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22ème congrès CBB A l`aube de l`après

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Betteravier
Le
ORGANE MENSUEL DE LA CONFÉDÉRATION DES BETTERAVIERS BELGES • 50IEME ANNEE N° 530 • JUILLET-AOÛT 2016 • P 806265
Subventions pour matériel de bachâge en vue
d’optimiser le déterrage et diminuer le nombre de
camions sur les routes
11
En bref
La justice suédoise vient d’interdire à Coca-Cola
d’utiliser le slogan «sucré à partir de sources
naturelles» pour le Coca-Cola Life édulcoré à base de
stevia. Ce slogan a été considéré comme trompeur pour les
consommateurs ; la stevia étant obtenue par des processus
chimiques.
Au Venezuela, Coca-Cola vient de suspendre une
grande partie de sa production faute de sucre.
Les pénuries de produits alimentaires sont devenues fréquentes
suite à la chute des prix du pétrole dont l’exportation représente
95% des recettes en devises du pays.
Le groupe sucrier français, Saint Louis Sucre,
filiale du groupe Südzucker, a annoncé la suppression du collet forfaitaire de 7 % à partir de 2017.
Selon Südzucker, cette disposition vise à harmoniser les conditions
d’achat des filiales du groupe Südzucker et représenterait un gain
de 1,5 € par tonne de betteraves pour les planteurs dans l’après-quota.
Le chiffre d’affaires total de la bio-économie en
Europe serait de 2,1 billions € selon le BIC. Près de
la moitié émane des secteurs de l’alimentation et des boissons et
600 milliards € à partir des bio-industries (produits chimiques, bioplastiques, biocarburants,..).
22 congrès CBB
A l’aube de l’après-quota
ème
RAPPORT D’ACTIVITÉS 2015 - 2016
CONFÉDÉRATION DES BETTERAVIERS BELGES asbl
Organe mensuel de la confédération des betteraviers belges
asbl CBB • Boulevard Anspach 111 / 10 • 1000 Bruxelles
T 02 513 68 98 • F 02 512 19 88 • www.cbb.be • lebetteravier@cbb.be
COLOPHON
Editeur responsable Mathieu Vrancken, Président de la CBB
Directeur de la publication Valerie VERCAMMEN
Edition et publicité Bernadette Bické - Martine Moyart
Responsable de la technique betteravière IRBAB Tienen
Imprimerie Corelio Printing
Abonnement annuel Belgique 12,00 € UE 22,00 € Hors UE 27,00 €
IBAN BE 70 1031 0384 3925 • TVA BE 0445.069.157
UN ÉTÉ
LABORIEUX
3
En 2015, le secteur agricole a enregistré 91 faillites en Belgique, soit une augmentation de 52 % par
rapport à l’année précédente, selon le ministère de l’économie. Des
chiffres en augmentation mais, relativement faibles par rapport au
nombre total d’exploitations.
Le rapport
d’activités de
la CBB pour
la campagne
2015/16 vient
de paraître
et est
disponible
sur le site
web de la
CBB :
www.cbb.be
2
*
La perle rare :
108 %
it’s all in the seed.
LEONELLA KWS
n
n
n
Un financier record en champs nématodés
et en champs sains
Une très haute richesse
Une faible tare terre
* IRBAB nématodes 2013 / 14 / 15
www.kwsbenelux.com
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SEEDING
THE FUTURE
SINCE 1856
18.01.16 11:04
2
EDITO
Un été laborieux
Congrès CBB: Comment nous protéger contre
l’affaiblissement de notre position de négociation et la détérioration des conditions d’achat
des betteraves?
D
ébut juin, nous avons tenu notre congrès trisannuel à Dinant.
Vous en trouverez un rapport détaillé en page 3 et 4 de ce journal, avec les principaux messages d’un congrès largement dominé
par la préparation de l’après-quota. Le congrès s’est clôturé sur cette
conclusion: le pouvoir de négociation des producteurs de betteraves est fortement affaibli par le nouveau cadre réglementaire de
l’OCM (organisation commune de marché, R 1308/2013). Dans les
pays où un accord a déjà été conclu entre les organisations de planteurs de betteraves et les fabricants de sucre, on constate partout
une détérioration des conditions d’achat des betteraves. Pour
quelles raisons? Et que pouvons-nous faire en tant que planteurs de
betteraves pour se protéger?
Au cours des négociations de l’OCM en 2013, avec le groupe de travail de la CIBE (l’association des planteurs de betteraves européens),
nous avions pourtant clairement informé les décideurs des lacunes
du règlement et des éventuels problèmes que ces changements
pourraient entraîner. Nous avions vu juste car malheureusement,
toutes les lacunes et les imprécisions que nous avions pointées dans
le texte et/dans l’annexe X sont aujourd’hui utilisées abusivement
pour transférer les coûts sur les planteurs de betteraves et ce, sans
compensation. En plus, en combinant une interprétation trop restrictive des articles de l’OCM du sucre avec une plainte auprès des
autorités de la concurrence de l’UE, certains fabricants de sucre
européens ont essayé de dégrader encore plus la position de négociation des agriculteurs déjà très affaiblie. Grâce à la mobilisation au
sein de la CIBE, un amendement de l’OCM est prévu au cours des
prochaines semaines. Un amendement qui permettra aux négociations collectives entre les organisations de planteurs reconnues et
2
leur fabricant de se poursuivre dans un cadre juridiquement sûr.
État des négociations
C’est l’été (du moins selon ce qu’indique le calendrier car nous
sommes loin de bénéficier d’un temps estival). Dans quelques
semaines, vous allez commencer à planifier vos assolements pour
2017, c’est pourquoi nous espérons que dans le courant de l’été, les
deux comités de coordination (planteurs ISCAL et Raffinerie
Tirlemontoise) parviendront avec leur fabricant respectif à un
accord sur les conditions d’achat des betteraves 2017. Dans ce
contexte, la CBB tient à bien informer les planteurs belges pour
qu’ils puissent prendre leurs décisions de production pour 2017 en
connaissance de cause.
ISCAL
A ISCAL, un accord est en vue: tous les accords sont prolongés pour
un an en utilisant le principe de répartition «44% des planteurs, 56%
fabricant» qui traduit la relation «26,29 € par tonne de la betterave
pour 404 € par tonne de sucre».
RAFFINERIE TIRLEMONTOISE
A la RT, les négociations sont très difficiles. La proposition actuellement sur la table des négociations ne répond pas aux exigences
minimales des planteurs du Coco Hesbaye.
Beaucoup de planteurs sont perplexes après les communications
des dernières semaines.
En clair: la RT vous a adressé une enquête pour évaluer vos intentions de semis pour 2017 alors qu’il n’y a pas encore d’accord interprofessionnel conclu entre la RT et le Coco Hesbaye. Or, conformément à la réglementation européenne, la RT et le Coco doivent
parvenir à un accord avant d’établir les futurs contrats. Sans accord
interprofessionnel préalable, aucun contrat ne peut être validé.
Le message que nous avons essayé de faire passer au congrès est
clair: avec la disparition des quotas et du prix
minimum garanti pour la betterave, la culture betteravière
devient une culture comme les autres et elle perd son effet stabilisateur sur le revenu agricole. Par conséquent, il est extrêmement important que les betteraviers calculent très précisément
leurs coûts de production afin de juger si les conditions offertes
peuvent oui ou non leur garantir un prix rémunérateur, c’est-à-dire
un prix qui couvre les coûts et fournisse une marge bénéficiaire.
La tâche principale de la CBB est de continuer à défendre la rentabilité de la culture betteravière. Pour pouvoir évaluer si une
culture est rentable pour votre propre entreprise, il est très important d’estimer correctement vos coûts de production. Faites vos
comptes, comparez avec les conditions qui vous sont proposées
actuellement et ensuite, prenez une décision en toute connaissance
de cause. N’hésitez pas à nous contacter si vous avez des questions:
votre syndicat est à votre service.
Le comité de coordination des planteurs de Hesbaye utilisera tous
les moyens pour parvenir à un accord. Cela ne doit cependant pas se
faire par des déclarations douteuses dans les médias, soulevant des
questions sur le partenariat entre les planteurs et les fabricants,
mais en toute sérénité, à la table de négociation. Il existe des outils
disponibles dans l’OCM.
L’objectif est d’utiliser tous les moyens
à notre disposition. Ne pas aboutir
à un accord ne constitue pas
une option!
Valerie Vercammen,
Secrétaire-général CBB
FÉDÉ RT
Quand trouvera-t-on un accord à la RT ?
On pourrait presque en écrire un roman, sauf qu’on en connaît pas encore
la chute. Pourtant, il s’agit de tracer les grandes lignes du cadre interprofessionnel qui régira la filière betterave-sucre dans les prochaines années
à la RT. À l’heure d’écrire ces lignes, les négociations interprofessionnelles
avec la RT pour « 2017 » sont enlisées, et il y a une risque qu’une solution ne
puisse pas être rapidement trouvée.
Le cadre Südzucker
Petit retour en arrière. Le 13 janvier 2014 débutait la
réflexion sur le cadre contractuel post-quota entre
le Comité de coordination des betteraviers de
Hesbaye-RT et la RT. Depuis, plus d’une trentaine
de réunions ont eu lieu, avec la RT, en interne ou
avec d’autres acteurs de la filière. La négociation
s’est accélérée depuis début 2016, mais en mars, les
propositions de la RT ont fortement changé, pour
devenir une copie de l’accord fait avec les planteurs
allemands de Südzucker. C’est depuis lors que la
situation est devenue de plus en plus compliquée
…
L’inquiétude des planteurs
En prenant connaissance de la volonté de la RT
d’organiser des conférences pour informer les planteurs de ses propositions alors qu’aucun accord
n’était conclu et que la négociation était toujours
en cours, le Comité de Coordination des planteurs a
donc décidé de prendre les devants et de venir luimême exposer aux planteurs de la manière la plus
objective possible la situation, afin que les planteurs puissent se forger une opinion critique lors
des présentations de la RT. La conclusion était
simple : les propositions de la RT ne permettent pas
d’assurer aux betteraviers de couvrir leurs coûts de
production, et donc pas non plus d’avoir une
marge bénéficiaire ! Les quatre réunions des betteraviers ont eu un franc succès, faisant à chaque fois
salle archi-comble. Parmi les nombreuses interrogations des 900 planteurs présents, la question qui
est le plus souvent revenue est la suivante : « que
doit-on faire ? quel est le mot d’ordre du syndicat ? »
Pas d’accord, pas de contrat
La seule réponse simple qu’on puisse actuellement
donner est d’être prudent et de ne pas prendre de
décision prématurée quant à votre production
future et les quantités proposées par la RT. Il est
avéré que tant qu’aucun n’accord n’a pu être trouvé
entre la RT et les planteurs, la RT ne peut pas proposer de contrat conforme à la réglementation
européenne. En effet, c’est l’accord interprofessionnel qui est la base des contrats … Or le comité de
coordination des planteurs est l’unique représentant officiel des betteraviers, et il dispose à ce titre
du mandat de négociation représentant tous les
betteraviers de la RT.
Calculez votre rentabilité
Par ailleurs, afin de faire les bons choix de quantité
à produire dans vos fermes, il est capital de faire un
calcul comparatif complet de votre situation personnelle. Le plus mauvais choix serait de vous
engager sans savoir à quoi vous attendre et, quand
l’entièreté de vos betteraves livrées (en 2017)
auront été payées (en 2018), de vous rendre compte
que le chiffre d’affaire par hectare est bien moins
conséquent que prévu … La seule comparaison
correcte qui puisse être faite est celle du chiffre
d’affaire par hectare de betteraves, en comparant,
pulpes incluses, la situation dans le cadre actuel
(avec quota) et dans le nouveau cadre proposé (en
2017). En moyenne, selon les hypothèses les plus
Commentaires
en page 9
Figure 1 : Simulation provisoire de la recette/ha payée par la RT en 2017 sur base des données
actuelles.
RESUME
TARD
LOIN
450 € 350 €
Date livraison
15 Oct 15 Jan 15 Oct 15 Oct 15 Oct
Distance usine (km)
48
48
100
48
48
Prix du sucre SZ4 (eur/t)
404
404
404
450
350
Valeur pulpe (eur/t bett)
4
4
4
4
4
Rendement (t/ha) (bett. microtoppées)
88
88
88
88
88
Richesse (°Z)
17.6
17.6
17.6
17.6
17.6
4.1 Prix de base moyen all out à 16°Z (eur/t)
20.78
20.78 20.78
23.16
17.98
5. Prix moyen avec primes, transport,... à 16°Z (eur/t)
20.57
24.35
20.32
23.08
17.62
6. Prix moyen complet avec pulpes à 16°Z (eur/t)
24.20
27.99 23.96 26.71 21.26
7.1. Recette à l’hectare avec pulpes (eur/ha)
2.335,18 2.701,44 2.311,36 2.577,22 2.051,05
7.2. Différence de recette / système actuel (eur/ha) -325,31 -329,64 -349,13 -83,27 -609,44
réalistes et qui ont fait l’objet de nombreuses analyses, la diminution serait de l’ordre de 350 €/ha
quand le sucre est au prix de référence de 404 €/t.
Et bien sûr, il est impossible de prévoir le cours du
sucre en Europe entre octobre 2017 et octobre 2018
( = campagne de vente du sucre des betteraves
2017), mais la hausse de production d’environ 20%
planifiée par l’industrie du sucre européenne ne
permettra probablement pas de soutenir le prix …
Comme dans le lait ?
Vous souhaitez une simulation personnalisée ?
Prenez contact avec nous (www.betteravierswallons.be ) et nous vous répondrons dans les plus
brefs délais !
Et s’il n’y a pas d’accord ?
Les négociateurs sont déterminés à aboutir à un
accord, mais pas à n’importe quel prix (et conditions). Si un accord ne pouvait pas être trouvé dans
les prochaines semaines, nous serions contraints
d’appliquer une autre méthode et de passer par un
arbitrage. Cela signifie qu’un arbitre extérieur (ni
betteravier ni sucrier) a la responsabilité de trancher entre les positions des uns et des autres. Il
s’agit d’un dernier recours que nous espérons ne
pas devoir utiliser. Il ne faut cependant pas le négli-
ger.
Il faut aussi garder à l’esprit que l’accord recherché
concerne uniquement la campagne 2017-18, et que
bien qu’il s’agisse probablement d’une base pour
les années qui suivront, il pourra être rediscuté.
La suite …
Vers le 15 juin, vous avez reçu un courrier de la RT
intitulé « enquête quantité betteraves 2017 » vous
incitant à indiquer ce que vous seriez prêts à produire en 2017 aux conditions hypothétiques et
provisoires avancées par la RT sans accord avec vos
représentants. Il a été suivi d’un autre courrier,
envoyé par votre organisation betteravière cette
fois, qui vous demande d’apposer les mentions suivantes : « Sans reconnaissance préjudiciable »,
« sous réserve d’un accord interprofessionnel entre
l’organisation betteravière et la RT » et « ceci n’est
pas un engagement » à côté de votre signature et
de nous renvoyer une page stipulant votre
démarche ainsi que votre souhait de participer au
contrat additionnel proposé par la RT.
Nous rappelons toute l’importance de cette
démarche pour manifester votre soutien aux négociateurs. Vous avez cependant jusqu’au 10 août
pour l’effectuer … n
Benoît Haag, Fédé RT
22ÉME CONGRÈS DE LA CBB À DINANT 3
22ème congrès CBB: les betteraviers contre la détérioration de leurs revenus
A la veille de la suppression des quotas en 2017, la filière se prépare activement. Le congrès de la CBB a été l’occasion de faire le point sur l’état
des négociations engagées entre les planteurs et les deux groupes sucriers
belges pour l’après-quota. Des négociations difficiles vu le contexte économique très incertain et le nouveau cadre règlementaire européen nettement moins favorable qui affaiblissent le pouvoir de négociation des planteurs vis-à-vis de l’industrie sucrière.
Le Congrès a également permis d’attirer l’attention des Ministres compétents sur les difficultés de notre secteur. Notre Ministre fédéral Willy Borsus
ainsi que José Renard, représentant du Ministre wallon René Collin, sont
venus assister aux débats. Tous deux nous ont assuré de leur soutien pour
tenter de rapprocher les points de vue des planteurs de ceux des fabricants.
Après avoir traité des aspects politiques de la préparation de l’après-quota,
une demi-journée, plus technique, a été consacrée à la réception de la betterave entière. La France et les Pays-Bas ont déjà adopté ce type de réception. Le bilan de leur expérience ainsi que l’état des travaux préparatoires
dans notre pays ont été présentés aux représentants des planteurs.
A
près un mot de bienvenue de David
Jonckheere, Président de la Fédération RT –
organisatrice de ce 22ème congrès de la CBB
-, la parole a été donnée à Timothé Masson, secrétaire de l’AMPBCS, l’Association Mondiale des
Planteurs de Betteraves et de Canne à Sucre, pour
décrire les perspectives d’évolution des marchés
du sucre sur le plan européen et mondial.
liaison avec le prix du sucre ce qui entraîne des
difficultés de paiement par les usines et détourne
les planteurs de la culture de la canne.
La Thaïlande, en revanche, est un acteur montant
sur le marché mondial. On y attend une progression rapide de la production à un niveau de 13 à 15
Mt, contre 10 Mt actuellement grâce à une politique volontariste du gouvernement qui soutient le
secteur canne-sucre. La Thaïlande est idéalement
Des prix du sucre à la hausse sur
située pour approvisionner l’Asie qui est la région
le marché mondial et européen
du monde où l’augmentation de la consommation
Sur le marché mondial, le prix du sucre se redresse est en pleine expansion alors qu’elle stagne en
depuis le début de l’anEurope. Les experts
née car, après 5 campensent qu’à l’avenir,
pagnes excédentaires
Cuba et les pays d’Améen sucre, on annonce
rique
Centrale
un déficit à l’échelle
(Guatemala,…), sont
mondiale de 5 à 7 Mt de
des pays où la producsucre pour 2016 ainsi
tion de sucre va augque pour 2017, à commenter au cours des
parer à une production
prochaines années.
mondiale de 180 Mt.
Le marché européen se
Les stocks de sucre sont
redresse lui aussi mais
encore importants, de
plus timidement. Les
l’ordre de 70 Mt, ce qui
prévisions sont complireprésente 40% de la
quées par la fin des
production mondiale
quotas qui va certaineDavid Jonckheere
mais ces stocks ne sont
ment déstabiliser le
« Etant donné nos atouts, il serait
pas toujours dispomarché du sucre blanc.
incompréhensible que la rentabilité ne soit
nibles. Pour Timothé
Il faut s’attendre à une
plus garantie.»
Masson, la hausse des
plus grande volatilité
cours mondiaux du
des prix du sucre.
sucre devrait se poursuivre.
L’Europe redeviendra exportatrice mais jusqu’où ?
Le Brésil reste le leader du marché mondial avec 40 Avant la réforme de 2006, l’Europe (Russie et
% des exportations de sucre dans le monde, mais il Ukraine y compris) exportait 5 Mt de sucre blanc
est en perte de vitesse depuis la crise de 2008 : par an. Sur le marché européen, les stocks de sucre
instabilité politique, endettement de l’industrie se réduisent ce qui fait monter les prix. Les prix
sucrière, fermeture de 10 à 15 usines par an, baisse communiqués à l’observatoire des prix de l’UE pour
des surfaces de canne à sucre et stagnation des le mois de mars 2016 atteignent en moyenne 433 €
rendements. Cependant, la production de sucre se la tonne mais il s’agit dans ce cas, de livraisons de
maintient, favorisée par
sucre dont le prix a,
la chute de la monnaie
pour la plupart, été
brésilienne. En real, le
négocié il y a un an.
prix du sucre n’a jamais
Actuellement, le prix du
été aussi élevé, ce qui
sucre sur le marché
oriente la transformaeuropéen est inférieur
tion de la canne vers la
au prix du sucre sur le
fabrication de sucre
marché mondial, ce qui
plutôt que vers l’éthan’était plus arrivé
nol.
depuis 2010.
En Inde et au Pakistan,
deux autres grands
Accords postpays producteurs, la
quota : moins
production de sucre est
favorables
chaotique en raison de
pour les planTimothé Masson politiques gouverneteurs
« La fin des quotas risque de déstabiliser le
mentales qui fixent le
Elisabeth
Lacoste,
marché du sucre blanc »
prix de la canne sans
secrétaire générale de
Le 22e congrès de la CBB a rassemblé plus de 70 représentants des planteurs.
la Confédération des betteraviers européens (CIBE) Seuls une dizaine d’accords interprofessionnels ont
a décrit le nouveau cadre règlementaire européen été conclus jusqu’à présent, constate Elisabeth
du secteur sucre pour l’après-quota. Ce règlement Lacoste. Les coopératives ont été les premières,
rend obligatoire la conclusion d’accords interpro- dans leur pays d’origine, à redéfinir les règles de
fessionnels pour régir les conditions d’achat des fonctionnement et à conclure des accords interprobetteraves ainsi que les contrats de livraison. Ces fessionnels. Dans l’ensemble, on assiste à des négoaccords interprofessionnels devront être conclus ciations plus difficiles et à une détérioration du
avant les semis et avant de conclure des contrats de pouvoir de négociation des planteurs ce qui se
livraison.
reflète dans une détérioration des rapports planCompte tenu du déséquilibre dans le pouvoir de teurs-fabricants. Les planteurs étant désormais
négociation des planteurs, - dans l’UE, il y a 140.000 davantage considérés comme des fournisseurs de
planteurs pour 6
matières premières et
grandes entreprises - ,
non plus comme des
la règlementation prépartenaires, a conclu
Elisabeth Lacoste.
voit que les planteurs
pourront négocier collectivement avec leur
Un prix rémunéfabricant, par le biais
rateur pour les
d’une organisation de
betteraves est
planteurs, le partage
indispensable
des risques et de la
Pour Valerie Vercammen,
valeur ajoutée, et donc
secrétaire général de la
les prix. Les fabricants
CBB, les planteurs ont
européens avaient
absolument besoin d’un
déposé une plainte
prix rémunérateur pour
devant les autorités de
la betterave. Un prix
Elisabeth Lacoste
la concurrence pour
rémunérateur, c’est un
« L’industrie sucrière considère de moins en
déforcer les planteurs.
prix qui couvre les coûts
moins les planteurs comme des partenaires
Grâce à la mobilisation
de production et qui
mais plutôt comme des fournisseurs de
des planteurs de la
génère aussi une marge
matières premières»
CIBE, la règlementabénéficiaire. Selon les
estimations de la CBB
tion va être mise à jour
basées sur des données
pour sécuriser la négociation collective et permettre aux fabricants et aux comptables d’entreprises agricoles suivies par le
betteraviers de continuer à négocier comme Boerenbond et la FWA, le coût de production en
aujourd’hui. Le texte de l’acte délégué a été 2014 s’élevait en moyenne à 26,23 € par tonne de
approuvé par le Collège de Commissaires de la betteraves tandis que l’étude du Ministère flaCommission. Son approbation par le Conseil et le mand, département politique agricole et pêche,
Parlement européens est prévue pour la fin juillet.
estime le coût moyen de production pour la
Pour Elisabeth Lacoste, ce nouveau cadre règle- période 2008-2013 en Flandre à 28,61 € la tonne.
mentaire, bien qu’il ait gardé certains éléments Ces statistiques aboutissent donc à la même
positifs des accords interprofessionnels actuels, est conclusion : un prix de 26 euros la tonne de bettemoins favorable pour les planteurs : il ouvre la rave est un minimum absolu. Les betteraviers ne
porte à de moins bonnes conditions d’achat. Il ne vont tout de même pas travailler gratuitement !
stipule plus que les frais
La CBB plaide aussi
de transport sont à
pour un prix qui soit
charge du fabricant et
concurrentiel par rappermet de transférer
port aux autres cultures.
certains risques à
Entre 2010 et 2014, le
charge des planteurs.
revenu du travail famiLors de la négociation
lial (rendement brut par
du texte, les betteraha – coûts variables –
coûts fixes) de la culture
viers européens avaient
betteravière comparé à
averti que ce texte
d’autres cultures occumènera vers un affaiblissement du pouvoir
pait la troisième place
de négociation des
derrière les pommes de
planteurs. C’est malterre. Or à cette période,
le marché du sucre était
heureusement la tenValerie Vercammen
favorable et des surprix
dance que nous consta« La CBB revendique la rentabilité de la
tions aujourd’hui dans
culture betteravière »
la plupart des pays.
suite à la la page 4
4
22ÉME CONGRÈS DE LA CBB À DINANT
22ème congrès CBB: les betteraviers contre la détérioration de leurs revenus
suite de la la page 3
étaient payés. En 2014, une année où la betterave a
été payée au prix minimum de 26,29 € (sans surprix), la marge brute (rendement brut – coûts
variables) a quant à elle reculé à la 7e place derrière
les carottes, les chicorées, l’épeautre, les haricots,
les pommes de terre et le lin.
Dans les négociations de l’après-quota, la CBB
continue également à revendiquer un partage
juste et équitable de la valeur ajoutée des ventes
de sucre entre planteurs et fabricants. En commentant les résultats comptables des deux fabricants
de sucre belges, RT et Iscal Sugar, au cours des deux
dernières campagnes, Valerie Vercammen constate
que malgré des prix du sucre historiquement bas
sur le marché européen et mondial, nos deux
groupes sucriers continuent à faire des bénéfices
confortables en payant la betterave au prix minimum de 26,29 €. C’est donc bien la preuve que
payer un prix rémunérateur est tout à fait faisable
pour les fabricants de sucre belges. Alors pourquoi
l’industrie sucrière devrait-elle commencer à payer
les betteraves à un prix inférieur au prix minimum après la suppression des quotas ? Pourquoi
les planteurs devraient-ils accepter de travailler à
perte ?
La proposition de la RT :
unilatérale et inacceptable
La vision de la RT pour l’après-quota a été présentée très brièvement par Thomas Hubbuch et Guy
Paternoster, directeurs à la RT. L’objectif est d’augmenter la rentabilité des usines et de maximiser le
profit du groupe Südzucker. Les moyens pour y
parvenir sont articulés selon 3 axes :
- Augmenter la production de sucre pour réduire
les coûts de production. La RT veut atteindre la
capacité de transformation maximale des usines
(680.000 tonnes de sucre contre 620.000 tonnes
l’an dernier) mais sans augmentation des distances de transport du champ à l’usine. Pour les
planteurs, cela implique une augmentation des
surfaces en betteraves, un allongement des campagnes à 130 jours et des pénalités de transport
pour les planteurs les plus éloignés des usines.
- Partager les risques de fluctuations des prix du
sucre. La RT propose de partager le bénéfice des
ventes de sucre avec les planteurs en cas de prix
de vente élevé et de partager les risques avec les
planteurs Lorsque les prix de vente du sucre sont
bas. La RT veut fixer un prix de base des betteraves lié au prix du sucre. Un prix du sucre identique pour tous les planteurs du groupe
Südzucker, quel que soit le pays de production
(Allemagne, Belgique, France ou Pologne). De
Valerie Vercammen a également rappelé le partemême, le supplément
nariat qui lie planteurs
de prix à obtenir en cas
et fabricants à travers la
de bonnes ventes de
participation des plansucre serait calculé sur
teurs dans le capital de
base d’un prix de vente
la RT et d’Iscal Sugar
moyen unique pour
depuis le début des
l’ensemble du groupe
années 90’. En contreSüdzucker à estimer
partie de leur effort
après la campagne de
financier, les planteurs
commercialisation, sans
ont conclu des accords
règles de fixation préade priorité. Grâce à ces
lable;
accords, les planteurs
- Réduire les disparticipants sont assutances d’approvisionrés de pouvoir continement en betteraves
nuer à livrer leurs betteJosé Renard
en introduisant des
raves malgré la sup« Je crois aux vertus de la négociation en vue
pénalités de transport,
d’aboutir à un accord interprofessionnel
pression des quotas.
notamment sur le
équilibré »
C’est aussi une force
transport de la terre.
pour les fabricants qui
Les grandes lignes de
peuvent sécuriser leur
cette proposition ont déjà été acceptées par les
approvisionnement en betteraves.
planteurs allemands de Südzucker. En France, les
planteurs de Saint-Louis-Sucre, filiale de la RT, sont
Malgré de nombreuses réunions, les négociations
en train d’en discuter. Pour la CBB, les propositions
préparatoires à l’après-quota n’ont toujours pas
actuelles de la RT sont inacceptables, car elles ne
abouti. Or les planteurs veulent et doivent arriver à
permettent pas une rentabilité suffisante de la
un accord interprofessionnel d’ici la fin de l’été.
culture betteravière.
« Le timing n’est pas encore fixé mais une chose est
sûre, a conclu Valerie Vercammen, les planteurs
n’accepteront pas un prix non-rémunérateur. La
CBB revendique la rentabilité de la culture betteravière ».
La proposition d’Iscal Sugar :
reconduction des conditions
actuelles pour un an
Face aux incertitudes du marché après la fin des
quotas, Iscal Sugar propose un ensemble de conditions provisoires qui ne seront valables que pour
Les fabricants de sucre ont présenté leurs propositions pour l’après-quota. De gauche à droite: Guy
Paternoster et Thomas Hubbuch pour la Raffinerie Tirlemontoise et Robert Van Gaever pour Iscal
Sugar 2017, première campagne sans quotas. Robert Van de production dans les exploitations agricoles.
Gaever, directeur d’Iscal Sugar, a présenté les prin- Cette étude devrait permettre d’objectiver les discipaux points de cette proposition qui prolonge en cussions au sein de la chaîne de production et
grande partie les accords actuels, à savoir :
d’obtenir un prix correct pour les producteurs de
- un prix de base pour la betterave de 26,29 € la betteraves dans l’après-quota.
tonne ;
Le Ministre Borsus est prêt à jouer un rôle de facili- un prix de base de la betterave lié à un prix du tateur dans les négociations entre les planteurs et
sucre de 404 € la tonne ;
la RT car il a à cœur de réussir l’alliance entre les
- le maintien du principe du partage de la valeur producteurs agricoles et l’industrie agro-alimenajoutée des ventes de
taire. « La solidité de
sucre (surprix) ;
notre secteur agro-in- le maintien du prindustriel est un atout
pour notre pays : c’est
cipe des primes de
bon pour tous, pour
livraison ;
l’économie et pour
-
le maintien des
l’emploi » a-t-il conclu.
conditions de réception.
Le contrat 2017 propoLe Ministre
sera le même tonnage
Collin est prêt à
qu’actuellement pour
jour un rôle de
les planteurs en ordre
médiateur dans
de participation dans
les négociatiSopabe, avec un prix de
ons avec la RT
base de 26,29 € à 16°S.
José Renard, chef de
Willy Borsus
Par contre, il n’y aura
cabinet adjoint du
« Il faut respecter les lois du marchés et en
plus de possibilité de
Ministre René Collin, en
même temps, il faut contenir la volatilité des
report vers la camcharge de l’agriculture
prix. Quand la volatilité est extrême, elle
devient destructrice »
en Région Wallonne est
pagne suivante ni de
bien conscient que la
compensation.
fin des quotas et du prix
Les négociations avec le
Comité de Coordination d’Iscal sont en cours mais minimum garanti expose le marché du sucre eurone sont pas terminées. Certaines adaptations péen à la volatilité des prix du marché mondial et
doivent encore être discutées comme les condi- accroît les risques pour les producteurs, même
tions d’application de la dynamique, la formule de pour les plus performants d’entre eux.
José Renard a rappelé que lors de la réforme de
calcul du surprix (clé de répartition, etc).
Que propose Iscal après cette première année de 2005, la Belgique s’était bien défendue grâce à
transition ? Robert Van Gaever a évoqué quelques l’action de la CIBE et à la bonne entente entre planpistes. Iscal veut réduire ses frais d’approvisionne- teurs et fabricants. Avec la réforme de 2013, la mise
ment en betteraves ce qui implique une réduction en œuvre des nouvelles règles pour le secteur
de la distance d’approvisionnement, une pression sucre est problématique. Il se réjouit de l’acte délésur la « qualité » des livraisons pour livrer « plus de gué qui devrait être approuvé cet été et qui apporsucre et moins de terre par camion ». Iscal envisage tera plus de sécurité juridique aux planteurs en leur
aussi de réduire les
permettant de négocier
primes de livraison
collectivement avec les
suite à l’allongement
fabricants.
des campagnes et de
Le temps presse,
supprimer la mesure de
constate José Renard,
la tare collet à l’usine en
car les accords interpropassant à une réception
fessionnels doivent,
betterave entière.
conformément au nouLa CBB estime qu’un
veau cadre règlemenaccord transitoire d’un
taire de 2013, être
an aux conditions
conclus par écrit avant
actuelles est une
les semis, soit avant
réponse prudente à
mars 2017. En pratique,
l’instabilité du marché
les accords devraient
du sucre générée par la
pouvoir être conclu
Mathieu Vrancken
fin des quotas dans l’UE
avant la campagne
« Nous ne demandons pas l’impossible mais
et adopte comme fil
pour permettre aux
le respect d’un certain équilibre dans le
partage des risques et des recettes entre
conducteur des négoagriculteurs de prévoir
planteurs et fabricants»
leur plan de culture.
ciations, le respect d’un
José Renard continue
équilibre dans le parde croire aux vertus de
tage des risques comme
la négociation en vue d’obtenir un accord interprodes avantages.
fessionnel équilibré. Au cas où aucun accord ne
Le Ministre Borsus soutient la co- peut être trouvé, le Ministre Collin en concertation
hésion du secteur agro-industriel avec sa collègue de la Région flamande, Madame
Comme pour d’autres secteurs (lait, porc, viande Joke Schauvliege, se déclare prêt à prendre les
bovine), le Ministre Borsus déplore que la volatilité mesures nécessaires pour protéger les intérêts des
du marché du sucre impacte très fortement la ges- deux parties.
tion des exploitations betteravières. C’est pourquoi
le Ministre soutient les divers outils mis en place au A la suite des interventions et après les débats de
niveau européen comme le maintien de l’observa- l’assemblée des délégués, Mathieu Vrancken,
toire des prix de vente du sucre européen ainsi que Président de la CBB, a rapidement résumé les
la création du groupe d’experts qui cherchent à enjeux des négociations de préparation de
renforcer du pouvoir de négociation entre les pro- l’après-quota et a conclu : « Restons ouverts à la
ducteurs et leurs acheteurs ainsi qu’à mettre en discussion. Nous ne demandons pas l’impossible
place des outils pour stabiliser les marchés agri- mais le respect d’un certain équilibre dans le parcoles. Au niveau belge, le Ministre Borsus a com- tage des risques et des recettes entre planteurs et
mandé une étude auprès de l’observatoire des prix fabricants. n
du Ministère de l’Economie pour estimer les coûts
5
INSTITUT ROYAL BELGE POUR L’AMÉLIORATION DE LA BETTERAVE ASBL
Molenstraat 45, B-3300 Tienen - info@kbivb.be - www.irbab-kbivb.be
Techniques culturales betteravières
PVBC - PROGRAMME VULGARISATION BETTERAVE CHICORÉE, DANS LE CADRE DES CENTRES PILOTES
Rubrique rédigée et présentée sous la responsabilité de l’IRBAB, J.-P. Vandergeten, Directeur de l’IRBAB, avec le soutien du Service public de Wallonie.
FUNGI MEMO 2016
Barbara Manderyck et André Wauters, IRBAB
Maladies foliaires cryptogamiques : les années ne se ressemblent pas, les parcelles non plus !
Nous allons parcourir comment évaluer le risque de l’apparition précoce de l’une ou l’autre maladie, ainsi qu’un développement rapide au niveau de la parcelle.
Conditions climatiques
Nous avons connu un printemps abominablement humide. Si ces conditions perdurent pendant
l’été il faudra redoubler de vigilance. Une humidité relative élevée joue un rôle important
dans le développement des maladies. C’est surtout une humidité relative élevée au sein du
feuillage qui joue un rôle essentiel. D’où la raison de considérer un feuillage trop important
comme un facteur de risque accru. La pluie (abondante) peut aussi freiner le développement des
maladies, l’oïdium peut ainsi être “lavé” des feuilles par une pluie abondante. Mais la pluie peut
aussi favoriser la dispersion des spores, principalement pour la cercosporiose. Les spores de toutes
les maladies cryptogamiques se dispersent également par le vent, les spores d’oïdium se déplacent ainsi sur de très longues distances.
La température joue aussi un rôle important. Si la température est élevée, on s’attendra à avoir
de la cercosporiose (optimum 25-30°C), alors qu’avec des températures estivales plus
fraiches la ramulariose (optimum 17°C) risque de se développer. L’oïdium se développera lors
d’alternances de journées chaudes et sèches, et de nuits fraiches et plus humides. La rouille
se développe plus facilement avec de longues périodes humides et fraiches (optimum 15-22°
C). Pour toutes ces raisons, des micro-climats locaux peuvent influencer l’apparition et le développement des maladies foliaires cryptogamiques. En tout cas, le climat sera pris en compte pour
évaluer le risque au niveau de la parcelle.
La sensibilité variétale : une variété moins sensible offre plus de flexibilité
et d’assurance pour les arrachages tardifs !
La variété que vous avez choisie peut influencer l’apparition des premiers symptômes de maladies
foliaires. Elle joue un rôle essentiel dans l’intensité et la vitesse de développement des maladies.
Avec une variété moins sensible, les premiers symptômes peuvent apparaitre (un peu)
plus tard mais les maladies se développeront nettement plus lentement dans la culture.
C’est un aspect essentiel pour garder un feuillage sain en fin de saison. Ceci est important
pour limiter les pertes dues à un développement tardif de cercosporiose et de ramulariose en
septembre-octobre, période où l’activité du fongicide est terminée.
Avec une variété moins sensible, on peut avoir la chance d’atteindre le seuil de traitement plus
tard en été, retardant ainsi la date du traitement. Tenant compte d’une protection de 4 semaines
par les fongicides, un seul traitement suffira dans la majorité des cas. Dans une année à faible
pression de maladies et dépendant de la nature de la maladie, une impasse sur le fongicide pourra
même être envisage avec une variété moins sensible sans altérer le rendement.
Les différences de sensibilité variétale qui sont reprises au graphique qui suit sont difficiles à visualiser ce que ceci signifie au champ. Pour illustrer ceci, nous vous montrons une photo (en haut
à droite) de deux variétés avec un profil de sensibilité fort différent. Et dans une année à forte
pression de maladies. Toutes deux ont été traitées avec un fongicide au seuil, la photo est prise
début novembre .
Le graphique ci-dessous vous permet de vérifier la sensibilité des variétés que vous avez semées. Il
vous aide à évaluer le risque d’infection précoce et de développement rapide des maladies dans
vos parcelles.
sensibilité des variétés aux maladies foliaires : plus la bare est longue, plus la variété est sensible
rhizomanie
Evaluer le risque de vos parcelles
Photo prise en 2014, année à forte pression de maladies foliaires et fort développement en septembre. La photo est prise le 4 novembre.
A gauche une variété sensible aux maladies, à droite une variété peu sensible. Les deux variétés ont
été traitées au seuil avec 0,7 l/ha Opus. Pour la variété moins sensible (à droite), c’est la tolérance
variétale qui prend le relais du fongicide après l’été.
En situation normale les deux variétés possèdent un rendement identique. Ici sur la photo, le rendement de la variété moins sensible est supérieur de 10% !
rhizoctone nématodes Dans notre pays nous pouvons rencontrer les quatre maladies foliaires importantes. Celles
-ci sont l’oïdium, la rouille, la cercosporiose et la ramulariose. Les deux dernières peuvent
provoquer les pertes de rendement les plus importants. Il faut tenir compte du fait que le
moment d’apparition de ces maladies peut être fort variable selon l’année, mais également fort différent entre les champs. Et ceci se vérifie aussi quant à quelle maladie apparaitra.
Il y a toute une série de facteurs qui peuvent influer sur le moment d’apparition des maladies, de l’intensité et de la vitesse de leur développement dans un champ.
Les facteurs qui entrent en jeu sont : les conditions climatiques, la sensibilité variétale, la
longueur de la rotation, une forte fumure azotée entrainant un développement foliaire
excessif, un microclimat à l’endroit de la parcelle et la présence éventuelle de parcelles
portant beaucoup de spores de cercosporiose à proximité. Ceci peut être le cas en présence
de foyers de cercosporiose dans des parcelles voisines, mais aussi si une parcelle voisine
était cultivée l’année précédente en betterave et cultivée maintenant avec une autre culture en travail simplifié (non labour). Ceci est d’autant plus vrai que l’hiver a été doux et
que les betteraves cultivées l’année dernière étaient fort atteintes de cercosporiose. Les
spores de cercosporiose peuvent alors encore « germer » et peuvent se disséminer vers la
parcelle voisine .
AnnelauraKws
BTS110
XavieraKws
GondolaKws
Carma
GeorgettaKws
Barents
Clairamax
Tisserin
Amarok
BTS520
BTS750
Canorix
TimotheaKws
ElisabetaKws
Paxy
LisannaKws
BTS8645N
SympaticaKws
BTS990
HelvetiaKws
LeonellaKws
Bambou
Puramax
Lumiere
Eucalyptus
Baribal
Loriquet
Cazoo
Bonsai
Callas
Acacia
Gauss
GaëllaKws
cercospora
oïdium
rouille
HendrikaKws
BTS605
IsabellaKws
Zorro
Iguane
Curtis
Okapi
BTS180
Tolemax
classement selon type & sensibilité cercospora
6
Influence de la rotation et des choix phytotechniques
En ce qui concerne la cercosporiose, la ramulariose et la rouille, la rotation joue un rôle essentiel
dans l’apparition des maladies. Pour l’oïdium ceci n’est pas le cas. Une rotation de 1 année sur 3
est un minimum absolu pour limiter les risques, une rotation plus longue est toujours mieux.
Tant pour la Cercosporiose que la Ramulariose, la présence de foyers dans des parcelles voisines augmente le risque de contamination sévère. Comme nous l’avons déjà cité dans l’introduction, la présence de parcelles voisines de la vôtre travaillées en non-labour et fort atteinte par
la cercosporiose au cours de l’année dernière, augmente le risque pour votre parcelle cette annéeci. La raison ? Les spores de cercosporiose peuvent survivre jusqu’à 3 ans s’ils restent à la surface
du sol. Ils représentent donc un foyer d’infection pour les parcelles de l’année.
Utilisez le service avertissements de l’IRBAB
Suivez nos avertissements et consultez notre site internet. Sur le site internet nous publions à
partir du début du mois de juillet une carte reprenant la situation dans tous les champs d’observation (soixante sur la zone betteravière). Vous pourrez ainsi suivre si des symptômes de maladie
sont apparus dans votre région. Et via les avertissements envoyés par mail vous pourrez lire l’évolution des maladies dans les champs d’observation. Ces services servent à vous avertir. Ils ne
remplacent pas vos observations que vous devez réaliser au niveau de vos parcelles. Car
comme nous l’avons dit, la situation est différente entre les champs. Traiter lorsque le seuil de nuisibilité est atteint
Une idée fausse circule qu’avec l’utilisation de seuils de traitements il faut attendre que le feuillage
soit nettement malade avant de réaliser le traitement. Ceci n’est pas du tout le cas. Prenons le cas
pour la cercosporiose ou ramulariose ou le seuil de traitement est de 5 feuilles sur 100 feuilles
dans la parcelle avec une tache de maladie. A ce moment, le feuillage semble toujours en
très bonne santé si on ne fait pas d’observation minutieuse. Pourquoi attendre d’atteindre les
premiers symptômes et le seuil de nuisibilité avant de traiter ? Si nous traitons avant que la maladie ne se soit installée, nous augmentons le risque de formation de résistance aux fongicides. Et
un traitement réalisé “trop tôt” peut être inutile. Car il y a un risque que les maladies ne se développent réellement que lorsque le fongicide n’offrira plus de protection. Un deuxième traitement sera alors nécessaire, ce qui aurait pu être évité. Par contre, si on va observer ses champs
trop tardivement ou si on attend d’avoir un feuillage visiblement malade, une perte économique sera inévitable. Il faut aussi tenir compte du fait que nos fongicides n’ont pas (ou peu)
d’effet curatif envers la cercosporiose (et en moindre mesure ramulariose). Le traitement fongicide
arrêtera le développement de la maladie. Par contre, les fongicides seront curatifs sur l’oïdium et
la rouille.
Seuil de nuisibilité
Avant 20 août
Après 20 août
Cercosporiose,
Ramulariose
5 feuilles sur 100 avec une tache
20 feuilles sur 100 avec une tache
Oïdium, rouille
15 feuilles sur 100 avec une tache
30 feuilles sur 100 avec une tache
Pour une observation minutieuse dans le champ on prélèvera 100 feuilles réparties dans le champ.
Il faut choisir les feuilles d’un âge moyen de la couronne centrale des betteraves. Lorsque le seuil
de traitement est atteint il faut réaliser le traitement fongicide. N’oubliez pas que l’action
des fongicides est de +/- 4 semaines, ce qui demande de recommencer cette opération pour
observer si les maladies se réinstallent. Si le seuil de traitement est alors à nouveau atteint
(toujours sur des nouvelles feuilles développées de la couronne centrale) un deuxième traitement
peut être requis. Il faut tenir compte du (nouveau) seuil de traitement pour la période car la rentabilité du traitement diminue avec l’avancement de la date en fin d’été Comment traiter: choix du produit, dose
Figure 2. illustration cartographique de l’évolution des maladies foliaires au sain du réseau de
champs d’observations. Légende des icones : voir www.irbab-kbivb.be > via “rapidement vers”: Cartographie champs d’observations - vers: Juillet-Août : Problèmes sanitaires signalés en culture.
Observez vos parcelles, identifiez les maladies
Il est important de pouvoir identifier les différentes maladies foliaires. Sur le site internet de
l’IRBAB vous trouvez une présentation complète avec toutes les informations pour reconnaitre les
maladies foliaires, mais aussi les maladies non pathogènes ou celles qui ne peuvent être combattues par l’application de fongicides. Vous trouverez cette présentation via le lien http://www.irbab
-kbivb.be/fr/betteraves/protection-des-plantes/maladies-foliaires. Ci-dessous nous en donnons
un résumé.
Oïdium (photo de gauche)
Stade précoce: Petites taches blanches en forme d'étoile
duveteuse, seulement visibles en faisant miroiter les
feuilles à la lumière. En cas d'apparition précoce, le rendement racine peut être réduit de 5 à 10 %. Peu d’effet sur la
richesse et l'extractibilité.
Rouille
Stade précoce: Pustules de couleur rouge-orangé à brun
foncé, renfermant une poussière (spores) de couleur
rouge-orangé, entourées d'un anneau jaunâtre. En cas
d'apparition précoce, le rendement racine peut être réduit de 5 à 10 %. Peu d’effet sur la richesse et l'extractibilité
...Cercospora
Stade précoce: Petites taches grisâtres rondes avec un
liseré très net brun foncé à violet rouge et parsemées au
centre (loupe) de petits points noirs (conidiophores)
portant des spores blanches. En cas d'apparition précoce,
le rendement sucre peut être réduit de 5 à 10%, en cas de
forte attaque jusque 20%. Effet important sur le rendement racine, la richesse et l'extractibilité .
Bron IRS
Maladies non
pathogènes ou
ne
pouvant
pas être combattues
Ramularia
Stade précoce: Petites taches brun clair irrégulières, avec
un liseré diffus brun foncé et parsemées de petits points
blancs visibles à la loupe (conidiophores). Incidence
équivalente à celle de la cercosporiose si la maladie se
développe.
Choisir un bon produit
Pour obtenir un bon résultat il faut choisir un fongicide qui est actif contre les maladies présentes
au sein de la parcelle. En Belgique, plusieurs maladies foliaires apparaissent souvent à la fois dans
une parcelle, soit dès les premiers symptômes déjà ou alors après le seuil. C’est une raison pour
choisir un fongicide ‘complet’ couvrant les quatre maladies foliaires. Le tableau en bas de la page
reprend ces fongicides et leurs points forts (et moins forts). Sur le site internet de l’IRBAB vous
pouvez également retrouver les informations sur l’utilisation des différents produits.
(http://www.irbab-kbivb.be/fr/betteraves/protection-des-plantes/produits-phytosanitaires)
Appliquer à la dose pleine et alterner les produits si un traitement de rappel est nécessaire
Il est important de toujours appliquer les fongicides à la dose agréée. Si un deuxième traitement
est requis à cause d’un dépassement du seuil d’intervention, on choisira de préférence un produit
avec un autre mode d’action que le premier traitement. Tant l’alternance des modes d’action que
l’application à la pleine dose sont important pour diminuer le risque d’apparition de résistance visà-vis des fongicides.
Respecter les délais avant récolte
Lorsque vous choisissez un fongicide il faut tenir du délai de sécurité avant récolte. Celui-ci varie
selon le produit utilisé. Ce délai avant récolte doit être respecté et peut influencer le choix du
produit selon la date d’arrachage.
Appliquer le traitement fongicide dans de bonnes conditions
L’application doit être réalisée dans de bonnes conditions. N’appliquer pas le fongicide aux heures
chaudes de la journée ou sur un feuillage flétri, et avec au minimum 150 litres d’eau par hectare.
Eviter de traiter un feuillage mouillé.
Un traitement après le 10 septembre n’est jamais rentable
Un nouveau fongicide en betteraves : Agora
Ce nouveau fongicide (Bayer) contient 160 g/l cyproconazole et 375 g/l trifloxystrobine. Il est
agréé contre le quatre maladies foliaires en culture betteravière. La dose agréée est de 0,35 l/ha.
Le produit peut être appliqué 1 fois par 12 mois. Le délai de sécurité avant récolte est de 21
jours et donc relativement court, ce qui peut être intéressant. Il combine des fongicides de la
famille des triazoles et des strobilurines. Ainsi deux modes d’action sont combinés dans un fongicide. Les strobilurines peuvent induire un certain “verdissement” sur le feuillage. Ceci est également le cas pour le fongicide Retengo Plus qui contient de l’epoxyconazole et pyraclostrobine.
Dans la plupart des cas ce ‘verdissement’ ne conduira pas à une augmentation de rendement
comme il est parfois prétendu. Si on choisit un fongicide on le choisit pour son efficacité et non
pour ses effets soi-disant secondaires. Le nouveau fongicide Agora a été testé pendant deux années dans les essais de l’IRBAB. Il a obtenu de très bons résultats d’efficacité contre toutes les maladies foliaires présentes chez nous. Le tableau ci-dessous reprend l’appréciation de ce fongicide
par rapport aux autres produits agréés.
Oïdium
Rouille
Ramulariose
Cercosporiose
Délai avant
récolte
Spyrale
21 jr
Opus Team
28 jr
Armure
21 jr
Retengo Plus
28 jr
Agora
21 jr
Cette appréciation de l'efficacité se base sur plusieurs années d'expérimentation (Agora 2 années)
7
Interculture : Quel couvert choisir ?
En tant que betteravier, cela fait des années que les couvertures hivernales des sols sont une pratique courante dans vos exploitations. Dans cet article, nous passerons en vue les différentes
approches liées aux choix d’un couvert. Il n’y a pas une « interculture type » mais bien des intercultures qui doivent s’adapter à chaque parcelle en fonction de l’historique la parcelle et sa situation
(zones vulnérables, pentes,…), du matériel disponible (semis, destruction du couvert), des spécificités des exploitations (rotations, présence d’animaux sur l’exploitation,…).
L’amélioration de la fertilité des sols doit passer par l’optimisation de l’interaction des trois « compartiments du sol » : physique, chimique et biologique. Cette amélioration doit assurer une production maximale à plus faible coût (moins d’intrants). Les couverts végétaux ont une place importante dans le fonctionnement du sol de par leurs rôles divers. Le tableau ci-dessous reprend
quelques avantages et freins que peuvent présenter les couverts en interculture .
Avantages
• Lutte contre l’érosion, la battance et le •
ruissellement
•
• Amélioration de la structure du sol
•
• Diminution de la pression « adventices »
par une couverture de sols
•
• Diminution du lessivage de l’azote (CIPAN)
• Impact sur les ravageurs (diminution des •
•
•
•
•
•
•
•
Freins
Coût de la semence + Semis
Plante hôte pour certaines maladies du sol
Augmentation des ravageurs (limaces,
mulots, larves de tipules, nématodes….)
Impact sur la réserve en eau du sol si destruction tardive
Respect de la législation
nématodes) ou les maladies
Effet sur le rendement
Amélioration du taux d’humus
Amélioration de l’activité biologique du sol
Possibilité d’utilisation en fourrage
Diversification de la rotation
Biodiversité
Apport d’azote (légumineuse)
Obligations légales
Françoise Vancutsem et Ronald Euben, IRBAB
durée minimale de 3 mois. Dans le cas du sous-semis, il peut être effectué dès le 1er juin.
• La destruction n’est autorisée que par voie mécanique ou par le gel.
• Il est interdit d’utiliser des engrais minéraux et des pesticides entre la date d’implantation et la
date de destruction du couvert.
• Récolte: la coupe en cours d’interculture (= avant la fin de la période de 3 mois) est uniquement autorisée pour les mélanges ray-grass/légumineuses, sans détruire le couvert.
• Il est interdit d’utiliser des semences enrobées avec des pesticides.
• Les surfaces mises en place pour le PGDA peuvent être déclarée comme SIE.
La législation en Flandre et en Wallonie n’est pas identique. Plus d’informations pour la région
flamande :
http://lv.vlaanderen.be/nl/subsidies/perceelsgebonden/vergroeningspremie/ecologischaandachtsgebied (verdissement)
https://www.vlm.be/nl/themas/Mestbank/Paginas/default.aspx (MAP5)
http://lv.vlaanderen.be/nl/bedrijfsvoering/verzamelaanvraag-randvoorwaarden/
randvoorwaarden (érosion)
Aspects agronomiques à prendre en compte:
⇒ Les risques liés à la rotation
Rotation avec risques accrus de développement de nématodes.
En Belgique, il y a principalement deux nématodes nuisibles pour la betterave : le nématode à
kyste de la betterave (Heterodera schachtii) et le nématode du collet (Ditylenchus dipsaci).
Le colza est une plante hôte du nématode à kyste qui permet donc sa multiplication durant la
culture du colza mais aussi sur les repousses de colza qui peuvent se développer durant l’interculture ou dans le couvert hivernal. Il est primordial de détruire ces repousses de colza maximum 3
semaines après le début de leur germination (et répéter l’opération de destruction si besoin) afin
de stopper le cycle de développement du nématode avant la formation des kystes (stade résistant). Pour réduire ces repousses, veillez à éviter un maximum les pertes de graines lors de la récolte et appliquez la technique du faux-semis avant l’implantation de l’interculture.
Dans les couverts, pour diminuer la
population de nématodes, il faut
choisir des variétés tardives de
crucifères résistantes aux nématodes: radis et moutarde blanche
(liste non-limitative disponible sur
le site Internet de l’IRBAB http://
www.irbab-kbivb.be/fr/
betteraves/sol/engrais_verts/). A
partir de la floraison, le développement racinaire de la moutarde
résistante diminue et le piégeage
des nématodes par ces racines
devient moindre. La population de
Photo 2: Betterave dont les racines latérales présentent des nématode présente dans le sol ne
régresse plus ou peu. De plus,
kystes de nématode (Heterodera Schactii)
après floraison, la moutarde a
tendance à se lignifier. Les tiges deviennent rigides et plus difficiles à détruire. La dynamique de
restitution de l’azote sera aussi modifiée.
En cas de présence du nématode du collet (Ditylenchus dipsaci), la moutarde doit être bannie du
couvert. Il n’existe aucune variété de moutarde résistante au nématode du collet.
Photo 1: Vue d’un couvert avoine brésilienne — féveroles d’hiver
Afin d’intégrer davantage les aspects environnementaux à la PAC, l’Europe a conditionné l’octroi
de certaines aides agricoles à une agriculture plus verte. Cela s’est traduit, à partir du 1er janvier
2015, par une conditionnalité renforcée appelée « verdissement ». Les couverts hivernaux sont
repris dans l’axe « maintien de surfaces d’intérêt écologique » (ou SIE), c’est-à-dire des surfaces
ayant un impact favorable pour l’environnement ou la biodiversité. Chaque exploitation de plus
de 15 ha de terres arables doit au moins en mobiliser 5 % en SIE. Le calcul de la surface en SIE se
réalise sur base d’un coefficient de conversion. Un hectare de surface portant des cultures dérobées correspond à 0,3 hectare de SIE.
Toute la législation PGDA reste d’application (http://www.nitrawal.be/agriculteurs/legislations/
pgda). Si plusieurs législations s’appliquent à la parcelle, il faut respecter les obligations les plus
strictes. Quelques contraintes SIE sont reprises ci-dessous. Il est impératif de consulter les textes
officiels pour connaître l’entièreté de vos obligations.
Les principales contraintes des couverts hivernaux en SIE en Wallonie (http://www.nitrawal.be/
agriculteurs/couvert/cipan-sie ):
• Le mélange doit être composé d’au moins 2 espèces définies dans 2 des catégories suivantes
(sauf dans le cas d’un sous-semis de ray-grass et/ou trèfle dans la culture principale):
◊ Graminées dont céréales : avoine, avoine brésilienne, froment, ray-grass anglais ou italien,
seigle, triticale
◊ Légumineuses : féverole, gesse, pois fourrager, les trèfles, vesce commune
◊ Crucifères : moutarde, radis fourrager
◊ Autres : caméline, lin, niger, phacélie, sarrasin
• Le semis est à réaliser entre le 1er juillet et le 1er octobre et doit être maintenu pendant une
Rotation favorisant le développement du rhizoctone brun (rotation avec maïs, pomme de
terre, betterave, ray-grass)
Si vous avez des terres avec du rhizoctone brun, en plus d’implanter des variétés double tolérantes rhizomanie-rhizoctone brun, vous pouvez également diminuer la pression rhizoctone en
agissant durant l’interculture. Les couverts à base de crucifères riches en glucosinolates
(moutarde, radis) auront un effet d’assainissement (effet de biofumigation lors de la destruction et
de l’incorporation). Les couverts avec du trèfle, seigle, gesse ou avoine auront un effet positif sur le
développement d’une flore antagoniste du rhizoctone brun et un effet restructurant qui améliorera la structure et facilitera un bon drainage de la parcelle. N’utilisez jamais du ray-grass qui est
une plante hôte du rhizoctone brun. Avant d’implanter le couvert, privilégiez un bon travail du sol
superficiel ayant pour but l’incorporation des résidus et l’amélioration de leur dégradation. Sachant que le rhizoctone brun survit et se développe dans les sols humides, avec une moins bonne
structure et un pH bas, veillez à travailler le sol dans de bonnes conditions.
D’autres critères sont à prendre aussi en considération, citons par exemple :
◊ La sensibilité des espèces du couvert à certains résidus d’herbicides (notamment les sulfonylurées fréquemment utilisées en céréales) ;
◊ La performance du couvert à fixer l’azote après des cultures de pois, haricots,...
⇒ Quelles plantes choisir : couvert mono-espèce ou mélange
Des mélanges « prêts à l’emploi », SIE ou non, sont disponibles sur le marché. Ils sont généralement bien caractérisés et permettent d’obtenir un couvert dans lequel chacune des espèces se
développe correctement (en évitant l’effet de domination d’une espèce sur une autre). En dehors
de toute obligation, les différentes espèces d’un couvert ont l’avantage de présenter des caractéristiques propres à chacune d’elles. Vous pouvez ainsi combiner une espèce à enracinement profond (pivot) avec une espèce à enracinement plus superficiel et diffus ce qui améliore l’exploration
du sol par le couvert.
8
Familles
Caractéristiques
Crucifères
moutarde, radis, colza, …
Implantation rapide, piégeage efficace de l’azote, la moutarde et le colza sont étouffants dans les mélanges
Graminées
avoine, seigle, ray grass…
Apport de carbone au sol => attention aux faims d’azote
temporaires lors de la décomposition, valorisable en fourrage
(en mélange avec des légumineuses)
Légumineuses
vesce, trèfle, féverole, pois …
Fixation de l’azote de l’air, démarrage très lent, diminution du
rapport C/N (facilite la décomposition du couvert et diminue
le risque d’une faim d’azote si destruction tardive)
Mélange d'espèces*
Meilleure exploration du sol par les racines, meilleure implantation du couvert en cas de mauvaise levée d’une espèce
(une attention particulière doit être portée à la proportion de
chacune des espèces)
*Des tailles de graines différentes peuvent poser certains problèmes lors du semis
⇒ Coût du couvert
Le prix des semences peut varier fortement avec par exemple 15€/ha pour de la moutarde
blanche, à plus de 130 €/ha pour un mélange avoine d’hiver/fèverole d’hiver. Généralement, les
mélanges contenant des légumineuses sont plus coûteux.
La valorisation éventuelle du couvert en fourrage doit être prise en compte de même que l’effet
azote. En effet, des couverts avec légumineuses ont des rapports C/N plus faibles grâce à une
teneur plus élevée en azote de la biomasse. Les couverts avec légumineuses se dégraderont donc
plus rapidement après leur destruction en diminuant le risque « de faim d’azote » pour la culture
de betterave. La dégradation d’un couvert avec un rapport C/N élevé va obliger les microorganismes du sol à utiliser l’azote du sol. Celui-ci sera donc moins disponible pour la culture de betterave. Une carence temporaire en azote peut alors apparaître.
Le module « fertilisation azotée » disponible sur le site Internet de l’IRBAB tient compte de la fourniture potentielle d’azote à la culture de betterave. L’apport potentiel d’azote par le couvert est
fonction du type de couvert et de son développement. Attention, si le couvert est exporté pour
une utilisation de fourrage, l’azote présent dans le couvert sera aussi exporté.
⇒ Exigences du couvert au semis vis-à-vis de l’implantation
Ces exigences doivent être mises en relation avec la technique de semis du couvert envisagée.
• Exigences faibles : moutarde, navette, radis,…
• Exigences moyennes (graines enterrées): tournesol, vesce, pois, seigle, ray-grass,
avoine…
• Exigences élevées (bon contact avec le sol): Trèfle*, moha, sarrasin, phacélie,...
* Les trèfles sont très sensibles aux sulfonylurées.
⇒ Date de semis
La phacélie et les légumineuses en général sont peu adaptées au semis tardif (deuxième moitié du
mois août). A l’opposé, la moutarde et les radis ne peuvent pas être implantés en semis précoce
(juillet) à cause du risque de montée en graines.
⇒ Techniques de semis et coût de l’implantation
L’efficacité d’un couvert dépend de son développement au cours de l’interculture (production de
biomasse) mais aussi de l’homogénéité du développement au sein de la parcelle. Veillez à
épandre de façon homogène les matières organiques (fumier, lisier, composts…) afin d’éviter des
développements du couvert en vagues (voir photo 3).
Photo 4: Montage du semoir sur un décompacteur
Il existe différentes manières de semer les couverts. Cela va d’une installation sur la moissonneuse
(très bon marché, résultats très variables), au semoir sur le décompacteur ou déchaumeur (pour
des cultures avec des exigences de qualité de semis faibles à modérées) ou des semis avec un
semoir à céréales (plus coûteux mais de meilleure qualité).
⇒ Techniques de destruction
Destruction chimique
Cette méthode présente peu de risques d’abîmer la structure du sol
(grande largeur de travail). Elle est rapide mais de moins en moins
envisageable au vu de la législation de plus en plus stricte
(interdiction en SIE, couvert en fleur…) .
Destruction mécanique: La destruction mécanique ne peut s’envisager que si le sol est
Labour,
déchaumage, porteur (pour éviter tout défaut de structure). Elle vise à la destruction complète du couvert avec un enfouissement des résidus si le
broyage, roulage
semoir n’est pas équipé pour semer dans les résidus.
Déchaumage: couverts peu développés, les outils à disques sont
plus efficaces
Broyeur : opération simple, coûteuse en énergie, attention aux
traces et à la bonne répartition des résidus
Roulage : efficacité accrue si le couvert est gelé
Labour : veillez à ne pas accumuler trop de résidus dans le fond de
raie ce qui engendre une mauvaise dégradation.
Destruction par le gel
Si le couvert contient plusieurs espèces, elles devront toutes avoir le
caractère gélif. Ces dernières années, l’intensité de gel n’a pas été
suffisante pour détruire ce type de couverts .
⇒ Période de destruction :
La réglementation (PGDA ou SIE) fixe une date à partir de laquelle le couvert pet être détruit. Si
vous avez le choix et que vous optez pour une destruction tardive, privilégiez la présence de légumineuse dans votre mélange afin d’améliorer le rapport C/N du couvert.
Une destruction précoce :
• Evite une «faim d’azote » de la culture de printemps liée à la lignification du couvert (C/N
élevé) ou d’une minéralisation trop lente du couvert.
• Limite la montée en graines des moutardes et radis.
• Permet de choisir le bon moment pour effectuer un travail du sol de type hiver.
• Evite le risque d’assèchement du sol.
• Permet un réchauffement et un ressuyage plus rapide du sol qui est favorable à l’implantation
de la betterave.
Une destruction tardive :
• Permet de prolonger la structuration du sol par les racines.
• Evite aux légumineuses de minéraliser trop tôt (C/N faible).
• Risque de perturber le travail du sol si les conditions météorologiques sont difficiles.
⇒ Des essais sont mis en
place à l’IRBAB
Photo 3: A éviter! Couvert avec un développement en vagues dues à l’application irrégulière
du fumier et des zones non-semées ou non-levées
Le soin apporté à l’implantation du couvert est très important et peut faciliter le travail de préparation du sol au printemps surtout pour les situations non-labour. A ce moment de l’année, les
conditions sont souvent les meilleures pour réaliser un travail en profondeur de qualités (sol sec
sur les 25-30 cm de profondeur de travail) . Soignez ce travail profond qui sera la base (point de
départ) pour votre culture de printemps. Le sol ne doit pas être trop rappuyé après le semis du
couvert. Un sol rappuyé sera bon pour le développement du couvert mais diminuera la vitesse de
ressuyage du sol au printemps. Ce problème apparait lors de l’utilisation d’un rouleau trop lourd
ou exerçant une trop grande pression.
L’IRBAB a mis en place des essais
sur la thématique des couvertures
de sol. Ces essais ont des objectifs
divers : « effet azote » des couverts,
impact sur les populations de nématodes, techniques et dates de
destruction des couverts, interaction couvert/matière organique,
interaction couvert/fumure, interaction semis/couvert…
Ces essais sont mis en place en
collaboration avec différents Photo 5: Destruction de moutarde au moyen d’un rouleau
partenaires.
à lames
COCO HESBAYE
Pourquoi la proposition de la RT est
inacceptabe ?
La proposition actuelle de la Raffinerie ne garantit pas la rentabilité de la culture betteravière. Jusqu’à présent, les négociateurs n’avaient pas divulgué tous les détails de cette proposition
pour ne pas entraver le processus de négociation. Maintenant
que la Raffinerie Tirlemontoise a communiqué dans la presse
ses conditions fixées unilatéralement (conditions qui ne sont
pas basées sur un accord interprofessionnel), nous pouvons
dresser la liste des principaux points d’achoppement:
1. Un prix de base trop bas
Le prix de base est trop faible. La proposition entraîne systématiquement des pertes pour
les producteurs de betteraves lorsque le prix du sucre est inférieur à 450 euros la tonne.
Les pertes peuvent aller jusqu’à 400 euros par hectare pour un prix du sucre de 400 euros
la tonne et jusqu’à 800 euros par hectare pour un prix du sucre de 350 euros. C’est à un
prix du sucre de 450 euros que les pertes sont les plus faibles. Cela s’explique car
aujourd’hui, un surprix n’est payé aux planteurs qu’à partir d’un prix du sucre à 463 euros
(prix de référence de 404 euros + marge du fabricant de 59 euros) sur base d’une formule
convenue en interprofession.
Le fait que tous les grands fabricants de sucre européens comptent produire au moins 20
% de sucre en plus à partir de 2017, nous incitent à penser que cette production supplémentaire va peser lourdement sur les prix du sucre européens, malgré le redressement
(temporaire ?) du marché du sucre.
2. Paiement après la campagne : trop vague et pas conforme aux règles de l’OCM
Les producteurs craignent que, sans formule définie préalablement, le paiement final ne
parvienne jamais à compenser le prix de base plus faible. Dans la proposition actuelle de
la RT, le partage de la valeur ajoutée est déjà intégré dans le calcul du prix puisque le prix
de la betterave augmente lorsque le prix du sucre augmente. Le paiement final ne sera
jamais suffisant pour compenser la perte par hectare par rapport à la situation actuelle.
De plus, selon l’OCM, il faut convenir à l’avance comment les valeurs ajoutées -mais aussi
les risques- sont répartis entre les parties. Négocier après la campagne sur cette question
n‘est donc pas conforme à l’OCM. L’ayant-droit de 4 euros pour les pulpes est irréaliste
(voir point 4) et peut même avoir un impact négatif sur le décompte final du prix si le prix
des pulpes devait baisser.
Retengo Plus
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3. Pénalité tare terre et transport de la tare-terre
Il est inacceptable de pénaliser les planteurs pour l’intégralité de transport de la terre et
de leur faire supporter des frais de transport dès le premier kilo de terre livré. Malgré tous
les efforts déployés, aucun planteur ne pourra jamais livrer de betteraves sans terre!
4. Principe d’intégrer la valeur des pulpes dans le prix de
base
Ce principe pénalise directement le prix de base pour les betteraviers belges car (jusqu’à
présent) la pulpe était mieux valorisée en Belgique et les planteurs recevaient une meilleure rémunération pour leurs pulpes que leurs voisins français ou allemands. Il est inacceptable que les usines de la RT, qui sont les plus rentables du groupe Südzucker, paient
un prix de la betterave inférieur à celui de certaines filiales déficitaires du groupe. La RT
fixe la valeur des pulpes à 4 euros dans sa proposition alors que pour cette campagne à
la RT, le Comité de coordination a décidé de baisser la valeur de l’ayant-droit des pulpes
à 3,65 euros la tonne de betteraves. Avec une augmentation de production de 20 %, une
estimation de la valeur des pulpes de 4 euros est tout sauf réaliste. La RT retire la valeur
de la pulpe du prix de base. Ceci explique pourquoi le prix de base en Belgique est, par
exemple, inférieur au prix de base à Saint-Louis-Sucre.
5. Pénalité de 1,50 euro par tonne si le contrat est pas livré
complètement
Cette pénalité de 1,50 euro incitera à la surproduction car les planteurs voudront éviter
d’être pénalisés. La quantité livrée en supplément du contrat sera valorisée à un prix de
la betterave inférieur avec un impact négatif sur le revenu financier à l’hectare. Cette
pénalité « force » les planteurs à semer davantage, même si les conditions de prix ne sont
pas bonnes. Le planteur ne sera jamais en mesure de répondre aux signaux du marché.
Au final, cela conduira à une surproduction structurelle et nous risquons d’aboutir au
scénario catastrophe du secteur du lait!
6. Dates de paiement proposées
Les dates proposées peuvent conduire à des problèmes de liquidité pour les agriculteurs.
7. Conditions de réception: imposées unilatéralement
sans accord interprofessionnel et sans discussion sur les
conditions de réception
La RT propose tout simplement un « copier-coller » du système de réception français. Les
planteurs sont demandeurs de passer à la réception de la betterave entière. Il n’empêche
que les conditions de réception des betteraves doivent être négociées interprofessionnellement. Actuellement, les directives générales de réception des betteraves prévoient
tous les cas de sanctions, ce qui doit être fait en cas de dépassements des normes convenues, comment le processus de réception fonctionne, etc... Ici, la RT fait cavalier seul en
proposant un nouveau système sans consultation préalable. Aucune directive n’a été
convenue jusqu’à présent pour la réception betterave entière. En cas d’erreurs lors de la
réception, les planteurs en seront les victimes. A nouveau, cela peut conduire à des
baisses de revenu pour les planteurs, d’autant plus que le système de réception belge
était plus avantageux que le système français. n
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9
10
FÉDÉ RT
De nouveaux membres, un nouveau Conseil d’administration
En 2016, une série de mandats confiés à des membres de la Fédé RT ont
été remis en jeu, conformément aux statuts et au règlement d’ordre intérieur. Voici le détail des changements :
Assemblée générale (AG)
6 membres démissionnaires en raison de leur âge ou de l’arrêt de la production betteravière. 5 mandats
ont été repris par de nouveaux membres, et ce jusqu’à leur échéance en 2018. Un mandat (2018) reste
vacant pour le secteur de Fosses-la-Ville où il est fait appel à candidat. Ces nouveaux membres sont repris
dans le tableau 1.
Conseil d’administration (CA)
Les 5 administrateurs sortants et rééligibles ont été réélus pour un mandat de 6 ans. Un sixième administrateur, Christian Cnockaert était sortant et rééligible mais démissionnaire a été remplacé par Bernard
Mehauden. Un septième administrateur (Philippe Bedoret, groupement Binche-Beaumont-Nivelles, secteur de Thuin-Beaumont) était sortant et non-rééligible en cours de mandat. L’AG a élu Etienne Moreau
(même groupement, secteur Seneffe-Fleurus) pour terminer son mandat, jusqu’en 2019. La composition
du nouveau Conseil d’administration est reprise dans le tableau 2.
Pour le Comité restreint, David Jonckheere a été réélu à la présidence de la Fédé RT pour les trois prochaines années. Etienne Beguin et Joseph Cleiren, par ailleurs Présidents de Comités d’usine de
Longchamps et Tirlemont respectivement, ont été réélus pour les vice-présidences.
Représentants à l’ABW
Conformément aux statuts de l’ABW, 23 des 27 membres de son AG sont issus de la Fédé RT. Parmi eux, 4
étaient sortants et rééligibles en 2016, et ont été réélus (Van Kerckhove, Spirlet, Royer, Dessy). Un cinquième membre (Firmin Devillers, Secteur de Hannut) était sortant et non-rééligible. L’AG de la Fédé RT a
élu Jean-Luc Rosmeulen (Secteur de Hannut) pour le remplacer. L’AG a également nommé 2 nouveaux
représentants, Nicolas Mullier pour remplacer Etienne Moreau élu au Conseil d’Administration et Pierre
Simon pour remplacer Christian Cnockaert, démissionnaire.
Représentants au CoCo Hesbaye-RT
Conformément aux statuts du Comité de Coordination des Planteurs de Betteraves de Hesbaye-RT, 30 des
38 membres de son AG sont issus de la Fédé RT. Parmi eux, 3 étaient sortants et rééligibles en 2016, et ont
été réélus (Bughin, Jadoul et Frogneux).
Vérificateurs aux comptes
Les 3 vérificateurs aux comptes (Marie-Jeanne Deguffroy, Francis Pier & Philippe Van Wonterghem), sortants et rééligibles, ont été réélus pour un mandat de 3 ans.
Tableau 1 : Changements dans l’AG de la Fédé RT
Groupement
Secteur
Lens-Lessines
Ath
Thuin-Beaumont
Hannut
Fosses-la-Ville
Namur-Philippeville-Dinant
Membre sortant
(Decamps Philippe)
BALCAEN Marcel
BEDORET Philippe
MELON Jean-Paul
DEBILDE Pierre
GHEYSENS Daniel
Ath-Mons-Soignies
Binche-Beaumont-Nivelles
Hannut-Huy-Liège
Nouveau membre
POTTIEZ Pierre
WILLOCQ Joël
LOSSEAU Damien
MELON David
POTIER Marc
APPEL CANDIDAT
RT: Marché des pulpes 2016
Valeur des pulpes
planteurs) et de la teneur des pulpes en matière
sèche (23,5% pour les PSP et 12% pour les PH).
Le calcul est illustré dans le Tableau 1 sur base
d’une hypothèse de 23,5% pour les PSP et 12%
pour les PH. En 2016, les PSP seront proposées à
22,43 €/t et les PH à 8,59 €/t.
Pour obtenir le prix rendu en ferme, il faut ajouter au prix calculé dans le Tableau 1 les frais de
transport. Pour 2016, ils seront calculés en
indexant ceux de 2015 de 50% de l’index des
frais de transport des betteraves réceptionnées
durant la campagne 2016. A noter que pour
2016, ces frais risquent d’être augmentés d’environ 7% en raison de l’application de la redevance kilométrique. Dans le Tableau 2, les
calculs ont été faits à titre d’exemple en intégrant les frais de transport de 2015, qui étaient
de 7,58 €/t PSP pour les petits camions (< 20 t)
et de 4,08 €/t PSP pour les grands (> 20 t).
Benoît Haag et Judith Braconnier, Fédé RT
La valeur des pulpes (ou prix de cession théorique) pour les acheteurs d’excédent par rapport à leur ayant-droit a été fixé à 3,65 € par
tonne de betteraves. Contrairement à l’année
passée, il n’y aura pas de modulation à la hausse
ou à la baisse en fin de campagne. À la fin de la
campagne 2016-17, la valeur des pulpes finale
issue de la valorisation de l’ensemble des pulpes
(planteurs et commerce) formera le prix de cession (Pc), qui sera payé aux planteurs qui cèdent
leurs pulpes.
Prix des pulpes
Le prix des pulpes (PSP = surpressées ; PH =
humides) en excédent de l’ayant droit est calculé sur base du prix de cession (c’est-à-dire la
valeur finale de la matière première des pulpes
reportée en €/t nette de betteraves pour les
Tableau 1 : Calcul du prix des pulpes surpressées et humides départ usine.
Pulpes surpressées (PSP)
Pulpes humides (PH)
MS t PSP
Pulpes kg
surpressées
(PSP)
kg MS(PH)
t PH
Pulpes humides
PPSP = PC ×
PPH = PC ×
+ PSURP
kg MS
MS tt PSP
bett
kg MS t bett
kg
PH
PPSP = PC ×
PPH = PC ×
+ PSURP
Formule
kg
MS
t
bett
kg
MS
t
bett
235
120
Prix 2016
+ 4,71a = 22,43 €/ t
= 8,59 €/ t
PPSP = 3,65 ×
PPH = 3,65 ×
235
120
48
,4
51
,0
Prix 2016
+ 4,71a = 22,43 €/ t
= 8,59 €/ t
PPSP = 3,65 ×
PPH = 3,65 ×
,4 teneur en matière sèche supérieure ou égale à5122% ;
,0
a
frais de surpressage48avec
Formule
avec PC = Prix de cession ; PSURP = Prix du surpressage.
Tableau 2 : Prix des pulpes surpressées et humides en 2016 sur base d’une teneur en MS de 23,5%
pour les PSP et 12% pour les PH
P (€/t PH)
P (€/t PH)
PC (€/t bett)
PC (€/t bett)
Prix
Prix
3,65
3,65
PPSP (€/t PSP)
Pdépart
PSP)
PSP (€/tusine
départ usine
22,43
22,43
PPSP (€/t PSP)
b
avec
PPSP transport
(€/t PSP)
b
avec
transport
pc 30,2
gc
pc
gc
26,51
30,2
26,51
PH
départ
P
PH)
PH (€/tusine
départ usine
8,59
8,59
sur base des prix de 2015 ; c variable ;
avec PC = Prix de cession ; pc = petit camion ; gc = gros camion.
b
PH
c
avec
PPH transport
(€/t PH)
avec transportc
max 13,89
max 13,89
Tableau 2 : Composition de l’AG et du CA de la Fédé RT, et échéances des mandats
Fédé RT - ASSEMBLEE GENERALE (11/05/2016)
UsineÉchéance
ÉchéanceÉchéanceÉchéance
GROUPEMENT ATH-MONS-SOIGNIES (17) AG
CA
AG ABW
AG COCO
Secteur A : Soignies (5) SAUVAGE Damien 7070 MIGNAULT LNG
2018
SEUTIN Blaise 7090 RONQUIERES TNN 2018 2019 2019
VAN DENHENDE Jean-Paul 7060 HORRUES TNN 2021
WAYEMBERGH Bernard 7070 MIGNAULT LNG 2021
WINCKEL Benoît 7090 HENNUYERES TNN 2021
Secteur B : Mons et Haut-Pays (3) :
DESCAMPS JEAN-POL 7382 AUDREGNIES LNG 2018
MANCEAU Jean-Pierre 7041 GIVRY LNG 2021 2019
VAN WYNSBERGHE Philippe 7387 ROISIN LNG 2018
Secteur C : Lens-Lessines (4) :
HOLVOET Thierry 7830 SILLY
TNN 2021 2022 2022 2022
LEURIDENT Dominique 7050 HERCHIES LNG 2021 2022 2022 2022
PECHER Didier 7850 PETIT-ENGHIEN TNN 2018
POTTIEZ Pierre 7050 HERCHIES LNG 2018
Secteur D : Ath (4) PORTOIS Jean-Marc 7802 ORMEIGNIES LNG 2021
RASSE Adrien 7941 ATTRE LNG 2021
VAN WYNENDAELE Maurice 7822 GHISLENGHIEN LNG 2018
WILLOCQ Joël 7903 CHAPPELLE-A-OIE LNG 2018
Secteur E : Bavay (1)
BAYART Philippe 59600 BETTIGNIES LNG 2021 2019 2019
GROUPEMENT BINCHE-BEAUMONT-NIVELLES (21)
Secteur A : Nivelles (6)
FAYT Christian 1400 NIVELLES LNG 2018
GILOT Marc 1421 OPHAIN LNG 2018
GOREUX Jean-Philippe 1428 LILLOIS TNN 2021
GREGOIRE Diego 1460 ITTRE TNN 2021
MULLIER Nicolas 1402 THINES TNN 2018 2019 2019
VAN KERCKHOVE Gratien 1471 LOUPOIGNE TNN 2021 2022 2022
Secteur B : Seneffe-Fleurus (7)
DEGUFFROY Marie-Jeanne 7181 SENEFFE LNG 2018 2019 2019
DEWAELE Luc 6230 THIMEON LNG 2021
DIVERS Jean-Luc 6041 GOSSELIES LNG 2018
DUMONT Jean Marie 6210 REVES LNG 2021
LEFEVRE Bernard 6230 OBAIX LNG 2021
MOREAU Etienne 6210 FRASNES-L-GOS. LNG 2018 2019 2019 2019
VERMAUT Luc 6224 WANF.-BAULET LNG 2021
Adhérent : GRYSPEERT Antoine 6210 WAYAUX LNG
Secteur C : Binche (3)
BUGHIN Bernard 7120 VELLEREILLE-LES-BR. LNG 2018 2022
MANTANUS André 7110 MAURAGE LNG 2021
VERHAEGHE Benjamin 7120 ESTINNES-AU-VAL LNG 2018
Secteur D : Thuin-Beaumont (5)
BIENFAIT Etienne 6150 ANDERLUES LNG 2021
JONCKHEERE David 6560 SOLRE-SUR-SAMBRE LNG 2018 2019 2019 2019
LADURON Christian 6532 RAGNIES LNG 2021
LOSSEAU Damien 6536 THUILLIES LNG 2018
MOLORD Freddy 6560 ERQUELINNES LNG 2018 2019
GROUPEMENT HANNUT-HUY-LIEGE (24)
Secteur A : Liège (6)
ANTHEMUS Philippe 4450 SLINS TNN 2018
DEGIVE Pierre 4400 FLEMALLE-HAUTE TNN 2021 JEHAES Marcel 4040 HERSTAL LNG 2018 2019 2019 2019
LABYE Didier 4600 LOEN-LIXHE TNN 2021
MATHY Charles Emile 4470 ST-GEORGES-S-M. LNG 2018
ROYER Eric 4458 FEXHE-SLINS TNN
2021 2022 2022 Adhérent : LEJEUNE Lucien 4682 HEURE-LE-ROMAIN TNN
Secteur B : Hannut (8)
CLEIREN Joseph 4280 PETIT-HALLET TNN 2018 2019 2019 2019
DE MARNEFFE Henry 4219 MEEFFE LNG 2021
DEPRY Benoît 4219 WASSEIGE LNG 2021
DEVILLERS Firmin 4254 GEER-LIGNEY LNG 2021
MEHAUDEN Bernard 4280 AVERNAS-LE-BAUD. TNN 2018 2022 2022 2022
MELON David 4260 BRAIVES-CIPLET LNG 2018
ROSMEULEN Jean-Luc 4219 AMBRESIN LNG 2018 2022 2022
WAUTELET Marc 4280 VILLERS-LE-PEU. TNN 2021
Adhérent :
DEVILLERS Denis 4254 GEER-LIGNEY LNG
Secteur C : Waremme (6)
BOUFFLETTE Denis 4340 VILLERS L’EVEQUE TNN 2018
DEPAS Lambert 4350 MOMALLE TNN 2021
LEONARD Camille 4317 AINEFFE LNG 2021
PIER Francis 4300 WAREMME TNN 2021
SEUTIN René 4350 REMICOURT TNN 2018
STREEL Louis 4347 FEXHE-L-HT-CLO. TNN 2018
Secteur D : Huy (4)
GRAMMEN Yves 4537 VERLAINE LNG 2018 2019
SURLEMONT Thierry 4500 BEN-AHIN LNG 2021
VAN WONTERGHEM Philippe 4577 VIERSET BARSE LNG 2018 2019
WARNIER Jacques 4530 VILLERS-LE-BOUIL. LNG 2021
Adhérent :
DE SMIDT Willy 4520 ANTHEIT LNG
GROUPEMENT NAMUR-PHILIPPEVILLE-DINANT (21)
Secteur A : Namur (5)
HALLEUX Pierre 5020 DAUSSOULX LNG 2018
LAMARCHE Marcel 5020 CHAMPION LNG 2018
PILET Axel 5032 CORROY-L-CHÂTEAU LNG 2021
SIMON Pierre 5020 SUARLEE LNG 2021 2022 2022
VANDEN BROUCKE Roger 5080 VILLERS-LEZ-HEEST LNG 2018
Secteur B : Fosses-la-Ville (4)
X (GHEYSENS) APPEL CANDIDAT 5070 LE ROUX LNG 2018
GOFFAUX Frédéric 5140 SOMBREFFE LNG 2021 2019 2019
POTIER Marc 5190 SAINT-MARTIN LNG 2018
VAN DEN BROUCKE Gérard 5190 JEMEPPE-S-SAMBRE LNG 2021 Secteur C : Eghezée (4)
DEBEHOGNE Léon 5310 ST-GERMAIN LNG 2021
DEJARDIN Vicky 5310 LEUZE-LONGCHAMPS LNG 2018
GOFFIN Benoît 5380 HEMPTINNE LNG 2021
PETIT Bruno 5310 LONGCHAMPS LNG 2018
Adhérent : FROGNEUX Jean-Philippe 5380 FORVILLE LNG 2022 Secteur D : Andenne (3)
BEAUVOIS Louis 5370 HAVELANGE LNG 2021
BEGUIN Etienne 5350 OHEY LNG 2018 2019 2019 2019
DESSY Hervé 5300 ANDENNE LNG 2021 2022 2022
Secteur E : Dinant (2)
de MONTPELLIER Jacques 5537 DENEE LNG 2018 2022 2022 2022
NEERINCK Bernard 5500 FALMAGNE LNG 2021
Secteur F : Philippeville (3)
CNOCKAERT Christian 5640 GRAUX LNG 2018
MINET Benoît 5680 NIVERLEE LNG 2018
VAN DEN ABEELE Yves 5640 SAINT-GERARD LNG 2021
Adhérent :
EVERARTS David 5621 HANZINNE LNG
GROUPEMENT WAVRE-PERWEZ-JODOIGNE (17)
Secteur A : Wavre (5) DE COENE Benoît 1380 LASNE TNN 2018
DE DOBBELEER Xavier 1435 HEVILLERS LNG 2021
DEMANET Vincent 1450 CORTIL-NOIRMONT LNG 2018 2019 2019 2019
SNYERS François 1331 ROSIERES TNN 2021 THEYS Emmanuel 1495 SART-DAMES-Av. LNG 2018
Secteur B : Beauvechain (4)
JANSSENS Philippe 1325 CORROY-LE-GRAND TNN 2018 2022 2022 2022
RIGO Jean Joseph 1315 OPPREBAIS LNG 2021 2022 2022 2022
VAN CASTER Joseph 1320 HAMME-MILLE TNN 2018
VERMEULEN Thierry 1320 BEAUVECHAIN TNN 2021
Adhérents :
BOESMANS Eric 1320 L’ECLUSE TNN BRAIBANT Nicolas 1325 CORROY-LE-GRAND TNN
Secteur C : Jodoigne (3) HACCOUR Philippe 1350 MARILLES TNN 2018
REQUETTE Pol 1350 ORP-JANDRAIN TNN 2021
SPIRLET Nicolas 1350 ORP-JANDRAIN TNN 2021 2022 2022
Secteur D : Perwez (5)
BRION Jean-Charles 1457 TOURINNES-ST-LAMBERT LNG 2018
JADOUL Christian 1367 AUTRE-EGLISE LNG 2021 2022
LEROY Léon 1367 GD-ROSIERES-HOTT LNG 2021
LIEVENS Marie-Thérèse 1457 WALHAIN LNG 2021
MASSON Thierry 1360 PERWEZ LNG 2018
ABW
Mesures d’accompagnement à la redevance kilométrique en Wallonie pour les betteraviers
Dans le betteravier de février, nous annoncions l’obtention de mesures d’accompagnement octroyées
par la Wallonie aux betteraviers suite à l’entrée en
vigueur de la redevance kilométrique sur le réseau routier belge. Depuis lors ces mesures se sont
concrétisées. Elles concerneront la subvention de
matériel de bâchage ayant pour objectif de favoriser le déterrage et donc de diminuer le nombre de
camions sur la route.
Une série de mesures ont été présentée à la Wallonie pour « accompagner » la redevance kilométrique. Elles avaient toutes trait à la poursuite
de la réduction de la tare terre, en faveur de la diminution du nombre de
camions de betteraves sur les routes. La subvention de déterreuses et de
matériel permettant la pose, la fixation et l’enlèvement mécanique des
bâches Toptex n’a pas été retenue car le gouvernement a considéré qu’il
s’agit de mesures qui ne concernent pas directement des agriculteurs
mais surtout des intermédiaires tels que les entrepreneurs.
Par contre, le gouvernement a retenu le soutien à l’achat d’une nouvelle
génération de bâches géotextiles (type Toptex, …) avec kits de fixation
ainsi que l’achat de tubes en acier/inox. L’idée est ainsi de poursuivre le
projet précédent quant à la diffusion de pratiques pour réduire la tare
terre et conserver les betteraves.
Deux formats de bâches seront proposés : 12,4 m x 20 m pour couvrir des
tas de 9 m de large et 14,5 m x 16 m qui convient pour des tas plus larges
où les betteraves sont chargées à la grue. Comme dans le projet précédent, la promotion de la mécanisation du bâchage sera un volet important. Ainsi les tubes en inox permettent la manutention mécanisée des
bâches afin de diminuer la pénibilité du travail (voir photo).
LE COMITÉ DE COORDINATION
DES PLANTEURS D’ISCAL
recherche des
« contrôleurs » (m/f)
pour la campagne betteravière à la
sucrerie de Fontenoy
1. QUI CHERCHONS-NOUS ?
Une personne consciencieuse et sociable (m/f) avec
une expérience en laboratoire et/ou un baccalauréat
en agriculture ou en sciences, avec une connaissance
correcte de Microsoft Office (Word et Excel), pour
une collaboration dans la réception betteravière de
la sucrerie de Fontenoy. La connaissance du néerlandais est un atout supplémentaire.
2. EN PRATIQUE
Il s’agit d’un emploi à temps plein en 3 pauses (entre
3h et minuit), à durée déterminée, éventuellement
renouvelable pour les prochaines campagnes.
L’horaire est à convenir avec les autres contrôleurs. 5
jours de travail par semaine du lundi au samedi (avec
1 jour de congé à fixer). Des prestations seront également effectuées quelques dimanches et/ou jours
fériés. Période : de mi-septembre jusque fin
décembre – début janvier.
3. FONCTION
Contrôle des différentes étapes de la réception des
betteraves. Contrôle et suivi du fonctionnement de la
chaîne de mesure de la teneur en sucre des betteraves par des analyses en parallèle. Mesure de la
matière sèche de pulpes. Travail en collaboration
avec les autres contrôleurs et le personnel de l’usine.
Plus d’infos sur notre travail sur
www.betteravierswallons.be et sur www.cbb.be.
Si ce poste vous intéresse, envoyez votre curriculum
vitae ainsi qu’une lettre de motivation par mail à Eric
Van Dijck, secrétaire du Comité de Coordination d’Iscal - van.dijck.eric@gmail.com .
Date limite pour l’envoi des candidatures : le 20 août
2016.
PHOTO IRBAB
Fixation mécanisée de la bâche géotextile avec disque de fixation et
tube en inox.
Des bâches géotextiles, des kits de fixation et
des tubes de manutention
Offre d’emploi
L’ABW renforce
son équipe
Une aide conséquente
Le montant global de l’aide octroyée par la Wallonie s’élève à 3.710.000 €,
réparti sur les années budgétaires 2016 et 2017. 100 % du budget sera
destiné à l’achat de matériel.
Concrètement, il vous sera proposé d’acquérir gratuitement le matériel
qui sera acheté pour vous par l’Association des Betteraviers Wallons, et
réparti sur base du quota individuel. Un bon de commande vous sera
envoyé durant l’été et les livraisons auront lieu vers la fin octobre.
Petit rappel technique
Les bâches géotextiles contribuent à la conservation des betteraves. Elles
permettent une aération du tas et une isolation contre la pluie. Le tas est
donc plus sec et la terre plus friable lors du déterrage et du chargement.
Par contre, les bâches géotextiles n’assurent pas une protection suffisante
en cas de gel intense (en dessous de -3°C).
La bâche de 12,4 m x 20 m permet de couvrir environ 160 T de betteraves
et celle de 14,5 m x 16 m environ 175 T. Un module de calcul sera mis en
ligne sur le site de l’ABW afin de calculer le nombre de bâches nécessaires
pour vos betteraves. n
Judith Braconnier et Benoît Haag, ABW
Offre d’emploi
LE COMITÉ DE COORDINATION DES
PLANTEURS DE BETTERAVES DE
HESBAYE
recherche un
« contrôleur » (m/f)
pour la campagne betteravièreà la sucrerie
de Tirlemont
1. QUI CHERCHONS-NOUS ?
Une personne consciencieuse et sociable (m/f), maîtrisant le néerlandais, avec une expérience en laboratoire et/ou un baccalauréat en agriculture ou en
sciences, pour une collaboration dans la réception de
la sucrerie de Tirlemont.
2. EN PRATIQUE
Il s’agit d’un emploi à temps plein en 3 pauses (matin/
après-midi/nuit), à durée déterminée, éventuellement renouvelable pour les prochaines campagnes.
L’horaire est à convenir avec les autres contrôleurs.
Des prestations seront également effectuées les
dimanches et/ou jours fériés.
Période : de mi-septembre jusque fin décembre –
début janvier.
3. FONCTION
Contrôle des différentes étapes de la réception des
betteraves.
Contrôle et suivi du fonctionnement de la chaîne de
mesure de la teneur en sucre des betteraves par des
analyses en parallèle. Mesure de la matière sèche de
pulpes. Travail en collaboration avec les autres
contrôleurs et le personnel de l’usine.
Plus d’infos sur notre travail sur
www.betteravierswallons.be et sur www.cbb.be .
Si ce poste vous intéresse, envoyez votre curriculum
vitae ainsi qu’une lettre de motivation par mail à
Benoît Haag, secrétaire du Comité de Coordination
de Hesbaye - benoit.haag@cbb.be .
Date limite pour l’envoi des candidatures : le 20 août
2016.
Depuis le 9 mai,
Judith Braconnier,
26 ans, a intégré
l’équipe permanente de l’ABW
c o m p o s é e
jusqu’alors
de
Cathy Charmant et
Benoît Haag.
Agronome diplômée de l’ULB
(Bruxelles), Judith
a arpenté le sud-est de la Wallonie pendant près de
deux ans comme technico-commerciale pour une
firme française de solutions informatiques pour
agriculteurs. Grâce à cette expérience, le monde
agricole lui est déjà bien connu !
Outre la betterave, Judith est une bourlingueuse
sportive, particulièrement à l’aise pendue à un baudrier à vaincre des parois rocheuses toujours plus
escarpées.
À l’ABW, Judith s’immisce progressivement dans
tous les dossiers, et en cette période de préparation
de la fin des quotas, ce n’est pas cela qui manque.
Elle partagera à l’avenir le travail de ses collègues
dans toutes les missions de l’ABW, en tant que
Secrétaire général adjoint de l’ABW.
Bienvenue parmi nous !
Benoît Haag, ABW
ABW
Elections et réélections …
Conformément aux statuts de l’organisation betteravière, tous les trois ans, les
mandats des présidents et vice-présidents sont remis en jeu. Tous les mandataires
rééligibles ont été reconduits pour trois ans. L’ABW aura en juillet un nouveau
président, suite au départ à la pension du président actuel …
Comment ça marche ?
Toutes les fédérations qui composent l’organisation betteravière belge sont des
asbl. Chacune d’entre elles dispose d’une assemblée générale de planteurs, qui
élit un conseil d’administration, renouvelé par moitié tous les trois ans. En son
sein, celui-ci élit un comité restreint, composé de deux vice-présidents et d’un
président. Le comité restreint est chargé de la gestion stratégique, financière ainsi
que du personnel.
Pour assurer la bonne coordination entre les différents niveaux de l’organisation,
souvent les mêmes mandataires assument plusieurs mandats.
Quelles sont les asbl concernées ?
Des renouvellements ont été faits dans les asbl suivantes :
- Fédération des betteraviers wallons RT (planteurs wallons RT)
- Comité de coordination du Hainaut-ISCAL (planteurs wallons ISCAL)
- Association des betteraviers wallons (planteurs wallons)
- Comité de coordination de Hesbaye-RT (planteurs RT fr et nl)
Qui fera quoi ?
A la Fédé RT, le comité restreint actuel a été réélu : Etienne Beguin et Joseph
Cleiren comme vice-présidents et David Jonckheere comme président.
Même scénario au Comité Hainaut-ISCAL, ou le trio composé de José Druart,
Pascal Heyte (vice-présidents) et Michel Pecquereau (président) sont reconduits
pour trois ans.
Au Comité de Coordination de Hesbaye-RT, David Jonckheere restera également
vice-président et Jean-Joseph Rigo président. La seconde vice-présidence revient
à Jean-Paul Vanelderen, lui-même président du Verbond Tiensesuikerbietplanters,
la Fédé RT des planteurs néerlandophones.
Un nouveau président à l’ABW
Enfin, à l’ABW, si les deux vice-présidents David Jonckheere et Michel Pecquereau
sont réélus, le Conseil d’administration a élu Jean-Joseph Rigo à la présidence
pour succéder à Philippe Bedoret, qui, après avoir occupé de nombreuses années
durant des postes à responsabilité dans l’organisation betteravière, tire sa révérence à 67 ans.
Jean-Joseph Rigo est betteravier à Opprebais (Jodoigne), et assume également la
présidence du Comité de Coordination de Hesbaye-RT (voir plus haut).
Benoît Haag, ABW
11
12
NOUVELLES DES SOCIÉTÉS
Les nouvelles variétés de céréales de Jorion Philip-Seeds
L
a visite annuelle aux champs de démonstration céréales a eu lieu le
2 juin pour la première fois au nouveau site de la Ferme de Liessart
à Hacquegnies.
La dernière saison des céréales
La rouille jaune a fait rapidement son apparition tandis que la septoriose s’est peu développée jusqu’à présent. À partir du mois de juin,
lorsque les températures seront plus élevées, la rouille jaune peut
exploser.
Le froment a été traité la première fois (T1) au cours de la première
semaine du mois de mai ce qui est normal. 3 semaines plus tard, les
variétés sensibles à la rouille jaune ont reçu une deuxième application
(T2).
L’escourgeon a été renforcé combiné à un traitement fongicide la
première semaine d’avril et une deuxième application de renforcement en fongicide a suivi 2,5 semaines plus tard.
Froment d’hiver
Les variétés top pour 2016 sont Bergamo, Gedser, Lithium et Mentor.
De par sa très bonne résistance au froid, Bergamo est une variété
précoce, avec une bonne résistance à la septoriose, à la rouille et à la
fusariose des épis. Le blé donne également beaucoup de paille.
Gedser est un blé d’hiver très productif de qualité, ayant une grande
régularité et une bonne tolérance aux maladies.
Lithium est un blé fourrager productif et précoce, résistant à la verse
et ayant une bonne résistance aux maladies.
Mentor est un blé panifiable productif de qualité (BPS), tolérant à la
rouille jaune et brune qui donne beaucoup de paille.
Parmi les valeurs sûres citons e.a. Avatar, une variété avec un potentiel de rendement très élevé, ayant une très bonne capacité de tallage
et est très tolérante aux maladies, en particulier à la fusariose des épis,
et à la rouille brune et jaune. Grapeli est un blé fourrager précoce
avec un poids à l’hectolitre élevé et résistant aux maladies du pied.
Une autre valeur sûre est Rustic, un blé panifiable de qualité précoce,
très résistant à la maladie du pied, ainsi qu’à la rouille et à la fusariose
des épis.
Les nouveautés qui seront lancées cette année sont Bodecor,
Fructidor, Popeye et RGT Mondio.
Escourgeon
L’escourgeon est de plus en plus au cœur de l’actualité (prix relativement bon,…). 2 nouveautés seront lancées pour 2016 : Domino et
Monique.
Domino est un orge précoce qui est génétiquement tolérant au virus
de la jaunisse nanisante transmise par les pucerons. Il a un poids hectolitre élevé et est résistant à la verse et aux maladies.
Parmi les variétés top en froment d’hiver, Bergamo, Gedser,
Lithium et Mentor affichent toutes un très bon état sanitaire
général, affirme Joris Vanmeirhaeghe.
Monique est un orge fourrager avec une teneur en protéines élevée
et un poids HL élevé, très productif, résistant à la verse, très tolérant
aux maladies et au froid.
Parmi les valeurs sûres, citons encore Gigga, Proval, Sanrival, Tamina,
Daxor, Casino,…
Limagrain Belgium présente sa gamme 2016-2017
Sprl Pype : stockage de paille
à l’extérieur sous Tissubel
L
e 6 juin dernier, Limagrain Belgium a invité la presse à sa plate-forme de
démonstration à Tiegem, pour montrer les principales variétés de Clovis
Matton en blé d’hiver, escourgeon et betteraves sucrières.
Blé d’hiver
L’année dernière, Cellule a été la variété la plus semée dans notre pays. C’est une
variété précoce avec un poids à l’hectolitre élevé et une bonne résistance aux
maladies, principalement à la rouille jaune et à la septoriose tout en garantissant une excellente qualité panifiable.
La deuxième variété en Belgique est Anapolis, elle assure des rendements top
partout, est très résistante à la rouille jaune et à la fusariose des épis, convient
parfaitement au ‘blé sur maïs’et donne de bons résultats dans tous les types de
sols.
Citons encore Tobak, qui témoigne d’une grande régularité sur plusieurs
années, convient à tous types de sols, un blé très résistant à l’hiver, donne beaucoup de paille et peut être semé tôt. Cette année, Limagrain lance également de
nouvelles variétés qui prendront le relais dans un prochain avenir :
RGT Sacramento qui assure des rendements très élevés, bientôt prête à battre
et qui possède une bonne résistance à la rouille jaune et une très bonne résistance à la verse.
Benchmark donne des rendements top en Belgique, aux Pays-Bas, en
Allemagne et au Danemark, convient au ‘blé sur blé’. Il est robuste et donne
beaucoup de paille.
La variété Collector assure des rendements élevés, est très résistante à la rouille
jaune. C’est une plante courte et très résistante à la verse.
RGT Texaco est un blé qui peut être semé très tôt, avec maturation rapide et
une bonne résistance à la verse.
Escourgeon
Le problème auquel la culture est confrontée est le virus de la jaunisse nanisante. La variété Rafaela offre la solution à ce problème : elle est résistante au
virus de la jaunisse nanisante permettant donc d’éviter d’autres applications à
effectuer au cours de l’arrière-saison. Rafaela a de plus un rendement élevé, est
très précoce à la récolte et bientôt prête à battre.
Betteraves sucrières
Cette année, la superficie betteravière a augmenté de 2.700 ha pour atteindre
56.400 ha dans notre pays. Après 6 années de coopération avec Betaseed,
Les bâches Tissubel ont spécialement été
développées pour le stockage du foin ou de
paille à l’extérieur.
La variété rhizomanie BTS 110 et la variété nématodes BTS 990 sont en train
de devenir les variétés les plus importantes dans notre pays, indique
Wannes Dermaut, Sales Manager Sugarbeets chez Limagrain Belgium.
Limagrain a atteint 20% du marché belge avec les variétés Betaseed.
La variété rhizomanie BTS 110 et la variété nématodes BTS 990 restent les
variétés top et sont à recommander pour les semis 2017 :
- Rhizomanie type riche BTS 110 : N° 1 en revenu financier avec 106 % (IRBAB
2013-2014-2015). Cette variété a la richesse la plus élevée de toutes les variétés
rhizomanie. C’est la raison pour laquelle elle semée à une si grande échelle.
De plus, le rendement racines est très élevé. BTS 110 enregistre de très bons
résultats, non seulement lors des années de pression modérée mais aussi de
pression très forte des maladies.
- Nématodes type BTS 990 : N° 1 en revenu financier en 2015 et le top absolu
sur 3 ans avec 106%. La variété combine rendement racines élevé et richesse
élevée et a une très bonne résistance aux maladies foliaires en général, et
surtout à l’oïdium, la cercosporiose et la rouille. La robustesse de la variété se
traduit par le fait qu’elle est supérieure aux performances de la plupart des
variétés rhizomanie.
Lorsque le rhizoctone pose problème, la variété BTS 605 est à recommander : ici
également, elle affiche le revenu financier le plus élevé, la plus haute richesse
de toutes les variétés rhizoctone et elle a une excellente résistance à toutes les
maladies foliaires.
L
a sprl Pype basée à Dadizele était bien connue
des betteraviers pour le commerce des
semences de betteraves et de chicorés. Depuis
2010, l’entreprise s’est spécialisée dans le commerce de textiels agricoles et est devenue Pype
Agro & Geo Textiles.
A côté de la vente de bâches Toptex pour couvrir
les tas de betteraves, Pype Agro & Geo Textiles
commercialise désormais les bâches Tissubel. Ces
bâches ont spécialement été développées pour le
stockage du foin ou de paille et permettent le
stockage des balles à l’extérieur tout en les gardant sèches et en leur conservant une qualité
optimale. En toile propylène non tissée d’une
densité de 130 g/m2, les bâches Tissubel laissent
passer l’air et empêchent l’eau de rentrer dans le
tas.
Les bâches sont disponibles en deux dimensions :
12,15 m X 20m ou 10m X 15m. Les bâches sont
solides et réutilisables. Elles sont faciles à installer
à l’aide d’un kit de fixation qui consiste en un
rouleau de bande agrippante de type Velcro de
25m, suffisamment solide que pour porter des
poids de lestage.
Plus d’infos sur www.TISSUBEL.com
Coco Iscal
ISCAL: La campagne 2016 peut commencer
L
e 13 juin dernier, l’accord interprofessionnel pour la campagne
2016 a été finalisé. Il reprend pratiquement l’ensemble des règles
applicables au cours des dernières campagnes. Voici les nouveautés :
Iscal prévoit de commencer la campagne le 20 septembre. Les heures
d’ouverture de l’usine pour le transport usine sont désormais de 3h à
24h.
Afin d’éviter des effets non-souhaités, l’indemnité de bâchage de 1,1
€/t sera appliquée sur demande du fabricant, en concertation avec le
Coco IS. En dehors de cela, chacun est bien sûr libre de couvrir ses
betteraves si nécessaire.
Dorénavant, c’est à l’aide de photos que les agronomes pourront
répondre aux représentants des planteurs pour les bonnes pratiques
de mises en tas des betteraves.
La valeur des pulpes a été fixée à 4,25 €/t de bett., soit 24,47 €/t de
pulpe à 22,5% MS. Si la demande dépasse l’offre, la valeur pourra être
augmentée à 4,5 €/t de bett., soit 25,63 €/t de pulpes. L’introduction
de la redevance kilométrique devrait augmenter le coût du transport
à 4,80 €/t. Le prix des pulpes sèches reste inchangé à 170 €/t.
Accord Interprofessionnel pour l’aprèsquota
ISCAL devrait prolonger pour un an les modalités de réception et les
conditions financières de 2016 pour 2017, première année sans quota.
Chaque planteur aura la possibilité de contracter la même quantité
de betteraves à livrer que celle correspondant à son «quota» à condition d’être en ordre avec la participation betteravière (Sopabe). Le
prix reste identique à celui de 2016, à savoir 26,29 € à 16 °Z de richesse
ou 29,84 €/t bett. à 17,5°Z, qui sera la richesse indiquée dans le
contrat.
Les prochaines consultations entre Iscal et le Coco Iscal auront lieu
début juillet. Il faudra encore discuter de gestion des déficits et excédents de production, ainsi que du risque financier si le prix de vente
du sucre venait à descendre en-dessous de 400 €/t de sucre. Jusqu’à
présent, compte tenu de la garantie d’un prix européen minimum de
26,29 €/t, cela n’avait plus jamais été un sujet de discussion. Mais avec
la disparition du prix minimum garanti, Iscal veut désormais faire
supporter aux planteurs le risque de faibles prix du sucre. En cas de
prix supérieur à 400 €/t, les planteurs veulent réduire la part « historiquement » réservée au fabricant en rapprochant le seuil de partage
de surprix des 400 €/t.
Iscal va envoyer une lettre aux planteurs pour préciser ces conditions
concernant la première campagne de l’après-quota, semis 2017. Les
discussions pour les « conditions de la campagne 2018 » se poursuivront dans les prochains mois.
D’après un texte d’Eric Van Dijck, Secrétaire Coco Iscal
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