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Benhadid demande à pouvoir se soigner

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c’est l’été
HAMMAM CHIGUER (MAGHNIA)
LE QUOTIDIEN INDÉPENDANT - Lundi 15 août 2016
N°7870 - Vingt-sixième année - Prix : Algérie : 20 DA. France : 1 €. USA : 2,15 $.
ISSN : 1111-0333 - http://www.elwatan.com
ÉDITION DU CENTRE
MIRACULEUSE
HISTOIRE D’EAU
LIRE EN PAGES 13, 14, 15, 16 ET 17
LE GÉNÉRAL PREND L’OPINION PUBLIQUE À TÉMOIN
Benhadid
demande
à pouvoir se
soigner
PHOTO : EL KHABAR/ARCHIVES
Plus d’un mois après sa mise en
liberté provisoire, le général à la retraite
Hocine Benhadid s’est montré aussi engagé
qu’avant son incarcération. Lors d’une rencontre
avec des journalistes, il est revenu sur les
circonstances de sa libération et espère que dès
septembre prochain, son dossier sera clos par un
procès ou une annulation de l’action civile, afin
qu’il puisse aller se faire soigner à l’étranger.
LIRE L’ARTICLE DE SALIMA TLEMÇANI EN PAGE 3
ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR
LES CHERCHEURS
APPELÉS À SE
SERRER LA CEINTURE
■ Selon des témoignages d’enseignants
chercheurs, certains d’entre eux,
intéressés par des bourses à l’étranger,
ont été appelés à payer leur billet d’avion
pour y aller. L’unique explication de la
tutelle à ces nouvelles mesures serait la
crise économique et financière qui frappe
de plein fouet le pays.
LIRE L’ARTICLE DE ASMA BERSALI EN PAGE 4
POUR FAIRE FACE À
LA BAISSE DU COURRIER
ALGÉRIE POSTE
DIVERSIFIE
SES SERVICES
LIRE L’ARTICLE DE KAMEL BENELKADI EN PAGE 5
TAXE DE 30 DT À L’ENTRÉE DU TERRITOIRE TUNISIEN
LES AUTORITÉS ALGÉRIENNES
AVAIENT DONNÉ LEUR ACCORD
LIRE LES
S ARTICLES
A
DE SLIM SADKI ET LAKEHAL SAMIR EN PAGE 5
FINALE DU 800 M HOMMES
Demain à 2h25, heure algérienne
TAOUFIK MAKHLOUFI
FACE À TROIS KENYANS
● Suite à sa qualification, tard dans la
soirée d’avant-hier, en terminant 2e dans
la première série des demi-finales avec
1’43’’85, son meilleur chrono de la saison,
le champion olympique du 1500 m
(Londres 2012), Taoufik Makhloufi,
sera le seul Algérien à disputer la finale du
800 m, ce soir à partir de 22h25 (demain
2h25, heure algérienne).
LIRE LES ARTICLES DE NOTRE ENVOYÉ SPÉCIAL À RIO DE JANEIRO
TAREK AÏT SELLAMET EN PAGES 22 ET 23
El Watan - Lundi 15 août 2016 - 2
L’ACTUALITÉ
LOUISA HANOUNE DÉFEND LE PRÉSIDENT DE L’APC DE KOUBA (PT)
«La décision de suspension
est illégale et infondée»
● La secrétaire générale du Parti des travailleurs, Louisa Hanoune, défend le président de l’APC de Kouba suspendu et dénonce
cette «décision infondée et illégale».
PHOTO : B. SOUHIL
L
a corruption n’a pas de place
au sein du Parti des travailleurs. Et s’il s’avère qu’un
élu du PT s’adonne à cette pratique, il est immédiatement exclu
de nos rangs. La décision de suspendre le président de l’APC de
Kouba participe de l’arbitraire»,
s’insurge Louisa Hanoune, secrétaire générale du Parti des travailleurs (PT) lors d’une conférence
de presse animée conjointement
avec Bousnina Zoheir, président
de l’APC de Kouba suspendu de
ses fonctions.
Mme Hanoune défend le maire
de Kouba et donne un cachet
politique à cette affaire ; elle soupçonne «une volonté de falsifier les
listes électorales» à l’approche
des élections législatives. «Je sens
l’odeur d’une falsification des
listes électorales dès lors que les
maires ont un droit de regard sur
la révision de ces listes. Le pouvoir veut des maires sur mesure»,
lance-t-elle. Sans tergiversation,
la première dame du PT estime
que Bousnina est victime d’une
injustice et elle invite le wali
d’Alger, Abdelkader Zoukh, à
«revoir sa copie». Pour elle, «des
intérêts occultes sont en jeu et s’il
n’y avait pas des personnes qui
avaient du pouvoir dans cette
affaire, le wali n’aurait pas pris
Louisa Hanoune
cette décision». Elle se dit, dans
ce sens, persuadée que le wali
d’Alger ne prend pas de décisions
à la hussarde. «La suspension du
président de l’APC de Kouba est
une décision infondée et illégale.
Nous ne sommes pas dans un Etat
de droit, mais toute chose a une
limite. Cette décision s’apparente
à un coup d’Etat ou, mieux, à un
putsch», dénonce la conférencière, rappelant que cette décision
est contraire aux instructions données par le ministre de l’Intérieur
pour que cessent ces décisions
anarchiques et les suspensions à
tort et à travers de maires «loyalistes». Lors de son intervention,
DÉFENSE NATIONALE
Mme Hanoune s’est dite intriguée
par la célérité avec laquelle l’administration a traité cette affaire.
«Le citoyen a toute la latitude et
le droit de déposer une plainte
contre un maire, mais est-ce que
le wali, sans aucune vérification,
ni enquête, a le droit de procéder
à la suspension de l’élu, alors
qu’il y a des étapes à suivre avant
d’arriver à une telle sanction ?»
note Mme Hanoune, assurant que
la décision de suspension du maire
de Kouba n’a aucun lien ni avec la
corruption ni avec la dilapidation
de deniers publics et encore moins
la gestion de la commune. «Il
s’agit d’une affaire liée à des décisions d’autorisation en matière
de construction et non de crime»,
explique-t-elle.
Mais que reproche le wali d’Alger
au président de l’APC de Kouba ?
Dans son courrier adressé au
concerné, M. Zoukh motive sa
décision par les poursuites judiciaires dont il fait objet au niveau
des tribunaux de Sidi M’hamed
et de Hussein Dey pour «faux»,
«abus de fonction» et «opposition
à une décision de justice».
Prenant la parole, M. Bousnina
assure qu’il est «victime de son
intégrité et surtout d’avoir appliqué la loi dans toutes ses dimensions». Il évoque les trois affaires
à l’ origine de sa suspension. La
première est liée à l’accaparement d’un terrain appartenant au
domaine public par le fils d’un
ancien ministre (Bechichi) et son
refus de régulariser une construction qu’il y a érigée.
La deuxième est liée à un permis
de démolition et un permis de
construire délivrés par le maire à
une société ayant racheté un terrain situé au sein de l’Ecole normale supérieure (ENS) qui avait
été racheté par un privé en 1995.
La troisième affaire concerne,
selon lui, une coopérative immobilière dont il était secrétaire général en 2002. «J’ai été élu en 2012.
C’est insensé, j’exerce mon travail
à plein temps et je n’ai rien à voir
avec la coopérative immobilière»,
se défend M. Bousnina.
Mme Hanoune pense que le wali
d’Alger a pour première mission
de protéger les deniers publics
et les élus : «Il y a des walis qui
n’acceptent pas l’injustice et qui
protègent les élus et d’autres qui
exécutent les ordres de façon
aveugle. Nous savons tous qu’il
y a des règlements de comptes.»
Pour réparer cette «injustice» et
ces dérapages, Louisa Hanoune
lance un appel au ministre de
l’Intérieur et au Premier ministre,
Abdelmalek Sellal. Nabila Amir
RAPPORT AMÉRICAIN SUR LA LIBERTÉ
DE CULTE EN ALGÉRIE
Gaïd Salah supervise des Mohamed Aïssa : «Le changement
exercices des forces navales des mentalités nécessite du temps»
P
as de vacances
pour le chef d’étatmajor, Ahmed Gaïd
Salah. Sans répit, il inspecte les Régions militaires et supervise les installations de l’armée pour
louer le «rôle» et les «succès» de ses troupes. Celui qui occupe aussi le
poste de vice-ministre de
la Défense était, hier, en
visite d’«inspection» dans
la 2e Région militaire, à
Oran, dans le cadre de «la
dynamique de ses visites
d’inspection aux différentes Régions militaires
pour le suivi sur le terrain
des projets inscrits dans
le programme de développement des forces», a
indiqué le communiqué
du ministère de la Défense
nationale. `
En compagnie du chef
de la 2e RM, le général
Saïd Bey, le patron des
Tagarins a «supervisé un
tir de missiles mer-mer au
niveau du polygone des
forces navales, relevant de
la façade maritime ouest,
à Oran». Un exercice de
tir a été exécuté par l’équipage de la corvette El
Fateh, numéro de bord
921, une nouvelle acquisition des forces navales,
précise encore la même
source. L’objectif est de
«perfectionner la maîtrise
des armements lourds des
forces navales, notamment les missiles contre
les bateaux de guerre, et
de contrôler l’efficacité
de l’armement acquis».
UN RITUEL
A chacune de ses sorties, le chef d’état-major
insiste sur «les progrès
réalisés dans la modernisation de l’armée qui a atteint un haut niveau». «Je
considère chaque effort
clairvoyant, consenti pour
la réussite de vos missions, comme une pierre
de plus dans l’élévation
de l’édifice de l’Armée
nationale populaire,
digne héritière de l’Armée
de libération nationale»,
a déclaré Gaïd Salah. Et
d’ajouter : «Ce grand
édifice demeure dans le
besoin de l’effort de tous,
de la compétence et de la
vigilance de tous, mais
plus encore de la loyauté
et de la fidélité de tout
un chacun, car un travail
dévoué et honnête, pourvu
de compétence et de vigilance, trouverait, sans le
moindre doute, toute la
réussite et le succès.» Le
général de corps d’armée
a loué également les compétences opérationnelles
de notre corps de bataille.
Il a déclaré que «la maîtrise les facteurs de développement des aptitudes
au combat et des compétences opérationnelles de
notre corps de bataille
et promouvoir l’ensemble
des composantes de nos
forces armées, sont les
fins ultimes auxquelles
aspire le haut commandement de l’Armée nationale
populaire».
R. P.
L
e ministre des Affaires religieuses, Mohamed
Aïssa, a qualifié hier le dernier rapport du
secrétariat d’Etat américain sur la liberté de culte
de «positif», car mettant en évidence «l’attachement indéfectible de l’Algérie à la modération de
l’islam et à l’ouverture sur les autres religions et
doctrines». «Le rapport américain qui salue les
efforts de l’Algérie en matière de respect de la
pratique religieuse et la liberté de culte est positif
dans tous ses aspects», a déclaré à la presse Mohamed Aïssa au terme d’une rencontre d’orientation
en direction des membres de la mission du hadj,
soulignant qu’«il ne fait porter à l’Etat algérien
aucune responsabilité dans la discrimination
entre les religions, mais met en exergue sa contribution effective et sérieuse à la consécration de
la modération à travers sa collaboration et son
ouverture sur les autres religions et doctrines».
Le ministre a salué également le rôle du secrétariat
d’Etat américain qui œuvre, selon lui, à «améliorer ses rapports à ce sujet», précisant que «les
lacunes contenues dans le rapport émanent principalement d’une incompréhension de la culture
du peuple algérien qui garde encore en mémoire
que le christianisme est lié au colonialisme et
le judaïsme au sionisme, en allusion à la cause
palestinienne».
Le ministre des Affaires religieuses et des Wakfs
a ajouté que «le changement des mentalités nécessite du temps et l’Algérie ne peut être jugée en raison de la culture de son peuple. La question exige
davantage d’efforts pour comprendre le passé
révolutionnaire et historique de notre peuple et
son soutien aux causes justes de par le monde».
Mohamed Aïssa a appelé en outre les imams à «redoubler d’efforts pour donner la véritable image
de la religion musulmane en Algérie, fondée sur
la modération, et laver l’islam du phénomène du
terrorisme que les ennemis lui attribuent».
Concernant la coopération en matière de formation des imams, le ministre a rappelé la commission conjointe entre l’Algérie et l’Italie chargée
de former des imams au profit de la communauté
musulmane résidant dans ce pays ainsi que les
accords conclus avec les Etats-Unis, la Russie et
plusieurs pays du Sahel et d’Asie.
Par ailleurs, l’Algérie prendra part «prochainement» au Niger à une rencontre sur la formation
des formateurs religieux visant à «aider ce pays
à faire face aux idées extrémistes». L’Algérie
accueillera également le mufti du Nigeria ainsi
qu’un grand nombre de pèlerins africains qui
devraient se rendre à la zaouïa Tidjania, à Aïn
Madhi (Laghouat), avant de se diriger vers les
Lieux Saints de l’islam.
Mohamed Aïssa a estimé que l’Algérie est «un
pays pionnier en matière de gestion du hadj et de
préservation de la dignité des hadjis», rappelant,
à ce titre, les reformes engagées dans ce cadre.
A cette occasion, le ministre a donné des instructions fermes aux membres de la mission, tout en
les appelant à «préserver la dignité des pèlerins et
à les accompagner durant l’accomplissement des
rites du hadj».
APS
El Watan - Lundi 15 août 2016 - 3
L’ACTUALITÉ
IL PREND L’OPINION PUBLIQUE À TÉMOIN
Le général Belhadid demande
à pouvoir se soigner
● Plus d’un mois après sa mise en liberté provisoire, le général à la retraite Hocine Benhadid s’est montré aussi engagé qu’avant son
incarcération. Lors d’une rencontre avec des journalistes, il est revenu sur les circonstances de sa libération, mais aussi sur les pressions
exercées sur lui à travers une filature permanente et une surveillance accrue de sa maison, dont il ne connaît ni les motivations ni le service
qui les a ordonnées. Il espère que dès septembre prochain, son dossier sera clos par un procès ou une annulation de l’action civile, afin qu’il
puisse aller se faire soigner à l’étranger.
T
Le général
à la retraite
Hocine Benhadid
PHOTO : EL KHABAR
rès vif, assez bien renseigné
sur la situation politique et,
surtout, très soucieux du
devenir du pays, le général à la
retraite Hocine Benhadid s’est
montré tenace et attaché à ses
convictions. Lors d’une rencontre,
chez lui, avec quelques journalistes
de la presse nationale, il s’est montré
très prolixe, obligeant tantôt son
avocat, Bachir Mechri, tantôt son
épouse à le corriger pour ne pas dire
le rappeler à l’ordre. Il faut dire que
les 286 jours qu’il a passés en prison
l’ont rendu de fer. Il veut à tout prix
expliquer à «l’opinion publique» les
circonstances de sa mise en liberté
qui, ne cesse-t-il de répéter, «n’a à
aucun moment été marchandée».
Il commence par revenir sur la
déclaration faite à la chaîne Al
Magharibiya, mais Me Mechri le
stoppe net : «Laissons les détails
de l’affaire de côté étant donné que
le dossier est toujours pendant.»
Benhadid se ressaisit. Il a du mal à
entendre. Son audition a beaucoup
baissé durant son incarcération. «Je
sais que le jour même de ma mise
en liberté, à 10h, Me Mechri est
venu me dire que la 8e demande de
mise en liberté avait été refusée.
Deux heures plus tard, on me dit de
préparer mes affaires. Je pensais
que j’allais être transféré à la prison
militaire de Blida. Des rumeurs sur
ce transfert avaient circulé la veille.
De plus, mon état de santé s’est
détérioré. J’ai perdu totalement la
voix. Je devais entamer la première
des 37 séances de radiothérapie à
l’hôpital Mustapha. Mon médecin
a demandé, dans un rapport
détaillé sur mon état de santé, mon
hospitalisation sur place, à partir du
11 juillet. Malheureusement, cette
demande a essuyé un refus. Ma
mise en liberté, le 11 juillet, a été
une surprise pour moi. Durant les
11 mois d’incarcération, le juge
d’instruction ne m’a vu qu’une seule
fois. J’étais comme oublié dans
l’infirmerie, avec des lampes et une
télévision allumées 24 heures sur 24.
Je recevais un seul journal, El Watan,
sauf les éditions qui évoquaient mon
cas. Mais, comme ils ne savent pas
tout lire, ils ont omis de censurer les
éditions qui ont évoqué la conférence
de presse d’Ahmed Ouyahia, où il a
parlé de mon cas (…). Je souffrais de
douleurs affreuses et le seul remède
qu’ils me donnaient consistait en des
injections de Paracétamol. J’ai fini
par ne plus accepter ce traitement
et encore moins la nourriture. Je me
gavais de biscuits que j’achetais sur
place», dit-il d’une voix éteinte, en
marquant de temps à autre une pause
pour respirer. Le général Benhadid
tente de donner des explications à
cette décision : «Peut-être qu’elle a
été la conséquence de la campagne
médiatique que cette affaire a
suscitée.»
LA LIBÉRATION DU GÉNÉRAL
ET LA MISSION DU CICR
Et de rappeler un événement : «En
fait, il y a eu la visite à la prison d’El
Harrach d’une mission du CICR. Le
premier jour, l’un des représentants
m’a juste demandé mon nom. Il est
revenu le deuxième jour pour me
poser une série de questions sur mon
état de santé. Le lendemain, j’ai été
libéré. Est-ce qu’il y a un lien entre les
deux ? C’est possible…»
Me Mechri n’est pas de cet avis. «Je
pense que la requête au chef d’étatmajor de l’ANP et vice-ministre de la
Défense et du ministre de la Justice
a eu un écho favorable. Ils savaient
que l’état de santé de Benhadid était
grave. L’un ou l’autre a dû prendre la
décision qu’il faut pour éviter toute
complication dont les conséquences
auraient été très graves», affirme
Me Mechri. Benhadid ne semble
pas convaincu. Il l’exprime d’un
hochement de tête.
Mais cette liberté reste très limitée et
l’affaire est toujours pendante. C’est
carrément l’épée de Damoclès qui
est au-dessus de sa tête. «Je ne pense
pas qu’il puisse y avoir un procès
et le dossier restera pendant aussi
longtemps qu’ils le voudront. Le code
de procédure pénale ne prévoit aucun
délai», souligne Me Mechri. Là aussi,
Benhadid n’est pas d’accord. «A mon
avis, il n’aura pas lieu cette année.
Peut-être qu’il faudra attendre 2017»,
précise le général à la retraite. Ce qui
le gêne, ce n’est pas le fait qu’il n’y
ait pas de procès ou que son affaire
soit éternellement pendante. «Je fais
l’objet d’une interdiction de sortie
du territoire national et je dois signer
une fois par mois chez le juge. Ce
que je ne comprends pas, c’est cette
filature dont je fais l’objet depuis ma
sortie de prison et cette surveillance
jour et nuit de ma maison. Ma
voiture et celles de mes enfants sont
tout le temps suivies, même quand
je vais à l’hôpital Aïn Naâdja. Je ne
connais pas les personnes qui en sont
responsables et je ne comprends pas
pourquoi cette filature», dénonce
Benhadid, avant que Me Mechri
ne l’interrompt : «Ils ne te suivent
pas. Ils sont là pour ta protection.
Ils ont peur qu’il t’arrive quelque
chose de pas bien.» Des propos qui
font éclater de rire le général à la
retraite. Il reprend son air sérieux
et s’adresse d’une voix très basse
aux journalistes : «Je dois subir une
opération chirurgicale après mes
37 séances de radiothérapie. Elle
doit être faite à l’étranger. Comme
je n’ai jamais eu droit à une prise en
charge, c’est l’occasion d’introduire
la demande. Il faut que cette affaire
soit traitée de manière définitive.
Ou ils programment mon procès,
ou ils annulent l’action civile. Je
ne peux rester dans cette situation
éternellement.»
«MES DÉCLARATIONS ONT
HEURTÉ LES LOCATAIRES
D’EL MOURADIA ET DES
TAGARINS»
Mme Benhadid fait des signes de
la tête à Me Mechri, qui prend la
parole : «Nous lançons un appel
aux autorités judiciaires. Nous
souhaitons que cette affaire soit
close d’ici fin septembre, afin que
Benhadid puisse aller se faire
soigner à l’étranger.» Benhadid ne
semble pas d’accord : «Je dirais
plutôt que nous voulons que cette
affaire soit close !»
Il revient sur sa mise en liberté
provisoire : «Si je ne me suis pas
exprimé après ma sortie de prison,
ce n’est pas parce que j’ai peur. Je
voulais m’occuper de ma santé qui
était très affectée. J’ai dit des choses
sur une chaîne de télévision et un site
électronique,qui ont dû faire peur.
J’ai parlé de la réunion de 1991 et je
pense qu’ils avaient peur des détails
que j’aurais pu révéler.»
Des propos qui font réagir aussi bien
Mme Benhadid que Me Mechri. Ce
dernier riposte : «Je dirais que les
propos de Benhadid ont heurté les
sensibilités des uns et des autres.
Pas plus.» Mais qui sont «les uns
et les autres» ? La réponse est
vite donnée par Benhadid : «Les
locataires du palais d’El Mouradia
et des Tagarins.» Me Mechri revient
à la charge. «Evitons les détails.
Restons dans la forme», dit-il à son
mandant.
Benhadid s’entête à citer les
mêmes structures et Me Mechri se
dit sceptique. «Notre objectif est
de faire en sorte que cette affaire
soit définitivement close par la loi.
Benhadid est entré en prison en
violation de la loi et il en est sorti de
manière surprenante. Il faudrait que
les parties qui en sont responsables
continuent dans la même voie pour
en finir avec cette affaire», déclare
l’avocat.
Le général reprend la parole : «Ce
qui est important pour moi, c’est que
l’opinion publique soit convaincue
que Benhadid n’a pas marchandé sa
libération et qu’il est toujours aussi
convaincu de ce qu’il a dit et qui
lui a valu la prison. Il continuera à
exprimer ses avis quel qu’en soit le
prix. C’est une question de temps.
Le plus urgent, pour l’instant, est
de m’occuper de ma santé, qui
s’est sérieusement détériorée
en prison.» Une déclaration qui
met Mme Benhadid dans tous ses
états. Mais Me Mechri est là pour
recentrer le débat : «Nous voulons
que Benhadid puisse être libre de
ses mouvements pour aller se faire
soigner à l’étranger dès le mois de
septembre prochain.»
Salima Tlemçani
DEUX TEXTES SUR LE DEVOIR DE RÉSERVE PUBLIÉS AU JOURNAL OFFICIEL
Les anciens militaires sommés officiellement de «se taire»
L
es militaires à la retraite et les anciens
généraux n’auront plus le droit de faire
des déclarations… politiques. Les textes de
loi leur imposant l’obligation de réserve
entrent déjà en vigueur, quelques semaines
seulement après leur adoption par le
Parlement. Ayant suscité une polémique à
l’Assemblée populaire nationale (APN) et un
débat houleux au sein de la classe politique,
le texte portant «statut général des personnels
militaires» et celui concernant les «officiers
de réserve» ont été publié au Journal officiel.
Ces lois imposent ainsi le silence à tous les
anciens militaires qui ont pris leur retraite
ou ont quitté l’armée. Et les contrevenants
seront sanctionnés. En effet, la première loi
concernant les officiers de réserve précise,
dans son article 15 bis, que «le militaire de
carrière, admis à cesser définitivement son
activité au sein de l’armée et versé dans la
réserve, exerce librement les droits et libertés
que lui confèrent les lois de la République.
Il reste cependant astreint à un devoir de
retenue et de réserve». Tout manquement
à ce devoir est passible, selon ce texte, de
sanction et même de poursuites judiciaires.
«Dans cette position, tout manquement au
devoir de nature à porter atteinte à l’honneur
et au respect dus aux institutions de l’Etat
constitue un outrage et une diffamation
et peut faire l’objet, à l’initiative des
autorités publiques : de retrait de la médaille
d’honneur ; de plainte auprès des juridictions
compétentes conformément aux dispositions
légales en vigueur», précise le même article.
L’article 15 de la même loi souligne également
que «le militaire de carrière, admis à cesser
définitivement son activité au sein de l’armée
et versé dans la réserve, qui manque gravement
au devoir de retenue et de réserve, encourt la
rétrogradation dans le grade».
La loi portant statut général des personnels
militaires durcit encore les «châtiments» à
l’encontre des militaires en exercice et ceux
qui ont mis fin à leur activité. «Le militaire est
tenu à l’obligation de réserve en tout lieu et en
toute circonstance. Il doit s’interdire tout acte
ou comportement de nature à compromettre
l’honneur ou la dignité de sa qualité ou à porter
atteinte à l’autorité et à l’image de marque de
l’institution militaire», lit-on dans l’article
24 de ce texte. Après cessation définitive
d’activité, précise le même texte, le militaire
reste astreint au devoir de retenue et de réserve.
«Et tout manquement à ce devoir de nature à
porter atteinte à l’honneur et au respect dus
aux institutions de l’Etat peut faire l’objet :
de retrait de la médaille d’honneur ; de plainte
à l’initiative des autorités publiques auprès
des juridictions compétentes conformément
aux dispositions légales en vigueur ; de la
rétrogradation dans le grade», stipule l’article
en question.
Madjid Makedhi
El Watan - Lundi 15 août 2016 - 4
L’ACTUALITÉ
ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR
Les chercheurs appelés
à se serrer la ceinture
● D’après les témoignages d’enseignants chercheurs, certains d’entre eux, intéressés par des bourses à l’étranger,
ont été appelés à payer leur billet d’avion pour y aller.
Tahar Hadjar, ministre de
l’Enseignement supérieur et de la
Recherche scientifique
PHOTO : M. SALIM
onfirmée par les uns et
démentie par d’autres,
l’éventuelle diminution
du budget alloué par le ministère
de l’Enseignement supérieur à la
recherche scientifique est au cœur de
l’actualité. D’après les témoignages
d’enseignants chercheurs, certains
d’entre eux, intéressés par des
bourses à l’étranger, ont été appelés
à payer leur billet d’avion pour y
aller. Ce qui, normalement, est pris
en charge par l’Etat dans le cadre
des différentes conventions signées
avec les organismes accueillants à
l’étranger. L’unique explication
logique à ces nouvelles mesures serait
la crise économique et financière qui
frappe de plein fouet le pays.
Pour Abdelmalik Rahmani,
coordinateur du Conseil national
des enseignants du supérieur, cette
mesure est logique non seulement
pour des considérations économiques
nationales, mais aussi pour régler bon
nombre de dysfonctionnements dans
ce système de bourses à l’étranger.
«Certains enseignants, heureusement
pas tous, témoignent leur intérêt
pour la recherche scientifique,
notamment à l’étranger, pour des
motifs autres que d’être à jour avec
les nouvelles avancées scientifiques.
Sinon, comment expliquer le choix
de certaines universités, qui ne sont
pas loin du niveau des universités
algériennes, comme destination pour
de la recherche scientifique ? Le
tourisme religieux, ou tourisme tout
court, est souvent la principale cause
de cet intérêt de certains enseignants.
C’est la raison pour laquelle une telle
rationalisation des dépenses dans ce
créneau est la bienvenue. C’est à la
tutelle d’établir un listing des pays
à hautes performances scientifiques
afin d’ éviter de débourser des sommes
colossales pour des participations
à des séminaires et congrès à faible
valeur scientifique», confie-til. Et de signaler qu’en dehors de
cette mauvaise gestion de la part
des dirigeants des établissements
universitaires, les enseignants
sont appelés à payer une partie du
prix de leur billet d’avion. «Ceci
s’applique aux enseignants ayant
choisi de participer à des congrès ou
de postuler pour des bourses dans
des pays lointains dont le prix du
billet dépasse les capacités du budget
alloué à cet effet. Mais ces cas restent
très particuliers», explique-t-il. Pour
notre interlocuteur, cette mesure vient
en complément à l’évaluation des
laboratoires de recherche où certains
ont bénéficié de rallonges budgétaires
et d’autres ont été complètement
gelés. Mais même si cette mesure de
rationalisation des dépenses, ajoute
M. Rahmani, est bénéfique, elle n’est
point la panacée aux maux de la
recherche scientifique en Algérie pour
y déceler toutes les failles budgétaires.
«Etant donné que ces lacunes dans
le système des bourses de recherche
à l’étranger impactent sur les vrais
chercheurs, il est impératif d’avoir,
à travers un bilan réel, une vision
claire et transparente de l’argent
déboursé dans ce volet», indique
M. Rahmani, avant de suggérer une
véritable mutualisation des moyens en
favorisant la mobilité des enseignants
et en mettant en place des laboratoires
de recherche régionaux. Cela éviterait
d’équiper plusieurs laboratoires dans
des établissements limitrophes.
Contacté, un responsable au ministère
de l’Enseignement supérieur et de la
Recherche scientifique dément toute
ponction sur le budget alloué à la
recherche, encore moins l’obligation
faite aux chercheurs de payer leur billet
d’avion. Selon notre source, l’Etat
prend tout en charge. Signalons que
dernièrement, le ministère de tutelle
a pris des mesures pour lutter contre
le plagiat et la fraude scientifiques.
Parmi ces mesures, la mise en service
de logiciel antiplagiat, l’établissement
de bases de données numériques
des publications scientifiques de
chaque institution de l’enseignement
supérieur. Des mesures punitives
à l’encontre de l’étudiant ou de
l’enseignant fautifs sont citées dans
un arrêté dévoilé récemment. Une
limitation du nombre de thèses
de mastère et de doctorat qu’un
professeur peut encadrer et le respect
de la spécialité dans l’encadrement
sont également envisagés dans
ce sens.
Asma Bersali
PUBLICITÉ
C
El Watan - Lundi 15 août 2016 - 5
L’ACTUALITÉ
TAXE DE 30 DT À L’ENTRÉE DU TERRITOIRE TUNISIEN
Les autorités algériennes
avaient donné leur accord
● L’article 30 de la LFC, votée le 7 août 2014 par l’Assemblée nationale constituante (ANC), impose cette taxe-mesure
dès la mi-août 2014 à tous les étrangers non-résidents qui quittent le territoire tunisien.
L
a frontière algéro-tunisienne
a été momentanément fermée
la semaine dernière au poste
frontalier de Betita (Bir El Ater,
Tébessa) par des passagers algériens
qui réclamaient d’appliquer la
réciprocité pour la taxe de 30 dinars
tunisiens (DT) — l’équivalent de
2250 DA — réclamée à tout véhicule
qui entre sur le territoire tunisien.
Une matière de protester contre
cette mesure appliquée pourtant
depuis septembre 2014. Pourquoi
une réaction aussi tardive ?
C’est l’article 30 de la LFC, votée
le 7 août par l’Assemblée nationale
constituante (ANC), qui impose
cette taxe dès la mi-août 2014 à
tous les étrangers non-résidents qui
quittent le territoire tunisien. Elle
devait s’appliquer à chaque personne
— et non pas aux véhicules comme
c’est le cas actuellement — qui
quitte le territoire tunisien. Il y avait,
à ce moment-là, près de 400 000
Algériens en vacances dans ce pays
qui ont eu l’impression d’avoir
été pris en otage en apprenant la
nouvelle. Un sentiment partagé par
ailleurs par nombre de Tunisiens
et dont la presse s’est par ailleurs
fait l’écho. Les atermoiements et
les déclarations contradictoires des
ministres tunisiens du Tourisme
et des Finances sur l’entrée en
vigueur de la mesure avaient
ajouté au désarroi des Algériens.
On avait annoncé une annulation
pure et simple de la taxe, puis son
application après l’Aïd El Adha
(5 octobre 2014) mais, contre
toute attente, elle a été imposée –
uniquement 30 DT par véhicule
et à l’entrée de la Tunisie – dès le
10 septembre 2014, après le retour
du plus gros du contingent des
vacanciers rentrés en Algérie pour
la rentrée scolaire. Une vague de
réprobation avait suivi l’entrée en
vigueur de la décision «souveraine
des autorités tunisiennes», avait-on
rappelé ici et là.
Des transporteurs, touchés
en premier, avaient observé un
mouvement de protestation au poste
frontalier d’El Ayoun (El Kala,
Tarf), d’autres avaient juré par tous
leurs saints de ne plus remettre
les pieds dans ce pays et réclamé
l’application de la réciprocité pour
les dizaines de trafiquants tunisiens
de carburant qui font des allersretours quotidiens, ou encore ceux
qui viennent faire leurs courses dans
les souks de la région et jusqu’à
Dubaï (El Eulma, Sétif). Puis on
s’y est fait et les choses ont repris
leur cours normal. La taxe a été
intégrée dans le prix de la place
du taxi clandestin qui vous mène
à Tunis et celui des transports de
marchandises ; les seuls à en pâtir
vraiment sont les frontaliers qui
franchissent la frontière plusieurs
fois par an pour changer d’air.
A l’époque, des supputations
avaient déjà fait état d’une
approbation préalable de l’Algérie
sur l’application de cette taxe dès la
visite à Alger, début mai 2014, du
Premier ministre tunisien, alors en
difficulté financière, qui est reparti
avec un chèque de 500 000 dollars.
A cette occasion, le responsable
tunisien avait déclaré que «les
touristes algériens avaient sauvé
plusieurs années de suite la saison
touristique dans son pays».Une
année plus tard, en août 2015, un
responsable tunisien, représentant
officiel de notre voisin de l’est,
avait déclaré, en marge d’une
rencontre d’hommes d’affaires, que
les autorités algériennes avaient
réagi à l’annonce de la mesure et,
devant les difficultés financières du
pays, elles ont accepté le principe
d’un timbre fiscal de 30 DT par
véhicule et non plus par personne,
au profit du fonds de préservation
de l’environnement en Tunisie. C’est
donc avec l’assentiment d’Alger que
la nouvelle mesure a été revue et
avalisée par l’Assemblée tunisienne
en avril 2015.
On comprend ainsi mieux le
silence des autorités algériennes
sur cette question par rapport à
leurs homologues tunisiennes, plus
TÉBESSA : ENCORE DES VOYAGEURS ALGÉRIENS
ET TUNISIENS BLOQUÉS À LA FRONTIÈRE
■ Des voyageurs algériens semblent déterminés à
aller jusqu’au bout de leurs revendications : soit la
suppression de la taxe de 30 dinars tunisiens imposée
par le gouvernement tunisien à tous les touristes
étrangers non résidant en Tunisie, ou mettre en
place le principe de réciprocité pour les voyageurs
tunisiens qui sont de plus en plus nombreux depuis
la dévaluation sans précédent du dinar algérien au
début de cette année. Ainsi, encore une fois, des
Tunisiens et des Algériens ont été empêchés, hier, de
franchir la frontière par une trentaine de personnes
qui ont procédé, dès le matin, à la fermeture du poste
frontalier de Bétita, à 150 km de Tébessa. Selon l’un
d’eux, contacté hier par téléphone, ces protestataires,
pour la plupart des habitués de la Tunisie, voulaient
exercer une pression pour que le gouvernement
tunisien prenne une décision immédiate avant que
la saison estivale, qui est à son apogée en ce mois
d’août, ne s’achève et que leur revendication reste
insatisfaite comme en 2015.
De son côté, le ministre algérien des Affaires
étrangères a été saisi du problème par une requête du
président du groupe parlementaire du parti El Adala,
Lakhdar Benkhelef, et la députée Samira Dhouaifia du
MSP à Tébessa, mais jusque-là aucune suite n’a été
donnée.
En mai 2015, le gouverneur de Gafsa avait déclaré —
lors d’une journée de travail sur la coopération algérotunisienne tenue à l’hôtel de Jugurtha Palace de Gafsa
et qui a vu la participation des délégations de quatre
gouvernorats tunisiens à savoir Kef, Kasserine, Gafsa
et Toseur et du côté algérien la délégation de la wilaya
de Tébessa — que «cette taxe imposée par une loi
adoptée par le Parlement tunisien ne sera annulée que
par une autre loi approuvée par le même Parlement».
Lakehal Samir
loquaces. En effet, sans rien apporter
de nouveau, la ministre du Tourisme
et de l’Artisanat, Selma Elloumi
Rekik, a déclaré il y a quelques jours
à nos confrères d’Echourouk TV
qu’en ce qui concerne les Algériens,
la mesure est appliquée aux
véhicules et non pas aux personnes,
comme c’est le cas pour les autres
ressortissants étrangers.
Cette agitation soudaine à la
frontière tunisienne deux ans après
l’entrée en vigueur de la mesure
laisse perplexe. Pour les autorités
algériennes, appliquer la réciprocité
à un voisin et frère dans la difficulté,
qui n’a jamais fermé sa frontière
et permet de la sorte à plus d’un
million d’Algériens de s’échapper
un peu de leur prison nationale,
ne peut se faire à la légère et sans
conséquences, même si cela est très
profitable pour l’économie de notre
voisin. Il n’y a plus un seul centre de
décision dans ce pays et des parties
peuvent pousser à l’escalade en cas
de réciprocité. Quitte à faire payer
les vacances plus cher, la Tunisie
doit toutefois rester accessible à la
classe moyenne algérienne pour
faire oublier les destinations de rêve
de la nomenklatura.
Reste à savoir à quoi doit-on ce
sursaut tardif à la frontière pour
le «nif» (honneur, dignité) des
Algériens ? La baisse du dinar
algérien face à des prix tunisiens
pas aussi attractifs qu’on le dit ?
Un réel sentiment patriotique face
à la contrebande du carburant
ou à celui d’être plumé par la
Douane tunisienne ? Tentative de
manipulation des contrebandiers
ou des politiciens locaux dans
la perspective des prochaines
élections ? Mystère.
Slim Sadki
POUR FAIRE FACE À LA BAISSE DU COURRIER
Algérie Poste diversifie ses services
A
lgérie Poste est en pleine mutation. L’opérateur s’est engagé dans un processus de
modernisation et de développement qui lui
permet d’augmenter la disponibilité des services de proximité. L’entreprise constate une
baisse du volume du courrier chaque année.
Pour y remédier, elle a décidé de diversifier
ses services pour maintenir les emplois.
Algérie Poste, qui table sur un meilleur
acheminement du courrier à travers les
différentes régions du pays, vient de relancer
le service de transport par voie ferroviaire. Un
contrat de prestation a été signé le 31 juillet
dernier avec EPE-Rail Express, filiale de la
Société nationale des transports ferroviaires
(SNTF). Ce service est opérationnel depuis
le 1er août et concerne les liaisons régionales
Alger-Chlef-Oran ainsi qu’Alger-SétifConstantine-Annaba en aller-retour. Il
permettra ainsi d’améliorer l’acheminement
du courrier en offrant plus d’avantages en
termes de régularité des départs et de sécurité
des envois, tout en augmentant les capacités
d’emport. Le service Anwi est un nouveau
produit qui sera lancé, qui vise à renforcer
les missions des facteurs en leur ajoutant de
nouvelles prestations relevant du domaine
commercial. Il s’agit de l’encaissement de
factures par PDA à domicile (Sonelgaz, Seaal,
opérateurs de téléphonie fixe et mobile) et
de la vente de recharges mobiles ainsi que de
cartes 4G et Idoom ADSL d’Algérie Télécom.
Ces prestations sont particulièrement adaptées
aux besoins des clients, notamment les
femmes au foyer, les personnes à mobilité
réduite et personnes âgées.
Signalons dans ce contexte qu’une enquête
a été lancée par l’ARPT autour de la
distribution du courrier. Il a été constaté
différents problèmes : manque de facteurs
et de moyens de transport, conditions de
travail difficiles, tournées non révisées et mal
organisées (nouvelles cités non intégrées dans
le découpage postal). Il est à noter que les
premiers responsables des bureaux de poste et
des centres de distribution ont officiellement
soulevé ces problèmes auprès de leur direction
générale et ont réclamé les moyens humains et
matériels nécessaires, ainsi que l’amélioration
des conditions de travail.
L’ARPT a effectué aussi une étude visant à
mesurer le temps d’attente moyen des clients
d’Algérie Poste au niveau de ses bureaux
postaux, qui s’avère être de presque de 24
minutes (contre 23 minutes en 2014). Par
ailleurs, l’étude a fait ressortir d’autres
résultats caractérisant la situation des files
d’attente : en moyenne, le nombre de guichets
en service est de 69,29% (contre 74% en
2014) dans les bureaux de poste, le nombre
moyen de personnes servies est de 2 clients
par unité de temps (cinq minutes). La densité
postale déclarée est d’un bureau pour 10 547
habitants, alors qu’elle était d’un bureau pour
10 489 habitants en 2014. La densité postale
par guichet est estimée à un guichet pour 4827
habitants, contre 4783 habitants en 2014.
Les normes de l’Union postale universelle
(UPU) précisent qu’un bureau de poste doit
offrir ses services à 3000 à 6000 habitants afin
de garantir une meilleure qualité de service
aux usagers. Pour maintenir la densité postale
actuelle, soit un bureau pour 10 547 habitants,
le nombre de bureaux de poste doit augmenter
de la même manière que celui de la population
(2,3% par an), soit 84 bureaux de plus en 2016.
Pour atteindre les normes internationales (un
bureau pour 6000 habitants), le nombre de
bureaux doit tout simplement doubler.
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El Watan - Lundi 15 août 2016 - 6
ÉCONOMIE
EFFICACITÉ
ÉNERGÉTIQUE
PRODUITS ALIMENTAIRES
Recul des prix à l’importation
Bientôt un
«crédit vert»
pour
le bâtiment
PHOTO : DR
L
es prix à l’importation par l’Algérie des produits alimentaires
et agroalimentaires ont, pour leur
grande majorité, baissé durant les cinq
premiers mois de 2016 par rapport à la
même période de 2015, a indiqué, hier,
le ministère du Commerce à travers
des chiffres communiqués par l’APS.
Dans la catégorie des céréales, les prix
ont reculé à 332 dollars/tonne pour le
blé dur, soit -32,5% par rapport à la
même période de 2015, et à 196 dollars/tonne pour le blé tendre, soit -25%
et à 179 dollars/tonne pour le maïs
(-13,1%). De son côté, le prix d’achat
des poudres de lait s’est établi à 2425
dollars/tonne, contre 2962 dollars/
tonne, soit -18,1%. La baisse des prix
à l’importation a également touché
le sucre roux à 350 dollars/tonne
(-10,5%) et les huiles brutes pour
l’industrie alimentaire à 630 dollars/
tonne (-19,6%).
Pour la catégorie des produits d’épicerie, à l’exception des prix à l’importation du lait infantile qui a connu
une augmentation de 4,3%, et du thé
(+0,4%), ceux des autres produits
ont enregistré une baisse. Ainsi, les
prix à l’importation du concentré
de tomate ont reculé à 1175 dollars/
tonne (-29,1%), le triple concentré de
tomate à 861 dollars/tonne (-27,8%),
les cafés non torréfiés à 2063 dollars/
tonne (-13,5%) et le riz à 527 dollars/
tonne (-12,3%). Les pâtes alimentaires, quant à elles, ont été importées à
1682 dollars/tonne (-8,8%) et le sucre
blanc à 503 dollars/tonne (-4,4%).
Pour les légumes secs, des baisses ont
été observées pour les haricots secs à
913 dollars/tonne (-34,4%) et les pois
secs à 534 dollars/tonne (-33,8%). En
revanche, les prix à l’importation ont
augmenté pour les lentilles à 1088
dollars/tonne (+14,8%) et les pois
Les prix à l’importation par l’Algérie des produits alimentaires et agroalimentaires sont en recul
chiches à 1152 dollars/tonne (+8%).
Quant à l’ail, il a été importé à près de
1700 dollars/tonne, soit une hausse de
56,4% par rapport aux 5 premiers mois
de 2015. En ce qui concerne les fruits
frais, les pommes ont été importées
à 814 dollars/tonne (+17,45%) et les
bananes à 739 dollars/tonne (+0,54%).
Pour les viandes et poissons, les prix
ont reculé pour les viandes bovines
réfrigérées à 3429 dollars/tonne
(-15,87%), pour celles congelées à
3029 dollars/tonne (-11,03%) et pour
les poissons congelés à 1516 dollars/
tonne (-5,45%). Les principaux pays
fournisseurs de l’Algérie en poudre
de lait sont au nombre de 17 dont les
5 premiers sont la Nouvelle-Zélande
(26,6% des importations globales), la
France (19,7%), l’Argentine (18,5%),
la Pologne (11,05%) et l’Uruguay
(10,8%). Pour les huiles alimentaires
brutes, la quasi totalité des quantités
importées a été réalisée par six principaux opérateurs, dont une société
privée qui demeure en première position avec 57,84% de la quantité totale
importée. En matière d’importation de
sucre roux, cette même société privée
est demeurée dominante en assurant
82,95% du total importé. Quant au
sucre blanc, il est constaté qu’une autre
société privée a dominé ce marché à
hauteur de 39,2% des importations
de ce produit alimentaire effectuées
durant les 5 premiers mois de l’année
2016 par 11 principaux importateurs.
Concernant le café non torréfié,
les principaux importateurs sont au
nombre de sept, avec près de 47% du
total des importations, alors que pour
le café torréfié, un seul importateur
a réalisé à lui seul plus de 21% des
quantités globales importées par 4
principaux importateurs. S’agissant
des fruits frais, il a été importé pour
plus de 87,3 millions de dollars de bananes durant les 5 premiers mois 2016,
contre 79,2 millions de dollars sur la
même période de 2015, et pour 42,8
millions de dollars de pommes, contre
68 millions de dollars. La facture a été
de près de 15 millions de dollars pour
les amandes, contre 10,6 millions de
dollars, de 13,8 millions de dollars de
raisins secs, contre 13,1 millions de
dollars et de 3,4 millions de dollars
d’abricots secs, contre 4,3 millions de
dollars, alors que les importations des
pruneaux secs se sont chiffrées à 7,1
millions de dollars, contre 7,3 millions
de dollars. Il est, par ailleurs, constaté
que la facture de l’ail importé est passée à 8,2 millions de dollars, contre 9,2
millions de dollars, toujours pour la
même période.
L. M.
HÔTELLERIE
Le groupe britannique IHG renforce
sa présence en Algérie
L
e groupe hôtelier britannique InterContinental
Hotels Group (IHG) compte renforcer sa présence en Algérie, selon Simon Stamper, directeur
des opérations africaines d’un des plus importants
groupes hôteliers au monde. «Nous allons faire
notre entrée dans trois nouveaux pays africains
durant les années à venir : l’Ethiopie, l’Ouganda
et l’Algérie», a déclaré le dirigeant du groupe dans
un entretien accordé récemment à un site spécialisé. «Les opportunités existent partout à travers
l’Afrique, et nos équipes travaillent pour en tirer le
meilleur parti en 2016 et au-delà», a-t-il précisé. Le
responsable des opérations africaines de la chaîne
hôtelière n’a, en revanche, pas fourni de détails
sur la nature et le montant de ces investissements.
Basé au Royaume-Uni, le groupe est déjà présent en
Algérie à travers Modern Towers, filiale du groupe
Ramdane, de son fondateur Omar Ramdane. Une
convention a été signée l’année passée pour la
gestion d’un nouvel hôtel quatre étoiles au niveau
de la capitale. Le Holiday Inn Algiers-Cheraga
Tower, qui devait ouvrir en mai dernier, comprend
198 chambres, 43 suites, une suite présidentielle
et un parking de 175 places. Il possède aussi 500
m² d’espaces de réunion et un restaurant de 145
couverts. Avec ses 75 mètres de hauteur, l’établissement hôtelier de 25 étages est l’un des plus hauts
bâtiments d’Alger.
Le groupe hôtelier britannique, qui emploie plus
de 350 000 personnes dans le monde, compte déjà
25 hôtels dans neuf pays africains, dont le Nigeria,
l’Afrique du Sud, l’Egypte et le Kenya. A l’échelle
mondiale, il dispose de 5000 hôtels et près de
742 000 chambres dans près de 100 pays. Le groupe
a également plus de 1200 hôtels en développement
et gère un large portefeuille de marques hôtelières,
dont InterContinental Hotels & Resorts, Kimpton
Hotels & Restaurants et Crowne Plaza. En 2015, la
chaîne hôtelière britannique a plus que multiplié par
trois son bénéfice net, ayant notamment profité de
cessions d’hôtels. Son bénéfice net a atteint 1,22 milliard de dollars en 2015, contre 391 millions l’année
précédente. Le groupe a notamment profité de la
cession de deux grands établissements l’an dernier,
l’InterContinental Paris-Le Grand et l’InterContinental Hong Kong. Conséquence de ces ventes, son
chiffre d’affaires s’est érodé de 3% à 1,8 milliard de
dollars en 2015.
H. L.
Un projet de «crédit vert» destiné
au financement de l’efficacité
énergétique dans le bâtiment
est en cours de discussion
entre les banques et l’Agence
nationale pour la promotion et
la rationalisation de l’utilisation
de l’énergie (Aprue), a indiqué,
hier à l’APS, le DG de cet
organisme. «Nous voudrions
que les banques acceptent de
travailler avec l’Aprue dans le
cadre d’un mécanisme innovant
dédié au financement du surcoût
lié à l’efficacité énergétique»,
souligne Mohamed Salah
Bouzriba, directeur général de
l’Aprue. En effet, l’intégration
de l’efficacité énergétique
dans un projet de construction
génère un coût supplémentaire
de 15 à 20% de son coût initial.
Actuellement, le marché de
l’efficacité énergétique dans
le bâtiment souffre de manque
de financements en raison de
l’absence d’une offre bancaire
dans ce domaine. Un particulier
ou une entreprise souhaitant
construire (maison, siège
social...) ou réhabiliter une
ancienne bâtisse en intégrant
l’efficacité énergétique ne peut
le faire que sur fonds propres.
Les banques justifient souvent
leur réticence par la difficulté
d’évaluer la rentabilité de ce
type de projets, qui constituent
un créneau embryonnaire
en Algérie. Toutefois, des
banques publiques et privées
commencent à réfléchir à ce
type de produit financier après
les efforts de sensibilisation de
l’Aprue. «Il y a déjà une banque
publique avec qui nous sommes
en discussions avancées», fait
savoir le même responsable
qui souhaite que les banques
bonifient le taux d’intérêt de ce
crédit vert et de ne pas le fixer
au même niveau que celui du
crédit immobilier ordinaire. S’il
aboutit, ce nouveau mécanisme
de financement devrait
concerner, dans un premier
temps, les particuliers avant
d’être généralisé à d’autres
bénéficiaires (entreprises,
administrations publiques...),
explique M. Bouzriba. Ainsi,
si un particulier opte pour
l’efficacité énergétique dans la
construction de sa maison, il
devra s’adresser à l’Aprue qui lui
indiquera un bureau d’études ou
d’architecture pour lui élaborer le
plan adéquat. Une fois que ledit
plan est prêt, il pourra solliciter
la banque pour l’obtention de
son «crédit vert».
APS
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● La baisse des prix à l’importation a touché notamment le sucre roux à 350 dollars/tonne (-10,5%) et les huiles
brutes pour l’industrie alimentaire à 630 dollars/tonne (-19,6%).
El Watan - Lundi 15 août 2016 - 7
PUBLICITÉ
Lettre à nos médias et agences de tourisme qui ne savent plus
vendre la destination ALGÉRIE même aux Algériens.
Il n’y a rien de comparable à travers le monde où les médias vantent les
attraits de pays étrangers au détriment de leur propre pays.
Dire que les prix des hôtels dans tel ou tel pays sont attractifs et plus bas
que ceux pratiqués dans notre pays n’est que pure affabulation.
Ignorez-vous Messieurs les journalistes le coût économique de la devise
en ces temps de crise.
Une devise peut coûter en réalité quatre fois son taux de change officiel
donc l’équivalent de cinquante mille dinars algériens en pension dans
un pays peut coûter pour notre cher pays près de deux cents mille
dinars (multipliez par un million !). Continuer par certains écrits à
brader notre fierté nationale, notre beau pays, nos sites uniques, notre
paradis au détriment de pays piteux qui n’avaient jamais voulu de nous
en d’autres temps n’honore personne.
Qu’a-t-il de si laid ce merveilleux pays ! Il est plus beau que ces pays qui
ne vendent que du soleil en hiver tel que la Florida, Cuba.
Dieu ne les a pas gâtés, seule la main de l’homme a apporté quelques
aménagements que certains admirent sans raison.
Je me souviens encore de ma rencontre à El Goléa, vers la fin des
années 70, avec ces Européens épris de la beauté de notre Sud et qui
n’avaient comme seul job que le transport clandestin de touristes entre
Ghardaia-El Goléa et Tamanrasset.
Ou encore de ces éminentes personnalités étrangères dont les derniers
vœux étaient d'être enterrées à Touggourt, Alger...
Ou encore de ces touristes russes, polonais, yougoslaves... séjournant
aux Hammadites et se baignant en plein hiver face aux montagnes
pittoresques enneigées.
Ou encore ces coopérants admirant notre révolution et voulant
apporter une petite contribution en formant les hommes de demain.
Notre cuisine est mille fois plus alléchante que celle de Manhattan
où mon premier plat, lors de ma visite, n’était composé que d’oignons
(donner de l’oignon aux nôtres ! et voyez leur réaction...).
Ou cet autre restaurant qui servait entre autres des pâtes au grammage
et à la facture salée...
J’ai voyagé dans beaucoup de pays, j’y ai vécu près de deux décennies,
les défauts sont supérieurs aux qualités. L’humanisme n’existait presque
pas dans le cœur des gens, et la seule religion n’est autre que l’argent.
Aimons notre cher pays qui est en train de péricliter par nos
comportements. A la fin des années 60, on lisait à la Grande-Poste à
Alger : «Ne pas cracher par terre, car cracher par terre, c’est cracher sur
son pays! »
Il y avait du civisme et tout le monde était fier !
Qui pouvait oser toucher, insulter ou frapper un faible ? Il serait aussitôt
lynché ! ... Hé oui ! où sont nos vraies valeurs, celles de nos parents
pauvres mais sérieux, honnêtes et fiers de rester chez eux et d’attirer des
dizaines de milliers d’étrangers.
Aujourd’hui, le touriste algérien fait l’objet de la part du pays hôte de
suspicion, de méfiance, de mépris et se fait détrousser ! Que lui restet-il de dignité ?
Sinon, soyons forts et unis pour le bien de notre chère patrie, pour le
bien commun, pour préserver l’emploi dans le tourisme, les services et
la destination Algérie.
Je termine en dédiant à 40 millions de frères et sœurs le modeste poème
ci après :
Algérie mon très beau pays,
Bgait mon amour éternel,
Yemma Gouraya
En pèlerinage continuel,
Pâtisserie Aouchiche au goût de miel,
Place Gueydon en frénésie profonde,
Face à Tichy déployant sa Joconde.
Abreuvons-nous en toute quiétude de ce tableau inexistant sous
d’autres latitudes.
Khoudir Aroudj
Drecteur hôtel Syfax, Tichy
a-khoudir2@hotmail.com
Vacancy Announcement
Sales Manager – Raw Materials & Ingredients Division
International group operating in the trading of food & beverage additives and ingredients is
seeking a Sales Manager for the Algerian market. The candidate will be based in the Algerian
subsidiary in Algiers and will report to the Senior Sales Manager of Raw Materials. The position
requires the following profile :
• University Degree
• Minimum of 3 to 5 years’ experience in sales of ingredients for food and/or pharma or in
sales or food products and/or pharma products
• Very good command of English in addition to French and Arabic is a must.
• Previous experience within a multinational company would be an advantage.
• Willingness to work in a challenging and demanding position whichrequires frequent traveling inside Algeria and also abroad.
• Ready to start as soon as possible.
The suitable candidate will work within an international environment, and under motivating supervision however with a large degree of autonomy. He/she will have to scan the markets,closely
follow up the projects and build up a strong and a reliable relationship with customers.
The holder of the position will report to the Senior Sales Manager of Raw Materials in Algeria
and to the Regional Manager situated in Tunis.
The remuneration package will be provided according to the candidate’s profile and experience.
For interested candidates, please send your resume on the bellow e-mail:
recrutement.sales2016@gmail.com
0770 74.83.77 - 023 10.26.97
sis à Souamaâ, Tizi Ouzou, spécialisé dans la production de
lait et dérivés
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Envoyez CV par e-mail : mekla-lait@live.fr
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de l'instance dirigeante
Conformément à la loi n°12.06 du 18 safar 1433 correspondant au 12 janvier 2012 relative aux associations,
notamment son article 18 alinéa 02, il a été procédé au
changement de l'instance dirigeante de l'association dénommée : FNAPE - Fédération nationale des associations
des parents d'élèves.
Enregistrée sous le n°71 en date du 21 juillet 1990.
Présidente : Khiar Djamila
Siège : 40, rue de l'Armée de libération nationale,
Front de mer - Oran
La présidente
Remerciements
Les membres de la famille Benabdesselam de Sougueur, Tiaret, Alger
et des Ouacifs en Kabylie tiennent à remercier vivement tous ceux qui
se sont associés à leur douleur à la suite du décès de leur cher et regretté
Khelifa Benabdesselam
retraité de l'Académie de Tiaret, rappelé à Dieu ce 03 août 2016 à l'âge
de 80 ans.
Très touchés par les marques de sympathie que vous nous avez
témoignées et dans l'impossibilité de répondre à tous individuellement,
nous vous remercions de tout cœur pour vos messages de soutien, vos
paroles réconfortantes ainsi que pour vos nombreux déplacements à
Sougueur pour assister à ses funérailles.
Allahouma Irhamhou
SOS
Ouverture d’un nouveau complexe laitier
Père de 4 enfants, au chômage et sans ressources, lance un appel pour lui venir en aide
financièrement pour sauver sa famille. Sa femme a un cancer et sa fille de 7 ans est atteinte
d'une grave anémie et ne pèse que 16 kg. Sa mère, à force d'être malheureuse, a perdu la vue
et nécessite elle aussi une intervention. Il a frappé à toutes les portes, en vain. Il s'adresse aux
autorités concernées pour lui trouver des solutions à ses nombreux problèmes.
A toute âme charitables, venez-lui en aide.
Tél. : 0775 87.17.34
La hwala wala kouata illa billah
El Watan - Lundi 15 août 2016 - 8
RÉGIONS
MÉDÉA
L’école coranique Zoubiria, destin
tragique d’un haut lieu du savoir
● D’après la direction des wakfs, dont dépend cette structure, une proposition de réhabilitation de l’école
a été introduite auprès de la tutelle.
PLAN DE PRÉSERVATION DE
L’ANCIEN NOYAU URBAIN DE
MÉDÉA
Le plan de préservation de l’ancien
PHOTO : DR
L
’école coranique Zoubiria, sise
dans la vieille ville de Médéa,
tombe petit à petit en ruine,
faute d’un plan de préservation de cet
établissement, autrefois haut lieu du
savoir, qui a vu défiler de grands érudits ayant marqué de leur empreinte
l’histoire contemporaine de Médéa.
Symbole du savoir et de la discipline,
l’école se distinguait par sa rigueur
et la qualité de son encadrement. Un
signe distinctif qui lui a valu une aura
sans précédent, aussi bien durant la
période coloniale que pendant les
premières années de l’indépendance,
avant que ce centre de rayonnement
ne sombre dans l’oubli et ne commence à décliner lentement, mais
inéluctablement jusqu’à devenir un
tas de ruines. Selon la direction des
affaires religieuses et des wakfs, dont
dépend cette structure, une proposition d’inscription d’une opération de
réhabilitation de l’école a été introduite auprès de la tutelle.
L’école Zoubiria figure parmi les
lieux de culte de valeurs historique
et patrimoniale indéniables, qui ont
été proposés pour bénéficier d’une
opération de réhabilitation et de
préservation, notamment pour les
structures les plus menacées, a indiqué à l’APS le directeur des affaires
religieuses, Hamza Laouaredj. Ce
responsable reconnaît que ce lieu
du savoir, qui avait pignon sur rue à
Médéa pendant plusieurs décennies
avant de sombrer dans l’oubli, a une
«grande valeur patrimoniale» pour
la région, estimant que sa prise en
charge urgente s’impose au vu de
l’état de vétusté de la bâtisse. Tout
en signalant les «limites» de l’action
de sa direction, il a affirmé que cette
dernière ne pourrait intervenir sur ce
site qu’une fois le projet de réhabilitation validé par la tutelle et les crédits de paiement indispensables au
financement de l’opération affectés
au secteur.
Des enfants lisant le Saint Coran
noyau urbain de la vieille ville de
Médéa, toujours en gestation, pourrait profiter à cette école, une fois
cet outil validé par le ministère de
la Culture. L’entrée en vigueur de
ce plan de préservation permettra
d’inclure, eu égard à la vocation de
ce plan, des lieux et des sites représentant une valeur patrimoniale pour
la ville, ou susceptible de contribuer à la promotion, touristique ou
culturelle, de l’ancienne capitale
du Titteri, signale la direction de
la culture. Or, là aussi, les choses
risquent de s’éterniser, en raison des
restrictions budgétaires qui touchent
plusieurs secteurs, dont ceux de la
culture et des affaires religieuses,
qui doivent, dans ce contexte particulier, essayer de trouver d’autres
ressources financières à leurs projets. L’idée de création de cette école,
qui ouvrit ses portes aux enfants
des quartiers arabes de la ville de
Médéa, vers 1947, est venue de
deux amis, Abdelkader Benmelouh
et M’hamed El Zoubir, des lettrés
de condition sociale assez aisée à
l’époque, qui conclurent de fonder
une école coranique qui assurera un
enseignement aux enfants de la ville
exclus de l’école publique française
ou ne pouvant accéder, pour une
raison ou une autre, à l’enseignement. Benmelouh fait don à son ami
d’une partie de l’une de ses résidences, que les deux amis projetaient
de transformer en école. M’hamed
ElZoubir, encouragé par le geste de
son ami, décida d’acquérir par ses
propres moyens l’autre partie de la
bâtisse, qu’il équipera de bureaux et
de mobilier scolaire, pour être fonctionnelle le plus tôt possible, raconte
Abdelazziz Khellil Chorfi dans son
ouvrage Ecole Zoubiria, premier
phare de l’enseignement éducatif à
Médéa, publié en 2016. L’école, qui
fonctionnait selon un régime mixte,
chose très rare à ce jour à Médéa,
disposait de sept classes, quatre à
l’étage et trois au rez-de-chaussée.
L’avènement de cet établissement
éducatif allait renforcer le réseau
d’enseignement dans l’ancien noyau
urbain de la ville de Médéa, où se
concentraient l’essentiel des habitants de la ville, qui comptait deux
importantes écoles coraniques, l’une
à Sidi Sahraoui et l’autre à Sidi Slimane, baptisées des noms de deux
des principaux saints patrons de la
ville de Médéa.
DES ÉRUDITS ET DES
RÉFORMATEURS À L’ORIGINE DE
L’ÉCOLE
Zoubiria se dota, en 1947, d’un
conseil d’administration, élu lors
d’une assemblée tenue au cinéma
Rex, aujourd’hui en ruine, composé
de douze membres, parmi lesquels
figuraient les érudits et réformateurs,
les cheikhs Mustapha Fekhar, Fodhil
Skander et Bendali Braham.
Le conseil d’administration de
l’école fera appel aux meilleurs professeurs et enseignants de l’époque,
soucieux de la qualité de l’enseignement qui sera prodigué sur place,
mais a également exprimé son sou-
hait de se démarquer des établissements coraniques traditionnels.
Des enseignants, tels El Hadj Hamdi
Ahmed, le poète de la Wilaya IV
historique durant la Révolution, El
Mahdi Benhdjar, Mohamed Seghir
Benhafri, Abdelkader Benmouloud,
Mohamed Beldjebas et M’hamed
Mazighi, ont assuré, durant les glorieuses années de l’école, l’éducation et la formation de centaines
d’enfants, qui vont, à l’indépendance
pallier le vide laissé par les colons
dans les différents services administratifs ou techniques. Forte d’une
notoriété méritée, l’école continua
pendant de longues années à accueillir des élèves (filles et garçons) issus
de tous les quartiers de la ville.
Un problème de surcharge va emmener, dès 1958, les responsables de
l’établissement à opter pour l’ouverture d’une annexe, qui permettra de
réduire la tension grandissante sur
l’école mère. Pour réunir l’argent
nécessaire, il est fait appel au soutien du Front de libération nationale
(FLN), dont les responsables vont
réussir à réunir la somme indispensable pour l’acquisition d’un bien
immobilier qui servira à l’aménagement de cette annexe. Celle-ci verra
le jour quelques mois plus tard, et
sera connue sous le nom école Zoubiria inférieure.
D’ailleurs, c’est cette dernière qui
résistera aux aléas du temps et à la
main prédatrice de l’homme, contrairement à l’école mère, qui perdra
graduellement ses élèves, en raison de l’avènement d’autres écoles,
surtout d’enseignement public, et
commencera alors le début d’une
fin non annoncée, notamment pour
ses fondateurs qui espéraient voir
leur rêve durer encore longtemps.
L’école Zoubiria risque, aujourd’hui,
de s’effondrer à tout instant, vu l’état
de dégradation avancée de la bâtisse.
Si rien n’est entrepris dans le but de
sauver ce pan de la mémoire locale,
il ne subsistera de l’école que le nom
et un vague souvenir d’une époque,
où l’existence d’un tel établissement
relevait du grand défi.
APS
EL AFFROUN (BLIDA)
Les ambitions «originales» d’une association
R
ejoindre la ville côtière de Aïn Tagourait,
ex-Bérard, et son bord de mer au départ
d’El Affroun, sans l’utilisation d’un quelconque moyen de transport, mais plutôt parcourir à pied la distance de 34 km qui sépare
les deux villes en passant par Ahmar El Aïn et
Sidi Rached. Tel est le défi, ou encore l’aventure, que comptent vivre une dizaine de jeunes
adhérents à l’association dénommée Le rêve
culturel, artistique de l’environnement et du
tourisme, créée il y a juste une année, présidée
par Rabah Lefkair, dont le siège est au niveau
du CFPA de Beni Mouimène (El Affroun).
Ce n’est pas la première fois que des jeunes
issus de l’association rejoignent à pied une
des plages de la wilaya limitrophe de Tipasa.
Il y a une dizaine de jours, quatre jeunes cama-
rades ont pris le départ à 6h, direction la Plage
bleue, du côté du Chenoua, soit une distance
de 50 km et 10 heures de marche, pour arriver
à destination vers 16h faire un plongeon puis
revenir en voiture avec des estivants, rentrant à
Blida pour les déposer à El Affroun. «L’objectif de joindre la mer à la marche est celui de
ressentir les mêmes sensations vécues par nos
pères, lesquels, sans moyens, parcouraient
des kilomètres à pied et goûtaient aux plaisirs
de la grande bleue», explique Sofiane. Les
quatre jeunes aventuriers cherchaient, d’après
leurs propres dires, à démonter qu’avec des
moyens dérisoires ou quasi-inexistants, l’on
peut se permettre un moment de détente en
bord de mer. D’autres activités animées par
les adhérents de l’association, des stagiaires
et travailleurs du CFPA d’El Affroun pour la
plupart, ont été réalisées l’année dernière, ce
qui démontre le dynamisme manifesté par
des jeunes qui ne cherchent qu’à dévoiler leur
talent. En effet, la troupe théâtrale formée de
jeunes artistes en herbe a mis en scène, l’an
passé, une pièce théâtrale intitulée La dernière
goutte. «Avec cette pièce, nous avons participé
aux qualifications à Boumerdès, avec succès,
pour participer au Festival international du
théâtre amateur de Mostaganem», raconte
fièrement Fatah Sahnoun, vice-président et
trésorier de l’association. Cependant, notre
interlocuteur nous avouera que faute de moyens
financiers, la troupe n’a pu se déplacer à Mosta. Forçant le destin, et grâce à des donateurs,
la troupe a pu participer au Festival national
de l’opérette organisé à Bordj Bou Arréridj où
elle a obtenu la première place avec l’opérette
«Les revenants». D’autres activités artistiques
et culturelles sont à mettre à l’actif de cette
jeune association, telles que des participations
aux campagnes de protection de l’environnement ainsi que des sorties récréatives pour les
enfants de familles démunies d’El Affroun, de
Béni Mouimène et de Béni Djamaa. D’ailleurs,
des virées à la plage sont organisées chaque
week-end durant toute la saison estivale au
profit des zawalyas de la daïra. Notons enfin
qu’à l’occasion des festivités du 20 Août 1956,
l’association est invitée à participer aux manifestations culturelles et artistiques qui seront
organisées à El Affroun.
Abdelkader Lazereg
El Watan - Lundi 15 août 2016 - 8
RÉGIONS
OULED RAHMOUN
(CONSTANTINE)
CÉDÉE À 4 DA LE LITRE À MILA
Quand l’eau de source concurrence
celle du robinet
Irrigation avec
les eaux usées
D
● La commune de M’chira, tout comme celle de Tassala Lamtaï, sont sorties de l’anonymat et ont acquis
une notoriété grandissante grâce à leur eau.
haque jour, de petits camions-citernes
dotés de cuves en plastique hygiénique,
sillonnent les artères et les citésdortoirs des villes et agglomérations pour
écouler leur précieux liquide. Les colporteurs
d’eau de source ont la cote. Et pour preuve,
dans la plupart des régions, le commerce de
l’eau de source est en vogue. Le liquide du
robinet, ne payant plus de mine, est réservé
aux activités ménagères. La commune de
M’chira, à l’extrême sud du chef-lieu de
wilaya, tout comme celle de Tassala Lamtaï, au
nord, sont sorties de l’anonymat et ont acquis
une notoriété grandissante grâce, justement,
à leur eau de source, dont on vante les vertus
thérapeutiques indéniables. Une aubaine qui
fait les beaux jours de plusieurs colporteurs
versés dans le commerce de ce précieux
liquide qu’ils vendent, actuellement, à 4 DA
le litre. A noter qu’il y a à peine quelques
années, le prix de cette eau rafraîchissante
était estimé à 2 DA le litre, soit la moitié de
son coût actuel, mais les consommateurs n’en
démordent pas. Dès que les colporteurs, qui
pratiquent souvent la vente à la criée, pointent
le bout de leurs engins dans un quartier, une
foule d’acheteurs, armés de jerricans et de
bouteilles en plastique, prennent d’assaut le
véhicule distributeur. Questionné à propos de
la fiabilité de l’eau de source de M’chira, un
livreur a affirmé tout de go que «le produit
DESSIN : SOUHAYLA
C
est certifié d’une très bonne qualité, donc
propre à la consommation, car ayant subi
tous les tests et analyses nécessaires». Mais,
toujours est-il que plusieurs personnes mettent
en doute la provenance du liquide et préfèrent
s’approvisionner elles-mêmes en se rendant
avec leurs moyens de locomotion à ladite
source, puisque la localité est à quelques
encablures par rapport à Chelghoum Laïd,
Tadjenanet et Téleghma. L’eau de source de
Tassala Lamtaï, qui, dit-on est très légère et
riche en minéraux, a, elle aussi, le vent en
poupe, puisque les habitants de Ferdjioua,
Rouached, etc. en raffolent et en consomment
sans modération. A se fier à l’avis de quelques
médecins consultés, «l’eau de source est certes
bénéfique pour le traitement des maladies
dermiques, entre autres, mais la prudence doit
être de mise».
M. Boumelih
EL MILIA (JIJEL)
La plage de Oued Z’Hor réinvestie
C
ontre le gré des autorités,
qui tergiversent depuis
plusieurs années pour décider de
sa réouverture, les baigneurs ont
déclaré ouverte la célèbre plage
de Oued Z’hor, à l’extrême nordest de la ville d’El Milia, à Jijel.
Sans tambour ni trompette, ils ont
décidé de mettre fin au boycott
officiel de cette plage, restée
abandonnée depuis plus de deux
décennies. Si cet abandon est lié
à d’évidentes raisons sécuritaires,
il n’en reste pas moins que pour
les natifs de la région, cet alibi
n’est plus qu’un vague argument
pour continuer à tourner le dos
à ce littoral. Sans perdurer dans
leur attente, les estivants ont
réinvesti les lieux. Encouragés
par l’amélioration des conditions
sécuritaires, ils ont retrouvé leur
plage fétiche. Le retour au calme
a donné plus d’arguments au
bouche-à- oreille pour fonctionner
parfaitement, encourageant tous
ceux qui ont des racines dans la
région à revenir dans leur patelin,
à Oued Z’hor. Pour cette année,
c’est le grand rush. Les aoûtiens
originaires de cette localité
ont choisi de n’aller nulle part
ailleurs, préférant (re)mettre le
cap sur cette zone de baignade.
Les foules d’estivants ne sont
d’ailleurs nullement dissuadées
par l’absence du dispositif de
surveillance de la Protection
civile et de la Gendarmerie
nationale. Sans qu’il soit préparé
ou coordonné, leur dispositif
estival est soigneusement mis en
place. Le décor, bien planté, est
le même avec parasols, chaises,
tentes, et bien évidemment,
quelques commerces. De facto,
la plage est ainsi ouverte. Ses
visiteurs viennent, notamment
de Constantine, mais aussi
de plusieurs wilayas du pays,
où on garde des liens avec la
région. Cette activité touristique
est cependant loin de rapporter
une quelconque fiscalité à la
municipalité de la ville d’El Milia.
Après avoir brillé par leur absence
durant de longues années, les
autorités locales ont tenté d’ouvrir
la plage. A l’arrivée du wali dans
la région, au mois d’avril dernier,
c’était trop tard pour préparer la
saison. Seule fenêtre sur la mer
pour cette commune, cette bande
côtière est une richesse. Elle
profite aux régions limitrophes
de la wilaya de Skikda. Et c’est
à partir de cette wilaya qu’on
gère un abri de pêche, en voie
d’achèvement, implanté dans…
la wilaya de Jijel, soit dans un
territoire relevant de la commune
d’El Milia. Les appels des citoyens
pour reprendre «leur bien» restent
sans écho. «Ils ne font rien à El
Milia, ils ont abandonné Oued
Z’hor à d’autres», lâche-t-on
avec dépit. Dans ces contrées,
où Dame nature a tout donné,
tout a été bradé. D’abord à
l’exploitation à outrance d’une
sablière qui a donné le coup de
grâce à l’écho-système, sans
qu’elle profite à l’APC d’El
Milia, qui n’en tire, d’ailleurs,
aucune fiscalité. L’absence des
services de l’Etat dans cette région
a davantage réduit les atouts
touristiques de Oued Z’hor à
néant. Ce désintéressement est
visible sur la route, dégradée dans
son ensemble, malgré quelques
tentatives pour la retaper. Amor Z.
5e ÉDITION DU CONCOURS DE PHOTOGRAPHIE SOUS-MARINE
L
e cinquième rendez-vous de la
photographie sous-marine de la
corniche jijelienne se tiendra entre
les 21 et le 23 septembre prochain.
Organisé chaque année par le Parc
national de Taza (PNT), on retiendra
pour ce concours de la photographie
sous-marine placé sous le patronage du
wali de Jijel, la collaboration avec le
Fonds mondial pour la nature (WWF
MedPo-Sea-Med), la ligue de wilaya de
sauvetage et activités subaquatiques, les
directions de la pêche, de la jeunesse et
des sports ainsi que celle de la culture.
La 5e édition de ce concours sera aussi
l’occasion de rendre un hommage au
défunt Redouane Harbi d’El Aouana,
un plongeur habitué de concours et des
manifestations touchant à la plongée
sous-marine, disparu le 5 novembre
2015 lors d’une plongée à El Aouana.
Son corps sans vie avait été repêché le
lendemain.
A travers cette activité subaquatique,
qui primera aussi cette année le meilleur
court métrage, le PNT vise à apporter
sa contribution à la préservation de la
biodiversité sous-marine et du milieu
marin, de plus en plus menacé par
les activités humaines. C’est pour que
cette manifestation, qualifiée de la plus
écologique et la plus éducative, est
placée sous le slogan «Ensemble pour la
protection de la nature».
Fodil S.
ans un communiqué parvenu hier à notre
rédaction, la cellule de communication du
groupement de la Gendarmerie nationale
de Constantine indique que ses éléments ont
appréhendé la semaine dernière, dans la commune
de Ouled Rahmoun, deux agriculteurs, B.A., 49
ans, et H.F, 39 ans, alors qu’ils irriguaient leurs
terres, situées au lieudit hameau Benyahia Rachid,
avec des eaux usées de l’oued Bounouara. Les
gendarmes, agissant sur renseignements, précise le
communiqué, ont saisi au cours de cette opération
six pompes à eau à haut débit utilisées par ces
agriculteurs indélicats pour irriguer avec des eaux
usées une superficie de pas moins de dix hectares
de culture de melons et de pastèques. Soulignons
que l’utilisation par nos agriculteurs d’eaux usées à
des fins d’irrigation est un phénomène qui a pris de
l’ampleur ces dernières années. Des eaux usées qui
peuvent être des nids à polluants (microorganismes
pathogènes, bactéries, virus) et poser de graves
risques sanitaires.
F. Raoui
EL KALA (EL TARF)
Rumeur sur une
tentative de
kidnapping
U
ne rumeur s’est propagée samedi à travers la
ville et ses environs comme une traînée de
poudre par le téléphone arabe. Il y aurait eu une
tentative de kidnapping d’un enfant de 12 ans, qui
aurait échoué grâce à l’intervention de citoyens
vigilants, qui auraient réussi à capturer l’un des deux
ravisseurs pour le remettre à la police avant d’être
embarqué par la gendarmerie, ce qui déjà est assez
curieux.. L’autre aurait réussi à s’échapper. Des
détails de l’histoire précisent qu’il s’agirait d’un
jeune d’El Kala, du quartier Gelas, et d’un autre
originaire de Aïn M’lila. Nos recherches ne nous ont
pas permis de retrouver les protagonistes supposés
de cette histoire. La police et la gendarmerie que
nous avons contactées n’ont pas connaissance d’une
affaire de ce genre, mais d’une autre qui pourrait
avoir donné naissance à la rumeur. Celle d’un
jeune homme qui a été houspillé parce qu’il a tenté
d’aborder contre son gré le jeune frère de 12 ans
d’une fille avec laquelle il échangeait sur Facebook.
La psychose née des abominables affaires de rapts et
de meurtres d’enfants qu’ont connues les Algériens
ces derniers mois et l’imagination fertile des oisifs
de l’été a fait le reste.
Slim Sadki
SAISIE DE CORAIL
U
rès d’un kilogramme de corail brut destiné à
la contrebande a été saisie à El Kala (El Tarf)
par la brigade de recherche et d’investigation (BRI)
relevant du service de la police judiciaire, a appris
l’APS samedi auprès du chargé de communication
de la sûreté de wilaya.
Selon la même source, un présumé trafiquant de
corail, originaire d’El Kala, a été arrêté en flagrant
délit alors qu’il s’apprêtait à acheminer cette
quantité du port de la ville vers la cité de Meridima
en empruntant un détour. La quantité de corail brut
a été retrouvée soigneusement dissimulée dans deux
sacs en plastique, sous le siège avant du véhicule du
contrebandier, âgé d’une quarantaine d’années, a-ton encore expliqué.
Le mis en cause a été placé sous mandat de dépôt
pour détention et transport de corail brut sans
autorisation de l’autorité habilitée, a-t-on fait savoir
de même source. Selon des statistiques recueillies
auprès des instances compétentes de la wilaya d’El
Tarf, il a été enregistré, entre 2002 et 2013, plus de
140 infractions liées à la pêche et à la possession
illicite de l’or rouge.
R. C.
El Watan - Lundi 15 août 2016 - 9
RÉGIONS
FESTIVAL DE LA ROBE KABYLE
BOUZEGUÈNE
FÊTE DE LA FIGUE
DE BARBARIE
L
Illoula Oumalou
aux atours chatoyants
es activités de la cinquième édition de la fête de la figue de Barbarie ont créé, trois jours durant, une animation particulière au
village Sahel, dans la commune de Bouzeguène. Cette manifestation organisée par l’Association culturelle Sahel, en collaboration
avec d’autres structures associatives de la localité, a suscité un impact dans la région. Lounis Djoui, président du comité d’organisation, a expliqué que l’objectif de cette fête est de valoriser la figue
de Barbarie. «Cette fête s’inscrit dans le sillage d’une politique
culturelle régionale. L’organisation de cet événement est rendue
possible grâce à l’effort des membres de notre association, ceux
de la promotion de l’environnement, des femmes de notre localité
et du comité de village ainsi que de l’adhésion des citoyens», a-t-il
ajouté, en précisant que pas moins de 50 exposants ont pris part à
cette édition qui s’est déroulée du 11 au 13 août.
Les participants sont venus de Bejaïa, de Tébessa, de Bouira et
de Souk Ahras. Une exposition de différentes variétés de la figue
de Barbarie, ainsi que d’objets traditionnels et autres produits
artisanaux, comme la poterie, le tapis et la vannerie, ont figuré au
programme. Des visiteurs et des représentants des autorités, dont
Mohamed Klalèche, président de l’APW, Nabila Goumeziane, directrice de la culture de la wilaya de Tizi Ouzou, ainsi que le sénateur Moussa Tamadartaza et plusieurs élus locaux ont pris part à la
cérémonie d’ouverture. Des conférences sur le patrimoine kabyle
et le tourisme solidaire, des spectacles pour enfants, un concours
de chorale, des soirées théâtrales et des activités sportives ont
marqué l’événement.
Hafid A.
● Cette manifestation, qui s’est déroulée du 11 au 13 août au village Ihamziyen, a regroupé
PHOTO : EL WATAN
une quarantaine de couturières venues, entre autres, de Bouira, Béjaïa et de Boumerdès.
Faire de la robe kabyle une tenue de tous les jours
L
e village Ihamziyen, dans la commune d’Illoula Oumalou, à une
soixantaine de kilomètres au sudest de Tizi Ouzou s’est paré de ses plus
beaux atours pour accueillir ses hôtes, à
l’occasion de la 7e édition du Festival de
la robe kabyle, organisée à l’initiative de
l’association Tagmat, du 11 au 13 août.
Il s’agit d’une manifestation locale,
qui a drainé une affluence nombreuse,
venue notamment des quatre coins de
la région, pour découvrir les multiples
facettes de cet habit traditionnel kabyle.
L’ambiance était, d’ailleurs, bon enfant, surtout avec le riche programme
concocté pour la circonstance. Des
femmes toutes belles, vêtues d’un habit
traditionnel, étaient au rendez-vous. Les
exposantes, les organisatrices et même
celles qui sillonnaient les stands, sont
venues vêtues de robes kabyles.
Outre l’exposition en plein air des stands
mis en place sur l’artère principale et sur
la placette de cette bourgade, d’autres
activités artistiques ont meublé ce festival, qui se veut, selon ses organisateurs,
un moyen susceptible de valoriser la
robe kabyle, ce patrimoine ancestral
qui garde farouchement son aspect traditionnel.
Des conférences, des chorales, des
récitals de poésie et des balades et
danses folkloriques étaient aussi de la
partie lors de cette rencontre. Le rendez-vous d’Ihamzyen a également réuni
une quarantaine d’exposants venus des
différentes localités des wilayas de
Bouira, Béjaïa et Boumerdès, ainsi que
de Tizi Ouzou, entre autres. «Cette activité contribue directement à promouvoir
notre culture. La valeur de cet habit traditionnel doit rester éternelle. Je rends
hommage à ces jeunes de l’association
Tagmat d’Ihamziyen, qui ont donné
une valeur à la robe kabyle, ce symbole
immortel. L’APC d’Illoula Oumalou a
mis tous les moyens dont elle dispose
pour la réussite de ce festival», a déclaré
Yazid Belkalem, président de l’APC
d’Illoula Oumalou.
En sillonnant les stands, on trouve des
couturières qui attribuent, chacune, un
nom spécifique à son produit, comme
la robe et plein d’autres modèles portant
aussi des motifs de lettres en tifinagh et
le symbole berbère. «Il y a une variété
de robes kabyles. Aujourd’hui, cet habit
traditionnel se modernise chaque année
davantage», a souligné une couturière.
«Ce festival est l’occasion propice pour
les couturières participantes afin de
tisser des liens d’échanges et d’écouler
leurs produits. Ces fêtes, organisées
au niveau des villages, sont également
un moyen de consolider l’activité touristique à travers la mise en valeur des
richesses et atouts naturels, culturels,
patrimoniaux et historiques», a déclaré Mohamed Klalèche, président de
l’APW de Tizi Ouzou.
De son côté, Kamel Athmane, président
de l’association Tagmat Ihamziyen, a
précisé que ce genre de manifestations culturelles réussit à sortir les
villages de leur torpeur quotidienne.
«Notre objectif est d’arriver à imposer
la robe kabyle comme un habit que peut
porter une femme quotidiennement,
aussi bien dans les villages que dans les
villes», a-t-il ajouté.
Par ailleurs, notons que la 7e édition de
la robe kabyle a été organisée en hommage à la chanteuse kabyle Louiza.
Hafid Azzouzi
AÏN EL HAMMAM
L
Bouchers cherchent abattoir
a fermeture de l’abattoir communal, depuis
maintenant près de deux ans,
contraint les bouchers de Aïn
El Hammam, à cinquante
kilomètres au sud-est de Tizi
Ouzou, à effectuer des déplacements longs et fastidieux,
vers les communes qui en
sont dotées. « Les allers et
retours que nous effectuons,
à raison de deux à quatre fois
par semaine, sont préjudiciables à notre activité. Nous
engageons des frais supplémentaires en plus du temps
assez long que nous occa-
sionnent ces déplacements»,
déplore un professionnel.
Ceux qui n’ont pas d’employés dans leur boutique
sont contraints de fermer le
temps de s’approvisionner.
En effet, il y a quelques
années, l’abattoir communal, situé au sein du marché
hebdomadaire, a été fermé
pour travaux de rénovation.
Sa réhabilitation, pour des
raisons d’hygiène et de protection de l’environnement,
a été décidée par les pouvoirs publics dans le but de
doter la région d’un abattoir
conforme aux normes. Les
travaux terminés, il a fallu
attendre de longs mois pour
qu’une commission vienne
visiter les lieux pour éventuellement donner son aval à
sa réouverture. Des réserves
ont été cependant émises
concernant l’évacuation des
eaux usées. L’APC a engagé
alors un bureau d’études,
comme exigé par la commission de wilaya qui s’est
déplacée sur les lieux.
Selon un vice-président de
l’APC, l’abattoir, dont l’intérieur ne souffre d’aucune
contestation, est fin prêt pour
servir à nouveau.
«Les conditions posées par
la commission et le bureau
d’études en charge de l’audit
environnemental sont toutes
satisfaites. A l’heure actuelle,
nous n’attendons que l’autorisation d’exploitation»,
nous a-t-il confié. Notons
qu’en plus des désagréments causés aux bouchers
locaux, l’indisponibilité de
cette structure occasionne un
manque à gagner à l’APC en
raison de l’adjudication.
Nacer B.
DIX STATIONS DE
TRANSPORT AU CHEF-LIEU
de Bouzeguène étouffe sous la pression des stations
fourgons desservant plusieurs localités. Au total, pas moins
Lde dixedechef-lieu
stations occupent près de la moitié des espaces de la ville.
Une anarchie indescriptible règne dans ces points de chute de plus
d’un millier de fourgons venant de toutes les communes de la daïra
et des dizaines de villages.
La circulation routière devient intenable au chef-lieu avec un
réseau routier qui n’arrive pas à contenir un parc automobile en
constante augmentation. Le chef-lieu de la commune de Bouzeguène ne dispose que d’une seule voie et d’un réseau routier qui ne
peut satisfaire les nouvelles exigences d’une population en croissance continue et d’un parc roulant impressionnant. «Le démantèlement des stations de fourgons est une urgence pour aérer toutes
les artères de la ville et fluidifier la circulation. L’absence d’un
plan de circulation dans la ville accentue davantage les difficultés
des services de sécurité à mettre en place le règlement et à faire
respecter le code de la route», suggère un élu.
Le centre-ville est assailli tôt le matin par les automobilistes et dès
9 heures, la ville atteint le seuil de la saturation avec un flux quasi
impossible à juguler. L’urgence d’une gare routière doit interpeller
les autorités locales afin d’élaborer une étude, dégager un terrain
en dehors de la ville et le financement nécessaire pour sa réalisation, espèrent les transporteurs de voyageurs.
Kamel K.
OUADHIAS
LES FRUITS ET LÉGUMES
INACCESSIBLES
fruits et légumes sont trop chers à travers les différents
de vente du territoire de la daïra des Ouadhias et de
Ltouteespoints
la wilaya de Tizi Ouzou. Les consommateurs ne savent plus
à quelle autorité s’adresser pour préserver leur pouvoir d’achat, en
chute libre et continue. «Nos maigres salaires ne nous permettent
que d’assurer les produits de base, comme le pain, le lait, la semoule et les légumes secs. Les légumes frais et les fruits nous sont
inaccessibles. Ce n’est pas avec le SMIG que nous allons nous
permettre un fruit surtout en cette période de cherté», regrette un
employé à l’APC des Ouadhias.
Après une virée à travers le marché et de nombreux points de
vente, le constat est inquiétant. Le raisin est vendu entre de 180
et 300 DA le kilo. Les pêches sont cotées à 400 DA, les nectarines à partir de 350 DA. Les bananes sont affichés à 200 DA et
les pommes à 350 DA. La pastèque, un fruit de saison, est fixée
à 50 DA le kilo et le melon à 80 DA. Les prix des légumes sont
également élevés. Les tomates sont cédées à 80 DA, la laitue, le
concombre et les betteraves sont proposées à 70 DA.
Le piment et le poivron sont vendus entre 80 et100 DA. Les
haricots verts ont atteint le prix de 130 DA. Les courgettes et les
carottes sont à 70 DA. Les aubergines, les pommes de terre et les
oignons sont affichés respectivement à 70, 45 et 25 DA le kilo.
Quant au prix du poulet, l’envolée est spectaculaire puisqu’il est
passé de 200 DA à 420DA en moins de deux semaines.
Hocine Aït Iddir
El Watan - Lundi 15 août 2016 - 10
RÉGIONS
RADIO TIARET
NOUVELLES DE L’OUEST
«Idwen’s Tmazight» ou le succès
d’une émission citoyenne
DÉCOUVERTE DE DEUX CADAVRES
Les éléments de la Protection civile ont découvert
la dépouille d’une femme, H.K., 31 ans, dans son
domicile à la cité 1500 îlots, au quartier Plateau. La
dépouille a été évacuée au service de médecine légale
et une enquête a été ouverte. A Sid El Bachir, une
autre dépouille, celle d’un homme, S.M. 83 ans, a été
découverte au milieu de la route portant une blessure
légère au niveau de la tête. Il a été évacué au service
de la morgue de l’hôpital du 1er Novembre et une
enquête a été ouverte par la gendarmerie.
S. M.
● Diffusée sans interruption sur les ondes de radio Tiaret sur modulation de fréquence (FM)
92.01 depuis juin 2012, l’émission radiophonique «Idwen’s Tmazight», qui veut dire «avec vous en
tamazight», boucle ses quatre ans de présence auprès d’auditeurs et d’auditrices de plus en plus
nombreux dans l’antique Tihert («lionne» en tamazight).
L
TENTATIVE DE SUICIDE PAR IMMOLATION
Un homme de 38 ans a tenté de se suicider par
immolation, avant-hier soir, à la rue Grine Belkacem au
quartier Plateau, a-t-on appris de la Protection civile.
Ce dernier s’était aspergé d’une matière hautement
inflammable. Il souffre de brûlures aux deuxième et
troisième degrés sur plusieurs parties du corps.
Il avait reçu, sur place, les premiers soins puis a été
conduit vers le service des brûlés de l’hôpital du 1er
Novembre.
Z. S.
PHOTO : DR
e 200e numéro enregistré avant
l’entame de la nouvelle grille début
septembre prochain s’est voulu une
halte bilan, avec en prime la présence
d’un panel de personnalités, hommes,
femmes et jeunes, invités tout au long des
émissions qui passaient tous les vendredis
de 9h à 10 h, quatre années durant. «Une
tranche et un volume horaire» jugés
insuffisants par ceux qui ont accompagné
l’animateur vedette, notre universitaire
et plusieurs fois auteur, Lakhdar Hadj
Arab. Lors de l’enregistrement de
ce 200e numéro que le producteur et
présentateur d’«Idwen’s Tmazight» avait
préparé avec un art consommé, une sorte
de flash-back pour reparler d’us, de
coutumes, fêtes traditionnelles, problèmes
sociaux, éducatifs, culturels, cultuels,
musique, chants et poèmes et, donc, de
poètes oubliés, mais surtout pour casser
des tabous. Et Dieu seul sait combien
il en existe. Au menu du 200e numéro,
quelque peu spécial, Lakhdar Hadj Arab,
infatigable et qui fouillait dans les archives,
pour extirper, pour valoriser des portraits
dont ceux de Mohamed Belhanafi, un
homme au parcours exceptionnel, de
Lakhdar Hadj Arab, producteur et présentateur de «Idwen’s Tmazight «
Belaid Ath Ali, de Rachid Aliche et
du roman en kabyle de Said Boulifa,
Apulée de Madaure. D’autres thèmes sont
évoqués, dont les phénomènes liés aux
réseaux sociaux. Notre producteur nous
promet aussi des perspectives pour aller
à la découverte de ces bandits d’honneur,
de l’autisme, de la toponymie de certaines
villes et villages. Bref, de la diversité sur
fond de morceaux musicaux que seul
Lakhdar sait choisir comme pour mieux
titiller notre ouïe.
A. F.
L’AGENCE FONCIÈRE VEND DES LOCAUX À ORAN
L’Agence de gestion et de régulation foncière urbaine
de la wilaya d’Oran (Agerfor), dont la direction est
située à Es-Sénia, met en vente par voie d’adjudication
des locaux et bureaux à usage professionnel dans les
daïras de Bir El Djir, Es-Sénia, Gdyel et Boutlélis. Ces
locaux relèvent des programmes de logement LPA,
qui ont été réalisés par l’Agence à travers ces quatre
daïras.
T. K.
LITTORAL ORANAIS
PHOTO : DR
Une baignade rafraîchissante à Aïn El Hamia
Le littoral d’Oran regorge de belles plages
D
e loin, on entend un tohu-bohu indescriptible. C’est le
tumulte des bambins ravis de faire trempette dans la plage de
Aïn El Hamia (la source chaude), à Aïn Franine, un coin de la côte
est d’Oran. Aïn El Hamia, qui abrite toujours un bain traditionnel
au soufre jaillissant des entrailles de la terre, est la destination
préférée des familles dites conservatrices. Aujourd’hui, le décor
dans cette plage est hélas affligeant : aucune structure d’accueil,
un parking pour lequel se disputent des jeunes, des baraques
en guise de snacks et une absence totale d’hygiène. Les sacs en
plastique parachèvent un décor illuminé sous le soleil écrasant
du mois d’août. Et pourtant, des dizaines d’estivants sont comme
aveuglés par l’éclat de la mer et plongent et replongent dans cette
grosse flaque salée. Il fait plus de 35°C. On suffoque sous les
parasols et dans les tentes de fortune érigées avec des draps le
long de la minuscule plage. Les enfants, surtout eux, peuplent
l’eau et la font bouillir par des acrobaties à ne pas finir. Les
maîtres nageurs, du haut de leur perchoir rouillé, sondent les
alentours et utilisent tantôt le sifflet, tantôt le cri, pour mettre
un peu d’ordre dans cette mêlée frénétique. Un peu plus haut,
cachées sous de jolis pins, quelques familles ont élu domicile
et offrent une image d’un camping résumé en quelques mètres
carrés. Nous rencontrons sur la plage Omar, qui porte une petite
barbichette, torse nu, mais en pantalon. «Je viens ici depuis 20
ans», tient à nous signaler cet habitué des lieux qui fait bronzette
sous le soleil de 16h. Aujourd’hui, il vient surtout, dit-il,
accompagner ses 2 enfants, pataugeant devant lui dans une espèce
de bassin naturel rocheux excavé par les vagues. Omar et Ayoub
ont 5 et 11 ans, maigrichons et vêtus de slip en guise de maillot de
bain, mais paraissant très contents, ne cessent de faire des signes
à leur papa qui leur répond par des sourires. Il prend une bouteille
d’eau minérale et appelle ses enfants : «Il faut les désaltérer
chaque heure. Ils sont dans la mer depuis 2 heures, ils ne sont pas
sortis de l’eau ces phoques !» Mohcine, c’est son nom, habite haï
Nour, et travaille comme menuisier en aluminium. Il dit préférer
Aïn El Hamia, parce que cela répond à ses convictions religieuses
puisqu’il n’y a pas de mixité. On lui montre des filles non voilées
assises non loin. «Elles ne me dérangent pas. Par contre, dans
certaines plages de l’Ouest, c’est l’enfer. Trop d’exhibition.
C’est pas pour moi». Idem pour Djaffar, la vingtaine révolue,
assistant d’un architecte : «J’adore les plages de la côte est. Je me
retrouve parmi des gens simples, sans artifices». Djaffar se rend
chaque fois que possible à la plage de Oued El Ghamek (la rivière
profonde), à Kristel, une plage très difficilement accessible. C’est
en ce lieu, à longueur d’année, qu’il aime exercer son sport favori
: la plongée sous-marine. Cette partie du littoral oranais, loin
de toute pollution, commence cependant à souffrir des aléas de
l’homme. Djaffar nous dévoile : «Il y a des parties sous l’eau où
il n’y a plus aucune vie, je suppose que cela est dû à la pêche à
la mine, pourtant interdite». Les plages de l’est d’Oran, comme
La Française ou encore Aïn Defla, à l’image de Aïn El Hamia,
bien que beaucoup moins fréquentées que celles de l’ouest, ont
un réel cachet de plages «embusquées» sous les pins, vraiment
méditerranéennes, mais commencent à dépérir sous les bottes
d’un urbanisme sauvage… quelques mètres plus haut.
K. A.
UN NOURRISSON ÉLECTROCUTÉ DANS UN JARDIN
Un nourrisson de 19 mois a été électrocuté, avant-hier
soir, alors qu’il jouait dans le Jardin méditerranéen à
Es-Seddikia, selon la Protection civile.
L’enfant a reçu une décharge après avoir tripoté un
poteau électrique. Selon la même source, le bébé
résidant à Belgaid a été brûlé au 1er degré au niveau
des mains. Il a été transféré à l’hôpital pédiatrique de
Canastel.
Z. S.
RELIZANE : UN CADRE DE VIE PRÉCAIRE À TAHAMDA
«Près de quatre années depuis leur dernier passage
chez nous, soit lors de leur campagne électorale, où ils
nous ont promis un programme en mesure d’améliorer
notre cadre de vie, les responsables locaux de la
collectivité de Yellel, n’y sont pas revenus et n’ont
malheureusement concrétisé aucune promesse». C’est
ce qu’a asséné un jeune de Tahamda, faubourg de la
zone éparse de Yellel, où vivent plus de 2000 âmes.
«Depuis des années, nous réclamons l’assainissement
pour nous épargner les méfaits des eaux usées qui
ruissellent à ciel ouvert en dégageant des odeurs
nauséabondes tout en étant un facteur encourageant
de présence des insectes et autres bestioles
nuisibles», a tonné Ahmed, un autre jeune, en lançant:
«En cette période de grandes chaleurs, nous nous
retrouvons otages de cette situation embarrassante et
nous craignons le pire, notamment pour nos enfants.»
L’état des routes a été aussi évoqué par d’autres
citoyens. «Toutes nos routes sont dégradées.
Nous rencontrons d’énormes difficultés dans nos
déplacements, surtout pour rejoindre le chef-lieu ou
la route nationale», a renchéri un autre, en pointant
d’un doigt accusateur les responsables locaux, qui,
selon lui, n’ont rien fait pour redresser la situation.
La défaillance de l’éclairage public agace aussi cette
population, qui dénonce l’assombrissement dans
lequel elle plonge après chaque coucher de soleil. Les
problèmes des groupements scolaires, du ramassage
scolaire et de la salle de soins sont aussi soulevés
par ces ruraux, qui sollicitent l’intervention des
responsables locaux pour l’inscription de projets de
développement local en mesure de les soustraire de ce
marasme.
I. B.
MOSTAGANEM : 100 LOGEMENTS EN CHANTIER
À SOUR
La commune de Sour, relevant de la daïra de Aïn
Tedeles (Mostaganem), s’apprête à établir les listes
des bénéficiaires des 100 logements, soit la moitié du
quota attribué par l’Etat. Selon le président de l’APC de
cette commune, les 100 logements, dont 40 sont pour
le social et 60 pour la résorption de l’habitat précaire,
sont en cours de construction et les travaux sont
achevés à 70%.
S. S.
El Watan - Lundi 15 août 2016 - 11
I N T E R N AT I O N A L E
FACE AUX DJIHADISTES À SYRTE
YÉMEN
Dix enfants tués dans
un raid de la coalition
arabe sur une école
Les forces du gouvernement
gagnent du terrain
L
● Les combattants du GNA ont pris le contrôle des immeubles dits des «1000 unités
de logement», a annoncé le centre de presse des forces loyalistes.
PHOTO : DR
Combattants du
gouvernement libyen
d’union nationale à Syrte
L
es forces du gouvernement libyen
d’union nationale (GNA) ont gagné du
terrain hier à Syrte face aux djihadistes
du groupe Etat islamique, rapporte l’AFP
citant des sources proches des combattants
progouvernementaux.
Lancée le 12 mai dernier, l’offensive des
forces du GNA basé à Tripoli pour reprendre la ville de Syrte au centre-nord
du pays aux djihadistes du groupe Etat
islamique (EI) a connu une stagnation vu la
riposte des djihadistes. Aidées par des bombardements aériens des Etats-Unis depuis le
1er août, elles ont enregistré d’importantes
avancées ces derniers jours en chassant les
djihadistes de leur QG, au centre-ville, de
l’université, puis du bâtiment de la radio.
Hier, les combattants du GNA ont pris le
contrôle des immeubles dits des «1000
unités de logement», a annoncé le centre de
presse des forces loyalistes.
Les pro-GNA poursuivent également leur
offensive vers «le quartier n°3», une zone
résidentielle proche de la mer, dans le nord
de Syrte, toujours tenue par l’EI. De son
côté, le général Mohamad Al Ghassri, porte-
parole des forces progouvernementales, a
indiqué que «l’emprise de l’EI sur Syrte
se résumait désormais à un seul secteur, le
quartier résidentiel n°1 situé en plein cœur
du centre-ville. Les deux autres secteurs, les
quartiers n°2 à l’ouest et n°3 à l’est, sont
actuellement des zones de combats». Les
forces du GNA «ont réussi à entrer dans
le quartier n°2 et tentent à présent d’en
prendre le contrôle, ce qui pourrait arriver
aujourd’hui», a relevé le porte-parole.
Samedi, les forces du GNA formées principalement d’ex-rebelles ayant refusé de
déposer les armes après la révolte de 2011
ont repris le bâtiment de la radio aux djihadistes, une conquête «importante», selon
elles. C’est de cette radio que les djihadistes
diffusaient des cours de religion ainsi que
des communiqués et des annonces.
DEUX AUTORITÉS POUR COMBATTRE L’EI
Depuis le 30 mars, un gouvernement
d’union soutenu par l’ONU s’est installé à
Tripoli. Son autorité est toutefois contestée
par des autorités parallèles basées dans
l’Est. Celles-ci sont dotées de forces armées
qui lui sont loyales, notamment sous le
commandement du général Haftar. Le
gouvernement d’union craint que ce dernier
ou d’autres milices ne lancent une offensive unilatérale contre l’EI à Syrte, ce qui
pourrait entraîner le pays dans une nouvelle
guerre civile. Sachant qu’il n’a, jusque-là,
aucune autorité sur les forces commandées
par le général Haftar. Le général en question
a mené sa première opération contre les islamistes en mai 2014. Les autorités l’ont accusé alors de «tentative de coup d’Etat». En
octobre de la même année, bénéficiant du
soutien du Parlement et du gouvernement
reconnus par la communauté internationale,
il lance une contre-offensive dans le but de
reconquérir Benghazi. Le général Haftar
est chef proclamé de l’Armée nationale
libyenne (ANL). Il s’est engagé dans la lutte
contre les islamistes à Benghazi, principale
ville de l’est du pays et s’oppose toujours à
l’autorité du GNA, soutenu par les Occidentaux et est resté loyal aux autorités parallèles
de l’Est. Une impasse politique qui risque
de faire perdurer l’instabilité du pays.
L’option militaire pour régler les problèmes
sécuritaires est inefficace sans alternative
politique.
Amnay Idir
REPÈRE
’organisation humanitaire Médecins sans frontières (MSF)
a affirmé hier que des raids aériens sur une école ont fait
10 morts parmi des enfants à Haydan, dans la province septentrionale de Saada, contrôlée par les rebelles Houthis, rapporte
l’AFP. L’Unicef a également fait état de bombardements sur une
école ayant tué plusieurs enfants. Elle a exhorté les belligérants à
épargner les civils.
Mais la coalition militaire arabe a indiqué avoir visé un centre
d’entraînement où les rebelles formaient, selon elle, des enfants
soldats. «Ils utilisent des enfants comme recrues», a déclaré le
général saoudien Ahmed Al Assiri en «démentant qu’une école
ait été la cible de la coalition». «Nous aurions espéré qu’au lieu
de pleurer dans les médias, MSF prenne des mesures pour arrêter
le recrutement d’enfants pour les guerres», a dit le général Assiri.
Selon lui, le bombardement a tué le chef du camp et un nombre
non spécifié de rebelles chiites houthis. «Notre question est la suivante : que font des enfants là-bas ?» a-t-il demandé. Le général
Assiri a accusé les rebelles d’«utiliser des enfants comme éclaireurs, gardes, messagers et combattants».
Originaires du nord du Yémen, les Houthis se sont soulevés contre
le pouvoir du président Abd Rabbo Mansour Hadi en 2014. Alliés
à l’ex-chef de l’Etat Ali Abdallah Saleh, poussé au départ en 2012
après une révolte populaire, ils ont conquis de vastes territoires,
dont la capitale Sanaa.
En mars 2015, l’Arabie Saoudite sunnite voisine, qui accuse les
Houthis de liens avec le rival iranien chiite, a pris la tête d’une
coalition militaire arabe pour freiner la progression des rebelles en
menant notamment des bombardements aériens.
RÉCIDIVE ET IMPUNITÉ
La coalition et l’Arabie Saoudite sont régulièrement accusées
de commettre des «bavures» contre des civils. La polémique sur
ce bombardement dans le nord du Yémen intervient alors que
les combats se sont intensifiés depuis la suspension, le 6 août,
de pourparlers au Koweït qui n’ont pas permis de mettre fin à la
guerre. «En raison de l’intensification des violences au Yemen,
le nombre d’enfants tués ou blessés dans des bombardements
aériens ou par l’explosion de mines a augmenté de manière significative», a observé l’Unicef.
Début août, l’Organisation des Nations unies (ONU) a accusé
toutes les parties au conflit de commettre des «violations du droit
humanitaire». En juin, la coalition arabe a été inscrite par l’ONU
sur une liste noire des gouvernements et entités ne respectant pas
les droits des enfants à la suite d’un rapport concluant qu’elle était
responsable de la mort de 60% des 785 enfants tués au Yémen l’an
dernier. En conséquence, Riyad a forcé le secrétaire général de
l’ONU, Ban Ki-moon, à revenir sur cette décision en menaçant,
selon des diplomates, de réduire ses financements aux agences
onusiennes. La coalition a admis, le 4 août, être responsable de
«manquements» au droit humanitaire dans deux bombardements
en 2015 : l’un contre un complexe résidentiel dans la ville portuaire de Mokha (65 morts selon Human Rights Watch) et l’autre
contre un hôpital géré par MSF dans le nord. La coalition accusait
des Houthis de s’y cacher.
Depuis la reprise des combats mardi dernier, les rebelles ont eux
multiplié les tirs de missiles sur le sud de l’Arabie Saoudite, dont
le dernier a été intercepté samedi, selon la coalition, alors qu’il
visait la base militaire Khamis Mechit.
R. I.
Par Mohammed Larbi
La guerre en Syrie perdue de vue ?
L
e volet diplomatique relatif à la guerre en Syrie reprend
de l’épaisseur, encore que cela soit relatif puisque lié à un
seul volet, ou encore à une extension du conflit. En effet,
l’on assiste davantage à des déclarations d’intention qu’à des
actions clairement engagées. Sauf que de telles déclarations ne
semblaient pas évidentes il y a quelques mois, tant les positions
étaient éloignées les unes des autres, et même opposées. Il
s’agit de la Turquie opposée au régime syrien, et de la Russie
et de l’Iran alliés de Bachar Al Assad. Qu’est-ce qui a pu
donc changer et conduire à un minimum de convergence pour
pouvoir travailler en commun contre une nouvelle menace ? Il
y a d’abord, et même essentiellement, l’intervention militaire
de la Russie, changeant fondamentalement la situation sur le
terrain. C’est ensuite le sommet russo-turc de mardi dernier et
dont on commence à entrevoir l’impact sur ce conflit, puisque
quarante-huit heures plus tard, Ankara appelait les Russes
à des opérations conjointes contre le groupe Etat islamique
(EI) en Syrie. Une délégation turque représentant l’armée,
le renseignement et les Affaires étrangères se trouvait en
Russie jeudi pour des discussions, notamment sur la Syrie.
«Combattons ensemble le groupe terroriste» Etat islamique,
a dit le ministre turc des Affaires étrangères, «de manière à
l’éliminer dès que possible» pour qu’il ne s’étende pas «comme
une épidémie» en Syrie ni à d’autres pays. Un tel objectif est
clair, et il restreint d’ores et déjà leur coopération éventuelle
à un seul axe bien qu’important du conflit syrien. La Turquie,
membre clé de l’OTAN, a été critiquée par ses partenaires
pour ne pas s’opposer à Daech jusqu’à ce qu’Ankara mette
l’an dernier sa base d’Incirlik (sud) à la disposition de la
coalition menée par les Etats-Unis pour les frappes en Syrie.
En ce qui concerne l’idée de coopération avec la Russie, il
précise que «nous allons discuter de tous les détails», avec
cette autre précision que «nous avons toujours appelé la
Russie à des opérations anti-Daech, notre ennemi commun»,
a dit M. Cavusolgu. Le ministre relance ainsi une proposition
émise par Ankara avant la brouille avec Moscou consécutive
à la destruction, en novembre 2015, par la chasse turque, d’un
avion russe au-dessus de la frontière turco-syrienne, et cela
malgré leur opposition au régime syrien, Ankara soutenant
que «nous ne pouvons pas laisser de côté notre dialogue avec
la Russie juste parce que nous n’avons pas la même opinion
d’Al Assad». Ou encore qu’il ne peut pas y avoir de transition
avec Al Assad. Dans le même temps, la Turquie s’est engagée
vendredi à coopérer avec l’Iran à une résolution du conflit
syrien, malgré les divergences de fond entre les deux pays,
en recevant le ministre iranien des Affaires étrangères qui a
rappelé quant à lui que «le peuple syrien doit déterminer luimême son avenir», un message lourd de sens destiné également
à l’opposition syrienne et ses soutiens qui réclament tout
d’abord le départ du régime syrien. Qu’en est-il donc au juste,
Russes et Iraniens, d’un côté, et Turcs de l’autre maintenant
leur position ? «Il y a des questions sur lesquelles nous sommes
d’accord, en particulier l’intégrité territoriale» de la Syrie
a ainsi souligné le chef de la diplomatie turque. Ou encore,
ajoutera-t-il, «sur certaines questions, nous avons des opinions
divergentes.» L’urgence de la situation a visiblement aidé sinon
imposé au moins des arrangements qui permettraient de mettre
fin à Daech. «Le travail contre l’EI est une priorité pour chacun
d’entre nous. Si cela est vraiment un pas dans cette direction,
nous l’accueillerons favorablement», a indiqué la porte-parole
du département d’Etat. Le propos est clair. Qu’en est-il alors de
la guerre en Syrie ? Serait-elle perdue de vue ?
M. L.
El Watan - Lundi 15 août 2016 - 12
PUBLICITÉ
> Tous les soirs, depuis le 20 juillet,
humoristes et chanteurs, et pas des moindres, se
relaient chez Mani la Pêcherie. Ambiance assurée
sur ce vaste espace faisant office de restaurant et
jouxtant le port de pêche d’Oran.
> Quatre zones d’expansion et sites
touristiques (ZEST) à vocation balnéaire, sur les
huit inscrites à l’ordre de la wilaya de Tizi Ouzou,
ont été achevées dans les deux régions côtières
d’Azeffoun et de Tigzirt, selon le directeur du
tourisme et de l’artisanat.
> Galvanisés par un DJ au rythme du
Rock’n’roll envoyé à forts décibels, plus de
deux milliers de jeunes, des petits sacs remplis
de poudre multicolores en main, se préparent
au premier jet de couleur. C’est le Holi Festival of
Colors à Béjaïa.
c’est l’été
THERMALISME. HAMMAM CHIGUER (MAGHNIA)
El Watan
Miraculeuse histoire d’eau
A
Hammam Chiguer viennent notamment des
curistes souffrant de calculs rénaux, du côlon et
même de maladies cutanées. En effet, depuis des
lustres, les eaux de Hammam Chiguer attirent
les malades souffrant d’affections rénales, de
rhumatisme articulaire ou de maladies du côlon. A l’entrée
de la station, se dresse une fontaine en forme de cône, d’où
coulait généreusement et sans interruption — canalisée par
des tuyaux en plomb — une eau peu tiède, au goût plus au
moins désagréable. Des automobilistes font une halte à cette
fontaine pour s’abreuver de cette eau aux multiples vertus
thérapeutiques, comme l’attestent ces jeunes du village,
qui proposent aux visiteurs des jerricans de différents
volumes, des sandwichs… Ces jeunes, pour vendre leur
produit, vantent les vertus de cette eau sulfureuse qu’ils
recommandent vivement pour traiter différentes maladies. Ils
estiment que c’est une eau unique, aux vertus thérapeutiques
Située à environ 5 km
de Maghnia, la station
thermale Hammam
Chiguer est réputée
pour ses eaux chaudes,
légères, un peu
saumâtres, sulfureuses
et aux vertus curatives.
indéniables pour soigner les maladies de peau, les reins et le
côlon. Pour étayer leurs arguments, ils citent de nombreux
exemples de personnes qui ont été totalement guéries de leur
maladie des reins, de la peau ou encore du côlon. A l’intérieur
de cette station thermale, dont les propriétés curatives de
son eau ne sont plus à démontrer tant les témoignages sur
ses bienfaits thérapeutiques sont nombreux, on trouve des
douches et des piscines. Si à la fontaine de l’eau thermale est
offerte gracieusement, le bain et la piscine sont payants. Le
bâtiment qui renferme les douches et les piscines est entouré
d’un petit parc ombragé. Un endroit parfait pour les curistes
qui veulent se réfugier durant les heures les plus chaudes de
la journée, après un long bain curatif. El Hadj Ziad, un vieil
homme de 84 ans venu de Chlef, se repose à l’ombre d’un
arbre après avoir pris son bain.
O. El Bachir
Tizi Ouzou
C’EST
L’ÉTÉ
Un bibliobus de la direction de la culture de la wilaya de
Tizi Ouzou sillonne durant ce mois d’août les plages et
les ports des villes de Tigzirt et d’Azeffoun, a-t-on appris
mardi auprès des organisateurs.
El Watan - Lundi 15 août 2016 - 14
AMBIANCE ESTIVALE NOCTURNE À ORAN
Humoristes et chanteurs se
relaient chez Mani la Pêcherie
El Watan
Hamid, Mani
et Mustapha, le
trio Bila Houdoud
Tous les soirs depuis
le 20 juillet, humoristes et
chanteurs, et pas des
moindres, se relaient chez
Mani la Pêcherie.
A
mbiance assurée sur ce vaste
espace faisant office de restaurant et jouxtant le port de
pêche d’Oran. Il est fréquenté
par des familles entières, car même les
enfants ont leur espace réservé avec des
jeux et des installations de loisirs. Sur la
scène aménagée à l’occasion, le trio Bila
Houdoud (BH) s’y produit régulièrement
et des chanteurs de la trempe de Houari
Benchenet ou Houria Baba répondent parfois à l’appel. Cette ambiance festive ne
manque également pas de surprises, car le
propriétaire des lieux reste aux petits soins
avec ses clients qui viennent d’Oran, mais
aussi d’ailleurs, notamment de l’étranger,
c’est-à-dire des pays où est installée la
communauté émigrée, telle la France
qu’on désigne souvent par les villes (Paris,
Lyon, Marseille, etc., tellement le nombre
y est important ) et parfois d’Allemagne,
d’Espagne ou de Belgique. Ce soir-là,
une grand-mère, cumulant des dizaines
d’années d’âge, a été traitée comme une
reine, car elle célébrait son anniversaire.
Le célèbre humoriste animateur, Houari
Ftita, donne la réplique à Slimane Mokhtari, à Hadja Touha (humoriste déguisée en vieille dame) ou à l’imitateur
Omar Bencherab, au grand bonheur des
«convives» qui en redemandaient. On
peut très bien ne pas s’étonner de voir
surgir sur la scène Chafi Kada, président
de l’association La Radieuse du quartier
Maraval, en compagnie de Mustapha BH,
mais c’est le maillot de l’équipe nationale
de football portant les signatures des
joueurs qui a représenté l’attraction des
plus jeunes qui voulaient se prendre en
photo avec. Les spectacles ne sont pas
compris dans les prix des repas, car ils sont
offerts gracieusement, tient-on à préciser.
Comment cela est-il possible dans un lieu
privé et quel en est le secret ? Le hasard
fait bien les choses et cette histoire mérite
d’être racontée. Mouna Mohamed n’avait
que 17 ans vers 1997/1998 lorsqu’il a
commencé à travailler dans ce restaurant
de la Pêcherie, d’abord comme plongeur
(juste auparavant il avait la tâche de couper
le pain), puis comme cuisinier, lorsqu’il a
appris les rudiments du métier. Très vite,
il prend la gérance, mais il décide, à peine
une année plus tard, de quitter la restauration et de se lancer dans le commerce
des cosmétiques à Aïn El Türck, après
avoir vendu sa voiture. «J’ai fait faillite
et c’est l’échec qui m’a poussé à revenir
à la restauration, mais cette fois pour de
bon», indique-t-il, en précisant qu’il fallait
néanmoins repartir à zéro.
Simple employé, il ne touchait pas un bon
salaire, mais sa détermination était à la
hauteur de ses ambitions, car il a fini par
reprendre la gérance et, au bout de 5 à 6
ans d’activité, il a loué le commerce sur
proposition du propriétaire. Bosseur et
sérieux dans le travail, il a décidé d’acheter
lorsque l’occasion s’est présentée. «Il y
avait quatre restaurants dans cet endroit et
j’en ai acquis trois, le dernier il y a à peine
3 mois». Jusque-là rien d’extraordinaire,
mais c’est après avoir croisé la route de
Houari et Slimane Mokhtari, qui étaient en
plein tournage, que la vie de Mouna Mohamed a basculé. Les réalisateurs de films
vidéo qui sont légion à Oran ont l’habitude
de solliciter des sponsors en se rendant
dans divers commerces (pâtisseries, boulangeries, boucheries, etc.,) en proposant
comme contrepartie une apparition parfois ostensible dans leurs films. C’est ce
qui s’est passé à la Pêcherie, où le jeune
Mohamed Mouna se voit offrir l’occasion
de montrer ses talents d’«acteur» dans
le film intitulé Ana oua mma. «J’ai joué
un rôle et le but c’était la publicité, mais
ma prestation leur a tellement plu qu’ils
m’ont proposé d’ajouter des scènes»,
explique-t-il, et c’est ainsi que de fil en
aiguille, même Mustapha BH, la vedette
incontestée de ce genre de cinéma, vient
le solliciter également. Bref, il entre dans
le milieu artistique, ceci expliquant cela.
«J’ai une grande amitié avec les artistes et
lorsque l’idée nous est venue d’animer nos
soirées, aucun d’eux n’a hésité et je les remercie», indique-t-il reconnaissant. Pour
fêter l’ouverture du troisième restaurant
annexé aux deux anciens, Mani a pensé à
inviter les locataires de Dar Al Adjaza à
qui il a offert un agréable après-midi.
Peu à peu, l’organisation s’est affinée
à tel point que, au-delà de la date du 2
septembre, marquant la fin de l’été et des
animations chaque soir, il va faire appel à
un professionnel pour aménager une scène
dans les normes pour continuer à faire produire
les artistes (notamment les jeunes chez qui on
a décelé des dons particuliers) tout le long de
l’année, mais avec une fréquence hebdomadaire. «Au départ, les clients croyaient que
les spectacles étaient payants, mais ça n’a
jamais été le cas, car pour moi l’argent ce
n’est pas tout dans ma vie, et pour preuve, c’est
incroyable le nombre de ‘‘daâwi lkhir’’ (bénédictions) qu’on a reçues ici». Des initiatives à
peu près similaires ont été prises dans des lieux
beaucoup plus restreints (pizzerias) mais elles
n’ont pas tenu longtemps. Etant propriétaire
des lieux et entreprenant, l’affaire Mani, pour
laquelle un trophée va être institué, a toutes
les chances de se pérenniser, car on se projette
dans l’avenir en pensant déjà à l’affluence des
touristes étrangers attendus pour les Jeux
méditerranéens 2021.
Djamel Benachour
THERMALISME. HAMMAM CHIGUER (MAGHNIA)
Miraculeuse histoire d’eau
Suite de la page 13
U
ne bouteille de cette eau miraculeuse à portée de la
main, l’air paisible, El Hadj Ziad nous confie qu’il est
là pour des problèmes de côlon. Il loue les bienfaits de
cette eau sur son organisme et, de temps à autre, il interrompt la
conversation pour prendre une gorgée d’eau de sa fidèle bouteille.
Abdelkader, un homme d’un certain âge originaire de Tiaret, est
venu à Hammam Chiguer pour un problème rénal : «Depuis que
je suis là, je ne ressens plus les douleurs que j’avais auparavant.»
Quant à Mme Hafida, une enseignante d’Alger, explique que sa
présence au niveau de cette station thermale s’inscrit dans un cadre
touristique. «Je suis ici pour une visite touristique, mais quand je
vois l’état déplorable de cette station thermale, j’ai envie de me
sauver», s’indigne l’enseignante. En fait, la dame n’a pas tout à
fait tort, d’autres visiteurs regrettent aussi la dégradation de ce
site, qui, selon eux, pourrait être un lieu touristique attractif si les
pouvoirs publics y attachaient un peu plus d’importance. En effet,
cette station thermale n’offre pas le moindre indice d’un lieu qui
attire, chaque année des milliers de visiteurs. Il n’y a rien autour,
ni restaurants, ni magasins, ni petits parcs d’attraction pour les
enfants… c’est un endroit presque désert. «Je reviens à Hammam
Chiguer 20 ans après ma première visite et je constate amèrement
que rien n’a changé, au contraire le site s’est dégradé un peu
plus», lâche, dépitée, l’enseignante. Et d’ajouter, déçue : «Franchement, je m’attendais à trouver une véritable station thermale
avec toutes les commodités, malheureusement j’ai découvert un
site en détresse : des douches sales et mal entretenues, une piscine
avec une eau trouble, qui ne donne nullement envie de se baigner,
un parc envahi par une végétation dense qui peut cacher des reptiles… c’est insensé qu’un tel lieu touristique soit ainsi délaissé!»
Effectivement, Hammam Chiguer, cette station thermale qui
accueille chaque année des milliers de curistes et de visiteurs,
semble quelque peu abandonné. Ce lieu symbolique nécessite un
plan d’aménagement à la hauteur de sa réputation pour valoriser ce
site préhistorique aux vertus curatives.
O. E.
Tissemsilt
C’EST
L’ÉTÉ
La forêt de Aïn Antar, située dans le massif montagneux
de l’Ouarsenis, dans la wilaya de Tissemsilt, draine chaque
jour des centaines de visiteurs désirant profiter des
atouts de ce site naturel aux paysages époustouflants.
El Watan - Lundi 15 août 2016 - 15
TOURISME BALNÉAIRE. WILAYA DE TIZI OUZOU
dr
Tigzirt à la «côte»
près l’aménagement
de deux premières
ZEST à Sidi Khelifa
et Azeffoun, deux
autres viennent d’être achevées
à Abechar et Zeguezou relevant
de la commune d’Iflissen dans
la daïra de Tigzirt, a signalé
Rachid Ghedouchi. Les quatre
autres ZEST programmées au
A
à l’intérieur de ces espaces est
permis. «Tout propriétaire de
terrain privé à l’intérieur de la
ZEST pourra réaliser son projet
d’investissement touristique
après dépôt de son dossier
auprès de la direction du
tourisme et de l’artisanat, qui se
chargera de mener la procédure
administrative auprès du
ministère pour obtenir l’accord
de principe, puis le permis
de construire», a-t-il rassuré.
«Ces projets d’investissement,
qui seront proposés et réalisés
à l’intérieur des zones, seront
intégrés par la suite dans les
plans d’aménagement dans
lesquels seront intégrées toutes
les nouvelles réalisations
s’inscrivant dans la politique
de développement du secteur
du tourisme balnéaire», a-t-il
observé.
niveau de Blerouna (Azeffoun)
et Feraoun, Tassallast et
Djemaâ N’Rbat (Iflissen) sont
toujours en cours d’étude par les
services de l’Agence nationale
des barrages et des transferts
(ANBT), a précisé le premier
responsable du secteur. La
première phase de l’étude portant
sur la concrétisation de ces
projets, qui rentrent dans le cadre
de la promotion de l’activité
touristique dans la wilaya de
Tizi Ouzou, sera déposée jeudi
auprès des services concernés,
a-t-il fait savoir.
CES PROJETS
D’INVESTISSEMENT QUI
SERONT PROPOSÉS ET
RÉALISÉS À L’INTÉRIEUR DES
ZONES
M. Gheddouchi a rassuré que
le problème d’aménagement
et d’exploitation de ces zones
ne se posera plus puisque
l’Etat l’a définitivement pris
en charge et que la réalisation
d’investissements touristiques
dr
Quatre zones
d’expansion et sites
touristiques (ZEST), à
vocation balnéaire,
sur les huit inscrites à
l’ordre de la wilaya de
Tizi Ouzou, ont été
achevées dans les
deux régions côtières
d’Azeffoun et de
Tigzirt, a indiqué à
l’APS le directeur du
tourisme et de
l’artisanat.
195 PROJETS
D’INVESTISSEMENTS
TOURISTIQUES ENREGISTRÉS
À TRAVERS LA WILAYA
Concernant les quatre autres
ZEST de montagne proposées
à l’aménagement à Tala Guilef
(Boghni), Azrou N’Thor
(Iferhounene), Yakourène et
Tizi Oudjaâboub (Boghni),
le directeur du tourisme a
précisé que les dossiers sont
actuellement au niveau du
secrétariat du gouvernement
et que le décret portant leur
création officielle n’est toujours
pas sorti. Sur un autre volet,
M. Gheddouchi a fait état de
195 projets d’investissements
touristiques enregistrés à
travers la wilaya de Tizi Ouzou,
dont 26 sont actuellement en
cours de réalisation, 42 en
phase d’attribution de permis
de construire et 36 qui seront
attribués à l’intérieur des ZEST
aménagées, au moment où les
autres dossiers sont à l’étude.
L’HÔTEL MIZRANA,
L’EXEMPLE
L’exemple patent de cette
ambition est l’hôtel Mizrana,
car valorisant la commune
et la communauté de Tigzirt.
Et par voie de conséquence,
œuvrant pour un réel décollage
touristique mais guère en
«classe tous risques», pour ne
pas dire collatéraux occasionnés
par une politique entretenue de
palliatifs. L’hôtel Mizrana, une
oasis insulaire se nichant dans
un écrin altier. Car un haut,
très haut lieu de villégiature.
Un compromis grandeur nature.
Une conjugaison de l’air pur, la
mer émeraude et la montagne.
Un balcon gorgé de soleil. Avec
une superbe vue imprenable.
Panoramique, c’est une carte
postale. Le bouche à oreille
aidant, cela est devenu une carte
de fidélité des estivants.
ILS VIENNENT DE BÉJAÏA,
BLIDA, MÉDÉA, GHARDAÏA ET
DE PLUSIEURS WILAYAS DU
SUD DU PAYS
Ils viennent d’Alger, Béjaïa,
Alger, Médéa, Ghardaïa et
de plusieurs wilayas du sud
du pays. Des cadres, des
commerçants…en quête de
tranquillité et autre sérénité,
ils y observent des haltes. Loin
du tumulte urbain et du carcan
routinier. Et encore très loin du
stress quotidien. Et ce, dans un
chapelet d’attraits. Un beau site
méditerranéen, où vous avez
la luxuriance de la montagne
à vol d’oiseau, la mer à un
jet de pierre. L’hôtel Mizrana
est doté de 40 chambres,
soit 90 lits. Les chambres
sont équipées de toutes les
commodités nécessaires pour
un séjour mérité : mini-bar,
téléphone, téléviseur avec
réception satellite, climatisation,
eau courante H24 et vue sur
la mer. Ainsi qu’une dizaine
de bungalows. Il dispose
également d’un restaurant de
80 couverts, une pizzeria, un
snack-bar avec terrasse, un
cybercafé, une aire de jeux
pour enfants avec balançoires et
autres toboggans, deux parkings
gardés de 120 places. L’on
prévoit une extension. Une salle
de conférences, de nouveaux
pavillons.
ICI, ON NE BADINE PAS AVEC
LA QUALITÉ DE L’EAU
Son atout majeur, pour ne pas
dire «nageur», c’est son bon
plan d’eau. Une piscine semiolympique très prisée, d’une
couleur azur. Ici, on ne badine
pas avec la qualité de l’eau.
Tous les jours les résultats du
contrôle d’hygiène de l’eau
de la piscine sont affichés à
l’entrée du «patio» de l’hôtel à
destination des locataires. Une
autre évidence prouvant que la
direction est intraitable quant
à l’hygiène et autre salubrité
de l’hôtel. Car il y va de la
crédibilité et de la réputation de
ce lieu de villégiature. Une autre
affiche libellant le règlement
intérieur les informe : «Par
mesure d’hygiène et de sécurité,
la direction informe que la
baignade se fait uniquement
en maillot de bain ou short.
Le port d’un autre vêtement
(hidjab, robe, pantalon, etc.)
est strictement interdit.»
La matinée, à partir de 10h,
l’attraction et la destination des
locataires grands et petits, c’est
le «swiming pool» et ses abords.
APS/ K. Smaïl
Littérature
C’EST
L’ÉTÉ
Romancière populaire et exigeante, Françoise MalletJoris, auteure notamment de Rempart des béguines,
est morte à l’âge de 86 ans, laissant derrière elle une
œuvre féministe et engagée, où elle a peint son époque
avec réalisme et subtilité.
El Watan - Lundi 15 août 2016 - 16
HOLI FESTIVAL OF COLORS À BÉJAÏA
El Watan
Tichy festoie en couleurs !
n ce début d’après-midi, sur
la plage de l’hôtel Les Hammadites, dans la commune
de Tichy, à une dizaine de
kilomètres à l’est de Béjaïa, s’est
tenue la deuxième édition du Holi
Festival of Colors de Béjaïa, le second
de cette année, après celui organisé
à Oran par un autre groupe de jeunes
avides d’amusement. Convivialité et
ambiance bon enfant, le festival s’est
déroulé dans de parfaites conditions.
Du jaune, du bleu, du rouge, du vert et
de l’orange, la foule est à peine visible
dans cette poussière multicolore qui
recouvre l’espace de la plage réservé
à l’événement. La musique rythme le
pas de danse et la chorégraphie, qui
E
n’exprime pas le talent de ces danseurs
du dimanche, exalte leur joie. La saison estivale qui bat son plein à Béjaïa
a rajouté un lot de fêtards venus des
quatre coins du pays. Le parking de
l’établissement est plein à craquer. Le
gérant trouve du mal à gérer le flux de
voitures immatriculées dans de nombreuses wilayas. Nabil, la vingtaine,
le visage taché de poudre colorée,
vient de Batna pour passer trois jours
à Tichy avec ses amis. «Dès que nous
avons appris que le Holi se tiendra
juste à côté de notre lieu d’hébergement, nous nous sommes dit pourquoi
ne pas clôturer notre petit séjour en
couleurs !», nous dit-il. Une jeune fille
algéroise se félicite pour l’effort de
sécurité déployé par les organisateurs.
«J’ai aperçu même des policiers dans
les allées des jardins. C’est superbe,
je me sens en sécurité et jusqu’ici,
tout se passe très bien tant que chacun
respecte l’autre», affirme-t-elle, tout
sourire. Des groupes de jeunes des
deux sexes, dont la moyenne d’âge
varie entre 15 et 35 ans, affluent vers la
plage. Le service de sécurité de l’hôtel
des Hammadites, non habitué aux
grandes foules, gère les entrées parfaitement avec l’aide des organisateurs.
Dans les jardins de l’établissement
hôtelier qu’il faudra traverser avant
d’arriver à la plage, des patrouilles pédestres de la police nationale, en civil
ou en uniforme, guettent le moindre
dépassement.
«LA SOCIÉTÉ DOIT SE
DÉBARRASSER DES IDÉES
REÇUES ET DES CLICHÉS
CONSERVATEURS»
«Nous avons eu le OK et le soutien
des autorités qui nous ont garanti la
sécurité, que ce soit sur la plage, à
l’intérieur de l’hôtel ou à l’extérieur»,
confie la chargée de presse, Melle
Berki. La police et la Protection civile
veillent au grain. «En plus de nos
jeunes bénévoles, ils sont pas moins
de 150 hommes à sécuriser l’événement», rassure-t-elle. Adel, de Sidi Bel
Abbas, affaissé sous un eucalyptus,
dans le jardin de l’hôtel, voit que «la
société doit se débarrasser des idées
reçues et des clichés conservateurs.»
«On nous disait que ce festival est une
pratique occidentale, incompatible
avec nos traditions… Franchement,
moi je n’ai vu que des jeunes festoyer,
crier leur joie et en prime, sans aucun
incident à citer», s’exprime-t-il. Et
d’ajouter : «Nous souhaitons vivement que cet événement soit organisé
ailleurs, sur les plages de toutes les
wilayas du pays et pourquoi pas dans
les villes de l’intérieur, c’est comme
cela qu’on réussira à changer les mentalités stagnantes.»
Ce qui intéresse les initiateurs de ce
festival, comme nous l’explique l’un
des organisateurs, «c’est de voir les
jeunes Algériens se rencontrer, se
parler et s’amuser dans un lieu et une
ambiance saine, où des filles et des
garçons peuvent se mélanger et danser ensemble dans le respect total et
sans aucune arrière-pensée».
Le contact est le rôle social de ce
festival qui nous vient de l’Inde, mais
avec une touche algérienne. En effet,
d’origine hindoue, le Holi est à la base
un cérémonial à la fois religieux et festif qui marque le retour du printemps,
ainsi que la victoire du bien sur le mal.
Mais en l’adoptant, les jeunes Algériens ont gardé le côté festif et social
de cette cérémonie. Les organisateurs
ne comptent pas s’arrêter en si bon
chemin. La réussite de la première
édition à la plage Saket (côte ouest
de Béjaïa), l’année passée, et cette
nouvelle édition qui a été accueillie à
l’est de l’ex-capitale des Hammadites
donnent des ailes colorées à des jeunes
qui ambitionnent d’organiser des tournées dans l’intérieur du pays pour peu
que d’autres associations jouent le jeu.
Ce qui est certain, «le Holi festival of
Colors de Béjaïa est en voie de pérennisation et c’est le but de ces dizaines
de jeunes dévoués et avides de liberté
qui veulent se réapproprier la rue, les
plages, les villes et la campagne à leur
manière. Et ce, dans le respect, la joie
et la bonne humeur», atteste Sarra
Amazit, organisatrice.
Nordine Douici
El Watan
En musique, le compte à
rebours est lancé.
Galvanisés par un DJ au
rythme du Rock’n’roll
envoyé à forts décibels et
chauffé à blanc par les
animateurs, plus de deux
milliers de jeunes, des
petits sacs remplis de
poudres multicolores à la
main, se préparent au
premier jet de couleurs.
LA CHANTEUSE AMEL ZEN
«Nous avons besoin
de ce genre d’événements»
a surprise de ce festival est incontestablement la présence
de la chanteuse Amel Zen. Cette dernière, très choyée par
le public, monte sur la scène décontractée, zen, comme
son nom artistique l’indique, avant d’offrir quelques minutes de
bonheur à ses fans et à ceux qui la découvrent pour la première
fois. Elle a puisé de son album Tlata, deux de ses meilleures chansons à succès dont Tlata et Kan i koli. Elle enchaîne avec d’autres
chansons en kabyle puis en chaoui.
Amel Zen, en interprétant l’un des chefs-d’œuvre du groupe
Ichenwiyen, intitulé Ccejret ulili, fait vibrer la puissance de sa
voix avec un vocal aigu remarquable. En marge du festival, Amel
L
Zen déclare à chaud à El Watan qu’«aujourd’hui, j’ai retrouvé
dans ce festival l’énergie des jeunes Algériens, tous regroupés le
temps d’une fête». Se disant contente et fière d’y avoir participé,
Amel Zen déclare «ressentir une énergie positive chez cette jeunesse qui respire l’amour, la joie, le partage et la bonne humeur»,
avant de conclure : «Nous avons vraiment besoin de ce genre
d’événement rassembleur.»
Par ailleurs, le programme du festival a été enrichi par de nombreux DJ professionnels, à l’image d’une DJ anglo-algérienne et
d’autre DJ locaux et français qui ont enflammé la scène.
N. Douici
Donald Trump
C’EST
L’ÉTÉ
L’acteur Robert De Niro a comparé samedi le candidat
républicain à la présidentielle américaine Donald Trump
au personnage de Travis Bickle, anti-héros délirant de
Taxi Driver, et conclu ses propos par : «Que Dieu nous
aide.»
El Watan - Lundi 15 août 2016 - 17
STAR WARS «ROGUE ONE»
Dark Vador, le retour
Dark Vador et sa lourde
respiration si caractéristique
vont revenir sur le grand écran
en décembre dans Rogue One : A
Star Wars Story, confirme la
nouvelle bande annonce de cet
épisode dérivé de la grande saga
spatiale.
uelques notes de la marche impériale dans la première bande-annonce
en avril laissaient espérer le retour
à l’écran de l’ancien Jedi, devenu
l’incarnation du mal dans la galaxie très très
lointaine. On le voit de dos, respirant lourdement, pendant une petite seconde, à la toute fin
de cette nouvelle bande-annonce. Il n’avait pas
été aperçu vivant depuis 10 ans, son crâne faisant
une furtive apparition dans Le réveil de la Force
sorti en décembre 2015. Dévoilée jeudi soir en
exclusivité pendant le programme olympique
de la chaîne NBC, la nouvelle bande-annonce
plonge le spectateur dans l’univers familier de
Star Wars mais avec de nouveaux personnages.
Ce «spin-off», qui sort le 14 décembre en France
et le 16 aux Etats-Unis, braque les projecteurs sur
une jeune hors-la-loi, Jyn Erso (jouée par la Britannique Felicity Jones), qui a maille à partir avec
la Rébellion comme avec le maléfique Empire.
dominer le box-office à l’occasion des fêtes de
fin d’année.
Q
Pour voir une condamnation allégée, Jyn va être
chargée d’une mission cruciale par la Rébellion
: enquêter sur une arme terrifiante que l’Empire
met au point, en l’occurrence l’Etoile noire, et
trouver comment la détruire. Chronologiquement, l’aventure se déroule avant La Guerre
des étoiles, long métrage sorti en 1977. Parmi
les vedettes de ce film au casting multiculturel
(Diego Luna, Riz Ahmed, Jiang Wen, Donnie
Yen...), figure l’acteur oscarisé Forest Whitaker.
Le cheveux gris et dans son phrasé inimitable,
il plante le décor : «Le monde est en train de
se disloquer, les drapeaux impériaux flottent à
travers toute la galaxie.» Star Wars : Le réveil de
la force a récolté plus de 2 milliards de dollars en
tickets de cinéma dans le monde entier depuis sa
sortie fin 2015. Les analystes prédisent un avenir
aussi glorieux à ce nouveau film, qui devrait
DÉCÈS DE KENNY BAKER, LE PETIT ROBOT
R2-D2
Par ailleurs, Kenny Baker, l’acteur britannique
célèbre pour avoir incarné le petit robot R2-D2
dans le film La guerre des étoiles, est mort
samedi à l’âge de 81 ans, a annoncé sa famille,
citée par le journal The Guardian. Baker, qui
mesurait à peine plus d’un mètre, souffrait depuis
un certain temps de problèmes pulmonaires,
a précisé sa nièce Abigail Shield. «Il était très
malade ces dernières années et nous attendions
cette issue fatale», a-t-elle ajouté. Un des neveux
de Kenny Baker, qui s’occupait de lui, l’a trouvé
mort samedi matin. «Nous sommes tous très fiers
de ce qu’il a accompli dans sa vie, (...) de tout le
bonheur qu’il a apporté à travers le monde», a
confié Abigail Shield. Kenny Baker a joué le rôle
du petit robot facétieux et siffleur R2-D2 dans le
Star Wars original, en 1977, et dans les cinq films
suivants de la série.
Son nom a aussi été cité l’année dernière au
générique du septième épisode, Le réveil de la
force, et il avait assisté, en fauteuil roulant, à sa
première européenne à Londres en décembre
2015. Le nouvel épisode à venir, Rogue One»
(Rebelle), doit sortir en décembre prochain.
Baker avait aussi joué dans des films cultes des
années 1980, comme Flash Gordon ou encore
Bandits, Bandits de Terry Gilliam.
AFP
Programme TV
19:55 Série
20:00 Série
18:55 Sport
19:55 Sport
19:55 Cinéma
ESPRITS CRIMINELS
MEURTRES AU PARADIS
MULTISPORTS / JEUX OLYMPIQUES
MULTISPORTS / JEUX OLYMPIQUES
2001, L’ODYSSÉE DE L’ESPACE
Un couple a été assassiné dans un
parc à San Francisco. Les indices
trouvés sur la scène de crime laissent
penser que l’assassin est le Tueur du
Zodiaque. D’autres meurtres
similaires amènent l’équipe de Rossi
à prendre les choses en main.
Mary rend visite à son neveu
Humphrey sur l’île de Sainte-Marie.
La nuit tombée, elle est réveillée par
un hurlement provenant d’une autre
chambre. Mary voit un homme
tomber de son balcon. En sortant de
l’hôtel avec le réceptionniste, elle
découvre que ce pensionnaire a fait
une chute mortelle.
Gymnastique artistique. Saut
messieurs et poutre. Finales.
L’équipe de France féminine arrive
aux Jeux olympiques avec une
poignée de gymnastes relativement
jeunes mais très talentueuses,
comme en témoigne la médaille de
bronze glanée lors des derniers
championnats d’Europe.
Cyclisme sur piste. Tour lancé et
250m lancé messieurs, poursuite
dames et courses aux points
messieurs de l’omnium. Un Français
rêve de s’illustrer sur l’épreuve de
l’Omnium : Thomas Boudat. Le jeune
homme a les moyens de frapper un
grand coup, il a été champion du
monde de la discipline en 2014.
A l’aube de l’humanité, dans le
désert africain, des singes
découvrent un monolithe, dont la
présence semble modifier leur
comportement. Près de quatre
millions d’années plus tard, en l’an
2001, l’astronaute américain Floyd
enquête sur la présence d’un
monolithe qui émet des signes
mystérieux sur le sol lunaire.
20:00 Série
19:55 Cinéma
19:50 Culture info
20:00 Cinéma
19:55 Cinéma
L’AMOUR EST DANS LE PRÉ
ASTÉRIX ET LES INDIENS
ANGLETERRE, PLUS ISOLÉE QUE JAMAIS
MEMPHIS BELLE
KIRIKOU ET LA SORCIÈRE
Dans l’Indre, Yves et Alain, partagent
un premier dîner avec Marianne,
éleveuse de vaches allaitantes. Au
cours de la soirée, Alain fait de
surprenantes révélations sur des
dons insoupçonnables. Le
lendemain, les deux gentlemen
prêtent main-forte à la ferme.
Vers l’an 50 av. J.-C., le village gaulois
d’Astérix résiste toujours et encore à
l’envahisseur romain grâce à la
potion magique du druide
Panoramix. Mais César, piqué au vif
dans son orgueil, décide d’en finir
une bonne fois pour toutes. Il
demande au perfide Lucullus, son
redoutable conseiller.
De l’île de Wight au Yorkshire, en
passant par Londres, sa capitale
survoltée, l’Angleterre abrite des
paysages spectaculaires qui attirent
des millions de touristes par an.
Mais les habitants sont
régulièrement confrontés à des
menaces de plus en plus fortes.
En 1943, le «Memphis Belle», un
bombardier américain B-17, vient
d’atteindre le record de sorties avec le
même équipage. Dennis le pilote,
Sinclair le copilote et leurs compères
sont attendus aux Etats-Unis. Là-bas,
le colonel Derringer, chargé des
relations publiques de l’armée, a
prévu de les accueillir en héros.
Kirikou, un petit Africain qui parlait
déjà dans le ventre de sa mère,
décide de venir au monde sans
attendre le terme de la grossesse. Il
découvre que son village est sous
l’emprise maléfique de la sorcière
Karaba : elle aurait mangé la plupart
des hommes et tari la source voisine.
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Décès
Les familles Amrani et
Bouffedah ont le regret de
faire part du décès de leur
chère et regrettée mère et
grand-mère
Bouffedah Yamina
survenu le 13.08.2016 à l'âge
de 84 ans.
L'enterrement a eu lieu hier,
dimanche 14.08 à Baïnem.
Que Dieu le Tout-Puissant
accueille la défunte en Son
Vaste Paradis.
"A Dieu nous appartenons et à
Lui nous retournons."
SOS
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Pensée
Il est difficile de
croire que cela fait
neuf ans que nous
avons dit au revoir
à notre cher père
Salhi
Azzedine
Pénible fut pour
nous ta perte papa, tu étais et tu seras
à jamais le modèle suprême pour nous.
Nous essayons à travers le temps de
marcher sur tes pas, suivre tes conseils
et nous remémorer toutes les belles
choses que tu nous as inculquées.
En ce triste souvenir, nous demandons
à tous ceux qui t'ont connu d'avoir une
pieuse pensée pour toi et de prier Dieu
de t'accueillir en Son Vaste Paradis.
Repose en paix cher papa
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Condoléances
Youcef et Belaïd Laddada et
Kamel Zerrouni très éprouvés
par la perte cruelle de leur ami
Khellaf Toufik
commandant
de Bord à l'ENMTV
présentent leurs sincères
condoléances à la famille
Khellaf de Jijel et la prient de
croire en leur compassion et
solidarité.
Qu'Allah l'accueille en Son
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temps passe, le souvenir reste.
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Dieu vous le rendra
El Watan - Lundi 15 août 2016 - 20
JEUX - DÉTENTE
HORIZONTALEMENT : 1.Qui concernent la langue comme
moyen de communication 2.Sans mouvement. Exagérions 3.
Pronom relatif. Très petit. Reste à payer 4.Relatifs à l'os cubital. Saison. Fin de soirée 5.Soit. Rase. Font des longueurs 6.
Servait à parer. Obstinés. Axe sur carte 7.Hélait. Préjudice 8.
Patisserie. Sensationnelle 9.C'est-à-dire. Titre ottoman. Aller
en justice 10.Dorures. Sur une borne. Vont avec les autres.
Traînasse 11.De la famille. Substance constitutive 12.On s'y
rend sans raison. Période 13.Etain. Sentinelles. Signe de ponctuation 14.Chance de gagner. Imprévu 15.Dirigées. Fais feu.
Cependant.
VERTICALEMENT : 1.Assassinat. Oncle d'Amérique 2.
Plante. Pascal. Joyeuse 3.Refus allemand. Entichées. Pronom
4.Grade symbolique. Il se soumet à une discipline stricte.
Cuisse de chevreuil 5.Petite outre. Raconte 6.Fin de partie.
Pouffé. Temps d'une révolution. Fin de verbe 7.Réunion sportive. Lady disparue 8.Passes sous silence. Conjonction.
Sifflaient 9.Fils de. Petit monstre du cinéma. Habille la main.
Pronom 10.Tranquillité. Pour citer textuellement. Praséodyme
11.Traditions. Infusion. Elle jacasse 12.Canard. Parierions
13.Menue monnaie. Préposition. Coin de cheminée. Fin de
série 14.Mettre en réserve. Dure quatre trimestres 15.
Cryptogame des laces et étangs. Briser de fatigue.
Quinze sur 15
1
8
9
Tout Codé
6
N° 4510
Définition
du mot encadré
V
5
VI
11
15
VERTICALEMENT : 1.CHUINTEMENT. PAR 2.OURSE. PUMA. HALO
3.NI. OISE. MER 4.SLALOMS. CAIROTE 5.EETION. CHINOISE 6.TE.
IR. ELUS. IS 7.RIEZ. VET. ET. AG 8.ARN. BOVIN. ECRAN 9.TOUT.
RICIN. NU 10.INERTES. LITIGE 11.OISEUSES. LU. RSF 12.NS. VE.
UTILITE 13.SEMESTRE. ELEVER 14.NIS. LISERE 15.ETE. CRUEL.
SASSE.
2
7
1
3
4
5
15
3
5
15
7
14
16
7
14
14
5
7
5
17
12
2
3
9
7
2
6
7
10
13
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3
9
7
8
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10
5
2
14
3
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1
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2
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1
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4
3
6
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6
1
4
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3
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2
4
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3
6
2
5
1
7
9
1
4
6
5
8
2
3
9
7
excite
qui agit par
habitude
8
3
5
9
7
1
2
6
4
2
7
9
3
4
6
8
5
1
VERTICALEMENT
1-MAREGRAPHE. 2 - OPINIATRE. 3 - UPAS - IRE. 4
- SA - ONDE - AL. 5 - TUILE - SALE. 6 - AV - ERMITES. 7 -CRAIE - ETRE. 8 - HITLER - ET. 9 - ER AILES. 10 - SEPS - ERE.
Fléchés Express
ville
d’Algérie
qui manquent
de force
génisse
dresseront
N° 4510
tient son
nom de
sa forme
7
14
anciens
impôts
7
mariée
père et
mer
ville
marocaine
symbole de
nudité
9
14
8
premier
impair
jeunes filles
laides
5
15
5
9
14
7
récipients
en terre
1
7
12
tourna
7
2
7
15
19
5
14
7
7
V
11
15
7
19
14
argiles
tragédies
met K.-O.
pouffons
claires
ingénieur
allemand
monnaie
du Nord
postes
au foot
2
3
9
7
2
5
4
6
1
8
SOLUTION N° 4509
HORIZONTALEMENT
I- MOUSTACHES. II- APPAUVRIR. III - RIA - AT. IVENSOLEILLÉ. V - GI - NEREE. VI - RAID - RAS. VIIATRESIE. VIII - PRE - ATTELE. IX - HE - ALERTER.
X - ALESE- SE.
gaine
12
4
2
10
10
prolongements
qui cause
la mort
6
1
4
8
3
9
7
2
5
1- Perte momentanée de l’initiative motrice. 2 - Diminutions de la quantité d’urine émise. 3 -Réparateur
de moteurs de véhicules. 4 - Née après une de ses
sœurs - Règle d’architecte. 5 - Article - Neuf, romain
- Pronom. 6 - Coin lumineux - Monts algériens. 7 Fin de messe - Parfumas à la badiane. 8 -Nuisible Refus péremptoire. 9 - Soudée - On n’y voit goutte.
10 - Firent perdre un droit - Bloc éclaté - Note de
rêve.
7
5
7
7
7
14
12
7
Sudoku
précédent
7
10
7
4
10
VERTICALEMENT
14
7
10
8
9
13
10
7
13
8
X
12
9
15
10
7
1- Action tendant à faire cesser un trouble de possession. 2 - Passereau. 3 - Gavroche - Non acceptation. 4
- Déclin - Il a son jour. 5 - Fil textile gainé de polyster
- Terre de l’Orient. 6 - Voisin du Huron - Piliers
d’angles. 7 - Se tire au moment de la traite - Noir de
conduit. 8 - Chiens. 9 - Antique tribun - Politique portugais. 10 - Calmé.
10
5
10
12
6
HORIZONTALEMENT
9
13
7
3
D
5
IX
8
10
10
6
4
VIII
7
9
3
5
3
connus et
reconnus
8
4
2
VII
6
1
7
3
1
IV
Défaite humiliante.
2
10 11 12 13 14 15
II
En vous aidant de la définition du mot encadré, complétez la grille, puis reportez les lettres correspondant
aux bons numéros dans les cases ci-dessous et vous
découvrirez le nom d’un personnage célèbre.
1
9
4
8
7
8
N°4510
Par M. IRATNI
III
4
5
7
Solution
5
8
6
3
2
4
5
5
2
1
Une grille est composée
de plusieurs
carrés. Chaque carré
contient tous les chiffres
de 1 à 9. Chaque ligne
comme chaque colonne
contient aussi tous les
chiffres de 1 à 9.
Certains chiffres vous
sont donnés, à vous de
trouver les autres. Pour
cela, procédez par
déduction et élimination.
4
Mots croisés
I
N° 808
REGLE DU JEU
3
1
SOL. QUINZE SUR 15 PRECEDENTS : HORIZONTALEMENT :
1.CONSECRATIONS 2.HUILE. IRONISENT 3.UR. ATTENUES. MIE 4.
ISOLIEZ. TREVES 5.NE. OO. TUES 6.OMNIVORES. TER 7.EPIS.
REVISEUR 8.MUS. TIC. STELE 9.EMECHE. NIL. IL 10.NA. AILE.
NILLES 11.MINUTE. TUILES 12.HEROS. COI. TERA 13.PAROI. AR.
GREVES 14.AL. TSIGANES 15.RODEES. NU. FORCE.
Sudoku
2
N° 4510
possessif
thulium
titane
11
SOL. TOUT CODÉ PRÉCÉDENT :
sommet de
la hiérarchie
GRAIN - DIANE KRUGER
SOLUTION FLÉCHÉS EXPRESS PRÉCÉDENTS :
HORIZONTALEMENT : MORATOIRE / NOUVEAUX / ETIRA / MAO / ATA / UBU / AME / PRETS /
ILEON / EO / INERTES / ATRE / AIN / ET / OLEINE / INNES / CT / FOIE / SUAT / NO / VERSE
VERTICALEMENT : CONTAMINATION / ROITELET / NIO / SAURA / ERRONE / TVA /
POTELE / NOE / URNE / ESSE / IAMBE / SAI / UR / CRUAUTE / INCAS / EXO / SORNETTE.
domiciliée
affaibli
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El Watan - Lundi 15 août 2016 - 21
L’ÉPOQUE
LIGNE TGV TLÉLAT-AKID LOTFI (TLEMCEN)
ON VOUS LE DIT
Un maître nageur décède après
le sauvetage d’un enfant à
Béjaïa
Un maître nageur a perdu la vie, samedi, après avoir sauvé
un enfant de 14 ans d’une noyade à la plage surveillée
Ighzer Oublat, sur la côte de Souk El Tenine, 35 km à l’est de
Béjaïa, indique un communiqué de la Protection civile. La
victime, B. Fayçal, 27 ans, natif de Souk El Tenine, a été
prise d’un malaise cardiaque, avant de rendre l’âme, et ce,
juste après avoir secouru un enfant en difficulté, indique
encore la Protection civile. Et de préciser que cet enfant de
14 ans, originaire de Biskra, avait été emporté par les
vagues alors que la mer était très agitée ce jour-là (drapeau
rouge). Pour le secourir, il a fallu donc «d’intenses efforts».
Après avoir sauvé l’enfant, le maître nageur a fait quelques
pas avec lui en vue de le réconforter, puis s’est effondré
d’un coup. Il est décédé malheureusement durant son
évacuation vers la polyclinique de Souk El Tenine, après
plusieurs tentatives pour le réanimer, informe-t-on. Dans
un autre communiqué, la Protection civile présente ses
«sincères condoléances» à la famille du défunt, «mort en
héros dans l’accomplissement de son devoir».
Le tracé contesté
par des habitants
● Une pétition signée par des riverains du tracé de la ligne à grande vitesse (LGV) interpelle les
hautes autorités de l’Etat sur ce projet qui menace des sites archéologiques du XIVe siècle.
Un imam et son assistant ont été tués par balle, samedi, à
proximité d’une mosquée de New York, a indiqué la police,
qui n’a pas avancé de mobile. Maulama Akonjee, 55 ans, et
son assistant, Thara Uddin, 64 ans, ont été touchés à la tête
peu avant 14h, heure locale (18h GMT) dans le quartier
populaire d’Ozone Park, dans l’arrondissement du Queens.
Ils ont été transportés à l’hôpital Jamaica, où le décès de
l’imam Akonjee a été constaté et où son assistant, Thara
Uddin, a succombé à ses blessures . La police a fait savoir
qu’elle ignorait à ce stade les motivations du tireur. «Rien
n’indique dans l’enquête préliminaire que les victimes ont
été ciblées en raison de leur foi», a déclaré la police à des
journalistes. Un homme soupçonné d’être l’auteur des
coups de feu, et actuellement en fuite, s’est approché des
deux victimes par derrière. Des témoins ont vu le suspect
s’éloigner du lieu avec une arme de poing après les tirs,
d’après la police. Selon des médias américains, les deux
hommes ont été tués en sortant de la mosquée Al Furqan
Jame Masjid, après la prière, en tenue religieuse.
La plaque commémorative
est retirée…
La plaque commémorative érigée dans l’immeuble qui
abritait d’octobre 1956 jusqu’à février 1957 les réunions du
CCE (Conseil de coordination et d’exécutions), a disparu
quelques jours seulement après son érection au 133, rue
Krim Belkacem, à Alger. La raison est que dans le texte écrit
sur la plaque, il y a une erreur historique. Au lieu d’écrire
que l’appartement avait été découvert le 28 février 1957 (le
jour où le propriétaire, Mohamed Ouamara dit Rachid fut
arrêté et porté disparu à jamais), les autorités ont écrit le
08 février. Un petit détail qui a son importance en histoire.
Depuis que l’erreur a été signalée, les responsables ont
donc retiré la plaque sans doute pour apporter les correctifs
nécessaires. Mais depuis janvier 2016, la plaque n’a pas été
remise à sa place. A-t-elle été oubliée ?
Eclaircissements de Sonelgaz
Suite à l’article de presse paru sur votre quotidien du 9 août 2016,
sous le thème : Sonelgaz/La SDE Bologhine appelle ses clients à la
modération, la direction de la distribution de Bologhine apporte les
éclaircissements suivants :
Une malencontreuse erreur s’est glissée dans la rédaction de votre
article, faisant allusion à Sonelgaz, alors qu’il s’agit de la direction
de distribution de Bologhine relevant de la Société de distrbution
de l’électricité et du gaz d’Alger (SDA) et non pas SDE.
Nous tenons à vous informer que les communes relevant de la
direction de distribution de Bologhine sont : Bologhine, Bab El
Oued, La Casbah, Oued Korich, Raïs Hamidou, Hammamet, Aïn
Benian, Bouzaréah, Beni Messous, Chéraga, Ouled Fayet, Dély
Ibrahim, Staouéli, Tessala El Merdja, Rahmania, Mehalma, Zéralda,
Souidania et Douéra.
Néanmoins, nous affichons notre entière dosposition pour tout
complément d’informations.
El Watan -
Le Quotidien Indépendant
Édité par la SPA “El Watan Presse” au capital social de
255 623 520 DA. Directeur de la
publication : Omar Belhouchet
Direction - Rédaction - Administration Maison de la Presse
- Tahar Djaout - 1, rue Bachir Attar 16 016 Alger - Place du
1er Mai Tél : 021 68 21 83 - 021 68 21 84 - 021 68 21 85 Fax : 021 68 21 87 - 021 68 21 88 Site web : http://www.
elwatan.com E-mail :
PHOTO : ELWATAN
Un imam et son assistant
assassinés à New York
E
n effet, selon le
site
d’information
toutsur tlemcen.info,
«le projet du train à grande
vitesse (TGV) Tlélat-Tlemcen
(220 km/h) suscite auprès
des habitants des maisons
bordant le tracé de la ligne
ferroviaire de l’inquiétude et
des interrogations».
Les signataires, très inquiets,
mettent en avant «la menace
que fait peser le poids des
locomotives sur les sites
archéologiques datant du
XIVe siècle, si elles venaient
à traverser l’ancienne cité
des Zianides. Les vestiges de
Bab El Kermadine, appelée
aussi porte des Tuiliers, la
mosquée de Sidi El Haloui
(1354), le minaret et les
remparts de Mansourah, les
vieilles mosquées et maisons
d’époque seront ainsi
menacés de destruction ou au
mieux d’altération…»
Les habitants, qui espèrent
une réaction positive des
autorités à leurs doléances,
expliquent
:
«Notre
démarche vise à préserver
ce patrimoine historique et
culturel déjà en péril. La
future ligne pourrait suivre
le tracé de l’autoroute EstOuest vers Maghnia, évitant
ainsi de traverser tout le
centre-ville de Tlemcen.»
Pour l’Association de
sauvegarde et de la promotion
de l’environnement de la
wilaya de Tlemcen (Aspewit)
«si ce projet venait à se
réaliser sans changement du
tracé, ce serait un véritable
crime écologique. On ne peut
se dresser contre ce projet
moderniste, bien entendu,
mais on demande simplement
à préserver l’environnement
et la santé des citoyens».
Par ailleurs, «si le tracé initial
est maintenu, les pouvoirs
publics devront à coups de
milliards réaffecter tous les
réseaux et canaux, à savoir
l’eau, l’électricité, le gaz, le
téléphone, les égouts et les
ouvrages d’art», estiment des
urbanistes. En 2013, l’ancien
ministre des Transports,
Amar Tou, déclarait en
grande pompe :
«Le délai de réalisation est
de 40 mois, le projet prévoit
la réalisation de 12 tunnels,
60 viaducs et 100 ouvrages
d’art pour une enveloppe de
plus de 9 millions d’euros.»
Depuis, aucun de ses
successeurs, ni aucun
autre représentant du
gouvernement, n’est revenu
sur le sujet. Les délais de
réalisation sont largement
dépassés. Et des citoyens
s’inquiètent
de
leur
environnement.
C. Berriah
ÉTATS-UNIS
Niantic, la société qui a réinventé
la chasse au Pokémon
N
iantic, une start-up de San Francisco
née dans l’ombre de Google, a signé un
succès planétaire avec Pokémon Go, mais
l’engouement actuel peut-il déboucher
sur un modèle économique durable ?
Le patron de l’entreprise de logiciels,
John Hanke, a raconté l’avoir baptisée
en mémoire d’un baleinier abandonné
par son équipage parti chercher fortune
pendant la ruée vers l’or. Le Niantic
avait été ramené à terre et transformé en
magasin dans ce qui deviendrait plus tard
San Francisco. Son épave, comme celle
de dizaines d’autres navires, est toujours
enterrée sous le centre-ville, à l’insu de
beaucoup d’habitants. D’où l’idée, en
2010, de donner son nom à un projet
dévoilant des choses cachées autour des
utilisateurs, en combinant cartographie
mobile, jeux vidéo et réalité augmentée.
John Hanke, un multi-entrepreneur
originaire du Texas, travaillait à l’époque
admin@elwatan.com PAO/Photogravure :
El Watan Publicité - Abonnement : El Watan 1, rue Bachir
Attar Place du 1er Mai - Alger. Tél : 021 67 23 54 - 021 67 17 62
Fax : 021 67 19 88.
R.C : N° 02B18857 Alger.
Compte CPA N° 00.400 103 400 099001178 - Compte
devises : CPA N° 00.400 103 457 050349084
ACOM : Agence de communication : 102 Logts, tour de Sidi
pour Google, qui a racheté six ans plus
tôt Keyhole, sa dernière start-up. Keyhole
a servi de fondation à Google Earth et
de fil en aiguille, John Hanke s’est aussi
retrouvé chargé des autres produits de
cartographie du groupe comme Maps ou
StreetView. Cet amateur de jeux vidéo veut
dépasser les simples cartes et utiliser la
géolocalisation comme base d’interactions
ludiques. Il envisage de partir recréer
une start-up, mais lance finalement son
projet en interne. «Rester chez Google
nous a donné l’avantage de pouvoir
exploiter les données de (la division de
cartographie) Geo et l’infrastructure de
Google», reconnaissait-il en 2012 dans le
magazine Inc. Le projet Niantic débouche
en 2011 sur une première application
mobile, Field Trip, un guide interactif qui
géolocalise l’utilisateur et l’informe sur
des sites ou curiosités à proximité. C’est
surtout Ingress, lancé l’année suivante
Yahia, Hydra. Tél :023573258/59
Impression : ALDP - Imprimerie Centre ;
SIMPREC- Imprimerie Est ; ENIMPOR - Imprimerie Ouest.
Diffusion : Centre : Aldp Tél/Fax : 021 - 55 77 31
0552 31 80 65. Est : Société de distribution El Khabar.
Tél : 031 66 43 67 - Fax : 031 66 49 35 - Ouest : SPA El Watan
Diffusion, 38, Bd Benzerdjeb
(Oran) Tél : 041 41 23 62 Fax : 041 40 91 66
et depuis téléchargé plus de 15 millions
de fois, qui préfigure Pokémon Go. Ce
jeu propose déjà d’explorer le monde
réel à la recherche d’éléments virtuels : à
l’époque, il ne s’agit pas encore d’attraper
le mythique Pikachu, mais de contrôler
des «portails» surnaturels. En 2015,
Google se réorganise avec un nouveau
holding, Alphabet. Niantic en profite pour
devenir une société indépendante, où The
Pokémon Company et Nintendo rejoignent
Alphabet au capital. Les trois actionnaires
promettent jusqu’à 30 millions de dollars
d’investissements. Niantic dit aujourd’hui
employer plus de 50 personnes. Elle
ne divulgue pas son chiffre d’affaires,
mais certains analystes estiment la valeur
de l’entreprise à plus de 3 milliards de
dollars. Encore va-t-il falloir justifier cette
valorisation en prouvant que Pokémon Go
n’est pas juste une passade estivale et qu’il
peut faire gagner de l’argent.
Les manuscrits, photographies ou
tout autre document et illustration
adressés ou remis à la rédaction
ne seront pas rendus et ne feront
l’objet d’aucune réclamation.
Reproduction interdite de tous
articles sauf accord de la rédaction.
El Watan - Lundi 15 août 2016 - 22
SPORTS
JEUX OLYMPIQUES 2016 – RIO DE JANEIRO
FINALE DU 800 M HOMMES, DEMAIN À 2H25
Makhloufi face à trois Kenyans
Rio de Janeiro
De notre envoyé spécial
Il décidera
ce soir pour
le 1500 m
UNE FINALE TACTIQUE
Qualifié donc pour sa première finale
du 800 m, lui qui avait raté celle de
Londres 2012 — avec la polémique qui
s’en est suivie pour cause de blessure
qui ne l’avait pas empêché de courir
et de remporter le 1500 m — Taoufik
Makhloufi sera mis à rude épreuve à
l’occasion de cette finale, qui s’annonce
difficile, rapide et surtout très tactique.
Tactique notamment avec la présence de
trois Kenyans, dont le champion olympique David Rudisha sera épaulé par
PHOTO : DR
L
e champion olympique du
1500 m (Londres 2012), Taoufik
Makhloufi, sera le seul Algérien
à disputer la finale du 800 m, ce soir à
partir de 22h25 (demain 2h25 à Alger),
suite à sa qualification, dans la soirée
d’avant-hier, en terminant 2e dans la première série des demi-finales (1’43’’85),
son meilleur chrono de la saison, le
même temps que le gagnant de cette série, le Français Pierre-Ambroise Bosse.
Makhloufi n’aura donc pas l’appui des
deux autres Algériens engagés dans le
800 m, en l’occurrence Yassine Hethat
(3e de la 2e série en 1’44’’81) et Mohamed Amine Belferar, (7e de la 3e série en
1’46’’55). On notera la performance du
jeune Hethat qui a tout de même réussi
à battre son propre record personnel,
malgré une élimination sur le fil dans
une série gagnée par le jeune Kenyan
de 19 ans Alfred Kipketer (1’44’’38),
alors que c’est l’autre Kenyan, David
Rudisha, champion olympique en titre,
qui a remporté la 3e série (1’43’’88),
laquelle course a vu l’élimination de
Belferar.
Makhloufi a terminé deuxième en demi-finale derrière le Français Bosse
ses deux compatriotes, Alfred Kipketer
et Ferguson Cheruiyot Rotich, avec
l’intention de dicter leur rythme et de
faire le nécessaire pour faciliter la tâche
à Rudisha, comme c’est toujours le cas
chez les Kenyans dans les finales des
épreuves de demi-fond. Ces derniers
vont tout faire pour barrer la route à
Taoufik Makhloufi, mais aussi à un
autre concurrent de taille, le Français
Pierre-Ambroise Bosse. Une finale
qui s’annonce très disputée et avec un
rythme rapide, comme ce fut le cas
lors des derniers Mondiaux de Pékin
Il a dit à la fin de la course
■ A la fin de sa course de demi-finale, l’athlète algérien a livré ses
impressions, en zone mixte, au sujet de sa qualification et de la finale. Il a
déclaré : «J’ai couru pour me qualifier, car c’était l’objectif même si j’ai réalisé
un très bon chrono. J’ai bien géré ma course, même si elle a été rapide et très
tactique. Je me sens bien et tout à fait prêt pour la finale. L’essentiel pour moi
est de bien récupérer après cette course. La course en finale sera une toute
autre paire de manches. Elle sera très ouverte et personne ne peut faire de
pronostic. C’est une course difficile et je vais tenter ma chance pour décrocher
T. A. S.
une médaille.»
FAC
2015 où le titre est revenu à Rudisha,
recordman et champion olympique en
titre.
Makhloufi, qui a opté pour l’épreuve
du 800 m (7e mondial avec un temps
1’43’’92), est loin d’être le leader mondial et le favori, du moins sur le papier.
En plus, l’Algérien sera sous pression
par rapport à ses adversaires, lui qui a
préféré mettre le paquet sur l’épreuve du
800, reléguant le 1500 au second plan,
avec à l’esprit de gagner ce challenge
difficile. Lors de ses trois sorties de
la saison sur 800 m (Rabat, Nancy et
Saint-Maur), Makhloufi a certes dominé, mais sans véritable opposition, ce
qui ne sera pas le cas ce soir où il devra
déjouer le piège kényan dans une finale
qui s’annonce électrique et prometteuse.
Tarek Aït Sellamet
MARATHON
IRRUPTION DE PROTESTATAIRES
ANTI-TEMER LORS DU MARATHON
FÉMININ
Dahmani
50e, Aït
Salem
abandonne
deux marathoniennes
engagées,
Lhieresalgériennes
matin, dans le marathon
manche sur le parcours du marathon
dames des Jeux olympiques de Rio,
sans en perturber l’arrivée, selon
des images télévisées. Sur les deux
derniers kilomètres de course, quatre
à cinq personnes isolées ont franchi à
tour de rôle les barrières de sécurité
pour courir sur la voie réservée aux
athlètes en arborant des pancartes
proclamant : «Fora Temer» (Dehors
Temer). Elles ont immédiatement été
repoussées sur les côtés par des motards de la police militaire escortant
les compétitrices. La télévision, qui
retransmettait la course en direct, ne
s’est pas attardée sur ces incidents,
procédant à de brusques changements de caméra. D’autres manifestants ont brandi des pancartes «Fora
Temer» le long du parcours, sans
toutefois faire irruption au milieu
des athlètes.
Michel Temer, 75 ans, exerce la présidence par intérim du Brésil depuis
la suspension de la présidente de
gauche Dilma Rousseff, le 12 mai,
par les sénateurs, dans le cadre d’une
procédure de destitution controversée qui devrait se conclure fin août,
PHOTO : DR
Les précisions
de Fezouine
«Le contre-la-montre, le gag algérien»
Lrienne’article
a fait réagir le président de la Fédération algébrésiliens hosde cyclisme (FAC), Rachid Fezouine, qui
au président par intérim
D estilesmanifestants
n’a pas manqué de manifester son étonnement
Michel Temer ont fait irruption dipar rapport au contenu de l’information publiée
dans notre édition du 13 août 2016. D’emblée,
il précise : «Pour la Fédération, tout était clair
avant le départ à Rio. Les deux cyclistes partis
aux JO 2016, à savoir Youcef Reguigui et Abdelghani Mansouri, n’étaient à aucun moment programmés pour participer à la course individuelle
contre la montre. Mansouri est un grimpeur et
Reguigui, ce n’était pas sa spécialité. Fort logiquement, ils n’étaient ni préparés ni inscrits dans
la course individuellement contre-la-montre.
Notre seul cycliste qui pouvait être aligné dans
cette course, c’est Barbari dont c’est la spécialité. Malheureusement, il ne s’est pas qualifié
pour les JO-2016. Sur la Toile, des gens se sont
déchaînés contre la Fédération et ont affirmé que
le cycliste Mansouri n’a pas pris le départ de la
course (230 km) faute de vélo. C’est du n’importe
quoi ! Youcef Reguigui (26 ans) a quitté le Brésil
quelques heures après la course pour participer
à une course en Belgique. Il se prépare en prévision du Championnat du monde qui aura lieu
au Qatar en octobre prochain. Mansouri (20
ans), issu du club de Dély Ibrahim, détenteur
d’une licence au club Charika et qui court sous
le maillot d’un club français, lui aussi se prépare
pour les futures échéances internationales, dont
le Championnat du monde.» Dont acte.
Yazid Ouahib
Des fans réclament le départ de Temer
quelques jours après la fin des JO.
Accusée de présumés «maquillages
des comptes publics», Mme Rousseff se dit victime d’un coup d’Etat
institutionnel ourdi par M. Temer,
son ex-vice-président, qu’elle qualifie de «traître» et d’«usurpateur».
Michel Temer, tout aussi impopulaire que Dilma Rousseff, avait été
copieusement hué par le public du
stade Maracana lors de la cérémonie d’ouverture des Jeux de Rio, le
5 août. Les jours suivants, la police
avait confisqué sur les sites olympiques diverses pancartes de manifestants sur lesquelles il était écrit
«Fora Temer !». Dans de nombreux
cas, les protestataires se contentaient
de tenir une petite feuille de papier
avec ces mots, en silence. Le Comité
d’organisation de Rio 2016 avait
justifié ces mesures en invoquant
la charte olympique qui interdit les
manifestations à caractère politique
ou religieux pendant les compétitions. Mais un juge fédéral brésilien
a interdit à Rio 2016 — qui a fait
appel — de contrôler les manifestations politiques pacifiques sur
les sites olympiques, au nom de la
liberté d’expression garantie par la
Constitution du pays.
AFP
■ Laissant la porte
ouverte, depuis
plusieurs semaines, à
toutes les éventualités
sur sa participation au
1500 m, dont il est le
détenteur du titre
olympique, Taoufik
Makhloufi prendra une
décision ce soir, juste
après la fin de la finale
du 800 m.
Une participation au
1500 m, qui dépendra
donc du résultat qu’il
décrochera ce soir sur le
800. Ainsi, Makhloufi
évitera le 1500 m s’il
décroche une médaille
ce soir. Dans le cas
contraire, il sera
contraint de s’engager
dans le 1500 m, dont les
épreuves débuteront
demain matin à 10h30
(14h30, heure
algérienne), avec les
séries qualificatives
pour les demi-finales
prévues, quant à elles,
jeudi soir, alors que la
finale est programmée
pour samedi prochain.
T. A. S.
féminin ont eu un destin
diamétralement opposé. Si
Souad Aït Salem n’a pas
franchi la ligne d’arrivée,
abandonnant la course avant
la fin des 40,7 km au programme, sa compatriote
Kenza Dahmani a terminé la
course à la 50e place (sur 157
participantes), avec un chrono de 2h38’37’’, à plus de 14
minutes de la championne
olympique, la Kenyane Sumgong Jemima Jelagat.
Une participation timide
donc de nos deux marathoniennes, pour leur derniers
Jeux olympiques avec Aït
Salem (37 ans) qui n’a pas
pu aller au bout de la course,
alors que Dahmani (36 ans)
n’a pas réussi son objectif
de terminer dans les 40 premières.
T. A. S.
El Watan - Lundi 15 août 2016 - 23
SPORTS
JEUX OLYMPIQUES 2016 – RIO DE JANEIRO
MOHAMED FLISSI. Boxe (52 kg)
«Je suis venu à Rio
pour une médaille»
Les Algériens misent énormément sur le boxeur Mohamed Flissi espérant qu’il
décrochera une médaille pour l’Algérie, renouant ainsi la boxe algérienne avec
les consécrations dans les Olympiades après 16 ans de disette.
Vous allez faire votre
entrée en lice aujourd’hui.
Etes-vous prêt pour ce premier combat et pour ces
JO ?
Honnêtement, c’est la première fois que je me sens
bien et confiant avant une
compétition.
L’expérience que j’ai acquise ces dernières années,
notamment après ma première participation à des
Jeux olympiques (Londres
2012), va me servir pour réaliser un très bon résultat dans
ces JO de Rio de Janeiro. J’ai
fait une très bonne préparation. J’ai eu tous les moyens
nécessaires pour m’entraîner
de façon à me consacrer
exclusivement et pleinement
à ces Olympiades et à une
place sur le podium.
Vous êtes vice-champion
et médaillé de bronze des
deux derniers Mondiaux.
On imagine que votre objectif sera de monter pour
la première fois sur un
podium olympique ?
J’ai eu la chance de décrocher une médaille d’argent
aux Mondiaux. Je suis le
seul boxeur algérien à détenir
deux médailles dans deux
Mondiaux de suite. Il me
manque donc une médaille
olympique, et j’ai de grandes
ambitions de la décrocher
ici, à Rio de Janeiro. Les
Algériens me soutiennent, ils
fondent beaucoup d’espoir
sur moi et je les en remercie.
Je vais faire mon possible et
même me sacrifier pour voir
notre drapeau flotter dans le
ciel de Rio.
Vous comptez donc faire
renouer la boxe algérienne
A
Flissi, au milieu, l’espoir de la
boxe algérienne PHOTO : D. R.
avec les consécrations
après 16 ans de disette ?
C’est mon objectif et mon
ambition. Cela fait trois JO
de suite que la boxe n’a rien
récolté, notamment en raison
IL AFFRONTERA
UN BULGARE EN 8e DE FINALE
Tête de série n°3 dans la catégorie des 52 kg (poids
mouche), Mohamed Flissi, exempt du premier tour,
débutera la compétition directement en 8e de finale,
aujourd’hui à 12h15 (16h15), au Centro Rio, pavillon 6, en
affrontant le Bulgare Daniel Asemov. Un boxeur à la portée
de Mohamed Flissi, qui ne devrait pas éprouver trop de mal
à le battre pour passer en quart de finale, dernier combat
avant de s’assurer un podium.
T. A. S.
de l’arbitrage qui a été partial. On est en 2016 et on est
très confiant pour renouer la
boxe avec les consécrations.
Les derniers JO nous ont
servi d’expérience, qui nous
permettra, à moi et à mes
coéquipiers, de glaner des
médailles.
Tout cela ne constituet-il pas une pression supplémentaire ?
C’est vrai que c’est une
pression, et j’ai déjà vécu ce
genre de pression, notamment lors de ma première
expérience dans les JO, il y a
quatre ans à Londres. En tant
qu’athlète de haut niveau, il
faut surpasser cela et savoir
gérer la pression. Cela se fait
notamment en se disant que
celui qui trime cueille forcément le fruit de son travail.
Moi j’ai trimé et, grâce à
Dieu et au soutien de mes
parents et des Algériens, je
surmonterai tout pour une
place sur le podium.
Justement, en 2012,
vous avez quitté les JO
dès le premier tour, alors
que vous étiez un des favoris pour décrocher une
médaille. Une revanche à
prendre ?
C’était une élimination
amère, mais elle me servira
pour aller jusqu’au podium.
Je laisserai tous les problèmes de côté et je ne me
consacrerai qu’à mes combats, à commencer par celui
d’aujourd’hui en 8e de finale.
Et avec l’aide de Dieu, je vais
honorer la boxe algérienne.
T. A. S.
IDRIS HOUAS. DEN de lutte
«On espère passer
le cap du 1er tour»
P
résente avec trois lutteurs (lutte gréco-romaine) à Rio de
Janeiro, la délégation algérienne débuteront la compétition
aujourd’hui, avec l’entrée en lice du jeune Adem Boudjemline (22 ans), dans la catégorie des 85 kg, qui sera suivie demain
des deux derniers, Tarek Aziz Benaïssa (66 kg) et Hamza Haloui (98
kg). Si pour Tarek Aziz Benaïssa (25 ans) il s’agit de sa seconde participation à des JO qu’il a décrochée grâce à sa 5e place aux dernier
Mondiaux de Las Vegas (Etats-Unis) ; ce sera la première pour les
deux autres jeunes lutteurs qui ont obtenu leur ticket pour Rio, cette
année, lors du tournoi qualificatif disputé à Alger.
En prévision de ces JO, la Fédération algérienne de lutte a mis
les moyens pour la préparation des trois athlètes, comme nous le
confirme Idriss Haouas, directeur des équipes nationales (DEN) :
«La Fédération a mis tous les moyens pour une bonne préparation
pour ce type de compétition, grâce au soutien du COA et du MJS,
avec plusieurs stages à l’étranger, dont le dernier effectué durant un
mois à Denver (Etats-Unis), juste avant que les athlètes ne rallient
Rio. Les moyens mis à notre disposition ont été adéquats pour une
très bonne préparation.» Idriss Haouas ajoute que les deux athlètes
sont prêts : «Le niveau est très élevé. Les équipes cachent leurs
cartes, notamment les Iraniens, les Azéris, les Turcs, meilleures
équipes du monde. A ce niveau, le fait de se qualifier est un bon
résultat. Les athlètes sont prêts à se donner à fond.»
ALLER LE PLUS LOIN POSSIBLE
La lutte algérienne, présente depuis quelques éditions des JO, n’a
cependant toujours pas dépassé les premiers tours éliminatoires.
Une tare que le DTN espère voir disparaître à l’occasion de ces
JO, notamment grâce à Benaïssa. «Les deux jeunes sont là pour
apprendre. J’estime qu’à ce niveau, on ne peut pronostiquer sans
avoir connaissance du tirage au sort, qui ne se fait qu’à la veille du
début des combats. Tout dépend aussi de l’état psychologique de
nos lutteurs, c’est le plus important dans ce genre de compétition.
Mais il est clair que l’objectif c’est d’aller le plus loin possible,
en se donnant à fond. Tous les lutteurs lors des différents JO ont
quitté le tournoi dès le premier tour, dont Benaïssa à Londres en
2012. Donc ce serait déjà pas mal de passer un tour», estime Idriss
Haouas. Il est à préciser que la sélection algérienne de lutte est la
moins représentative du continent africain dans ces JO de Rio, loin
derrière l’Egypte (11 lutteurs) et le Nigeria (8).
T. A. S.
ATHLÉTISME (3000 M STEEPLE ET
400 M HAIES)
5 Algériens sur le départ
Cinq Algériens feront leur entrée en lice, ce matin, dans deux
épreuves. D’abord le 3000 m steeple chez les hommes avec trois
athlètes : Ali Messaoudi, Hichem Bouchicha et Billal Tabti, qui
effectueront leurs débuts à 10h25 (14h25 heure algérienne),
directement dans les séries des demi-finales. Les trois Algériens
tenteront de décrocher leur ticket pour la finale prévue mercredi à
11h25 (15h25). Ensuite, ce sera au tour des hurdlers Abdelmalek
Lahoulou et Miloud Rahmani (400 m haies) de faire leur entrée, en
disputant à 11h35 (15h35) les séries du 1er tour, avec comme
objectif de décrocher une place en demi-finale avant de songer à
tenter l’exploit de s’offrir une finale.
T. A. S.
MOB
OULED EL HOUMA
Les Crabes optimistes
malgré la défaite
Rencontre pour la lutte contre
la violence dans les stades
ans le cadre de sa contribution dans pour définir les voies et moyens pour une
la lutte contre la violence dans les nouvelle stratégie à mettre en place après
D
enceintes sportives, l’association Ouled le retrait progressif du service d’ordre de
yant raté leur deuxième sortie consécutive en dehors de
leurs bases, en s’inclinant devant les
Tanzaniens de Young Africans sur
le score de 1 à 0, voilà que le seul
représentant algérien en compétition
africaine, à savoir le MO Béjaïa,
s’est mis la pression davantage en se
retrouvant dans une situation difficile
où il doit impérativement remporter
le dernier match face aux Ghanéens
de Madeama SC pour espérer réussir
à décrocher le ticket de la qualification aux demi-finales. Ainsi, les poulains de Sendjak pourraient avoir des
regrets d’avoir laissé filer l’opportunité de prendre une belle option pour
une qualification historique au carré
d’as alors qu’il y avait de la place
pour un meilleur résultat.
Le manque d’expérience a fait défaut, puisque les Béjaouis disputent
cette compétition pour la première
fois de leur histoire. Par ailleurs, les
absences de certains éléments ont
influé négativement sur le rendement
de l’équipe, qui n’a pas pu revenir
dans le match en dépit de quelques
occasions créées. A la fin de la
partie, le premier responsable de la
barre technique a déclaré : «Je pense
qu’on aurait pu réussir un meilleur
résultat si ce n’est l’expérience qui
nous a fait défaut. Le manque de
concentration de nos attaquants nous
a donné quelques opportunités mais
que nous avons mal exploitées. En
tout, notre destin est entre nos mains
et on doit se montrer encore plus à la
hauteur lors de la dernière rencontre
face au Madeama SC pour réussir à
arracher notre qualification au prochain tour». Les Béjaouis occupent
provisoirement la deuxième place.
Il est à signer que les Béjaouis sont
attendus aujourd’hui à Béjaïa où il
n’aura pas de répit puisque les Crabes
se rendront à Alger ce week-end pour
affronter l’USMA dans le cadre de la
première journée du championnat de
Ligue 1.
L. Hama
El Houma aura à mettre en œuvre un
programme d’activités en accord avec le
ministère de la Jeunesse et des Sports en
collaboration avec la Direction générale
de la Sûreté nationale, les DJS ainsi
que les instances sportives FAF et LPF.
Abderrahmane Bergui, en sa qualité
de membre de la commission intersectorielle de lutte contre la violence et
ancien arbitre international, se déplacera dans plusieurs régions pour animer
des conférences-débats en présence des
représentants des clubs, des comités de
supporters et représentants FAF-LPF
l’enceinte des stades, assuré jusque-là
par la DGSN. Aussi, l’objectif principal
de cette action très louable est de déterminer et de clarifier le rôle de tous les
partenaires du football : les stadiers, les
comités de supporters, le service d’ordre
et les directeurs des stades lors du déroulement d’une rencontre, ce qui permettra
aussi de recenser les causes réelles du
phénomène de la violence dans les
enceintes sportives pour permettre aux
autorités compétentes de mettre en place
un programme d’action qui réponde à la
réalité du terrain.
K. G.
LE QUOTIDIEN INDÉPENDANT - Lundi 15 août 2016
COMMENTAIRE
Joyeux
anniversaire !
Par Tayeb Belghiche
Q
MORTALITÉ MATERNELLE
Le ministère de la Santé met
en place un plan d'urgence
L
e ministère de la Santé, de la
Population et de la Réforme hospitalière a mis en place un plan d'urgence visant à réduire la mortalité maternelle qui reste «élevée» en dépit des
efforts consentis par les pouvoirs publics
dans ce domaine. Dans une déclaration à
l'APS, le directeur général de la prévention et de la promotion de la santé au
ministère de la Santé, de la Population et
de la Réforme hospitalière, Pr Mesbah
Smaïl, a indiqué que ce plan tend à
réduire la mortalité pour atteindre 50 cas
pour 100 000 naissances vivantes d'ici à
2019 contre 60,3 pour 100 000 actuellement. Il a précisé que les autorités
publiques «consentent des efforts colossaux à travers ce plan qui vise à réduire
le taux de mortalité maternelle (TMM)»,
soulignant qu'«en dépit des investissements consacrés au secteur de la santé et
en matière d'amélioration des conditions
de vie du citoyen, le taux de mortalité
maternelle reste élevé en comparaison
avec les pays à développement similaire.»
Par ailleurs, le plan national de réduction
accélérée de la mortalité maternelle se
fixe cinq objectifs principaux accompagnés de 20 mesures. Il s'agit en l'occurrence du renforcement de la planification
familiale qui sera assortie de tous les
moyens nécessaires pour la réussite du
plan en question et l'amélioration de la
qualité des soins durant la grossesse, l'accouchement et le post-partum. A travers
ce plan, le ministère de la Santé ambi-
tionne d'atteindre chaque acteur dans le
but de réduire les inégalités et de renforcer
la participation des femmes, des familles
et des soignants de la santé publique afin
de réaliser les résultats escomptés.
Le cinquième objectif consiste, quant à lui,
à améliorer la gouvernance de la lutte
contre la mortalité maternelle par l'évaluation des actions, la mobilisation sociale et
le renforcement de la communication. Et
en vue de garantir le succès de ce plan, ces
objectifs sont accompagnés de 20 mesures
axées principalement autour des services
offerts en matière de procréation et de
planification familiale en direction des
femmes jeunes, des grandes multipares et
des femmes à risque d'intervalle inter
génésique court.
APS
HAÏZER (BOUIRA)
TROIS VIEILLES DAMES ENTAMENT UNE GRÈVE DE LA FAIM
■ Trois femmes, toutes âgées de plus de 70
ans, ont entamé depuis hier une grève de la
faim devant le siège de la daïra de Haïzer,
à 10 km à l’est du chef-lieu de Bouira, pour
réclamer des logements sociaux. Les trois
femmes dénoncent leur élimination de la
liste des bénéficiaires de logements sociaux
affichée en janvier de l’année en cours.
«Nous avions déposé un dossier de demande
d’un logement social au nom de notre mère,
en 1997. Nous sommes actuellement 26
membres d’une seule famille à partager un
logement de 6 pièces. Malheureusement, le
nom de ma mère a été radié de la liste des
bénéficiaires sous prétexte qu’elle perçoit
une pension de 30 000 DA», déclare un des
enfants des femmes grévistes de la faim.
Les trois vieilles dames étaient
accompagnées d’une dizaine de leurs
enfants qui se tenaient à quelques mètres
afin de veiller sur elles. «Tout ce que nous
possédons, c’est un terrain de 120 m². Pour
construire un logement dessus, nous devons
laisser au moins 4 mètres de distance entre
les logements de nos voisins. Malgré ce
motif valable, ma mère a été injustement
exclue de la liste des bénéficiaires», déplore
le fils d’une des grévistes. Le dernier cas est
celui d’une fille de chahid. Selon son fils,
«toutes les filles de chahid de la commune
ont bénéficié d'un logement social, excepté
ma mère». Contacté à ce sujet, le chef de
daïra de Haïzer a rejeté toute accusation
d’injustice envers les trois femmes. «C’est
la commission des recours de la wilaya de
Bouira qui a pris la décision de les radier
de la liste provisoire des bénéficiaires de
logement. Cette exclusion n’est pas fortuite.
Elle est basée sur l’examen rigoureux des
dossiers et sur les données du fichier
national des demandeurs de logement»,
explique-t-il.
Omar Arbane
POINT ZÉRO
Le directeur des libertés en liberté
Par Chawki Amari
E
trange affaire si elle venait à se confirmer, celle du
limogeage de Mohamed Talbi, titulaire depuis 7
ans du poste le plus étrange, celui de directeur des
libertés publiques au ministère de l’Intérieur. Si l’on peut se
demander quelle est l’utilité de cette fonction dans un pays
où les libertés sont si peu assurées, Mohamed Talbi aurait été
remercié simplement pour avoir autorisé un congrès du parti
de Louisa Hanoune. En résumé, le directeur des libertés aura
donc été limogé pour avoir octroyé une liberté, en l’occurrence
cette liberté politique de pouvoir se réunir en tant que
parti officiellement agréé. Dans le même temps, un rapport
américain est tombé, soulignant le peu de libertés accordées
au secteur des religions, à travers les arrestations récentes
de «déviants». S’il ne faut évidemment pas suivre tout ce
que disent les Américains, grands producteurs de papier,
la réponse du ministre des Affaires religieuses a de quoi
surprendre : «Les rédacteurs du rapport commencent à mieux
comprendre la politique de l’Algérie en matière notamment
de modération, de préservation de l’identité nationale ainsi
que de dialogue entre les civilisations, même s’ils sont
incapables de saisir notre culture.» Mais de quels dialogue et
modération parle-t-il ? Quelles sont cette identité nationale
et cette culture qui permettraient la répression des autres
courants et l’arrestation de fidèles d’autres religions ? A-t-il
bien lu le rapport ou a-t-il confondu avec cet autre rapport sur
la préservation des oiseaux en voie de disparition ? Dans tous
les cas, Mohamed Aïssa, à l’instar de ceux qui l’ont nommé,
n’a toujours pas réglé mentalement ce problème de liberté,
quatre siècles après l’adoption du fameux habeas corpus en
Angleterre. Mais maintenant que Mohamed Talbi n’est plus
en poste et va se reconvertir dans les libertés privées, il serait
plus judicieux de changer la dénomination du poste pour son
successeur et l’intituler directeur des interdictions. L’Algérie a
grand besoin de cohérence.
u’on l’aime ou qu’on le déteste, il reste
l’une des figures qui ont marqué le XXe
siècle. Fidel Castro vient de célébrer ses
90 ans sans faste ni manifestation grandiose.
L’homme qui a défié l’Amérique, considéré comme
un grand révolutionnaire par les peuples du TiersMonde et comme un despote par certains pays
occidentaux, reste pour l’histoire le Barbudos de la
Sierra Maestra, ces montagnes cubaines à partir
desquelles il a dirigé les guérillas contre la dictature de
Joao Batista jusqu’à son renversement et sa fuite en
1979. Une victoire illustrée par son entrée triomphale
à La Havane avec, à ses côtés, Ernesto Che Guevara.
Rares sont les leaders qui ont été tant aimés par leur
peuple avec une grande ferveur comme Fidel Castro.
Il a osé défier les Etats-Unis voisins qui, en réponse,
ont soumis Cuba à un embargo total qui a éprouvé
durement les populations civiles. Le «Lider Maximo»
lui-même a été victime de plusieurs complots
américains visant à l’assassiner. Washington a été
jusqu’à organiser une tentative de débarquement dans
l’île, plus connue sous le nom de l’«affaire de la baie
des Cochons», avec le concours de contrerévolutionnaires cubains. Une affaire qui, plus tard, a
débouché sur ce qu’on a appelé la «crise des missiles»
et qui a failli tourner à l’affrontement nucléaire entre
les Etats-Unis et l’URSS.
Malgré l’embargo, l’île n’a jamais plié. Sa réussite est
incontestable dans plusieurs domaines. La santé est
gratuite pour tous les Cubains qui sont fiers de leur
système, cité en exemple dans le monde entier au point
que les services rendus par les médecins cubains à
travers le monde, y compris en Algérie, sont
unanimement salués. Malgré la pauvreté et le manque
de matières premières, Cuba s’est dotée de la plus
puissante armée des deux Amériques après celle des
Etats-Unis. Et cette armée a fait ses preuves en
Angola, dans les années 1970, quand elle a stoppé
l’agression sud-africaine. Une autre manifestation de
l’internationalisme de la Révolution cubaine. Le
peuple cubain, pauvre mais fier, n’a jamais raté une
occasion pour manifester son attachement à son
leader, son respect pour sa probité morale et
intellectuelle, son combat contre la corruption. Pour
les Cubains, il a bâti un grand pays et ne s’est pas
accroché au pouvoir, qu’il a abandonné en 2006 pour
raisons médicales.
Pour les Algériens, Castro demeure un ami et un frère.
Il a avec l’Algérie des relations spéciales au point que
pour fêter ses 90 ans, il a revêtu un survêtement de
l’équipe nationale algérienne. On ne peut pas oublier
l’accueil qui lui a été réservé en 1970. La foule était
tellement dense et joyeuse, rue Didouche Mourad, que
lui et Boumediène ont été obligés d’abandonner le
véhicule officiel pour terminer le trajet à pied, mêlés à
la population en fête.
Un autre grand compagnon, Che Guevara, bénéficie
lui aussi d’une immense popularité chez les Algériens.
En tant que ministre de l’Industrie, il a effectué
plusieurs visites dans notre pays au lendemain de
l’indépendance. Le héros de la lutte anti-impérialiste a
laissé des souvenirs indélébiles. Castro est et restera
un grand homme admiré par les progressistes du
monde entier. Il a marqué son époque.
météo
Aujourd’hui
Demain
18°
26°
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29°
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OUARGLA
18°
34°
26°
42°
c’est l’été
HAMMAM CHIGUER (MAGHNIA)
LE QUOTIDIEN INDÉPENDANT - Lundi 15 août 2016
N°7870 - Vingt-sixième année - Prix : Algérie : 20 DA. France : 1 €. USA : 2,15 $.
ISSN : 1111-0333 - http://www.elwatan.com
ÉDITION DU CENTRE
MIRACULEUSE
HISTOIRE D’EAU
LIRE EN PAGES 13, 14, 15, 16 ET 17
LE GÉNÉRAL PREND L’OPINION PUBLIQUE À TÉMOIN
Benhadid
demande
à pouvoir se
soigner
PHOTO : EL KHABAR/ARCHIVES
Plus d’un mois après sa mise en
liberté provisoire, le général à la retraite
Hocine Benhadid s’est montré aussi engagé
qu’avant son incarcération. Lors d’une rencontre
avec des journalistes, il est revenu sur les
circonstances de sa libération et espère que dès
septembre prochain, son dossier sera clos par un
procès ou une annulation de l’action civile, afin
qu’il puisse aller se faire soigner à l’étranger.
LIRE L’ARTICLE DE SALIMA TLEMÇANI EN PAGE 3
ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR
LES CHERCHEURS
APPELÉS À SE
SERRER LA CEINTURE
■ Selon des témoignages d’enseignants
chercheurs, certains d’entre eux,
intéressés par des bourses à l’étranger,
ont été appelés à payer leur billet d’avion
pour y aller. L’unique explication de la
tutelle à ces nouvelles mesures serait la
crise économique et financière qui frappe
de plein fouet le pays.
LIRE L’ARTICLE DE ASMA BERSALI EN PAGE 4
POUR FAIRE FACE À
LA BAISSE DU COURRIER
ALGÉRIE POSTE
DIVERSIFIE
SES SERVICES
LIRE L’ARTICLE DE KAMEL BENELKADI EN PAGE 5
TAXE DE 30 DT À L’ENTRÉE DU TERRITOIRE TUNISIEN
LES AUTORITÉS ALGÉRIENNES
AVAIENT DONNÉ LEUR ACCORD
LIRE LES
S ARTICLES
A
DE SLIM SADKI ET LAKEHAL SAMIR EN PAGE 5
FINALE DU 800 M HOMMES
Demain à 2h25, heure algérienne
TAOUFIK MAKHLOUFI
FACE À TROIS KENYANS
● Suite à sa qualification, tard dans la
soirée d’avant-hier, en terminant 2e dans
la première série des demi-finales avec
1’43’’85, son meilleur chrono de la saison,
le champion olympique du 1500 m
(Londres 2012), Taoufik Makhloufi,
sera le seul Algérien à disputer la finale du
800 m, ce soir à partir de 22h25 (demain
2h25, heure algérienne).
LIRE LES ARTICLES DE NOTRE ENVOYÉ SPÉCIAL À RIO DE JANEIRO
TAREK AÏT SELLAMET EN PAGES 22 ET 23
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