohamed Cherif, regrette, «a tendance à vider le parti de ses compétences», note-t-il, hypothéquant ses
chances pour les prochaines
échéances électorales de 2017.
« J’ai voulu initier des rassemblements dans toutes les wilayas,
dynamiser le parti à la base, pour
booster les militants et les préparer
aux combats électoraux qui s’annoncent durs, mais je dois dire que
des résistances m’empêchent d’aller de l’avant», affirme notre interlocuteur qui lance un appel de
mobilisation aux militants pour que
la base puisse réveiller le sommet.
S. B.
La politique des quotas fait débat
LES PARTIS REDOUTENT que le Parlement prochain soit celui des quotas.
! MOHAMED BOUFATAH
E
n prévision des législatives prochaines, la
politique des quotas s’invite dans le débat
au sein des partis politiques toutes obédiences confondues. En plus d’entraves dues au
durcissement des règles du jeu, il y a des partis
qui redoutent cette perspective et ceux qui s’y
accommodent tacitement. L’achat de voix et la
récompense des clientèles politiques par des sièges aux assemblées et au gouvernement ont
assombri la vie politique depuis fort longtemps.
Lors de son meeting tenu hier à la salle
omnisports à Sidi Moussa (Baraki), Moussa
Touati, président du FNA, qui a vivement critiqué le nouveau Code électoral, a indiqué que
« nous voulons que la parole soit redonnée au
peuple aux élections prochaines pour qu’il n’y ait
plus de Parlement de quotas ».
La pasionaria du PT, a évoqué cette question
lors de la dernière réunion de son bureau politique : « L’organisme ou celui qui se chargeait de
la distribution des quotas lors des élections n’est
plus le même », dixit Mme Hanoune qui ne préfigure pas les élections prochaines comme une
priorité de sa formation, en les qualifiant de
diversion. Selon le député du FJD, du parti de
Djaballah, Lakhdar Benkhelaf « la restructuration opérée au sein des services de renseignement, présentée du reste comme un pas de plus
vers la consécration d’un Etat civil par les partis
proches du pouvoir, aurait la chance d’être
concrétisée, si elle avait été accompagnée par la
promulgation des lois qui régissent l’action politique, notamment une loi électorale qui vise à
redessiner une nouvelle carte politique se fondant sur la suppression de la politique des quotas. Cependant, poursuit-il, « les articles 73 et 94
du nouveau Code électoral, instaurant l’obligation d’obtenir 4% des suffrages exprimés lors des
élections précédentes pour la validation d’une
liste électorale, participent à définir à l’avance
les résultats de prochains scrutins ». Quant au
MSP, qui n’a pas encore annoncé sa décision de
participer ou non aux législatives, indique par
la voix de son chargé des affaires politiques,
Farouk Tifour, à ce propos, que la culture des
quotas est propre aux partis majoritaires, tandis
que le MSP considère que les conditions actuelles, dont la partialité de l’administration, la
dépendance de la justice, ne permettent pas la
tenue d’élections législatives « crédibles ». Le
porte-parole du RCD, Atmane Mazouz, a souligné que « la décision de participation ou non de
son parti aux législatives sera prise lors de la session ordinaire du conseil national, instance
suprême du parti, prévue avant la fin de l’année
en cours ». A propos des échéances prochaines, il
a indiqué que « le RCD lutte pour des élections
transparentes pour que le choix du peuple soit
garanti et respecté ». Quant à la politique des
quota, il souligne que « c’est la facture à payer en
2017 car les lois organiques sur le régime électoral et celle portant la mise sur pied de la haute
instance de la surveillance des élections, sont des
lois restrictives, conçues pour privilégier les partis au pouvoir et réduire le poids et la place de
2
l’opposition au sein des institutions de
l’Etat ».Pour le parti de Talaie El Houriyet, la
dernière révision constitutionnelle « n’a servi au
bout de compte qu’ à la dénaturation du pluralisme politique et à l’amélioration du rendement
de la tricherie politique et de la fraude électorale ». « Au lieu de donner un nouveau souffle au
pluralisme politique, la nouvelle loi organique
sur le régime électoral et la loi organique sur la
surveillance des élections, représentent une véritable machine de guerre contre l’opposition
nationale à laquelle le régime politique en place
est déterminé à imposer une compétition politique déloyale dont il fixe les conditions, établit
les règles et prédétermine les résultats en persistant à recourir de manière éhontée à la tricherie
politique et à la fraude électorale. » Le secrétaire
général du mouvement El-Islah, qui se dit prêt à
participer aux législatives, a plaidé hier lors de
sa conférence de presse pour le gel des deux textes de loi relatifs aux élections et à la haute
instance nationale de supervision des élections,
adoptés par le Parlement. Le secrétaire général
du FLN, Amar Saâdani a déclaré ouvertement à
Oran que «l’ère des quotas d’élus dans les différentes assemblées est terminé ». Par ailleurs,
l’opposition prône la mise en place d’une
instance indépendante de gestion des élections et
la promulgation d’une Constitution consensuelle. Pour les partis de l’Icso et ceux de la Cltd,
l’État civil est le résultat d’élections indépendantes et libres organisées par une instance indéM. B.
pendante.
L’Actualité
DIMANCHE 14 AOÛT 2016
ILS EXPLOITENT DES RAPPORTS POUR ANNONCER DE SOMBRES LENDEMAINS À L’ALGÉRIE
LES SEMEURS DU CHAOS
ILS SERVENT les intérêts de puissants lobbies qui n’ont comme seule arrière-pensée que de renvoyer une image ternie du
pays sur tous les plans et n’ont pour unique prière que celle de souhaiter son effondrement.
! MOHAMED TOUATI
O
n veut faire de l’Algérie un
cadavre encerclé. Une pièce
de théâtre où se produisent
tellement d’acteurs, certains d’entre eux sont pourtant bien de chez
nous.
Ils s’associent sans état d’âme à
ce qui n’est ni plus ni moins qu’une
campagne de désinformation qui
présenterait l’économie nationale
comme étant agonisante. Une
démarche qui trouve ses fondements dans l’effondrement des
cours de l’or noir qui a entraîné une
baisse des revenus pétroliers qui
ont par ricochet impacté la trésorerie du pays. Les réserves de changes
ont certes baissé, mais demeurent
d’un niveau fort appréciable, plus
de 100 milliards de dollars. Un
pare-feu que nous envient certains
pays industrialisés et non des moindres (France, Espagne, Italie…) qui
ont les deux pieds dans la crise et
depuis belle lurette.
Les chiffres du chômage ont
baissé dans une conjoncture difficile. Une performance qui est
presque passée inaperçue et qui
aurait dû être saluée comme il se
doit. Les fossoyeurs de l’Algérie ont
cru bon la passer sous silence
démontrant ainsi leurs noirs desseins pour le pays. Par contre, dès
que sont évoqués des chiffres de la
Banque mondiale et du Fonds
monétaire international, en particulier, qui ne jouent pas en faveur
de l’Algérie, mais qui sont par
contre loin d’être alarmistes pour
qu’on lui prédise un enterrement
Selon eux, l’Algérie ne sera qu’un amas de décombres dans quelques années
de première classe, les couteaux des
rémouleurs s’aiguisent. Prêts à
dépecer un pays pourtant plus que
jamais vivant, plus que jamais
debout. Puissance économique et
militaire incontestée du continent
l’Algérie s’adapte à cette nouvelle
donne économique qu’elle a ellemême décidé d’épouser en optant
pour un modèle de croissance qui
lui permettra de s’affranchir de sa
dépendance aux hydrocarbures.
Des réformes saluées par les institutions de Bretton Woods (BM et
FMI) ont été engagées en ce sens.
Des signes qui indiquent que
l’Algérie est loin d’être ce corps
malade que l’on veut nous faire
croire. Le pays est plein de vitalité
autant que ses forces vives prêtes à
prendre la relève. Il n’empêche que
les semeurs du chaos s’apprêtent à
exécuter la danse du scalp. 2018 est
même annoncée comme celle de
tous les dangers.
«L’Algérie sera appelée à vivre
le vrai choc financier et économique
en 2018, avec des réserves de chan-
ges qui se situeront à 60 milliards
de dollars», a rapporté la presse.
Avant cette prédiction sur laquelle
le gotha de la scène politique national y compris des formations dont
les leaders ont fait partie des
anciens gouvernements sont tombés à bras raccourcis sur la gestion
de l’Exécutif actuel, effaçant d’un
revers de la main leur part de
responsabilité quant à une hypothétique sortie de route, d’ordre
qui porte préjudice à la nation
alors qu’ils étaient aux affaires et
E
MOHAMED AÏSSA RÉPOND AUX AMÉRICAINS
L’ DITORIAL
« Nous n’avons pas besoin de leçons »
Une rentrée chaude
dites-vvous ?
EN RÉPONSE AUX CRITIQUES émises dans le rapport du département d’Etat US
sur la liberté de culte en Algérie, le ministre des Affaires religieuses réplique en
promettant une réponse détaillée de concert avec les Affaires étrangères.
! AMAR INGRACHEN
P
résidant la clôture d’une session de formation au
profit des hadjis à la mosquée El Feth de Dar el
Beida, le ministre des Affaires religieuses et des
Wakfs, Mohamed Aïssa, a affirmé, en réaction au rapport du département d’Etat américain sur les libertés
de culte, que ce document est « le meilleur rapport écrit
sur l’Algérie depuis que le département d’Etat américain a entamé l’élaboration de rapports sur les libertés
religieuses dans le monde » et qu’il comporte beaucoup
de « points positifs » en soulignant, au passage, que les
points négatifs mentionnés dans le document sont dus
au fait que la culture algérienne « n’est pas appréhendée à sa juste valeur par les Américains ».
Sur ce dernier point, Mohamed Aïssa a indiqué que
l’Algérie n’a de leçon à recevoir de personne, serait-ce
les Etats-Unis. « Nous n’avons pas besoin d’une tierce
partie pour nous juger ou nous évaluer ou nous donner
des leçons », a-t-il souligné avant d’ajouter que son
département publiera un communiqué détaillé en coordination avec le ministère des Affaires étrangères pour
lever les ambiguïtés contenues dans le rapport. »
En effet, le département d’Etat américain a émis un
rapport truffé d’approximations, de fausses informations, de données erronées et d’évalutations partiales.
Entre autres, le document reproche au gouvernement
algérien de limiter la liberté de culte sur son territoire,
en plus d’atteintes à cette même liberté de culte à travers les poursuites judiciaires lancées contre les nonjeûneurs pendant le mois de Ramadhan. Pour illustrer,
le département de John Kerry cite deux cas, dont l’un
remonte à 2011 et l’autre 2012. Il s’agit du jeune
Mohamed Ibaouène, condamné à un an de prison pour
tentative de conversion d’un musulman et de
Abdelkrim Siaghi, un converti au christianisme
condamné à cinq ans de prison pour «offense au
Prophète (Qsssl) ».
Sur un autre volet, le rapport fournit des statis-
tiques absolument improbables sur le nombre de juifs
en Algérie en indiquant que sur les 38,8 millions
d’Algériens, plus de 99% sont des musulmans sunnites
et ils sont à moins de 200 juifs (sic). Or, selon
l’Association des juifs algériens, ils sont des milliers à
vivre en Algérie. Plus imprécis encore, le rapport américain qui est censé constituer une référence pour les
chercheurs et les décideurs, parle très vaguement des
chrétiens d’Algérie en indiquant que leur nombre se
situe entre 20 000 et 100 000, soit un écart dans l’imprécision de 80 000, ce qui dénie toute crédibilité à ce
document qui se veut plus une position politique visant
à mettre des pressions sur l’Algérie qu’un rapport d’information objectif sur les libertés religieuses en
Algérie. Par ailleurs, abordant la situation des cultes
juif et chrétien sur le terrain ainsi que leur exercice, le
rapport du département d’Etat US dénonce des entraves que rencontrent certains groupes religieux. « Des
groupes religieux continuent de signaler des retards du
gouvernement à répondre aux demandes de visa des
travailleurs religieux, et surtout des refus non motivés.
Il s’agit des catholiques et des protestants considérant
cela comme une entrave significative à la pratique religieuse », écrit-on à ce sujet en précisant que le gouvernement algérien finit, dans certains cas, par céder
après des interventions de ses homologues étrangers,
ce qui explique que le problème est fondamentalement
bureaucratique.
Il est vrai, bien entendu, que l’exercice des cultes
israélite et chrétien en Algérie ne se fait pas toujours
dans de bonnes conditions. Néanmoins, les problèmes
rencontrés sont, dans la majorité des cas, soit bureaucratiques, soit liés à l’intolérance de la société qui, elle,
reste toujours prisonnière de l’hégémonisme théorique
présumé de l’islam en Algérie.
Le ministre des Affaires religieuses, Mohamed
Aïssa, a fait de la lutte contre cette hégémonisme stérile et stérilisant son cheval de bataille dès son arrivée
au gouvernement en annonçant notamment qu’il « est
ministre des religions et non pas de l’islam » et en
« promettant » la réouverture des synagogues et églises
fermées durant la décennie noire pour des raisons sécuritaires. Mais la glaciation du champ social est telle
qu’il faut plusieurs générations pour arriver à bout de
cette situation de monopole symbolique de l’islam.
A. I.
3
participaient par conséquent aux
décisions. De telles positions ne
servent en fait que les intérêts de
puissants lobbies qui n’ont comme
seule arrière-pensée que de renvoyer une image ternie sur tous les
plans de l’Algérie et n’ont d’unique
prière que celle de voir le pays s’effondrer. Toutes les opportunités
sont saisies, même si elles ne
concernent pas exclusivement
l’Algérie. Et comme par hasard,
c’est toujours le côté sombre de
rapports la concernant qui est
exploité. Les notes et les rapports
de la Banque mondiale, du département d’Etat, de l’Agence internationale de l’énergie qui n’est
autre que le bras armé des pays de
l’Ocde servent de ferment pour ces
campagnes de dénigrement. Un
virus, un poison que certains, dans
un esprit sadomasochiste dont ne
viendrait à bout aucun divan de
psychanalyste, aimeraient inoculer
à l’économie du pays pour la voir se
consumer à petit feu. Une situation dans laquelle le pouvoir marocain, qui a décidé de nous harceler,
aimerait nous voir évoluer. Aidé en
cela par des lobbies juifs qui ont
élu domicile au royaume et qu’il
prend malin plaisir à actionner dés
que la diplomatie algérienne triomphe de manière éclatante (crise au
Mali, conflit syrien, libyen…) ou
qu’elle se trouve en travers de son
chemin (Sahara occidental). N’en
déplaise à toute cette armada de
conspirateurs, l’Algérie est bel et
bien debout et en ordre de bataille
pour relever tous les défis qui l’atM.T.
tendent.
! SAÏD BOUCETTA
L’
année politique 2016-2017 s’annonce particulièrement
dense : deux échéances électorales majeures, encadrées par
de nouveaux textes législatifs, un débat qui s’annonce
houleux sur l’accès des binationaux aux fonctions supérieures de
l’Etat et un autre très attendu sur la peine de mort appliquée aux
assassins d’enfants. A cet agenda, particulièrement fourni,
s’ajoutent des enjeux sociaux et économiques impressionnants au
regard des attentes sociales et des chiffres en berne des finances
du pays. L’équation paraît quasi insoluble, sans le sacrifice de larges
couches de la population, tant la variable essentielle que sont les
prix du pétrole, ne donne aucun signe du redressement tant attendu.
Si l’Exécutif n’aura pas beaucoup de soucis avec une assemblée
majoritairement acquise, il devra par contre négocier ferme avec ses
partenaires sociaux. On voit mal, en effet, les travailleurs accepter
sans sourciller de nouvelles mesures de restriction que voteront les
députés de la majorité dans le cadre de la loi de finances 2017. Ce
texte est en effet, un important baromètre de la poussée de fièvre
sociale qui pourrait s’exprimer ou pas, selon les équilibrages
financiers que négociera le ministre des Finances, Hadji Baba Ammi.
Le gouvernement Sellal n’est vraiment pas à envier dans les
circonstances qui présideront à la prochaine rentrée sociale. Mais, il
dispose néanmoins de quelques leviers de nature à lui accorder un
petit répit, histoire de voir comment va évoluer la situation
économique sur le front de la diversification. Plusieurs ministres,
dont ceux de l’Industrie, de l’Agriculture et celui du Commerce ont,
chacun semé des graines, dont les premiers fruits sont attendus
dans le courant des années 2017 et 2018.
Il reste que le choix que devra faire l’Exécutif est tout de même
hasardeux. Il se résume en une seule question, celle de savoir, s’il
faut la politique de rigueur que nombre d’observateurs disent
irrémédiable, ou alors engager dès l’année 2017, les mesures
impopulaires susceptibles de «rameuter» l’opposition et faire perdre
à l’Exécutif de précieux points à quelques mois d’élections
majeures. Une option que très peu de gouvernements de par le
monde choisissent à l’entame d’une année électorale.
Dire que la rentrée électorale soit socialement chaude, c’est peutêtre accorder trop d’importance à une opposition en attente d’un
faux pas de la part du gouvernement. Mais cela suppose que ce
dernier lui procure l’arme. On voit mal Sellal tendre la joue. Mais cela
n’empêchera pas une rentrée bruyante. L’opposition adore crier au
loup. C’est un peu son rôle aussi.
S. B.
L’Actualité
DIMANCHE 14 AOÛT 2016
VICTIMES D’UNE INTOXICATION AUX PRODUITS LAITIERS
670 personnes hospitalisées à Blida
SELON LE BILAN du ministère de la Santé 1 100 cas d’intoxication ont été enregistrés entre le 1er janvier et le 31 mai 2016.
! ABDELLAH BOURIM
L
CRASH DE
L’AVION-CARGO
D’AIR ALGÉRIE
À PIACENZA
L’ambassade
d’Algérie à Rome
s’en souvient
L’ambassade d’Algérie à
Rome a commémoré, hier, le
10 ème anniversaire du crash de
l’avion-cargo d’Air Algérie le
13 août 2006 dans la ville de
Piacenza, au sud de Milan
(Italie), et qui a coûté la vie à
ses trois membres d’équipage.
L’appareil Lockheed Hercules
L-100-30 qui effectuait le vol
AH2208
entre
Alger
et
Frankfurt (Allemagne) s’était
écrasé dans le quartier de
Besurica, ne faisant, cependant,
aucune victime au sol, grâce à
la perspicacité et au courage du
pilote qui avait pris la décision
de le diriger, au dernier
moment, loin des zones urbaines. Une cérémonie a été organisée dans cette ville où une
gerbe de fleurs a été déposée
devant la stèle érigée à la
mémoire des victimes de ce tragique accident, à savoir
Mohamed
Abdou
(pilote),
Mohamed Tayeb Bederina (copilote) et Mustapha Kadid
(mécanicien). A cette occasion,
l’ambassadeur d’Algérie en
Italie, Abdelhamid Senouci
Bereksi, a rappelé «les sacrifices consentis par les membres
de l’équipage et leur acte de
bravoure encore présents dans
la mémoire des habitants de la
ville». Il a souligné que cette
cérémonie est «un geste de
compassion et de réconfort aux
familles des victimes, démontrant ainsi que la solidarité et
fraternité ne sont pas des mots
vains». De son côté, le maire de
la ville de Piacenza, Paolo Dosi,
a rendu hommage aux membres de l’équipage et a salué
leur «geste héroïque et hautement humain en empêchant l’avion de s’écraser sur la ville,
évitant ainsi d’alourdir le bilan
de cette regrettable catastrophe».
Pour
sa
part,
Mme Abdou, présente à cette
cérémonie, a exprimé ses
remerciements aux participants pour leur «engagement
en vue de la préservation de la
mémoire de son défunt époux et
celle de ses collègues». Elle a lu
également un message transmis en cette occasion par l’épouse de feu Bederina. Une
prière inter-religieuse a été
récitée par le curé de Besurica
(quartier où l’appareil s’est
écrasé), et l’imam de Piacenza,
faisant de cette commémoration, par ailleurs, une occasion
de rencontre et de rapprochement entre les communautés
chrétienne et musulmane de la
ville. Un geste hautement
apprécié par les autorités locales en cette période particulière
marquée par la montée de l’intolérance et de la xénophobie».
e bilan est lourd, plus de
700 cas d’intoxication alimentaire ont été enregistrés
dans la wilaya de Blida suite à la
consommation de petit-lait provenant d’une crémerie de la commune
de Guerrouaou à 6 km du centreville de la wilaya de Blida. En effet,
depuis la matinée, d’avant-hier, les
services des urgences de l’hôpital de
Blida et Ouled Yaïch ont été pris
d’assaut par des centaines de personnes. Ces établissements ont été
en état d’alerte depuis la matinée
pour recevoir les cas d’intoxication
dont le nombre est très important
selon les services de la Protection
civile, qui affirme dans un communiqué que la majorité des victimes a
rejoint ses foyers saine et sauve.
Pour rappel, depuis le début de la
saison estivale, des campagnes de
sensibilisation au profit des
consommateurs ont été menées par
le ministère du Commerce et de la
Santé dans le cadre de la lutte
contre l’intoxication en renforçant
le contrôle et incitant la société
civile à épauler cet effort contre le
commerce sauvage, mais en vain, le
mal continue de sévir.
Depuis le début de l’année, de
nombreux foyers d’intoxication alimentaire ont été identifiés. Selon le
bilan du ministère de la Santé 1 100
cas d’intoxication ont été enregistrés entre le 1er janvier et le 31 mai
2016, un bilan qui est alourdi par le
nombre de cas enregistré ces derniers temps qui pourrait atteindre
les 1 500 cas jusqu’à aujourd’hui.
La question qui se pose et s’impose
est comment endiguer le flot ? A
présent, en dépit des interventions
des services de contrôle du ministère du Commerce et les services
d’hygiène, le problème du nonrespect des règles d’hygiène et de la
chaîne de froid notamment pour le
lait, ses dérivés, les boissons gazeuses, la viande et les pâtisseries,
demeure d’actualité. Il suffit de
faire un tour dans les quartiers ou
dans les plages pour constater de
près la gravité de la situation, des
produits sont vendus dans les rues,
sans aucun contrôle des services de
la santé ni ceux du commerce, mais
aussi la négligence des consommateurs qui ne prêtent pas attention
Cortège d’ambulances
à la commune de Guerrouaou
aux orientations des spécialistes
concernant la gravité et la dangerosité des produits achetés dans les
rues. Sinon, comment explique-t-on
le nombre important de cas d’intoxication qui prend de l’ampleur
chaque année. il faut noter que le
ministère de la Santé a déjà appelé
à une vigilance plus accrue durant
cette période estivale où la chaleur
est propice à la prolifération bactérienne. De son côté, le ministère du
Commerce évoque le cadre législatif
et organisationnel mis en place par
le ministère pour faire face à ce
phénomène qui influe négativement sur la santé du citoyen, soulignant les textes relatifs aux conditions d’hygiène, de stockage et de
vente des denrées alimentaires,
dont la loi relative à la protection
du consommateur et à la répression
des fraudes. Il faut souligner que les
intoxications alimentaires sont
enregistrées, notamment en été en
raison d’une mauvaise conservation
des viandes rouges et blanches.
Le manque d’hygiène figure
parmi les plus importants facteurs
qui causent les intoxications alimentaires, et un autre phénomène
celui de l’absence du contrôle dans
les salles des fêtes, qui « constituent
des espaces familiaux fermés»
affirme un cadre du ministère du
Commerce. Certes, les services du
contrôle du ministère du Commerce
ne peuvent intervenir dans ces
espaces, mais qu’en est-il de leur
intervention dans les espaces
publics où les vendeurs proposent
plusieurs marchandises exposées au
soleil sur les trottoirs. Enfin, il n’y
a pas que les ministères du
Commerce et de la Santé qui sont
responsables de cette situation, il y
a aussi le consommateur qui devrait
être le premier à penser à la préserA. B.
vation de sa propre santé.
TOUJOURS LA MÊME RENGAINE
Le problème des intoxications alimentaires est une rengaine estivale que les Algériens subissent depuis plus de 50 ans. Chaque été,
c’est quasiment le même scénario. La quiétude estivale du pays est
secouée par de grands scandales d’intoxication collective. Il n’est
pas besoin d’en énumérer les cas, puisqu’au hasard et dans la quasitotalité des wilayas, on enregistre des fêtes de mariages gâchées par
un germe inopportunément glissé dans la nourriture. Sinon, c’est un
pâtissier qui provoque des nausées et des vomissements à tout le
quartier. Si ces épisodes ne s’arrêtent qu’à de petits bobos sans
importance, les Algériens auraient pu s’en accommoder. Mais le
drame, ce sont ces morts par dizaines que provoquent ces intoxications annuellement. Pourtant, il est si simple d’éviter ce genre d’accidents. Mais il semble, à voir le phénomène persister, que beaucoup
de commerçants et de citoyens ne l’entendent pas de la même oreille.
Face à ce problème de santé publique, les citoyens doivent redoubler
de vigilance et les autorités infliger des sanctions exemplaires à ceux
qui se rendent coupables de pareilles négligences.
OBSERVATOIRE NATIONAL POUR LES FILIÈRES AGRICOLE ET AGROALIMENTAIRE
LES PRIX SONT STABLES
Le prix moyen hebdomadaire de la tomate recule de 3.4 DA/kg au cours de la 28ème semaine
de l’année 2016 (fin juillet)
! ALI TIRICHINE
A
la fin de juillet dernier, l’Observatoire
national pour les filières agricole et agroalimentaire a constaté que la tendance des
prix des produits agricoles au niveau du marché
de détail était à la stabilité. Le prix de la pomme
de terre, la tomate et la viande blanche avaient
baissé en juillet 2016 rompant avec la hausse
effrénée, du mois de Ramadhan en juin. Même si
la viande blanche (poulet) a connu la même tendance à la baisse, mais ce n’est plus le cas au
mois d’août atteignant environ 400 DA le kilogramme. Néanmoins, le prix des dattes a enregistré une hausse à fin juillet, est-il constaté par
l’Observatoire national pour les filières agricole
et agroalimentaire. Le prix moyen hebdomadaire
de la tomate recule de 3.4 DA/kg au cours de la
28ème semaine de l’année 2016 (fin juillet), soit
une baisse de 5.86 % par rapport à la semaine
précédente, est-il ajouté. Le prix de la tomate
relevé au niveau du marché de gros enregistre,
quant à lui, une diminution de 4.65 %. Le prix
moyen de la pomme de terre continuait à baisser
durant la 3ème semaine du mois de juillet de
4.71 % équivalent à 2 DA/kg au détail et 2,2
DA/kg au gros. L’oignon a connu une baisse plus
importante car de 130 DA en juin dernier, il n’était qu’à 40 DA en juillet pour baisser davantage
en août, a-t-on constaté. « Le prix moyen de l’oignon sec reste pratiquement stable », souligne
l’Observatoire national pour les filières agricole
et agroalimentaire qui a été mis en place en 2014
et qui continue, semaine après semaine, à doter
ainsi le secteur agricole d’un outil fournissant
des informations sur les prix et les marchés agricoles. C’est aussi un outil d’aide à la décision.
Cette structure a été instaurée dans le cadre
d’un projet de jumelage européen en appui au
ministère de l’Agriculture et du Développement
rural et sous la houlette de l’Unité du programme d’appui à la mise en œuvre de l’Accord
d’association entre l’Algérie et l’Union européenne. « C’est un instrument indispensable
pour soutenir la production agricole et accompagner les filières agricoles et agroalimentaires en
s’appuyant sur des statistiques fiables qui facilitent la prise de décision », avait affirmé l’ancien
secrétaire général du ministère de l’Agriculture,
Fodil Ferroukhi, lors de la cérémonie du lancement de cet observatoire. La représentante de la
Délégation de l’UE en Algérie, Manuela Navarro,
avait considéré que ce projet de jumelage était
une réussite puisqu’il permettra à l’Algérie,
selon elle, de disposer d’une information fiable
4
qui aide, d’une part, les autorités à prendre les
décisions adéquates pour le secteur agricole et,
d’autre part, les opérateurs privés à bien cibler
leurs projets d’investissements. Installé au sein
de l’Institut national de la recherche agronomique d’Algérie (Inraa, sis El Harrach), l’Onfaa
a pour principale mission d’assurer une
meilleure connaissance du secteur agricole et
agroalimentaire grâce à la collecte et la diffusion
de données et d’informations liées aux différentes filières. Il s’agit aussi de suivre particulièrement l’activité des filières stratégiques comme
celles des céréales, de la pomme de terre et du
lait. Constitué de 14 chercheurs spécialisés en
agronomie, l’observatoire est également chargé
de la veille en diffusant des informations sur les
prix des produits agricoles sur le marché national ainsi que sur les marchés internationaux
pour prévoir leurs tendances et anticiper les
actions à envisager. Il permettra aussi une
meilleure coordination entre les différents opérateurs et producteurs du secteur agricole et une
meilleure régulation du marché. L’objectif final
est de contribuer à assurer la sécurité alimentaire visée par le ministère dans le cadre de sa
politique de renouveau agricole et rural.
A. T.
De Quoi j’me Mêle
DIMANCHE 14 AOÛT 2016
ENNAHAR TV OU L’ALGÉRIE VUE D’EN HAUT
ENNAHAR TV ne veut plus se
contenter de filmer les évènements d’actualités qui l’ont
propulsée au rang de leader
incontesté de l’audiovisuel en
Algérie avec une moyenne de
8,5 millions de téléspectateurs
par jour, selon les sondages
récents des instituts Imar et
MMR.En effet, voici que la
chaîne Ennahar TV se lance à
la conquête du ciel pour filmer
d’en haut l’Algérie et ses
beaux paysages, son littoral
jalonné de plages de sable fin
et de falaises escarpées, les
montagnes majestueuses de
Kabylie, les villages haut perchés, les forêts, les lacs, les
villes d’Alger la nuit et Annaba,
la Coquette, le jour, ainsi que
la belle El Kala, sa voisine, un
petit coin de paradis avec son
port de pêche et ses lacs qui
constituent un réservoir de
biodiversité, son Parc national
composé d’une mosaïque d’écosystèmes lui conférant une
haute valeur biologique et écologique dans le Bassin méditerranéen, sa flore, sa faune et
son patrimoine culturel qui lui
ont valu son inscription en tant
que réserve de la biosphère
par l’Unesco en 1990.
DEUX SEMAINES DE
«BIBLIOBUS» À TIGZIRT
ET TIZI OUZOU
IL NE RESTE que quinze jours pour en profiter, la bibliothèque itinérante sillonnera encore les plages et les ports
des villes de Tigzirt et d’Azeffoun jusqu’au 31 août, à l’initiative de la direction de la culture de la wilaya de Tizi
Ouzou. Cette action rentre dans le cadre de la promotion
de la lecture publique et du rapprochement des livres
auprès du citoyen. Lancée depuis deux semaines, ce sont
les villes de Tigzirt et d’Azeffoun qui en sont les premières bénéficiaires, « Bibliobus» y ayant élu domicile.
«Bibliobus» restera jusqu’au 18 de ce mois à la plage
« Iumnium» à Tigzirt pour ensuite se rendre à Azeffoun.
Les estivants découvriront des livres de différents domaines et pour tous les âges. Pour rappel, d’autres manifestations culturelles sont en cours dans la wilaya de Tizi
Ouzou, notamment des ateliers pour enfants, des projections de films, des récitals poétiques, des représentations
théâtrales, une série de conférences liées à l’histoire, au
patrimoine local et à la culture, ainsi que des expositions
consacrées à l’artisanat, aux arts plastiques, à l’environnement, au livre et à bien d’autres thèmes.
UN CŒUR EN BONNE
SANTÉ GRÂCE AUX
ACIDES BILIAIRES
DES CHERCHEURS de l’université de
l’Alberta et de l’université McGill ont
réalisé une percée majeure qui pourrait
bientôt permettre de prévenir la fibrose
cardiaque, une affection conduisant à
l’insuffisance cardiaque, pour laquelle il
n’existe aucun traitement. Leurs
travaux ont été financés par les
Instituts de recherches au Canada.
Dans le cadre de cette étude, dont les
résultats ont été publiés dans la revue
PLOS One, les chercheurs ont
examiné les mécanismes moléculaires
à l’origine de la fibrose cardiaque dans
un modèle préclinique. Ces travaux
leur ont permis de découvrir les
facteurs déclenchants de cette
affection qui précipite l’apparition de
l’insuffisance cardiaque. En faisant
obstacle à ces facteurs déclenchants
au moyen de certains acides biliaires,
ils ont réussi à prévenir la survenue de
fibrose cardiaque.
« La fibrose cardiaque est considérée
comme un remodelage permanent des
structures cardiaques. Elle mène
inévitablement vers l’insuffisance
cardiaque et, donc la mort. Nos
travaux montrent pour la première fois
qu’il est possible de prévenir la fibrose
cardiaque. »
« Les résultats que nous avons
obtenus offrent une lueur d’espoir à
ceux qui vivent avec une insuffisance
cardiaque » , ajoute Luis Agellon,
cochercheur principal et professeur à
l’université McGill.
LA PLAGE ANNABIE
FÊTE LE CINÉMA
« C’EST UNE EXPÉRIENCE
sensationnelle » disent les
nombreuses personnes qui y ont
assisté. Elles étaient des centaines à
avoir pris place, sur la plage « RiziAmor », à Annaba, en face de l’écran
géant installé pour l’événement Ciné
plage qui s’est déroulé pendant une
semaine. Cette deuxième édition des
journées cinématographiques,
organisées par l’Agence algérienne
pour le rayonnement culturel (Aarc) en
partenariat avec la direction de la
culture de la wilaya de Annaba, a bien
relevé le défi de séduire le public,
comme l’année précédente. Le public
a visionné des productions récentes
ainsi que des films cultes du cinéma
algérien. Durant cet évènement, les
projections avaient lieu dès 21h30. Les
projections dans le cadre de Ciné
plage ont débuté le mardi 9 août et
prendront fin aujourd’hui. Une forte
participation des familles et des
cinéphiles a été enregistrée. « Ciné
plage offre des projections en plein air
chaque soir au bord de la mer. Son
principe est simple : le public s’installe
pour profiter de séances de cinéma
sous les étoiles. Les projections sont
ouvertes et gratuites », selon un
responsable du secteur. Vu le nombre
des amateurs, une partie du public a
dû s’asseoir sur le sable.
SETRAM : EXERCICE NOCTURNE DE SÉCURITÉ
LA SOCIÉTÉ D’EXPLOITATION des tramways
(Setram) a procédé dans la soirée de jeudi dernier, à un « premier exercice de sécurité» sur le
tramway d’Alger. Cet exercice annuel 2016, a été
organisé « en vue de tester et de mettre à jour les
procédures d’intervention et les plans de sécurité
des différentes parties concernées en situation
dégradée, en partenariat avec la Protection civile,
la Sûreté nationale, Sonelgaz et Cital». Selon les
explications de l’entreprise, on explique que «le
scénario retenu consistait à simuler un accident
au niveau du poste électrique de haute tension
station -Rabia Tahar-, au cours duquel une personne a été brûlée, suite à une explosion causée
par les installations électriques qui ont pris feu».
La Setram ajoute que « suite à cet incendie, l’exploitation des tramways a été arrêtée. Les voyageurs se trouvant prêts du poste électrique ont
été, par la suite, évacués» .Selon la même source,
«cet exercice, qui a débuté à minuit afin de ne pas
perturber le service de transport des voyageurs, a
permis le déclenchement de toutes les procédures de gestion d’une situation sécuritaire grave» .
Béjaïa : appel à
candidatures
pour le 7ème art
LES 14ES RENCONTRES
cinématographiques de
Béjaïa qui auront lieu du 03
au 09 septembre au théâtre
régional de Béjaïa. offrent
chaque année au public un
programme riche en
projection de films et
documentaires, mais aussi
des rencontres-débats en
présence des réalisateurs
autour du 7e art en Algérie
et dans le monde, et cela
depuis 13 ans ! Pour cette
nouvelle édition, les
organisateurs lancent un
appel à candidatures pour
les réalisateurs qui
voudraient soumettre leurs
films au comité de
programmation. Lors de la
précédente édition, ils
avaient lancé « le Béjaïa film
laboratoire», un espace
dédié au financement des
projets cinématographiques,
initiative hautement
appréciée par les jeunes
cinéastes en quête d’un
soutien.
POUR LES VIRUS HIBERNÉS,
LE CHANGEMENT CLIMATIQUE
EST UNE CHANCE
LE RÉCHAUFFEMENT climatique va-t-il provoquer le retour de la
variole? Les cas récents d’anthrax dans le Grand Nord russe ont
révélé les dangers sanitaires liés à la fonte du permafrost, ces sols
gelés où sont piégés des virus redoutables depuis parfois des
millénaires. On connaissait l’effet dramatique du dégel du
permafrost, sols gelés de manière permanente en profondeur, pour
les modes de vie et les écosystèmes. Les habitants de la péninsule
de Yamal, à 2 500 kilomètres au nord-est de Moscou, ont subi une
conséquence très concrète. Un enfant y est mort et 23 autres
personnes ont été infectées par l’apparition fin juillet de la maladie
du charbon, appelée aussi anthrax, pourtant disparue depuis 75
ans. Lors du dégel d’un renne mort de l’anthrax, la bactérie
mortelle libérée a infecté les troupeaux. « Est-ce qu’un tel
processus peut se répéter ? Bien sûr», a prévenu l’Institut russe
des problèmes biologiques du permafrost. La Russie se réchauffe
2,5 fois plus vite en moyenne que le reste du monde et ce
changement climatique est encore plus rapide en Arctique.
5
L’Actualité
DIMANCHE 14 AOÛT 2016
RÉCLAMANT LA PEINE DE MORT CONTRE LES ASSASSINS D’ENFANTS
Des parents de victimes manifestent à Constantine
LE PÈRE DE BRAHIM CRIE « le peuple veut l’application de la peine de mort, le peuple réclame justice ».
! IKRAM GHIOUA
P
our
Nihal,
Chaima,
Haroune, Brahim, Yacine,
Salah Eddine, Abdelrrahim
et bien d’autres, dont la vie a été
cruellement ôtée, par des criminels,
pour leur mémoire, pour la justice
et pour leur droit, Constantine s’est
mobilisée. De nombreuses personnes, à l’initiative des parents de ces
enfants enlevés, séquestrés et
assassinés, se sont rassemblées hier
à la place de La Brèche, à proximité
du jardin de Bab El Oued, juste à
un jet de pierre du Palais de justice.
Il était encore 9 heures quand la
foule commençait à se former
autour des organisateurs dans un
climat plein d’émotion. Des passants se joignaient à la masse spontanément pour exprimer leur solidarité.
Des enfants portant le drapeau
et des portraits des victimes étaient
aussi là parmi cette foule qui réclamait justice au nom de ces anges
partis trop tôt. Pour eux, leurs
parents meurtris espéraient un
avenir radieux, des études brillantes, de la joie et du bonheur, mais
leurs souhaits se sont arrêtés à une
certaine date, après de longues
journées à les attendre. Ce sont ces
mêmes parents dont les enfants
sont morts dans les mêmes circonstances que Nihal, qui sont venus
aujourd’hui revendiquer l’application de la peine capitale contre les
criminels, interpeller le premier
magistrat du pays pour la protection des enfants et exiger le droit à
la vie. C’est un mouvement qui se
veut pacifique d’où cette mobilisation discrète de la police, présente,
mais restée à l’écart.
Cette peine de mort pour
laquelle des partis politiques ont
exprimé leur consentement à son
application, semble être sujet de
polémiques puisque d’autres partis
Le kidnapping d’enfant doit cesser
souhaitent garder le droit à la vie
pour les assassins des enfants. Mais
loin des frustrations des politiciens,
les parents des victimes demandent
réparation. Leur vie est désormais
un immense traumatisme, un choc,
un désarroi. Incapables d’avancer
ils côtoient la tristesse et s’adaptent au chagrin. C’est le père de
Brahim qui crie « le peuple veut
l’application de la peine de mort, le
peuple réclame justice ». Ajoutant
« non à l’assassinat des enfants ». A
ses côtés le papa de Salah Eddine et
de Haroune scandaient que « vive
l’Algérie ». Tous avaient le portrait
de Nihal.
Un mouvement de solidarité
certes, mais à caractère national
dans la mesure où les photos de
toutes les victimes étaient affi-
chées. Celles-là avaient toutes été
kidnappées, abusées sexuellement
pour certaines, séquestrées, sauvagement assassinées et laissées à
l’humeur de la nature. On ne saura
jamais comment elles ont vécu,
leurs derniers moments, on ne
connaîtra jamais leurs souffrances,
pleurs et peines, on ne vivra jamais
leurs peurs. Plus jamais on ne les
verra. Leurs assassins en ont décidé
ainsi, et ne sont nullement loin, ce
sont des voisins, des proches ou des
amis. Attirés par les actes diaboliques, ces criminels s’approchent
de leurs victimes pour un désir bestial comme pour Brahim et
Haroune, pour une vengeance
comme pour Chaima et Salah
Eddine, ou encore pour de la sorcellerie, comme il s’avère pour Nihal,
une piste prise en considération par
les enquêteurs. Ces actes criminels
sont souvent calculés et prémédités, leurs auteurs, des repris de justice généralement sont pris par une
démence meurtrière. Mais cela
reste des actes condamnables vu
l’ampleur du drame.
Un drame social pour lequel
« l’Etat est appelé à agir avec fermeté avec des décisions concrètes »,
ont aimé souligner les manifestants. Ils ajoutent, « on ne va pas
rester indifférents », lance un passant qui demande aux parents de
faire une pétition devant faire le
tour du territoire national. Les
initiateurs de ce mouvement ne
comptent pas s’arrêter là, mais
visent à organiser un mouvement
plus large pour sensibiliser tout le
pays afin d’appliquer la peine de
mort contre ces monstres qui n’ont
éprouvé aucune compassion envers
I. G.
des enfants.
MASCARA
Un enfant de 3 ans noyé dans un bassin d’irrigation
Un enfant de trois années est mort avant-hier, à
Mohammadia en se noyant dans un bassin servant à
l’irrigation des surfaces agricoles, a-t-on appris hier des
services de la Protection civile de la wilaya de Mascara.
Le chargé de la communication de la dite direction, le
lieutenant Tahar Mehenni, a indiqué que l’accident s’est
produit en fin d’après-midi au village Benchenine relevant de la commune de Mohammadia. Le corps sans
vie de la victime a été retiré de cette canalisation en
béton servant à l’irrigation des terres agricoles.
Les éléments de la Gendarmerie nationale ont
ouvert une enquête pour déterminer les circonstances
exactes de cet accident. Par ailleurs, un enfant de quatre ans a été grièvement blessé, vendredi, en chutant
d’un véhicule utilitaire conduit par son père. L’accident
s’est produit dans la commune de Sedjrara, lorsque
l’enfant a chuté du véhicule sans que le conducteur ne
s’en rende compte, a-t-on indiqué de même source. Le
conducteur et son enfant revenaient d’une waâda (fête)
organisée dans le village d’El Mallah, lorsque l’accident
s’est produit, précise-t-on de même source.
EN PRÉVISION DE LA RENTRÉE SCOLAIRE
Les écoles sous haute surveillance
CE PLAN DE SÉCURITÉ a été remis au jour, suite au kidnapping de la petite Nihal Si Mohand .
! MADJID BERKANE
L
a prochaine rentrée scolaire ne sera
plus comme les précédentes en
matière de sécurisation des alentours
des établissements scolaires. A croire certaines sources au ministère de l’Education
nationale, ce sont des mesures exceptionnelles qui seront mises en place aussi bien par
les directions des établissements scolaires
que les services de sécurités tous corps
confondus. En plus du renforcement des
agents de sécurité au niveau des établissements scolaires de sorte que tous les enfants
soient surveillés de près, des patrouilles des
services de sécurité sillonneront les alentours
des établissements scolaires à l’heure de la
des Collectivités locales, a déclaré que le
milieu de l’école doit être protégé et
assaini « Le milieu scolaire doit rester la ligne
rouge à ne pas franchir ». Et d’ajouter « le
gouvernement est déterminé à lutter contre
toutes les formes de violence à travers l’adoption de nouvelles mesures à même de réduire
la dangerosité de ce phénomène». De son côté
la ministre de l’Education nationale,
Mme Benghebrit, a soutenu que «la lutte
contre la violence en milieu scolaire passe par
la prévention et la sensibilisation en privilégiant le dialogue et la médiation, en redoublant de vigilance et en bannissant l’impunité par l’application de la loi», afin, avait
précisé la ministre, de «faire de l’école un
espace protecteur et protégé et de prendre en
charge le fléau de manière globale et perma-
rentrée et de la sortie des élèves. Ce plan qui
découle, rappelons-le, de la convention signée
entre le ministère de l’Education nationale et
celui de l’Intérieur et des Collectivités locales
en mars dernier portant renforcement des
mesures de sécurité aux alentours des écoles
et lutte contre la violence en milieu scolaire,
est remis au jour, en raison des derniers kidnappings d’ enfants qui ont eu lieu, notamment celui de la petite Nihal Si Mohand âgée
de 4 ans, dans la daïra des Ouacifs à Tizi
Ouzou ayant choqué tous les parents d’enfants et créé en eux une sorte de phobie au
point de s’inquiéter pour leurs enfants et de
se demander est-ce qu’ils continuent à les
envoyer tout seuls à l’école. A ce propos, il est
à rappeler, qu’en signant cette convention,
Nouredine Bedoui, ministre de l’Intérieur et
nente et non de façon partielle et conjoncturelle». La convention dont les ministres n’ont
pas donné beaucoup de détails concernant
son contenu, a laissé beaucoup de spécialistes
et d’observateurs prédire que cette convention fera participer outre les services de sécurité et les directeurs des établissements scolaires, les associations de parents d’élèves
dans cette opération. Ces derniers, soulignet-on, restent ceux qui connaissent le mieux
les personnes perverses évoluant dans l’entourage immédiat des écoles et très proches
des parents des élèves. Les directeurs des établissements scolaires peuvent participer par
exemple, en permettant aux enfants des écoles primaires de rester dans la cour après la
fin des cours et leur permettre d’attendre
M. B.
leurs parents.
KIDNAPPING À DÉLY BRAHIM
Comment ils ont planifié le rapt
LES PRÉVENUS ont été présentés devant le juge du tribunal de Bir Mourad Raïs et ont écopé d’un mandat de dépôt.
! SALIM BENALIA
L
es
services
de
la
Gendarmerie nationale relevant du groupement territorial de Chéraga, viennent de présenter devant le juge les quatre
prévenus dans l’affaire d’enlèvement d’un quinquagénaire à DélyBrahim (Alger).
Ce déferrement permettra d’auditionner les inculpés afin de
recueillir tous les détails entourant
leur acte criminel.
Les accusés ont cru avoir été
roulés dans une transaction commerciale et ont voulu récupérer de
force leur argent.
Les premiers éléments de l’enquête ont fait ressortir que la victime, âgée de cinquante-cinq ans,
était liée à ses ravisseurs par une
affaire commerciale qui s’est soldée
par un litige de cinq cents mille
dinars. Cinquante millions de centimes.
Une valeur que les quatre hommes ont coûte que coûte tenté de
restituer. Aussi, ont-ils planifié le
kidnapping en procédant au préalable à une filature de leur cible, dont
ils ont relevé tous les faits et gestes
et ce, en recourrant notamment
aux services de quelques jeunes du
quartier. Ils se sont ensuite déplacés sur les lieux du forfait où ils
sont donc passés à l’acte en obligeant leur vis-à-vis à embarquer à
bord d’une voiture qu’ils ont
conduit vers un endroit inconnu,
du côté de Aïn El Benian. Selon des
sources au fait de ce dossier, les
ravisseurs ont gardé durant plusieurs heures leur otage. Ils l’ont
ensuite contraint à appeler son fils
afin qu’il réunisse la somme d’argent en question, tout en le met-
6
tant en garde de ne pas divulguer le
lieu où il se trouvait.
Le fils a néanmoins soupçonné
que quelque chose n’allait pas et a
immédiatement alerté les gendarmes, surtout que son père avait
mystérieusement disparu.
Les gendarmes qui ont traqué
les appels téléphoniques émis ont
pu déterminer où étaient tapis les
délinquants. Forts de l’obtention
d’une extension de compétence, les
hommes en uniforme auront vite
fait de se rendre sur place et d’arrêter les kidnappeurs. Ces derniers
ont finalement été présentés à la
troisième chambre d’accusation,
près le tribunal de Birmourad Raïs,
jeudi dernier, pour les besoins
d’une première audition.
Le père et le fils, victimes du
rapt, ont quant à eux fait part de
leurs déclarations en attendant d’adresser l’accusation aux suspects
dans les tout prochains jours, et ce
pour le chef d’inculpation : constitution d’un groupe de malfaiteurs,
enlèvement et prise d’otage. S’en
suivra un mandat de dépôt provisoire à l’institution correctionnelle
d’El Harrach dans le cadre de l’enS. B.
quête.
L’Actualité
DIMANCHE 14 AOÛT 2016
SAISON ESTIVALE NULLE SUR TOUTE LA LIGNE
Zéro pointé pour Béjaïa
LUTTE
ANTITERRORISTE
Deux casemates
détruites à
Boumerdès
Deux caches pour terroristes
contenant 13 canons de
confection artisanale, 8 bombes,
10 kilogrammes de matières
explosives et des moyens de
détonation, ont été découvertes
et détruites par un détachement
de l’ANP lors d’une opération de
ratissage, vendredi, au niveau de
la forêt de Sidi Ali Bounab,
wilaya de Boumerdès, a indiqué
hier un communiqué du
ministère de la Défense
nationale. «Dans le cadre de la
lutte antiterroriste, un
détachement de l’ANP a
découvert et détruit, le 12 août
2016, lors d’une opération de
ratissage au niveau de la forêt de
Sidi Ali Bounab, wilaya de
Boumerdès, deux caches pour
terroristes contenant 13 canons
de confection artisanale, huit
bombes, 10 kilogrammes de
matières explosives et des
moyens de détonation», note la
même source.
Par ailleurs et dans le cadre de la
lutte contre la criminalité
organisée, des éléments de la
Gendarmerie nationale «ont
appréhendé un contrebandier à
Adrar, à bord d’un camion
chargé de 4 430 unités de tabac».
A Biskra, un détachement de
l’ANP «a arrêté deux personnes
à bord d’un véhicule touristique
en possession de deux fusils de
chasse et d’une quantité de
munitions». A Tamanrasset et
Bordj Badji Mokhtar/6°RM, des
détachements de l’ANP «ont
saisi trois détecteurs de métaux,
deux véhicules tout-terrain et
1760 litres de carburant». A
Souk Ahras, Tébessa et ElTaref/5°RM, les unités des
gardes-frontières «ont déjoué des
tentatives de contrebande de
plus de 18 160 litres de
carburant».
D’autre part, les éléments de la
Gendarmerie nationale de
Ghardaïa et Aïn Témouchent
«ont arrêté 15 immigrants
clandestins de nationalités
africaines, tandis que deux
immigrants clandestins de
nationalité syrienne ont été
appréhendés à Hassi Messaoud
et deux autres de nationalité
marocaine à Bab El-Assa, wilaya
de Tlemcen.
BOUIRA
Deux fossoyeurs
arrêtés
Les services de la sûreté de la
wilaya de Bouira ont mis fin
aux agissements de deux
fossoyeurs. L’unité
économique et financière de la
dite direction ont arrêté les
nommés R.L (32 ans) et M.R (44
ans) tous deux résidents à
Sour El Ghozlane. Suite à une
information parvenue aux
éléments de la dite brigade, les
deux suspects ont été
appréhendés au niveau du
marché hebdomadaire de bétail
de Bouira. Au moment de
l’arrestation, les policiers
saisissent chez R.L 101 faux
billets de 1000 DA mélangés à
de vrais billets. Conformément
à l’autorisation du procureur de
la République près le tribunal
de Bouira, une perquisition au
domicile du suspect une liasse
de 55 faux billets de 2000 DA
est découverte par les
enquêteurs. Présentés devant
la justice, le 10 de ce mois, le
juge a décidé la mise en
détention préventive pour le
nommé R.L et la liberté
provisoire pour M.R.
A. M.
UN ÉTABLISSEMENT HÔTELIER qui a pour habitude de faire le plein au mois d’août ne fonctionne qu’à 40% de ses capacités.
! AREZKI SLIMANI
B
éjaïa, région touristique par
excellence, ne brille cette
année que par des bilans
macabres et déficitaires sur tous les
plans. Et ce ne sont pas les bilans de
la Protection civile et des opérateurs
économiques qui vont nous contredire, eux qui se plaignent du matin
au soir de leur sort.
Après l’accident qui a décimé
toute une famille mercredi dernier
dans la région de Kafrida, les secours
de la Protection civile ont été dépêchés pour porter secours aux victimes d’un accident de la circulation,
survenu sur la RN-24, au lieu-dit
Tighremt relevant de la commune
de Toudja, daïra d’El Kseur. Il s’agit
du dérapage d’un véhicule léger qui a
dévalé une pente abrupte, pour se
stabiliser à quelques mètres de la
mer, ayant à son bord trois jeunes, le
conducteur âgé de 23 ans et un passager âgé de 21 ans ont été sauvés
alors que le troisième ayant été éjecté
vers la mer, a été repêché après d’intenses recherches, à environ 1 500 m
du point de chute. Il est décédé et
n’avait que 19 ans.
Tout au début de la même nuit,
les services de la Protection civile,
ont eu à se déplacer sur la même
route à hauteur du Phare de B’ni
Ksila pour le dérapage d’une autre
voiture avec au bout, quatre blessés
évacués avant l’arrivée des secours et
un mort transféré par la Protection
civile vers la morgue du CHU de
Béjaïa. Un jeune de 23 ans, de Souk
El Djemâa, commune de Toudja.
Vers 06h00 du matin les plongeurs
ont été dépêchés pour retrouver une
L’art de rater une saison estivale
victime qui voulait se photographier
sur les digues et les rochers de la
plage non gardée, dite Elmaaden
dans la commune de Tichy, avant de
chuter et disparaître peu après en
mer. Il s’agit d’un jeune homme de
22 ans, originaire de Biskra. Vers
19h50, les éléments de la Protection
civile ont transféré vers la polyclinique de Souk El Tenine, le cadavre
d’un jeune homme âgé de 26 ans, originaire d’El Eulma dans la wilaya de
Sétif, trouvé en train de flotter au
large, repéré et repêché par un
pêcheur, au niveau des falaises de
Melbou. Depuis le début de l’année
jusqu’au 12 août 2016, le bilan général de la Protection civile donne froid
dans le dos. A travers tout le réseau
routier et ferroviaire de la wilaya, la
Protection civile a dénombré
1 129 accidents ayant engendré
1 384 blessés et 40 morts.
En matière de surveillance des
plages et baignades, à ce jour, les 34
plages surveillées ont vu l’affluence
de plus de 5 000 000 baigneurs avec
en appoint 5 428 interventions au
total,
réparties
comme suit : 3 361
personnes sauvées
d’une noyade, 1 724
personnes soignées
sur place, 137 personnes
évacuées
vers les structures
sanitaires, 158 personnes secourues
sur des engins ou
embarcations
et
malheureusement
12 noyés décédés en
mer. Sur le plan économique, la « catastrophe » est le maître mot des opérateurs qui mettent en
cause la politique
des pouvoirs publics.
Un établissement
hôtelier qui a pour
habitude de faire le
plein au mois d’août
ne fonctionne qu’à
40% de ses capacités.
Les travaux en
pleine saison estivale, la politique «
répressive » des pouvoirs publics envers
certains opérateurs, et le laxisme en
matière d’application de la loi de la
République, sont pointées du doigt
pour expliquer un état de fait inédit
pour une région touristique des plus
indéniables. Pas besoin de l’écrire
noir sur blanc. La réalité est là pour
rappeler à certains que l’art de la
gouvernance est la prévoyance et à
Béjaïa c’est loin d’être le cas. La présente saison l’atteste sur tous les
plans.
A. S.
LUTTE CONTRE LE CANCER EN ALGÉRIE
Nouveaux espoirs pour les malades
LE PROFESSEUR Kamel Bouzid a annoncé que c’est en ce début du mois d’août que cinq personnes
atteintes de cancer sont mises sous immunothérapie.
! ALI TIRICHINE
L
’éminent cancérologue affirme dans un
entretien accordé à Santé Mag que
l’Algérie recourt à cette approche thérapeutique au moment où l’on commence, dans les
milieux scientifiques de par le monde, à la considérer de plus en plus comme « une sacrée révolution
dans le traitement de nombreuses maladies, particulièrement les cancers, pour la simple raison qu’il
agit sur le système immunitaire pour l’amener à
jouer son rôle contre les corps étrangers et surtout
dangereux pour l’organisme ». Selon des chercheurs, «les cellules tumorales prolifèrent au sein
de l’organisme en toute impunité. Elles échappent
au système immunitaire. C’est en comprenant
comment elles y parviennent que les chercheurs
peuvent aujourd’hui proposer de nouvelles solutions pour les contrecarrer», ajoute Santé Mag. Il
est également indiqué que c’est de cette vision de
la pathologie la plus insidieuse du XXIe siècle que
l’immunothérapie est apparue comme une poten-
tielle solution thérapeutique. Dans une définition
basique, est-il expliqué, l’immunothérapie est présentée comme une stimulation des défenses immunitaires contre les cellules cancéreuses. «Si le système immunitaire ne reconnaît pas la tumeur
comme étrangère à l’organisme, il va falloir
induire une réponse en l’éduquant, c’est-à-dire en
lui apprenant à la reconnaître comme dangereuse.
Si la réponse est là, mais pas assez forte, il s’agira
alors de la stimuler, pour lui donner une dimension
qui soit à la hauteur de son adversaire !» schématisent les praticiens de la santé, selon la même
revue. Le support médiatique ajoute que son efficacité est prouvée pour de nombreux types de cancers, tels que celui du poumon qui représente aussi
bien en Algérie que de par le monde, l’une des incidences les plus élevées. Par ailleurs, le principe de
la médecine personnalisée est plus que jamais d’actualité avec l’immunothérapie avec les tests d’éligibilité au traitement avant toute décision thérapeutique. A noter que l’immunothérapie a été testée initialement sur les cancers de la peau ou
mélanome. Elle est encore au stade expérimental
pour d’autres plus courants, tels que le cancer du
sein, de la prostate, de l’ovaire… Quoi qu’il en soit,
les essais cliniques se poursuivent sur l’immunothérapie. Et au fur et à mesure, les résultats semblent parfaitement probant L’immunothérapie est
considérée comme un espoir contre les cancers. On
se souvient qu’au mois de février de l’année en
cours, des oncologues annonçaient une introduction prochaine de l’immunothérapie en Algérie.
Trois mois après, en marge des travaux du
Congrès d’oncologie, les praticiens spécialistes
dans les cancers, à leur tête le professeur Bouzid,
président de la Société algérienne d’oncologie
médicale, révélaient que le traitement est déjà
appliqué dans le pays sur deux patients. Selon le
Pr Kamel Bouzid, ce n’est certainement pas à titre
expérimental que l’immunothérapie est introduite
en Algérie. D’ailleurs, elle l’est selon les indications et les autorisations de mise sur le marché
européennes et américaines. « Nous sommes en
juillet 2016 (date de l’interview). Cinq patients,
atteints de cancer sont mis sous immunothérapie
A. I.
», a-t-il indiqué.
AHL EL KSAR À BOUIRA
UN LIEU DE DÉBAUCHE DÉMOLI
! ABDENOUR MERZOUK
A
bdenour Merzouk Les habitants d’Ahl El Ksar, au sudest de Bouira, ont décidé de
passer à l’action. Ayant sollicité les
responsables à divers niveaux pour
mettre fin à l’activité illicite d’un
vendeur de boissons alcoolisées
dans un hangar désaffecté, ils ont
recouru à une manifestation et une
action collective de démolition du
hangar. Ils étaient des milliers à
venir hier sur le site exprimer leur
ras-le-bol. En plus des désagréments que cause ce lieu aux riverains, celui-ci a fini par devenir
dangereux.
Récemment,
une
bagarre a failli tourner au drame
quand les belligérants, tous dans un
état d’ébriété avancée, ont utilisé
des armes blanches.
Le hangar en question est
devenu une destination aux accrocs
de l’alcool qui viennent d’un peu
partout. « Nous avons sollicité à
maintes reprises les élus, la gendarmerie pour mettre un terme à
cette situation, mais en vain.
Chaque partie rejette la responsabilité sur autrui. Nous avons donc
décidé de passer à l’action et de descendre cette structure qui menace
la quiétude et la tranquillité de
toute la ville », nous confie un membre du collectif local.
7
Les manifestants ont aussi
brandi la revendication d’une unité
de la Sûreté nationale au niveau du
chef-lieu de cette commune. Classée
zone urbaine, l’unique structure de
sécurité qu’est la Gendarmerie
nationale ne peut garantir la sécurité en ville en raison de la réglementation qui régit territorialement le domaine d’activité.
La sûreté de wilaya et celle de la
daïra de Bechloul peuvent affecter
quelques éléments et ouvrir une
unité, seule alternative pour garantir la sécurité des citoyens et des
biens. La manifestation d’hier et la
détermination des participants restent une preuve de la volonté des
« Iksrioune» de refuser l’omerta et
la loi du silence.
En passant à l’action, ils restent
un exemple à suivre quand l’absence de l’autorité et de l’Etat sont
à l’ordre du jour comme c’est le cas
un peu partout.
« Nous ne voulons pas nous
substituer aux institutions de l’Etat
mais notre patience des limites. On
a assez subi et attendu.
Nous voulons rétablir les
valeurs de respect, d’entraide et de
bon voisinage qui étaient légion par
le passé au sein de nos villes et villages », ajoutera un membre du collectif.
A. M.
L’Actualité
DIMANCHE 14 AOÛT 2016
RETOUR DES ÉMIGRÉS POUR SE RESSOURCER AU PAYS
Elle est belle l’Algérie de papa
EN QUÊTE D’UN BONHEUR à tout prix, les jeunes d’ici voient en les émigrés comme un exemple d’une vie réussie.
! KAMEL BOUDJADI
Ph : R. Boudina
O
n s’inscrit aux universités
françaises puis on y va pour
travailler au noir. On paye
500 000 dinars la place dans une
embarcation de harraga. On s’achète un visa à 800 000 dinars sans
importance pour la destination.
Tout cela se passe chaque jour alors
que des milliers d’autres jeunes
font le chemin inverse, revenant,
pour des vacances au pays. Cet été,
les villages de Kabylie s’animent
exceptionnellement par la venue en
masse des jeunes émigrés partis,
eux aussi, il y a quelques années
vers l’aventure européenne. Leur
présence appelle bien des questions
sur l’impact qu’ils ont sur la vie
quotidienne de leurs villages natals.
Une bien particulière situation, à
les entendre discuter avec les jeunes restés au pays. Un véritable
paradoxe.
En quête d’un bonheur à tout
prix, les jeunes d’ici voient en les
émigrés comme un exemple d’une
vie réussie. Eux aussi, partis pour
étudier, mais se retrouvant au travail avec des enfants. Eux aussi
sont partis en risquant leurs vies
par la mer, pour certains et d’autres
en payant le prix fort pour un visa.
Pourtant, en majorité, ils le disent
bien. La vie n’est pas si rose en
Europe. Elle est très difficile. Peutêtre même plus qu’ici au bled. Mais,
les jeunes d’ici n’en croient pas un
mot. Ils gardent le cap vers
l’Europe mettant les voiles par
n’importe quel moyen.
Pendant ce temps les experts
des plus grandes universités mondiales se perdent dans le labyrinthe
algérien dans leur quête des indices
du bonheur et le classement mondial. Le dernier rapport de l’ONU
classe l’Algérie en tête des pays
africains selon des critères objectifs
et subjectifs. Pour comprendre une
partie de ce paradoxe, nous avons
plongé au milieu de ces jeunes dans
plusieurs villages. Nous avons
recueilli un nombre important
d’idées à même de constituer de la
matière à réflexion pour des travaux de sociologie.
Attablés dans un café à Tigzirt,
des jeunes se sont volontiers mis à
discuter avec nous. « J’ai toujours
dit à mes amis d’ici que la vie n’est
pas facile en Europe. Nous souffrons vraiment », affirme Samir, un
jeune émigré venu avec sa compagne européenne. « Moi, personnellement, je ne peux pas vous croire.
Si c’était le cas, alors revenez »,
réplique son ami. « On ne peut pas
revenir. Ce n’est plus possible. Ce
serait des années perdues pour
rien», revient Samir à la charge
pour convaincre de sa sincérité. La
discussion s’anime et d’autres jeunes arrivent. « C’est vrai, si c’est
difficile, alors, revenez ici », ajoute
La vie n’est pas si rose en Europe
un autre jeune. Samir est dépassé
par l’argumentation de ses amis et
il abandonne. Pour nous, il devient
évident que ce sont les arguments
des classements qui sont démentis
par ces situations. Les indices basés
sur les conditions matérielles de la
vie ne seraient pas suffisants pour
rapporter le réel état des populations d’un pays. Autrement, comment expliquer qu’en Algérie, l’un
des pays pétroliers des plus riches,
des jeunes continuent de mourir en
mer aux côtés de réfugiés de pays
en proie à des guerres sans merci.
C’est que ce n’est pas une question
d’argent ni de matériel. D’ailleurs,
l’Algérie, de l’avis de ces mêmes
jeunes émigrés, est l’unique pays
au monde où les citoyens reçoivent
des maisons gratuitement et des
prêts de plusieurs milliards pour
commencer leur vie professionnelle.
Des logements gratuits
En fait, la question dépasse de
loin celle de la recherche du bonheur. Quand on voit des jeunes, qui
ont fait l’expérience, revenir dans
leur pays, racontant des conditions
de vie difficiles dans l’eldorado,
alors que d’autres partent encore
en plus grand nombre dans la
même direction. C’est pourquoi,
nous avons inversé le rapport des
questions. Nous avons demandé
aux jeunes émigrés les raisons qui
leur font dire que leur quête du
bonheur est une chimère.
« C’est vrai que ma situation
matérielle est meilleure, même largement meilleure, mais, j’ai tou-
jours le vide de mon village. Là-bas,
t’es toujours un étranger quoi que
tu fasses et quoi que tu dises. Tu le
vois dans les regards », explique Ali,
un autre jeune vivant dans le sud
de la France. « Quand on est ici au
bled, on croit qu’on sait ce qu’on
veut, mais une fois sur l’autre rive
et des années qui passent, on s’aperçoit qu’on n’a pas encore
répondu à cette question existentielle», ajoute-t-il, l’air chagriné.
« Si vous permettez, je vous donne
ma réponse à votre question. Eh
bien, pour ne pas vivre ce dilemme
existentiel il faut aimer beaucoup
plus fort son pays » et d’ajouter
« on n’est jamais heureux quand on
vit à l’étranger loin de ses parents,
de ses frères et sœurs. On ne peut
pas être bien loin des siens et de son
environnement naturel au village.
Mais malheureusement, cette
réalité n’apparaît qu’une fois le
malaise qui nous pousse à partir
dissipé ».
De l’autre côté, les jeunes
vivants ici qualifient les dires de
notre ami de philosophie qui ne
donne pas à manger. « Oui, mais
avant de penser ça, il me faut d’abord une belle voiture décapotable
comme la sienne. Une vie au Sud de
la France avec une résidence de dix
ans. Puis après tant pis si je meure
de nostalgie », répond un autre,
refusant de paraître naïf. « Puis s’il
veut qu’on échange mon bonheur
ici dans notre village contre son
chagrin là-bas je suis preneur »,
affirme-t-il narquois pour signifier
qu’il ne croit pas un mot de ce que
dit son ami émigré.
Il devient évident que même
notre quête se perd dans ce labyrinthe. L’Algérie est, si l’on se fie à ces
critères, classée parmi les pays où il
fait bon vivre. La sécurité est revenue ces dernières années malgré
quelques manques d’autant plus
existants même dans les pays les
plus heureux. Les gens s’entraident
peut-être plus que dans ces pays où
l’individualisme est loi. Dans cette
chaîne, il y aurait un maillon qui
manque.
Tant pis si je meurs
de nostalgie
« Oui, moi aussi, je ne peux pas
répondre à toutes ces questions.
J’ai tout fait pour me marier à une
Européenne. Aujourd’hui, je donnerais tout ce que je possède pour
finir ma vie avec une Kabyle. Peutêtre parce que tout simplement je
suis kabyle. Je ne peux pas vous le
dire en tout cas, du point de vue
matériel, je suis très à l’aise, mais
dire que je nage dans le bonheur, ce
serait vous mentir. Vous ne savez
pas ce que je suis prêt à payer pour
m’asseoir un matin ensoleillé sur
cette pierre au milieu du village »,
dit un homme à la soixantaine.
Cuisinier de profession dans un
pays européen du Nord. « Paye-moi
un séjour d’une semaine dans un
hôtel en Europe, si tu veux je te
transporterai cette pierre sur mes
épaules jusque devant la porte de ta
villa » répond un jeune du village
l’air amusé. « Vous savez qu’on ne
peut plus se soigner dans ce pays.
Les bons médecins sont tous partis
et c’est valable pour tous les domai-
nes », ajoute le jeune. « Oui, c’est
parce qu’ils veulent tous goûter à
cette vie délicieuse. Vous verrez,
dans quelques années, ils demanderont tous à se marier avec des
Algériennes. Ils vous diront qu’ils
ne sont pas heureux avec les
Européennes. Vous savez, j’ai l’impression qu’on a un sérieux problème. On fuit les défauts d’une
personne ou d’un pays pour aller
vers les qualités d’un autre. Les
années passent et on s’aperçoit
qu’on a perdu les qualités de la personne ou le pays qu’on a fui et souffrons des défauts de l’Autre qu’on a
suivi. Vous me direz que c’est de la
philosophie, je comprends alors je
vous laisse vivre ça personnellement. D’ailleurs toutes les générations de Kabyles vivent cela alors
pourquoi vous vous privez de bonheur de maso », conclut le vieil émigré en s’asseyant justement sur la
pierre de son enfance.
Enfin, les discussions étaient
attrayantes autant qu’elles étaient
nombreuses. Les jeunes d’ici tiennent toujours à partir par tous les
moyens, en quête d’une vie
meilleure. Ceux qui reviennent de
la vie meilleure disent que ce n’est
pas le paradis, mais personne ne
veut les croire. Or, une seule question à laquelle on n’a pas trouvé de
réponse pourrait expliquer notre
paradoxe : si l’Algérie est un beau
pays, qu’est-ce qui empêcherait la
vie d’être belle à l’intérieur ? La
réponse est à rechercher dans les
critères de classement des pays et
surtout à l’intérieur des individus.
K. B.
APRÈS LES PROJETS DE MÉCANIQUE ALGÉRO-EMIRATIS
Place aux énergies renouvelables
LE CHOIX DU PARTENAIRE n’est pas fortuit, puisque les deux pays ont déjà fait aboutir de nombreux projets communs.
U
ne convention de coopération scientifique a été signée dernièrement entre
le Centre de développement des
énergies renouvelables (Cder) et l’université
de Sharjah dans le cadre de la coopération
scientifique entre l’Algérie et les Emirats
arabes unis, indique-t-on, dans un communiqué rendu public, hier, par le Cder.
L’accord a été signé côté algérien par le
directeur du Cder, Pr Noureddine Yassaâ, et
côté émirati par le vice-recteur de l’université de Sharjah, Pr. Maâmar Bettayeb, et ce
en présence du staff directeur de l’Unité de
développement des équipements solaires
(Udes) de Bou Ismail (Tipasa), précise-t-on
de même source.
La convention permettra aux deux parties de collaborer dans le domaine de la
recherche scientifique et du développement
technologique, dans le cadre de projets de
recherche d’intérêt commun, particulièrement dans le domaine des énergies renouvelables (traitement de l’eau, production du
froid, production d’électricité, séchage des
produits agroalimentaires, entre autres).
Cette convention marque l’intérêt que
porte l’Algérie au développement des énergies renouvelables. Le choix du partenaire
n’est pas fortuit, puisque les deux pays ont
déjà fait aboutir de nombreux projets communs, dont celui de la construction mécanique à Rouiba et Tiaret, avec l’apport tech-
nologique de Mercedes Benz. D’où l’importance de cette convention scientifique, censée déboucher sur des applications pratiques. Il faut savoir, à ce propos que les
deux parties ont convenu de renforcer également leur collaboration en vue d’une
meilleure prise en charge des chercheurs des
deux institutions (formation et échanges).
Cette promesse sur l’avenir que font les
deux institutions scientifique, vient confirmer une volonté politique déjà exprimée par
les deux gouvernements, algérien et émirati,
de coordonner leurs actions en vu d’une plus
grande intégration dans le futur.
Cette collaboration profitera aux deux
pays, même si l’Algérie a beaucoup à
8
apprendre aux Emirats arabes unis en
matière d’énergies renouvelables. En effet,
les chercheurs de l’UDES de Bou Ismail travaillent, actuellement, sur de nombreux projets de recherche pour le développement d’équipements fonctionnant à l’énergie solaire,
le plus important étant celui de la maison
intelligente amie de l’environnement, inaugurée le mois de juin 2016. «Ce projet de
maison écologique est le couronnement d’un
partenariat entre quatre équipes de recherche spécialisées dans les domaines de l’énergie solaire et de l’environnement», avait indiqué à l’occasion le directeur du Cder, Yassaâ
Noureddine.
S. B.
L’Actualité
DIMANCHE 14 AOÛT 2016
AMÉLIORATION DE L’ADSL ET FORMATION DES CADRES
COMMENT FABRIQUER
UN FROMAGE
La leçon hollandaise
L’expérience hollandaise dans la
production des fromages a
constitué le thème d’une session
de formation ouverte, hier, à
Souk-Ahras au profit d’une
trentaine d’agriculteurs,
producteurs de lait, a-t-on
constaté. L’ouverture de ce cycle
de formation devant se
poursuivre jusqu’au 21 août en
cours à l’Institut national de
formation professionnelle
«Samai Nouar» de la ville de
Souk-Ahras a eu lieu en présence
du wali, de responsables de la
direction des services agricoles
(DSA) ainsi que de ceux de la
Chambre locale de l’agriculture.
Cette formation dont le but
principal est de «relancer la
filière» est encadrée par l’expert
hollandais Meint Scheenstra, a-ton indiqué, précisant que des
séances théoriques seront à
l’ordre du jour pour présenter les
meilleures méthodes à mettre en
œuvre pour assurer une
fabrication de qualité du fromage
dans cette région, considérée
comme un bassin laitier par
excellence. L’expert hollandais a
indiqué que cette session de
formation décidée lors d’une
rencontre entre le wali de Souk
Ahras et l’ambassadrice du
Royaume des Pays-Bas en
Algérie, vise «le transfert de
l’expérience cumulée par la
Hollande en matière de
fabrication de fromages à
l’Algérie», ce qui va permettre, at-il ajouté, «d’ouvrir des
perspectives prometteuses dans
ce domaine et la création de
nouveaux postes d’emploi».
DISPOSITIONS
DE FACTURATION
Le nouveau casse-tête
des comptables
Une rencontre sur les nouvelles
dispositions de facturation est
prévue le 13 septembre prochain
au siège de la Chambre de
commerce et de l’industrie de
l’Oranie à l’initiative de la
direction de wilaya du
commerce, a-t-on appris hier
auprès de cette institution. Lors
de cette rencontre, il sera
notamment question des
nouvelles dispositions sur la
facturation ciblant
particulièrement les agriculteurs
et les éleveurs de la wilaya
d’Oran appelés à utiliser des
bons de transaction
commerciale. Ces mesures font
l’objet de rencontres périodiques
entre les cadres de la direction
locale de commerce et
l’association de la protection des
consommateurs de la wilaya
d’Oran, a-t-on précisé à la DCP.
Dans ce contexte, le secrétaire
général (SG) de l’association de
la protection des
consommateurs de la wilaya
d’Oran, Benamar Boukli
Hassane, a estimé que le bon de
transaction commerciale,
nouvelle disposition
règlementaire faisant obligation
aux agriculteurs, éleveurs,
pêcheurs et artisans d’utiliser ce
document, «vise à renforcer la
transparence dans les
transactions courantes». «Ce
document est surtout un moyen
de contrôle de traçabilité des
transactions des quantités mises
sur le marché et n’a aucune
incidence sur la fiscalité», a-t-il
assuré. Pour Benamar Boukli
Hassane, ce mode de facturation
«permettra une bonne régulation
du marché», tout en mettant en
avant l’importance des structures
de marché de disposer d’outils
statistiques fiables qui
renseignent sur les différentes
phases de consommation ou
encore d’anticiper sur les
quantités à injecter sur le
marché.
Algérie télécom met le paquet
SON PRÉSIDENT-D
DIRECTEUR général par intérim considère comme «insoutenable» la capacité de raccordement actuelle
au regard « des exigences liées au développement socio-économique du pays et à la demande du marché».
! NADIA BENAKLI
L
’accès à Internet sera simplifié. Algérie télécom compte
porter à deux millions ses
abonnés «Nous devons multiplier
par dix nos capacités actuelles de
raccordement pour les porter à une
moyenne de 2 millions par an», a
déclaré son président-directeur
général par intérim, Tayeb Kebbal.
Dans un entretien qu’il a accordé
à l’APS, le P-DG par intérim a
précisé que l’opérateur public
«compte actuellement 2,2 millions
de clients Adsl et sa capacité de raccordement se situe entre 200 000 et
250 000 nouveaux clients Adsl
par an».
Le responsable a considéré
comme «insoutenable» la capacité
de raccordement actuelle au regard,
a-t-il expliqué, « des exigences liées
au développement socio-économique du pays et à la demande du
marché». Il a rappelé, dans ce sens,
que la stratégie nationale du haut
et du très haut débit «a inscrit le
raccordement de tous les foyers du
pays et toutes les institutions et les
zones d’activités à l’horizon de
2019». Ainsi, Algérie télécom se voit
dans l’obligation d’assumer ses
responsabilités et de mener à bon
port ce projet. Cet objectif, soutient
M. Kebbal, «oblige AT, en sa qualité
d’organe d’application de la politique du gouvernement, de prendre
toutes les mesures pour la réalisation de cet objectif qui représente
un préalable pour l’essor des TIC et
d’une économie numérique dans
notre pays». En plus de cet impératif de multiplier par dix les capacités de raccordement du groupe, le
responsable d’AT a évoqué «la
nécessité de mettre à niveau le
réseau existant afin d’améliorer la
qualité de service». Pour cela, l’entreprise a engagé tout un chantier
de révision du fonctionnement de
l’entreprise.
Evoquant ces mesures, M.
Kebbal a estimé que «la refonte du
mode de fonctionnement interne de
l’entreprise et la révision du modèle
de partenariat avec nos fournisseurs et équipementiers, permettront la réalisation de ces objectifs».
Il a expliqué, au sujet de la relation
avec les équipementiers du groupe,
que «les contrats actuels avec les
L’Algérie connectée au très haut débit en 2019
fournisseurs sont en cours de révision, notamment sur la partie mise
en service» , relevant que cette
phase de la mise en service « s’arrête actuellement à l’installation du
Msan».
Le P-DG d’Algérie télécom,
estime que leur « performance
devra se mesurer par deux éléments: la qualité de service et le
nombre de clients raccordés, et cela
devra passer nécessairement par
des projets de déploiement intégrés,
de bout en bout, jusqu’au client
final». M. Kebbal a souligné que
«désormais, dans le cadre d’équipes
mixtes entre Algérie télécom, entreprises, Ansej et fournisseurs équipementiers, la mise en service couvrira l’installation du réseau, l’installation de l’équipement, et le préraccordement des foyers, même si le
propriétaire ne souscrit pas immédiatement au service». Selon lui,
cela «permettra d’assurer un transfert de compétences sur le terrain
vers les équipes algériennes, celles
d’Algérie télécom, mais aussi celles
des entreprises partenaires, sans
pour autant augmenter la facture
en devises».
L’actuel responsable juge que
l’organisation en place «se caractérise par une forte centralisation du
processus de prise de décision et
une multitude de niveaux hiérarchiques qui créent des chevauchements dans les missions et dans les
responsabilités». « Pour y remédier,
j’ai initié rapidement un projet de
refonte de l’organisation et du
mode de fonctionnement de l’entreprise qui mise sur la mise en place,
progressivement, d’une organisation agile et souple permettant de
réaliser les objectifs de l’entreprise», a-t-il expliqué. Estimant
qu’AT est confrontée à « un sérieux
problème de ressource humaine »,
M. Kebbal a fait remarquer que
l’entreprise a recruté «des centaines d’ingénieurs et de techniciens,
mais qui ne pouvaient être opérationnels sans formation sur les
technologies et les équipements
d’AT». Il a établi un programme de
formation dès septembre prochain
pour 1 000 salariés. Ce dernier
constate que «sur les métiers du
management et de la négociation
commerciale pour lesquels AT
dépense chaque année des dizaines
de milliards DA, notamment via des
contrats avec des fournisseurs,
alors que ses cadres «n’ont pas été
convenablement formés et préparés
à gérer et à négocier ce type de
contrats». Au volet commercial, M.
Kebbal a estimé que «la commercialisation de ces cartes est actuellement assuré exclusivement au
niveau des Actel et des KMS, ce qui
provoque, très souvent, des pénuries». Selon lui, «cette façon de
faire a aussi bridé les ventes et a
privé l’entreprise de revenus importants». Il a noté qu’ «une fois la distribution de ces cartes élargie et
ouverte, celles- ci seront disponibles
dans tous les points de vente,
comme c’est le cas pour les opérateurs mobiles».
N. B.
BAISSE DES SÉJOURS EN RADE DES NAVIRES MARCHANDS
Port d’Alger : ça travaille vite !
SUR FOND DE CRISE, l’Etat devait mettre de l’ordre dans les services liés à l’affrètement des navires,
les escales ainsi que les surestaries.
! SALIM BENALIA
F
ini les navires en rade pendant des semaines et les lourdeurs bureaucratiques qui
coûtent des dizaines de millions de dollars
pour le pays. Au port d’Alger, ça travaille vite.
Les séjours moyens en rade des navires marchands au port d’Alger ont connu une baisse au
1er trimestre 2016 en dépit de l’augmentation du
volume de trafic de marchandises, a-t-on appris
auprès de l’Entreprise du port d’Alger (Epal).
Cette situation est surtout imposée par la
conjoncture économique qui a contraint les autorité à freiner cette saignée en centaines de
millions de dollars.
Les surestaries coutent en effet à l’Algérie
près de 800 millions de dollars, une dépense trop
onéreuse. Sur fond de crise, les pouvoirs publics
se devaient de réagir pour mettre de l’ordre dans
les services liés à l’affrètement des navires de
transport maritime, les escales ainsi que les surestaries. Il fallait donc sévir et c’est ce que viennent de faire les autorités portuaires.
La durée d’attente moyenne globale en rade
des navires s’est réduite en passant à 2,01 jours
au 1er trimestre 2016 contre 3,32 jours à la
même période de l’année d’avant. Cette diminu-
tion est générée surtout par la réduction du
temps d’attente en rade des navires céréaliers
(baisse de 10,84 jours par rapport à la même
période de 2015) grâce à la mise en exploitation
de la voie ferrée no 85.
Outre les céréaliers, les autres catégories de
navires qui ont enregistré une baisse des séjours
en rade sont essentiellement les porte-conteneurs, les cimentiers et les cargos.
En revanche, les pétroliers, les butaniers, les
bitumiers et les huiliers ont vu leur séjour augmenter. Quant au séjour moyen des navires à
quai, il a également diminué en passant à 3,92
jours contre 4,64 jours, sauf pour les huiliers, les
bétaillères (transport de bétail), les bitumiers et
les butaniers.
Le trafic des marchandises débarquées et
embarquées au port de la capitale a atteint un
volume de 2,94 millions de tonnes (Mt) au
1er trimestre 2016 contre 2,77 Mt à la même
période 2015. Concernant les marchandises
débarquées, elles ont représenté 84% du trafic
total, en s’établissant à 2,48 Mt (contre 2,34 Mt).
Cela s’explique par l’augmentation du volume
des produits pétroliers, du trafic roulant et du
trafic conteneurs ainsi que le volume des céréales. Quant aux marchandises embarquées, elles
ont totalisé 459 462 contre 430 245 t, soit une
9
hausse de 6,8% engendrée principalement par
l’augmentation du trafic conteneurs vides en
retour vers le fournisseur.
Par catégorie de produits, le trafic des marchandises montre que les produits agricoles,
constitués essentiellement des céréales, ont augmenté de 18,8%, les produits pétroliers de 10,6%
et les produits divers (essentiellement des conteneurs) de 4,61%.Par contre, le trafic des produits
métallurgiques a connu une baisse de 30,5%, les
engrais et les produits chimiques de 38,56% et
les matériaux de construction de 52,1% (notamment le ciment) en raison de la limitation des
importations imposée par la crise financière que
traverse le pays et la priorité accordée au produit
local.
Pour ce qui concerne le trafic de passagers, il
a été enregistré un transit via la gare maritime
du port d’Alger, de 18 573 voyageurs au cours du
1er trimestre 2016 contre 20 572 passagers à la
même période de 2015. Durant ce premier trimestre 2016, il a été observé presque autant de
passagers à l’entrée qu’à la sortie.
Dans ce sillage, une tendance baissière a été
constatée pour le trafic des véhicules accompagnés de passagers en passant à 11 752 véhicules
contre 12 468.
S. B.
Publicité
DIMANCHE 14 AOÛT 2016
République Algérienne Démocratique et Populaire
Ministère de la Communication
Prix du Président de la République,
du Journaliste Professionnel
Deuxième édition, 22 octobre 2016
« La femme algérienne,
acteur majeur du développement économique et social »
Le Ministère de la Communication annonce le lancement du «Prix du Président de la République, du Journaliste Professionnel», dans
sa deuxième édition, comptant pour l’année 2016, qui sera décerné à l’occasion de la célébration de la Journée nationale de la Presse le
22 octobre 2016.
Ce prix annoncé par Son Excellence Monsieur le Président de la République à l’occasion de la Journée mondiale de la presse le 03
mai 2015, a été institué par décret présidentiel N° 15-133 du 02 Chaâbane 1436 correspondant au 21 mai 2015, en signe de
reconnaissance au valeureux parcours des journalistes Algériens durant la guerre de Libération nationale et d’appui aux efforts des
professionnels de la presse nationale qui contribuent à la promotion du droit du citoyen à une information objective et crédible à travers
la presse écrite, audiovisuelle et électronique.
Objectifs :
- Encourager et promouvoir la production journalistique nationale sous toutes ses formes
- Stimuler l’excellence, la création et la professionnalisation au sein de la presse nationale en instaurant la culture du mérite.
- Récompenser les meilleures œuvres individuelles ou collectives ayant trait à la thématique retenue.
Catégories du prix :
- L’information écrite : article de fond, critique, éditorial, reportage ou enquête.
- L’information télévisuelle : reportages, enquêtes d’investigation, documentaires, bandes d’actualités filmées.
- L’information radiophonique : émission d’information, reportages, et enquêtes.
- La presse électronique : meilleure œuvre d’information diffusée sur le Net.
- L’illustration : photographies, dessins et caricatures de presse publiés par un organe de presse nationale.
Conditions de participation :
- Etre de nationalité Algérienne ;
- Etre titulaire de la carte nationale de journaliste professionnel ;
- Ne pas être membre du jury ;
- Le candidat peut présenter sa candidature à titre individuel ou collectif.
- Le candidat n’est autorisé à participer que dans une seule catégorie et par une seule œuvre, à l’exception du prix d’illustration dont le
nombre peut atteindre dix (10) exemplaires de photographies, dessins ou caricatures de presse.
- Les œuvres présentées doivent faire l’objet de diffusion ou de publication par un organe de presse national durant la période 2015 2016.
Thème du concours : « La femme algérienne, acteur majeur du développement économique et social »
Modalités d’attribution du prix :
Le jury procèdera à la sélection des trois lauréats dans chacune des 05 catégories. Le prix sera décerné à la meilleure œuvre des trois
lauréats. En plus du certificat de mérite, les lauréats des quatre premières catégories bénéficieront d’une récompense financière dont le
montant est fixé comme suit :
- Un million de dinars (1.000.000DA) pour le 1er lauréat
- Cinq cent mille dinars (500.000DA) pour le 2e lauréat
- Trois cent mille dinars (300.000DA) pour le 3e lauréat
Pour la cinquième catégorie, l’auteur de la meilleure illustration bénéficiera d’une récompense financière de l’ordre de cent mille dinars
(100.000 DA).
Dossier de candidature :
Les dossiers de candidatures doivent contenir les documents et pièces qui suivent :
a) Pièces administratives :
- Copie de la carte nationale du journaliste professionnel.
- Copie de la carte nationale d’identité.
- Certificat de nationalité
- Attestation de travail datée de moins de trois mois.
b) Oeuvre objet de participation :
- L’œuvre faisant objet de participation doit être remise dans les conditions et les normes techniques requises.
c) Formulaire de candidature portant ce qui suit :
- Données personnelles sur le candidat ;
- Données relatives à l’œuvre objet de participation ;
- Justificatif de diffusion ou de publication de l’œuvre, signé conjointement par le candidat et la direction du media employeur.
Dépôt des dossiers :
Les dossiers de participation seront adressés au président du jury du Prix du Président de la république du journaliste professionnel,
Ministère de la Communication, avenue des 3 frères Bouaddou, Bir Mourad Raïs, Alger.
- Par voie postale, le cachet de la poste faisant foi,
- Par dépôt au bureau d’ordre général (B.O.G) du Ministère de la Communication
La date limite du dépôt des dossiers est fixée au 1er septembre 2016.
Formulaire de candidature :
Voir le lien de téléchargement sur le site Web du Ministère de la Communication :
http://www.ministerecommunication.gov.dz/fr
L'Expression le 14/08/2016 - ANEP ALGER
10
DIMANCHE 14 AOÛT 2016
PAGE
ANIMÉE PAR
SALIM BENALIA
CITROËN
LE BLADEGLIDER
Le tout-électrique de Nissan
Animation
au showroom
de Chéraga
La marque automobile nipponne vient de présenter son modèle 100% électrique à Rio.
C
e véhicule a été
exposé lors de l’ouverture des Jeux olympiques de Rio 2016. Le constructeur japonais a donc mis
à profit l’événement sportif
mondial pour dévoiler l’énigmatique modèle 100 % électrique. Le Nissan BladeGlider
dispose de trois places, dont
une dévolue au poste de
conduite, en position centrale
avancée. Il se caractérise également par une voie avant très
étroite, et plus large à l’arrière. Aperçu en 2013 au
salon de Tokyo, sous une
forme encore très utopiste, il
se
présente
aujourd’hui
comme un concept-car opérationnel, très proche de la
série. Après deux ans de
développement, le Nissan
BladeGlider a fini par devenir
un projet réaliste. Les palettes au volant permettent de
contrôler les différentes fonctions du véhicule, en complément d’un écran sophistiqué
affichant des informations sur
la vitesse, le niveau de couple
disponible, le mode de régénération ou le niveau de
charge de la batterie. Deux
moniteurs encadrent l’écran
principal et diffusent les images filmées par des caméras
intégrées au niveau des roues
avant, qui surveillent les
côtés et l’arrière du véhicule.
Fini les rétroviseurs, au profit
de
l’aérodynamisme.
La
vitesse maximale dépasse les
190 km/h, selon Nissan, et le 0
à 100 km/h est abattu en
moins de 5 secondes. Les
roues arrière sont propulsées
par deux moteurs électriques
de 177 Ch. Un pour chaque
roue. Le Nissan Bladeglider
dispose également d’un sys-
tème de vectorisation de couple, contrôlant le couple délivré aux roues motrices afin
d’améliorer la maniabilité. En
cas de sous-virage, cette
technologie permet de fournir
un couple supplémentaire
aux roues extérieures et de
gagner en stabilité.
Deux Nissan BladeGlider
sont présentés à Rio de
Janeiro durant les festivités
des Jeux olympiques.
L’un est exposé au cœur
du Parc olympique, le second
est dédié aux essais dynamiques.
LE SYNDICAT CANADIEN MONTE AU CRÉNEAU
NÉGOCIATIONS ENTRE LES «BIG THREE»
US ET LEURS SALARIÉS CANADIENS
L
es trois grands constructeurs automobiles
américains, General Motors (GM), Ford et
Fiat Chrysler Automobiles (FCA), ont
ouvert des négociations qui s’annoncent difficiles
avec le syndicat canadien de ce secteur menacé
par la concurrence, notamment mexicaine. Jerry
Dias, le président du syndicat Unifor, a souligné
ce week-end lors d’une conférence de presse
qu’il n’y « aura pas d’accord sans engagements
de chacun d’entre eux à investir au Canada ».
Au total, ces trois constructeurs emploient 23
000 personnes au Canada.
Les négociations ont commencé officiellement
mercredi dernier avec GM et jeudi dernier avec
Ford et FCA. Unifor demande notamment à GM
d’investir dans son usine d’Oshawa pour développer la production, à FCA de faire la même
chose dans celle de Brampton et à Ford d’utiliser
un de ses sites à Windsor pour y construire un
nouveau moteur.
Ces trois usines sont situées dans l’Etat de
l’Ontario, frontalier des Etats-Unis et proche de
Detroit, la capitale de l’automobile américaine.
Selon le syndicat, les sites de Windsor et
d’Oshawa pourraient fermer dans les prochaines
années s’ils ne sont pas développés.
« La bonne santé des constructeurs et la force
du marché automobile américain ont fait que c’est
le moment idéal d’investir », a souligné M. Dias
dans un communiqué. L’actuelle convention collective expire le 19 septembre et les partenaires
devront trouver un accord d’ici cette date.
M. Dias a affirmé que le syndicat n’hésiterait
pas à appeler à la grève si ses revendications
n’étaient pas satisfaites, en notant qu’une telle
issue obligerait les constructeurs à fermer neuf
usines aux Etats-Unis faute de pièces détachées.
« Nous n’avons aucun intérêt à faire des
concessions » car les constructeurs « gagnent
beaucoup d’argent », a-t-il ajouté, rappelant que
les ouvriers du secteur n’avaient pas eu d’augmentation depuis dix ans.
Quelque 25% des voitures fabriquées en
Amérique du Nord l’étaient au Canada avant la
crise de 2008, mais seulement 15% le sont
aujourd’hui, selon des chiffres communiqués par
Unifor.
Cette diminution a aussi frappé les sous-traitants. « Ces négociations sont une première
étape importante pour définir un cadre pour nos
futurs investissements au Canada », a souligné
GM dans un communiqué diffusé après le début
des négociations. FCA a de son côté rappelé qu’il
venait de consentir d’importants investissements
dans l’un de ses sites à Windsor.
Quant à Ford, il a indiqué que son but dans les
11
négociations était de « maintenir la viabilité à long
terme de l’industrie automobile canadienne » tout
en soulignant que « le paysage mondial a changé
en quatre ans et que nous devons trouver de nouvelles façons d’être concurrentiel et maintenir le
niveau de vie de nos employés ».
Les Etats-Unis, le Canada et le Mexique sont
unis par un accord de libre-échange (Alena) et les
constructeurs américains ont développé ces dernières années leur production au Mexique où la
main-d’œuvre est moins chère.
Ford a ainsi annoncé en avril un investissement de 1,6 milliard de dollars dans une usine
dans ce pays, avec à la clé la création de 2 800
emplois directs. Les deux candidats à l’élection
présidentielle américaine de novembre, le républicain Donald Trump et la démocrate Hillary Clinton,
multiplient également les promesses de protéger
les emplois américains.
M. Trump a ainsi qualifié de « honte absolue »
en avril la décision de Ford d’investir au Mexique,
lors d’un discours sur son programme économique tenu justement cette semaine à Detroit.
Il a également affirmé que, depuis l’entrée en
vigueur de l’Alena en 1994, le nombre d’employés
dans la construction automobile dans l’Etat du
Michigan, où se trouve Detroit, était passé de 285
000 à 160 000.
Le concessionnaire a profité de cet été pour offrir à
ses clients l’opportunité
de venir redécouvrir les
modèles de la marque.
Début août, les amoureux
de la marque aux
Chevrons ont pu apprécier
les modèles présentés sur
les hauteurs d’Alger tout
en étant assuré de la
disponibilité de ces derniers. Nombreux sont
ceux qui ont pu essayer
les voitures de leur choix.
Ces séances d’essai grandeur nature ont pu avoir
lieu au niveau de la succursale Citroën Chéraga,
de 9h à 19h. Prospecteurs
et clients ont donc pu
redécouvrir les produits
de la marque automobile
française tout en profitant
des offres spécifiques et
uniques à cet évènement
sur une quantité limitée de
véhicules. Les modèles
Citroën concernés par
cette opération «Ventes
Flash Citroën», sont : le
Citroën C4 Picasso (cinq
places), le Citroën C4, le
Citroën Jumpy. Des «test
drive» sur ces produits
ont finalement été proposés sur les lieux afin de
permettre aux uns et aux
autres de tester le véhicule et de s’imaginer avec.
En plus de redécouvrir les
produits de la marque aux
Chevrons, les visiteurs ont
passé un agréable
moment vu les différentes
animations proposées
(atelier dessin, jeux pour
enfant, glacier…) sur place
qui ont fait le bonheur des
enfants en vacances qui
ont accompagné leurs
parents sur les lieux. Les
offres flash Citroën sont
donc une belle occasion
pour vivre un moment
unique avec la marque
Citroën tout en découvrant
les affaires à saisir.
S. B.
S ports
DIMANCHE 14 AOÛT 2016
NA HUSSEIN DEY
LE FC PORTO
S’ILLUSTRE D’ENTRÉE
Brahimi hors
des 18
L’international algérien, Yacine
Brahimi, a été écarté de la
liste des 18 du FC Porto,
vainqueur sur la pelouse de
Rio Ave (3-1), avant-hier soir
en ouverture du championnat
de première division
portugaise. Brahimi, un
élément clé dans l’effectif des
« Dragons » lors des deux
précédents exercices, est sorti
des plans du nouvel
entraîneur de son équipe,
Nuno Espirito depuis la phase
préparatoire de cet été. Les
intentions du coach de Porto
de ne pas miser sur Brahimi
se sont vérifiées dès ce
premier match officiel de la
saison, même s’il l’a retenu
dans la liste envoyée à
l’Union européenne de
football en vue des barrages
de la Ligue des champions.
La presse portugaise évoque
un possible départ du joueur
de 26 ans avant la clôture du
mercato estival dans un peu
plus de deux semaines. Mais
jusque-là, aucune offre
officielle ne lui est parvenue,
précise la même source.
COUPE D’ITALIE
Taïder buteur
face à Trapani
Le milieu de terrain algérien
de Bologne, Saphir Taïder a
inscrit un but en coupe d’Italie
face à Trapani. Vainqueurs
2-0, les joueurs de Bologne
sont donc qualifiés facilement
au 4e tour de la copa Italia en
battant le club de Série B de
Trapani sur le score de 2-0,
avec d’abord un but de Krejci
(42e ) avant que Saphir
Taïder n’ajoute le second en
trompant le gardien d’un
ballon piqué qui lui passe par
dessus (47e).
STEAUA BUCAREST
Hamroun buteur
avant Man City
L’attaquant algérien du Steaua
Bucarest, Jugurtha Hamroun
a inscrit son premier but de la
saison trois jours avant
d’affronter Manchester City.
L’ex-international olympique
aujourd’hui âgé de 27 ans a
ouvert le score face à
Botosani pour une victoire 2-0
dans un match comptant pour
la 4e journée de Liga 1. Bien
servi par Stanciu au second
poteau, il marque du pied
gauche. Ce but arrive à
quatre jours du match le plus
important de la saison,
puisque le Steaua va recevoir
Manchester City mardi
prochain dans le cadre du
match de barrage qualificatif à
la phase finale de la
Champions League.
Les Sang et Or prêts pour un nouveau challenge
Après les satisfactions à l’issue des deux stages effectués, coach Bouzidi peaufine sa préparation au stade
Bensiam et cherche à trouver les plus en forme afin de composer son «onze» type pour la nouvelle saison.
! SAÏD MEKKI
L
e NA Hussein Dey, qui vient
de clôturer leur deuxième
stage à Tunis après le premier effectué à Sétif, se prépare
activement pour entamer la nouvelle saison avec un bon résultat
lors de son déplacement à Relizane
pour y rencontrer le Rapid local
pour le compte de la première journée du championnat de Ligue 1
Mobilis, prévue samedi prochain.
Après les grandes satisfactions du
staff technique et à leur tête le
coach Youcef Bouzidi, par rapport
aux deux stages effectués par l’équipe, les Sang et Or peaufinent
leur préparation depuis vendredi
dernier au stade Bensiam au
moment où le coach Bouzidi cherche à trouver les plus en forme afin
de composer son «onze» type pour
la nouvelle saison. Il est important
de rappeler que durant cette intersaison, le staff technique de l’équipe
a connu des changements notables
avec le départ de l’entraîneuradjoint Billel Dziri et l’entraîneur
des gardiens Fateh Toual, remplacés respectivement par Mohamed
Lacete et Mourad Benameur. Côté
effectif, le Nasria a été très actif sur
le marché des transferts en engageant pas moins de 12 joueurs: les
deux gardiens de but Doukha et
Merbah ainsi que les joueurs de
champ
Benyahia,
Benhocine,
Laribi, Khiat, Benai, Ferguène, ElOrfi, Benamara, Harrouche, et le
dernier en date l’attaquant de
l’USMH Mohamed-Amine Abid que
le Nasria a engagé. En revanche, le
club s’est passé des services de
Benayad, Boukhanchouche, Allag,
Slimani,
Drifel,
Benaldjia,
Boussouf, Guebli, Allali, Khellaf et
Choubani. Après leur retour du dernier stage en Tunisie le 10 août
dernier, les joueurs ont eu quelques
jours de repos avant de reprendre
les entraînements dans l’après-midi
du vendredi. Le coach Bouzidi multiplie les matchs amicaux dont le
dernier contre l’ES Sétif, en scindant son groupe en deux : les remplaçants et les titulaires. Et c’est
ainsi qu’il a programmé deux autres matchs hier et aujourd’hui afin
de travailler surtout les aspects
techniques et tactiques et surtout
pour pouvoir choisir son équipe
type pour le périlleux déplacement
qui attend l’équipe à Relizane le
week-end prochain. De plus, le
coach Bouzidi compte bien récupérer son international olympique
Bendebka de retour de Rio. Le
joueur reprend les entraînements
avec son équipe afin d’être prêt
pour l’entame du championnat. Par
contre, le staff technique des Sang
et Or ne pourrait compter sur les
services de son libero Laribi, convalescent depuis une dizaine de jours.
Ménagé puisqu’il devrait reprendre
incessamment les entraînements, il
sera bel et bien absent pour le premier match contre le RCR. Mais l’é-
quipe possède un
riche effectif dans
lequel Bouzidi pourrait bien puiser et
trouver un remplaçant en attendant le
retour de son libero
«titulaire».
Pour
Zeddam
«Nous
devons absolument
bien
débuter
le
championnat pour
réaliser une bonne
saison et faire bonne
figure. Car de cette
façon cela donnera
plus de confiance au
groupe et facilitera
donc bien la tâche du
staff
technique»,
estime le joueur du
NAHD. A rappeler
que finaliste de la
précédente édition
de la coupe d’Algérie
qu’il a perdue contre
le MC Alger (1-0), le
NAHD disputera la
saison prochaine la
Coupe arabe des
clubs. Et à propos
des ambitions de l’équipe, l’international olympique
Bendebka estime que «puisque l’année dernière nous avons atteint la
finale de la coupe d’Algérie, il est
tout à fait logique que la direction
du club voit encore plus grand en
renforçant l’équipe par des éléments de valeur. L’équipe est composée de joueurs de qualité donc et
ce, à chaque poste et je peux donc
également vous dire que nous
serons plus forts cette saison d’autant que nous jouerons sur trois
fronts», a conclu Bendebka.
S. M.
A UNE SEMAINE DU PREMIER MATCH FACE AU MOB
Amrouche recadre sévèrement Hammar
Tous les fans des Rouge et Noir de Soustara attendent désormais avec beaucoup d’impatience et de curiosité
quelle allure aura leur dernier champion sortant qui remettra en jeu son titre ce vendredi face au MO Béjaïa.
! BACHIR BOUTEBINA
L
a plupart des supporters usmistes n’ayant
pas eu pour le moment l’occasion de suivre de très près les dernières évolutions de
leur équipe attitrée, et dont la dernière en date
s’est soldée avant-hier à Aïn Bénian par un score
vierge contre le Paradou AC, c’est désormais l’attente du jour J, prévue notamment sur la
pelouse neuve du stade Omar-Hammadi de
Bologhine. Si pour l’ensemble des joueurs il leur
importe peu de savoir dans quel stade ils entameront leur nouvelle saison, il n’en demeure pas
moins que le coach Adel Amrouche n’a pas tardé
par sévir, et sa première victime a pour nom Ziri
Hammar. Pour cause, le nouveau joueur de
l’USM Alger arrivé de la JS Saoura, avait eu un
premier sérieux accrochage avec le coach
Amrouche, au cours du premier stage effectué en
Bretagne (France). Ce joueur franco-algérien
pétri de qualités, recruté au prix fort par Rebouh
Haddad, aurait fait preuve d’un état d’esprit peu
conforme avec la philosophie de l’ancien sélectionneur du Burundi et du Kenya, notamment
après avoir mal digéré le fait d’être peu aligné,
lors des matchs de préparation. Il est pourtant
utile de rappeler que dès l’arrivée au sein du
groupe, le joueur Ziri Hammar avait été rapidement adopté par tous les joueurs, anciens et nouveaux, mais celui que tous ses nouveaux coéquipiers ont surnommé le Rouget de l’équipe, s’est
avéré un footballeur qui semble éprouver lui
aussi beaucoup de mal à accepter les choix du
nouvel entraîneur des Rouge et Noir. Pour
preuve, au terme du dernier stage effectué en
Tunisie, et suite auquel le coach Amrouche a daigné accordé trois jours de repos à son équipe,
Hammar a carrément boudé la dernière reprise
en date des entraînements que les Rouge et Noir
effectuent actuellement au niveau de l’école
hôtelière sise à Aïn Bénian. Une situation de fait
accompli qui a fini par obliger le coach usmiste
de mettre carrément à l’écart son joueur récalcitrant, désormais non concerné par le match d’ouverture officielle de la nouvelle, et que les
Mobistes souhaitent d’ailleurs faire reporter à
une autre date. Le cas du joueur Hammar étant
le premier sérieux accroc face auquel l’entraîneur en chef des Rouge et Noir a très vite agi en
infligeant à l’ex-Béchari, une première sévère
sanction d’ordre sportif, tout en laissant à l’actuelle direction du club algérois le choix d’agir à
son tour au double plan administratif et financier. Pour notre part, nous avions déjà pris le soin
de rappeler dans ces mêmes colonnes que la
concurrence risquait de faire rage au sein du
nouvel effectif usmiste, et qu’il fallait surtout
s’attendre à des mécontentements de la part de
certains joueurs, susceptibles de figurer régulièrement sur le banc des remplaçants. Au risque de
nous répéter, au regard de l’effectif usmiste assez
riche, et que viennent de rejoindre les cinq internationaux en provenance de Rio, et non des
moindres, le coche Adel Amrouche aura vraisemblablement du pain sur la planche. Or, en faisant
le choix d’écarter d’entrée le joueur Hammar, le
nouveau patron technique des gars de Soustara a
visiblement lancé un message fort à l’égard de
tous ses joueurs. Il est donc très clair
qu’Amrouche ne tient nullement à subir ce que
son prédécesseur a vécu au cours de la dernière
saison, notamment durant la dernière partie du
championnat. Il est effectivement utile de rappeler que le coach Hamdi s’était retrouvé face à
toute une série de très mauvaises réactions de la
part de certains éléments qui se proclamaient
sans cesse comme étant des titulaires à part
entière, à l’image du jeune défenseur des U 23,
en l’occurrence Abdelaoui, et dont le comportement avait fini par irriter sérieusement la plupart des usmistes. Adel Amrouche a donc très
clairement averti ses joueurs.
B.B.
EVERTON A OFFERT 10 MILLIONS D’EUROS
S
Olympique Lyonnais veut plus pour Ghezzal
elon une information de Goal,
l’Olympique Lyonnais a rejeté une
première offre du club anglais
d’Everton pour le milieu offensif algérien
Rachid Ghezzal. Le président Aulas qui refuse
toujours de revoir à la hausse son offre de
prolongation pour l’Algérien souhaiterait
faire monter les enchères pour la vente du
joueur. Le feuilleton Ghezzal n’est
décidément
pas
à
son
dernier
rebondissement. Dernière péripétie en date,
l’Olympique Lyonnais a rejeté une offre
d’Everton avant-hier qui a formulé une offre
de 10 millions d’euros pour racheter la
dernière année de contrat du milieu offensif
algérien. Jean-Michel Aulas, qui vient de
réaliser une excellente affaire sur le plan
financier
avec
l’introduction
d’un
investisseur chinois qui compte apporter 100
millions d’euros au club, a refusé l’offre du
club anglais. Non pas dans le but de conserver
coûte que coûte l’Algérien, mais plutôt de
faire monter les enchères avec les autres clubs
intéressés. Selon les informations de cette
même source, West Ham n’a pas transmis
d’offre à l’Olympique Lyonnais, mais reste un
prétendant sérieux. Autre piste évoquée, celle
12
d’Arsenal qui ne passera pas à l’action cet été,
mais qui serait prêt à se positionner dès
l’hiver prochain si la situation contractuelle
du joueur n’évolue pas. Enfin, d’autres clubs
européens et notamment espagnols, sont
également à l’affût. En attendant, Rachid
Ghezzal n’a pas été retenu pour la première
journée du championnat de France de Ligue
1. L’Algérien a été renvoyé en équipe CFA.
S ports
ELIMINATOIRES CAN
2017 (U17)
Départ de l’EN le 17
août pour Libreville
La sélection nationale des U17
s’envolera le 17 août vers
Libreville via Casablanca (Maroc)
en vue de son match face au
Gabon prévu trois jours après,
dans le cadre du deuxième tour
retour des éliminatoires de la
coupe d’Afrique de la catégorie,
apprend-on auprès de la
Fédération algérienne de la
discipline. Lors du match aller,
dimanche dernier au stade du
20-Août d’Alger, les jeunots des
Verts ont été tenus en échec
(0-0). Pour préparer la deuxième
manche, les protégés de
l’entraîneur national, Saber
Bensmain sont depuis vendredi
en stage bloqué au Centre
technique de Sidi Moussa,
précise-t-on de même source. Le
vainqueur de cette double
confrontation se qualifiera pour le
3e et dernier tour des
éliminatoires (aller 16, 17, 18
septembre/retour 30 septembre,
1er et 2 octobre). La phase finale
de la CAN 2017 des U17 se
déroulera à Madagascar
(2-16 avril).
COUPE DE LA CAF
(5e JOURNÉE)
L’ES Sahel et le FUS
Rabat passent en
demi-finales
L’Etoile sportive du Sahel
(Tunisie), tenante du titre et le
FUS Rabat (Maroc) ont composté
vendredi leurs billets pour les
demi-finales de la Coupe de la
CAF, à l’issue de la 5e journée
(Gr. B) de la phase de poules. Les
Tunisiens de l’ESS, vainqueurs du
Kawkab Marrakech 3-1, comptent
désormais 10 points à une
journée de la fin et ne peuvent
plus être rejoints ni par leurs
adversaires du jour ni par Al Ahly
Tripoli, dernier de la poule B. Le
FUS Rabat, lui, a décroché face à
Tripoli un nul suffisant pour
rejoindre le dernier carré avec 11
points. Les deux formations
maghrébines s’affronteront pour la
première place lors de la 6e et
dernière journée.
RC KOUBA
Le Read en stage
à Boumerdès
Le RC Kouba, pensionnaire de la
DNA, a entamé hier un stage précompétitif à Boumerdès en vue de
la saison 2016-2017, dont le coup
d’envoi est prévu le
9 septembre prochain. Au cours
de leur regroupement qui s’étalera
jusqu’au 24 août, les joueurs de
l’entraîneur Farid Zemiti
disputeront quatre matchs
amicaux contre des équipes à
désigner, selon la direction du
club. Ancien coach du NA Hussein
Dey et du MC Alger, Zemiti qui a
succédé à Youcef Laâdjadj, aura
comme objectif de conduire la
formation koubéenne en Ligue 2
Mobilis, après avoir flirté la saison
dernière avec la relégation en
inter-régions. En matière de
recrutement, le club koubéen a
été très actif sur le marché des
transferts en engageant plusieurs
joueurs dont quatre anciens de la
maison: le gardien de but
Mohamed Ghanem, l’attaquant
Salim Hanifi, le milieu de terrain
Aymen Madi et l’attaquant Billel
Brinis. Au niveau de la direction
du club, Fares Mohamed Seghir a
été élu président de la section
football pour les quatre
prochaines années à l’issue de
l’assemblée générale élective
(AGE) tenue mercredi dernier. Il
remplace Samir Baha.
DIMANCHE 14 AOÛT 2016
COUPE DE LA CAF
YOUNG AFRICANS 1 - MO BÉJAÏA 0
Que des regrets pour les Crabes
Malgré cet échec face aux Young Africans, les Béjaouis tenteront, lors de la dernière journée
(23 août), de jouer à fond leurs chances pour une place en demi-finale face à Medeama au stade
de l’Unité maghrébine de Béjaïa.
! LOUNÈS MEBERBECHE
B enjamin Mkapa National
Stadium, Dar es Salam (Tanzanie).
Arbitrage
de
M. Tessema Weyesa Bamlak,
assisté de M.Kindie Mussie et
M.Temesgin Atango Samuel (trio
éthiopien).
Buts: Kamusoko (2’) Young
Africans.
Avertissements: Yondani (76’)
Young Africans.
Young
Africans:
Munishi,
Bossou, Twité, Abdul (Ali 46’),
Mngwali, Chikupe (Yondani 18’),
Kamusoko, Kaseke (Mahadhi 66’),
Tambwe, Msuva, Chirwa.
Entraîneur: Van Der Pluijm.
MO Béjaïa: Rahmani, Ben
Melouka,
Baouali,
Khadir,
Bencherifa
(Belkacemi
72’),
Betorangal, Benettayeb (Mouhli
(83’), Yesli, Sidibé, Rahal, Athmani
(Salhi 59’).
Entraîneur: Nacer Sendjak.
L
es Tanzaniens ont débuté ce
match par la plus belle des
manières puisqu’ils ont
réussi à ouvrir le score dès la 2e
minute suite à un coup franc indirect, dans la confusion, la balle mal
repoussée par la défense mobiste
fut prolongée par Kamusoko au
fond des filets sur la ligne. Les
Crabes, perturbés par le but très
tôt, tentent de réagir et de mettre le
pied sur le ballon. La première
réaction des Vert et Noir interviendra à la 12e minute suite au corner
de Yesli, le gardien Munishi dégage
in extremis. Les Crabes auraient pu
redresser la barre à la 16e minute
lorsque Betrongal sert Athmani qui
fut stoppé par le défenseur devant
le portier tanzanien, Yesli suit l’action mais son tir a été dégagé par le
gardien. Les locaux reviendront en
force par la suite à la 20e minute
lorsque Tambwe dribble deux
défenseurs des Crabes et tire en
force juste au-dessus de la transversale. Yesli, le meneur de jeu du
MOB dépose un coup franc rentrant à la 25e minute, la tête de
Sidibé passe loin du cadre. Les
Tanzaniens ont pris l’ascendant sur
les Béjaouis au plan physique, alors
que les partenaires de Rahal n’arrivaient pas à mettre en danger cette
Les protégés de Sendjak ont encore une chance pour réaliser leur rêve
solide défense des Young Africans.
A la 42e minute, les Tanzaniens ont
failli doubler la marque suite au
centre tendu de Chirwa, l’avantcentre Msuva n’a pas réussi à ajuster sa tête et laisse passer une occasion inouïe. La dernière action de
ce premier half a été pour les Young
Africans à la 44e minute qui ont
failli tuer le match si ce n’est la
vigilance de l’excellent gardien
Rahmani. Ce dernier a sauvé son
équipe d’un but tout fait suite au
coup franc mal dégagé par
Bencherifa, Rahmani s’en prend en
deux temps pour capter le cuir. De
retour des vestiaires, les Crabes ont
eu une super occasion à la 49e
minute pour revenir dans le match
suite au débordement de Khadir,
Betrongal dévie pour Athmani qui
contrôle, sa reprise de volée butte
sur le portier Munishi. Mais les
Tanzaniens ont vite repris le dessus
comme en témoigne cette action à
la 60e minute, suite à une belle
combinaison entre Yondani et
Kaseke, ce dernier trouve le keeper
du MOB à la parade. Les protégés
de Sendjak tentent de réagir timidement à la 63e minute par un long
centre de Bencherifa pour Khatir,
ce dernier réussit son dribble mais
n’arrive pas à ajuster son tir enveloppé. Les assauts des locaux se
multiplient
et
c’est
encore
Rahmani qui sauve son équipe.
L’attaquant dangereux Msuva s’est
retrouvé seul au second poteau à la
66e minute et récupère une balle
mal dégagée, son tir en force rate le
cadre. Alors que les Crabes ont jeté
toutes leurs forces pour revenir en
cette seconde période, les contreattaques des attaquants tanzaniens
ont failli tuer le match à plusieurs
reprises comme ce fut le cas à la 71e
minute lorsque Kamusoka sert en
profondeur Chriwa, qui sans
contrôler rate sa reprise. Les
actions dangereuses se multiplient
pour les locaux suite au réajustement tactique de Sendjak, qui est
passé à une défense à trois. Les
Béjaouis se sont montrés très fragiles derrière, laissant beaucoup de
vide sur le terrain et qui a failli permettre aux locaux de creuser l’écart
si ce n’est le manque de finition.
Dans le temps additionnel,
Betrongal, bien servi par Salhi au
second poteau, rate sa reprise à un
mètre du cadre. Quelques minutes
plus tard, l’arbitre éthiopien siffle
la fin de cette rencontre signant la
défaite amère du MOB qui stagne à
la 3e place de son groupe (5 pts),
alors que les Young Africans
signent leur premier but (4 pts).
Les Ghanéens de Medeama (2es, 5
pts) affronteront aujourd’hui les
Congolais du TP Mazembe, déjà
qualifiés, auront une occasion de
distancer de trois longueurs les
Béjaouis.
L. M.
LES BILANS MORAL ET FINANCIER DE LA JSMB ADOPTÉS
Guelati et Aiter candidats à la présidence
Tout en fixant la date de l’AGE pour l’élection du nouveau président du CSA
au 18 août 2016, on a appris que deux candidats se disputeront cette présidence.
! BOUALEM CHOUALI
L’
assemblée générale ordinaire, portant
présentation des bilans moral et financier pour l’exercice 2015/2016, s’est
tenue mercredi dernier en fin de journée au
salon d’honneur du stade de l’Unité maghrébine
de Béjaïa. Une assemblée générale qui marque
aussi la fin du mandat olympique. Du coup,
ladite assemblée générale porte aussi sur l’installation de la commission électorale pour statuer sur les candidatures à la présidence du club
sportif amateur de la JSM Béjaïa. Ainsi, comme
attendu, les deux bilans moral et financier du
CSA/JSMB au titre de la saison sportive 2015/
2016 ont été approuvés, mercredi dernier en
début de soirée, la majorité absolue des membres
de l’AG, en présence d’un représentant de la DJS
de Béjaïa. Hormis quelques critiques sur le bilan
moral étant donné que l’équipe a raté sa saison
alors qu’elle était partie pour jouer l’accession,
tout le reste n’a pas connu de problème lors de
cette assemblée générale, en dépit des dépenses
pourtant importantes engagées par le club pour
la saison précédente. En outre, lors de cette
assemblée générale, où il a été question de la présentation des bilans moral et financier du
CSA/JSMB, on avait procédé à la lecture des
bilans, notamment financiers de la SSPA/JSMB.
Or, il ressort des bilans financiers présentés par
le trésorier du club que les dépenses s’élèvent à
environ 47 milliards de centimes et les recettes à
un peu plus de 45 milliards, pendant que les dettes cumulées depuis quelques années seraient de
l’ordre de 5 milliards de centimes. Les bilans
étant adoptés, et afin de se conformer à la nouvelle réglementation régissant le monde associatif, notamment dans son volet d’association sportive, il a été procédé à l’installation d’une commission électorale, afin de recueillir les éventuelles candidatures à la présidence du CSA/JSMB.
Tout en fixant la date de l’AGE pour l’élection
du nouveau président du CSA au jeudi 18 août
2016, on a appris que deux candidats se disputeront cette présidence. D’un côté, le boss sortant,
13
Zahir Guelati, qui est revenu sur sa décision de
se retirer de la présidence après insistance du
président du CA, Boualem Tiab, et de l’autre aux
côtés d’un autre candidat en la personne de
Abdelmadjid Aiter. Ainsi, ils seront deux candidats à se disputer la présidence du CSA/JSMB.
Par ailleurs, c’est plutôt le président sortant,
Zahir Guelati qui part favori, étant donné qu’il a
déjà l’aval du boss Boualem Tiab et des autres
membres du conseil d’administration. Sur le
volet relatif à la préparation de l’équipe pour la
nouvelle saison sportive 2016/2017, les poulains
d’El Hadi Khezzar, qui bouclent leur première
semaine de stage à Aïn Draham, en Tunisie, ont
gagné leur deuxième match amical contre le nouveau promu en DNA, l’US Béni Douala, après
avoir battu l’autre équipe du CA Batna par la
petite des marges. C’est dire que les Vert et
Rouge de Yemma Gouraya version 2016/2017 est
bien parti pour réussir une bonne saison dont
l’objectif n’est autre que l’accession en Ligue 1
Mobilis.
B.C.
S ports
JEUX OLYMPIQUES 2016
APRÈS L’ÉLIMINATION DE BENBAZIZ
ECHOS
DE RIO
! CHAMPIONS
Cinq anciens médaillés olympiques algériens étaient attendus
hier à Rio de Janeiro pour assister à
la dernière semaine des épreuves
des Jeux olympiques 2016. Ces
cinq anciens athlètes sont Said
Guerni Jabir (Athlétisme), Nouria
Benida
Merrah
(Athlétisme),
Mohamed Allalou (Boxe), Saidi Sief
(Athlétisme) et Soraya Haddad
(Judo). Ils sont invités par le COA.
! ESCRIME
La délégation algérienne d’escrime a quitté le Village olympique de Rio de Janeiro avanthier, au surlendemain de l’élimination d’Anissa Khelfaoui au premier tour du fleuret dames.
Conduite par le président de la
Fédération, Abderaouf Bernaoui,
elle
comportait
notamment
Hamid Victor Sintès, éliminé lui
aussi au premier tour du fleuret
masculin.
! JUDO
Les cinq judokas algériens ayant
pris part aux Jeux olympiques de
Rio de Janeiro devaient rentrer au
pays hier après un parcours sportif
calamiteux marqué par l’élimination
de tous les athlètes aux premiers
tours. Il s’agit de Houd Zordani,
d’Abderrahmane Benamadi, de
Lyes Bouyacoub, de Tayeb
Mohamed-Amine et d’Asselah
Sonia.
! ARMÉNIE
La Fédération algérienne de
luttes associées devrait engager
l’entraîneur arménien Robert
Assaryen pour prendre en main
la barre technique de l’Équipe
nationale à l’issue des Jeux
olympiques de Rio. Le technicien
arménien qui avait dirigé par le
passé l’équipe d’Italie, occupe
depuis mai dernier le poste de
conseiller-entraîneur de la sélection algérienne. « Il travaille
depuis trois mois avec la fédération, il a réalisé un bon travail et
obtenu de bons résultats au
niveau africain lors de son premier passage à la tête de l’équipe
en 2013-2014 », a indiqué le DEN
Driss Houes.
! COÛT
La participation algérienne aux
Jeux olympiques 2016 à Rio de
Janeiro a coûté quelque trois
millions de dollars, selon un membre de la délégation algérienne présent au Brésil. Cette somme
englobe les frais des stages de préparation de tous les athlètes algériens qualifiés aux JO 2016, le
séjour des athlètes, le transport
ainsi que tous les extra.
MARATHON (FEMMES)
Aït Salemet Dahmani
en piste aujourd’hui
Outre le quart de finale de la
boxe, la neuvième journée de
compétition sera marquée par la
participation de Souad Aït Salem
et Kenza Dahmani au marathon
des JO 2O16 à 13h30 (heure
algérienne). La mission des deux
marathoniennes sera des plus
compliquées, selon le directeur
technique national de la
Fédération algérienne d’athlétisme, Ahmed Boubrit. « Kenza
Dahmani tentera de se classer
dans les 35 premières places au
marathon. Quant à Souad Aït
Salem, elle revient d’une blessure. En tant que fédération, on
ne s’attend pas à de grandes
performances de sa part », a
précisé Boubrit. L’haltérophilie
algérienne effectue ses débuts
aujourd’hui avec la jeune
Bouchra Fatma-Zohra Hireche. A
peine âgée de 16 ans, la sociétaire du GS Pétroliers aura fort à
faire face au gotha mondial.
DIMANCHE 14 AOÛT 2016
Benchebla et Flissi derniers espoirs de la boxe algérienne
C’est incontestablement l’une des grosses déceptions qu’a pu encaisser la délégation algérienne
lors de ces JO de Rio, en perdant six pugilistes lors des tours éliminatoires, au moment où seuls
Benchebla et Flissi restent en course pour une médaille rêvée.
! LOUNÈS MEBERBECHE
L
e boxeur algérien Reda
Benbaziz (60 kg) a échoué
dans sa tentative de décrocher le podium olympique en s’inclinant face au Durunyambuu
Otgondalai (Mongolie) sur le score
de 3-0 avant-hier soir à Rio Centro
en quarts de finale des Jeux olympiques 2016. Face au troisième mondial, le pugiliste algérien était l’ombre de lui-même, très hésitant et
rarement d’attaque au moment où
son adversaire a entamé le combat à
bras-le-corps.
Manifestement
impressionné par l’enjeu, le natif
d’Akbou n’a pas réussi grand- chose,
notamment lors du troisième round
à la grande déception de son staff
technique, très déçu de la prestation
de
Benbaziz.
Selon
Rabah
Hamadache, l’un des membres du
staff technique, le boxeur algérien
faisait beaucoup plus le défensif
qu’autre chose. « Dès le premier
round, Benbaziz faisait beaucoup
plus le défensif, alors qu’on lui a
demandé de travailler. On connaît
l’adversaire, il est classé troisième
mondial, mais Benbaziz a des qualités pour pouvoir s’imposer, malheureusement, il n’a pas su le faire. Il
donnait l’impression d’avoir peur, il
y avait quelque chose qui le bloquait, peut être sa blessure à l’arcade, il y a également la pression de
la médaille », a déclaré Hamadache
à l’issue du combat. Contrairement
à ses deux premiers combats contre
l’Egyptien et le Russe, Benbaziz n’a
pas montré grand-chose. Il n’a pas
boxé comme il a l’habitude de le
faire,
selon
Hamadache.
Benchebla très attendu par le public sportif algérien
« Aujourd’hui, il est à 30% de ses
moyens, ce n’est pas le Benbaziz
qu’on connaît. Il n’a rien démontré.
Pourtant, nous n’avons pas cessé de
lui demander de boxer comme il a
l’habitude de le faire. Il a des qualités exceptionnelles, mais là, il nous a
déçus franchement, surtout au troisième round. Il fallait qu’il fasse la
différence, il ne l’a pas fait. C’est ça
les Jeux olympiques, c’est le haut
niveau », a regretté Hamadache.
Avec l’élimination de Benbaziz en
quarts de finale, il ne reste que deux
boxeurs algériens en lice, Benchebla
Abdelhafidh qui est en quarts de
finale et Mohamed Flissi qui effectuera ses grands débuts le 15 août
en huitième de finale. Ce dernier
sera opposé en 8es de finale dans la
catégorie du 52 kg demain à 16h15
(heure algérienne) au vainqueur du
combat entre l’Argentin Fernando
Daniel Martinez et Bulgare Daniel
Asenov. Quant à Benchebla, il devra
défier le Britannique Joshua Buatsi
dans la catégorie du poids mi-lourd
(81kg). Ce combat est prévu demain
soir à 23h45 (heure algérienne) pour
une place en demi-finale et éventuellement une première médaille
pour le boxeur algérien. En revanche, six boxeurs ont été éliminés au
cours des différents tours de la compétition, il s’agit de Zohir Keddache,
Fahem Hammache, Abdelkader
Chadi, Chouaib Bouloudinats, Lyes
Abbadi et Reda Benbaziz. La boxe
algérienne ambitionne de retrouver
le podium olympique à Rio de
Janeiro après plusieurs années de
L. M.
disette.
VOILE (ÉLIMINATOIRES)
Les Algériens terminent aux dernières places
L
Il s’agissait de la première participation de la voile algérienne à des Jeux olympiques.
es trois athlètes algériens engagés dans les
épreuves de voile des Jeux olympiques
2016, ont terminé le tour éliminatoire aux
dernières places de leurs spécialités respectives,
à l’issue de la quatrième et dernière journée de
régate disputée avant-hier dans la baie de Rio
de Janeiro. Dans la spécialité Laser Radial femmes, Imene-Ouneyssa Cherif Sahraoui a terminé à la 37e et ultime place au classement
général, loin derrière la Danoise Rindom AnneMarie. L’athlète algérienne n’a pas pris part à
la 8e et dernière course disputée vendredi, dont
les régates au programme ont été retardées
faute de vent établi et qui se sont déroulées
dans une forte houle de 2,5 à 3 mètres. De son
côté, Hamza Bouras, engagé en RS:X messieurs,
a bouclé sa participation à la 36e et dernière
place des éliminatoires au terme de la 12e
course. Dans cette épreuve, le Néerlandais
Dorian van Rijsselberghe comptait suffisamment d’avance, à l’issue des régates d’avanthier, pour conserver son titre olympique lors de
la finale, aujourd’hui à Rio. Même scénario pour
Katia Belabbas en RS:X femmes qui a terminé
au 26e et dernier rang au classement général,
dominé par la Russe Stefaniya Elfutina avec
seulement un point de moins que l’Italienne
Flavia Tartaglini (56 pts), qui devance
l’Espagnole Marina Alabau-Neira (58 pts),
championne olympique en titre. Seules les six
premières peuvent encore prétendre au titre
olympique, mais la médaille est encore accessible jusqu’à la neuvième du classement provisoire, la Brésilienne Patricia Freitas. Katia
Belabbas n’a pu aller au terme de la 12e et dernière manche après avoir abandonné la course.
A rappeler qu’il s’agissait de la première participation de la voile algérienne à des Jeux olympiques.
IL DEVAIT DISPUTER SA DEMI-FINALE CE MATIN (2H08) DU 800M
Makhloufi en piste demain sur le 1 500m
L
e champion olympique algérien du 1500m à Londres,
Taoufik Makhloufi a indiqué
avant-hier soir à Rio de Janeiro, qu’il
est pour le moment concentré exclusivement sur le 800 m, dont il a remporté sa série de qualification pour
les demi-finales au stade olympique
Joao Havelange. « Je suis pour le
moment concentré uniquement sur
la course du 800m dont je viens de
disputer les séries, je n’ai rien décidé
d’autre. Les choses vont s’éclaircir
une fois la finale du 800 m disputée », a déclaré Makhloufi en zone
mixte à l’issue de sa série du 800 m
qu’il a remportée haut la main. La
Fédération algérienne d’athlétisme
avait annoncé que Makhloufi va courir le 800 m et le 1500 m à Rio de
Janeiro, une décision que le directeur technique national Ahmed
Boubrit avait soutenu jeudi lors
d’une conférence de presse à Rio
jeudi. Le chef de mission de la délégation olympique algérienne à Rio de
Janeiro Amar Brahmia avait qualifié
de son côté de « challenge extraordinaire », la décision de Makhloufi.
Interrogé sur sa première sortie brésilienne en séries du 800 m, le natif
de Souk Ahras, très serein, a estimé
que la course a été tactique et le plus
important c’était la qualification.
« Ce n’est qu’une série de qualification, le plus important est de passer
en demi-finale. Je me sens bien sur
tous les plans, j’ai bien géré ma
course », a-t-il expliqué. Makhloufi a
bouclé sa série en 1:49.17 devant le
Marocain Smaïli Mostefa (1:49.29) et
l’Italien
Benedetti
Cordano
(1:49.40). D’autre part, Makhloufi
s’est félicité de la qualification pour
les demi-finales de ses deux compatriotes Hathat Yassine et Amine
Belferar. « Je suis content pour eux,
c’est une bonne chose pour l’athlé-
14
tisme algérien, j’espère qu’ils vont
bien gérer la demi-finale et aller en
finale qui constitue une grande performance. Etre parmi les huit
meilleurs au monde sur le 800m ou
les 12 sur le 1500m c’est quelque
chose de grand pour un athlète », at-il estimé. Les demi-finales du 800m
étaient prévues hier soir à 2h08
(heure algérienne).
ATHLÉTISME (3000M STEEPLE)
Bettiche éliminée (18e)
L’Algérienne Amina Bettiche a été éliminée de la course du 3000m
steeple des Jeux olympiques 2016, à l’issue de la deuxième série des
qualifications, disputée hier au stade olympique de Rio.
L’Algérienne a terminé la deuxième série à la 18e et dernière place
avec un temps de 10:26.91, alors que la première place est revenue à
la Kényane Chepkoech Beatrice (9:17.55), devant l’Américaine
Coburn Emma (9:18.12) et la Tunisienne Ghribi Habiba (9:18.71).
Cette série a été parcourue sur un rythme très élevé imprimé par
l’athlète kényane Chepkoech qui a surpris l’Américaine Coburm dans
le dernier tour de course.
Les trois premiers des trois séries de qualifications se qualifient à
la finale ainsi que les six meilleurs temps.
Internationale
DIMANCHE 14 AOÛT 2016
EN SYRIE, PLUSIEURS CENTAINES DE CIVILS RELÂCHÉES PAR L’EI
LIBYE
Décès du musicien
libyen Youssef
Al Allam
Le musicien et compositeur
libyen, Youssef Al Allam, est
décédé vendredi à Benghazi
(Libye) des suites d’une maladie,
rapportent des médias. Selon le
portail électronique «El Wassat
El Youm», l’artiste a succombé à
une crise cardiaque sévère» dans
une clinique de Benghazi où il
avait été admis. Mélomane, le
musicien était passionné dès son
enfance par la musique et le
chant en imitant de grands noms
de la musique arabe dont le
grand compositeur et interprète
égyptien Farid El Atrache. Né à
Benghazi, le défunt a composé
pour des chanteurs libyens et
arabes dont les chansons ont eu
un succès international. Youssef
Al Allam a contribué à la
diffusion et à la promotion de la
chanson libyenne moderne en lui
donnant une audience
internationale.
RUSSIE-C
CUBA
Poutine souhaite un
joyeux anniversaire à son
«cher ami» Fidel Castro
Le président russe Vladimir Poutine
a félicité hier son «cher ami» cubain
Fidel Castro qui fête ses 90 ans à La
Havane, dans un télégramme publié
sur le site du Kremlin. «Vous êtes
profondément respecté en Russie
comme un homme d’Etat
exceptionnel qui a voué sa vie
entière au service du peuple
cubain», a-t-il écrit. «Il est difficile
de surestimer votre contribution
personnelle au développement de
l’amitié et de la coopération entre
nos pays», ajoute le dirigeant russe,
souhaitant à M. Castro «bonne
santé, longévité, vitalité et
prospérité».Admiré, critiqué et
désormais à la retraite, Fidel Castro,
entré dans les livres d’histoire en
menant la Révolution cubaine, fête
samedi ses 90 ans dans une île en
plein rapprochement avec son
ennemi de la Guerre froide, les
Etats-Unis. Après avoir fait de son
île un allié solide de l’Union
soviétique, Cuba avait souffert de
l’effondrement de l’URSS, l’aide
financière s’étant alors
drastiquement réduite, plongeant
son pays dans une crise
économique. M. Poutine avait
rencontré un Castro déjà bien
affaibli en 2014, lors de sa dernière
visite à Cuba.
ZIMBABWE
Nouveau retard dans
le paiement des
fonctionnaires
Le gouvernement du Zimbabwe,
à court de liquidités, va de
nouveau différer le paiement de
ses fonctionnaires en août, a
rapporté hier la presse officielle,
une mesure qui avait alimenté le
mois dernier un mouvement de
contestation du régime du
président Robert Mugage. Le
quotidien The Herald a précisé
que la paie de l’armée, de la
police, des enseignants et des
personnels de santé serait versée
avec un retard d’au moins une
semaine. «C’est un fait que nous
sommes confrontés à des défis en
matière de recettes», a déclaré au
journal la ministre des Services
publics, Prisca Mupfumira, en
annonçant les nouvelles dates
auxquelles les fonctionnaires
seront payés. Au Zimbabwe, les
soldats sont normalement les
premiers à être payés - les 14 ou
15 de chaque mois -, mais la
ministre a prévenu que l’armée
ne serait payée que le 23 août,
les personnels de santé le 26 et
la police le 30. Les enseignants
devront attendre le 2 septembre
et le reste de la fonction publique
le 5 septembre.
Les USA renforcent la rébellion en armement lourd à Alep
PLUSIEURS centaines de civils que les forces de l’Etat islamique (EI) avaient emmenées comme
L
«boucliers humains» en se retirant de leur ex-fief de Minbej, dans le nord de la Syrie,
ont été libérés, hier, selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH).
a bataille d’Alep, la plus
importante depuis le début
en 2011 du conflit en Syrie,
est cruciale pour le régime comme
pour les rebelles mais elle risque de
se transformer en une guerre d’usure où il est peu probable que l’un
des deux belligérants l’emporte. Les
deux adversaires ont massé des
troupes et vont tenter avec acharnement de s’emparer de cette
deuxième ville du pays, divisée
depuis 2012 en quartiers Ouest aux
mains du régime et Est contrôlés
par les rebelles.
Dans cette bataille, les principales forces luttant contre le régime
sont celles de «l’Armée de la
conquête» (Jaich al-Fateh), qui était
parvenue à chasser en 2015 les
troupes gouvernementales de la
majeure partie de la province
d’Idleb (nord-ouest). Jaich al-Fateh
est une coalition regroupant une
dizaine de factions islamistes et
rebelles soutenues par l’Arabie
saoudite, le Qatar et la Turquie,
dont la puissante organisation jihadiste Fateh al-Cham (ex-Front alNosra qui a renoncé à son rattachement à Al-Qaïda) et les rebelles
salafistes d’Ahrar al-Cham.
Selon des experts militaires,
cette coalition compte 30 000 à 40
000 hommes bien entraînés et très
motivés, dont environ 10 000 aussi
quelques milliers de terroristes
venus de l’étranger. Elle dispose de
chars, de transports de troupes et
d’artillerie pris en grande partie à
l’armée syrienne, mais aussi de missiles antichars TOW de fabrication
américaine.
Selon des experts, la rébellion a
reçu «pour la première fois», à l’occasion de la bataille d’Alep, des
armes de fabrication américaine
réservées, jusque-là, aux forces luttant contre le groupe terroriste Etat
islamique (EI). Mais leur arme la
plus efficace, ce sont les véhicules
piégés et les attaques suicides. Côté
régime, la bataille est menée par
l’armée et les miliciens des Forces
de défense nationale (FDN) ainsi
que des combattants venus d’Iran,
Chaque jour, des dizaines de morts à Alep
d’Irak et du Hezbollah libanais.
Selon Al masdar news, un site
pro-régime généralement bien
informé, les forces gouvernementales ont fait parvenir au moins
100 chars et 400 transports de troupes à Alep, avec au total, 30 000 à
40 000 hommes sur le terrain. Mais
ces forces ne sont pas toutes d’égale
valeur militaire: elles comptent des
soldats aguerris mais aussi des
conscrits qui veulent sauver leur
peau. L’armée dispose de troupes
d’assaut composées de plusieurs
milliers
d’hommes totalement
dévoués au colonel Souheil Hassan
(surnommé le Tigre), outre les forces de la Garde républicaine, les
Forces
spéciales
et
celles
d’Al-Radwan, unités d’élite du
Hezbollah, selon le site.
Les forces de Bachar al-Assad
sont dotées d’une énorme puissance
de feu, avec leurs chars, leur artillerie et surtout leur aviation, un
atout principal face aux rebelles qui
n’ont pas d’avions. Sans oublier
l’appui crucial des appareils russes,
très précis. Pour les deux camps
l’enjeu est considérable. « Alep était
supposée être la Benghazi syrienne,
à partir de laquelle les rebelles vont
faire tomber le régime. S’ils la perdent complètement, leurs zones
dans le nord de la Syrie se rétréciront», explique Rami Abdel
Rahmane,
directeur
de
l’Observatoire syrien des droits de
l’homme, basé à Londres.
Pour Damas, si Alep-Est tombe,
il «sera dans une dynamique de victoire», souligne cet expert du
Washington Institute. «Reprendre
Alep, c’est pouvoir ensuite encercler
les rebelles dans la province d’Idleb.
Il s’agit de montrer sa force à l’égard de toute la Syrie». En outre,
«la prise d’Alep permettrait au
régime d’être en position de force
dans les discussions avec l’opposition.
Il s’agit de mettre la nouvelle
administration américaine devant
le fait accompli en janvier . Si la
bataille qui se prépare risque d’être
féroce, elle a surtout toutes les
chances de durer. Mais dans le
même temps, il est impossible que
l’opposition puisse prendre tout
Alep pour la même raison que le
régime», notamment le manque
d’effectifs, une puissance de feu
limitée et une région gouvernementale bien plus peuplée que la partie
rebelle».
L’objectif annoncé de l’opposition de prendre la ville «n’est pas
réaliste à court terme, à moins d’un
effondrement brutal des défenses
loyalistes, ce qui est hautement
improbable. Par ailleurs, plusieurs
centaines de civils que les forces de
l’Etat islamique (EI) avaient
emmenées
comme
«boucliers
humains» en se retirant de leur exfief de Minebj, dans le nord de la
Syrie, ont été libérées, hier, selon
l’Observatoire syrien des droits de
l’homme (Osdh). Une source des
Forces démocratiques syriennes
(FDS), dont les combattants ont
chassé les terroristes de la ville, a
pour sa part affirmé qu’une «partie
des civils a pu s’échapper sur la
route menant à Jarablos (fief de
l’EI au nord de Minbej), alors que
d’autres ont été relâchés», sans
pouvoir confirmer si tous avaient
été libérés.
YÉMEN
L’ONU et l’Iran dénoncent la reprise des raids saoudiens
LES REBELLES yéménites ont convoqué hier à Sanaa le Parlement au mépris du gouvernement reconnu
par la communauté internationale, suscitant la condamnation du président Abd Rabbo Mansour Hadi.
L’
ONU et l’Iran se sont alarmés jeudi de
la reprise au Yémen des combats et des
raids aériens de la coalition arabe sous
commandement saoudien en guerre contre les
rebelles chiites Houthis, soutenus par Téhéran.»
Le secrétaire général de l’ONU est profondément
inquiet des informations sur l’intensification ces
derniers jours des combats entre différentes parties dans les provinces de Hajjah, Saada et Sanaa
(nord)», a déclaré l’un de ses porte-paroles
Farhan Haq. «L’escalade dans les combats
aggrave la situation humanitaire (...) et les souffrances du peuple yéménite», a-t-il ajouté.
Indépendamment de combats au sol entre factions, la coalition arabe soutenant le pouvoir au
Yémen a mené mardi ses premiers raids en trois
mois sur la région de Sanaa sous contrôle rebelle,
trois jours après l’échec apparent de pourparlers
de paix parrainés par les Nations unies. Ces raids
ont entraîné la fermeture de l’aéroport de la capitale Sanaa et ont touché une usine de produits
alimentaires, faisant 14 morts.
L’aviation de la coalition dirigée par l’Arabie
saoudite a également visé des positions rebelles
dans d’autres régions du pays. Mais les raids ont
cessé sur Sanaa depuis mardi soir, a rapporté un
photographe de l’AFP dans la capitale yéménite,
toujours survolée, selon lui, par l’aviation de la
coalition arabe.Le porte-parole de cette coalition,
le général saoudien Ahmed al-Assiri, a justifié la
reprise des raids par l’échec des négociations de
paix et les violations «par les rebelles» d’une
trêve relative de trois mois.
L’Iran, qui ne cache pas son soutien aux
rebelles chiites Houthis, a dénoncé, par la voix
du porte-parole du ministère des Affaires étrangères, l’«inaction» de la communauté internationale face aux «atrocités que font subir les
Saoudiens au peuple yéménite». Le porte-parole
iranien a appelé l’ONU et les pays fournisseurs
d’armes à l’Arabie saoudite à entreprendre des
«efforts effectifs pour arrêter ces attaques (...) et
prendre les mesures nécessaires pour protéger
les civils».
L’ONU a suspendu samedi dernier des pourparlers de paix entre rebelles et gouvernement
yéménites après trois mois de discussions qui
n’ont débouché sur aucun progrès tangible.
L’organisation table sur une reprise des pourparlers dans un mois et refuse de parler d’échec.
Mais les parties campent sur leurs positions. Le
gouvernement insiste sur un retrait des rebelles
des grandes villes, dont Sanaa. Les Houthis et
leurs alliés exigent de participer immédiatement
à un gouvernement d’union nationale. La médiation onusienne s’enlise après avoir piétiné pendant des mois, faisant à chaque fois illusion sur
l’imminence d’un accord vite dénoncé par l’une
ou l’autre partie du conflit.
La coalition arabe commandée par l’Arabie
saoudite a lancé hier de nouveaux raids contre
les rebelles au Yémen et annoncé avoir intercepté deux missiles balistiques tirés depuis ce
pays, au lendemain de l’intensification des frappes aériennes et des combats.
Les hostilités au Yémen avaient repris de plus
belle mardi, trois jours après la suspension par
l’ONU de pourparlers de paix qui se tenaient au
16
Koweït depuis plus de trois mois sans progrès
tangible.
Alors que les combats et les raids aériens s’intensifiaient, on apprenait mardi que les EtatsUnis allaient vendre à leur allié saoudien plus de
150 chars et des centaines de mitrailleuses lourdes, dans le cadre d’un contrat d’un milliard
d’euros. Hier, les raids aériens de la coalition
alliée au pouvoir du président Abd Rabbo
Mansour Hadi ont visé de nombreuses positions
rebelles dans leur fief de la province septentrionale de Saada, selon des sources tribales. La
guerre au Yémen a fait plus de 6 400 morts et
environ 30 000 blessés, sans parler des 2,8
millions de personnes déplacées.
Les rebelles yéménites ont convoqué hier à
Sanaa le Parlement au mépris du gouvernement
reconnu par la communauté internationale, suscitant la condamnation du président Abd Rabbo
Mansour Hadi.
Cette initiative intervient après que les rebelles chiites Houthis, qui contrôlent la capitale
Sanaa depuis début 2015, eurent rejeté un plan
de paix proposé par l’ONU visant mettre fin à la
guerre qui ravage le pays.Avec la tenue de cette
session, les rebelles voulaient faire approuver par
les députés la création fin juillet d’un «Conseil
supérieur» pour gouverner le pays. Selon des
sources parlementaires, 91 des 301 députés ont
participé à cette session et voté en faveur du
Conseil. Des sources politiques et de sécurité à
Sanaa ont indiqué que des députés avaient été
forcés de participer à cette session sous la
menace des rebelles.
Internationale
DIMANCHE 14 AOÛT 2016
A TUNIS, CHAHED POURSUIT SES CONSULTATIONS POUR LE GOUVERNEMENT
Les ambitions d’Ennahda
TERRORISME
Une équipe d’Europol
dans les camps de
réfugiés en Grèce
Une équipe d’experts
antiterroristes d’Europol est
attendue en Grèce d’ici fin août
pour tenter de détecter
d’éventuels candidats au jihad
parmi les réfugiés et migrants
bloqués dans le pays, a indiqué
samedi une source policière
grecque. Cette mission s’inscrit
dans le «processus permanent de
coopération entre les autorités
grecques, leurs homologues
européennes et Europol», établi
en 2015 après l’afflux dans le
pays de centaines de milliers de
candidats à l’asile en Europe,
notamment syriens, et les
attentats de Paris, a précisé cette
même source. Le patron du
Renseignement allemand a fait
état début juillet d’»indices
tangibles» selon lesquels 17
personnes agissant sous les
ordres du groupe Etat islamique
s’étaient fait passer pour des
réfugiés pour entrer en
Europe.L’équipe d’Interpol doit
compter une cinquantaine de
policiers européens et sa
responsable, une Néerlandaise,
est attendue à Athènes le 20
août, selon le quotidien grec
Kathimerini, qui a annoncé cette
mission. L’équipe entend
procéder à des contrôles dans les
dizaines de camps d’accueil
installés en Grèce continentale.
Depuis la fermeture de la route
des Balkans, plus de 47.000
personnes, majoritairement des
Syriens, Afghans et Irakiens, s’y
entassent dans des conditions
difficiles. Ceux éligibles à l’asile
attendent leur relocalisation
dans le reste de l’Union
européenne. Jusque là, les
contrôles anti-terroristes
d’Europol se concentraient sur
les centres d’enregistrement dits
hotspots installés sur les îles
d’arrivée des réfugiés et
migrants, à Lesbos, Chios,
Samos, Leros et Kos.
Le meurtrier présumé
du policier saoudien
était membre de l’EI
Un Yéménite accusé d’avoir tué
un policier en Arabie saoudite a
avoué être un militant du groupe
jihadiste Etat islamique (EI), ont
indiqué hier les autorités
saoudiennes. Mercredi, l’homme
avait foncé en voiture sur un
policier qui sortait d’une
mosquée à Bicha, dans le sudouest de l’Arabie, avant de le
poignarder. Arrêté, il a avoué
durant l’enquête «appartenir à
Daech (acronyme arabe de l’EI)»
et avoir tué le policier «parce
qu’il faisait partie des forces de
sécurité», a indiqué le ministère
de l’Intérieur dans un
communiqué publié par l’agence
de presse officielle saoudienne
SPA. Six autres Yéménites
soupçonnés d’être impliqués
dans cet assassinat ont été
arrêtés, selon le ministère.
Depuis 2014, l’EI a revendiqué
une série d’assassinats et
d’attentats à la bombe en Arabie
saoudite visant des membres
des forces de sécurité mais
aussi des musulmans chiites
que les jihadistes considèrent
comme des hérétiques. L’Arabie
saoudite, pays majoritairement
musulman sunnite, fait partie de
la coalition internationale
menée par les Etats-Unis qui
lutte contre les extrémistes en
Irak et en Syrie. Les
responsables politiques et
religieux saoudiens condamnent
régulièrement les attaques de
l’EI dans leur pays et à
l’étranger, les jugeant contraires
à l’islam.
ON SAIT PARFAITEMENT que ce sont les partis qui dominent la scène politique qui dicteront les choix
ultimes, pour peu qu’ils agréent au chef de l’Etat, Beji Caïd Essebsi. Depuis sa désignation officielle,
mercredi 3 août, Youssef Chahed a engrangé une trentaine de réunions…
! CHAABANE BENSACI
A
lors que le gouvernement de
Habib Essid chargé des affaires courantes, est sur le
départ, plusieurs de ses anciens
ministres n’hésitent pas à ouvrir le
feu sur le chef sortant, tirant à boulets rouges pour se déresponsabiliser des « erreurs » ou, à tout le
moins, des lacunes de sa gestion.
Certains de ces ministres ne
cachent pas d’ailleurs l’ambition
d’être reconduits dans leurs postes
respectifs, surtout ceux qui sont
adoubés par les formations politiques comme Ennahda ou Nidaa
Tounes. La volonté exprimée par
Youssef Chahed d’être entouré
d’une équipe « largement politique »
explique, voire même justifie cette
approche. C’est en effet, ce qu’a
annoncé hier le nouveau chef de
gouvernement, dans une déclaration accordée aux médias. Une
équipe politique, bien sûr, mais qui
veillera à être « efficace » et dont
l’action « se basera sur un véritable
travail d’équipe, indépendamment
des noms », a-t-il argumenté en s’attardant sur le fait que les différentes rencontres qu’il a eues étaient
fondées sur les idées et les objectifs
plutôt que sur les appétits des candidats. Mais ne s’agit-il pas d’un
prêté pour un rendu ?
On sait parfaitement que ce sont
les partis qui dominent la scène
politique qui dicteront les choix
ultimes, pour peu qu’ils agréent au
chef de l’Etat, Beji Caïd Essebsi.
Depuis sa désignation officielle,
mercredi 3 août, Youssef Chahed a
engrangé une trentaine de réunions
avec des représentants de partis
politiques, des acteurs de la société
civile et même des journalistes. Se
voulant le chef d’un gouvernement
consensuel, il ambitionne en effet
d’assurer l’entente cordiale jusqu’au bout, en respectant les
« règles » dictées par les partis au
pouvoir, Ennahdha et Nidaa. Et en
affichant cette volonté manifeste
d’associer toutes les parties au dialogue, il affiche sa détermination de
réussir le pari après l’échec de son
Une mission délicate que surveille BCE
prédécesseur. Avant celui des
contestations, inéluctable, c’est
donc, encore aujourd’hui, le bal des
concertations.
Premier à taper du poing sur la
table,
le
secrétaire
général
d’Ennahda, lors de son intervention
vendredi dernier sur Mosaïque FM
n’a pas pris de gants pour parler des
conditions posées par le parti en
vue de sa participation au gouvernement d’union nationale : Ziad
Laadhari a déclaré que « le parti
Ennahdha était partie prenante à
l’initiative présidentielle de Béji
Caïd Essebsi et que le parti est également signataire de l’accord de
Carthage, il est donc naturel, que le
parti propose des noms pour la composition du gouvernement de
Youssef Chahed », tout cela avant
de prédire sa propre présence dans
la liste de la nouvelle équipe. Quant
au poids d’Ennahdha dans ce futur
gouvernement, il a indiqué
que : « Nous ne voulons pas d’une
participation et d’une représentation symbolique dans ce gouvernement, mais d’une réelle représentativité qui admet les résultats des
élections de 2014 », ajoutant que les
électeurs qui ont voté pour le parti
entendent que les résultats de 2014
soient respectés, de façon proportionnelle, dans ce nouveau gouvernement.
On ne saurait être plus explicite.
Or, le langage n’est guère différent
au sein de Nidaa Tounes que dirige
désormais Hafedh Caid Essebsi.
Qui oserait douter de la présence
confortable de ses représentants
dans un gouvernement validé au
palais de Carthage ? Au minimum,
Nidaa Tounes pourrait se voir
allouer un nombre équivalent à
celui d’Ennahda même si cette dernière attend davantage, eu égard à
son rang de premier parti de la
République. Tout en restant évasif
sur le nombre de portefeuilles
ministériels demandé par Ennahda
à Youssef Chahed, Zied Laâdhari
n’a pas voulu donner d’autres indications que celle du nombre total de
portefeuilles « inférieur à 20 ».
Mais le plus édifiant aura été sans
conteste son discours sur les méthodes de fonctionnement de la coalition quadripartite au pouvoir.
Critique prudent, il a usé de sousentendu en déplorant une logistique défaillante et en concluant sur
l’existence d’un « réel problème de
méthodologie de travail entre les
membres de cette coalition ». Un
constat qui ne va pas manquer de
faire grincer des dents, ici et là !
C. B.
TRIPOLI TENTE DE RELANCER LES EXPORTATIONS DE PÉTROLE
UN PARI DIFFICILE
EN LIBYE, LA RÉGION tripolitaine à l’ouest et la Cyrénaïque à l’est se sont toujours regardées en chiens de
faïence. Aujourd’hui, les autorités de l’Est refusent de reconnaître le gouvernement d’union basé à Tripoli.
A
lors que la bataille de Syrte tire à sa fin, le
gouvernement libyen d’union nationale
(GNA) tente de relancer les exportations
de pétrole pour ranimer une économie à l’agonie,
sans tenir compte des divisions qui minent un
pays aux immenses réserves que certains menacent de torpiller. Cinq ans après la révolte de
2011, le secteur pétrolier libyen autrefois florissant est exsangue, affecté par les rivalités politiques internes et les attaques du groupe terroriste Etat islamique (EI). Si la Libye dispose des
plus importantes réserves pétrolières d’Afrique estimées à 48 milliards de barils-, elle reste paradoxalement le pays de l’Organisation des pays
exportateurs de pétrole (Opep) qui produit le
moins. Entre 2010 et 2016, la production de brut
a été divisée par cinq, passant d’environ 1,5
million de barils par jour à 300.000 b/j. Quant
aux revenus pétroliers, ils ont fondu et devraient
atteindre au maximum 4 milliards de dollars (3,6
milliards d’euros) en 2016, selon des sources du
secteur pétrolier libyen. C’est dix fois moins
qu’en 2010 où ils étaient évalués entre 45 et 50
milliards de dollars (40,4 à 44,8 milliards d’euros). Difficilement, de petites cargaisons de
pétrole sont parvenues à sortir des ports libyens
ces derniers mois. Une catastrophe dans un pays
qui dépend principalement de cette ressource
pour le budget de l’Etat. La plupart des terminaux pétroliers sur la Méditerranée sont bloqués
depuis des années par la milice des Gardes des
installations pétrolières (GIP) dirigée par
Ibrahim Jadhran, un homme qui a régulière-
ment défié les différents pouvoirs libyens, qu’ils
soient à Tripoli ou dans l’Est. «Ce blocus coûte
30 millions de dollars (26,7 millions d’euros) par
jour à la Libye», avait alerté en avril Mustafa
Sanallah, patron de la Compagnie nationale
libyenne de pétrole (NOC). Qui plus est, des
attaques de l’EI ont porté un autre coup au secteur. Dans ce paysage désastreux, une lueur
d’espoir est pourtant apparue fin juillet quand le
gouvernement d’union nationale basé à Tripoli a
trouvé un accord avec les Gardes du GIP pour
rouvrir deux importants terminaux à Ras Lanouf
et al-Sedra (650 kilomètres à l’est de Tripoli).
D’une capacité respective de 200.000 et 500.000
barils par jour, ces installations ont certes été
endommagées par l’EI. Pour arracher cet accord
à la puissante milice des GIP qui contrôle le
«Croissant pétrolier», le GNA a accepté d’accéder
à ses demandes pour la construction d’ écoles et
d’ hôpitaux ainsi que le paiement des salaires des
Gardes. Le «Croissant pétrolier» s’étend le long
d’une baie en forme de croissant entre les localités de Marsa el-Brega et Bin Jawad, dans le nordest du pays, et regroupe les principaux ports
pétroliers. Outre Ras Lanouf et al-Sedra, il comprend le terminal de Zueitina, fermé, et celui de
Marsa el-Brega qui fonctionne sporadiquement.
Dans la foulée de l’accord avec les GIP, la
Compagnie nationale de pétrole a annoncé le 1er
août se préparer à une reprise régulière des
exportations de brut. «Rouvrir les ports permettra à la NOC d’amorcer les réparations mais ceci
prendra du temps», a indiqué un expert sur le
17
marché de l’énergie. Les plans du GNA risquent
pourtant d’être contrecarrés par les autorités
parallèles basées dans l’Est. En Libye, la région
tripolitaine à l’Ouest et la Cyrénaïque à l’Est se
sont toujours regardées en chiens de faïence.
Aujourd’hui, les autorités de l’Est refusent de
reconnaître le gouvernement d’union basé à
Tripoli. Elles règnent sur leurs régions avec le
soutien d’une partie de l’armée libyenne dirigée
par le général Khalifa Haftar. Le 26 juillet, les
forces du général Haftar ont menacé de «frapper» les tankers qui viendraient dans les ports
libyens faire transaction avec le GNA. Ses soldats ont aussi fait mouvement vers le terminal
pétrolier et gazier de Zueitina convoité par les
autorités de l’Est. Mais les Gardes des installations se sont dits prêts «à combattre». «Nous ne
leur permettrons pas de contrôler les ports», a
déclaré al-Hassi, leur porte-parole. Inquiète du
risque d’affrontement, la NOC basée à Tripoli a
exhorté les deux parties à ne pas détruire les
infrastructures d’un secteur vital pour la Libye.
L’Allemagne, L’Espagne, les États-Unis, la
France, l’Italie et le Royaume-Uni ont exigé que
le contrôle de toutes les installations pétrolières
revienne «sans réserve ni délai» au GNA. «La
Libye ne pourra pas recommencer à exporter son
pétrole tant que la sécurité ne sera pas rétablie
avec un exécutif fort et une armée qui assure son
autorité sur l’ensemble du territoire», estiment
à juste raison de nombreux observateurs.
Culture
DIMANCHE 14 AOÛT 2016
FESTIVAL D’ANNABA DU FILM MÉDITERRANÉEN (FAFM)
Des stars arabes confirment leur présence
C’EST DANS UN PEU PLUS d’un mois que se tiendra la seconde édition de cette manifestation prévue
du 24 au 29 septembre.
BASTION 23
Le jeune groupe
«Vibrations
Gnawa» assure
le show
Un concert de musique
gnawa, alliant les traditions
algériennes et marocaines de
ce genre avec une touche de
modernité dans le jeu, a été
animé jeudi dernier dans la
soirée au Bastion 23 à Alger
par le groupe « Vibrations
Gnawa».
Organisé par le Centre des
arts du palais des Raïs,
Bastion 23, dans le cadre du
cycle « Les musicales du
Bastion 23» , ce concert, qui
diffère des habitudes musicales des lieux, signe une des
premières scènes de ce groupe
composé de jeunes musiciens
ayant déjà fait leurs preuves
avec d’autres formations.
Entamant le spectacle par une
petite procession, tambour
battant, et des danses koyo
sur l’esplanade de la batterie
rouge de ce palais, les
« Vibrations Gnawa» ont très
vite conquis la centaine de
spectateurs présents à ce spectacle par leur dynamisme et
leur grande énergie sur scène,
en plus de rythmes entraînants de ce style ancestral
typiquement
maghrébin.
Autour du Mâllem Islem, le
groupe a présenté un répertoire inspiré du gnawa marocain, tout comme ses tenues
de scène, agrémentés de chorégraphies koyo et de rythmique dansante qui a accroché le public.
Connu pour sa dextérité au
goumbri, Islem, qui a toujours
évolué dans l’ombre, s’est
révélé être un véritable leader
de groupe et une bête de scène
qui a beaucoup travaillé son
jeu au goumbri, donnant parfois l’impression d’exécuter
des solos de guitares ou de
basse assurant souvent seul
l’instrumentalisation.
Sur des morceaux comme
« Baba Hamou», « Youmala»
ou encore « Sidi Moussa»,
brillamment interprétés par le
chanteur du groupe, Rabah, le
groupe a assuré une belle harmonie avec le public. Depuis
près d’un mois, ce centre des
arts propose une scène
ouverte aux jeunes talents en
plus de la programmation de
jeunes groupes de différents
horizons.
En collaboration avec des
associations culturelles le
Bastion 23 organise également des ateliers de dessin
pour les enfants, des expositions et diverses autres activités.
« Les musicales du Bastion
23» se poursuivront jusqu’à la
fin du mois en cours avec au
programme un concert et une
scène ouverte chaque jeudi.
Saïd Ould Khelifa,
Commissaire du festival
! O. HIND
C
ontrairement au Festival du
film arabe d’Oran qui a brillé
cette année par son manque
de communication et son retard flagrant dans l’organisation, celui du
Film méditerranéen qui n’en est
pourtant qu’à sa seconde édition
semble évoluer doucement, mais
sûrement. Sa page Facebook est
facilement repérable et n’a pas
changé depuis l’an dernier, tout
comme le site Web qui invite en
toute transparence les professionnels du cinéma, y compris les journalistes à s’inscrire et s’accréditer
depuis un moment. Comme cela est
mentionné d’ailleurs sur la page
Facebook de l’événement où les
informations sont données au
compte-gouttes. Cela dit, la
deuxième édition de cette manifestation verra cette année la participation de plusieurs films, notamment dans la section documentaire
le film Hamlet en Palestine écrit par
Nicolas
Klotz
et
Thomas
Ostermeier et réalisé par Nicolas
Klotz. «Quand Thomas Ostermeier
m’a proposé de l’accompagner à
Ramallah pour filmer le workshop
qu’il voulait faire avec de jeunes
acteurs palestiniens, ainsi qu’une
représentation
unplugged
de
Hamlet, j’ai tout de suite senti un
désir de cinéma. C’est-à-dire prendre ma caméra, un ingénieur du
son, un pied de caméra, et filmer »,
explique le réalisateur et d’ajouter :
« Je suis donc allé à Ramallah avec
Thomas; ma caméra, un pied de
caméra et un ingénieur du son. J’ai
filmé environ 20 heures en six jours
avec l’idée de faire un film documentaire entre 56 et 90 min. Un
film qui s’appellerait Hamlet en
Palestine. Après sept long métrages
de fiction et une quinzaine de documentaires, autant pour la salle de
cinéma, les festivals de cinéma, que
pour la télévision, je fais de moins
en moins de distinction entre la fiction et le documentaire. Une chose
est certaine, une fois que la caméra
commence à tourner, la vie s’échappe toujours. Et ce que l’on
filme en croyant qu’il s’agit de la vie
qui se déroule devant nous, la plupart du temps, n’est plus grandchose quand on le regarde après sur
la table de montage. Tout ce qui est
fort dans un film vient du film lui-
même, de ce qu’il a su provoquer
dans la vie devant lui, et qui ne se
serait pas passé sans le cinéma ».
Aussi, le festival d’Annaba du film
méditerranéen et dans le cadre de
sa deuxième édition, organise un
atelier d’écriture de long métrage
de fiction.
Cet atelier, qui s’adresse aux
auteurs, porteurs de projets, a pour
objectif de leur proposer des outils
qui les aideront à réfléchir à la
meilleure façon de mieux aborder
leur sujet, à travers un récit original
répondant aux critères habituels
d’une œuvre cinématographique.
Des professionnels confirmés,
accompagneront les auteurs sélectionnés, dans le développement de
leur projet, durant toute la période
de l’atelier. L’équipe du festival
d’Annaba du Film méditerranéen,
entend ainsi par cette initiative,
nous affirme-t-on soutenir les
auteurs, en leur offrant des conditions favorables à l’aboutissement
d’un scénario de qualité, afin d’avoir des chances d’aboutir à une
production de leur projet. Après
avoir lancé l’appel à participation
en février dernier, le résultat de la
deuxième sélection a été dévoilé le
31 juillet dernier. Nous ne connaissons pas encore les noms des lauréats. Ce qui est confirmé par
contre est la participation de Leïla
Aloui, Bassem Samra et Yousri
Nasrallah qui ont donné leur accord
de principe de leur présence au 2e
festival d’Annaba du film méditerranéen avec Al Ma Wal Khodra Wal
Wajh El Hassan et ce, alors qu’ils se
trouvaient récemment au 69e festival de Locarno (Suisse). Pour rappel, lors de la précédente édition
l’« Annab d’or » a été attribué aux
Palestiniens Tarzan et Arab Nasser
pour le long métrage Dégradé. Le
Prix du jury est revenu au film algérien Madame Courage de Merzak
Allouache. Le Prix du meilleur scénario a été octroyé au film d’animation Adama du Français Simon
Rouby. Le Prix du meilleur rôle
féminin a été attribué aux actrices
du film Dégradé.
Le Prix du meilleur rôle masculin a été décerné à Ilhan Sesen pour
son rôle dans Sakli (Secret) de
Selim Evci. Le Prix du public est
revenu à la réalisatrice syrienne
Sulef Fawakherdji pour son film
Lettres de cerise. Trois mentions
spéciales du jury ont été attribuées
à : Adlane Djemil pour son rôle dans
Madame Courage de Merzak
Allouache, Fatma Ben Saidane pour
son rôle dans Dicta shot de Mokhtar
Ladjimi
(Tunisie)
et
Kyros
Papavassiliou pour son scénario ses
Impressions of à Drowned man
(Chypre). Gageons que cette édition
sera des meilleures.
O. H.
«PLUIES D’OR» DERNIER ROMAN DE MOHAMED SARI
Aux origines de la violence dans la société
B
alayant plus de cinquante ans du vécu
algérien,» Pluies d’or», dernier roman de
l’écrivain Mohamed Sari, explore les
causes de la violence dans la société actuelle, à
travers plusieurs histoires et à différentes
époques ayant balisé les grands bouleversements
sociétaux. Dans cette oeuvre écrite en langue
française, parue chez Chihab, l’écrivain met en
scène, en 290 pages, plusieurs personnages clés
en confrontant les fléaux sociaux sur plus de cinquante ans de misère sociale, de croyances, de
mensonges ou encore d’extrémisme religieux et
qui ont façonné la société violente d’aujourd’hui,
selon l’auteur. A travers «El Mahdi», principal
personnage du roman, l’auteur se lance dans la
recherche des sources de la violence chez ce jeune
imam autoproclamé, semant à la fin des années
1980 la terreur extrémiste dans son village aidé
de ses adeptes, «Les compagnons de la chamelle»,
pour asseoir son «autorité» au moyen d’une
purge religieuse. Enfant battu, rejeté par son
père -également très violent avec son épouse- El
Mahdi a vécu dans les rues et mausolées du
village, rongé par le doute sur l’identité de son
père biologique. El Mahdi ira jusqu’à défier les
sages et l’imam du village en occupant par la
force le minbar de la mosquée, dans une tentative de faire régner la « loi islamique» selon sa
propre interprétation de la religion. Assurés de
l’impunité, «les compagnons de la chamelle» se
mettront ainsi à brûler postes de télévision et de
radio, instruments de musique, et arracher les
antennes «paradiaboliques», semant la terreur et
le doute parmi les villageois malgré la réaction
musclée d’anciens combattants de la guerre de
libération poussés à bout par ces «redresseurs de
torts». Autour du destin
d’El Mahdi, se greffent
d’autres récits comme
celui de son père, Cheikh
M’barek, un charlatan
«fécondateur de femmes
stériles», croyant dans
son délire détenir le pouvoir de ressusciter les
morts, du moudjahid
Amar
Kerrouche«signant des attestations
d’anciens combattants à
qui flatte son ego» - ou
encore l’histoire du commerçant
Djilali
Boulahbal «descendu en
ville prendre sa part du
butin» après l’indépendance. L’auteur fera
croiser ces destins une génération plus tard pour
dépeindre une époque où les jeunes deviennent
extrémistes, victimes de l’extrémisme ou plus
simplement candidats à l’exil, en quête d’une vie
meilleure ailleurs. Entre fiction et réalité,
Mohamed Sari restitue une atmosphère
empreinte d’une violence extrême, faite de «descentes» opérées par «Les compagnons de la chamelle» dans les maisons closes et les cités universitaires, et l’ignorance de ces derniers dans leur
quête de miracle et d’un « tunnel magique
menant à La Mecque». Si l’auteur peine à planter
le décor et asseoir ses personnages dans la première moitié du roman, il s’éloigne de la « littérature d’urgence» cependant pour tomber dans
une énumération de « faits d’armes» qui, si elle
21
nourrit l’aspect dramatique, ne sert pas pour
autant le récit. Dans ce récit à tiroirs, l’auteur
revient sur une réalité où le drame le dispute à la
caricature, en évoquant «l’ignorance des masses
devant des miracles bricolés», «le refus de tout
débat sur les questions religieuses» ou encore
«l’acharnement des extrémistes sur une prostituée qu’ils avaient tous convoitée». Né en 1958 à
Cherchell, Mohamed Sari est professeur d’université et traducteur de grands écrivains algériens à l’instar de Assia Djebar, Yasmina Khadra,
Mohamed Dib, Anouar Benmalek, Malika
Mokaddem. Il est l’auteur de romans en langues
arabe et française, notamment «La tumeur», «La
carte magique» ou encore «La pluie», et d’essais
sur la critique littéraire.
sur internet http://www.lexpressiondz.com
DEUX MORTS ET DES DÉGÂTS À ADRAR ET TAMANRASSET
Dame nature en furie
DERNIÈRE
HEURE
AIR ALGÉRIE RASSURE
LES HADJIS
OUED TAMANGHASSET EN CRUE a englouti des voitures et des camions de même qu’il a occasionné
de sérieux dommages aux habitations.
! SALIM BENALIA
D
eux personnes ont trouvé
la mort et 27 autres ont
été sauvées d’une mort
certaine grâce à l’intervention des
éléments de la Protection civile,
suite aux pluies diluviennes qui se
sont abattues sur la ville de
Tamanrasset durant les dernières
48 heures causant des crues dans
les rivières de la région.
Les corps des deux victimes,
âgées de 16 et 30 ans et toutes
deux de nationalité algérienne ont
été repêchés par les agents de la
Protection civile après s’être
noyées dans une mare d’eau alors
que les 27 autres, coincées dans
divers points de la ville de
Tamanrasset, ont été sauvées
grâce à de grands moyens de sauvetage, a précisé le chargé de la
communication à la direction de
la
Protection
civile
de
Tamanrasset, le lieutenant Ben
Anes Baghour. Il a indiqué que les
services de la Protection civile
étaient toujours en état d’alerte et
avaient entamé des opérations de
recherche à travers les différents
quartiers du chef-lieu de la wilaya
en cas d’imprévu.
Les éléments en furie ont également occasionné de gros dégâts
matériels dans l’extrême sud du
pays. En sus des eaux déchaînées
à Tamanrasset, les tempêtes de
sable ont littéralement sévi à
Adrar et ses régions limitrophes.
Elles ont bloqué toutes les
voies de communication, notamment des axes routiers stratégiques, à l’instar des RN 49, 01,
51 et 03 soit les principales routes
qui ont vu le déplacement de montagnes de sables. Pas moins de
huit wilayas du Sud ont décrété
une situation d’urgence suite à la
Le directeur commercial de la
compagnie aérienne «Air Algérie»
Zoheir Houaoui a affirmé, hier, que
la compagnie avait pris toutes les
dispositions et procédures nécessaires pour assurer le bon déroulement de ses vols vers les Lieux
saints. M. Houaoui a indiqué dans
une déclaration en marge du
1er séminaire sur les préparatifs
du Hadj 2016 que «le nombre de
billets acquis par les hadjis a atteint
à ce jour 25 574 billets, dont 13
794 vendus au niveau des agences de voyages agréées, et plus
de 11 500 par l’Office national du
Hadj et de la Omra». Il a incité
dans ce cadre les hadjis qui n’ont
pas encore acheté leur billet, à le
faire avant le 18 août courant, dernier délai fixé par le ministère de
l’Intérieur et des Collectivités locales. Un premier groupe constitué
de 260 hadjis s’envolera le 18 août
vers les Lieux saints de l’islam, et
l’opération se poursuivra à travers
104 vols programmés, dont 64
assurés par la compagnie Air
Algérie.
Les humeurs de Dame nature sont foudroyantes
publication d’un bulletin météo
spécial (BMS) par les services de
la météo, lesquels ont annoncé,
mercredi dernier, l’imminence
d’une tempête de sable et de
pluies torrentielles lesquelles ont
fini par endommager de nombreuses constructions, surtout le vieux
bâti.
Le Sud connaît pareilles perturbations saisonnières en tout
début d’été mais également en
début août et vers la mi-automne,
rappelle-t-on.
A la suite de ces inondations,
Oued Tamanghasset, particulièrement, a énormément gonflé et a
englouti des voitures et des
camions de même qu’il a occasionné de sérieux dommages aux
habitations qui lui sont riveraines. Alors que l’oued était en
furie, les hélicoptères de l’ANP
ont longuement survolé les zones
inondées afin de repérer les véhicules pris par les flots et sauver
leurs éventuels occupants. La surveillance aérienne aura également
permis de sauver de nombreuses
vies humaines.
Notons que le
commandement de la 6eme Région
militaire à Tamanrasset a mis des
hélicoptères à la disposition des
parties civiles engagées dans l’opération d’évacuation des personnes menacées de noyade. Des unités militaires ont de leur côté
réussi à sauver pas moins de 10
personnes (nomades) au sud-est
de la ville de Tamanrasset. L’on
croit savoir que jusqu’à hier,
quelques nomades étaient encore
encerclés par les eaux dans les
localités d’Ain M’guel et Tadrouk.
S. B.
COLLOQUE INTERNATIONAL SUR LE CONGRÈS DE LA SOUMMAM
L’Akfadou revisite l’Histoire
CETTE SÉQUENCE de l’histoire de la guerre de Libération nationale, n’a pas encore
livré tous ses secrets.
! ABDELLAH BOURIM
L
’Akfadou, l’histoire de ce bastion de la
révolution et quartier général du commandement de la Wilaya III historique,
sera l’objet d’un colloque international du 25
au 26 août prochain à l’occasion de la commémoration du 60éme anniversaire du congrès de
la Soummam organisé en partenariat avec
l’Assemblée de wilaya de Béjaïa, le Forum de
solidarité euro-méditerranéenne (Forsem de
Lyon) et Med Action d’Akbou. « Les assises de
la Soummam : 60 ans après, quelles leçons? »
est le thème de cette rencontre de deux jours
qui réunira les chercheurs, historiens, témoins
et acteurs de la guerre de Libération nationale
des deux rives de la Méditerranée, qui vont
tenter d’apporter des éléments de réponses
aux questions de la mémoire, toujours sujets
de spéculations. Donc un regard croisé sur un
événement qui a marqué l’histoire des deux
pays.
En effet, cette séquence de l’histoire de la
guerre de Libération nationale, n’a pas encore
livré tous ses secrets. Ce colloque se veut une
rencontre de chercheurs, de témoins et d’acteurs au-dessus de tout autre considération,
hormis celle d’éclairer un débat qui ne
manque pas de points aveugles. D’éminents
historiens et chercheurs universitaires des
deux rives de la Méditerranée, vont prendre
part à cette rencontre, à l’instar de Gilbert
Meynier, professeur émérite, université de
Nancy II. qui a consacré sa communication au
thème « Algérie 1956: enterrement du politique et paroxysme de la violence », Belaïd
Abane, politologue et professeur des universités en médecine Paris II, qui abordera la question de « la primauté soummamienne du politique sur le militaire : d’Ifri au Caire, une vie
éphémère », Gilles Manceron, historien,
responsable du groupe de travail « Mémoire,
histoire, archives » de la Ligue française des
droits de l’homme, Paris « Conceptions, définitions, débats sur la nation algérienne en
France et en Algérie durant la période coloniale et la guerre d’indépendance» et enfin,
Tahar Khalfoune, universitaire IUT Lyon 2,
docteur en droit public qui, pour lui, reviendra
sur « L’impact de l’histoire commune sur la
construction des deux pays ».
Pour les organisateurs de ce colloque, l’objectif principal est de contribuer à une
meilleure connaissance du contexte politique
et militaire, des objectifs, des dissensions
internes et des limites de ces assises, grâce aux
réflexions des intervenants qui vont tenter
d’éclairer le public, « sur cette rencontre historique qui a réuni la majorité des dirigeants
de la révolution autour d’un événement qui
reste encore peu connu ». Il s’agit donc de libérer un champ de recherche fécond au regard
des pistes de travail qu’il est susceptible d’ouvrir, lorsqu’on sait qu’aucune étude universitaire « n’est consacrée par l’université algé-
rienne à cette séquence importante de l’histoire du pays.
Un terrain scientifique laissé en jachère
alors qu’il mérite bien d’être exploré pour plus
d’une raison», lit-on dans le communiqué des
organisateurs. Selon ces derniers, le congrès
de la Soummam demeure un moment historique majeur et fondateur de l’Algérie en
guerre et dont les concepteurs ont su et pu
mettre en place, en dépit du quadrillage très
serré du territoire par l’armée coloniale, des
structures cohérentes, et dégager une perspective politique prémonitoire, au regard de la
crise politique qui continue d’affecter le pays.
Les participants à cette rencontre vont
donc aborder plusieurs thématiques en relation avec le congrès de la Soummam, les décisions de cette rencontre des cadres de la révolution et ses répercussions sur le devenir de la
lutte armée contre les forces coloniales et les
conflits internes opposant certains cadres de la
révolution aux initiateurs de cette action.
« Ses résolutions ont posé, notamment et
sans ambiguïté, le principe de la primauté du
politique sur le militaire. Soixante ans plus
tard, ce principe conserve encore une validité
politique certaine. Sa remise en cause à la
réunion du Conseil national de la révolution
algérienne
(Cnra)
du
Caire
le
20 août 1957 a entraîné illico la militarisation
des instances dirigeantes pendant la guerre et
celle de tout le pays après l’indépendance.»
A. B.
ATTAQUE AU COUTEAU DANS UN
TRAIN EN SUISSE : SIX BLESSÉS
Six personnes ont été blessées
dans une attaque au couteau survenue hier, après-midi dans un
train près de Salez, dans le nordest de la Suisse, selon une source
policière. « Armé d’un couteau au
moins, un jeune suisse a mis le feu
dans un train, à l’aide d’un liquide
inflammable et poignardé des passagers. Des dizaines de passagers
se trouvaient à bord du train au
moment de l’attaque », affirme la
source. Les victimes, un jeune de
17 ans, un homme de 50 ans, trois
femmes âgées de 17 et 43 ans,
ainsi qu’un enfant de 6 ans, présentent des brûlures et des blessures au couteau, selon la même
source, ajoutant que l’auteur a été,
lui aussi, blessé dans l’incident.
Les policiers, les pompiers et trois
hélicoptères sont intervenus pour
les secours.
ATTENTAT DE DACCA :
UN BRITANNIQUE ARRÊTÉ
Un Britannique soupçonné d’être impliqué dans l’attentat contre
un restaurant de Dacca a été
arrêté formellement par la police
du Bangladesh, a annoncé hier un
porte-parole. Hasnat Karim, 47
ans, avait été interpellé début août
en même temps que Tahmid Khan,
un Bangladais de 22 ans, étudiant
à l’université de Toronto, pour leur
implication possible dans cette
attaque qui avait fait 22 morts le
mois dernier. Hier, un tribunal a
ordonné le maintien en détention
de M. Karim pendant huit jours
supplémentaires après que la
police eut annoncé qu’il était la
première personne à être formellement arrêtée dans le cadre de
cette affaire.
RECRUTE
Correcteur
professionnel
S’adresser au journal
à la Maison de la presse
de Kouba à partir de 10h.
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