close

Se connecter

Se connecter avec OpenID

Benquetois au Panthéon

IntégréTéléchargement
UN BENQUETOIS AU PANTHEON
A PARIS, le Panthéon est une ancienne église dédiée à Sainte Geneviève, construite par
Soufflot à partir de 1764 et achevée par Rondelet vers 1790. La Révolution la transforme en
mausolée « destiné à recevoir les cendres des grands hommes à dater de l’époque de la liberté française ». Ils seront
désignés par le Corps Législatif. Au dessus du fronton sont gravés les mots : « Aux Grands Hommes, la Patrie
Reconnaissante ». Les régimes successifs maintiennent cette affectation au moins au niveau de la crypte, mais certains
personnages en sont retirés, par exemple Mirabeau et Marat, d’autres y sont transférés tels Voltaire, Jean-Jacques
Rousseau, l’abbé Grégoire, Monge, Condorcet, Alexandre Dumas etc.…
Sous la Vème République, sont ainsi honorés à leur décès les restes de Jean Moulin, René Cassin, Jean Monnet, Pierre et
Marie Curie, André Malraux, etc…
Actuellement, on compte 72 inhumations dont seulement deux femmes : Mme Berthelot (en même temps que son mari
chimiste et ministre) et Marie Curie, prix Nobel de physique. On distingue un seul homme de couleur Félix Eboué,
gouverneur de la Guadeloupe, puis du Tchad, rallié à De Gaulle en 1940.
Le record appartient au 1er empire avec 41 personnages militaires et civils. Parmi ces derniers, depuis 1809, JeanBaptiste PAPIN, Comte de SAINT CHRISTAU, qui vécut au Vieux Château de BENQUET.
Il naît le 10 décembre 1756 à Aire sur Adour, son père Louis PAPIN est juge. Sa mère s’appelle Marie LAFAILLE. Il
devient « homme de loi » c'est-à-dire avocat, puis receveur des finances; il épouse le 12 septembre 1780 , Marie
Françoise FRANCINE, fille d’un négociant de Saint Sébastien. Il est parent par alliance de deux hommes politiques
landais :
- Jean MAURIET DE FLORY (1755 – 1838) de Villeneuve de Marsan, avocat au parlement, député du Tiers Etat et
secrétaire de l’Assemblée.
- Jean-Baptiste CHAUMONT (1746 – 1812) d’Aire sur l’Adour, avocat au Parlement, puis juge à St Sever et
Mont de Marsan, député des Landes au Conseil des Cinq Cents.
Le 22 Germinal An V (11 avril 1797), Jean-Baptiste PAPIN est élu comme représentant du peuple au Conseil des
Anciens avec 142 voix sur 196 par l’assemblée électorale réunie à la ci-devant église paroissiale de Mont de Marsan.
Le 18 Brumaire An VIII (9 novembre 1799), il se rallie au coup d’état de Bonaparte. Sous le consulat, il est élu député
des Landes au Corps Législatif le 4 Nivôse An VIII (25 décembre 1799).
Le 12 pluviôse An XII (2 février 1804), il est appelé au Sénat Conservateur où il vote avec la majorité. D’ailleurs il ne
se fait remarquer dans aucune des assemblées où il est appelé à siéger.
En 1782 les époux PAPIN ont une fille prénommée Marie Antoinette Adèle. Celle-ci épouse en 1802 un noble breton
plus âgé de 30 ans Charles Jacques Nicolas DUCHATEL. Elle est remarquée par Napoléon 1er lors de son passage à
Mont de Marsan en 1808. Il est hébergé à l’hôtel particulier des PAPIN dans l’actuelle rue Armand Dulamon*. Entre
cette belle et gracieuse blonde aux yeux bleus et l’empereur va naître une idylle qui se concrétisera à la cour impériale
mais qui sera assez vite rompue par la jalousie de l’impératrice. Celle-ci aurait pourtant reconnu que Napoléon n’aurait
vraiment aimé que trois femmes : elle-même Joséphine, Marie WALEWSKA la comtesse polonaise et Mme
DUCHATEL dame du palais venue de Benquet. D’après G.CABANNES « dans l’intimité de l’empereur il y a eu deux
femmes : Mme WALEWSKA et Mme DUCHATEL pour lesquelles l’histoire a toutes les indulgences. Elles ne
paraissent pas en avoir été indignes.
L’aîné des fils DUCHATEL Charles Tanneguy sera trois fois ministre sous Louis Philippe. Le cadet Napoléon Joseph,
filleul de l’empereur, sera député, préfet et pair de France. Leur fille, Caroline, épousera un préfet de Louis Philippe.
En 1784, au foyer PAPIN naît Dominique Joseph qui va devenir Trésorier Général des invalides, Conseiller Général des
Landes et Maire de Benquet où il moura en 1841. Au cimetière, deux stèles marquent les sépultures de ce comte de
SAINT CHRISTAU et de sa mère la Comtesse PAPIN née FRANCINE.
Jean-Baptiste PAPIN et sa famille se sont grandement illustrés dans la politique et l’administration. A son décès en
1809, les mérites du comte ont du être jugés assez exceptionnels pour que son corps reçoive le suprême honneur d’être
inhumé parmi les grands hommes de la France.
Y. P.
Auteur
Document
Catégorie
Uncategorized
Affichages
1
Taille du fichier
141 KB
Étiquettes
1/--Pages
signaler