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BSV_Jardins-28_110816

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N°28 – 11 août 2016
Ce bulletin est destiné aux jardiniers amateurs. Il s’appuie sur les observations réalisées par les
observateurs des filières arboriculture fruitière, maraîchage, olivier, tomates
tomate d’industrie, zones non
agricoles ; et sur l’analyse de risque effectuée par les animateurs de ces filières.
Des informations sur le rythme de parution de votre bulletin :
Janvier-mars : en fonction de l’actualité phytosanitaire
Avril- octobre : 2 bulletins par mois
Novembre – décembre : 1 bulletin
ulletin par mois
SOMMAIRE
......................................................................... 2
AU POTAGER ................................................................
MELON ................................................................................................
......................................................... 2
Oïdium ................................................................................................
........................................................ 2
COURGETTE ET COURGE................................................................
.................................................................... 3
Mouches blanches ................................................................
...................................................................... 3
Oïdium ................................................................................................
........................................................ 4
Pucerons ................................................................................................
..................................................... 4
SALADE ................................................................................................
......................................................... 4
Pucerons ................................................................................................
..................................................... 4
Sclérotinia................................................................
................................................................................... 6
NAVET ................................................................................................
.......................................................... 7
Mouche du chou ................................................................
......................................................................... 7
Altise................................................................................................
........................................................... 9
AU VERGER ................................................................
..........................................................................10
POMMIER ET POIRIER................................................................
..................................................................... 10
Carpocapse des pommes et des poires (ver du fruit) ............................................... 10
Puceron lanigère ................................................................
...................................................................... 11
Tavelure du pommier et du poirier ...........................................................................
................................
12
Feu bactérien................................................................
............................................................................ 13
OLIVIER ................................................................................................
....................................................... 14
Mouche de l’olive ................................................................
..................................................................... 14
Dessèchement des olives sur l’arbre ........................................................................
................................
15
AU JARDIN D’ORNEMENT................................................................
.....................................................16
PALMIER ................................................................................................
..................................................... 16
Papillon palmivore................................................................
.................................................................... 16
ARBRES ET ARBUSTES D’ORNEMENT ................................................................
.................................................. 17
Pin : chenille processionnaire ................................................................
................................................... 17
Buis : pyrale ................................................................
.............................................................................. 18
REPRODUCTION DE CE BULLETIN
LLETIN AUTORISEE SEULEMENT
SEU
DANS SON INTEGRALITE – REPRODUCTION PARTIELLE
PARTIELL INTERDITE
– page 1/19
Au potager
Melon
Oïdium
L’oïdium est toujours présent sur melon, la pression reste élevée.
Rappel des bulletins précédents :
« L’oïdium est un champignon favorisé par des températures chaudes. Elle provoque l’apparition
d’un duvet blanc sur les feuilles. Les tâches apparaissent surtout sur les feuilles âgées les plus
basses et les plus ombragées. A terme les feuilles donnent l’impression d’être couvertes de talc,
elles jaunissent, se dessèchent et se ratatinent.
Méthodes culturales :
- Supprimer les vieilles feuilles touchées avec délicatesse
- limiter la fertilisation azotée, qui favorise une croissance excessive de la plante et
l’apparition de feuilles trop « succulentes » pour le champignon
- arracher les adventices à proximité pour éviter qu’elles constituent des foyers de la maladie.
Attention à ne pas confondre avec le mildiou
Photos : Mildiou (à gauche) et oïdium (à droite) sur melon (Source : Ephytia, INRA)
Sur melon et concombre, le palissage et l'effeuillage des feuilles du bas de la plante permettent
de prévenir en partie et de limiter la progression du mildiou. »
REPRODUCTION DE CE BULLETIN AUTORISEE SEULEMENT DANS SON INTEGRALITE – REPRODUCTION PARTIELLE INTERDITE
– page 2/19
Courgette et courge
Mouches blanches (aleurodes)
Les populations de mouches blanches sont toujours très élevées sur courgettes, des
adultes et des larves sont signalés. Pour la courge quelques adultes sont signaler
mais les populations sont pour l’instant faibles.
Rappel du BSV précédent :
« Les larves des mouches blanches sont très différentes de la forme adulte. De forme ovale et
translucide, elles sont fixées sur le revers des feuilles et sont généralement recouvertes d’une
pellicule cireuse. Ce stade de l’aleurode est difficilement visible à l’œil nu. Il est conseillé de se
munir d’une loupe de poche pour les observer.
Photo : larve d’aleurode (source :
wikipedia.fr)
Photo : aleurode adulte (source : Ephytia, INRA)
Les mouches blanches (autrement appelés aleurodes) sont de petits insectes qui mesurent
environ 1mm de long et sont de couleur blanche (d’où leur nom). On les trouve
essentiellement sur la face inférieure des feuilles. Ces insectes se nourrissent en piquant les
feuilles ce qui provoque un ralentissement du développement des plantes. Une substance
collante est produite, le miellat, sur laquelle vient s’installer un champignon, la fumagine, sous la
forme d’une poudre noire qui souille les plantes et perturbe la photosynthèse.
Certains aleurodes peuvent transmettre des virus, notamment celui appelé ToLCNDV
(Tomato leaf curl new dehli virus, virus New Dehli des feuilles enroulées de la tomate). Ce virus
n’a à ce jour pas été observé en France mais il est présent en Espagne depuis 2013. Les
symptômes se manifestent sur les jeunes feuilles qui s’enroulent, se recroquevillent et restent de
petite taille. Les fruits peuvent également être affectés : l’épiderme est gaufré et cette
manifestation s’intensifie au fur et à mesure de la croissance. Si vous observez de tels
symptômes sur vos plants de courgette, signalez-vous auprès du service régional de
l’alimentation.
Photo : feuille de courgette infectée par le ToLCNDV (Lecoq H,
INRA)
REPRODUCTION DE CE BULLETIN AUTORISEE SEULEMENT DANS SON INTEGRALITE – REPRODUCTION PARTIELLE INTERDITE
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Méthodes préventives :
- désherber le potager et ses abords (les aleurodes se développent aussi sur les adventices)
Auxiliaires:
Il existe des insectes auxiliaires qui pondent dans les larves de mouches blanches et se
développent à leurs dépens notamment Encarsia formosa, Eretmocerus eremicus, d’autres qui
les consomment comme les punaises Macrolophus caliginosus et Dicyphus errans. On trouve
naturellement certains auxiliaires dans les jardins, d’autres sont commercialisés et peuvent être
lâchés dans le potager afin de limiter l’impact des ravageurs. La limitation des traitements
phytosanitaires dans les jardins permet de favoriser la présence naturelle des auxiliaires. »
Oïdium
De même que pour le melon, les attaques d’oïdium sont très élevées et en
augmentation sur courgettes.
Les caractéristiques et les moyens de lutte sont identiques à ceux du melon.
Pucerons
Les attaques de pucerons sont en nette diminution sur courgettes grâce à la présence
de nombreux auxiliaires naturels sur les plantes qui contribuent à diminuer les
populations de pucerons. Sur courge des attaques modérées sont signalées.
Les caractéristiques et les moyens de lutte sont identiques à ceux du melon.
Salade
Pucerons
Des pucerons sont toujours observés sur salade. L’intensité des attaques est en nette
diminution, les températures très chaudes sont généralement défavorables au
développement de ce ravageur.
Plusieurs espèces de pucerons peuvent former des colonies sur les jeunes feuilles de salades.
Ces petits insectes piqueurs suceurs se nourrissent en ponctionnant de la sève sur les
plantes. L’incidence de ces piqûres n’est pas très importante pour la salade, par contre lors de
fortes pullulations les feuilles paraissent souillées et sont donc peu appétissantes. En
effet, outre les insectes en eux-mêmes on observe sur les plants attaqués : une substance
collante émise par les pucerons (le miellat) et une poudre noire qui vient s’installer sur ce miellat
(la fumagine). Les salades peuvent être consommées sans problème après avoir été
lavées. La particularité du puceron est sa rapidité pour se reproduire.
REPRODUCTION DE CE BULLETIN AUTORISEE SEULEMENT DANS SON INTEGRALITE – REPRODUCTION PARTIELLE INTERDITE
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Au printemps il est possible d’observer chez certains pucerons des individus ailés. Il s’agit de
femelles qui sont chargées de coloniser les plantes environnantes. Par ailleurs les pucerons
ont la faculté de se reproduire sans avoir besoin de s’accoupler, les femelles « mettent au
monde » des pucerons directement sans même passer par le stade d’œuf ce qui accélère le cycle
biologique.
Plus les températures sont élevées et plus le cycle de développement du puceron est
rapide. Les populations se multiplient donc plus rapidement.
Photo : Aspect d’une laitue attaquée par les pucerons (Ephytia, INRA)
Moyens de prévention :
-
Contrôler la qualité des plants de salade lors de leur achat en jardinerie ou en
pépinière et dans vos chassis et petites serres si vous avez réalisé vos propres semis
Désherber les abords de la parcelle (les pucerons se conservent sur les adventices)
Eviter d’utiliser des engrais trop riches en azote
Maintenir la biodiversité au jardin, en favorisant la présence des nombreux
auxiliaires qui se nourrissent ou parasitent les pucerons. Il est notamment conseillé de
renoncer aux traitements insecticides, de mettre en place des bordures fleuries dans
lesquelles iront s’abriter les auxiliaires.
-
Quels auxiliaires s’attaquent aux pucerons ?
Les pucerons ont de nombreux ennemis naturels. Certains sont des prédateurs, ils se
nourrissent des larves de pucerons et/ou des adultes. C’est le cas des larves et adultes de
coccinelles, des larves de syrphes (mouches aux allures de guêpes), des larves et adultes de
chrysopes (petits insectes verts aux ailes transparentes ayant un mode de vie crépusculaire)…
Certains sont des parasitoïdes, ils pondent leurs œufs dans les pucerons et lorsque ces œufs
éclosent les petites larves se nourrissent des pucerons de l’intérieur et finissent par les tuer. C’est
le cas d’un cortège de petits insectes appelés « mini-guêpes ».
REPRODUCTION DE CE BULLETIN AUTORISEE SEULEMENT DANS SON INTEGRALITE – REPRODUCTION PARTIELLE INTERDITE
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Photos : Larve et adulte de syrphe ceinturé, insecte prédateur du puceron (Source : http://ephytia.inra.fr/)
Sclerotinia
Quelques plantes proche de la récolte sont touchées sur une parcelle.
Cette maladie se développe suite à d’importantes précipitations (conditions
d’hygrométrie élevée) ou lorsque les salades recouvrent le sol et favorisent la
formation d’humidité entre les feuilles et le sol. Ce champignon se développe en conditions
de températures clémentes. Le Sclerotinia attaque la plante à la base des feuilles (collet). On
observe une pourriture à la base de la plante puis celle-ci flétrie.
Le champignon se développe en un duvet blanc cotonneux. En fin de développement on
peut observer des petits amas noirs qui sont des agglomérations de mycélium (appelée
sclérotes) ils sont un moyen pour le champignon de résister à des conditions climatiques
défavorables et se conservent dans le sol.
Photo : Sclerotinia sur laitue (Blancard D., INRA)
Mesures préventives à mettre en œuvre :
-
Eviter les plantations trop serrées
Eviter les excès d’engrais azoté
Eliminer les plantes atteintes
Eliminer les résidus de culture surtout ceux atteints par le champignon après récolte
Effectuer une rotation des cultures : ne pas planter deux plantes sensibles deux
années de suite au même endroit (éviter de planter : pois, haricot, laitue, chou,
endive ou céleri)
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Navet
Mouche du chou
Des dégâts de mouche du chou sur navet sont signalés. Une très forte présence du
ravageur est signalée.
Les asticots de la mouche du chou attaquent les cultures de choux mais aussi d’autres plantes de
la même famille (le navet, le radis, le colza, …). La mouche femelle vient pondre des petits
paquets d'œufs déposés à proximité immédiate du de la base des feuilles (collet). Les larves de
cette mouche pénètrent dans les racines où elles creusent des galeries dans les parties les
plus tendres. Les navets et radis sont particulièrement exposés à ce ravageur puisque la larve
détériore la partie consommable du légume, qui finit par pourrir et être impropre à la
consommation. .
Les symptômes sur la partie visible du légume-racine sont les suivants :
- Aspect fané pour les très jeunes plantes (faisant penser à un manque d’eau)
- Les feuilles se teintent de rouge violacé, puis jaunissent.
Selon l'importance de l'attaque, les navets peuvent ne pas s'en remettre.
La mouche mesure de 6 à 8 mm. Elle est grise, tachetée de noir. La larve est un asticot
blanchâtre ornée à l’extrémité d'une couronne de 10 petites pointes noires dont 2 sont fendues.
Photo : mouche adulte (R. Coutin – INRA)
Photo : dégâts sur navet (D. Blancard – INRA)
Moyens de prévention :
-
Retourner la terre en hiver afin que les prédateurs puissent se nourrir des larves qui
s’y trouvent ou que le froid les fasse mourir
Utiliser des plantes répulsives des femelles de mouche du chou comme l'œillet
d'Inde, le trèfle, la tanaisie.
Maintenir la biodiversité au jardin, en s’interdisant les traitements insecticides.
Certains insectes de la grande famille des mini-guêpes (hyménoptères) et certains
coléoptères de type staphylins naturellement présents dans l’environnement sont des
prédateurs ou des parasites de l’asticot de la mouche du chou.
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Outils de biocontrôle :
Utiliser des filets anti-insectes à poser sur les cultures en période à risque. Attention cependant
sur les parcelles ayant déjà porté des navets et ayant été attaquées par la mouche car les
insectes restent dans le sol et pourraient être piégés sous le filet.
Focus auxiliaire : qu’est ce qu’un staphylin ?
Un staphylin est un insecte de la tribu des coléoptères (comme les scarabées ou les coccinelles).
Ils ont des ailes et volent très bien. Ils vivent cachés et sont difficiles à voir, ils s’installent plutôt
sous des feuilles mortes, dans du bois en décomposition… Ils se nourrissent autant de végétaux
morts en décomposition que de larves de ravageurs et participent ainsi à conserver l’équilibre au
jardin.
Ils sont plutôt de couleur foncée (brun-noir) avec un corps très allongé terminé par deux petits
crochets (appelés cerques). Le corps mesure de quelques millimètres à 3 cm en fonction des
espèces.
Pour favoriser la présence de ces auxiliaires au jardin, laissez un petit tas de feuilles mortes près
du potager, une tuile, un ou deux rondins qui pourrissent, qui constitueront autant d’abris où ils
passeront l’hiver.
Photo : staphylin (aramel.free.fr)
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– page 8/19
Altise
Des altises sont observées actuellement sur navet le niveau de population est très
élevé. Les fortes chaleurs favorisent l’affaiblissement des navets attaqués.
Rappel du BSV précédent :
« Egalement appelée « puce de jardin » ou « puce de terre ». Cet insecte de l’ordre des
coléoptères mesure seulement quelques millimètres (1.5 mm) et possède une paire de pattes
postérieures qui lui permettent de sauter lorsqu’il est dérangé. Il existe de nombreuses espèces
d’altises, dont la couleur et les motifs sur la carapace peuvent différer. L’altise des crucifères est
totalement noire alors que l’altise des navets est pourvue de 2 bandes de couleur crème (voir
photo ci-dessous).
Photo : Altise des navets sur feuillage (BSV maraîchage du 08 août 2016)
L’altise s’attaque au feuillage et plus particulièrement les jeunes pousses qui sont
criblées de petits trous. En cas de forte attaque, les dégâts peuvent être importants
notamment sur les semis et les jeunes plants.
Les altises affectionnent particulièrement le temps chaud et sec. Les femelles pondent leurs
œufs au pied des jeunes plants. Les larves vont se nourrir des racines de la plante pouvant
causer d’importants dégâts rendant la récolte impossible.
Le plus généralement, les adultes hibernent sous les feuilles mortes ou directement dans le sol.
Moyens de prévention :
-
-
-
Poser un filet ou voile anti-insectes à maille très fine
Eliminer les crucifères sauvages (plantes de la famille des choux appelées également
brassicacées, par exemple : les alysses, les arabettes, le cresson, la moutarde sauvage…)
présentes autour du potager qui peuvent attirer ces ravageurs
Installer des plantes pièges (moutarde ou choux chinois) à distance de votre culture
(cf. Focus : qu’est ce qu’une plante piège dans le Bulletin précédent)
Arroser régulièrement le feuillage et le sol dérange les adultes car ils affectionnent
les conditions sèches (attention toutefois à ne pas créer artificiellement une situation
favorable aux maladies de type mildiou ou oïdium sur les végétaux voisins)
Eliminer les résidus de culture après récolte
Retourner le sol en hiver car les adultes hivernent à l’intérieur
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Au verger
Pommier et Poirier
Carpocapse des pommes et des poires (ver du fruit)
La présence de jeunes chenilles est signalée actuellement. Des vers sont toujours
présents dans les fruits.
Rappel des bulletins précédentss :
« Le ver des pommes est en fait une petite chenille dont le papillon est appelé carpocapse. Il est
plutôt petit (15 à 20 mm) et sort à la tombée de la nuit, on l’aperçoit donc rarement. La chenille
quant à elle se développe à l’intérieur du fruit en consommant la chair.
On remarque sa présence de par le petit trou que l’on voit sur l’épiderme du fruit où des
excréments de la larve sont présents. Les fruits attaqués pourrissent et tombent prématurément.
Outils de biocontrôle :
L’utilisation de pièges à phéromones sexuelles permet de mettre en évidence la présence de
ce papillon dans le jardin mais également de capturer
capturer un certain nombre d’individus réduisant
mécaniquement le nombre potentiel de chenilles dans les fruits. Le maintien de ces pièges
est important et nécessite de changer les capsules de phéromone régulièrement
conformément aux prescriptions du fabricant. »
Photo : dégâts sur pomme (jardiner-autrement.fr)
(jardiner
REPRODUCTION DE CE BULLETIN
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PARTIELL INTERDITE
– page 10/19
Puceron lanigère
Les populations de pucerons lanigères sont stabilisées grâce à la présence des
auxiliaires naturels.
Le puceron lanigère mesure de 2 à 4 mm, il est brun-marron et couvert de filaments blancs
enchevêtrés ressemblant à des fils de laine ou de coton. Il s’attaque d’abord à la base des troncs
puis envahit les branches charpentières et les rameaux. Ses piqûres nuisent à la croissance de
l’arbre.
Ce puceron a un ennemi naturel très efficace, le parasite Aphelinus mali qui pond dans les
pucerons. La jeune larve du parasite se développe à l’intérieur du corps du puceron et le tue en
le dévorant de l’intérieur.
Photo : Aphelinus mali (Bernard Chaubet – INRA)
Moyens de prévention :
Limiter les apports d’azote qui rendent la sève appétente pour les pucerons.
Favoriser la venue des auxiliaires au verger :
Il est possible de favoriser les populations d’auxiliaires dans un jardin en respectant quelques
règles simples :
- limiter les traitements insecticides. En effet, la plupart des auxiliaires sont des insectes et
sont donc sensibles aux produits insecticides, même ceux d’origine naturelle ou autorisés en
agriculture biologique et surtout si ce sont des produits ayant une action sur de nombreux
ravageurs.
- installer des plantes à floraison abondante et en choisissant des espèces permettant
d’avoir une floraison étalée sur toute l’année. Certains insectes utiles sont très attirés par les
fleurs, le pollen ou le nectar.
- mettre en place des abris. Il existe différents abris en fonction des espèces que l’on souhaite
voir s’installer au jardin. On les trouve dans le commerce mais on peut aussi les fabriquer soimême.
Les mésanges sont également friandes de ces pucerons, on peut les attirer dans le jardin
en installant un nichoir à mésange en fin d’hiver hors de portée des prédateurs animaux
domestiques.
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– page 11/19
Tavelure du pommier et du poirier
Le risque de contamination par la maladie de la tavelure est toujours important. En
effet les températures chaudes et les orages sont favorables à son développement.
Rappel du bulletin précédent :
« La tavelure est une maladie causée par un champignon. Il passe l’hiver sur les débris de
feuilles au niveau du sol. Au printemps les spores du champignon sont disséminés grâce au vent
qui les transporte. Dans un premier temps des taches brun olivâtre d’aspect velouté se
développent à la face inférieure des feuilles. Les fruits présentent également des petites
tâches. Des crevasses liégeuses peuvent également apparaître sur les fruits. Ces dégâts
n’empêchent absolument pas la consommation des fruits en l’état mais peuvent réduire leur
croissance en cours de végétation ainsi que leur conservation après la récolte. Des lésions
apparaissent sur les jeunes rameaux, les bourgeons de ces rameaux là avorteront au prochain
printemps.
Photos : taches sur fruits et symptômes sur rameaux (LA PUGERE-GRCETA – CA84)
Moyens de prévention :
-
-
Privilégier des variétés résistantes (par exemple les variétés ‘Reinette du Mans’,
‘Patte de loup’, ‘Court pendu gris’, ‘Melrose’, ‘Florina’, ‘Liberty’ présenteraient une
tolérance intéressante). L’association des Croqueurs de Pomme peut fournir des noms de
variétés résistantes adaptées aux caractéristiques climatiques locales.
Eliminer les feuilles mortes et les débris végétaux en hiver et jusqu’au printemps
Limiter les apports d’engrais azotés
Outils de biocontrôle :
Le micro-organisme Bacillus subtilis (une bactérie) agit comme un stimulateur des défenses
naturelles du pommier et du poirier, limitant ainsi la contamination. »
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– page 12/19
Feu bactérien
Les conditions climatiques des dernières semaines n’ont pas été favorables au feu
bactérien. Les premiers symptômes sont visibles sur pommier.
Le feu bactérien est une maladie redoutable pour les fruitiers à pépins comme les
pommiers mais aussi les poiriers, cognassiers et les néfliers. Il s’attaque aussi à des
plantes ornementales de la famille des Rosacées comme les Cotoneaster, les Pyracantha …
La plupart des attaques se développent, soit à partir des fleurs, soit à partir des jeunes pousses
herbacées. Peu après l’infestation, les fleurs flétrissent. Les jeunes pousses se recourbent en une
crosse caractéristique. Les parties atteintes prennent un aspect particulier : elles semblent
avoir été brûlées d’où le nom de « feu » donné à la maladie.
La maladie peut gagner rapidement les branches et les charpentières, si rien n’est fait et si les
conditions sont favorables. Cela peut entraîner la mort de l’arbre.
Parfois des gouttelettes ambrées et visqueuses peuvent se former, il s’agit d’exsudat (réservoir
important de bactérie). Cet exsudat est caractéristique du feu bactérien. A l’automne, l’écorce se
boursoufle, se craquèle, suinte et laisse apparaître un bois de couleur rougeâtre. Les bactéries
passent l’hiver dans ces chancres. Au printemps, elles peuvent redevenir actives.
Les insectes, les oiseaux, l’homme ou le vent peuvent les disséminer et permettre l’infestation
d’autres végétaux. La pénétration se fait par les plaies naturelles ou artificielles (chute des
pétales, grêle, plaie de taille …).
Photo : symptômes sur bouquet pommier
Photo : symptômes sur poiriers
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– page 13/19
Olivier
Mouche de l’olive
Les vols de mouche de l’olive se poursuivent, les premières pontes ont eu lieu. Les
premières larves sont visibles dans les olives dans les secteurs les plus précoces. La
carte des dégâts de mouches est visible sur le site de l’afidol :
http://www.afidol.org/suividegatmouche)
Rappel du Bulletin n°25 :
« La mouche de l’olive est le principal ravageur de l’olivier. Cette petite mouche qui mesure 4 à 5
mm a un thorax foncé avec des bandes grises et un abdomen orangé avec des taches noires.
Elle est à l'état adulte toute l'année. Seules les températures inférieures à zéro ou
supérieures à 35°C freinent l'activité de l'insecte, voire provoquent des mortalités.
Une forte proportion de la population vit en hiver sous forme de pupe (nymphe) sur
ou dans le sol. Les adultes émergent de ces pupes dès le mois de mars-avril. Les
premières pontes interviennent lorsque les olives atteignent 8-10 mm de long.
La femelle pond un œuf dans le fruit. La larve lorsqu’elle éclot se développe en
consommant la pulpe de l’olive. Environ 25 jours après la ponte, un adulte émerge de
l'olive. La présence de la larve dans l'olive entraîne la chute d’une partie de la récolte. Pour les
olives qui restent sur l’arbre, la présence des asticots entraîne une augmentation du taux
d’acidité de l’huile et donc dégrade la qualité.
Méthode culturale :
Il est possible d’installer des pièges à mouche de l’olive fabriqués maison. Récupérer une
bouteille vide transparente et en plastique, avec son bouchon. Faire chauffer une tige en fer de 5
mm de diamètre. Avec le bout chauffé de la tige en fer, percer la bouteille de 6 trous répartis
dans la partie haute de la bouteille, juste en dessous de sa partie conique. Percer un trou au
centre du bouchon. Enfiler une ficelle ou un fil de fer dans le bouchon. Faire un nœud à la ficelle
ou au fil de fer qui permettra ainsi de suspendre la bouteille à une branche de l'olivier, une fois le
bouchon revissé. Préparer une solution d'eau dans laquelle on dissout 40 g par litre de phosphate
diammonique en poudre, soit 2 cuillerées à soupe bombées. Remplir la bouteille d'un demi-litre
de solution.
Le nombre de bouteilles est calculé en fonction du nombre d'oliviers dans le verger :
- Jusqu'à une vingtaine d'oliviers : une bouteille par arbre,
- Au-dessus d'une vingtaine d'arbres : une bouteille par arbre sur les oliviers en
bordure du coté sud, est et ouest du verger. Une bouteille tous les 3 arbres en
bordure du côté nord. Quelques bouteilles peuvent être installées à l'intérieur du
verger sachant qu'il est inutile d'installer au total plus d'une cinquantaine de
bouteilles par hectare.
Les bouteilles sont installées dès l’apparition des grappes florales (entre fin avril et mi-juin), elles
restent en place jusqu’en octobre-novembre. La solution dans les pièges est à renouveler en
REPRODUCTION DE CE BULLETIN AUTORISEE SEULEMENT DANS SON INTEGRALITE – REPRODUCTION PARTIELLE INTERDITE
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moyenne une fois par mois et lorsqu’elle est pleine de mouches ou lorsque le niveau est très bas.
Il faut prévoir 120 à 150 g de phosphate diammonique par piège et par an. Ce produit est
disponible chez les vendeurs de produit pour la vinification et chez certains vendeurs de produits
pour l’agriculture. Son coût est très faible. Source : AFIDOL. »
Photo : piège à mouche de l’olive (COI PIGNAN)
Dessèchement des olives sur l’arbre
Extrait du Bulletin de Santé du Végétal Oléiculture :
« Ce phénomène se rencontre assez fréquemment. Ce n'est pas une maladie. L'olivier se
débarrasse des olives qu'il estime en surnombre par rapport à ses réserves nutritionnelles et en
particulier en azote et en eau. Le dessèchement débute par l'extrémité de l'olive et remonte
jusqu'au pédoncule (voir photos ci-dessous).
Photo : Début de dessèchement
Photo : Olive deccéchée
(Source : BSV Oléiculture n°5 – 27 juillet 2016)
Aucune intervention ne permet de lutter contre ce phénomène, qui est la conséquence d'un
déséquilibre dans l'alimentation de l'olivier en eau et en nutriments. Les conditions
météorologiques et la qualité du pollen au moment de la nouaison peuvent également être la
cause de ce dessèchement. »
REPRODUCTION DE CE BULLETIN AUTORISEE SEULEMENT DANS SON INTEGRALITE – REPRODUCTION PARTIELLE INTERDITE
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Au jardin d’ornement
Palmier
Papillon palmivore
Actuellement en région PACA les vols de ce papillon sont importants. Le risque de
contamination est très élevé.
Ce papillon s’attaque à toutes les espèces de palmiers ornementaux cultivées en France.
France
Ce gros papillon (pouvant mesurer
esurer jusqu’à 10 cm d’envergure) vole aux heures les plus chaudes
de la journée, entre 11h et 15h. Les vols de ce papillon sont actifs jusqu’à l’automne. Le mâle est
territorial et revient à sa place lorsqu’il a été dérangé. La femelle pond ses œufs sur plusieurs
p
palmiers de proche en proche. Lorsqu’il est posé, les ailes postérieures (du dessus) au repos
sont brun-clair (photo), en vol on peut observer les ailes antérieures (du dessous)
orangées striées de deux bandes noires et une bande blanche (photo).
Photos : adultes au repos et ailes ouvertes (FREDON PACA)
La larve est une chenille rose à l’éclosion qui devient blanchâtre avec une grosse tête marron et
peut mesurer jusqu’à 10 cm de long. Elle creuse des galeries dans les palmiers. Des
attaques importantes et répétées peuvent entraîner la mort du palmier.
palmier
Photo : chenille (FREDON PACA)
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– page 16/19
Arbres et arbustes d’ornement
Pin : chenille processionnaire
Les premiers vols de papillons de processionnaire du pin ont été observés dans le
Vaucluse et les Bouches du Rhône en fin de semaine 30. Dans le Var les vols n’ont pas
encore débutés.
Ce papillon de nuit a une durée de vie de quelques jours. Après l’accouplement la femelle
fécondée déposent ses œufs sur les aiguilles de pins. Les jeunes chenilles éclosent environ un
mois après la ponte.
Les chenilles tissent des nids provisoires et se nourrissent en dévorant la partie verte des
aiguilles. En cas de manque de nourriture, elles s’éloignent des nids temporaires, puis
confectionnent leur nid définitif pour passer l’hiver. Les chenilles quittent l’arbre à la sortie de
l’hiver en formant de véritables processions, descendant de la cime de l’arbre, le long du tronc
pour atteindre le sol afin de s’enfouir à quelques centimètres de profondeur. Elles tissent leur
cocon pour ensuite atteindre leur forme adulte et se transformer en papillon.
En se nourrissant, les chenilles provoquent l’affaiblissement des arbres.
Mais leur impact le plus néfaste est sur la santé humaine et animale car leurs poils sont très
urticants et allergisants (surtout lors des processions).
Un nid de chenille processionnaire vide reste très dangereux car des poils urticants des chenilles
sont toujours présents à l’intérieur.
Photo : Papillon femelle (FREDON PACA)
Moyens de prévention :
Il est possible de réduire les risques et de limiter les dégâts pour les années à venir dans les
zones sensibles en combinant plusieurs techniques alternatives :
- Mettre en place des pièges à entonnoir pour les papillons avant le début des premiers vols
- Mettre en place des éco-pièges pour les chenilles lors des processions en début d’année
- Installer des nichoirs en automne pour les oiseaux insectivores
- Détruire les nids d’hiver
Photo : Piège à entonnoir (FREDON PACA)
Photo : Eco-Piège (http://chenilles-processionnaires.fr)
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Buis : pyrale
Les vols de papillons de la pyrale du buis ont repris actuellement dans tous les
secteurs. Les dégâts dus aux chenilles sont toujours très conséquents actuellement.
Les défoliations sont très importantes notamment dans les départements littoraux.
La pyrale du buis est un papillon dont les chenilles génèrent d’important dégâts sur les
buis dans notre région. Le papillon est un nocturne, ses ailes sont blanches bordées de brun ou
à l’inverse brunes bordées de blanc, elles sont légèrement irisées. Les chenilles sont vertes avec
des ponctuations noires et une tête noire brillante. Elles se nourrissent des feuilles des buis et
on les observe en général à l’ombre, cachées sous les feuilles. Les dégâts peuvent entraîner des
défoliations complètes des arbustes touchés.
Méthodes culturales :
Pour surveiller ce papillon on peut mettre en place des pièges à phéromone sexuelle qui
attireront les mâles et permettront d’évaluer la population présente. Ces pièges permettent par
ailleurs de capturer un certain nombre d’individus et donc de limiter les chenilles.
Photo : chenille de pyrale du buis
(FREDON PACA)
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LES OBSERVATIONS CONTENUES DANS CE BULLETIN ONT ETE REALISEES PAR LES PARTENAIRES
SUIVANTS :
Le Bulletin de Santé du Végétal, filière Jardins Amateurs, s’appuie sur les bulletins de santé du végétal
des filières : Maraîchage, Arboriculture fruitière, Tomate d’industrie, Olivier, Zones Non Agricoles. Les
observateurs des filières correspondantes contribuent donc à l’élaboration de ce document.
COMITE DE REDACTION DE CE BULLETIN :
Anne ROBERTI (FREDON PACA) et Sébastien REGNIER (FREDON PACA)
N.B. Ce Bulletin est produit à partir d’observations ponctuelles réalisées sur un réseau de parcelles. S’il
donne une tendance de la situation sanitaire, celle-ci ne peut pas être transposée telle quelle à chacune des
parcelles. La Chambre régionale d’Agriculture et l’ensemble des partenaires du BSV dégagent toute
responsabilité quant aux décisions prises pour la protection des cultures. La protection des cultures se
décide sur la base des observations que chacun réalise sur ses parcelles et s’appuie, le cas échéant, sur les
préconisations issues de bulletins techniques.
Action pilotée par le ministère chargé de l’agriculture, avec l’appui financier de l’Office national de l’eau et
des milieux aquatiques, par les crédits issus de la redevance pour pollutions diffuses attribués au
financement du plan Ecophyto.
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